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Auteur Sujet: Il meurt de froid aprés un accident de voiture  (Lu 7815 fois)

13 janvier 2010 à 21:08:42
Lu 7815 fois

lgabat


Bonjour a tous.

Je viens de lire cet article et je me suis demandé ce qu'il aurait fallut faire.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/13/753591-Il-meurt-de-froid-apres-un-accident.html

Personnellement, si la voiture était encore en fonctionnement j'y serais resté avec le moteur allumé pour avoir du chauffage.

Après je n’ai pas trop d'idée sur la conduite à tenir.

Partir ou rester?

Lionel


13 janvier 2010 à 21:17:40
Réponse #1

DavidManise


Dans l'ordre :

- toujours partir assez habillé pour faire le trajet à pieds...  voire rester immobile plusieurs heures (on peut mourir de froid en ville, la preuve) : le kit de survie c'est pas que pour l'antartique hein !
- avoir un portable pour au moins prévenir qu'on part à pied de la voiture accidentée pour rentrer chez soi...  
- contrôler/limiter le saignement à la tête (ça pisse bcp le cuir chevelu)...

Bref, comme souvent, tout s'est joué avant le drame, même pas pendant...  :(

Triste histoire.

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

13 janvier 2010 à 21:43:21
Réponse #2

jeanluc


j"ajouterai que ,moteur tournant,et voiture immobile,les gaz d'echappement peuvent s'accumuler sous la voiture,surtout s'il y a de la neige et ainsi t'asphyxier...et comme on dit sur le forum,la mort est un état  qui dure longtemps

13 janvier 2010 à 23:01:02
Réponse #3

Achille


- toujours partir assez habillé pour faire le trajet à pieds...  voire rester immobile plusieurs heures

Depuis des mois que je fréquente ce forum, je pourris quasiment chaque jour mes enfants et leur mère quand ils doivent faire un trajet en voiture en insistant pour qu'ils prennent suffisamment de vêtements et des chaussures adaptées. Surtout mon fils qui a une fâcheuse tendance à se montrer négligent. Systématiquement, je leur pose des questions avant de partir, l'air de rien, du genre : "vous faites comment avec votre petit gilet et vos godasses de ville si vous tombez en panne et devez rentrer à pied ou attendre deux heures sur place alors qu'il gèle ?" À la longue, le message a fini par rentrer, surtout depuis l'hiver dernier où madame a dû rentrer à pied en laissant sa voiture bloquée par la neige dans une montée. C'était en journée, heureusement, et on est allé la récupérer sur le chemin.

Personnellement, je monte dans ma voiture en m'habillant comme si je devais marcher. Dans les poches de ma veste, j'ai mon tour de cou, mon bonnet et une grosse paire de gants. Ça fait des bosses et c'est pas esthétique mais je m'en fiche. Pour éviter d'avoir trop chaud, je réduis ou coupe carrément le chauffage (quand je suis seul !  ::)). Si j'ai un accident et dois évacuer d'urgence mon véhicule, j'ai déjà de quoi faire sur moi. Si j'ai le temps d'accéder à mon coffre, je peux chopper mon fond de sac, une couverture en laine, une paire de bottes en caoutchouc et une grosse paire de chaussettes. Le grand luxe, quoi !  ;# Et de quoi éviter de finir comme ce malheureux...

Mais pour les habitués de ce forum, rien de nouveau.  :glare:

14 janvier 2010 à 00:05:13
Réponse #4

Sotret


Six kilomètres à pied, même par-12°C, ça ne me parait pas la mer à boire pour un adulte en bonne santé, quitte à se mettre au trot pour se réchauffer. En l'occurrence je pencherais plutôt pour une perte de connaissance (suite au choc, hémorragie, état de santé antérieur...) suivie de la mort par hypothermie...Mais bon, je n'y étais pas...

+1 pour l'anticpiation et le maintien d'accessoires utiles à portée de main

14 janvier 2010 à 00:13:29
Réponse #5

Thanos


Il aurait pu s'arrêter en ville puisqu'il a réussi à l'atteindre :/

- avoir un portable pour au moins prévenir qu'on part à pied de la voiture accidentée pour rentrer chez soi...  

C'est pour cela que j'ai même un portable de secours avec son chargeur allume-cigare dans la voiture, des fois que l'autre lâche

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

14 janvier 2010 à 01:37:05
Réponse #6

SurvivalFred


Salut, c'est un grand classique mais pour répondre à ta question de départ :

Personnellement, si la voiture était encore en fonctionnement j'y serais resté avec le moteur allumé pour avoir du chauffage.
Après je n’ai pas trop d'idée sur la conduite à tenir.
Lionel

Citer
Déplacements en hiver
Les déplacements en hiver exigent certaines précautions particulières même lorsque les conditions météorologiques sont normales. La neige et la glace peuvent réduire la traction des pneus sur les routes, tandis que les vapeurs d'échappement et le brouillard glacé peuvent réduire la visibilité. Lorsque les conditions sont très mauvaises, il vaut mieux éviter de se déplacer. Cependant, si vous devez conduire, prenez des précautions.

Conduisez prudemment. Évitez de prendre la route si un avertissement de tempête hivernale ou de blizzard a été diffusé pour la région que vous prévoyez traverser. Respectez les conditions routières. Avant de partir, appelez le service local de renseignements sur l'état des routes.
Rebroussez chemin ou abritez-vous si les conditions se détériorent. Ne jouez pas à l'audacieux.
Restez sur les routes principales autant que possible.
Voyagez le jour lorsqu'il fait clair et avec un compagnon / une compagne si possible. Si vous voyagez seul, assurez-vous que quelqu'un sache la route que vous empruntez ainsi que votre heure de départ et d'arrivée. N'oubliez pas de les avertir de votre arrivée afin d'empêcher des recherches inutiles.
Gardez la radio allumée, et écoutez les prévisions et les alertes météorologiques.
Ayez toujours un réservoir plein et veillez à ce que l'auto soit en bon état de marche, bien entretenu et muni de pneus d'hiver et de chaînes.
Gardez toujours une trousse d'urgence d'hiver dans votre auto.
Voyageur immobilisé:
Restez calme.
Ne vous éloignez pas de votre auto. Vous serez à l'abri et plus facile à trouver. Stationnez votre auto à l'écart de la route pour éviter des collisions avec d'autres véhicules. N'essayez pas d'aller chercher de l'aide à pied. De nombreux voyageurs ont été victimes d'hypothermie et de gelures et sont même parfois morts en l'essayant.
Évitez de vous exposer au froid ou de vous épuiser.
Installez des fusées éclairantes ou d'autres objets comme un chiffon aux couleurs voyantes attaché à la fenêtre ou à l'antenne. Le moteur de l'auto doit être démarrer à chaque heure pour une période de 10 minutes.
Assurez-vous que la neige n'a pas bouché le tuyau d'échappement de votre auto.
Laissez pénétrer de l'air frais dans l'auto. Ouvrez une fenêtre et faites tourner le moteur le moins possible.
Évitez de trop utiliser les phares de votre auto afin de ne pas vider la batterie. Utilisez la lumière au plafond.
Ne restez pas immobile, mais remuez vigoureusement les mains, les bras et les jambes pour empêcher les engelures.
Ne vous endormez pas mais observez la route et l'arrivée d'autres véhicules ou des équipes de secours.
Trousse de voyage d'hiver:
Gardez dans votre véhicule les articles suivants durant les mois d'hiver tout particulièrement si vous comptez parcourir de longues distances.

Pelle, litière pour chat et sac de sable
Hache ou hachette
Câbles volants
Radio à piles
Chaînes à remorquage
Lampe de poche et fusées éclairantes
Outils: pour changer les pneus et faire de petites réparations
Hydrate de méthyle (pour dégivrer la conduite d'essence et le pare-brise)
Extincteur
Trousse de premiers soins
Allumettes et chandelles : pour donner de la chaleur si le moteur tombe en panne. Ouvrez légèrement la fenêtre à l'abri du vent pour aérer.
Vêtements et chaussures de rechange
Couvertures
Provision d'aliments
Sucre en morceau ou bonbons durs: Pour vous fournir instantanément de l'énergie et vous aider à conserver la chaleur corporelle.
Grattoir et brosse
Signaux de détresse (étoffe rouge pour l'antenne et un sifflet)
Sac de poubelle en plastique pour vous garder au sec
Paquets thermogènes de douze heures (chauffe-mains, chauffe- pieds)
Boîtes à café (une servant de poubelle et l'autre pour la chandelle)
Cartes routières et boussole

http://www.pnr-rpn.ec.gc.ca/air/wintersevere/travel.fr.html

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

14 janvier 2010 à 08:33:12
Réponse #7

DavidManise


Mais pour les habitués de ce forum, rien de nouveau.  :glare:

Certes sauf qu'avec 4-6 inscrits tous les jours, et 75% de trafic "invité", il faut savoir qu'ici il n'y a pas que des habitués ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

14 janvier 2010 à 08:43:00
Réponse #8

Kilbith


Six kilomètres à pied, même par-12°C, ça ne me parait pas la mer à boire pour un adulte en bonne santé, quitte à se mettre au trot pour se réchauffer.

Bonjour,

Je suis souvent sur ces routes et d'ailleurs je m'étais inspiré d'endroits du Comminges/Couseran que je connais bien pour proposer sur le forum un scénario d'accident de voiture dans des conditions seulement un peu plus difficiles (sortie de route dans un col puis incendie de la voiture). Je ne retrouve plus le fil.

Une remarque : le type est blessé à la tête (grosse perte de capacité et de chaleur interne renforcée par le fait que le sang humidifie ses isolants) et puis -12°C avec un vent probable de 30km/h....tu es à une température ressentie de -20°C minimum. Il n'a pas obligatoirement de vêtement coupe vent.

source table windchill : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/02/Windchill_chart.GIF/800px-Windchill_chart.GIF


Ceci pour te dire que 6 km sur une route enneigée et verglacée*, même en bonne santé,...ce n'est pas si simple. Par exemple, on ne peut pas courir facilement. Il y a un grand risque de tomber, et comme je l'ai constaté encore récemment, cela peut entrainer une chute puis une entorse et une fracture totalement incapacitante. Et là, allongé dans la neige à tenter de ramper par -12°C en tenue de ville : tu meurs quasi inévitablement.

Sur une route enneigée/verglacée, surtout si légère pente, tu es obligé de marcher à tout petit pas en chaussure de ville. La prudence élémentaire l'impose. Et là, 6km par -12°C, plus le vent c'est (très, parfois trop) long.

Puisqu'on en est à l'anecdote :

Durant les vacances d'hiver j'ai du faire un parcours en voiture en "moyenne" montagne (1500m). j'avais prévu 30% de marge sur le temps normal.

Pour aller plus vite, je suis passé par un col. Pas de chance, alors que la région avait subie peu de chute de neige la veille, ce col (du fait de l'effet de fœhn) avait été recouvert d'une bonne couche de neige. J'ai fait une erreur d'appréciation, j'aurai du passer par la plaine.

Arrivé en haut du col (la montée ne pose pas de problème en général), j'ai dû mettre les chaines pour la descente. Je m'arrête donc sur un parking bien plat, je sors mes chaines que je connais bien (mais évidemment je ne m'en sert pas tous les jours). Et j'essaye de les installer sur ma twingo.

J'ai dans la voiture une couverture de laine, une couverture de survie, le matériel de signalisation une vraie pelle à neige, des câbles, lampes....Je suis équipé chaudement (je partais pour une randonnée hivernale) mais je n'ai pas de gants étanches, seulement des gants fins et des moufles ( équipement randonnée)...ERREUR.

Je galère pour mettre les chaines. Mes doigts deviennent insensibles. Là, je me méfie je rentre pour me réchauffer avec le chauffage de la voiture, ressortie, re-tentative. Heureusement, un type me prête une paire de gants et j'installe mes chaines (c'est des modèles "rapides" et ma voiture est une twingo, pas une berline à pneus extra larges...).
Je peux enfin repartir. Au final j'ai mis une heure et demie en plus pour rejoindre les copains du fait de ce choix d'itinéraire.

Plusieurs constats :
- Le téléphone ne passe pas. Impossible de prévenir ceux qui m'attendaient. Donc "j'essaye de faire vite" sans prendre le temps de m'équiper très chaudement. D'ailleurs par la suite je roule trop vite pour tenter de rattraper mon retard.  :-[
- Absence de gants de vaisselle ou en cuir dans mon "kit chaîne". Grosse bêtise, j'avais déchiré les gants latex fins lors de mon dernier montage et oublié de les remplacer. Mes gants de randos étaient trop fins, les moufles inutiles.
- Même bien averti et chaudement habillé, j'ai eu l'onglée (mes doigts insensibles et pertes de moticité j'aurais pu me transpercer le pouce avec une aiguille) et en l'absence de chauffage (panne de la voiture) cela aurait pu se finir en gelure (au moins -10°c, contact prolongé avec l'acier des chaines, neige qui fond sur mes mains).
- De toute façon je n'aurais pas réussi à mettre les chaines. Donc soit je partais à pieds, soit je descendais sans chaine le col : deux mauvais choix.

J'étais en plein jour, le col menait à une petite station, il y avait du monde sur le parking. Je connais bien la région (je savais que la descente était dangereuse), j'avais du matos (réchaud...)...

Si j'étais passé de nuit, sur un lieu vraiment désert et sans connaître le coin : si murphy s'en était mêlé un chouillat (panne de voiture, reste de bitures...) : jackpot possible. Certain dirons "beaucoup de SI"...pas trop en fait.

Conclusion :

Sans tomber dans le catastrophisme, l'article de la Dépêche cité ci-dessus doit nous inciter à être prudent.


* : durant la même période, mais sur un itinéraire de moyenne montagne vers 2000m, j'ai un copain entrainé qui n'a réussi à faire que 6km lors d'une longue journée de marche en montagne sur une pente de neige verglacée. Ok, il n'était pas sur une route, mais il était équipé de matériel de progression, bien habillé, en grande forme et il ne faisait pas -12°C.
« Modifié: 14 janvier 2010 à 09:57:43 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

14 janvier 2010 à 10:37:19
Réponse #9

Wapiti


Bonjour.

Rester dans la voiture avec du chauffage, surtout pas. Des familles entières périrent dans ces conditions pour avoir inhalé les gaz d'échappement, bien au chaud, les glaces bien closes : trop grande chaleur, on s'assoupit, le faible volume de l'habitacle est vite saturé par le CO2 des respirations et le CO du moteur, la vigilance est altéré. À la rigueur, faire fonctionner le chauffage par intermittence, encore faut-il que le moteur fonctionne. En tout cas, il faut aérer le véhicule toutes les heures.

La victime de ce fait divers (et d'hiver) était physiquement diminuée par son coup à la tête (nous ignorons sont importance), son organisme avait à gérer le froid, sa blessure, sa progression difficile à cause de l'obscurité, la neige et le verglas ; son mental, le stress de son état qui empirait à chaque seconde. Il savait qu'il avait peu de chance d'être secouru malgré une proximité relative (6 km, c'est à la fois tout proche et très loin) d'autres présences humaines, ce qui ajoutait à sa détresse. Il était conscient de devoir tenter de s'en sortir seul, ayant compris qu'il ne passerait personne sur cette route avant longtemps. D'après l'article, la distance qu'il parcourut est considérable compte tenu des conditions : climatiques, vestimentaires, son état général. Il est vraisemblablement mort d'épuisement du au froid. N'oublions pas le stress causé par l'accident, sa blessure, l'impossibilité d'alerter quiconque, le sentiment d'être abandonné, etc. Il avait deux options, rester sur place avec une issue aléatoire ou rejoindre la civilisation toute proche, avec plus de chances de s'en tirer. Il fut trahit par son corps.

Nous pouvons en débattre longuement, sans être sûrs de trouver la bonne solution.

___________

kilbith, dans la liste donnée par Survivalfred, toi tu avais le réchaud qui y manque, c'est un accessoire indispensable dans son « lot véhicule », on peut se faire des boissons chaudes.

Même les personnes habituées à la route, sont confrontées à ses contraintes. Les routiers, obligés de stationner plusieurs jours, ont vu leurs petites réserves s'épuiser. Des points d'accueil furent organisés, tous n'en bénéficièrent pas.

Si nous pouvions prévoir l'imprévu, ce serait formidable.

Et il ne suffit pas de dire : Yaka !

À +

14 janvier 2010 à 14:04:23
Réponse #10

Sotret


Kilbith, quand j’écrivais que ce parcours, dans ces conditions, n’était pas la mer à boire, j’y suis peut-être aller un peu fort. Je pensais du moins que ce malheureux n’aurait pas dû mourir.
On est tous d’accord que le manque de prévoyance est crucial dans cette affaire (vêtements inadaptés, pas de prise en compte de la panne ou de l’accident toujours possible, surtout par ce temps-là,…).
La liste du kit cité par SurvivalFred est éclairante et les conseils de bon aloi. Je m’interroge toutefois sur le volume de l’ensemble : ça ne tient pas dans une boite à gant, voire même dans le coffre de certaines voitures européennes…

Concernant l’état mental après un choc émotionnel et/ou physique, je crois que c’est le facteur déterminant de la survie. Rien de nouveau, effectivement, pour les habitués, mais comment contrer cet état « second » qui me semble plus « physiologique » qu’un simple manque de détermination ?

Il m’est arrivé, il y a longtemps, de devoir sortir, à quatre pattes et par la lunette arrière, d’un véhicule qui s’était posé sur le toit sans grande délicatesse. Je sais que j’aurais eu à faire un effort de concentration s’il avait fallu décliner ne fusse que mon identité…

Pour revenir à notre malheureux accidenté, j’ai eu la curiosité de regarder sur Geoportail et GoogleEarth les lieux pour me faire une idée de leur configuration et je me suis aperçu qu’on pouvait reconstituer son parcours à partir des indications particulièrement précises de l’article.

Si l’article est exact, il serait passé devant une bonne douzaine d’habitations avant d’arriver au niveau de la mairie.
Après celle-ci, il aurait opté pour une route presque totalement déserte, et plus longue d’au moins 800 m (sa route habituelle ?) alors que la RD était plus courte et bordée d’au moins une quinzaine d’habitations supplémentaires. Je sais bien qu’il faisait nuit, qu’il y a des résidences secondaires inhabitées et des résidents qui n’ouvriraient jamais si on les appelle à l’aide, mais tout de même…

Même si cela ne s’est pas passé exactement ainsi, ça reste très plausible et je trouve que ça en dit long sur ce qui peut arriver quant on n’est pas dans la pleine possession de ses moyens.

Avant même de planifier ce qu’on va faire pour se tirer d’un mauvais pas, il faudrait commencer par évaluer si l’on est en état de tenir un raisonnement sensé. Dans la négative, existe-t-il des méthodes (genres exercices respiratoires ou autres) qui permettent de récupérer le minimum de bon sens nécessaire ?


14 janvier 2010 à 14:30:38
Réponse #11

Wapiti


Sotret.

« Avant même de planifier ce qu’on va faire pour se tirer d’un mauvais pas, il faudrait commencer par évaluer si l’on est en état de tenir un raisonnement sensé. Dans la négative, existe-t-il des méthodes (genres exercices respiratoires ou autres) qui permettent de récupérer le minimum de bon sens nécessaire ? ». Certes, encore faut-il en être instruit. Et à cause du stress peut-on psychologiquement tenir un raisonnement sensé sur son état ?

Fais un stage aux urgences, tu y verras des gens totalement désorientés et incapables de se prendre en charge à cause d'un bobos, je dis bien un bobos, imagines quand c'est vraiment grave.

Bien réagir à ce genre de stress, demande un apprentissage de durée variable selon l'individu. Ce n'est en aucun cas une garantie, on ne sait pas comment on réagira confronté à ce type de situation, surtout quand on est atteint soi-même. La maîtrise de soi n'est pas innée chez tout le monde.

À +

14 janvier 2010 à 15:59:13
Réponse #12

Kilbith


Kilbith, quand j’écrivais que ce parcours, dans ces conditions, n’était pas la mer à boire, j’y suis peut-être aller un peu fort.

Je voulais juste souligner ce que peu de gens ont réellement expérimenté : le froid (-12°C !), l'obscurité, le refroidissement éolien et le verglas. Deux heures de marche dans ces conditions (progression 3km/h), ce n'est pas rien.

Et si on est blessé/choqué et les habits trempés cela peut être parfois mortel.  :-\


Je lis  assez souvent sur internet des témoignages de type qui se promènent en tshirt par -20°C en pleine tempête (avec, j'imagine, des "corones" grosses comme des montgolfières)...
Je dois être d'un naturel chétif, car j'ai seulement affronté une fois en montagne une progression par température d'environ -20°C avec du vent : c'était très très dur et pourtant j'étais très bien équipé (intégrale goretex, polaire haut et bas, cagoule, masque de ski, moufles...).

Ne croyez pas : expérimentez.

 ;)

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

14 janvier 2010 à 17:12:17
Réponse #13

Moleson


En hiver j'ai toujours un sac de couchage dans le coffre +  une paire de chaussure de marche, des sous vêtements chauds, une paire de gants et une pelerine.
Outre la pelle, l'extincteur, les chaines et deux trois bricoles.


Moleson

14 janvier 2010 à 18:12:03
Réponse #14

aliɔs



J'avais lu dans un livre sur la survie une histoire un peu similaire qui s'était passé aux USA.
2 jeunes qui étaient parti en plein hiver en voiture avant un blizzard. La voiture tombe en panne. Ils se réfugient dans une grange et ils meurent de froid. L'auteur du livre soulignait qu'ils n'avaient pas pensé à récupérer l'essence du moteur pour faire du feu car il y avait un poêle dans la grange.
Je n'arrive pas à retrouver les références de ce livre paru dans les années 70 et qui partait de situations vécues.

14 janvier 2010 à 18:18:58
Réponse #15

jilucorg


Avant même de planifier ce qu’on va faire pour se tirer d’un mauvais pas, il faudrait commencer par évaluer si l’on est en état de tenir un raisonnement sensé.

On peut profiter de ce questionnement pour (re)lire L'effet chimpanzé de David. 
  
 
jiluc.

14 janvier 2010 à 18:19:11
Réponse #16

Kilbith


L'auteur du livre soulignait qu'ils n'avaient pas pensé à récupérer l'essence du moteur pour faire du feu car il y avait un poêle dans la grange.

Penser aussi au bidon d'huile...

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

12 novembre 2013 à 05:36:37
Réponse #17

François


Petit up, indolore piqure de rappel à l'approche de l'hiver ;)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

12 novembre 2013 à 18:58:08
Réponse #18

Bobzdar


Je vais de ce pas renforcer mon kit "voiture"!

J'ai bien aimé l'idée de "l'étoffe rouge pour l'antenne" qui peut s'avérer utile selon les conditions météorologiques.
J'ai également une petite lanterne (éclairage à 360°) qui peut être bloquée en position clignotement sur le toit (il y a même une position SOS, façon morse). Pourquoi pas...

Mais effectivement, le froide, la neige, ce n'est pas uniquement en "randonnée".
C'est un facteur à risque qu'il va falloir garder à l'esprit pour les 3 ou 4 prochains mois.

Merci pour la "piqure" !
 ;D
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

12 novembre 2013 à 19:31:50
Réponse #19

Hurgoz


Yo,

L'an dernier quand j'ai optimisé mon kit voiture, je suis partis de la grille de notation jointe.

Pour donner le contexte: je vis en Haute Savoie et suis technicien dans l'informatique. Je suis donc amené à me déplacer en station par tout les temps (sauf, biensûr quand les routes sont fermées où que la bagnole ne veut plus monter (ce qui m'est arrivé une fois en 12 ans d'activités)).

Lorsque ma note est supérieure ou égale à 30 cela signifie que je dois trouver une parade.

Tcho

Hugo
« Modifié: 12 novembre 2013 à 20:45:15 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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