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Auteur Sujet: Traverser une rivière a pied ?  (Lu 20034 fois)

19 mars 2010 à 02:10:24
Réponse #25

Rôdeur


Salut JMD.
L'erreur dans ton cas, c'est de ne pas tenir compte de l'altitude (pour le froid), et d'être physiquement peu préparé (je ne parles pas de "muscles", mais de résistance au froid). Je te garantis que si tu fais ça tous les jours, progressivement, tu n'aurais aucuns problème à le faire. J'ai vécus des années en Afrique et à force de marcher pieds nus, j'avais la plante des pieds "blindées", au point de jouer au foot sur du gravier sans problème. Et à cette époque j'étais tout le temps déchaussé. Et certains jours "de pêche" je passais plus de temps dans l'eau que dehors. Et d'autre part, je me suis baigné dans des lacs très froids au Canada. Les 2 - 3 premiers jours, ça craignait un max (mais comme je me mettais à l'eau pour échapper aux moustiques, j'étais très motivé), mais une semaine plus tard, l'eau étant "super bonne". Ce que tu ne peut pas faire, c'est traversé pied nus si tu passe ta vie en chaussure de marche, dans une eau à temperature "inhabituelle" et s'il y a du courant et que tu n'as pas les guiboles "musclées" et un minimum de sens de l'équilibre... Dans ce cas, contourne et cherche un pont. On a toujours tendance a peaufiner le materiel, et on oublie trop souvent que la préparation physique, ce n'est pas seulement faire du sport. Moi, je traverse déchaussé...

19 mars 2010 à 11:17:16
Réponse #26

Nathan-Brithless


Moi, je traverse déchaussé...

et moi des routes... :lol:

bon, plus sérieusement:pied nus ou non, si l'eau est froide(vraiment froide), le fait de garder des pompes n'y change pas grand chose, pas vrai?..la traversée dure en général trop peu de temps pour que l'eau qui est dans les chausettes se réchauffe...ma solution perso,une paire de sandales qui me servent aussi au bivouac à reposer mes p'tits petons du port des rangers...Le froid de la flotte, in fine, t'y peut rien, sauf le subir et te sècher les arpions à l'issue!
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

19 mars 2010 à 16:48:44
Réponse #27

jbc


heu tu construit un pont  ;D :lol:

19 mars 2010 à 18:51:14
Réponse #28

JMD


Citer
Salut JMD.
L'erreur dans ton cas, c'est de ne pas tenir compte de l'altitude (pour le froid), et d'être physiquement peu préparé (je ne parles pas de "muscles", mais de résistance au froid).

Ok pour l'erreur :-[, mais concernant la préparation au froid, peu être pas comme un pingouin  ;# mais un petit peu quand même... :glare:

19 mars 2010 à 19:28:11
Réponse #29

Rôdeur


Ok pour l'erreur :-[, mais concernant la préparation au froid, peu être pas comme un pingouin  ;# mais un petit peu quand même... :glare:

 :) Pourquoi pas? total, je suppose qu'en 2 ou 3 générations, problème resolus.

20 mars 2010 à 15:12:14
Réponse #30

Wapiti


Bonjour Raptor !

L'almanach Vermot ne serait-il pas ton livre de chevet ?  :lol:

À +

20 mars 2010 à 19:32:10
Réponse #31

François


Merci Google Images :


STOP TOUT NYLON
millet.fr
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

21 mars 2010 à 19:00:49
Réponse #32

Wapiti


Ne rêves pas ce n'est pas des bottes, ni des cuissardes ni des waders en caoutchouc. Un stope tout n'est qu'une guêtre basse qui empêche brindilles et graviers d'entrer dans la chaussures.
« Modifié: 22 mars 2010 à 13:31:23 par Wapiti »

21 mars 2010 à 19:01:48
Réponse #33

VieuxMora


Si, cela sert surtout à empêcher les cailloux, la neige de rentrer dans la chaussure.

Cela peut juste limiter l'entrée d'eau si tu mets le pied dans un trou et que tu le ressors très vite
« Modifié: 18 juin 2010 à 09:24:43 par VieuxMora »

21 mars 2010 à 22:14:12
Réponse #34

undujura


https://jerven.secure.flexiweb.no/page/4433/     (en bas de la page).
Là il y à une alternative intéressante. Pour de petit cours d'eau avec de l'eau en dessous du genou.
Si l'eau passe par dessus tu risque de te trouver très entravé par le poids et la pression du courant.
Il faut des souliers assez montant, je pense que des  Meindl Island devrait faire l'affaire. J'ai testé avec des meindl military, des chaps exped et deux lanières en chambre a air de voiture (tu découpe ne rond au cutter pour avoir de la longeur sans noeud). J'ai traversé plusieurs petit torrent à pied sec (eau à mi mollet).

23 mars 2010 à 21:18:35
Réponse #35

You


Un petit complément à propos de la traversée d'eau froide pieds nus :
Sur le Zanskar gelé, on nous avait fait acheter des bottes en plastique à Leh.
L'idée étant que :
1. Si la température voisinait le 0, ou remontait assez, on devait marcher sur de la glace submergée (c'est arrivé souvent)
2. Que si c'était le cas, on marcherait avec 30cm d'eau de rivière à 1°C sur plusieurs dizaines de mètres, soit largement plus qu'il n'en fallait pour submerger nos Sorels et compromettre la durée de vie de nos orteils le soir, lorsque la température replongeait.

Donc ces bottes très légères avaient 2 fonctions :
- protection mécanique
Sous nos pieds, une couche de glace ferme accrochée à la berge, sur laquelle bous marchions. Dessus, 30cm de flotte glaciale, qui passait bien entendu largement au dessus des bottes en plastique, pleines d'eau. Et au dessus, une fine couche de glace bien coupante, bien méchante pour les tibias. Le bottes protégeaient nos pieds et surtout chevilles et tibias de cette couche de glace à briser à chaque pas.

- Protection thermique
C'est fou comme l'eau est vite réchauffée par nos petits petons quand elle est immobile... Sans ces bottes en plastique à 5€, le froid par convection glaçait les pieds de certains de nos compagnons Ladakhi qui n'avaient pas les moyens de s'en offrir. Pas de dégât, mais bon, clairement c'était désagréable (sans compter qu'il avaient nettement plus conscience du danger que nous, ce qui les rendait visiblement plus tendus)... Alors qu'avec ces bottes, il se formait une couche d'eau immobile qui permettait de marcher pieds et cul-nu (faut pas mouiller le futal) dans la flotte à peine positive pendant 10min sans souffrir plus que ça.
Une fois au sec sur la glace ferme, un coup de torchon sur les pieds, remise du futal, des chaussettes sèches et des Sorel et zouh, en route !

Alors autant on peut marcher un certain temps pieds nus dans des bottes en plastiques pleines de flotte à 1°C, autant la plus grosse erreur que j'ai faite, ça a été de les vider... et de continuer à marcher avec 10 minutes.
Gel immédiat du reste de l'eau à l'intérieur des bottes, formation d'une couche de glace au contact du pied, et sensation de froid vive. Les même bottes pleines d'eau étaient confortables.

Je n'ai aucune conclusion à en tirer, et je sais que cette expérience marginale ne servira probablement pas à grand monde, mais bon...



Mais sous nos latitudes, sous 3500m, et en température positive : si moins de 30cm et courant supportable : bâtons pour tenir debout, et Crocs !

24 mars 2010 à 22:01:16
Réponse #36

xzh


je pense que ce qui est pas mal c'est de visée un point en aval de la ou on est ainsi on résiste moins au courant.

Mon expérience a moi se limite a de la trempette l'été avec les cousins pour faire des barrages :D , du canoë, et du canyoning.

24 mars 2010 à 22:26:03
Réponse #37

Wapiti


Ceux qui font de la plongée le savent, la pellicule d'eau entre la peau et le néoprène est réchauffée par le corps et se maintient à une certaine température assez longtemps (même un vieux chandail fait l'affaire). Bien sûr pour de l'eau voisine de 0 °C, mieux vaut porter une combinaison sèche, gonflée.
« Modifié: 24 mars 2010 à 23:12:37 par Wapiti »

17 juin 2010 à 17:17:51
Réponse #38

Oursbrun


Les chaussures de randonnée Gore-tex sont pas mal pour ça  :doubleup: après c'est sur qu'il faut mieux les laisser au pied si tu ne veux pas glisser (le mieux c'est de toujours avoir des chaussettes de rechange et de porter un pantalon imperméable.

18 juin 2010 à 08:31:21
Réponse #39

Bison


Citation de: Oursbrun
Les chaussures de randonnée Gore-tex sont pas mal pour ça :doubleup:

À la sortie du magasin, sans nul doute!  ;#
Mais après une demi saison?
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

18 juin 2010 à 09:23:23
Réponse #40

kroc


Oui tout ce qui est gore tex c'est bien mais sur la duré moins.. et puis il faut vraiment mettre le prix pour avoir du bon gore tex.
Les guêtres ça aide un peut aussi..

18 juin 2010 à 11:34:21
Réponse #41

Déodat


Ayant eu moi-même un petit (gros) problème d'étanchéité avec des chaussures Salomon XA pro 3D GTX (donc avec du goretex), je me suis adressé à la société Gore (vers laquelle mon vendeur et Salomon m'ont renvoyé) pour savoir quel recours je pouvais avoir parce que je trouve que des chaussures à plus de 100 euros réputées imperméables et respirantes du fait du goretex, cela devrait être imperméable et respirant, enfin il me semble.
Voici la réponse de Gore que j'ai reçue ce matin :
Citer
Bonjour,
Nous vous remercions vivement de l'intérêt que vous portez à notre société et à nos produits et vous prions de trouver, ci-joints, les éléments de réponse à votre message.

Les traitements GORE-TEX sont les plus durables en terme d'imperméabilité et de respirabilité.

Pour garder toutes ses performances la chaussure GORE-TEX nécessite un entretien régulier.

Pour les extérieurs cuirs : nettoyer à l’eau tiède avec une brosse, imperméabiliser avec des sprays déperlants ou entretenir avec des crèmes/émulsions à base d’eau ou de silicone qui permettent à l’eau de glisser à la surface de la chaussure sans boucher les pores du cuir.

Pour les extérieurs textiles : nettoyer à l’eau tiède et au savon avec une éponge. Bien faire sécher à l’air libre (ne jamais les laisser à côté d’une source de chaleur ou directement au soleil). Imperméabiliser avec des sprays déperlants.

Toute l'équipe du service consommateurs GORE reste à votre disposition au numéro vert 0 800 096 096 (du lundi au vendredi de 10h à 18h)

ou sur notre site internet : www.gore-tex.com

En gros, ces braves gens sans même m'avoir demandé comment j'ai entretenu mes chaussures me disent qu'il faut que je les entretienne parce que leur produit est ce qu'il y a de plus durable et que forcément si ça ne dure pas c'est que je n'ai pas du les entretenir comme il faut, c'est bête parce que c'est ce que j'ai fait bien sûr avec beaucoup de soin, mais bon que dire...

18 juin 2010 à 13:35:56
Réponse #42

Bartlett


Gore tex " la garantie de rester sec"   :D

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

08 juillet 2010 à 13:26:50
Réponse #43

batopirat


salut à tous,
le fil m'intéresse particulièrement car je reviens d'islande ou j'ai parcouru le Trek du Laugavegur ou il ya justement plusieurs passages à gué.
Le premier le plus petit je l'ai traversé avec mes chaussons de kayak, l'eau était si froide que j'en avais mal aux pides. Au deuxieme j'ai sorti les footsacks( je vérifierai l'orthographe) de la marque helsport. Ne sachant pas s'ils étaient vraiment étanches , je les ai essayé avec les chaussons pour kayak. Surprise je n'étais pas mouillé , je ne senatis pas le froid de l'eau. Aux suivants je les mettais directement sur mes chaussures de rando. Plus la peine de se déchausser pour se rechausser pas de pieds mouillés non plus. Franchement je recommande , vous en trouverez ici:
http://www.pyrene-bushcraft.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=Helsport-Foot-Sacks&type=53&code_lg=lg_fr&num=81
attention , le tissus n'est pas étanche, au sens propre du terme. Je pense que c'est l'imperméabilité plus un phénomène de saturation du tissus empeche l'eau de passer. vous aurez les semelles et le dessus des chaussures un peu mouillés mais c'est tout. En tout cas avec des meindl Island ça marche.
J'espere que cela vous sera utile.
A+

30 juin 2015 à 01:21:26
Réponse #44

Aleksi


je pense que ce qui est pas mal c'est de visée un point en aval de la ou on est ainsi on résiste moins au courant.

Mon expérience a moi se limite a de la trempette l'été avec les cousins pour faire des barrages :D , du canoë, et du canyoning.

Salut a tous !

C'est pas toujours une sage idee :D. On a beaucoup moins d'equilibre en se presentant le dos au courant, le risque de chute est beaucoup plus grand.

Le post de David est tres complet, a lire absolument. Le sujet est tres interessant, car suivre des cours d'eau est parfois le seul chemin que peut utiliser l'explorateur, ou celui qui cherche a retrouver la civilisation. Souvent, les cours d'eau ne sont pas praticables en embarcations, trop rapides, chutes d'eau infranchissables, etc. Malheureusement, parfois le terrain ne l'est pas beaucoup plus. Il faut lors ce frayer un chemin par la riviere.
 
J'ai du recemment remonter un affluent du Huari-Huari, au Perou sur de nombreux kilometres. L'eau etait sencee etre basse, malheureusement pour moi la saison des pluie se prolonge, et l'affluent en question etait tres fort apres des pluies subite, avec parfois, et au maximum, de l'eau jusqu'a la taille. Autour, la vegetation est simplement inextricable, ce qu'on peut appeler la pure jungle. Vegetation beaucoup plus dense que la foret Bresilienne, ou Guyanne, ou etc, dans lequel on est ralentit, mais on avance. La, avancer de quelques dizaines de metres peu prendre des heures au machete, et les paroies d'une vallee rongee par un torrent sont souvent abruptes. Bref pour la premiere fois j'ai ete confronte non pas a traverser un cours d'eau, mais a marcher dedans, comme solution la plus simple et probablement la plus sur, en tout cas d'apres mon jugement a ce moment la et des divers facteurs. Et j'ai pris le temps d'y penser  ;)

Tous les conseils vu plus haut sont de rigueur. Premierement, s'armer d'un bon baton. J'en choisis un solide (les appuis dessus seront prfois tres fort), bien droit, qui fait ma taille environ.
Ensuite, dans ce cas de figure c'est evident, garder ses chaussures... Meme si les galets etaient relativement arrondis par l'errosion, marcher plusieurs jours de suite pieds nu sur des galets, mes pieds n'y sont pas habitues, je ne peux pas, ou alors je finis la marche en boitant. Et je pense que c'est le cas de la plupart d'entre nous.
Pour les chaussures, et vu le terrain, j'utilisaient des bottes en caoutchouc basiques, trouees volontairement pour l'evacuation de l'eau.
J'ai egalement utilise les sandales classiques en pneux de voiture, "ojota". Je les securisais avec une cordelette autour de la cheville (genre leash de palmes de bodyboarder), au cas ou. Elles tiennent bien au pied, mais je prefere de loin la solution bottes ; lorsqu'on se retrouve face a une chute d'eau, il faut contourner par les bois, et c'est la ou les bottes sont utiles de par leurs protections superieures (vegetation, insectes, serpents dans une moindre mesure mais pourquoi pas), et que les ojotas sont vraiment tres moyenne.

Un pantalon offre beaucoup plus de resistance sous l'eau, je dirais meme que dans un courant fort la difference est considerable ! Se mettre en sous-vetements n'est pas une mauvaise idee, et remettre le pantalon pour passer dans la brousse au besoin (franchissement d'obstacles majeures).

En ce qui concerne la technique de progression, voici ma maniere de proceder. Bien souvent, remonter un torrent signifie simplement le traverser plusieurs centaines de fois par jours. Cela est a prendre en consideration, lorsque l'on sait que une seule traversee est potentiellement dangereuse. On zigzague simplement d'interieur de courbes a interieur de courbes de la riviere, la ou les alluvions sont deposes. On marche le plus loin possible sur la plage formee par ce depot, et l'on traverse de nouveaux pour rejoindre la plage suivante, etc.

Pour traverser, plusieurs choses sont a prendre en consideration.
Premierement, l'eau deplace des quantites de roches incroyables. Dans mes souvenirs, lorsque la vitesse d'une riviere est seulement doublee, sa force de deplacement est multiplie par 50. Il faut preter attention a ne pas traverser face a un obstacle immerge (rendu visible par l'ondulation de l'eau passant par dessus) lorsqu'on entend clairement de gros blocs rouler sur le lit de la riviere, le risque d'avoir la jambe prise en etaux est important.

Ensuite, on peut, je veux dire on doit, choisir son endroit. Lire la riviere a la maniere d'un chercheur d'or peut-etre utile, en cherchant les zones de depressions du courant. Ces zones sont plus communement :

Interieur d'une courbe,
Zone d'elargissement, meme sensible, de la riviere.
Derriere un obstacle, ou un ensemble d'obstacles tel que plusieurs blocs repartis en travers de la riviere, meme si ils ne sont pas alignes sur un meme plan.
Zone de faible profondeure, meme si le courant parait fort, moins de surface de corps immerge, beaucoup moins de force exerce, logique.
Un changement, meme sensible, de la vitesse du cours d'eau, comme par exemple juste derriere une portion particulierement rapide.
Proeminence quelconque de l'une des rives (afleurement rocheux saillants, etc).
De maniere generale, le courant est ralentit voir inverse proche des rives, bien que dans un torrent ce phenomene soit leger, il est a prendre en compte egalement.

Parfois, c'est la ou la riviere semble le moins traversable (visuellement j'entends, remous, vague, ecumes, etc) que se trouve le spot.

Attention, parfois la ou l'on pense pouvoir utiliser un obstacle et passer derriere, il se trouve que le courant de chaques cotes de l'obstacle en sera d'autant augmente. Mais, cela offre la possibilite d'une traversee en 2 temps, avec les portions rapides a traverser un peu plus fortes mais de fait beaucoup moins larges. C'est au bon jugement de chacun.

La technique de traversee en elle meme, d'apres mon experience : face au courant, les jambes espacees mais pas excessivement, le baton plante fermement en amont et le corps donnant un angle dans cette direction. Dans le courant fort, je conseil de marcher en pas chasse, surtout pas croiser les jambes. Monter assez haut les genoux aide parfois, car le courant peut etre tellement fort que le simple fait de decoller le pied du sol fait chasser la jambe en arriere, avec impossibilite de la ramener au meme niveau.Si cela arrive, il faut parfois se laisser perdre du terrain, mais pas trop au risque d'etre simplement emporte. Sortir le genou de l'eau si possible permet de palier a cela. De meme, le baton est une aide indispensable, mais attention a ce qu'il ne devienne pas embarassant, voir dangereux. A chaque nouvel appui, le sortir de l'eau pour aller chercher le prochain appui. Si on cherche a le bouger sous l'eau, l'extremite immerge va exercer une force vers l'aval suffisante pour desequilibrer (un equilibre deja precaire). Prendre garde ce sur quoi l'on prend appui avant de transferer tout son poid sur la jambe.

Il arrive souvent qu'il n'y ai pas de plage pour progresser en zigzags. C'est la ou les zones de depressions exposees plus en haut sont particulierement importantes. On les cherchera, et on zigzaguera de zone de depression, en zone de depression, sans sortir du courant pendant parfois une centaine de metres de progression. Avec un peu de pratique et le coup de main, c'est plus simple que ca n'en a l'air.

Finalement, certains etranglements et chutes d'eaux sont simplement infranchissables par voie d'eau, ou le danger est considerable. Il faut alors remettre le pantalon, et couper son chemin au machete par la brousse, courage, patience, et prudence  ;).

Quelques conseils suplementaires en vrac :

Bien proteger les affaires dans son sac dans plusieurs couches de sacs plastiques, ou sac etanche si dispo.
Ne pas prendre de risques ou faire de tentatives de mouvements moins sur ou plus stupide juste dans l'espoir de rester un peu plus sec.
Dans le courant forts, des tourbillons considerables sont generes par endroits et bien malheureux celui qui se trouve laver dedans. Au cas ou (car ca m'est arrive), c'est une experience proche de la machine a laver dans les rouleaux de l'ocean : Rien ne sert de paniquer ni de s'agiter, en ouvrant les yeux on n'y voit que des bulles et on est totalement desoriente, essayer de nager sera le plus probablement contre productif car consomateur d'oxygene, et les chances de nager dans une direction differente de la surface sont grande. Se mettre en boule en se protegant la tete entre les genoux et les bras. Le courant vous rejetera. Mais se trouver a ce stade demontre un manque de prudence ou de bon jugement a un moment donne.
Si l'on tombe, rien a ajouter a ce qu'a dit David.
Ne pas se mettre volontairement dans se genre de situation.
Ne faites pas ca chez vous, mais encore moins chez moi.

Bonnes balades a tous !  :)
Quand ma compagne et partenaire d'aventure se décide à publier quelques photos : http://eetiski.tumblr.com/

01 juillet 2015 à 20:19:48
Réponse #45

Hurgoz


Yo,

Il y a quelque temps (années), lors d'une sortie d'une semaine en refuge, un des après midi nous nous sommes "amusé" à remonter le petit torrent qui serpentais au dessus pendant plus d'une heure. Le truc qui m'a frappé, c'est que gamin, j'ai eu la chance d'avoir une mère qui m'a forcé à faire mon nombre d'activité en MJC; j'ai donc pratiqué entre autre le canioning. Une fois retrouvé en situation, j'ai de suite retrouvé mes appui, descendu mon centre de gravité et vogue la galère!

Par ailleurs, pour ce qui est des pompes dans l'eau, plus jeune, je prenais de vieilles baskets dont je coupais le bout pour évacuer l'eau. C'est très efficace et permet de recycler un peu. Parcontre, la semelle laissée en pointe fait un peu pelle....

Pour ce qui est des dangers en eaux vives, en plus de ceux déjà cités dans le fil, on peu rajouter la montée de l'eau (surtout si on est dans des gorges. Celle ci peut être causée par deux trucs:
  • Relachée d'un barrage en amont (important donc de bien savoir où on va et au pire passer un coup de fil aux offices de tourisme)
  • Pluie, et là faut bien consulter la météo, car une rivière peu courir sur plusieurs centaines de bornes. Aussi, même si on ne voit pas l'orage, l'eau peu quand même monter.

Tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

03 juillet 2015 à 00:15:43
Réponse #46

Nirgoule


A plusieurs reprises en Écosse j'ai utilisé des chaussures basses prévues pour courir et évacuer l'eau. Elles sont légères, stables, confortables et donc au campement je les chausse aussi pour laisser respirer les chaussures de marche et mes pieds.

Sinon pour traverser, mes deux bâtons donc quatre points d'ancrage. Ceux qui m'accompagnaient et qui n'en avaient pas ont apprécié de les utiliser lors des traversées de rivière.

Lorsque j'estime le courant trop fort, je ne prends pas de risque, je remonte le cours d'eau jusqu'à ce que le lit soit plus large et donc plus facile à traverser. En remontant on traverse qq fois un affluant ce qui reduit d'autant le débit du cours d'eau majeur.

Vraiment se méfier des cours d'eau ou la pente est forte, la vitesse de l'eau et donc sa puissance vous déséquilibrera facilement, surtout si vous êtes fatigué. Se poser et étudier les lieux avant de traverser.

En étudiant la carte de votre parcours vous aurez une idée de la taille des cours d'eau a traverser. Par sécurité j'évite les rivières et torrents trop larges sur la carte au 25000°.

Les anglais conseillent de garder les chaussures de marche quitte a les mouiller. Je le fais lorsque c'est un ruisseau, avec guêtre et pantalon serré autour de la chaussure, je ne suis pas mouillé. Sinon les basket comme dit plus haut.

 Les pluies abondantes, la rareté des ponts expliquent sans doute que sur les cartes anglaises, les gués sont indiqués (Ford), preuve que c'est un problème à prendre au sérieux. On repère les gué lorsque la rivière s'élargit d'un seul coup, sans l'apport d'un affluant bien sur.

Bonne traversée
« Modifié: 03 juillet 2015 à 00:25:11 par Nirgoule »
"If you are out for more than a day with no access to toilets, you need to be aware of how to defecate, without impacting on the environment."

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

18 avril 2016 à 20:19:02
Réponse #47

huckleberry




La technique de traversee en elle meme, d'apres mon experience : face au courant, les jambes espacees mais pas excessivement, le baton plante fermement en amont et le corps donnant un angle dans cette direction. Dans le courant fort, je conseil de marcher en pas chasse, surtout pas croiser les jambes. Monter assez haut les genoux aide parfois, car le courant peut etre tellement fort que le simple fait de decoller le pied du sol fait chasser la jambe en arriere, avec impossibilite de la ramener au meme niveau.

En plus de tout ce qui a déjà été dit sur le sujet:

Ayant une solide expérience des traversées de rivières et des canyons, je m'étonnais de ne pas avoir vu avant  la méthode d'Aleksi vu tous les bons conseils qui ont étés avancés ici.
C'est la meilleure qui soit dans le courant un peu fort elle fonctionne bien avec ou sans bâton, et personnellement j'évite les crocs, tongs, savates et tout ce qui ne tient pas bien le pied et qui fait glisser le pied sur la semelle intérieure .

Donc face au courant toujours (on a inconsciemment tendance à aller vers l'autre rive en étant de profil au courant il faut au contraire lui faire face) et les pas chassés aident bien à détecter les aspérités et autres surprises, la nécessité du bâton sera en fonction de la hauteur de l'eau et si l'on a besoin de traverser plusieurs rivières ou de repasser par le même endroit, il peut arriver que le débit ne soit pas le même à l'aller qu'au retour.

Autre point important les crues soudaines ne se produisent pas toujours à cause des lâchés de barrages, en rivières et en canyon tu peux être à plusieurs dizaines de km (voir centaines) d'un gros orage et subir une crue importante.

Toujours vérifier la couleur de l'eau (surtout en montagne où elle est souvent limpide) si on voit une eau terreuse arriver c'est signe qu'il faut sortir de suite, et très important les feuilles mortes, quand on voit passer des feuilles dans l'eau en plein milieu du courant (immergées pas en surface, souvent entre deux-eaux)  il y a un risque important de crue.

Et enfin toujours repérer une échappatoire dans un passage encaissé est indispensable avant de s'engager et que les conditions sont limites.

  :)
« Modifié: 18 avril 2016 à 21:02:14 par huckleberry »

 


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