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Auteur Sujet: Utilité du BOB (était Re : Haiti -- situation catastrophique)  (Lu 17259 fois)

25 janvier 2010 à 22:59:29
Réponse #75

SurvivalFred


J'ai eu beau récemment donner des exemples (nuage de souffre à dunkerque, accident de TMD à saint galmier en 2000, en italie en 2009, TRICASTIN...) je passe pour un allumé avec mes BOBs. :blink:

C'est pas grave, réaction normale, si tu voyais certains d'entre nous  ::) ... j'envoie tout de même une ambulance avec de gentils mecs en blancs dedans  ;D

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

25 janvier 2010 à 23:09:15
Réponse #76

flocondavoine


Difficile d'admettre que le pire puisse arriver. Bisounours land est bien plus attractif.

Pour sensibiliser je crois qu'il est plus facile de prendre des exemples proches des gens. Quitte à ne faire que de petits pas.
Suite à des problèmes de voiture, mon frère à commencé à mettre qq objets dans le coffre de sa voiture (aujourd'hui remplacée par une neuve). Une frontale e+lite à Noël, aujourd'hui en permanence dans le sac à dos.
Suite à des "tensions" entre des patients et une belle-sœur, on a un peu (bibi pas spécialiste) discuté prévention (positionnement, attitude etc), présence d'un sifflet sur le trousseau de clés (milieu hospitalier).

Petit à petit :)


Sinon pour en revenir à Haïti ca fait réfléchir :
- à la possible perte partielle ou totale de ses biens : eau, bob, 4*4 blindé de la mort qui sauve la vie inclus
- donc de l'utilité d'avoir (un peu, beaucoup, passionnément) du cash SUR soi en permanence
- à la répartition de ses biens (hors maison dans coffre voiture, cabanon, voisin, enterré...)

26 janvier 2010 à 10:15:46
Réponse #77

vagabond


Il y a un autre truc qu'il faut prendre en compte quand on parle BOB, c'est la réaction des gens qui n'ont rien et qui squattent gentillement votre matos.

J'ai fait l'expérience involontaire d'avoir un peu de matos et de ravitaillement alors que nous nous sommes retrouvés une grosse dizaine de véhicules bloqués (hiver avec très grosse tempête de neige) pendant huit heures environ.

Devinez ce qui s'est passé ?

Difficile de dire non quand une mère de famille vous demande s'il vous ai possible de faire une boisson chaude pour ses enfants, et ainsi de suite. Sans compter qu'il est difficile de laisser crever de froid qui que ce soit, alors tout ce qui pouvait servir à servi (couverture, plaid, sac de couchage ...).

Ce n'est pas bien dur, j'avais de quoi survivre au moins une semaine dans la caisse du land et quand nous avons pu repartir, elle était pour ainsi dire vide.

Je me demande comment intégrer cette constante dans la réflexion ?

Vagabond

26 janvier 2010 à 11:16:22
Réponse #78

mav


Citation de: vagabond
Il y a un autre truc qu'il faut prendre en compte quand on parle BOB, c'est la réaction des gens qui n'ont rien et qui squattent gentillement votre matos.

Là tu pose un autre problème qui à mon sens est à gérer par chacun avec sa propre conscience, celui de sa propre humanité (par extrapolation ça me fait penser à certains passage de "the road" de McCarthy), définir les limites de son "égoïsme" (terme trop fort et pas complètement adapté mais l'idée est là) et essayer de les appliquer à la situation.

Je pense que là il y a trois axes de travail majeures:
- La quantité ( un problème insoluble pour des raisons économiques, de mobilité.....si un land rover ne suffit pas :-\)
- Le camouflage du BOB et de toi même lorsque tu l'utilise (questions de situation)
- L'éventuelle défense (voir avec un raisonnement extrèmes, avec les armes à la mains?) du BOB

C'est aussi un problème de tes propres limites physiques: moi et je sais que c'est stupide  :'( (et que je vais me faire gentiment honnire pas trop fort quand même s'il vous plait c'est un exemple ;)) mais au vu de mon addiction à la nicotine, ça je donnerait pas.

En Haïti nous avons opté pour une double solution:

- On a donné ce qu'on avait en quantité à savoir les médicaments que l'on a donné à un médeçin local, en ne gardant que le strict minimum pour nous, puis après ce qu'on avait c'est à dire du temps.
- En cachant et se cachant aux moment des repas, de la toilette etc.

Je sais qu'en retournant au boulot cet aprem je vais prendre un petit savon (pour la forme) parce que dans mon contrat de travail, il y a une clause qui dit grosso modo que toute prise de partie, ou aide au plan local nous est interdite. C'est dans l'absolu une "bonne clause" parce qu'elle participe à notre sécurité (sans cette clause dans une zone de guerre qu'est-ce qui m'empècherais de prendre les armes et de faire le coup de feu?) mais c'est aussi une clause qui à mon regard et à celui de la quasi totalité de mes collègues est moralement inappliquable.

Un problème individuel de conscience à mon sens, mais une question interressante et que chaque possesseur de BOB devrait se poser. :)

Mav

[un post a était crée sur cette question de Mav, pour en parler en détail]http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,29890.0/topicseen.html
« Modifié: 29 janvier 2010 à 10:05:13 par plumok »
Un clavier AZERTY en vaux deux.

26 janvier 2010 à 19:40:28
Réponse #79

Campeur


Un catakit obligatoire ? non merci !  >:( :down:

Ce serait comme un impôt de + donc très mal perçu (par moi le premier).
Et je trouve que nous avons assez de loi comme ça (une loi pour tout et son contraire)


ben si c'est un impôt utile qui peut sauver des vies, moi pour une fois je serai plutôt pour !

quant au caractère obligatoire, ben encore une fois, si ça peut sauver des vies je suis encore pour ! la ceinture de sécurité, quand on l'a rendu obligatoire, tout le monde a craché dessus, maintenant on ne penserait pas faire autrement



ET NE ME PARLEZ PAS DU CATAKIT  >:( >:(
Encore une idiotie on réinvente encore la roue... On dépense de l'argent pour RE-inventer ce qui existe déjà (au Canada) il aurait été plus simple et économique d'aller chez nos amis Canadiens et d'importer leu "Catakit".
Je crois en plus qu'ils ont eu l'intelligence de le mettre en vente partout (épiceries, magasins de sport, grandes surfaces...). Facile à trouver... :up:

Je ne comprends pas ! :blink: le catakit, c'est somme toute une inspiration du kit de la croix rouge canadienne. Ce n'en est pas la copie conforme, mais l'esprit y est ! se constituer chez soi un sac contenant le nécessaire pour pouvoir subvenir à ses besoins pendant un temps court, et ce dans l'attente des secours  :up:.
c'est un bob de base qu'il convient d'adapter en fonction de chacun et qui nécessite une bonne formation, mais je comprends pas pourquoi il faudrait le rejeter, ni pourquoi c'est une idiotie,ou encore pourquoi il faudarit adopter pure jus le "catakit" canadien et l'importer.

Maintenant, moi j'imagine sans mal, un "catakit" (vous l'apellerez comme vous voulez si le nom vous file des boutons ;#) avec formation obligatoire, pour préparer les gens des zones sensibles. Ca va à mon avis dans le sens  de la préservation de la vie et c'est à mon avis de la responsabilité d'un état à l'égard de ses concitoyens. il doit prendre en charge ceux qui pour des raisons x ou y sont incapables de s'autodiscipliner. Je ne dis pas que ça sauvera toutes les vies, c'est loin d'être la panacée, mais au moins, certaine personne n'ayant pas notre degré de sensibilité sur la survie pourront être informées dans un premier temps (éveillée) et peut être sauvées.

Mais encore une fois, je suis d'accord avec vous (j'insiste lourdement hein !  ;#) sans mise en pratique, ça n'a aucun sens ! En fait pour reprendre la comparaison avec la ceinture de sécurité, ça n'a pas grand sens, si tu n'a pas au préalable, appris les rudiments de la conduite !

Stage obligatoire chez le manitou !!!!  :D  je veux bien repasser le permis de survivre moi  :lol:
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

26 janvier 2010 à 23:44:51
Réponse #80

flocondavoine


Si la situation en Haïti est bien différente de ce que l'on pourrait connaitre en France métropolitaine il n'en demeure pas moins intéressant de savoir, dans le contexte particulier de cette île, comment les choses se sont déroulées.
Ne serait-ce que pour réfléchir à la problématique des catastrophes naturelles en général, de l'attitude de la population ("si différente soit-elle de nous").
Sans compter certains sur ce forum qui peuvent être amener à évoluer ou vivre dans des zones similaires.

Il me semble que tout enseignement est bon à prendre, tant qu'effectivement on en saisit le contexte particulier.

Sinon je suis bien d'accord avec toi sur les risques moins spectaculaires mais bien plus probables du quotidien (pas toujours facile de redescendre sur terre, on a tendance à vivre plus profondément une catastrophe comme celle-ci que la panne de voiture qui c'est bien terminé). Et la nécessité d'avoir du cash sur soi.

Au plaisir de te lire.

26 janvier 2010 à 23:46:27
Réponse #81

vagabond


J'ai fait l'expérience involontaire d'avoir un peu de matos et de ravitaillement alors que nous nous sommes retrouvés une grosse dizaine de véhicules bloqués (hiver avec très grosse tempête de neige) pendant huit heures environ.
A ce moment précis de ma vie, je peux garantir que nous avions du cash, des moyens de communication et nos papiers d'identités ainsi que pro, eh bien, ça ne suffisait pas.

Ce n'est pas bien dur, j'avais de quoi survivre au moins une semaine dans la caisse du land et quand nous avons pu repartir, elle était pour ainsi dire vide.
Tous ces braves gens sans rien avec eu auraient toujours pu faire autrement, mais ils ont sollicité quand même un petit coup de main avec du matos tout con mais qui fait cruellement défaut quand on ne l'a pas.

Il est certain que tu n'as pas tout à fait tord, mais il y a quand même peu de gens qui se baladent sans au moins deux des trois choses que tu recommandes.

Vagabond

27 janvier 2010 à 11:56:55
Réponse #82

Wapiti


Bonjour Barnabé.


Causes humainse.
Si le risque NRBC n'est pas à ignorer, il ne faut pas uniquement se focaliser dessus, en plus comme tout les autres, il ne concernera pas tout le territoire. S'il fait peur par l'ampleur des conséquences, ce n'est heureusement pas le plus fréquent

D'autres dangers existent bel et bien, Toulouse en est un exemple.

Plus loin dans le temps la rupture du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959, fit des ravages qui restent dans les mémoires.

Causes naturelles.

Au XXe siècle, l'Ile-de-France a connu trois crues exceptionnelles (1910, 1924 et 1955) et 2 crues majeures (1945, 1982). D'autres régions de France n'en sont pas exemptes, loin de là.

Tremblement de terre d'Arette (Pyrénées-Atlantiques) le 13 août 1967, 5,7 sur l'échelle de Richter, ressenti jusqu'à Bordeaux, village détruit mais peu de victimes. Il y en eut d'autres depuis sur la chaîne pyrénéenne et en Alsace.

Tempêtes de 1999 et de 2009, si elles firent peu de victimes des gens furent coupées de tout pendant quelques jours.

On peut recenser les catastrophes sur notre territoire, le NRBC est, pour l'instant, celui qui pose le moins de problème.

Il ne sert à rien d'éviter le camion, si la voiture te renverse.

À +

   

27 janvier 2010 à 12:45:26
Réponse #83

mav



Citation de: flocondavoine

Êtes-vous sortis hors des zones à fortes populations ?
Si oui, penses tu qu'il est plus "facile" de passer quelques jours à l'extérieur de la ville ? Peut-être un plus niveau sécurité, malgré un accès aux soins et fournitures moindre ?

Au niveau de vos affaires, que portiez vous ?
Sac à dos de faible volume ? Caméra et perche ?

Tu expliques que vous vous êtes cachés, pourrait tu nous en dire plus ?

Vous n'avez pas eu à faire à des hommes menacent ? Plus ou moins insistants et armés ?
Le fait d'être journalistes occidentaux (une équipe de combien ?) vous a-t-il aidé à éviter d'éventuelles confrontations ? Ou au contraire ?

Etait-il possible relativement facilement de circuler à pieds ? En vélo ?

Excuse la profusion de questions.



Un sac de faible volume est peut-être préférable à un superbe bob très complet attirant la convoitise et limitant les déplacements ?
Quitte à avoir du matos planqué à la Woodrunner

Ne t'excuse pas sa m'aide à sortir ce qu'il y a d'important dans l'expérience  :)

- On est pas sorti des zones fortement peuplés, parce que c'était là qu'était notre travail mais aussi parce qu'avec notre matériel on avait une mobilité assez réduite.
Mais je pense que si j'avais été un sinistré (avec un peu de matos) j'aurais cherché à quitter la ville oui, principalement pour des questions d'hygiènes et de sécurité et d'accès à l'eau aussi.


- Chacun de nous deux avait un sac à dos 35L pour moi, et 60L pour mon collègue (mais vu sa taille pour lui c'est un faible volume) avec dedans le nesseçaire à la vie (Kit, change, bache, 3L d'eau par personne, nourriture et divers (petite pharma, popotte quart....) + sac de couchage + tapi de sol (environ 10-12Kg pour moi et une bonne 15 aines pour lui

- un rack étanche de 70L environ contenant la caméra, les batteries de la cam', un ordi portable avec plusieurs batteries, 15L d'eau, une pharmacie "lourde", la nourriture, mon sac de prise de son ( micros, mixette, recorder, perches, jeu de piles) environ 40Kg).
C'est ce rack planqué dans les décombres d'un batiment à moitié effondré dans une zone résidentielle (choix de l'endroit dù à sa très faible fréquentation) qui nous à servit de "coffre au trésor", tout les matin on selectionnait dedans ce qui nous paraissait le plus précieux (quasi toujours bouffe et eau) on dormait également à proximité mais dehors comme tout le monde par craintes des répliques et il y en a eu, pas des grosses, je suis reparti avant mais il y en à eu.

- Le rapport à la caméra est bizarre les gens n'étaient pas menaçant avec nous, ce qu'on est à compris c'est qu'on était le meilleur médium avec ceux qui avaient l'aide. Peu de gens armés aussi (a part les force de l'ordre ou ce qu'il en restait bien-sur), mais beaucoup avec des batons pour se défendre.

- Circuler à pieds n'était pas difficle ce qui nous à géné, c'était le volume de notre matériel. En vélo à la rigueur mais avec tous les débris tu crèverais très vite une bonne solution pourrait être d'utiliser un vélo en "animal de bât" mais un caddie ou autre dans un environement urbain me semble plus adapté.

De manière générale en tant que victime je crois que je préfèrerait manquer un peu et conserver ma mobilité.

J'espère que ça répond à tes questions  ;)

Mav'

Ps: J'ai donné les poids à la louche à 1-2Kg près, on a pas pesé pour pas déprimer
Un clavier AZERTY en vaux deux.

27 janvier 2010 à 13:13:27
Réponse #84

Alex Reeves


Bravo pour ce que tu fais et bon courage à toi Mav !

"Celui qui vit par l'Epée, finit toujours par la recevoir dans l'cul.
Dieu nous garde."

27 janvier 2010 à 20:15:51
Réponse #85

vagabond


Ca pose la question d'avoir assez pour aider les autres. Cette question est aussi posée dans les "leçons sur l'ouragan Katrina" que j'ai traduites en français sur Olduvaï. En deux mots, le survivaliste accueille deux amis, ce qui était prévu, et aussi les familles des amis de de ses amis, ce qui n'était pas prévu. Il dit : j'avais des réserves pour 30 jours pour une personne. Elles ont duré 2 jours pour 30 personnes.
C'est un problème que je soulève quelques post avant, mais je ne peux décemment donner une réponse qui tienne la route.

Mais là on parle du BOB, qui est censé tenir dans un sac à dos. "Tout" faire tenir dans un sac à dos pour une personne, c'est déjà pas évident. Celui qui a une famille (disons 2 adultes + 2 enfants très jeunes), c'est encore plus compliqué. Toutes les affaires pour 4 doivent tenir dans deux sacs à dos adulte, les enfants ne pouvaient porter que très peu (voire il faut aussi les porter !).
Si on ajoute à cela la nécessité de prévoir eau, nourriture et chaleur pour une dizaine de personnes, on arrive à un truc impossible à porter. C'est plus un BOB, c'est une cargaison.
Ca pose cruellement la question de savoir si on partage ou pas, et si non, comment on dissuade les autres de "partager de force"...
Un BOB, c'est un truc d'urgence pas un camion ni une caravane et c'est bien pour ça qu'il est impératif de le réfléchir et de savoir utiliser ce qu'il y a dedans sinon il ne sert pas à grand chose.

Autre problème du même tonneau : à mon avis, s'il y a une catastrophe à grande échelle en France, ce sera une catastrophe NBC (pas un séisme !). Faut-il avoir toujours son kit NBC avec soi (dans la voiture par exemple ?). Et celui qui a une famille, 4 kits NBC ? Et quand les enfants grandissent, on rachète de nouvelles combinaisons ? Et là aussi, on prévoit aussi pour d'autres personnes ? Combien de kits, 10 ? Ca pose de toute évidence des problèmes de coût, de place disponible, etc.

Tout cela montre qu'il faut faire des choix et des compromis.

Perso, j'ai dans mon BOB des pastilles d'iode (assez pour 3 ou 4 personnes) mais c'est tout au niveau NBC. C'est mon compromis actuel.
Crois-tu qu'un tsunami sur les cotes ou un tremblement de terre dans l'est soient des plaisanteries de courte durée. Le risque Nucléaire Biologique Chimique, fait effectivement parti de la panoplie des emmerdes qui peuvent nous tomber dessus (et ce n'est pas de la paranoïa), mais ce n'est pas le seul.

Vagabond
« Modifié: 27 janvier 2010 à 22:32:08 par vagabond »

27 janvier 2010 à 20:37:16
Réponse #86

QUIDAM


Salut Barnabé,


Ce que je veux pointer du doigt, c'est que le survivaliste, à force d'être fasciné par les préparations, en vient à espérer la grande catastrophe, celle qui lui donnera enfin raison d'avoir consacré tant de temps et d'argent à sa préparation. Les bouquins de référence US envisagent tous des ruptures sociétales à grande échelle et de longue durée... Dans le même ordre d'idée, on voit souvent parfois  ;D des BOB qui semblent plus inspirés par une nostalgie des raids de l'armée que par une analyse lucide des dangers auxquels on peut réellement être personnellement confrontés.


Ce n'est pas parceque j'ai acheté une voiture avec 6 airbags, ABS, Aide au freinage ect... que j'ai envie d'avoir un accident pour prouver que j'avais raison d'acheter ces options.  :blink:



A propos de Haïti, bien sûr, la première chose qui me vient à la bouche, c'est que c'est tout à fait horrible. Mais vouloir en tirer des leçons pour la France, c'est se foutre le doigt dans l'oeil. La France est-elle une zone sismique ? Quelles catastrophes naturelles ou industrielles ont fait plus de 100 morts d'un coup depuis 1945 ? Quand avons-nous vu les secours être totalement dépassés comme en Haïti ?


Il y a des zones sismiques en france, aussi sismique qu'en Italie...

Cela faisait 200 ans en Haiti sans tremblement de terre je crois...
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

29 janvier 2010 à 02:28:15
Réponse #87

Wapiti


Oui, c'est AZF. Surtout l'explosion, les gaz toxiques qui en découlèrent sont des effets secondaires qu'il ne faut pas ignorer mais qui causèrent peu de victimes graves.

Une explosion est une conséquence mécanique d'une réaction chimique. C'est l'effet brisant de l'explosion que je met en avant. Si tu la classes dans le C, c'est davantage le facteur humain qui en fut la cause.

NRBC veut bien dire nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique. J'entend essentiellement le risque nucléaire avec ses conséquences immédiates, puis à court et long termes.

Les populations ont plus de chance (malchance devrait-on dire) d'être exposées à une catastrophe naturelle que d'origine humaine. Si on considère que les populations commencent à partir de deux individus, on a pas fini, bien que toute victime n'est pas souhaitable.

La catastrophe naturelle par son caractère aléatoire en temps, lieu et intensité est beaucoup plus difficile à prévenir.

En revanche, le facteur humain n'est jamais gratuit.

Un kit NRBC est utile à condition d'y adjoindre un compteur Geiger, un dosimètre et un masque à gaz par personne, je rappelle que sa possession est interdite aux particuliers (matériel de guerre de 3e catégorie). À part une combinaison (qu'il faut pouvoir décontaminer avant de l'ôter) et des comprimés d'iode que peux tu faire de plus ? À moins d'être hermétique ton BOB sera probablement souillé par la radioactivité, le biologique et le chimique, sont enveloppe en premier, qu'il te faudra toucher pour l'ouvrir, mais avec quoi ?  Ensuite seras-tu sûr de son contenu ?

Tu peux aussi mettre une barque dans ton grenier au cas où le niveau des eaux atteint ton toit par très forte crue. C'est loin d'être idiot, mais est-ce pertinent ?

__________

Plus de 100 mort d'un coup en France depuis 1945.

2 décembre 1959. Le barrage de Malpasset (voir plus haut) : 423.

1er novembre 1970. Saint-Laurent-du-Pont, un incendie dans une discothèque nommée le « 5-7 » : 146 morts, l'immense majorité était mineure.

16 juin 1972. La voûte du tunnel de Vierzy (Aisne) s'effondre au passage de deux autorails, coinçant les deux trains dans le tunnel : 108 morts.

3 mars 1974. En forêt d'Ermenonville, au Nord de Paris, un DC-10 de la Turkish Airlines s’écrase peu après son décollage de l’aéroport d’Orly : 346 morts.
 
25 juillet 2000. Crash du Concorde : 113 morts.

La plupart dues à des causes humaines.

Ça fait beaucoup, non ? Toutes n'y figurent pas et c'est juste pour la métropole.

À +
« Modifié: 29 janvier 2010 à 21:20:03 par Wapiti »

29 janvier 2010 à 08:22:37
Réponse #88

Aïki


Liège 27/01/2010 à 1h45, suite à une probable fuite de gaz, un immeuble explose. Il s'effondrera vers 7h. Dans l'intervalle, on a fait évacuer les occupants des immeubles voisins. Ces gens sont hébergés à divers endroits et non pour la plupart ni vêtements de rechange, ni argent, ni papiers car on ne leur a laissé que le temps de se vêtir. Certains rentreront chez eux dans 1 jour ou 2 mais pour les autres cela pourrait prendre jusqu'à 2 semaines.
Il ne s'agit que d'une tragédie urbaine qui touche un quartier. Ca n'est pas une catastrophe majeure mais ne me dites pas que çà ne vous donne pas envie de vous constituer un BOB.
Dans cette tragédie, il y 19 victimes.
Plus d'info
Luc
jabber/gtalk lbo@jabber.belnet.be

29 janvier 2010 à 13:28:56
Réponse #89

Eric Lem


Liège 27/01/2010 à 1h45, ...

On en parlait encore hier avec Rod...
Ce genre d'accident montre justement tout l'utilité d'un BOB, pas pour les gens qui étaient dans l'immeuble (eux, ils ont rien vu venir), mais pour les voisins qui ont du évacuer dare-dare et se retrouver en calbute sur le trottoir par une température négative....

Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

29 janvier 2010 à 13:33:23
Réponse #90

Woodrunner


Salut,

il me semble au contraire qu'il existe des masques civils classés comme EPI (équipements de protection individuels) qui ne sont pas considérés comme des armes de 3e catégorie, et qui sont pourtant tout à fait similaires à leur cousins militaires. Voir par exemple le Scott Promask dans cette page : http://www.smhequipments.com/resp.htm

Les modèles militaires de surplus vendus sur internet sont bien moins chers mais effectivement leur possession est illégale en France.

En même temps à quoi sert une tenue NRBC sans la logistique qui va avec?
Sans décontamination possible et sans une instruction poussé c'est juste de l'argent jeter par les fenêtres! De plus les tenues et les filtres ont une date limite parfois courte... Dans un pays comme Israël c'est utilisable car la frontière entre le militaire et le civile est très mince, et que les gens ont vraiment été soumis à ce genre de risque dernièrement et que les secours sont préparé pour ce genre de situation. Mais en Europe je pense pas que cela en vaille la peine.


Il ne suffit pas de mettre le masque et la jolie tenue fluo pour se protéger! De plus pour être efficace il faudrait avoir en permanence la tenue sous la main et être habitué à s'équiper rapidement et correctement. Choses très contraignantes que les militaires peine a appliquer correctement malgré l'entrainement.
« Modifié: 29 janvier 2010 à 14:08:01 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

29 janvier 2010 à 14:01:26
Réponse #91

Wapiti


3e catégorie : Matériels de protection contre les gaz de combat et produits destinés à la guerre chimique ou incendiaire : matériels complets, isolants ou filtrants, ainsi que leurs éléments constitutifs suivants : masques, dispositifs filtrants, vêtements spéciaux.

Article L2336-1

I.-L'acquisition et la détention des matériels de guerre, des armes et des munitions par les personnes autres que celles mentionnées à l'article L. 2332-1 sont soumises aux dispositions suivantes :

L'acquisition et la détention des matériels de guerre des 2e et 3e catégories sont interdites, sauf pour les besoins de la défense nationale. Un décret en Conseil d'Etat définit les conditions dans lesquelles l'Etat, pour les besoins autres que ceux de la défense nationale, les collectivités locales et les organismes d'intérêt général ou à vocation culturelle, historique ou scientifique peuvent être autorisés à acquérir et à détenir des matériels de ces catégories. Il fixe également les conditions dans lesquelles certains matériels de 2e catégorie peuvent être acquis et détenus à fin de collection par des personnes physiques, sous réserve des engagements internationaux en vigueur et des exigences de l'ordre et de la sécurité publics ;

Article L2336-2

Seules les personnes satisfaisant aux prescriptions de l'article L. 2332-1 peuvent se porter acquéreurs dans les ventes publiques des matériels de guerre, armes et munitions et de leurs éléments des 1re, 2e, 3e, 4e catégories ainsi que des armes de 6e catégories énumérées par décret en Conseil d'Etat.

La vente de ces mêmes matériels par les brocanteurs est interdite.
 
« Modifié: 29 janvier 2010 à 14:45:24 par Wapiti »

29 janvier 2010 à 14:55:34
Réponse #92

Wapiti


Ils ne peuvent l'utiliser que dans le cadre professionnel et ne le détenir que sur leur lieu de travail. Pas à leur domicile, sauf si c'est leur lieu de travail habituel.

De toutes façons, il est soumis à déclaration.

Cette disposition a pour but de préserver la sécurité publique et de ne pas entraver l'action des forces de l'ordre. Si tout le monde avait son masque à gaz, il serait impossible de disperser les manifestation avec des lacrymogènes, comme force doit rester à la loi…

À +

29 janvier 2010 à 15:55:58
Réponse #93

lambda


 :blink:
Beh, vous êtes pas au moins en partie d'accord, en fait? ou j'ai pas bien compris des trucs...

Ils ne peuvent l'utiliser que dans le cadre professionnel et ne le détenir que sur leur lieu de travail. Pas à leur domicile, sauf si c'est leur lieu de travail habituel.
...

Je n'ai trouvé absolument aucune mention de ce que tu avances, y compris dans des publications officielles ou semi-officielles, par exemple sur le désamiantage. Toutes les obligations vont au contraire dans le sens de la protection du travailleur, c'est à dire que l'employeur a tout intérêt à équiper ses employés ! S'il y a des limites à ce qu'on peut faire avec, c'est dans le même but. Dans le cas du désamiantage, il est de toute logique que l'équipement reste sur le lieu de travail pour éviter tout risque que l'employé ne contamine son véhicule ou son logement par les fibres, mais là on parle de procédures spécifiques au désamientage, pas des conséquences de la réglementation sur les armes. ...

C'est pas un peu pareil, même juste "un peu", au moins?  :huh:

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

29 janvier 2010 à 16:04:56
Réponse #94

Rammstein


Un filtre de masque à gaz périmé - correctement stocké à l'abri de l'humidité et des variations de température -peut encore servir à filtrer des particules radioactives ou des poussières en suspension, en cas de Fallout ou de réédition du 11/9 par exemple. Périmé, le charbon actif ne l'est plus trop, mais les composants servant à fixer les vapeurs toxiques et les poussières restent plus ou moins opérationnels. Le masque à gaz constitue en outre une bonne protection de la face, et notamment des yeux et des muqueuses. C'est toujours mieux qu'un chiffon humide sur la bouche en tout cas...

Rammstein

29 janvier 2010 à 16:05:18
Réponse #95

Wapiti


Dans une circulaire d’application il est précisé : “En ce qui concerne les matériels de 3ème catégorie (protection contre les gaz de combat), seules peuvent les détenir les personnes morales de droit public ou de droit privé, à l’exclusion des personnes physiques.” Il est donc clair que la détention d’un simple masque à gaz par un simple particulier est interdite. On a détourné une simple mesure de protection du consommateur en interdiction pure et simple, par méconnaissance du sujet ! Cela me rappelle chez Molière Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir !

Une directive européenne traite de l’utilisation des équipements de protections individuelle (EPI). Elle précise les obligations des employeurs en matière d’évaluation des risques, des sélections des matétils les mieux adaptés, d’attribution et d’entretien des équipements, d’information et de formation des salariés à leur port et utilisation.
Les masques disponibles filtrent les particules, les poussières, les gaz et les vapeurs. Ils sont bien plus efficaces que les “antiquités” issues des 2 guerres mondiales et sont, non seulement en vente libre, mais obligatoires dans beaucoup d’entreprise. Comprenez y quelque chose !

29 janvier 2010 à 16:11:29
Réponse #96

lambda


tiens, par curiosité, je suis tombé là dessus...

http://www.bourgogne.pref.gouv.fr/assets/files/documents/armes_mai07.pdf

Mais si on lit bien le truc à fond et qu'on reste carré et sans possibilité d'extrapolation sur l 'interprétation du texte, ca nous parle de:

"matériel de protection contre les gaz de combats et les profuits chimiques déstinés à la guerre chimique ou incendiaire..."

donc si on a un "matériel de protection contre les gaz", mais que ca s'arrète là dans son descriptif, ou qu'il est déclaré inefficace contre les gazs "de combats et les produits chimiques déstinés à la guerre chimique ou incendiaire...", doit on le considérer comme une 3 eme catégorie "interdite"?

un peu dans cette idée...

Dans une circulaire d’application il est précisé : “En ce qui concerne les matériels de 3ème catégorie (protection contre les gaz de combat), seules peuvent les détenir les personnes morales de droit public ou de droit privé, à l’exclusion des personnes physiques.” Il est donc clair que la détention d’un simple masque à gaz par un simple particulier est interdite.

Ca dépend ce que tu entends par "simple masque à gaz"... La aussi,

Si les caractéristiques du masque à gaz, clairement indiquées par le constructeur, font que le masque ne peut pas protéger contre les gaz de combat, alors, si on colle au texte, ca ne devrait plus être un 3 eme catégorie... et ne plus poser de problème...

non?  :huh:

a+,
Lambda



"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

29 janvier 2010 à 16:16:14
Réponse #97

lambda


Tiens par exemple, chez radiospares, le fait d acheter ce type de produit (masque et cartouche):

http://radiospares-fr.rs-online.com/web/search/searchBrowseAction.html?method=browseSubRange&Ne=4294954434&N=4294542455&productNum=6660970

http://radiospares-fr.rs-online.com/web/search/searchBrowseAction.html?method=retrieveTfg&Ne=4294958156&N=4294919132+4294957558


est ce que ca nous fait mettre en infraction (3 eme catégorie)? doit on le considérer comme un "simple masque à gaz" insérable dans nos BOB, par exemple?

j'ai pas l'impression...

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

29 janvier 2010 à 16:18:35
Réponse #98

Wapiti


Décret n° 2009-890 du 22 juillet 2009 modifiant la section 4 du chapitre II du titre II du livre III et les annexes III-3 à III-9 du code du sport relative à la prévention des risques résultant de l'usage des équipements de protection individuelle pour la pratique sportive ou de loisirs


A N N E X E S
« ANNEXE III-3
(Article R. 322-27)
LISTE DES EPI-SL SOUMIS
AUX DISPOSITIONS DU CODE DU SPORT


1. Articles de protection de la tête tels que les casques, couvre-chefs légers.
2. Articles de protection de tout ou partie de la face tels que les protège-dents, masques grilles et visières.
3. Articles de protection de l'œil tels que les lunettes et masques de natation et de plongée, lunettes et masques de protection contre le rayonnement solaire, y compris les lunettes d'éclipse solaire.
4. Articles de protection de l'oreille tels que les coques et bandeaux de protection.
5. Articles de protection du tronc tels que les tours de cou, plastrons, carapaces dorsales, protège-coccyx, coquilles, sellettes et vêtements comportant des parties assurant une protection locale.
6. Articles de protection des membres supérieurs tels que les épaulières, coudières, protège-poignets, gants, mitaines, vêtements comportant des parties assurant une protection.
7. Articles de protection des membres inférieurs tels que les protège-genoux, protège-tibias, protège-chevilles, chaussures et vêtements comportant des parties renforcées assurant une protection.
8. Articles de protection contre les glissades tels que les crampons.
9. Articles de prévention des noyades tels que les bouées destinées à la navigation de plaisance.
10. Articles d'aide à la flottabilité tels que les maillots de bain avec flotteurs intégrés, brassards.
11. Accessoires de signalisation visuelle.


ANNEXE III-4
(Article R. 322-27)


LISTE EXHAUSTIVE DES GENRES D'ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE (CI-APRÈS DÉNOMMÉS " EPI ”) N'ENTRANT PAS DANS LE CHAMP DU CODE DU SPORT
1. EPI c*nçus et fabriqués spécifiquement pour les forces armées ou de maintien de l'ordre tels que casques, boucliers.
2. EPI d'autodéfense contre les agressions tels que générateurs aérosols, armes individuelles de dissuasion.
3. EPI destinés à la protection ou au sauvetage des personnes embarquées à bord des navires ou aéronefs, et qui ne sont pas portés en permanence.
4. Casques et visières destinés aux usagers de véhicules à moteur à deux ou trois roues.
5. Protections c*nçues et fabriquées pour un usage privé contre :
― les conditions atmosphériques (gants, notamment de ski, couvre-chefs, coupe-vent, vêtements de saison, chaussures et bottes, parapluies) ;
― l'humidité, l'eau (gants de vaisselle) ;
― la chaleur (gants).

Rien trouvé concernant l'acquisition et la détention individuelles et privées des masques anti-gaz, autre que les matériels de guerre.
« Modifié: 29 janvier 2010 à 17:03:31 par Wapiti »

30 janvier 2010 à 08:26:41
Réponse #99

Wapiti


Bonjour !

Pour ne pas laisser s'étendre la polémique sur les masques anti-gaz, nous pouvons constater que sur le territoire français, il est plus aisé de trouver des armureries que des boutiques qui vendent cet article de protection. Ce qui prouve que ce n'est pas un objet banal, sinon on le trouverait dans les grandes surfaces, les magasins d'outillage ou de sport, voire à l'épicerie du quartier.

À +

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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