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Auteur Sujet: Balade avec Mont Pilat (42)  (Lu 7724 fois)

28 septembre 2010 à 22:15:29
Lu 7724 fois

StormX


Bonjour à tous  :)

Même si cette montagne n'est à personne, je dois bien avouer que je l'aime toujours encore plus après ce genre de moments dont elle me gratifie. Il y a trois semaines, c'était un genre de week end que l'on aimerait faire bien plus souvent : 36h dans la verte  :)

L'objectif de la sortie...ba enfaite il n'y en avait pas vraiment, et c'est encore ça le mieux  :)

M'enfin, j'avais quant même quelques trucs à tester...à cause de vous !   ;#

- Une hachette Fiskar achetée tout récemment
- une tambouille de l'armée allemande (de l'est il me semble  :glare:)
- le Rush 72 (de 5.11) dans le port "longue durée"

Et de façon plus "abstraite", je voulais éviter de reproduire les erreurs de ma première nuit dans cette montagne en solo : chargement beaucoup trop lourd et inutile, gestion de l'effort à la limite du dangereux, lecture de carte parfois douteuse ect...

Ma liste de matos

Citer
EDC :

Dans mes poches :

- 1 boussole
- 1 GSM
- 1 SAK One hand Forester (:love:)
- Carte IGN 25000e

Dans une autre poche
- 1 couverture de survie
- 5 m de duck tape

A la ceinture, à un mousqueton :
- 1 photon
- un briquet
- un morceau de chambre à air contenant une bougie chauffe plat, doliprane et micro pur, fermé hermétiquement au duc tape.

Dans la ceinture :
- 5 M de corde nylon
- 50 € (dans un ziploc)


Trousse de secourt :
Matériels :
- 1 pince à épiler
- 1 tire tic
- coupe ongle

Bandages (environ):
- 10 pansements compeed
- 10 Pansements de tailles variées
- 1 rouleau de Tensoplast
- 10 Compresses
- 1 rouleau de sparadrap

Désinfectant :
- huiles essentielle de Tea Tree
- huiles essentielle de Lavande
- 4 flacons de sérum physiologique

Médicaments :
- Paracétamol
- Arnica Granule
- Huiles essentielle d'Immortelle

Se vêtir :
-
-1 pairs de chaussettes coton basique (couche 0)
- 1 Caleçons coton basique (couche 0)
- 1 T shirt blanc  en synthétique bidon manche courte ( couche 1)
- 1 pantalon Vidda (Fjallraven)
- 1 Polaire (couche 2)
- 1 bonnet en polaire
- 1 chapeau
- 1 pair de gants légère
- 1 poncho

S'abriter :
- Sac de couchage S0 L
- Space blanket

Bouffer / se chauffer :
- Réchaud à gaz (Primus)
- 1 cartouche de gaz petite
- Cotons vaselinés
- 1 Gamelle de l'armée allemande
- 1 Hachette Fiskar

Nourriture :
- 1 sandwich (pour le midi J1)
- ziploc + pâttes
- sauce moutarde lyophilisée
- sel (dans un bouchon de bouteille fermé au duc tape)


- abricots sec
- petit pains au lait
- deux barres de chocolat

S'éclairer :
- 1 frontale

S'hydrater :
- camelback sourced'1,5 L
- 1 outre capacité 10 L
- 1 tablette micropur

S'organiser :
- Papier + crayons de papier

S'orienter :
- Cartes IGN 1/25000 du parcourt (EDC)
- Boussole (EDC)

Se signaler :
- Gilet jaune fluo de signalisation

Autre :
- 2 bâtons de marche
- 5 m Duc tape (EDC)
- 5 m ficelle nylon (EDC)
- 1 sacs poubelle 100 L épais
- 1 appareil photo

Sac à dos :
Rush 72 (5.11)

Je vais également profiter de ce topic pour vous faire découvrir toujours encore plus ma région, en espérant, pourquoi pas, vous donner envie d'y venir y faire un tour.

Alors, c'est parti !  :D

Pour vous situer mon terrain de jeu, le Mont Pilat se situe à l'extrême Est du Massif Central (on le considère comme l'un de ses derniers contrefort). La grande particularité du Pilat est sans nul doute la diversité de ses paysages et de sa végétation. Cela est du à l'influence de trois climats : continental, sur le versant Nord, Méditerranéens, sur le versant Sud et montagnard sur les crêts. Le Pilat culmine à 1474 M d'altitude au crêt de la Perdrix. Par temps clair, comme ce week end, la nature nous offre une vue à 360° qui nous porte jusqu'aux Alpes, aux monts de la Lozère, du Vercors et de la Haute Loire.



L'idée de la rando de ce week end était de débuter sur le versant nord pour passer par le crêt de la perdrix et redescendre jusqu'à Bourg Argentale (sur le versant Sud), le lendemain, pour rejoindre mes parents où nous débuterons une petite randonnée organisée par l'office du tourisme du parc régionale ayant pour thème les baies et plantes comestibles d'automnes.

Samedi matin. Le départ, retardé par une maman malade (ne prenez jamais d'IXPRIM, c'est une vrai saleté ce médoc, ça vous rend plus malade que vous ne l'étiez !!!  :o), j'arrive sur mon lieu de départ à 11h30. Le hameau des scies (toponymie directement reliée aux nombreuses scieries qui ont entièrement défrichées la montagne lors de la révolution industrielle, le bois étais majoritairement utilisé pour la création de poutres destinées à soutenir les mines du bassin de Saint Etienne ) et hop on s'enchaine sur le chemin qui monte, qui monte, et qui va monter jusqu'à 1474 m (cad 474 m de dénivelé un peu prés  :-\).



J'empreinte un petit chemin caillouteux, bien raviné de partout... Les grosses pluies de la semaine passée ont fait du dégât...au bout de 5 minutes, les pieds sont déja trempés...  ::)


« Modifié: 22 février 2011 à 11:51:00 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:16:25
Réponse #1

StormX


Autour de mois s'étend une forêt de sapin. Pour ne pas habiter sur ce versant, j'ai toujours été troublé par les forêts de celui ci, exclusivement épineuse à cette altitude. Souvent très sombre, humides et froides...comme mystérieuses... Mais en cette belle journée, les rayons de notre astre perce la canopée et m'offre de fabuleux moments. La rencontre avec un chevreuil ne fait qu'accélérer ma mise en condition : ça y est, plongé dans la nature, je vis enfin le moment présent, et simplement ça...bordel qu'est ce que ça fait du bien .  :)



Mon ascension continue, suivant un petit ruisseau, un coup d'œil sur ma carte m'indique que je devrais rapidement quitter sa compagnie pour obliquer sur la droite...ho ! Une fourmilière !




Ho ! Une zone dévastée par la tempête de 1999 !



« Modifié: 22 février 2011 à 12:15:24 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:17:26
Réponse #2

StormX


Chouette je peux faire de jolies photos ! Ho, là, la forêt est magnifique !




 Ho ! J'ai loupé le chemin !  ;#

Bon, j'ai la flemme de rebrousser chemin...m'enfin cela me donne une bonne excuse pour couper tout droit à travers la forêt.  ;# :closedeyes:
La monté est rude, mais je fini par rejoindre la piste forestière que je visais. Pendant que cette piste me fait contourner un contrefort, quelques arbres morts m'offrent un cadre naturel et parfait  :)




Il est 13h passé et je ne veux pas reproduire l'erreur de ma précédente marche : attendre de manger même si on a faim avant d'arriver à un objectif "important" (La Jasserie).
Je repère que ma piste traverse un ruisseau descendant tout droit du Saut du Gier 1 Km plus loin, un chemin suit ce dernier en direction de la Jasserie, je décide de changer d'itinéraire et de suivre à nouveau ce compagnon, mais après mangé !

Arriver au croisement, après avoir avalé mon casse croute et refait le plein d'eau directement à la source (quel bonheur !  :)) je me remet en route. Pas besoin de filtrer / traiter l'eau, elle descend tout droit des crêts et a été filtrée naturellement par infiltration.
« Modifié: 22 février 2011 à 11:56:07 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:19:35
Réponse #3

StormX


Ça monte encore sévère et suis obliger de réduire drastiquement le pat. C'est là que j'apprécie les avantages du synthétique, moi qui sue beaucoup, je n'ai pratiquement jamais ressentie cette sensation froide et plutôt désagréable du tissu détrempé. Cependant, à la fin du week end, ce dernier sentait...disons...vraiment pas bon  ;#. Je fini enfin par récupérer le GR7 qui mène tout droit à la Jasserie. Je n'aime pas en général ce genre de chemin, je les considère un peu comme des autoroutes à randonneurs, et dans ce genre de trip, j'aime bien emprunter plutôt des chemins peu fréquentés...sans chercher à l'expliquer ou à excuser cette pratique, cela ne fait que renforcer ce sentiment grisant qui nous donne l'impression de ne faire qu'un avec la nature et d'être quelque part, un privilégié. ::)




Je décide donc de récupérer un petit chemin qui me mènera tout droit à un autre que je connais maintenant pour l'avoir emprunter lors de mon retour du saut du Gier lors de ma précédente sortie. Une petite appréhension dans les pattes (mon corps se rappel encore de la rudesse de la cote, associé aux 20 kg et de la souffrance endurée  :-\), je m'élance gaiment tout droit à travers la forêt, par endroit encore dévastée par la tempête et pas nettoyée. Bien content d'avoir avec moi mon fidèle pantalon Vidda je me fie des ronces et autres tapis de...framboises !



Haaaa ! Des framboises sauvages ! Miam miam miam ! Surement l'un des fruits les plus succulent que je n'ai jamais mangé...en rencontrer lors de mes balades signifie forcément pause et festin à volonté ! Mais trouvé des framboisiers dans cette forêt à flanc d'un contrefort ne peut signifier qu'une chose : je m'approche d'un chirat (un chirat, késako ?).En effet, je crois avoir repéré que ces arbustes proliféraient très souvent à proximités et aux pied des ces amas rocheux.

Et sans vouloir me la péter, je traverse quelques minutes après un de ces grands chirat qui fascine...et amuse tant. Oui, pour moi, face à ce genre de chaos rocheux, il est impossible de m'empêcher d'y monter tout en haut sautant de roches en roches, jouant l'équilibriste.


« Modifié: 22 février 2011 à 11:57:33 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:19:55
Réponse #4

StormX


Il est à ce moment là, pas loin de 15h et le soleil tape fort. Il est impressionnant de sentir combien les pierres cuites par le soleil, blanche de lichen, nous renvoient la lumière et fonctionne comme une plaque chauffante. 200 M plus haut, j'ai une vue entièrement dégagée sur la plaine du forez (à gauche)et du lyonnais (angle droit).
En contrebas, invisible, mais qu'on entend très bien, la fameuse chute du saut du Gier.



Je récupère mes affaires et me remet en route pour cette fois ci un objectif symbolique, le crêt de la perdrix. J'emprunte ainsi, ce fameux chemin qui m'avait fait tant souffrir que je trouve maintenant sans réelle difficulté (c'est fous comme 10 Kg de moins ça fait la différence  ;#). Je commence à croiser la route avec nombre de randonneurs, VTTistes ou cueilleurs de mures et framboises encore abondantes sur ces hauteurs.

Je rattrape le GR7 croisé plus tôt et arrive sur le "plateaux" de la Jasserie, ancienne ferme qu'on appelait autrefois la Grange du Pilat. Ferme autrefois offrant gite et couvert à tous ces voyageurs et randonneurs qui balayaient les monts du Pilat, elle s'est transformée aujourd'hui en l'un des sites touristiques les plus prisé pour les habitants de la région (jusqu'à Lyon !). Le petit restaurant qui a fait sa réputation, grâce à la construction d'une des première (si ce n'est la première  :huh:) remontée mécanique de France ainsi qu'un tremplin à Ski dont il reste encore aujourd'hui les armatures. La famille Masson continue aujourd'hui de régaler la troupaille venu faire un peu de parapente ou profiter du magnifique belvédère du crêt de la perdrix situé un peu plus haut.

« Modifié: 22 février 2011 à 11:59:31 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:20:58
Réponse #5

StormX


Avant d'arriver à la battisse, je croise la route d'un troupeau d'Aubrac et de mouton "marron" (connait pas la race désolé  ;#), obligé de leur tirer le portrait à ces jolies donzelles...et donzaux  :)






Je continue ma route, ici le beffroi de la Jasserie avec au font le crêt de la Perdrix et sa table d'orientation.



On continue la grimpette, traversant un pâturage, pas trés loin de la remonté mécanique...on change de paysage, oubliant la forêt d'épineux pour découvrir ce jolie paysage montagnard composé de quelques petit sapins pliés et modelés par les vents et un tapis de bruyère en fleur.

« Modifié: 22 février 2011 à 12:00:42 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:21:42
Réponse #6

StormX


Et en haut d'un ultime chirat, on y arrive : le crêt de la perdrix, appelé ainsi car on dit que cela serait en ce lieu qu'une Perdrix serait revenu du paradis après avoir été sauvée par des anges d'une terrible tempête qui l'avait séparé de ses petits. Lors de sa réapparition, elle s'y y ferait couronnée reine de la forêt par les autres animaux, impressionnées de la faveur que lui avait fait les saints.... Mais aujourd'hui, point d'assemblé de renards ou d'hirondelles, que de l'homo sapiens !  ::)



La vue à 360°


Le crêt de la Chèvre et sa croix, au fond les monts du Vercors il me semble.


En direction de la Lozère !

Le Mont Blanc et trois intrus  :down:

Après avoir admirer et m'être reposer, il est temps de se remettre en route. Je n'aime pas trop avoir un objectif temporelle lorsque je marche, mais là j'ai pas vraiment le choix si je veux être à Bourg Argental le lendemain matin.

« Modifié: 22 février 2011 à 12:19:40 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:22:17
Réponse #7

StormX


Quand je quitte le crêt, la fatigue commence déjà à se faire sentir et je sais que je ne veux pas renouveler l'expérience de marcher jusqu'à ma limite. Je décide d'atteindre le Bessat et son col de la république et l'un de ses petits ruisseaux environnant pour poser le sac pour la dernière fois de la journée.

Ma descente se fait rapidement, j'ai quitté le versant nord et note très clairement le changement de végétation (Montagnard --> Forêt Epineux (sapin & quelques pins sylvestre)). Il est 17h et je commence à être crevé, je suis à 3 Km de mon objectif. Néanmoins, je décide de me dire ce fameux "STOP" et de me trouver un petit lieu de bivouac immédiatement, pas la peine de continuer et de n'y prendre aucun plaisir.  :closedeyes: Je check ma carte et repère, dans un vallon juste à coté, un ruisseau...100 m de dénivelé plus bas...Tant pis, ça me fera les jambes demain matin  ;#  



Bien que la pente soit rude, j'espère trouver une petite terrasse à proximité du cour d'eau. Je décide donc de m'élancer dans cette nouvelle aventure,  je coupe encore une fois à travers la forêt. Un tapis ronce empêche pour l'instant toute installation, et je n'ai, de toute façon, toujours pas à trouvé cette fichue flotte. J'essaye de repéré le coeur du vallon. SI cela est plus qu'aisé sur la carte, ça l'est beaucoup moins une fois dans la verte... Finalement,  la végétation caractéristique d'une zone humide (grandes fougères, et puis ces espèces de grandes herbes fines et allongées dont je ne connais pas le nom) me permet de me mettre sur la piste. Si il n'y a pas encore d'eau de surface, la source ressortira quelque mètres plus loin...et le miracle se fait effectivement, comme par magie, l'eau recherché sort de terre, celle du "château d'eau" de la région.



Il ne me reste plus qu'à trouver une zone un peu prés plate et dégagée de ronces, et encore une fois, comme si cette sortie était bénie, je trouve l'endroit parfait à 10 M de la source. Ce sera là.

Il commence déjà a faire sombre en cette fin d'été, je me met donc au travail rapidement. Mais avant, j'enfile polaire et bonnet (que je quitterais pendant les phases de travail...) . Il fait déjà frai et la proximité de la source, associé à l'humidité de cette forêt, n'arrange rien.
Je prend la décision,au final, de faire un feu, même si j'avais un réchaud dans le sac...histoire de se réchauffer, et puis parce que, quoi qu'on en dise, ça l'fait grave plus roots racine  ;#

Là rentre en jeux ma hachette Fiskar...et bien je ne suis pas conquis  :glare:
Habitué à la scie de mon couteau suisse Wenger pour rassembler mon bois, j'ai eu l'impression de m'épuiser inutilement à couper parfois des branches pas si grosses que ça... Bon, je n'ai surement pas la bonne technique, m'enfin quant même...
Bref, je n'ai pas beaucoup utilisé la hachette, la forêt étant exploitée j'avais suffisamment de branches d'élagages au sol et pas trop pourries tout autour de moi pour me faire un tas de bois assez conséquent sans effort.  :doubleup:
Ce petit test, m'aura finalement décidé d'une chose le couple couteau de camp + scie pliante sera beaucoup plus polyvalent et efficace qu'une hachette.  ;)

Après avoir rassembler le combustible, construisons le foyer ! Décidé à coucher à coté, je n'ai pas très envie de me transformer en torche humaine, ni de mettre le feu à la forêt.

Je commence par creuser un trou dans cette terre meuble et humide d'une bonne vingtaine de cm puis de l'entourer de pierres. En creusant, le sol me raconte son passé, il y a déjà eu un feu par ici. Une strate de 10 cm d'épaisseur est entièrement composée de charbon et parfois de gros morceaux de bois carbonisés..feu de forêt important ou juste un feu fait par les exploitant forestier ? Sais pas, mais cela m'incite à redoubler de prudence. L'outre de 10 L remplie à la source est prête (et me servira d'oreiller accessoirement). :closedeyes:


Entre temps, la luminosité à bien baissée avec la température. Il est de faire naitre mon compagnon de cette soirée. Rien de trés "bouchecraft" dans l'allumage : morceau de coton + parafine, bic, brindille et en avant !  :up:
Mais je n'avais pas pensé à une chose avant de me mettre au travail. Etant dans un vallon, un courant d'air trés léger (presque imperceptible) mais continu dirigera la fumé au pied de la montagne. Et moi...comme un newbie, je place le feu à flanc de colline et moi devant, en plein courant d'air...  ::) Heureusement pour moi, la fumé me passera au niveau des jambes une fois couché...mais j'aurais encore appris un truc en ce soir là.  :closedeyes:

Passons à l'aménagement du couchage. Je dois avouer que pour cette partie, j'ai été un peu négligeant. Un quart d'heure de travail en plus m'aurait éviter de me réveiller souvent à cause du mal de dos.  ::)
Je n'avais pas prit de tapis de sol, ce confort me parait superflu pour une nuit et encore une fois...ça fait vachement plus aventurier  ;#.  Je commence par arracher les rares pousses de ronces présentes à cet endroit, je "balais" la masse de feuilles et d'épines humides en décomposition jusqu'à arriver à la terre "sèche" moins humide. Puis, je m'en vais couper les fougères qui poussent en massent aux alentour du ruisseau que je dépose simplement au sol. Bien que j'avais l'explication de notre ami Dieselen tête, la fatigue me pousse à faire ça à la va vite... :glare: En dernière couche d'isolant, je rajoute ma fidèle "Space Blanket".

Avec le recul, je me demande si balayer la couche d'humus a été une bonne idée.  :huh: Certe elle était humide, voir carrément mouillée par rapport à la terre d'en dessous, mais au final c'est un sacré bon matelas... et isolant ?  :huh:



Avant que les derniers rayons de notre soleil n'éclairent les environs je vais récupérer une branche qui me servira à faire pendre ma tambouille, le petit système réalisé, il est temps de passer à la bouffe, je meurt de faim !



Au menu, petits pains au lait + chocolat en entrée et pattes sauce moutardes en dessert  :up:... m*rde j'ai oublié la cuillère !  :glare: ;#

Concernant la tambouille, j'en suis bien content pour un premier essai et un premier nettoyage. Compact et fonctionnelle, se lave facilement. Même si l'espèce de peinture grise mâte va pas faire long feu...avec le feu.
« Modifié: 22 février 2011 à 12:05:41 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:24:41
Réponse #8

StormX


Le ventre bien rempli, je commence à n'emmitoufler dans mon duvet. Il doit faire au alentour de 5°C et entre mon S0 et le feu, je ne ressent pas le froid. Le feu de sapin claque, et m'envoie parfois des petites braises pas très loin de moi, par peur de percé le duvet, je décide de m'entourer d'une couche de ma space blanket...mauvaise et bonne idée  :down:, au réveil elle sera percée de 4 ou 5 trous d'un ou deux cm de largeur... cela aura au moins protégé mon sac  ::)
Je saurais au moins que cette couverture de survie n'est pas ignifugé  :closedeyes:



J'ai laissé le feu s'éteindre dans la nuit, ne ressentant pas vraiment le besoin de l'entretenir. Et c'est je pense grâce à ça que je me réveillerais  en la compagnie d'un chevreuil broutant paisiblement à une dizaine de mètre de moi. S'il il vous est déjà arrivé de vivre des moment magiques, celui là en aurait fait surement parti. Ces regards qui se croisent lorsqu'au bout de quelques seconde il s'est rendu compte de ma présence... :love:

Je me lève rapidement pour affronter l'air frai matinale. Je nettoie mon camp, disperse les pierres et les branches non utilisées et rebouche le trou et me revoila parti ! Bordel...quelle idée j'ai eu de descendre autant moi hier !  >:(

L'objectif de la journée est d'arriver à Bourg Argental avant 12h en ayant visiter une des rares grottes de la région, la grotte Sarrasine.

N'étant qu'à quelques encablures du village de Bessat, j'arrive rapidement à son crêt de la république. Ainsi nommé en référence à une ancienne secte religieuse : les Béguins, fondée par l'abbé Bonjour ( ;#) dont 43 membres (hommes, femmes et enfants) vinrent fonder un campement de leur "République de Jésus Christ" à l'orée du bois pour attendre l'arriver du prophète Elie...qui vient finalement en 1794 avec ses copains déguisés en gendarmes... Les béguins furent gratifiés de leur ferveur...en prison.
Aujourd'hui, c'est un haut lieu touristique, c'est un peu la Jasserie moderne. Parking, restaurant, ski...goudron...le re-gout de la nature et de la randonnée a parfois ces mauvais cotés.  :glare:


Depuis le Col de la République, au loin, Montgolfière surement décollé d'Annonay, lieux de leur invention.
« Modifié: 22 février 2011 à 12:06:09 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:25:15
Réponse #9

StormX


Je continu ma route et descend toujours plus, observant en même temps l'évolution de la végétation. Alors que je traversais jusqu'alors une forêt essentiellement composé de sapins, voici que j'entre dans ces si belles Hêtraies - Sapinière : La forêt du Pilat par excellence et qui en recouvrait l'ensemble des coteaux avant que l'homme reboise surtout des résineux...




Je traverse plusieurs fois des carrés de forêt encore dévasté par la tempête et qui ont bien du mal à retrouver leur beauté d'avant...



« Modifié: 22 février 2011 à 12:06:53 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:26:14
Réponse #10

StormX


Toujours plus bas, je croise désormais la route avec des chênes et des châtaigniers. Il est temps de filer direction la grotte sarrasine ! Un peu impatient d'y arriver, je fonce à vive allure, presser par le temps qui file. :glare:




La grotte sarrasine est en haut de cette colline !

Me voici arrivé ! Cette grotte, formé par plusieurs grosses pierres provenant du chirat du dessus d'elle permet d'accueillir environ 4 personnes. Des personnes en on paillé le sol récemment. Plusieurs légendes expliquent l'origine de son nom, l'une raconte qu'un sarrasin s'y serait réfugié l'autre se retrouve un peu dans toute la région : il  s'agirait d'un repère de Fée, autrement appelé les sarrasines dans le patois de la région...  :huh:




Mais à mon arrivé point de sarrasins ni de fée des forêt...

De là, j'aperçois mon objectif, au fond de la vallée.



Je suis à 7 Km de Bourg Argental environ, et il est 10h, il est temps de me remettre en route...

et zou, 11h30 tout pile, me voila en compagnie de la famille pour aller pic niquer et attendant le début de la randonnée organisée.  :)


Le châtelet de Bourg Argentale, tout récemment rénové.

Si certains sont intéressés je peux vous faire un petit retex sur cette petite randonnée et sur ce que j'ai découvert même si je pense que la majorité des plantes et des baies que nous avons observés ont été abordés sur ces pages...  :closedeyes:

Concernant le port du Rush 72h et bien encore une fois c'est que du positif ! J'ai pas pesé au départ, mais je devais tourner autour de 8 ou 10 kg de bordel, le duvet était attaché au sac à l'extérieur grâce à un tendeur, faciliter par les innombrables attaches "Molles" que possède le sac. Je sais, c'est pas ce qui se fait de mieux, mais sinon je rentrait pas toutes mes affaires  :glare:...j'ai encore du temps pour arriver à une liste de matos épurée.  ::)
Le port du sac est vraiment agréable, et on ne sent rien des affaires à l'intérieur grâce à la plaque rigide à l'intérieur du sac. Pratique avec toutes ses poches, j'ai maintenant organisé toutes mes affaires dans des poches précises qui me permettent de les retrouver facilement aussi bien dans la nuit qu'en pleine tempête.  :) Vraiment pratique pour un gars complètement désorganisé comme moi  ::)

Bref, en résumé, j'aurais passé 36h la peau dehors et ça fait vraiment du bien. On recharge les batteries au maximum en ne pensant qu'à l'endroit où on se trouve et ce que nous sommes en train de vivre :love:

Merci d'avoir parcouru mon récit jusqu'ici,

bonnes balades !  :)

« Modifié: 22 février 2011 à 12:41:52 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

28 septembre 2010 à 22:27:02
Réponse #11

Starlion


Ce genre de balade, avec des photos pareilles, racontées avec tant de passion ça met plein d'étoiles et d'envie dans les yeux de ceux qui lisent. Que du bonheur.  :love: :doubleup:
"Une unique chance est un univers d'espoir."

Clint Eastwood a dit : "on improvise, on s'adapte, on domine",
moi je dis : "on improvise, on s'adapte, on domine la situation".

28 septembre 2010 à 22:52:39
Réponse #12

romstk


J'ai trouvé le lieux de ma rando de printemps je crois :) Magnifiques photos, merci StormX

29 septembre 2010 à 08:14:30
Réponse #13

jeanluc


 :love: :up: :up:,et encore un mordu,un !!!

29 septembre 2010 à 09:03:09
Réponse #14

Pit


Bienvenue à la maison l'ami...

29 septembre 2010 à 10:57:54
Réponse #15

Achille


Merci pour le partage et le bol d'air pur !  :love:

Au moins, maintenant, je sais à quoi ressemble le Mont Pilat. Pour moi, c'était juste l'émetteur TV vers lequel pointe mon antenne... :ninja: ;D

30 septembre 2010 à 20:25:07
Réponse #16

guillaume


Et bien on peut dire que t'as chopper le virus, félicitations :up:. Et puis ce que j'adore c'est que tu tires bien leçon de tes erreurs, un vrai plaisir à lire :).


Bon, j'ai la flemme de rebrousser chemin...

Bon ça ne s'adresse pas à toi puisque tu connaissais le coin mais : en général la flemme tue (merci Wood) mais conctrètement, là, en rando, ne pas rebrousser veut dire s'entêter et s'enliser encore plus dans une situation pourrie (je parle en connaissance de cause là sur une rando qui aurait pu tournée au drame...).



Haaaa ! Des framboises sauvages ! Miam miam miam !

Attention à l'ecchinococose alvéolaire transmise en général par le pipi des renard. Donc ne ramasser que celles relativement hautes.

puis de l'entourer de pierres.

Je pense que tu sais aussi mais il est toujours bon de rappeler pour ceux qui lisent : attention aux pierres humides qui peuvent exploser à la chaleur.

Citer
Je n'avais pas prit de tapis de sol, ce confort me parait superflu pour une nuit et encore une fois...

La majeur parti du froid provient du sol :closedeyes:.

Citer
Avec le recul, je me demande si balayer la couche d'humus a été une bonne idée.  :huh: Certe elle était humide, voir carrément mouillée par rapport à la terre d'en dessous, mais au final c'est un sacré bon matelas... et isolant ?  :huh:

Perso, quand je me fais un matelas végétal, je n'enlève pas les feuilles/aiguilles déjà en place (au pire j'enlève les grosses branches). Au contraire même: je les rassemble, ça me fait déjà un pré-matelas. Ensuite je recouvre de ce que je trouve de plus sec. De toute façon un matelas végétal est toujours humide, si ce n'est mouillé. Il y a donc une inertie au début.

a+

06 octobre 2010 à 19:09:47
Réponse #17

StormX


J'ai trouvé le lieux de ma rando de printemps je crois :) Magnifiques photos, merci StormX
Si tu veux, on peux s'arranger une ptite sortie à plusieurs  ;)

Merci pour le partage et le bol d'air pur !  :love:
Au moins, maintenant, je sais à quoi ressemble le Mont Pilat. Pour moi, c'était juste l'émetteur TV vers lequel pointe mon antenne... :ninja: ;D
Malheureusement, le pilat c'est souvent ça...je me demande si j'irais pas la faire péter cette tour, surtout au vue de ce qu'elle nous balance, ça changerait pas grand chose...

Tu es du coin ?

Et bien on peut dire que t'as chopper le virus, félicitations :up:. Et puis ce que j'adore c'est que tu tires bien leçon de tes erreurs, un vrai plaisir à lire :).
Merci à vous tous  :)

Bon ça ne s'adresse pas à toi puisque tu connaissais le coin mais : en général la flemme tue (merci Wood) mais conctrètement, là, en rando, ne pas rebrousser veut dire s'entêter et s'enliser encore plus dans une situation pourrie (je parle en connaissance de cause là sur une rando qui aurait pu tournée au drame...).
  Ouep, j'ai bien conscience de ça, et j'ai commis cette erreur de nombreuse fois dans de précédente rando. Mais heureusement, elles n'étaient jamais trés engagée (rando à la journée, et cela ne ma valu qu'un petit détour et des guibolles bien fatiguées. Mais avec cette fatigue supplémentaire il est vrai que la c*u!lle arrive vite... Dans ce cas là, même si je mettais trompé de route, je connaissais ma position approximative (un rayon de 1 Km environ) donc pas vraiment de souci de sécu...

Attention à l'ecchinococose alvéolaire transmise en général par le pipi des renard. Donc ne ramasser que celles relativement hautes.
Les bosquet de framboises que je croisent font en général plus de 50 cm de hauteur. De plus, je préfère aller au centre du bosquet (pas vraiment accessible à un animal en vadrouille, qui préférera l'éviter.)

Je pense que tu sais aussi mais il est toujours bon de rappeler pour ceux qui lisent : attention aux pierres humides qui peuvent exploser à la chaleur.
Ici, la pierres étaient du micaschiste du Pilat. Aucune n'était éclater aprés le feu...Est ce du à la pierre ? Certains types de pierre sont ils plus sensibles au changement de température ? Une pierre friable type calcaire sera t elle plus sensible par exemple ?

La majeur parti du froid provient du sol :closedeyes:.
Perso, quand je me fais un matelas végétal, je n'enlève pas les feuilles/aiguilles déjà en place (au pire j'enlève les grosses branches). Au contraire même: je les rassemble, ça me fait déjà un pré-matelas. Ensuite je recouvre de ce que je trouve de plus sec. De toute façon un matelas végétal est toujours humide, si ce n'est mouillé. Il y a donc une inertie au début.

C'est bien ce que je me disais, je testerais ça la prochaine fois !  :)

Merci  8)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

06 octobre 2010 à 19:59:53
Réponse #18

guillaume


Ici, la pierres étaient du micaschiste du Pilat. Aucune n'était éclater aprés le feu...Est ce du à la pierre ? Certains types de pierre sont ils plus sensibles au changement de température ? Une pierre friable type calcaire sera t elle plus sensible par exemple ?

Oui les roches gorgées de flotte vont avoir plus tendance à se fendre, mais ce fendre mollement. Alors que des silex ou schistes explosent littéralement.
Rien de scientifique là-dedans, juste ce que j'ai constaté :-[.

a+

06 octobre 2010 à 20:41:48
Réponse #19

StormX


"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

08 octobre 2010 à 22:31:50
Réponse #20

Van


Merci StormX de nous avoir fait partager ta petite aventure si joliment contée et photographiée  :)

 


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