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Auteur Sujet: 50km au pas de charge, pour rire  (Lu 9757 fois)

04 juin 2007 à 10:19:25
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kartoffel


Ce récit va sûrement faire sourire les militaires d'active ou retraités, les marathoniens comme Langouste ou Frog, et les clones de Diesel. Mais pour moi c'est le récit d'une petite leçon qu'il est peut-être bon de partager.

La leçon en deux volets, c'est premièrement que faire 50km de marche à un rythme soutenu sur terrain facile, la nuit, sans entraînement spécifique, n'est pas si évident qu'on pourrait le penser. 30km sont une chose, 50km en sont définitivement une autre. Deuxièmement que la jeunesse ou le niveau sportif ne sont pas des gages de succès de ce genre de marche. Dans cette marche collective que je vais brièvement raconter, il y a beaucoup de jeunes bien musclés qui ont craqué, et plusieurs quinqua- ou sexagénaires qui sont arrivés au bout avant moi...

Enfin si je le raconte, c'est surtout pour donner peut-être envie à d'autres de participer à ce genre de trucs...

Ce week-end j'ai donc pris part à une rando-collective appelée "Les allumés de la pleine-lune" qui se déroulait à dix bornes de chez moi. C'était la première fois que je m'inscrivais à ce genre d'évènement, par curiosité après que Guillaume et moi ayons croisé par hasard un de ses organisateurs il y a deux mois. Le programme annoncé était une rando sur une boucle de 50km avec 1660 mètres de dénivelé positif. Le départ était fixé à 22 heures samedi soir. Le gars qui m'avait convaincu de participer avait fait mouche avec quelques mots-clefs genre "bonne ambiance" et "soupe à l'oignon à mi-parcours" !

Je suis donc arrivé au point de départ samedi soir, après avoir passé l'après-midi à la plage avec des copains, à jouer au foot, boire des coups, nager et même me faire câliner par trois méduses. Voilà une préparation physique sous-optimale, c'est sûr, j'étais déjà bien fatigué en arrivant, mais je me suis dit que je pouvais bien me payer le luxe d'un petit handicap au départ.

Il y avait 1500 personnes au départ. Un troupeau. En entendant le mauvais groupe de musiciens dont la musique ressemblait à la parodie d'une parodie de François Peyrusse, et l'organisateur qui hurlait dans son micro "allez tout le monde lève les bras", je commençais déjà à me demander ce que je foutais là. J'étais surpris de voir pas mal d'enfants (sûrement une bonne centaine) et des sexagénaires bedonnants. Cela dit, plusieurs groupes avaient prévus de ne pas aller au delà du premier ou du second check-point (12km et 23km). Les autres participants avaient pour beaucoup l'allure de gars qui s'entraînent tous les jours à la marche et à la course à pied. Il y en avait qui arboraient le torse de Diesel monté sur les cuisses de David. La plupart avait de supers équipements de sport griffés de grands marques, et beaucoup utilisaient des bâtons.
Moi, comme d'habitude, j'avais l'air d'un c*n qui n'est pas à sa place, et mon entraînement reste quand même très minime, quelques kilomètres de jogging de temps en temps et c'est tout.

A 22h00 et quelques broutilles, c'était parti.

Le début était un peu laborieux ; à 1500 sur une piste DFCI on est un peu comme au supermarché. Au bout de deux ou trois kilomètres j'ai pu remonter un peu la colonne et je me retrouvais dans une foule moins compacte et marchant rapidement. La première étape était carrément du gâteau, et je n'ai pas senti les 12km quasi à plat (300m de dénivelé sur la distance). Je me suis restauré rapidement au check-point et suis reparti pour la seconde étape. Cette étape était marquée par un peu de descente puis une montée de 400m de dénivelé encore étalée sur plusieurs kilomètres. Facile. Avec ma bonne habitude des montées j'ai pu laisser loin derrière moi et sans aucun effort pas mal de groupes, jeunes ou non, qui m'avaient largement doublés sur le plat précédent. Je commençais vaniteusement à me dire que je finirais peut-être le parcours facilement.
Près du sommet de cette côte, à un peu plus de 1000m d'altitude, je suis tombé sur le premier cadavre, une femme qui gisait tétanisée. Son mari s'occupait d'elle, il m'a dit qu'ils avaient à boire, à manger, des vêtements chauds (il y avait un peu de givre et beaucoup de rosée) et que les secours étaient en route. J'ai donc terminé l'étape et au second pointage j'ai bien évidemment confirmé que je continuais la promenade.

Je me suis octroyé un bon quart d'heure de pause dans cette salle municipale à l'ambiance bien chauffée. La musique faisait vibrer les murs et les souriantes jeunes bénévoles qui servaient la soupe dansaient en rythme. C'était propre à mettre de bonne humeur. Puis je suis reparti.

Quelques kilomètres ont encore été raisonnablement faciles. Seulement 500 personnes étaient encore dans l'affaire et les groupes étaient très dispersés. Souvent je me retrouvais seul à chercher les balises à la frontale, j'étais seul à des centaines de mètres devant et derrière les lueurs de frontales les plus proches. Les organisateurs avaient prévu le coup, et à la place des pistes que nous suivions pendant les 20 premiers kilomètres, l'épreuve se déroulait à présent plutôt sur des sentiers à chèvres complètement défoncés à flanc de colline. Une descente dans une gorge et sa remontée, puis d'un coup j'ai commencé à me sentir vraiment fatigué, vers trois heures du matin. Je n'étais pas le seul dans ce cas et je dépassais des groupes qui avaient subi une soudaine baisse de rythme.

En plus de la fatigue j'avais de plus en plus mal aux jambes et aux pieds. Je portais des baskets de qualité décente mais j'avais négligé de faire attention aux chaussettes, j'avais de vieilles chaussettes "de bureau" au maillage lâche qui commençaient à franchement me rectifier la peau, surtout qu'elles étaient humides de rosée et de boue. Et les élastiques du slip commençaient aussi à essayer de se faire un peu de place dans la peau de mes aines.

Peu avant d'arriver au troisième check-point, à 32km, je me suis juré de ne pas monter dans la navette qui ramenerait les gens qui abandonneraient. La douleur s'emparait irrémédiablement de tout ce qui bougeait en dessous de mes hanches (enfin presque ;) ), mais à vrai dire je me disais que la vraie épreuve commençait justement à ce moment là et qu'il eût été dommage de l'esquiver.
La restauration au troisième et dernier check-point était assurée dans une petite salle chauffée. Le service était offert par une bande de grand-mères adorables. L'ambiance était un plus calme qu'à la halte précédente, et ce n'était pas de trop. Après 20 minutes de libations à coups de pâtés de campagne et de portions d'oranges, je me suis dit que finalement il n'y avait plus que 18km à faire d'une traite pour terminer et que ça ne pouvait pas être si difficile. Je suis donc reparti un peu avant 05h00 du matin, 72ème ainsi que me l'a annoncé le gars qui tenait les comptes à côté de la porte. A vrai dire je commençais à me battre totalement de mon classement qui d'ailleurs ne m'avait jamais vraiment intéressé, et à me dire qu'arriver au bout suffirait à mon bonheur.
J'ai appris à l'arrivée que 200 participants sur les 500 encore en lice avaient abandonné à cette halte.

Ces 18 derniers kilomètres ont été vraiment durs. Malgré la contemplation du jour qui se lève et des oiseaux qui se réveillent, faire du plat sur des pistes empierrées est horrible. J'avais les muscles en feu, les ligaments raides, les pieds en compote et la peau de mes pieds et de mes aines qui commençait à brûler. Je me suis fait doubler par pas mal de mecs, plusieurs couraient. Moi j'avais la peau des pieds trop entamée pour essayer de courir. J'ai l'impression que marcher à plat fait travailler un muscle à l'extérieur du pied ; je me trompe peut être, mais l'extérieur de mes pieds était fourbu. D'ailleurs j'avais l'impression que mes pieds avaient réduit de volume comme un duvet qu'on compresse. Pour ne pas penser à la douleur et au manque de sommeil j'insultais les chemins et je me distrayais en discutant avec des vaches qui broutaient sous les chênes ou en essayant de me rappeler combien de grand-mères m'avaient déjà doublé depuis la dernière étape. Des passages semblables à ceux du départ, si facile, étaient un calvaire total. Les organisateurs ne s'y étaient pas trompés et il y avait deux points de ravitaillement espacés de seulement 5 kilomètres. Aller de l'un a l'autre m'a semblé durer une éternité. Je m'y suis assis, ai enlevé mes chaussures et massé mes pieds. Comme l'excellent Tilman je commençais à me demander "si finalement l'automobile ne serait pas le mode naturel de locomotion de l'être humain".

Le final était une descente dans une gorge de 350 mètres, et sa remontée. La remontée était un soulagement, les articulations travaillent en douceur, les pieds se posent tranquillement, et j'avais la satisfaction de laisser derrière moi sur le finish des gens qui m'avaient doublé longtemps avant.
Encore 500 mètres à faire à travers un village, comme une blague sadique des organisateurs. Les villageois regardaient les participants arriver, nous félicitant. Je me suis assis sur deux bancs en 500 mètres. Le village, c'était le truc de trop. Enfin, le stade... je me trompe de direction, je râle "elle est où la put**n d'arrivée !?", un infirmier qui rigole et me montre le stand d'enregistrement des arrivées... enfin, je me rue sur les pains aux raisins, je m'écroule dans l'herbe... trop bon !

Voilà, 50km en 11h15 de marche essentiellement de nuit, c'était vraiment plus dur que je n'avais pensé.

Dans le gazon j'ai retrouvé un copain de boulot que je croyais pourtant être derrière moi, un qui fait 15 à 20 km de footing plein de dénivelé trois fois par semaine. Le gars avait été ramené en 4x4, les jambes bloquées par des crampes au bout de 44km... vraiment pas de bol. D'ailleurs le pauvre a une déplacement professionnel à faire en Allemagne ce lundi ; je sens qu'il va être super convaincant avec ses jambes raides et ses grimaces de douleur.
Nous étions ainsi plusieurs jeunes affalés dans l'herbe, la tête vide, les jambes trop raides pour vouloir nous lever. A côté de ça, des "vieux" de 60 ans présentaient des signes de fatigue autrement moins marqués que nous, c'était impressionnant à voir.


Bon, histoire de tirer une morale propre à figurer sur un site sur la survie, je dirais que si un jour quelqu'un est améné à faire 50km de marche d'un coup pour des raisons d'E&E, un peu d'entraînement spécifique à la marche d'endurance s'impose. Rien ne sert de savoir soulever de la fonte ou faire du jogging, l'effort est complètement différent, et plus cassant qu'on croirait. Après cette épreuve, je n'avais plus aucune hargne et il m'aurait été bien difficile de tenir tête à quelqu'un ou d'organiser quoi que ce soit. Je suis rentré chez moi en bagnole et me suis jeté au lit. Dans un contexte de crise ce choix aurait été impossible et il faut pouvoir faire preuve de ressources même après une longue marche, qui plus est avec un sac plus lourd que les 4 ou 5 kilos de vêtements, de flotte et de nourriture que j'avais moi sur le dos. Certains militaires sont très bien entraînés à cela (d'ailleurs ce coup ci le vainqueur de l'épreuve est un ancien du GIPN qui a fini en 5 heures et en pleine forme aux dires des bénévoles), mais par contre je crois que le civil moyen sous-estime facilement le tribut que prélève sur le corps une marche longue et rapide. Participer à ce genre d'épreuves, c'est comme jeter un coup d'oeil au baromètre de ses capacités. Quelques courageux savent se forcer à faire ça tous seuls dans leur coin, mais le faire dans un cadre organisé aide à trouver la motivation pour se faire bien mal. Ensuite... il faut s'entraîner !

Pour moi, une bonne leçon d'humilité, une de plus.
« Modifié: 04 juin 2007 à 11:23:11 par kartoffel »

04 juin 2007 à 10:32:41
Réponse #1

Sylvain74


Superbe !  :doubleup: Et bravo pour ta motivation et ta résistance à l'appel du fourgon à l'abandon...

C'était où cette "petite marche" ? Sais-tu si c'est un type d'épreuve répandu en France ? Je n'ai jamais entendu parler de ce type de manifestation. Par chez moi il y a beaucoup de trails ou d'ultra, mais pas de marche. Je me prendrai bien un coup d'humilité, moi aussi  ;) . Histoire de voir comment on réagit.
A moins que quelques co-forumeurs soient motivés pour qu'on s'organise un truc de même ?

Sylvain.





04 juin 2007 à 10:37:27
Réponse #2

Diesel


Chapeau Mathias, tu l'as fait jusqu'au bout  :)

Un entraînement régulier est de toute façon indispensable. Les muscles ne sont pas sollicités de la même façon selon le type de parcours et d'effort. Un très bon marcheur de montagne peut très bien ne pas avoir les ressources pour suivre un rythme qui n'est pas le sien sur un terrain différent et vice et versa.

Merci pour le récit complet, c'est toujours très instructif et très rigoureux sur tes sensations.  ;)

P.S. qu'est ce qu'il a mon torse ?.  :ninja:

04 juin 2007 à 10:42:06
Réponse #3

James


trop cool, je me demandais ou t'etais passe ;)

04 juin 2007 à 10:47:51
Réponse #4

kartoffel


P.S. qu'est ce qu'il a mon torse ?.  :ninja:
Il a rien ton torse, c'est juste les cuisses de David qui lui sont mal assorties.

C'était où cette "petite marche" ?

Tout près de chez moi, dans les Alpes-Maritimes, le départ était à 10km de Grasse. C'est un pays de collines calcaires entre 300 et 1600 mètres, creusé de quelques gorges profondes.

Citer
Sais-tu si c'est un type d'épreuve répandu en France ? Je n'ai jamais entendu parler de ce type de manifestation. Par chez moi il y a beaucoup de trails ou d'ultra, mais pas de marche.
Je ne sais pas si c'est répandu. Il y en a un autre début juillet plus au nord dans le même département, du côté de St-Martin Vésubie. Une distance presque comparable (46km au lieu de 50 tout rond) mais plus de dénivelé (genre 2800 de D+ et 3700 de D-). La sortie porte un nom profondément débile du genre "brevet de randonneur alpin".



Citer
A moins que quelques co-forumeurs soient motivés pour qu'on s'organise un truc de même ?
Pas con. En tous cas doit falloir une sacré motivation pour faire sa seul quand on est aussi mal entraîné que moi. Je sais que Camp s'était fait un petit trip du genre dans ses collines ardéchoises ;)


trop cool, je me demandais ou t'etais passe ;)
Sorry mon pote, j'ai oublié mon carnet d'adresses dans une cabine téléphonique et quand je suis revenu le chercher un idiot anonyme n'avait rien trouvé de mieux à faire que de le piquer. Pi dimanche j'avais pas le courage de venir à Cagnes pour te dire que j'avais pas le courage de venir ;)

04 juin 2007 à 10:51:59
Réponse #5

mazzeru


http://perso.orange.fr/lesallumesdelapleinelune/frames.html

Chapeau pour cette performance. J'ai regardé le site de la manifestation, mais les photos de 2007 ne sont pas encore en ligne...

A+


04 juin 2007 à 11:15:11
Réponse #6

bloodyfrog


Coooool... :up:

Bravo Mathias, digne des plus grands!

Il faut effectivement pas mal de volonté pour finir seul ce type de challenge!

Même si on a parfois du mal nous même à se l'avouer, c'est pas le matos qui sauve, c'est beaucoup de volonté et un poil de condition physique...

 :)

Manu.

04 juin 2007 à 11:26:04
Réponse #7

kartoffel


C'est gentil :) Mais on en reparlera le jour où je ferai 67km en courant... ;)

Le matos ne sauve pas, mais par exemple si j'avais pris la peine de mettre des chaussettes appropriées ça aurait été déjà moins dur sur la fin. Des chaussures avec un peu d'amorti doivent être agréables aussi.

Ne pas prendre de bâtons est un choix délibéré, une question de style, parce qu'alors pourquoi ne pas prendre un VTT tant qu'on y est...

04 juin 2007 à 11:33:26
Réponse #8

emmuel


Quel est l'impact de l'aspect "nuit" sur l'affaire ?

04 juin 2007 à 11:45:05
Réponse #9

CAMP


Chapeau Mathias ;)

Très chouette "post".

PS: on prépare un E&E Ardèche épisode II ::)

04 juin 2007 à 12:01:40
Réponse #10

triptop


 :doubleup: Bravo tu as terminé félicitation

C'est un bon challenge, j'ai testé en hiver de nuit dans le 79 ce même type épreuve à la super ambiance et nous avons abandonné autour des 40km !  :down:

C'est pas cher et une grosse organisation avec les ravitos bien pensés, le parcours sécurisé, les navettes permet de ne se concentrer que sur la marche et de profiter (ou morphler) à fond

Récupère bien  ;)
"Honi soit qui mal y pense !"

04 juin 2007 à 14:09:13
Réponse #11

kartoffel


Quel est l'impact de l'aspect "nuit" sur l'affaire ?

Comme pour toutes les activités de nuit... Quand le cycle circadien te rappelle à l'ordre, ou quand tu en es à 26 heures sans sommeil, le risque c'est la chute de motivation. A ce niveau là ça reste juste un problème d'esprit, pas de corps. Faut se remotiver ou penser à autre chose.

Au bout de 48 ou 72 heures sans sommeil ce serait sans doute une autre affaire.


C'est pas cher et une grosse organisation avec les ravitos bien pensés, le parcours sécurisé, les navettes permet de ne se concentrer que sur la marche et de profiter (ou morphler) à fond
C'est clair. Moins de nourriture à porter, pas besoin de réfléchir pour s'orienter, la bonne ambiance c'est bon pour la motivation, et (je me sens moins concerné, j'avoue ;) ) les 4x4 de pompiers et l'hélico prêt à décoller sont l'assurance d'une intervention rapide et appropriée en cas d'accident.

Récupère bien  ;)
Ca va en fait :) C'est hier que j'étais un peu raide, là ça va.

04 juin 2007 à 18:41:55
Réponse #12

ipphy


Bravo!  :doubleup:
Belle balade  :) Ca donne envie!

Niveau matos tu avais quoi?  (sac à dos? eau? poids?)

04 juin 2007 à 18:45:31
Réponse #13

Corin


Une grande partie de la geston de ce type d'effort consiste à gérer la douleur. Alors, bravo. Il me semble quand tu évoques l'E&E que tu fais l'impasse sur la peur et l'adrénaline. Ca fait bien avancer aussi.

Encore bravo parce que je ne suis pas sûr d'être capable de le faire just for fun.

A+

05 juin 2007 à 13:09:17
Réponse #14

kartoffel



...avec les géorgiens aux fesses,  ;) ;D]

T'as rien compris Karto! Les Géorgiens étaient les gentils, les méchants étaient les Mkhedrioni de Zviad Gamsakhourdia ;D
« Modifié: 05 juin 2007 à 13:25:12 par CAMP »

05 juin 2007 à 13:28:00
Réponse #15

kartoffel


 ;D

Ces subtilités m'ont peut être échappé, comme t'a échappé la subtilité entre "citer" et "modifier"  ;D

Kargat !

05 juin 2007 à 16:58:10
Réponse #16

CAMP


Karto Camp 1-1, balle au centre ;D

05 juin 2007 à 20:01:02
Réponse #17

Patrick


Une illustration qu'on est vraiment pas égaux, n'en déplaise à la constitution française et à la déclaration universelle des droits de l'homme  :love:.

Monsieur Kartoffel, batifole à la plage, se pointe en tong et en jeans, sans avoir bouffé et se tape 50 km rapido, sur 1660 m de dénivelé  :o.

Moi en pleine forme à 24 et 25 ans, entraînement 5 jours sur 7, j'ai fait une demi douzaine de semi marathons et à chaque fois l'impression que j'allais crever en me faisant dépasser par des soixantenaires et des dames celluliteuses qui souriaient  >:(.

Bon en même temps y'avaient aussi de jeunes troufions qui gerbaient sur les bas côtés.

Je ne parle même pas du colosse croisé avec un marsupilami qui nous sert de mentor ou de Manu ou Eric qu'il faut débrancher pour les arrêter.

Quand à mon ancien Le Baron qui a plus de soixante piges s'est essoufflé une fois dans sa vie, je me rappelle c'était un mardi, je n'en parle même pas  :(

On est pas égaux j'vous dis  :)

05 juin 2007 à 20:23:49
Réponse #18

Diesel


C'est vrai toi tu es battit comme un tank et nous comme des asperges.  ;D
il y a sans doute une bonne part du génome qui explique ça. Chacun son truc.

Moi je trouve ça bien, tu fais barrage pendant qu'on se sauve va chercher de l'aide. C'est très complémentaire finalement. :doubleup:

Et puis les grand costauds comme toi ramène les filles en claquant des doigts alors que nous on est obligé de courir après. C'est pas une consolation ça ?.  ;D

05 juin 2007 à 20:48:37
Réponse #19

Patrick


Et puis les grand costauds comme toi ramène les filles en claquant des doigts alors que nous on est obligé de courir après. C'est pas une consolation ça ?.  ;D
Ah, tu crois que la fonction créé l'organe, si je puis m'exprimer ainsi  :D

05 juin 2007 à 21:15:48
Réponse #20

Diesel


Ah, tu crois que la fonction créé l'organe, si je puis m'exprimer ainsi  :D
Je crois que tu viens de faire un grand pas dans la bonne direction. Il y a sans doute beaucoup de ça. :D :D :D :D

06 juin 2007 à 06:37:05
Réponse #21

Corin


Je ne suis pas sûr que cela puisse s'expliquer par une simple question de constitution. Il y a aussi une manière d'appréhender l'effort, de le gérer, puis de faire face à la douleur et à la défaillance.

Bien sûr, il y a certains organismes qui répondent mieux à l'effort que d'autres mais quand même... Enfin, ce que j'en dis...

A+

06 juin 2007 à 11:51:40
Réponse #22

guillaume


A moins que quelques co-forumeurs soient motivés pour qu'on s'organise un truc de même ?

Perso je tenterai bien l'expérience. Pas de moquerie svp, je ne pense pas faire la totalité du parcourt loin de là mais voir mes limites.

Pour infos, lors de notre sortie avec Karto, j'étais vraiment un boulet. Sur la fin, je n'arivais même plus à poser mon pied droit normalement alors que Karto, il courrait comme un lapin...  :-[. Alors je confirme, un peu de matos approprié, ça fait du bien  ::).

En tout cas, châpeau bas Mathias  :akhbar:.

a+

PS: Mathias, la bosse au talon, c'était une excroissance osseuse et je l'ai toujours  >:(  ;).

06 juin 2007 à 12:37:57
Réponse #23

Persea


Je ne parle même pas du colosse croisé avec un marsupilami qui nous sert de mentor ou de Manu ou Eric qu'il faut débrancher pour les arrêter.
:D
Mieux vaut avoir une télécommande puissante d'ailleurs pour appuyer sur "off", très utile lorsqu'ils sont à 1 km devant...

50 kms, moi je m'incline bien bas... Pourrais pas... :o
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

06 juin 2007 à 13:29:15
Réponse #24

kartoffel


semi marathons

Je pense que le semi-marathon est bien plus dur. Marcher et courir, ça n'a rien à voir. En courant on sollicite quand même d'abord l'appareil cardio-pulmonaire et les réserves d'énergie stockée un peu partout, et si on n'assure pas à ce niveau là on n'ira pas plus loin.

Ces choses là sont quand même bien moins importantes pour marcher sur un parcours qui ne comporte aucune côte vraiment raide. Sur les longues marches, on passe directement à la case "mal aux articulations" (et aux pieds, et à la peau des aines qui se fait arracher par le slip, et à tout ce qui n'est pas parfaitement doux au départ). Je suis d'accord avec Corin quand il dit qu'aller au bout consiste à "gérer" la douleur plus qu'autre chose. Pas besoin d'être sportif pour ça. Et inversement, être sportif n'est pas un gage de succès.

Par contre bien sûr on ne peut pas ignorer ce que dit Patrick : à mental égal la constitution fait une grosse différence. Ca tombe sous le sens. Mais comme il dit, les hommes n'ont jamais été égaux  ;) On a tous des dons et des tares, on les reconnaît et on fait avec...

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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