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Auteur Sujet: Enfants et arts martiaux / self-défense / sports de combat  (Lu 5661 fois)

09 octobre 2018 à 13:16:51
Réponse #25

ckone


En fait vous l'aurez compris je suis fan de boxe... mais ca aurait été sambo ou autre j'aurai le meme discours  ;#

Dans un cours de 1h30 on passe près de 1h avec du renforcement musculaire ou des exo de pliométrie...

Après en self défense le krav maga que j'ai pratiqué, même avec des phases en "dur", et ben d'avoir fait de la boxe avant m'a permis d'avoir une sacré longueur d'avance sur beaucoup.

La self c'est bien ...

Après l'avantage du judo c'est que c'est ludique et le risque de blessure est très restreint.
J'aurai aimé que mon fiston continue mais il a choisis le foot.

La meilleure self ? le cardio  :doubleup:

09 octobre 2018 à 13:53:40
Réponse #26

Tompouss


La meilleure self ? le cardio  :doubleup:

Le cardio, le cardio...j'aime pas courir  ;# et on peut pas toujours s'enfuir  ;D

On peut aussi vouloir être pluri-disciplinaire, j'aime beaucoup la boxe aussi (j'ai fait de la boxe française enfant, puis de la boxe thaïlandaise ado, je suis venu vers le Krav maga à 19 ans  ;))

J'ai pu paraître un peu lapidaire dans mon post précédent, j'essayais surtout d'être factuel. Je pense que chaque discipline a ses avantages et inconvénients. Si on regarde les arts martiaux mixtes par exemple (même si c'est pas la "vraie" vie) les combattants qui durent sont ceux qui s'entraînent à des disciplines multiples. Les lacunes de certaines disciplines sont comblées par des acquis d'autres disciplines.

Pour ce qui est d'encourager la pratique d'arts martiaux ou de sports de combats aux enfants (déjà on considère comme "enfant" jusqu'à quel âge ?) le critère principal devrait être une discipline pas trop traumatisante pour le corps (croissance) et ludique pour leur donner envie.

Une fois plus grand faut voir c'est quoi le cahier des charges, on peut se contenter d'un discipline pieds/poings ou de renforcement musculaire (ce que je respecte tout à fait, chacun mène sa barque comme il l'entend) ou on peut vouloir le beurre et l'argent du beurre en pratiquant du pied/poings, du renforcement, de la self et du tir par exemple (ce qui deviendra très chronophage et ne sera pas forcément utile au commun des mortels)

09 octobre 2018 à 13:58:19
Réponse #27

ckone


 ;D Yep le principal c'est que ça lui plaise.

Pour les tous petits je trouve que le judo est une très bonne entrée en matière et plus longtemps il en fera... mieux ca sera...

Je trouve que le grappling est plus dur à apprendre que la percussion ... ou plutot en 1 an de boxe tu auras déjà une bonne base... 1 an de lutte et ca sera encore dur dur ;#

23 octobre 2018 à 16:33:51
Réponse #28

Klaus


est-ce que vous leur apprenez des techniques de défense que vous connaissez, oui/non, pourquoi, à partir de quel âge

D'abord, en préalable, pour me situer, j'ai un garçon de 10 ans et une fille de 8 ans...

Le sujet que tu proposes est vaste et a plusieurs facettes. On peut partir sur quatre notions que nous connaissons pour traiter la question:

- le mindset/la psyché/l'état d'esprit
- les connaissances
- le physique
- les outils

Avant tout ça, la base, c'est l'apprentissage de ce qu'est la légitime défense: une riposte proportionnée et immédiate en réponse à une agression physique, et pas juste parce qu'on a mal au cul. Et ça doit commencer à s'apprendre dès la naissance.


En ce qui concerne la psyché, j'ai commencé tôt (3-4 ans?) à instiller par le jeu de la combativité, ça passe souvent par une sorte de lutte/chicane avec moi. Les deux ont adoré ça dès le début, et continue d'apprécier de me la mettre quand ils peuvent! Je les motive aussi à ne pas lâcher l'affaire quand c'est moi qui prend le dessus et qu'ils commencent à abandonner. Par contre, je fais bien gaffe à ne jamais entrer dans la zone rouge, celle où ça s'énerve trop et où on se fait mal, faut que ça reste ludique et qu'on garde tous le sourire!
Dans le même temps, je leurs apprends aussi à savoir lâcher l'affaire et à ne pas se mettre dans un cul de sac: ça vaut surtout pour mon fils, qui comme tous les mecs a tendance de temps en temps à faire son coq. Ca c'est de l'intelligence sociale "de base", j'ai envie de dire!
Même si mon fils a eu aussi sa dose, je communique plus spécifiquement avec ma fille depuis environ un an sur le "non, c'est non", l'intégrité inviolable du corps et l'attitude à avoir en face d'un relou qui n'aurait pas compris le message.

Pour les connaissances, ça passe surtout par l'apprentissage de l'observation et du retex sur ce qui se passe dans la rue: faire un retour sur une sale ambiance, un groupe ou un individu croisé, un évènement à l'école, etc. En général, je pose une petite question sur un truc dont j'ai senti que ça les faisait tiquer et hop ça embraye sur un échange. C'est assez rapide, c'est pas en permanence, mais ça dure depuis le CP du grand, et les principes commencent à être intégrés.
Y'a un truc aussi, je pense, qui est important: les enfants peuvent tout comprendre et ne sont pas dupes. Il faut pas leurs raconter d'histoire ni édulcorer: quand ça pue, si y'a des cons sur Terre, bah faut leur dire... avec leurs mots! ;)  Il ne s'agit pas de développer une paranoia ou une peur chez eux, mais plutôt d'éviter qu'ils ne déchantent sévère quand ils apprendront sur le tas qu'on vit pas dans un monde de Bisounours.

Le physique: mon fils a fait un an de judo à 5 ans (après 2 ans d'escalade)... Lui comme moi n'avons pas apprécié: beaucoup de petits bagarreurs, et même si les profs très compétents mettaient le holà, ça sentait la mauvaise vibration. Mauvais club, mauvais quartier? Va savoir! En tout cas, nous avons décidé de ne pas prolonger l'expérience et depuis ses 6 ans, il fait de la capoeira. Sa soeur s'y est mis aussi au même âge. Plusieurs intérêts, à mon sens, de cette pratique pour mes enfants. Cette activité n'est pas basée sur la compétition, mais sur la coopération (chacun son tour, on est en duel, on regarde ou on fait de la musique). On est pas l'un contre l'autre, mais dans un groupe bienveillant et on s'amuse. Mon fils, très perso, a pris conscience de ce qu'était une communauté. Ma fille, très timide et peu assurée, à su se sortir les doigts du cul pour combattre sous le regard des autres. Tous les deux y ont gagné en confiance et en estime de soi.
Surtout, on simule un combat, mais on ne se touche pas: il faut se maîtriser. Au niveau coordination, motricité, souplesse, c'est complet de chez complet (je suis jaloux de leurs abdos  ;# ) et ce n'est pas traumatisant.

Les outils: là, on rentre dans la technique, j'essaie de synthétiser tout ce que j'ai pu glaner au fil des pratiques et des années... Les fondamentaux poings/pieds, les gardes mais aussi qu'il n'y a pas de règle dans la rue, que le front et les coudes c'est dur, que les yeux et les c*u!lles c'est mou et sensible, que les doigts ça plie et ça casse, que si il y a de la viande à portée de dents, on peut mordre, qu'un corps désiquilibré ça tombe, que tout est une arme, etc.
C'est à l'heure actuelle plus évoqué - une dizaine de fois par an - que réellement pratiqué. J'y vais très mollo encore sur cette partie, parce que sans tout ce qui précéde ça ne sert pas à grand chose, et que les gamins ont tendance à inverser la hiérarchie des fondamentaux et à mettre les outils en premier.

Plus tard, j'apprécierais qu'il fasse au moins quelques stages un peu plus "contact", voire qu'ils se mettent à une pratique (boxe, krav-maga, systema, etc.). Ca leur permettra de ressentir ce que ça fait de donner et surtout de recevoir. En même temps je ne veux pas leur prendre la tête avec ça, s'ils ont déjà "l'attitude" et une bonne condition physique, ils éviteront/se sortiront de mal de merdiers.

En tout cas c'est un travail au trèèèès long cours, et pour moi ça fait pleinement partie de l'éducation au sens général du terme, c'est-à-dire la préparation à la vie d'adulte autonome et émancipé.

En espérant avoir fait avancer le schmilblik,

Claude
« Modifié: 23 octobre 2018 à 19:06:23 par Klaus »
Hic et nunc, age quod agis et memento mori

26 octobre 2018 à 07:56:43
Réponse #29

ckone


Hello
Tu parles du systema j'en ai fais 6 mois - instructeur ukrainien - ancien de notre chère légion étrangère.

Le prof était crédible, il sentait l'expérience et avait l'air convaincu de l'utilité du systema... malheureusement je n'ai pas du tout accroché ...
J'en ai parlé au prof - et il compare le systema à l'aikido et pas au krav maga ...

Il doit y avoir plusieurs branches du systema...

Le krav maga j'en ai fait 1 an - ç'est pas mal mais c'est surtout pour les timides ou sont qui n'ont pas de vice... j'ai pas beaucoup appris, prof compétent mais trop de participants...

J'ai fait un stage de penchak sur 2 jours avec F. Ropers... et j'ai adoré ! Alors que les coups sont très similaires au Krav ou autre (hapkido...)

26 octobre 2018 à 15:15:51
Réponse #30

Klaus


Effectivement le systema n'est pas une pratique en tension. Pour avoir pratiqué modestement le karaté, la boxe française et le krav-maga, je situerai le systema aux antipodes de ces pratiques.

Pour rebondir sur le thème des pratiques adaptées à l'enfance:

Extrait du livre de Konstantin Komarov Systema - ma méthode d'apprentissage, (traduit du russe, 2015, éditions Systemik Process),  Chapitre 1, Les caractéristiques du Systema et la méthodoligie permettant son étude: approche initiale, page 13-14:

Citer
Dans beaucoup d'arts martiaux et de sports on doit apprendre de nouvelles choses: de nouvelles techniques, de nouveaux mouvements. Ce procédé est tout à fait inutile dans l'apprentissage du Systema. [...] Il n'y a pratiquement pas de techniques ou de mouvements spécifiques dans le Systema: ce qu'on y trouve, c'est un travail sur l'état et le potentiel de la psyché et du corps. Si vous apprenez des techniques vous n'êtes pas en train d'apprendre le Systema.

La première étape vers la maîtrise du Systema  consiste en une sorte de "régression": un retour à l'enfance et ainsi à un état plus "naturel". Il ne s'agit donc pas d'apprendre mais de désapprendre ce que nous avons acquis au cours de nombreuses années. C'est un concept difficile à appréhender car tout au long de notre vie consciente nous avons cherché à apprendre davantage et n'avons pas l'habitude de revenir en arrière. C'est la raison pour laquelle les enfants apprenent le Systema bien plus rapidement et facilement que les adultes. Ils ne sont pas encore trop éloignés de leur état naturel.
[...]
A mon avis le Sysytema n'est ni un art martial ni un sport mais une science de la vie, de la vie d'un guerrier.
[...]
La base pour maîtriser le Systema consiste en une restructuration profonde du corps et de la psyché en commençant par rejeter la majorité de nos vieilles habitudes psychiques et spirituelles, en revenant aux origines: l'état naturel de l'enfance.

Je confirme la difficulté en tant qu'adulte de désapprendre! Quand j'aurais suffisemment de pratique, je distillerais par contre à mes enfants, pendant qu'ils le sont encore (enfants) les principes de cette pratique.

Après, pour ce qui est de trouver des cours pour ces mômes, c'est déjà chaud dans la pratique de trouver une association de Systema en France, alors une qui accepte les gamins... :'(
Hic et nunc, age quod agis et memento mori

26 octobre 2018 à 20:44:53
Réponse #31

ckone


Merci !
Super cet extrait !
C'est ce que je pensais mais en mieux écrit  ;#

Et le rugby ? On en parle ? Est ce un.sport dangereux ?
Je n'aime pas ce sport mais ça a l'air de réunir pas mal de qualité

Force, cardio, vices et vision du jeu et chocs

26 octobre 2018 à 21:19:46
Réponse #32

Boris


Ah le rugby...
C est le rugby qui m a redonné envie de refaire du judo qu'à d je n' arrivais plus a aller au contact dans mon judo.
Je n' allais jamais au bout du mouvement.
J' ai fait deux ans de rugby et c est revenu.
Mon fils de 5 ans et demi a demandé a faire du rugby cette année alors que sa mère m avait interdit de lui en parler.  Un de ses collègues de école en fait donc...
Pour le instant ça lui apprend des qualités pour œuvrer dans un collectif, soutenir, persévérer en commun, défendre. Y a pas encore de plaquage et ça se base sur l' évitement et c est très bien comme ça ...pour les vices heu, on attendra un peu j' espère...

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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