Nos Partenaires

Auteur Sujet: Veste MUFFLON JIM - 100% Laine Mérinos - www.mufflon.lu [TEST DM]  (Lu 13904 fois)

02 mai 2010 à 11:30:30
Lu 13904 fois

Karto


Veste JIM en W100 de MUFFLON




Fiche fournisseur : MUFFLON.LU - http://www.mufflon.lu/fr/W100-Hommes-unisex/Jim.html


D'après le fabricant
La Mufflon Jim est une veste pour homme en laine mérinos tissée et foulée (conforme au label allemand Öko-Tex qui assure de l'absence de produits chimiques nocifs dans le traitement de la laine). La veste Jim est conçue pour utilisation en mi-saison. Elle offre une coupe cintrée, deux poches extérieures zippées et deux poches intérieures, une fermeture-éclair à deux curseurs et un cordon de serrage sur les hanches (classique nécessitant les deux mains). Mufflon recommande de l'utiliser comme couche intermédiaire, par des températures de 10°C à 15°C minimum.


Poids à sec (mes mesures) : 680 grammes en taille M, 780 grammes en taille XL.

Le testeur : 27 ans, homme, vivant dans le nord-est de l'Ecosse, j'habite et travaille en ville mais tout prétexte est bon pour sortir trouver le calme. Comme par exemple les randos d'un jour ou deux, l'escalade, et (surtout) la sieste avec vue sur des environnements côtiers ou montagnards.
J'ai porté la veste Mufflon Jim tous les jours durant les trois dernières semaines, lors de toutes ces activités et pour ma vie urbaine, par des températures allant de 0°C à 17°C, par des jours de grand soleil et par de misérables soirées de pluie horizontale.



A l'usage

Le matériau est la spécificité qui a attiré mon intérêt vers les produits Mufflon. La laine en général a pour elle son côté rustique, ne demandant pas vraiment d'entretien, ne sentant pas facilement mauvais, ne craignant pas le feu, capable d'absorber jusqu'à 40% d'eau avant d'être humide au toucher et vieillissant normalement bien en conservant ses performances. Cependant la laine pure est un produit plus cher que les synthétiques concurrents, elle craint l'abrasion, elle sèche plus lentement, elle est souvent plus lourde, et la qualité peut être très variable.

Le mérinos se caracterise par des fibres très fines qui offrent un bon rapport chaleur/épaisseur, et si j'avais la peau sensible je vous parlerais aussi de sa douceur bien tolérée.

Le W100 est un tissu plutôt fin mais qui présente une trame plus dense que les tricots, moins élastique mais plus "couvrant" puisqu'il n'y a pas de gros trous entre les mailles, et prévisiblement plus résistant aux accrocs. Cela lui confère aussi une relative résistance au vent. Il ne dispense en aucun cas d'un coupe-vent, mais l'isolation perd moins vite sa chaleur dans les courants d'air qu'une polaire ou un pull de même épaisseur.
Sans aucun vent, à sec, je comparerai l'isolation à une polaire plutôt fine, un peu plus qu'une "polartec 100" pour parler d'un matériau qu'à peu près tout le monde a déjà porté. Je le trouve agréable sur une plage de températures de 5°C à 15°C sans soleil, pour une activité physique de faible intensité (marche tranquille). Si je m'agite trop je sue, et le W100 "respire" assez peu. Mais cette plage de confort pourra varier grandement d'une personne à l'autre, les goûts, les couleurs et les températures ça ne se discute pas.

J'ai évidemment pris la pluie avec la veste Jim, après tout l'Ecosse a une réputation à tenir. La pluie forte est bien gérée pendant dix à vingt minutes, en restant sec et chaud à l'intérieur. Evidemment puisqu'il n'y a pas de capuche on finit avec des ruissellements le long du cou qui descendent dans le haut du dos, mais si je menais une vie urbaine moins extrême j'aurais un chapeau ou un parapluie et la question serait réglée. Le tissu W100 commence par faire perler les gouttes, puis la laine absorbe l'eau mais il faut une demi-heure de pluie battante pour être désagréablement trempé. Ca laisserait largement le temps à un parisien de trouver une brasserie auvergnate où se réfugier --ou une entrée de métro, selon son style.
A partir de là par contre il faut longtemps pour sécher la veste. Plusieurs heures à l'intérieur.
Mais si la pluie est moins agressive, la laine densément tissée sait brillamment y répondre. La veste m'a très agréablement surpris en me gardant confortable pendant toute une journée sous un crachin qui allait et venait, sans coupe-vent. J'avais juste un bonnet sur la tête. La Mufflon Jim n'est pas un vêtement de pluie, mais elle sait vivre avec. Beaucoup mieux qu'une polaire qui "perce" très vite même si elle sèche vite, et aussi beaucoup mieux qu'un pull habituel en laine tricotée.

Evidemment le W100 est peu compressible pour les standards modernes. Mais grâce à sa finesse, la veste Mufflon Jim se laisse encore transporter dans un coin d'un sac "à la journée" sans trop priver le sac d'espace pour les ressources plus vitales comme le pique-nique. Et si la faible compressibilité est un handicap quand le vêtement est dans le sac, elle devient un avantage dès qu'on l'enfile.

Coupe et accessoires

La coupe autour du torse est bien ajustée, agréable et thermiquement efficace. --Voir en pied de page pour le choix des tailles-- On pourra noter le choix d'une coupe horizontale autour des hanches, au lieu de rendre l'arrière un peu plus tombant comme sur beaucoup d'autres vêtements. Le tissu est juste assez élastique pour donner une parfaite liberté de mouvement. J'ai porté cette veste lors de quelques soirées d'escalade sur les falaises du front de mer, sous un coupe-vent, et elle a su se faire complètement oublier. Un excellent point.
Le concepteur n'a pas opté pour un patron "moderne" qui éviterait les coutures sur les épaules et sur les points de frottement. Au contraire il y a d'épaisses coutures pliées qui courent sur toute la largeur des épaules et qui font le tour des aisselles. Certains puristes ou les plus sensibles pourront peut-être éprouver des douleurs lors du port d'un sac à dos, mais pour ma part je ne ressens aucune gêne.

Les manches sont malheureusement très lâches et n'ont rien pour serrer les poignets. Si une brise fraîche se lève elle trouve rapidement le chemin des avant-bras, donnant un peu l'impression d'être en manches courtes. A part ça les manches sont assez souples et élastiques pour être confortablement portées retroussées lorsqu'il fait plus chaud, et bien tenir.

Le col un peu montant est bien trop large sur moi pour être efficace. L'apport de chaleur est nul.

Les poches extérieures sont surtout des chauffes-mains, et fonctionnent bien dans ce rôle. Elles sont munies de fermetures éclair qui permettent aussi d'y transporter de manière sûre de petits objets ; la chose la plus grosse --et la plus précieuse-- que j'ai mise dedans est un pot de Nutella de 200 grammes, qui déformait sévèrement la poche. Les poches intérieures ne ferment pas, mais permettent de porter discrètement contre le corps des objets qu'on veut rendre inaccessibles à-qui-de-pas-de-droit. Comme on n'a rien sans rien, toutes ces poches sont pile à la hauteur d'une ceinture de sac à dos, s'interdisant elles-mêmes en randonnée.


Donc voilà...

Est-ce que je suis content de cette veste ? Oui ! Certes on trouve facilement des reproches à lui faire. Je ne conseille pas la veste Mufflon Jim comme couche intermédiaire de choix en randonnée, a fortiori en montagne, notamment à cause de son poids et de son encombrement, de son manque de "respirabilité", du temps qu'elle met à sécher, et pour certains à cause des coutures cataclysmiques sur les épaules ainsi que des poches qui sont rendues inutiles par un sac à dos.

Pourtant c'est un bon vêtement que j'attrape désormais avec plaisir avant d'enfiler mes chaussures pour mettre le nez dehors. Il faut juste savoir qu'il sera le plus à l'aise :

- en ville, où l'exposition aux éléments est limitée à des intervalles de quelques dizaines de minutes au plus, séparés par des phases où la veste peut sécher (ou le bonhomme peut se réchauffer si le vent l'a trop chatouillé). Son allure assez passe-partout mais pas vulgaire et les poches intérieures sont deux atouts pour vivre en harmonie avec la jungle sociale.

- en forêt, où le vent est généralement limité, où le silence est de mise, où l'on peut vouloir se chauffer au feu de bois et où un équipement plus rustique fleure bon la simplicité.

- en voyage, vacances, vagabondages de jeunes où l'on fait du stop et l'on dort devant une gare, puis le jour d'après on randonne un peu avant de passer une soirée dans un centre-ville exotique et une nuit dans une auberge de jeunesse... où elle sent toujours bon, où l'on a un vêtement de ville qui peut gérer l'outdoor ou vice-versa.

Karto


Note sur les tailles

Avec un bon mètre quatre-vingt-six de haut et 107 cm de tour de poitrine, le tableau des tailles de Mufflon recommande une taille XL pour moi. La première veste reçue était donc extra-large... devant mon nombril. La taille du ventre offrait des provisions pour les décennies à venir, mais le vêtement lâche était désastreux thermiquement.
Mufflon a recommandé une taille M au vu d'une photo et m'a fait parvenir la veste adéquate quoi que très légèrement trop courte, portée pour ce test. (je ne porte jamais de M, dans aucune autre marque, généralement L à XL).
Suite à cette expérience, je recommanderais facilement de prendre au moins une taille en dessous de votre taille habituelle.
« Modifié: 19 août 2011 à 08:35:24 par Karto »

02 mai 2010 à 14:49:27
Réponse #1

PUBLICITÉ


« Modifié: 16 septembre 2011 à 15:25:21 par Mathieu »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité