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Auteur Sujet: Feu et humidité  (Lu 21615 fois)

26 octobre 2012 à 15:40:51
Réponse #75

Unregistred


bah les nouveaux fonctionnent tres bien non?

qu'est ce vous leur reprochez?

@+ ;)
"ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" : Mark Twain

mieux vaut être en retard dans cette vie qu'en avance dans la suivante

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible"

Plus dangereux que le bruit des bottes, le silence des pantoufles....

26 octobre 2012 à 15:45:17
Réponse #76

StormX


Ils sont tous jaune ! Avant ils étaient en camo poulailler !

 ;#

Plus sérieusement, la nouvelle ouverture rend le bidule plus sensible à la flotte et a tendance à s'ouvrir plus facilement...déversant son contenu graisseux /huileux dans le sac ou les poches...  :-\
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

14 décembre 2020 à 15:29:16
Réponse #77

Shirokuma


Bonjour à tous. Un petit Retex qui peut servir.  :-[

Je rentre d'un weekend de randonnée en Belgique hivernale.
L'idée était de faire une rando en boucle de deux jours dans les Hautes Fagnes, une très belle région, qui a pour particularité d'être très humide en cette saison. Pour ceux qui ne connaissent pas ce genre de paysage, ce sont des tourbières, qui ressemblent aux Marais Morts du Mordor (les corps flottants en moins), avec des forêts de conifères. Une région assez sauvage pour la Belgique.
Je suis parti avec un ami, donc en binôme, avec sacs et tentes, dans l'idée de se poser discrètement le soir pour un bivouac sauvage. Je me régalais d'avance à l'idée de faire un bon petit feu, dans un coin isolé. Moi qui me targue de pouvoir lancer un feu de bois avec une seule allumette, même sous la pluie… C'est peu de dire que ce coup-ci, j'ai atteint les limites de mes compétences. MDR.
Inutile de préciser que je n'avais encore jamais tenté l'expérience dans de telles conditions…

Donc nous sommes mi-décembre et à midi il y avait encore un brouillard au sol à faire pâlir de jalousie un Londonien de souche. Ajoutez à ça le décor ci-dessus, détrempé, et après quatre heures de marche spongieuse, le jour déclinant déjà, il nous fallait donc impérativement trouver un lieu de bivouac. Nous étions alors dans des bois d'épineux plantés bien serrés. Après avoir tenté vainement plusieurs clairières prometteuses, qui se sont révélé être des fondrières marécageuses, nous avons fini par entrer dans une de ces parcelles bien denses où nous avons enfin trouvé quelques mètres carrés suffisamment plats et dégagés pour y poser nos deux tentes minimalistes. Bon, juste le temps de vite monter le tout, et la nuit noire est déjà bel et bien là. L'abri étant prêt, je mets ma frontale et part en quête de bois mort, ce n'est vraiment pas ce qui manque alentour…

C'est alors que j'observe de près les arbres… ils suintent littéralement à grosses gouttes. D'ailleurs la frontale crée un halo dans l'air saturé d'humidité. Au sol, tout est humus et humidité, normal, mais en hauteur aussi. Me voilà bien. Je m'éloigne du “camp”, rien à faire, plus loin, plus haut, plus bas… TOUT est détrempé dans ces bois. La mort dans l'âme, je ramasse divers calibres de petit bois mort, mais même hors sol, même sur pied, il n'y a rien qui soit même à moitié sec.

Une fois ma collecte faite, je monte mon petit bois sur un lit de branchages et lance mes allumettes améliorées à la cire… elles brûlent bien, longtemps, mais ensuite, schnoll. Dès qu'un allume-feu s'éteint, rien ne part, rien ne crépite, même les plus fines branchettes ne grésillent pas. Je tente diverses approches, utilise aussi un sachet en papier déchiqueté… rien n'y fait. J'ai l'impression que ces bois ont subi un déluge biblique. Même avec des allume-feu “chimiques” apportés par mon compagnon de rando, qui tiennent plusieurs minutes, jamais le bois, même tout petit, ne sera assez sec pour prendre. La mort dans l'âme, j'abandonne l'idée du feu de camp.
Heureusement que le copain à un petit bec à gaz, au moins nous mangerons chaud.

Voilà, une bonne leçon d'humilité (d'humidité ?) pour moi.  ;#
« Modifié: 14 décembre 2020 à 16:18:53 par Shirokuma »
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

14 décembre 2020 à 17:03:28
Réponse #78

Kilbith


Merci pour le retex.


Finalement ces conditions ne sont pas si rare en randonnée car dans un monde très peuplé ont est souvent amené à randonner dans des lieux délaissés par les humains.


Dans le conditions décrites la clef c’est de prendre son temps, d’utiliser de gros allume feu et souvent de refendre même le petit bois intelligemment sélectionné et parfois écorcé. La manne c’est le bois gras ou l’écorce de bouleau.

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

14 décembre 2020 à 17:16:13
Réponse #79

Shirokuma


Dans le conditions décrites la clef c’est de prendre son temps, d’utiliser de gros allume feu et souvent de refendre même le petit bois intelligemment sélectionné et parfois écorcé. La manne c’est le bois gras ou l’écorce de bouleau.
Avec le recul et à tête reposée, je pense que j'aurais effectivement pu couper une petite buchette et la refendre très petit, pour avoir du bois sec…
Mais ça, c'est deux jours trop tard, après avoir pris une bonne douche bien chaude.  :-[

Sur le moment, la fatigue et le froid ont largement émoussé ma volonté. J'aurais dû changer de chaussettes et manger quelque chose avant de m'y mettre. J'étais peut-être en hypoglycémie.
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

14 décembre 2020 à 17:25:52
Réponse #80

guillaume


Cela m'est déjà arrivé plusieurs fois de me retrouver dans ces conditions. Trois anecdotes qui m'ont permis d'allumer un feu dans ces moments :

-Bois mort (mais pas pourris) ramassé à la va-vite et mis en tas. Plongeons dans le tas de trois feux à main de détresse  :trash: ;

-Ramassage des nœuds/moignons dans les pins morts et couchés au sol. Tout le bois était littéralement pourris (il effritait à la main) sauf les nœuds : et pour cause, ils étaient gavés de sève, la sève les ayant rendu imputrescibles. J'ai donc fait un feu QUE de bois gras ;#.

-Batonnage pendant plusieurs heures durant de GROSSES sections d'arbres mort sur pied pour récupérer le peu qui n'était pas pourri (et sec) au cœur...

a+

14 décembre 2020 à 18:00:59
Réponse #81

Aleksi


Sur le moment, la fatigue et le froid ont largement émoussé ma volonté.
Salut Shirokuma, merci pour ton partage. Ca nous est tous arrivé :)
Les quelques fois ou le feu m'a résisté en milieux saturé d'humidité étaient parce que j'étais trop pressé. Le plus les conditions sont merdiques, le plus je prends mon temps... pour gagner du temps. Les bonnes habitudes se prennent pendant des sorties plus clémentes.
Aussi, il faut anticiper pendant la journée le feu du soir. Etre opportuniste et récupérer des matériaux d'allumage au grès de la balade, la conserver dans ses couches de vêtements. Toujours aux aguets :)
Dans votre cas, le réchaud de ton copain aurait pu vous servir à allumer votre feu.

15 décembre 2020 à 07:18:58
Réponse #82

Tompouss


Tiens ça me rapelle l'Ecosse, même constat par rapport au bois, bien humide mais pas forcément pourri.

Comme les copains l'ont dit : prendre son temps dans la recherche du bois et sa préparation.

Un autre point d'attention et situation qui m'a forcé à être un peu plus humble, je pensais démarrer un feu rapidos mais après moults efforts j'ai vu que le bois que je pensais sec était en fait gorgé d'eau gelée. Une plus grande attention m'aurait évité de perdre du temps et de l'énergie, il faisait pas si froid ( peut être moins 10°c) mais après une journée de boulot et plus d'une heure à galérer ça use  ;#
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

15 décembre 2020 à 07:48:42
Réponse #83

azur


Je me rappelle avoir vécu une situation similaire que j'avais raconté plus succinctement ici: http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,64373.msg508720.html#msg508720

Effectivement, quand tout est trempé, il faut prendre le temps de bien préparer son affaire...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

15 décembre 2020 à 08:14:28
Réponse #84

Magic Manu


Lors de notre traversée annuelle du Massif Central en janvier, la première nuit: impossible d’allumer un feu. Je surélève le bois et colle dessous le réchaud d’un copain. Une (petite) cartouche de gaz entière y est passée, mais le bois détrempé n’a jamais pris!!! Le lendemain, nous avons trouvé en chemin de très vieux poteau de barrière (elle venait d’être refaite, et les anciens poteaux étaient  encore sur place). Découpage d’un poteau ultra sec en différentes tailles et le soir: grosse belle flambée!!!
Hope for the best, expect the worse...

15 décembre 2020 à 12:17:59
Réponse #85

Rantanplan


C'est le moment de vérifier si ce que je crois savoir est juste.

Théorie
 
- pour "bruler", le bois doit atteindre 300° où commence la réaction de pyrolyse (puis apporter une étincelle aux gazs, pour être précis)
- l'évaporation de l'eau est une réaction endothermique qui absorbe toute l'énergie disponible jusqu'à assèchement.
- l'eau est principalement contenue entre l'écorce et l'aubier*. De plus, en chauffant, l'écorce resserre ses pores, contrariant le séchage de la buchette**. L'un dans l'autre, c'est important de virer l'écorce du bois humide. Après, selon les essences, c'est variable... J'ai par exemple trouvé du chêne dont l'aubier était pourri-spongieux mais dont le duramen était nickel.
- le transfert thermique est une question de surface d'échange et de masse. Une grosse buche, c'est peu de surface et bcp de masse = autant essayer de pousser un gros rocher à mains nues. En bâtonnant cette buche en disons 20 crayons, on multiplie par 20 la surface d'échange et on divise par 20 la masse individuelle de chaque bout de bois (on pour déplacer le rocher, on le casse en cailloux et on sort une poulie qui multiplie la force). Ceci rend le transfert d'énergie entre le bois et l'allume feu plus efficient. Ce n'est pas une histoire "d'exposer le cœur sec" comme je lis à droite et à gauche.

--------------

petit bois

- c'est à calculer, mais j'ai souvent l'impression qu'il est plus efficace d'empiler un énorme tas de brindilles même humides (balle de 50cm composée de brindilles de Ø1 à 2mm) que passer du temps à bâtonner une buche dont les crayons (Ø 1cm) vont de toutes façons absorber l'humidité ambiante (surface et masse). C'est aussi moins "fatigant", nécessite moins d'outils et de fait moins accidentogène.
- pour récoler les brindilles -> branchettes suspendues dans les arbres, branches basses des épicéas (qui se dévitalisent quand elles sont dans l'ombre).
- si on a accès à une roselière, en hiver, les roseaux morts sont la meilleure source de petit bois, facile d'accès, que je connaisse. Quand on les "brise" ça se casse en pailles rigides et extrêmement fines: idéal. Attention aux échardes. Gants en cuir indispensable.
- quoi qu'on fasse, préparer un abri sommaire (au moins juste une bâche posée) où stocker le bois pour éviter qu'il ne prenne la flotte. Même l'humidité de l'air est un problème: la cellulose est dite "hygroscopique".

-------------

Allume feu

-  ce qui va apporter l'énergie pour faire s'évaporer l'eau et porter le bois à 300°, c'est l'allume feu. Plus, c'est mieux comme dirait David (je crois).
- l'écorce de bouleau, c'est bien gentil mais je trouve que ce n'est pas assez efficace. Souvent trop humide quand on en a besoin en plus... La résine de pin et d'épicéa c'est vraiment nettement supérieur AMHA: brule longtemps comme un hydrocarbure (ça tombe bien, c'en est). Trouver de la résine mériterait un pâté à lui tout seul (voir l'intervention de guillaume sur les noeuds de résineux pourris) edit: autopublicité -> http://nemophilist.fr/bois-gras-et-allume-feu-en-resine/.
- on devrait toujours avoir une petite boite avec du coton vaseliné, c'est tellement efficace ces trucs...
- on peut reproduire du coton vaseliné avec du kleenex / "slip coton" / ficelle sisal + stick à lèvres (c'est de la vaseline) ou de l'huile de cuisson. Notez aussi que le gel main est inflammable mais son point d'éclair est pénible à atteindre en hiver (23°C)***, mais combiné à un bout de mouchoir en papier qui va préchauffer le gel, ça fonctionne assez bien.
- en fait la recette c'est huile minérale / végétale + cellulose coupé fin (un kleenex, c'est un copeau méga fin =) OU un hydrocarbure. Il est tout à fait possible de faire des feathersticks super fins à la place du kleenex et de les "enrichir" de quelques gouttes d'huile. Ça marche aussi.

----------------

Initiateur de flamme

- les allume feux sont censés être plutôt inflammables, mais dans les faits, quand il pleut et qu'il fait froid, ce n'est pas toujours aussi simple de les enflammer (sauf le coton vaseliné, c'est de l'or ce truc, merci le forum). Il faut qqch encore plus petit et plus inflammable qui va "chopper" la flamme du briquet ou du firesteel.
- que ce soit de la résine, du gel hydroalcoolique, de l'huile etc. Il est de bon ton d'emballer votre allume feu dans une poupée de kleenex dont on aura séparé les feuillets (merci Mr Cotard). On l'allume par la tête...
- On peut simuler ceci avec une feuille d'écorce de bouleau ou un "nid" (comme dans le feu par friction) dans laquelle on niche la pépite d'allume feu

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Choix du bois

- je ne suis pas fan du bâtonnage / refente à la hache. Je me trimbale souvent avec une machette épaisse (Vierge ascendant Uruk Hai)... et jamais avec une hachette / hache (imposter du bushcraft :o). Donc ceci explique ce qui va suivre.
- tapoter le bois du dos d'une lame avant tout travaux. Le bois doit sonner "clair". Si le bois sonne "mat", c'est qu'il est humide. Vous vous ferez l’oreille à force. Tapoter ne coute rien en termes de temps et d'énergie... On a parfois des surprises. Il m'est arrivé de trouver du mort sur pied totalement humide et du bois "au sol" sec (ça dépend des essences, j'ai l'impression).   
- D'expérience, il ne sert à rien d'essayer de chopper à tout prix de la "grosse" buche (Ø10cm et plus): c'est souvent la promesse de plus de travail. Je préfère trouver des branches d'un diamètre inférieur à 10cm. C'est en plus très facile à couper en morceaux avec son pied, entre deux arbres, à la machette, etc.
- bien connaitre les espèces d'arbre et croiser ceci avec le comportement de ces essences dans le feu. Le résineux est un bon bois de démarrage, le feuillu est un bon bois de chauffe. Penser aussi aux escarbilles qui peuvent endommager votre matériel (je pense au poncho tendu au dessus du feu + un bout de merisier = mauvaise surprise)
- si on doit tout de même bâtonner un bout de bois: le choisir sans nœuds (les couper au besoin), Ø<10cm, profiter des fissures déjà présentes. 
- trier le bois par calibres

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Trucs de démarrage de feu

- j'écorce le bois + j'essuie avec un chiffon avant de le jeter dans les flammes (en tt cas les premiers morceaux).
- je bâtonne assez peu en fait, cependant, la plateforme qui isole le foyer du sol doit être la plus sèche possible, sinon l'humidité va absorber l'énergie et comme ce sont souvent deux gros morceaux fendus en deux, ça fait un gros paquet d'eau à évaporer = bcp d'énergie absorbée. 
- mon but est d'obtenir rapidement un très gros brasier (bcp d'allume feu, énorme tas de brindilles) qui sera à son tour assez chaud pour bouffer des "crayons" de plus en plus gros...

Je pense avoir fait le tour de mes pensées... Il y a certainement d'autres trucs mais bon...

Je tiens à préciser que je ne suis pas né avant mon père, je n'ai pas grandi avec les loups, je n'ai pas fait carrière dans l'armée (aka commando caporal chef cuistot du mess des officiers), je n'ai pas non plus fait des expéditions au bout du monde (où personne ne peut vérifier la véracité de votre faire-savoir). Je n'ai rien inventé. J'ai tout appris soit de contributeurs à droite et à gauche, soit dans ma pampa, à 20km de chez moi.  ;# 

*la première couche de bois sous l'écorce, c'est le liber, mais dans le cas du bois mort ?? Sinon pour cette affirmation, c'est un constat personnel...
** source la vie secrète des arbres 
*** http://www.rondeau.fr/fds_gelhydro_rondeau.pdf
« Modifié: 15 décembre 2020 à 12:38:42 par Rantanplan »
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

15 décembre 2020 à 13:09:33
Réponse #86

Nirgoule



- D'expérience, il ne sert à rien d'essayer de chopper à tout prix de la "grosse" buche (Ø10cm et plus): c'est souvent la promesse de plus de travail. Je préfère trouver des branches d'un diamètre inférieur à 10cm.
*** http://www.rondeau.fr/fds_gelhydro_rondeau.pdf
Salut,
C'est souvent vrai sauf une exception : lorsque le bois a été soumis à des pluies depuis plusieurs jours voire semaines. Dans ce cas de plus grosses branches vont garder leur coeur sec, si on peut les fendre et le récupérer, on peut en faire des fines tiges qui prendront facilement.

De toutes les façons les fines tiges sont la voie royale pour allumer un feu. Si les tiges sont humides il faudra plus d'allume feu. Quel qu'il soit comme tu l'as bien dit : coton vaseline, caoutchouc, résine, alcool, etc

Et surtout il faut en allumer et en allumer avant d'avoir le sens du feu. On en apprend à chaque fois un peu plus car les conditions diffèrent comme les matières premières.

On comprends facilement qu'il faille s'entraîner sportivement pour se garder en forme.
Et bien il faudrait aussi s'entraîner à faire du feu plusieurs fois dans l'année. Pourquoi pas sur un parking d'autoroute avec son réchaud à bois. J'avoue le faire de temps en temps  ;D

 :)

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

15 décembre 2020 à 13:39:32
Réponse #87

Rantanplan


Salut,
C'est souvent vrai sauf une exception : lorsque le bois a été soumis à des pluies depuis plusieurs jours voire semaines. Dans ce cas de plus grosses branches vont garder leur coeur sec, si on peut les fendre et le récupérer, on peut en faire des fines tiges qui prendront facilement.

De toutes les façons les fines tiges sont la voie royale pour allumer un feu. Si les tiges sont humides il faudra plus d'allume feu. Quel qu'il soit comme tu l'as bien dit : coton vaseline, caoutchouc, résine, alcool, etc

Et surtout il faut en allumer et en allumer avant d'avoir le sens du feu. On en apprend à chaque fois un peu plus car les conditions diffèrent comme les matières premières.

On comprends facilement qu'il faille s'entraîner sportivement pour se garder en forme.
Et bien il faudrait aussi s'entraîner à faire du feu plusieurs fois dans l'année. Pourquoi pas sur un parking d'autoroute avec son réchaud à bois. J'avoue le faire de temps en temps  ;D

 :)

1 ça dépend des essences, mais globalement l'humidité se fout sous l'écorce. Parfois dans l'aubier. Il n'est pas nécessaire de tout fendre, même par temps très, très humide.

2 j'aimerai bien étudier le truc scientifiquement, mais je crois que par temps très humide, tout fendre en crayons = augmenter la surface de contact avec l'air ambiant aussi = hygroscopie +++. D'expérience, même en abritant tout bien, mon petit bois fendu et refendu finit froid et humide qui qu'il arrive.

Niveau stratégie d'allumage, j'ai cessé de me faire chier avec le bâtonnage et je met l'accent sur la quantité et la qualité des allume feux. C'est moins fatigant amha.

Oui les conditions diffèrent beaucoup:

Ci dessous carte des précipitations annuelles en 2012. 

Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

15 décembre 2020 à 14:25:33
Réponse #88

Kilbith


Merci Rantanplan pour ce beau post (ainsi que pour ton site très intéressant et informatif).


Quelques points :


Le coton vaseliné c'est le bien. En plus cela voyage gentiment en avion avec le tube de vaseline et le coton séparé.

L'écorce de bouleau fonctionne bien, mais la qualité hexagonale n'est pas celle de la Scandinavie. C'est vraiment commun et disponible en grosse quantité dans les forêts boréales.

Toutes les forêts ne se ressemblent pas. Dans certain coin des Vosges avec de grandes futaies de résineux....pas facile de trouver des brindilles. Inversement dans certains lieux, pas évident de trouver du vrai bois.

Donc ce qui fonctionne quelque part ne fonctionne pas partout. Il est important d'avoir évolué dans des biotopes multiples.

3615 mylife...

Le bois sec à cœur peut être profondément trempé par plusieurs jours de pluie. Mais normalement le centre reste sec.

Evidemment cela va partir moins bien, mais cela va partir. Il s'agit d’une transformation presque irréversible des cellules du bois lors du séchage ne permettant plus l'entrée d'eau facilement.

Lors d'une sortie avec des gens que je ne connaissais pas IRL, nous avons eu à faire du feu en hiver dans le massif central. Il pleuvait dru depuis un moment et le lieu de bivouac était entièrement détrempé depuis plusieurs jours.

Je prends du bois de l'épaisseur d'un gros pouce et quand je le casse, il fait un beau "clac". Certes il paraissait trempé et l'écorce l'était totalement. Tout au plus je brise  soigneusement les branchages et écorce seulement le primaire.

En lançant le feu ça fume, je me fais (relativement gentiment) engue*ler  parce que j'utilise du bois trempé et qu'il faudrait plutôt fendre des bûches comme les copains.

Il est vrai  que 99% des participants étaient des zélotes de la pratique et disposait d'un matériel efficace et impressionnant et redondant (c'était aussi un peu le but de la sortie). C'est classique : Quand on a qu'un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous.

Évidemment, après un départ laborieux comme il se doit sous la pluie dans une forêt humide et détrempée.... le feu est parti. C'est le problème quand on porte des lunettes et pas de tatouage : on fait pas sérieux dans le milieu bushcraft.  ;#

Autre anecdote, toujours dans le massif central lors d’une sortie avec l'ami Diesel.

Il pleuvait pas mal ce jour là. On se pose sur un bois situé sur une crête. Le genre des bois qui ressemble au marais des Everglade : tout est détrempé avec des lichens pendant aux arbres.

Il pleuviote avec en plus un vent fort, renforcé par l'effet de crête. On a vraiment galéré pour faire partir le feu avec le bois humide et le vent très fort pourtant Diesel c'est le cordon bleu du feu de camp.

Mais avec de nombreux allume feu (le stock y est passé en une fois) on a réussit. Les flammes, malgré la protection installée par nos soins, étaient à l'horizontale.



« Modifié: 15 décembre 2020 à 16:26:49 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 décembre 2020 à 14:46:30
Réponse #89

Shirokuma


Merci à vous tous pour vos retours.  :doubleup:

Cela m'est déjà arrivé plusieurs fois de me retrouver dans ces conditions. Trois anecdotes qui m'ont permis d'allumer un feu dans ces moments :

-Bois mort (mais pas pourris) ramassé à la va-vite et mis en tas. Plongeons dans le tas de trois feux à main de détresse  :trash: ;

-Ramassage des nœuds/moignons dans les pins morts et couchés au sol. Tout le bois était littéralement pourris (il effritait à la main) sauf les nœuds : et pour cause, ils étaient gavés de sève, la sève les ayant rendu imputrescibles. J'ai donc fait un feu QUE de bois gras ;#.

-Batonnage pendant plusieurs heures durant de GROSSES sections d'arbres mort sur pied pour récupérer le peu qui n'était pas pourri (et sec) au cœur...
Je note l'idée des feux de détresse. C'est assez brutal, ça aurait pu marcher, je suppose.  ;D

Je précise qu'il y avait de grandes quantités de bois mort disponible, petit, moyen et gros. Des tas au sol et aussi plein sur pied à portée de main. Le gros souci était que tout, tout, tout était littéralement détrempé, suintant de pluie et perlant de brouillard, à tous les étages.

Après réflexion et avoir lu tous vos messages, je pense que j'aurais pu lancer un feu avec ce que j'avais sous la main, c'est à dire un Mora et une petite scie pliante. Je pense que vu les conditions, la seule manière d'atteindre du bois sec était effectivement de scier quelques bûchettes, genre 6cm de diamètre, et de les bâtonner en “demi-crayons” pour atteindre le cœur qui devait être encore sec.

Ce qui m'a manqué était surtout un peu de recul par rapport aux conditions météo… et la volonté de prendre le temps de les tailler. Pour cause de fatigue, de faim et surtout de pieds froids et humides.  ;#

“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

15 décembre 2020 à 15:37:31
Réponse #90

Kilbith


Citer
Ce qui m'a manqué était surtout un peu de recul par rapport aux conditions météo… et la volonté de prendre le temps de les tailler. Pour cause de fatigue, de faim et surtout de pieds froids et humides. 

C'est LE point important qui conditionne le reste : la flemme tue.

(incidemment, même si c'est moins fun qu'un Glock, une paire de chaussette sèche dans le sac est un vrai de vrai outil de survie. )
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 décembre 2020 à 15:42:16
Réponse #91

guillaume


Beaucoup de contributions de qualité sur ce topic :love:

- pour "bruler", le bois doit atteindre 300° où commence la réaction de pyrolyse (puis apporter une étincelle aux gazs, pour être précis)

On est plutôt aux alentours des 800 - 1000 °C si ma mémoire est bonne. Pour que le bois brûle il y a trois phases : séchage --> création de gaz de pyrolyse --> ignition. Si quelqu'un (Chill ?) peut confirmer ou infirmer ça  :).

Citer
- c'est à calculer, mais j'ai souvent l'impression qu'il est plus efficace d'empiler un énorme tas de brindilles même humides (balle de 50cm composée de brindilles de Ø1 à 2mm) que passer du temps à bâtonner une buche dont les crayons (Ø 1cm) vont de toutes façons absorber l'humidité ambiante (surface et masse). C'est aussi moins "fatigant", nécessite moins d'outils et de fait moins accidentogène.
[...]
- pour récoler les brindilles -> branchettes suspendues dans les arbres, branches basses des épicéas (qui se dévitalisent quand elles sont dans l'ombre).
[...]
- l'écorce de bouleau, c'est bien gentil mais je trouve que ce n'est pas assez efficace. Souvent trop humide quand on en a besoin en plus...
[...]
- D'expérience, il ne sert à rien d'essayer de chopper à tout prix de la "grosse" buche (Ø10cm et plus): c'est souvent la promesse de plus de travail. Je préfère trouver des branches d'un diamètre inférieur à 10cm. C'est en plus très facile à couper en morceaux avec son pied, entre deux arbres, à la machette, etc.

Très vrai. Mais ça n’exclue pas d'apprendre à récupérer le bois au sec, tout en le préparant pour augmenter sa surface d'échange et diminuer sa masse, lorsque les conditions sont vraiment pourries.

Tout le monde connait le triangle du feu : combustible/comburant/énergie d'activation. Ma lecture en est la suivante : ce triangle a un point d'équilibre en son centre quand les trois facteurs réunis.
Si l'un est faible (exemple : bois humide), je vais devoir compenser en augmentant l'un des deux autres (ou les deux).
J'aime souvent faire la démonstration suivante en stage : du bois pas terrible ramassé à la va-vite (mais pas pourri) allumé avec un grosse quantité d'allume-feux (souvent de l’écorce de bouleau à hauteur du volume d'un ballon de foot). C'est exactement l'inverse que de préparer méticuleusement du petit bois qui nécessitera moins d'allume feu...

@Rantanplan : tu ne stockes jamais ton petit bois/allume feu dans ta veste au fur et à mesure que tu le produit ? Cela évite que le bois n'absorbe l'humidité ambiante (sauf si tu transpires dans ta veste ;#).

a+

15 décembre 2020 à 18:30:48
Réponse #92

Shirokuma


C'est LE point important qui conditionne le reste : la flemme tue.
(incidemment, une paire de chaussette sèche dans le sac est un vrai de vrai outil de survie. )
TAFDAC.
J'en avais donc, avec une serviette, bien au sec dans mon sac, dans la tente.
Leur appel insistant fut le plus fort.  ;)
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

15 décembre 2020 à 19:16:11
Réponse #93

Chill


Citation de: guillaume
Beaucoup de contributions de qualité sur ce topic :love:
Citation de: Rantanplan
- pour "bruler", le bois doit atteindre 300° où commence la réaction de pyrolyse (puis apporter une étincelle aux gaz, pour être précis)
On est plutôt aux alentours des 800 - 1000 °C si ma mémoire est bonne. Pour que le bois brûle il y a trois phases : séchage --> création de gaz de pyrolyse --> ignition. Si quelqu'un (Chill ?) peut confirmer ou infirmer ça  :).

Je vais tenter de rester au niveau. :-[  Ce que les cours à Chaptal m'ont appris :

La combustion du bois se déroule en 3 phases :
La phase de séchage (jusqu’à environ 250°C) : c’est l’évaporation de l’eau contenue dans le bois (réaction endothermique = absorption de chaleur)
Il ne s'agit pas du séchage lors du stockage du bois, mais de la première phase de la combustion. Le bois même lorsqu'il semble « sec » contient encore 15 à 20 % d'humidité et lorsqu'il brûle, dans cette première phase, l'eau s'évapore en consommant de l'énergie. Lorsque la température extérieure est supérieure à 100° celle du bois reste voisine de 100° tant que toute l'eau contenue dans ses fibres n'est pas évacuée : on parle alors d'état anhydre.
Lorsque la température du bois est comprise entre 100 et 275° des gaz et de l'acide pyroligneux se dégagent. Cet acide pyroligneux est un distillat qui contient des fractions acides et alcooliques inflammables. Ces gaz sont composés à 70 % de CO2 incombustible et de 30 % de CO combustible.

La phase de pyrolyse et gazéification (entre 250 et 800°) : c’est une réaction chimique qui transforme le bois en « produit gazeux ».
Au-dessus de 275°, la combustion devient exothermique, c'est-à-dire que le bois produit de la chaleur. La proportion de CO2 diminue, de nombreux gaz sont produits, des hydrocarbures se forment et donnent une couleur caractéristique chocolat au bois.
La décomposition des cellules du bois par le feu s'établit entre 300° et 500°. A ce stade 80% de gaz combustibles et 20% de résidus charbonneux sont libérés.

La phase d’oxydation (entre 800 et 1100°) : Le bois purgé de ses « produit gazeux » lors de la phase de pyrolyse, entre en incandescence et produit des braises.
Après l'évacuation des gaz nous sommes en présence d'un résidu charbonneux (charbon de bois) incandescent brûlant pratiquement sans flamme qui se transforme en braise vers 800°.
La combustion des résidus charbonneux est un processus complexe.

Ces phases sont pratiquement simultanées, car les gaz, dont le CO, s'enflamment dès 300° avant que l'eau soit évaporée et les parties charbonneuses se consument avant que l'ensemble des gaz ait brûlé.

Dans la documentation d'un poêle à bois, j'ai aussi trouvé :
Lorsque l'on observe un feu de bois, les bûches s'enflamment spontanément à une température d'environ 275°. Toutes les essences (feuillus, résineux, bois exotiques) possèdent le même seuil d'inflammabilité qui dépend également de plusieurs autres facteurs :
  • Le temps pendant lequel le bois a été chauffé.
  • La section du bois ronde, rectangulaire, carrée.
  • L'épaisseur du bois (plus il est fin plus il s'enflamme rapidement).
  • La nature de la source de chaleur.
  • La composition de l'air ambiant (air sec ou humide, présence d'oxygène, présence de solvants, etc.).
  • La vitesse de l'élévation de la température.

Quelques rappels :
  • La valeur calorifique du bois sec (humidité relative entre 17 et 20%) tourne autour de 4 à 4,5 kWh/kg. Si le taux d'humidité double (40 à 50%), cette valeur calorifique diminue de moitié : environ 2kWh/kg. je n'ai pas les chiffres pour 95% d'humidité.  ;#
  • La matière ligneuse du bois est composée de cellulose et de lignite deux matières riches en carbone (44% pour la cellulose et 50% pour le lignite). Le bois, quelle que soit son essence, contient environ 48% de carbone.
Désolé pour ceux qui n'aiment pas les chiffres.

    Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

15 décembre 2020 à 20:06:48
Réponse #94

Rantanplan


Merci Chill  :love:

Citer
J'aime souvent faire la démonstration suivante en stage : du bois pas terrible ramassé à la va-vite (mais pas pourri) allumé avec un grosse quantité d'allume-feux (souvent de l’écorce de bouleau à hauteur du volume d'un ballon de foot). C'est exactement l'inverse que de préparer méticuleusement du petit bois qui nécessitera moins d'allume feu.

C'est exactement ma strat dès que j'ai accès à un allume feu en grandes quantités (j'insiste sur l'huile d'olive et/ou la résine pure qui ont été pour moi des "game changers").

Citer
@Rantanplan : tu ne stockes jamais ton petit bois/allume feu dans ta veste au fur et à mesure que tu le produit ? Cela évite que le bois n'absorbe l'humidité ambiante (sauf si tu transpires dans ta veste ;#).

J'ai peur de niquer ma woolpower avec une écharde qui se prendrait dans une bouclette :-[

Mais, oui, je devrai y penser plus souvent...

D'un autre coté, ma compagne-qui-a-toujours-la-dalle a remarqué qu'elle obtenait plus rapidement pitance en chapardant du beau petit bois d'épicéa et en le conservant bien sec dans son sac.  ;#

Mode RTL (raconte la life)

Citer
Le coton vaseliné c'est le bien. En plus cela voyage gentiment en avion avec le tube de vaseline et le coton séparé.

Je n'avais pas calculé immédiatement pourquoi ma jolie pharmacienne s'adressait à moi avec gêne quand il était question de lui acheter mon 4e tube de vaseline stérile (parce-que vendu en petit tube pratique) de la semaine.   :branleur: :cyborg: :fouet:

Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

15 décembre 2020 à 20:27:50
Réponse #95

DavidManise


Ah la Belgique :love:

J'y ai aussi pris de grandes leçons d'humidité.  Et les ateliers feu des stages CEETS là-bas ont une saveur toute particulière.

La recette qu'on a trouvé qui fonctionne bien avec pour seul matériel un kleenex, un briquet, une scie et un couteau :

- trouver un sapin mort sur pied bien sec (au moins dedans) et donc bien vertical ;
- en couper une section à fibres droites (entre deux étages de branches) ;
- refendre et refendre et refendre en protégeant le petit bois de la pluie jusqu'à avoir au moins une poignée de baguettes chinoises bien sèches (celles du milieu) et d'autres sections refendues un peu plus grosses pour la suite ;
- faire le petit radeau made in CEETS ;
- récolter de la résine cristallisée sur un sapin et en faire une poupée dans le kleenex ;
- allumer l'extérieur du kleenex plein de résine, et yallah.

Même en novembre après deux semaines de pluies pour le moment on a toujours réussi...  les sapins bien droits et morts sur pied ont la bonne habitude d'être relativement secs au coeur, malgré les apparences.  La clé est de les choisir bien verticaux.

Pour le reste, merci aux contributeurs ci-dessus qui expliquent admirablement bien comment la technique ci-dessus fonctionne ;)

David

"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 décembre 2020 à 22:00:11
Réponse #96

Rantanplan


Je me permet d'insister comme un lourd sur un truc à propos de la résine cristallisée (parceque David en parle). J'ai longtemps cherché uniquement des coulures fraîches sur les troncs.

En réalité dès que vous voyez une vieille cicatrice sur un tronc de résineux, il y a FORCEMENT de la résine.

Elle est juste recouverte de micro algues/mousses (ou est ce sa couleur lorsqu'elle vieillit ?).

On dirait pas, mais ci dessous, c'est un gros paquet de résine (pin sylvestre).



Sur un très jeune épicéa. On croirait à une maladie ou un champignon...



NENNI ! Toutes les parties blanches, c'est de la résine.



On peut récolter très rapidement un ziploc de résine pour les cas retors... Ça brule tellement longtemps ce truc que ça vous change vraiment la vie.
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

16 décembre 2020 à 11:56:11
Réponse #97

Shirokuma


Ah la Belgique :love:

- récolter de la résine cristallisée sur un sapin (…)
Ah, la résine…
Le pire, c'est que j'en ai remarqué plein de fois pendant le trajet… sans en récolter.  :-[
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

16 décembre 2020 à 12:24:46
Réponse #98

fan


Novice en feu, j'ai constaté aussi que la résine fonctionne très très bien. Par contre ça colle aux doigts, ou au couteau.
Pour le moment je l'emballe dans une feuille d'arbre pliée, je retiens le truc du ziploc, j'essaierai.
Je vais réessayer de gratter avec une branche un peu dure en la faisant tomber directement dans le sac.
Une pomme par jour éloigne le médecin...à condition de bien viser!

16 décembre 2020 à 12:25:28
Réponse #99

DavidManise


Ah, la résine…
Le pire, c'est que j'en ai remarqué plein de fois pendant le trajet… sans en récolter.  :-[

Si ça peut te rassurer, y'a des équipes de grands explorateurs coincés dans les glaces et finissant par s'en sortir qui ont vu des membres de leur équipage mourrir de dénutrition couchés sur des mousses comestibles qui leur auraient sauvé la vie.

Je nommerai pas de noms, tout ça :D

Bref, la solution est souvent juste sous notre nez, mais quand on ne sait pas, on ne sait pas.  Ce genre de forum, couplé à des expériences sur le terrain, permet souvent d'en apprendre beaucoup.  C'est pour ça qu'il est là.

Du coup tu t'en souviendras toute ta vie, probablement qu'à ta prochaine sortie tu testeras, et on aura fait notre job : tu mourras moins souvent ;)

Et en plus grâce à toi on a eu quelques posts "best of" donc celui de chill qui est vraiment ultra précis, sur la combustion du bois, etc.

Bref c'est comme ça qu'on apprend.  Tous.  Et moi le premier.

David, content :)
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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