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Auteur Sujet: Vos lectures du moment  (Lu 112967 fois)

24 avril 2012 à 10:51:48
Réponse #475

Bison


Je viens de retrouver ce site :  Sun Position Calculator.

Et en cherchant un peu (c'est plus facile quand on connaît l'auteur), je suis retombé sur la discussion à laquelle je pensais, initiée par François :
S'orienter avec une montre et le soleil : possible ou pas.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

25 avril 2012 à 16:26:34
Réponse #476

b@s


un peu de lecture détente, sans prétention, prévu pour les ados au départ mais je suis un  grand enfant  ;#



j'ai la trilogie, c'est pas mal du tout, avec un bon rythme pour les lecteurs moins chevronnés ... si vous avez des ados vous pouvez même le lire ensembles, c'est mieux que la téloche ...

pour les ados je conseille aussi la série chérub qui a fait un tabac chez tous les ados que je connais, y compris les pires lecteurs ...

26 avril 2012 à 06:03:09
Réponse #477

François


On y retrouve les tables données dans l'ouvrage de H. Gatty?
Sous une forme plus lisible, peut-être?
Ou une feuille de calcul telle que celle fournie ici même sur le forum par un éminent spécialiste ?  ;)


Pas de tables dans l'édition (électronique) que j'ai.
Les tables de Gatty sont certes difficiles à lire, mais elles ont l'avantage d'être compactes, donc faciles à copier à la main, et pas trop encombrantes si on veut les emmener en voyage.
Sensible à la flatterie ;# , je mets un lien vers un tableau au format Excel, plus facile d'emploi que ceux de Gatty.
(les résultats sont à vérifier avant usage, comme d'habitude)

  TableauAzimutSoleil.xls *

* : nouvelle version déboguée et optimisée, le 27 avril à 17h51
* : nouvelle nouvelle version encore plus déboguée, le 29 avril à 17h50 (correction pb saisie fuseau horaire)
« Modifié: 29 avril 2012 à 17:53:05 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

28 avril 2012 à 09:29:45
Réponse #478

Bison


Merci François, elles sont géniales, tes feuilles de calcul.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

15 juin 2012 à 15:04:06
Réponse #479

le pangolin


Pour les amateurs de SF qui transporte l'esprit trés loin de ce que l'on connait je vous conseil le cycle de Takeshi Kovacs ecrit par Richard Morgan.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

21 juin 2012 à 10:31:01
Réponse #480

Karto


Lecteur avide, d'habitude je ne m'épanche pas là dessus.

Mais ces derniers temps j'ai reçu une claquâsse littéraire, et dans l'esprit du forum, en découvrant un auteur pourtant bien connu. Mais voilà, je l'avais entendu cité par des "intellectuels de gauche" et rien que pour ça je partais du principe qu'il devait être chiant.

En fait non.

Primo Lévi.
Ma nouvelle idole.

J'ai d'abord dévoré en deux nuits Si c'est un Homme, où il raconte comment il a atterri dans un des camps de travail du complexe d'Auschwitz, et comment il y a survécu un an, alors que l'espérance de vie était de quelques semaines.
Le truc est une claque monumentale. Ce témoignage de première main, sans complaisance et sans romantisme, fracasse les idées reçues colportées par TOUS les films et livres que j'ai pu voir auparavant sur ce sujet... du matériel de seconde main.
On croyait que c'était l'enfer ? Non, c'était pire.
Mais il y avait une place pour les survivants les plus acharnés, les plus chanceux et les plus méchants !
Par ailleurs le bouquin est une mine de sagesse, il y a matière à citation sur chaque page. Faudra le relire rien que pour ça.


Du coup, j'ai voulu voir d'autres livres de cet auteur. Dans une librairie, suis tombé sur Le Système Périodique (Primo Lévi était chimiste).
La trace du survivant des camps y est encore présente, mais le livre est plus léger, c'est surtout un genre de remise en perspective désordonnée de la vie du mec. J'ai lu les chapitres dans le désordre, d'ailleurs, ils s'y prêtent bien. Plus léger. Beaucoup de bonnes choses. Mais pas trop dans l'esprit du forum.

Du coup depuis lundi j'ai enquillé sur La Trêve. Il reprend le récit là où Si c'est un homme s'était arrêté : les SS fuient sans avoir le temps d'achever les quelques prisonniers malades qui restent, et les russes arrivent. Où se joue l'épique voyage du retour, de la Pologne vers l'Italie, dans une Europe en flammes et sans dessus dessous, où aucune règle n'existe.


Primo Lévi est juste une incroyable inspiration.
« Modifié: 21 juin 2012 à 11:30:09 par Karto »
Celui qui est arrivé au bout peut recommencer : la fin c'est le début de l'autre côté.

21 juin 2012 à 10:55:56
Réponse #481

VieuxMora


Dans la foulée et la même ligne, j'ai entendu hier soir sur Europe 1 un témoignage de deux survivants arrivés en camp à 12 et 15 ans.
Cela m'a pris les tripes, voici le lien:

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Les-recits-d-Europe-1-soir/Sons/TEMOIGNAGE-Les-enfants-dans-la-Shoah-1138559/

A écouter au dela des idéologies car c'est un exemple de volonté de vivre ahurissant !
« Modifié: 21 juin 2012 à 11:01:23 par VieuxMora »

21 juin 2012 à 22:48:39
Réponse #482

Vitaly


J'ai lu "la route" de Mac Carthy et ya lontemps qu'un livre ne n'avait pas autant travaillé...

J'ai beaucoup aimé

22 juin 2012 à 08:21:08
Réponse #483

Pierrot


Je viens de lire deux petits bouquins de Redmond O'Hanlon, "Au coeur de Bornéo" et "Help, ma croisière en Amazonie".

Deux récits de voyage dans la jungle par un naturaliste racontés sur un mode humoristique mais qui relatent bien les contraintes de la vie dans ce milieu et le mode de vie des autochtones.

Dans un tout autre autre genre, un livre très connu mais que je n'ai lu que récemment , "Les croix de bois" de Roland Dorgelès qui relate le quotidien des soldats français durant la guerre de 14-18.

Un récit sans fioritures où l'horreur côtoyée chaque jour est tellement présente qu'elle en devient presque banale, on se rend compte des souffrances endurées dans les tranchées par ces hommes et on mesure l'héroïsme et l'abnégation dont ils ont fait preuve.


22 juin 2012 à 13:38:30
Réponse #484

Watchmen


je suis en train de lire et de finir l'intégrale volume 2 de "Games of Thrones" de George R.R. Martin , c'est de la fantasy et c'est du très bon , chaque volume fait 1000 pages , mais ça se lie super bien .
Pour ceux qui on vu la série , vous pouvez lire les livres quand même c'est tellement plus riche !

22 juin 2012 à 20:03:07
Réponse #485

camoléon


Salut,

Je suis en pleine lecture du "le shaman d'Atilla" de Tibor Fonyodi.

Grosso modo c'est l'histoire d'un enfant Hun, né au bord de la Volga vers 380, dont les dons particuliers feront qu'il sera éduqué et initié par un Taltos. Adulte, il deviendra le conseiller de celui que l'on nommera "le Fléau de Dieu".

A la foi roman historique, initiatique, très documenté avec des lieux et des personnages haut en couleurs, il est au croisement d'une œuvre documentaire et romanesque de Mircea Eliade et du "le sorcier" de Brian Bates.


 
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

22 juin 2012 à 20:14:39
Réponse #486

Outdoorsman



"Bernard Clavel nous raconte dans cette suite de six romans l'aventure de pionniers du Canada qui, à force de volonté, de persévérance, de privation et de douleurs, ont réussi peu à peu à s'implanter dans cette région peu hospitalière. L'Abitibi, c'est une de ces immenses étendues située quelque part entre Ottawa et la Baie James.

Ils ont participé à la construction du transcanadien, à la ruée vers l'or, ils ont ouvert des chantiers, défriché, arraché les souches pour "faire de la terre", une terre arable qu'il pourront cultiver. Mais c'était compter sans les éléments, les fleuves parfois dangereux, les montagnes, tour à tour le chaud et le froid, les vents violents, les loups menaçants, des éléments qui inondent leurs terres, la mine d'or, qui détruisent en si peu de temps ce qu'ils ont mis tant de temps à construire. Il y a beaucoup de malheurs parmi ces populations qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes et c'est en même temps un beau rêve, un rêve précaire confronté à la réalité".
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

27 juin 2012 à 09:45:04
Réponse #487

Campeur


j'en ai parlé dans résumé de lecture, mais ce n'était peut être pas l'emplacement adéquat... du coup ... copié/collé

Auteur : Joseph Marshall III, sioux est né dans la réserve de rosebud, Dakota du sud. il a été administrateur des programmes de santé et d'éducation auprès du président tribal . il est cofondateur de l'université Sinte Galeska de Rosbud. ses écrits retracent l'histoire de son peuple.

Titre : L'hiver du fer sacré
traduit de l'américain par Aline Weill et Philippe Sabathé

Objet : Roman

4ème de couverture :
"Pays sioux, hiver 1740. en revenant d'une expédition de chasse, Whirlwind est surpris par la détonation d'un fusil, d'un fer sacré. le calme revenu, il cherche une explication au coup de feu et découvre le corps inanimé d'un blanc. N'écoutant que sa conscience, Whirlwind ramène le blessé. il s'agit d'un français qui connait bien la langue et les coutumes des sioux de l'Est pour avoir séjourné parmi eux. il se conduit de manière amicale et courtoise; pourtant sa présence trouble l'ordre du camp, suscitant interrogations, dissensions et drame qui préfigurent les rapports entre indiens et blancs. Au coeur de l'ouvrage, le fusil et son étrange emprise sur l'esprit des hommes.
Sur fond romanesque, Joseph Marshall III illustre les valeurs traditionnelles indiennes - l'harmonie entre l'homme et son milieu, une nature connue dans laquelle il peut assurer sa survie en toute circonstances. Par contraste, le blanc exhibe sa faiblesse : il tient son pouvoir d'un objet et non d'une connaissance."

Mon avis sur ce bouquin :

je trouve qu'il fait écho à pas mal de discussions assez récurentes sur le sujet du matériel et de la connaissance, et au delà, à de vrais problèmes de société et d'écologie.
C'est un roman, pas un essai philosophique ou encore un traité scientifique, mais les valeurs qu'il véhicule me parlent. Je pense que ça pourrait également vous plaire. Bonne lecture !

Salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

27 juin 2012 à 10:33:01
Réponse #488

Chris-C


je profite des grosses chaleurs et de la moiteur actuelle, pour patauger dans la jungle, la boue, le chaos, la souffrance
avec les survivants de Diên Biên Phu.


7 mai 1954 les combats cessent dans la "cuvette", les bô dôi ramassent les survivants et prennent la route pour.......
Les survivants ont espoir dans les négociations et la mise en place des accords de Genève.....

Erwan Bergot fait parti de ces survivants, un des rares à être rentré. Il raconte le calvaire et la véritable rencontre avec l'enfer, de ceux qui
ont témoigné...

Convoi 42 - la marche à la mort des prisonniers de Diên Biên Phu

Un livre hallucinant, pathétique, presque intolérable...C'est un récit, une chronique de l'horreur, du désespoir, traversé de fulgurantes lueurs de courage et d'honneur... "Convoi 42" est un livre qui fait mal au coeur et à la raison." Pierre Darcourt.



30 juin 2012 à 20:30:43
Réponse #489

b@s


je profite des grosses chaleurs et de la moiteur actuelle, pour patauger dans la jungle, la boue, le chaos, la souffrance
avec les survivants de Diên Biên Phu.


7 mai 1954 les combats cessent dans la "cuvette", les bô dôi ramassent les survivants et prennent la route pour.......
Les survivants ont espoir dans les négociations et la mise en place des accords de Genève.....

Erwan Bergot fait parti de ces survivants, un des rares à être rentré. Il raconte le calvaire et la véritable rencontre avec l'enfer, de ceux qui
ont témoigné...

Convoi 42 - la marche à la mort des prisonniers de Diên Biên Phu

j'ai lu du même auteur "la marche à mort" je me demande s'il ne s'agit pas du même livre en fait ?

Un livre hallucinant, pathétique, presque intolérable...C'est un récit, une chronique de l'horreur, du désespoir, traversé de fulgurantes lueurs de courage et d'honneur... "Convoi 42" est un livre qui fait mal au coeur et à la raison." Pierre Darcourt.




02 juillet 2012 à 14:58:43
Réponse #490

furyans


Pour rester dans la même veine, je vous recommande (mais certains connaissent sûrement)  "par le sang versé" de Paul Bonnecarrère, on plonge dans le quotidien de certaines compagnies de la Légion au coeur de l'Indo, entre le roman et le journal de marche de l'unité.....
"dis moi de quoi tu as besoin..........je te dirai comment t'en passer."

07 juillet 2012 à 20:27:07
Réponse #491

éclipse


En ce moment, j'ai découvert un blog.
Ça s'appelle Abou Djaffar : terrorismes, guerillas, stratégie et autres activités humaines.
L'auteur a choisi pour pseudo : Jacques Raillane (  :lol: )

Il se présente ainsi:
Ancien responsable de structures d'analyse au Ministère de la Défense, ancien diplomate, spécialiste des questions de terrorisme et de guérillas, Abou Djaffar porte un regard froid - cynique diront certains - sur le jihadisme, ceux qui le pratiquent, ceux qui le combattent et ceux qui tentent désespérément de s'en tenir loin. Il ne refuse pas non plus, de temps à autre, de se livrer à quelques modestes développements sur la vie internationale voire, plus rarement, sur la vie nationale.

Le monsieur n'est pas un mytho. On voit bien qu'il sait de quoi il parle. Faut parfois lire entre les lignes (il y a des perles !!!!).
Bon style, beaucoup de verve, républicain irréprochable...

Et puis il est cinéphile  :D

A la lecture, je suis comme ça :  :popcorn:

Comme il dit : Share and enjoy !

'clips

 ;)

Edit : c'est mieux avec un lien:
http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/

 ;#
« Modifié: 07 juillet 2012 à 20:32:18 par éclipse »
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

07 juillet 2012 à 20:34:27
Réponse #492

sharky


En ce moment, j'ai découvert un blog.
Ça s'appelle Abou Djaffar : terrorismes, guerillas, stratégie et autres activités humaines.
L'auteur a choisi pour pseudo : Jacques Raillane (  :lol: )

Le monsieur n'est pas un mytho. On voit bien qu'il sait de quoi il parle. Faut parfois lire entre les lignes.
Bon style, beaucoup de verve, républicain irréprochable...


Je suis son blog depuis quelques temps déjà, je vous conseille ses articles sur Merah.
Je suis pas un fan de Twitter mais je suis abonné à son compte et outre son humour très froid et très direct qui me sied bien, il permet d'avoir accès à une quantité de source assez conséquente et donc forcément différente de la soupe fournie dans les médias institutionnels (notamment sur le situation du sahel)
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

07 juillet 2012 à 20:53:35
Réponse #493

éclipse


Je suis son blog depuis quelques temps déjà, je vous conseille ses articles sur Merah.

 ;)

Ses articles sur le Sahelistan (le néologisme est de moi) sont pas mal non plus...

'clips
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

07 juillet 2012 à 20:59:10
Réponse #494

sharky


;)

Ses articles sur le Sahelistan (le néologisme est de moi) sont pas mal non plus...

'clips

Je ne savais pas que tu étais la plume de notre ministre des affaires étrangères :lol:
A moins que tu ne sois notre ministre ;#
Eclipse: démasqué


http://www.20minutes.fr/ledirect/967135/mali-laurent-fabius-met-garde-contre-sahelistan
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

07 juillet 2012 à 21:12:24
Réponse #495

éclipse


déconne pas  :honte:

bon alors pisque c'est ainsi, le néologisme il est pas de moi (j'savais pas  :closedeyes: )

'clips
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

08 juillet 2012 à 16:47:49
Réponse #496

Poussin6367


Bonjour,

Pour repartir sur le thème des lectures j'aimerais vous faire partager 2 livres, l'un étant la suite directe de l'autre, que j'ai lu il y a 2 ans, alors que j'épuisais une librairie bretonne durant mes vacances.

L'auteur est un journaliste russe spécialiste des relations internationales, qui à longtemps vécu au Proche-Orient et qui parle 6 langues : Dmitri Glukhovski.

Le premier livre a été joliment adapté en jeux vidéo, que je conseille aux joueurs invétérés pour ses effets de lumières et la qualité de ses environnements. Un second jeu sortira mais il semble qu'il s'écartera de la trame des romans.

J'en viens maintenant aux livres à proprement parlé et je vous donne enfin le titre : Métro 2033, suivi de Métro 2034.
Le schéma est simple, c'est un livre au thème post-apocalyptique, qui décrit la re-construction au sein du métro moscovite d'une société organisée et politisée, à la suite d'un conflit nucléaire, qui n'est part ailleurs que très peu décrit dans les 1000 pages que compte la série. Série se focalisant avant tout sur les attitudes et les réflexions intérieurs d'habitants de ce métro.

Je ne suis pas fan du tout de la littérature post-apocalyptique, qui je trouve se complaît trop souvent dans des clichés, ramenant les hommes où bien dans des sociétés idéales dirigées par des tyrans que l'on découvrira lors de chutes être d'infâme bourreaux où au contraire des roi-philosophes à la manière de Platon, où bien dans des sociétés aux airs punk ou les cannibales sont légions et ou les bons sont des très bons : dernières situations menant invariablement au tournage d'un film hollywoodien produit à grand coup de millions et développé à grand renforts d'effets spéciaux.

Ces deux livres je trouve et ce n'est que mon avis encore une fois, sortent des codes pré-établis et s'inscrivent dans la lignée des auteurs russes qui depuis Gogol et Dostoievski savent régaler des lecteurs en humanisant les miséreux, choses que l'on à du mal à trouver dans les littératures réalistes européennes, à mon humble avis encore, je tiens à le préciser.

La représentation qui est faite du métro moscovite est fidèle et l'on sent que l'auteur est un passionné d'architecture et d'histoire, qui aime à donner à ses différents lieux des âmes et des sentiments. Ainsi on parcourt au fil des pages les stations et l'on apprend en même temps que le jeune Artyom, héros de notre histoire les multiples facettes de ces sociétés nouvelles, qui pour arrêter de survivre et enfin vivre, se mettent à cultiver des champignons, élever des animaux, à créer des retenus d'eaux, à lier des alliances, pour que les moyens de communication inter-stations soient préservées, etc.

Je me permets donc de vous conseiller cet univers, dans lequel on se plonge rapidement et qui autorise des digressions sur les thèmes qui nous sont chers.

J'apporterai une seule grosse critique à ce livre : les noms des stations n'ont pas été traduit,ce qui est un peu frustrant parfois, quand on lit que tel groupe est implanté sur la ligne 1, la sokolnitcheskaïa, qui par son nom était prédestiné à l'accueillir, on se pose des questions auxquelles on ne trouve pas vraiment de réponses avant plusieurs chapitres.
Comme si on disait à des russes que les groupuscules néo-nazis du métro parisien en 2033 étaient implantés à la station bir-hakeim, qu'ils avaient renommé Dunkerque. C'est le gros défaut du livre à mon sens.

Mesdames, Messieurs,

Au plaisir :)

B.

08 juillet 2012 à 17:46:36
Réponse #497

Poussin6367


C'est justement en pensant à Zola et Balzac que je disais ça ^^

A part écrire que si un tel est un alcoolo c'est parce que son grand père et son père l'était et qu'il vit dans une maison avec un meuble à pain à la peinture rouge écaillé sur le pan gauche au dont le bouton du tiroir en haut à droite à été noirci par l'utilisation fréquente sur sa moitié gauche ...

Les deux sont des spécialistes de l'atavisme, ça explique tout, ça permet de se donner bonne conscience : Je connais les pauvres, je les fréquente plus maintenant mais je l'ai fait, rien n'est vraiment de leur faute mais tout ce qu'ils font se répercutera sur leurs enfants. C'est une dimension que je trouve moins dans la vision des auteurs russes qui ont une forme d'espoir malgré tout au travers de descriptions moins lourdes, plus directes. Après peut-être que la traduction trahi le texte original mais c'est ce que je ressens.

Le pavillon des cancéreux est sur le fond horrible et porte pourtant un profond message d'espoir, on ne connait pas l'histoire avant d'avoir atteint la moitié du livre environ, quand dans le père Goriot il suffit de lire 50 pages pour se rendre compte qu'il va mourir de chagrin et que tout le monde l'utilise.

Après je le répète c'est ma vision, et la littérature à ceci de fantastique qu'elle admet une infinité d'interprétation. Umberto Eco écrivait en 1965 : "l'Oeuvre ouverte" pour décrire le phénomène.

:)
« Modifié: 08 juillet 2012 à 18:01:30 par Poussin6367D »

09 juillet 2012 à 00:02:57
Réponse #498

Poussin6367


@Pouçot

je suis pas d'accord avec toi sur le principe de l'interprétation. Cf : Stendhal et Balzac, qui comptent parmi les auteurs les plus interprétés de la littérature française.
Je te propose de continuer la discussion par mp. Si cela se trouve nous avons une idée similaire sur laquelle nous mettons simplement des mots différents. :)


09 juillet 2012 à 12:23:23
Réponse #499

athlon


Chronique de Jerusalem

A moitié BD, moitié Reportage, moitié tranche de vie, moitié... oui il y a trop de moitié

J'ia bien aimé, le rythme est sympa, ironie... parfois j'aimerai botter les fesses du personnage (l'auteur...) car je le trouve trop résolu.

Assez pro palestinien....

J'ai commencé les autres chroniques

A+
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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