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Auteur Sujet: Un Américain s'ampute le bras pour survivre :  (Lu 6115 fois)

16 juin 2010 à 17:34:54
Lu 6115 fois

aliɔs


Le bras accidentellement coincé depuis dix-huit heures dans une chaudière, l'homme a fini par se résoudre à le couper pour se dégager du terrible piège.

«J'ai mis six heures à me préparer psychologiquement», a expliqué le jeune homme. Crédits photo : AP
«J'ai mis six heures à me préparer psychologiquement», a expliqué le jeune homme. Crédits photo : AP Crédits photo : AP

«Que ferait MacGyver à ma place ?» s'est demandé pendant presque vingt heures Jonathan Metz. L'Américain de 31 ans, qui s'était coincé un bras dans la chaudière qu'il tentait de réparer au sous-sol de sa maison, a finalement décidé de couper le membre blessé pour se dégager.

Avant de prendre cette décision difficile, le jeune homme s'époumone pendant douze heures pour appeler à l'aide. Durant tout ce temps, il réussit à échapper à la déshydratation en récupérant de l'eau dans la chaudière. Mais un autre danger menace sa vie: les tissus de son bras commencent à se nécroser, l'infection peut le tuer. Alerté par l'odeur de putréfaction qui se dégage du membre blessé, Jonathan pend conscience qu'il faut agir.

«J'ai mis six heures à me préparer psychologiquement», a expliqué le jeune homme, lors d'une conférence de presse à l'hôpital. Finalement persuadé que l'amputation est son unique chance, il se confectionne un garrot avec son t-shirt puis attrape la lame d'une scie à chaîne qui se trouve à sa portée. Il entreprend alors de découper la chair de son bras, à mi-chemin entre le coude et l'épaule.
Ça se passait plutôt bien», raconte le jeune homme, jusqu'à ce que la lame heurte un gros nerf situé à l'arrière du bras. Submergé par la douleur, Jonathan est forcé de stopper son opération. Toujours coincé, il perd beaucoup de sang malgré le garrot et sa situation semble alors désespérée. Il doit finalement la vie à un ami qui, inquiet d'être sans nouvelles depuis si longtemps, a appelé les secours.

Arrivés sur place, les pompiers découvrent avec surprise le blessé et son bras qui ne tient qu'à un nerf. Ils achèvent l'amputation et dégagent le blessé. A l'hôpital, impossible malheureusement de réimplanter le bras du courageux blessé: les tissus sont trop endommagés. Même s'il n'est pas parvenu à se dégager de son piège, Jonathan ne s'est cependant pas amputé pour rien, assurent les médecins qui l'ont suivi. «Il s'est sauvé la vie en enlevant la partie pourrie de son bras. Les tissus morts relâchaient des toxines dans son sang qui auraient fini par le tuer», a ainsi expliqué son chirurgien.

L'histoire rappelle celle d'un jeune autostoppeur, américain lui aussi, qui en 2003 s'était également coupé un bras pour se dégager d'un rocher qui le retenait prisonnier, après un éboulement, dans un canyon de l'Utah. Les deux récits soulèvent une même question: «Comment peut-on se résoudre à une telle extrémité?» «C'était une réponse instinctive à une situation impossible», a répondu Jonathan à la presse américaine. «Pour tenir, j'ai pensé à mon chien, à ma fiancée et à ma famille.»



http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/16/01003-20100616ARTFIG00507-un-americain-s-ampute-le-bras-pour-sauver-sa-vie.php

Si c'est véridique, chapeau bas.

16 juin 2010 à 17:47:56
Réponse #1

Mrod


Quand on a pas le choix on agit. Faut tout de même préciser que sans l'intervention des pompier il serait probablement mort d'une hémorragie donc son geste aurait était inutile. A la limite, ne pensant pas pouvoir garder son bras un simple garrot aurait évité la propagation des toxines dans le système sanguin.

Je ne savais pas que la nécrose des tissus intervenait si rapidement, je trouve ça très court 12h... Une confirmation possible par quelqu'un qui s'y connait mieux que moi ? J'ai rien trouvé sur le web. Y'a t'il un médecin dans la place ????
J'aime bien ça: «Pour tenir, j'ai pensé à mon chien, à ma fiancée et à ma famille.» Notez l'ordre d'énumération  ;D .

Merci pour le partage,
Nico
« Modifié: 16 juin 2010 à 17:54:30 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

16 juin 2010 à 20:25:12
Réponse #2

Euburon





L'histoire rappelle celle d'un jeune autostoppeur, américain lui aussi, qui en 2003 s'était également coupé un bras pour se dégager d'un rocher qui le retenait prisonnier, après un éboulement, dans un canyon de l'Utah.

Aron Ralston est ce jeune alpiniste américain. Pour avoir lu son livre, c'est aussi un spécialiste de "3 secondes avec la connerie". Déclencher des avalanches, partir seul faire de l'alpinisme d'hiver, ne pas informer de ses plans, ...

« L'impossible n'est pas forcément le contraire du possible ; ou bien alors, puisque l'opposé du possible, c'est assurément le réel, nous serons amenés à définir le réel comme l'impossible » Jacques Lacan

21 juin 2010 à 17:22:52
Réponse #3

tokala



Aron Ralston est ce jeune alpiniste américain. Pour avoir lu son livre, c'est aussi un spécialiste de "3 secondes avec la connerie". Déclencher des avalanches, partir seul faire de l'alpinisme d'hiver, ne pas informer de ses plans, ...



bon livre a méditer
la fonction propre de l'homme et de vivre, non d'exister.je ne perdrai pas mes jours à essayer de prolonger ma vie. je veux bruler tout mon temps.

                                      jack london

mitakuye oyasin

21 juin 2010 à 18:47:47
Réponse #4

Stephane


Je ne sais pas pour celui-ci mais pour le randonneur (pas l'auto-stoppeur) de l'Utah, ca l'est et il s'était amputé, après plusieurs jours, a l'aide d'un couteau. Il avait rejoint lui-même les secours en marchant par la suite.

Je crois qu'après 18heures, c'est prématuré et téméraire de prendre une telle mesure. Par contre, après 3 jours, j'aimerais avoir le courage du randonneur.
Stephane Deshaies
Estrie, Quebec

Pour conserver la même opinion en politique, il faut souvent changer de parti!

21 juin 2010 à 19:52:41
Réponse #5

olafur


Souvenirs souvenirs, un épisode de la cultissime série Happy Tree Friends:

http://www.youtube.com/watch?v=RO7Q1tMGE7g

 ;D ;D ;D
ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
vous avez bien dit la route
la route va traverser l'épaisseur du monde et l'obstacle vainement accumulé des heures

Jean Tardieu - le voyage

21 juin 2010 à 20:55:22
Réponse #6

aquinatis


La nécrose des tissus peut arriver bien plus vite:la compression d'un membre entraîne effectivement ce genre de conséquences en quelques heures seulement. En Samu, j'ai vu des membres amputés après quelques heures d'incarcération par exemple.
Tout comme des fémurs cassés, qui opérés avec retard, moins d'une dizaine d'heure après l'accident, entraînaient l'amputation du membre inf à la racine de la cuisse. Donc non, 18h si le membre est écrasé ou la circulation interrompue, c'est déjà beaucoup.

Bon ça ne veut pas dire que si ça m'arrivait j'attendrais pas longtemps avant de me décider :-)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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