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Auteur Sujet: Traverser une rivière a pied ?  (Lu 20807 fois)

24 novembre 2009 à 01:37:56
Lu 20807 fois

Bartlett


Bonjour, je preparre une rando ou il est possible que j'ai a traverser des coupures d'eau a pied ( hauteur maximum a mi cuisse),j'exclus de passer pied nus ( trop dangereux), je me demandais quel est la meilleure méthode pour traverser ?

Garder ses chaussures au pied est le plus sécuritaire, mais des chaussures mouillées c'est vraiment pas top...

Les tongs ça me semble être une bonne solution pas chère et peu encombrante mais je me pose des questions sur la stabilité .

Il y a aussi les five fingers qui ont l'air super mais un peu cher...

Vos avis ?, vos conseils ?
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

24 novembre 2009 à 01:53:35
Réponse #1

Stockfish


Vieux souliers de sport.
Les tongs laissent entrer des petites roches et les 5 doigts, selon moi, bon à rien.
ciao.

24 novembre 2009 à 02:49:08
Réponse #2

** Mathieu **


[BOOTS] Boots OTB Odhin - spécialement conçus pour aller à l'eau : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,25206.0.html

 ;#

24 novembre 2009 à 02:54:33
Réponse #3

François


Espérer le meilleur, prévoir le pire.

24 novembre 2009 à 08:02:33
Réponse #4

Bison


Des Crocs?

Peuvent servir aussi comme chaussures de bivouac ou dans les refuges.
Comme chaussures "de réserve" aussi.

Se nettoient facilement et ne conservent aucune humidité.

Fabsah marchait en crocs lors du stage du W-E passé dans les ardennes belges.

J'en porte à l'instant, en guise de pantouffles ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

24 novembre 2009 à 08:33:57
Réponse #5

Aïki


+1 pour les crocs. Elles tiennent plutôt bien au pied avec la sangle.
Luc
jabber/gtalk lbo@jabber.belnet.be

24 novembre 2009 à 10:03:30
Réponse #6

You


Comme Bison et Aïki je suggère des Crocs.
Protectrices, tiennent bien aux pieds, très confortables, amortissent bien les reliefs du sol et la caillasse, pas de problème de séchage, chaussures de backup ou de bivouac très valables qui permettent de s'aérer les pieds, particulièrement légères, et en plus elles flottent.
Sans compter qu'elles existent tant en marron/vert qu'en orange rescue ou jaune pétard.

24 novembre 2009 à 10:40:13
Réponse #7

Wapiti


Bonjour

Le problème des chaussures étant facilement résolvable, je n'insisterai pas. Les pataugas sont très bien.

En revanche, je te conseille de traverser sur trois jambes ou mieux quatre (bâton (s) ou canne (s) de marche). Risques de trébucher ou de glisser sur des cailloux, s'y coincer les pieds, fond qui se dérobe, courant de fond un peu plus violent, trou d'eau, etc. Avec un sac sur le dos, le buste réagit moins vite pour se rééquilibrer à cause de la charge, car elle entraîne du côté où on penche et plus grave, elle te maintient au fond si tu ne peux t'en débarrasser rapidement. Ce qui n'est pas évident, empêtré dans le sac et le petit instant de panique que l'on ressent va s'accentuer tant qu'on a pas la tête hors de l'eau. En plus, tu peux être étourdi, sinon assommé si ta tête heurte un objet dur.

Je l'ai fait une fois sans incident avec de l'eau jusqu'à mis mollet mais j'étais seul. J'ai réalisé après que si j'étais tombé personne ne m'aurait relevé.

Ce n'est pas insurmontable, mais mieux vaut ne pas être seul.

Pour avoir traverser le Niger à pied, de nuit, avec mon peloton, je sais ce qui peut arriver. Je me suis coincé la cheville entre deux pierres, je n'ai pas paniqué, jusqu'au moment ou quelque chose me mordit profondément au genou. Le toubib, en conclu que ce devait être un chien de fleuve (ou poisson-tigre) aux vues des lacérations.

Autre facteur à ne pas négliger, les crues subites, elles se déclenchent parfois très loin en amont, sans qu'on perçoive de signes avant-coureurs.

Donc, mef en tourelle.

Amitiés.

À +
« Modifié: 24 novembre 2009 à 11:04:11 par Wapiti »

24 novembre 2009 à 10:57:57
Réponse #8

You


Je n'avais pas vu, Bartlett, que tu parlais de traverser des cours d'eau jusqu'à mi-cuisse.
Attention au courant, à partir de très peu d'eau, si le courant est fort ce peut être extrêmement dangereux.
Wapiti fait bien d'insister sur l'importance de multiplier les points d'appui. Bâtons rigoureusement indispensables si l'eau pousse drû dès que le niveau dépasse la cheville avec un fond instable (rochers, caillasses), sinon le risque de gamelle est très important. Et tout seul, on peut parfaitement se noyer dans 30cm de flotte.

Juste pour info, tu parles de quel type de cours d'eau ? Rivière de plaine, fonte de névés en Islande, tourbières écossaises, torrents de montagne, eau semi-stagnante ? Chacune à sa spécificité, et seul, je n'en traverserai aucune en ayant de l'eau au-delà du genoux, et encore avec des batons.

24 novembre 2009 à 11:05:32
Réponse #9

Pierr


Bâton + défaire la sangle ventrale (et de poitrine) du sac à dos, voire (selon son pids) le porter sur une seule épaule. Sac de couchage et vêtements dans des sacs étanches évidemment.

24 novembre 2009 à 11:15:01
Réponse #10

DavidManise


Salut :)

J'avais écrit un article là-dessus dans carnets d'aventures...  je pense qu'Olivier et Joh ne m'en voudront pas de vous filer le texte ici.  Pour voir les jolies photos, avoir mes articles avant tout le monde, et encourager une aventure de presse nature alternative, abonnez-vous !!! ;)

Citation de: David Manise dans Carnets d'Aventures
Traverser les cours d'eau

En voyage nature ou en randonnée, l'un des obstacles -- au sens propre -- que l'on rencontre souvent sont des cours d'eau.  C'est notamment vrai lorsque, pour nous orienter facilement, nous suivons le bord d'un lac ou le cours d'une rivière.  Les ruisseaux se jettent dans les rivières, les rivières se jettent dans des lacs...  et les grands lacs voient souvent se jeter en eux des dizaines d'affluents.  Pour le voyageur a pied (ou à vélo !) ces traversées successives sont un réel problème, et sont toujours dangereuses.  Je me propose de vous donner quelques petits trucs sur le sujet afin de réduire les risques (ce qui ne les annule pas pour autant), et de rendre la chose un peu moins inconfortable.

Vous le savez, mais je le rappelle malgré tout : contrairement aux poissons et à quelques invertébrés aquatiques, nous ne pouvons pas respirer d'eau pour vivre, et ce même si elle contient de l'oxygène (eh oui c'est vraiment une mauvaise utilisation des ressources et une inadaptation patente...  mais c'est comme ça).  Pas question de garder nos voies respiratoires sous l'eau très longtemps en espérant pouvoir en sortir avec un métabolisme en état de marche.  Donc, en clair, tous les trucs que je présenterai dans cette rubrique sont là pour un éventuel cas de force majeure où vous devriez absolument traverser un cours d'eau...  pas de vous laisser croire que vous pourrez le faire sans danger, ni même que vous survivrez à cette aventure.  Traverser un cours d'eau est toujours une activité à risque, et parfois à haut risque.  Faites preuve d'un minimum de bon sens...  Le paragraphe que vous êtes en train de lire, tout au long de l'article, sera dénommé "Paragraphe Fondamental De Mise en Garde Elémentaire" ou "PFDMGE", et j'y ferai référence régulièrement ;)

S'aventurer dans l'eau...  quelques généralités.


Comme l'eau est 800 fois plus dense que l'air, on peut difficilement avancer DANS l'eau.  Elle nous freine.  On avance plus facilement SUR l'eau, parce qu'on déplace moins d'eau pour chaque mètre parcouru...  Malheureusement, en voyage nature, il est généralement très peu pratique -- sauf cas extrême -- de construire ou de transporter une embarcation pour traverser le premier lac ou marécage venu.  Typiquement, donc, soit on marche au fond, soit on nage...  soit on contourne. 

L'été dernier, en Bretagne, un de mes bons amis (salut Maxi ! :)) a ainsi (sagement) fait le tour du lac de Guerlédan, en Bretagne.  Par endroits large de moins de 300m, pour plus de 40km de circonférence totale...  c'est le genre de lac qui est largement plus vite traversé que contourné !  Pour un bon nageur, sans sac à dos trop dense (dans l'eau, le poids n'est plus vraiment un facteur, seule la densité compte), et dans de l'eau tempérée, nager 500m est certes un peu risqué mais pas insurmontable.  Le principal risque, dans de tels cas, reste la crampe ou le coup de fatigue, dont les conséquences peuvent être mortelles.  Voir le PFDMGE.

Dans tous les cas, une bonne condition physique, un bon niveau d'hydratation (pour éviter les crampes) et une bonne technique de nage sont essentielles, même pour des traversées très courtes.  S'imaginer qu'on peut nager plus de quelques mètres (a fortiori dans l'eau froide) sans pratiquer régulièrement la natation est généralement illusoire.  A contrario, pour un nageur vraiment bien entraîné, nager 1000m est dans le domaine du possible, surtout si l'eau est tempérée et que le courant, le vent et les vagues éventuelles sont coopératives.

Pour REDUIRE le risque de noyade lors d'une traversée où on n'a pas pied, on peut utiliser un objet flottant quelconque, qui pourra supporter une partie de notre poids et nous tenir la tête hors de l'eau même si on ne peut plus nager.  L'idéal est bien sûr d'avoir un gilet de sauvetage aux normes qui pourra nous maintenir la tête hors de l'eau même si on est inconscient, mais c'est assez peu pratique à transporter en expédition terrestre... 

Les sacs étanches, très pratique sur le terrain par temps de pluie, font de formidables bouées s'ils ne sont pas remplis d'objets trop denses.  Remplis avec du matériel de randonnée ordinaire et un peu sur-gonflés, ils flottent généralement très bien.  On peut ainsi les prendre à bras le corps (plutôt dans le sens de la largeur pour plus de stabilité) et avancer tranquillement en se propulsant avec les jambes, tout en ayant les épaules et la tête hors de l'eau (ce qui aide grandement à voir l'autre rive lors de la traversée et qui évite les zig-zags et autres circonvolutions).  Placés à l'intérieur d'un sac à dos, ils aideront grandement ce dernier à flotter.

Si on ne dispose pas de sacs étanches de ce type, une bâche (SANS trous) peut être utilisée pour envelopper son sac à dos.  On pose la bâche à plat, on met le sac à dos dessus, et on emballe le tout bien proprement, à la mode baluchon.  On pose ensuite ce radeau-paquetage dans l'eau, ouverture vers le haut, et ça flotte souvent étonnamment bien.  Encore une fois, tout dépend du contenu du sac, la règle étant que ça flottera tant que ça pèsera moins lourd que le volume d'eau occupé par l'ensemble (eurêka ! ;))...  et tant que l'eau restera en-dehors de la bâche.  Attention, donc, aux vagues ou aux retournements qui peuvent remplir cette coque de fortune et expédier le paquetage et son équipage de par le fond, avec les conséquences diverses et variées qu'on peut imaginer : voir le PFDMGE.  Il n'est pas entièrement inutile d'attacher une ficelle de quelques mètres à son sac et d'y adjoindre un flotteur quelconque (gourde vide par exemple) pour retrouver notre vaisseau s'il est envoyé au fond par les éléments... 

Même si ce type de paquetage flottant je peux pas supporter votre poids, s'il arrive au moins à flotter par ses propres moyens, ça sera déjà plus facile de le faire traverser que si vous devez le porter à bout de bras.

Pour une traversée un peu longue, il convient de s'économiser d'entrée de jeu et de toujours conserver un minimum d'énergie sous le pied en cas de pépin.  Il vaut mieux prendre son temps et ne pas s'épuiser.  Et si l'eau est froide au point de sentir qu'il faut nager très vite pour ne pas tomber en hypothermie, c'est peut-être qu'il fallait éviter de s'y aventurer de prime abord...  (voir le PFDMeuGE)...

Les vêtements, sauf les vêtements en néoprène expressément conçus pour la natation, seront de préférence stockés au sec dans le sac étanche pour être remis ensuite.  Les chaussures (surtout les grosses chaussures de marche), qui lestent fortement les pieds et rendent la natation difficile, pourront être enlevées si la nature des rives permet d'aborder pieds-nus sans risques. 

[photo Woodrunner]

De grands sacs poubelles, bien noués, peuvent être très étanches.  Je parle au pluriel, ça n'est pas un hasard : un sac poubelle c'est bien.  Deux c'est mieux.  Trois c'est sûr.  C'est un peu fastidieux, mais dans une situation engagée (exemple au milieu de la Sibérie ou de l'Icelande), il est globalement avantageux de garder ses affaires au sec...  surtout son duvet et sa doudoune, ses allumettes...  bref tous ces trucs vitaux qui ne servent plus à rien une fois trempés ;)  Dans le sac à dos ils feront un bon sac étanche de fortune pour tous les jours...  et le sac à dos emballé dans deux ou trois sacs poubelle flottera bien, sans prendre l'eau.

Traverser l'eau qui coule...  ruisseaux, torrents, rivières, fleuves et autres joyeusetés

Commençons par une réalité simple et claire : l'eau est plus forte que nous.  En mouvement, elle acquiert une puissance phénoménale.  Et si elle bouge vite, elle peut tout arracher et tout emporter.  Pour avoir vu des canoës s'enrouler "en cravate" autour de rochers, pour avoir vu des 4x4 de plusieurs tonnes soulevés et emportés dans les rapides comme de vulgaires radeaux, pour avoir vu des ponts arrachés par une crue, pour avoir senti moi-même la toute-puissance du courant si on tente de lui résister, j'ai acquis un profond respect pour la puissance de l'eau.

Marcher au fond d'une rivière ayant un débit élevé est un art en soi.  Plusieurs risques existent, et ils vont en croissant au fur et à mesure que le débit et la profondeur d'eau augmentent. 

L'adhérence

Le premier problème, lorsqu'on marche au fond d'un cours d'eau, est le manque d'adhérence.  Que l'on piétine des galets couverts d'algues et de limon, ou qu'on patauge dans la boue, le fond des cours d'eaux est toujours glissant et souvent instable.  Si on ajoute à cela les aléas du courant et des remous, une visibilité au fond parfois imparfaite, on se retrouve assez vite avec des problèmes d'équilibre qui, au mieux, peuvent nous faire prendre un bain forcé par beau temps et au pire peuvent nous faire nous retrouver emportés par un puissant courant dans l'eau glacée.

Pour assurer une adhérence minimale au fond tout en protégeant ses chevilles et ses orteils, on pourra garder ses chaussures de marche, quitte à avoir les pieds mouillés pendant des heures par la suite.  Si le fond n'est pas trop cahoteux, les chaussettes en laine offrent parfois une adhérence surprenante sur le limon.  Faute de mieux, on pourra les essayer.

--------- encadré ------------

Un truc pour sécher les chaussures trempées

Chaussures trempées ?  Pieds qui marinent ?  Par temps froid, autour de zéro, avoir les pieds ainsi trempés peut causer ce qu'on appelle le "pied de tranchée" qui est une forme de blessure dûe au froid.  Ca n'est pas une engelure, mais c'est tout comme.  Pour prévenir le pied de tranchée, est important de pouvoir sécher et réchauffer complètement ses pieds régulièrement (idéalement une fois dans la journée et toute la nuit, mais au strict minimum quelques heures toutes les 24 heures).  Pour pouvoir le faire tout en continuant de marcher, une paire de grosses chaussettes en coton peut vous aider.  Le truc est simple : on enfile les chaussettes de coton, on remet ses chaussures et on les serre bien, puis on marche 500m (sur du sec, sinon ça ne sert à rien bien sûr).  On enlève ensuite les chaussettes de coton, qu'on laisse sécher sur le sac à dos...  et on met des chaussettes sèches.  C'est bien sûr loin d'être parfait, mais ça suffit généralement pour limiter FORTEMENT la sensation de "splotch splotch" au fond des chaussures...  et pour avoir ensuite les pieds un peu plus secs.

Faute de chaussettes sèches, on pourra emballer ses pieds dans un tissus hydrophile quelconque, ça fonctionnera aussi !  T-shirt, chèche, serviette de toilette en microfibre, etc.

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Pour conserver son équilibre, un bâton de marche solide, tenu à deux mains et planté en amont, peut aider. 

Une corde ou une main courante sont souvent de faux amis, surtout si le courant est puissant.  En effet, une fois accroché à la corde, dans le courant, on peut avoir du mal à remettre ses pieds sous son centre de gravité pour se relever.  Les pieds s'orientent vers l'aval, les mains sont en amont, et le centre de gravité est quelque part en train d'osciller et de rouler entre les deux.  Je déconseille fortement de s'attacher à une corde en cas de glissade dans le courant.  Le risque est simple : ne jamais pouvoir se relever.  Voir le PFeuDeuGmeu...

La capacité du courant à nous emporter dépend de beaucoup de facteurs, dont notre poids, notre densité (les personnes "maigres" et notamment les hommes très musclés sont plus denses que l'eau, les femmes et les gens plus ronds ont tendance à mieux flotter) et notre taille, mais si le courant est suffisamment rapide, même avec de l'eau aux genoux, on peut très vite être déséquilibré puis poussé et retourné par l'eau si on y chute.  Soyons clairs : l'eau fait rouler des cailloux, et trimballe des rochers.  Elle peut vous pousser, vous retourner et vous emporter si elle coule suffisamment fort et vite.  Avec de l'eau à mi-cuisse et un courant rapide, la moindre chute signifie que l'eau  nous soulèvera et nous emportera.  Il faut en tenir compte, en choisissant notamment un gué où l'aval ne présente pas de risques particuliers (rochers, rapides, tourbillons, chute, embâcles, etc.).

Les pièges

Selon la configuration du fond des cours d'eaux, on trouve parfois des anfractuosités qui peuvent nous coincer un pied.  Ce genre de scénario, dans un courant vif, est souvent mortel : avec un pied coincé, on se retrouve accroché au fond et battu par le courant sans pouvoir se relever.  Bon nombre de noyades ont lieu chaque année dans le monde à cause de ce phénomène du pied coincé.  Il est très important, surtout si on ne voit pas bien où on met ses pieds, de bien sentir le fond avant de poser tout son poids sur un pied, a foriori dans un courant fort. 

Même sans se retrouver coincé, on imagine sans mal les conséquences d'une entorse ou d'une fracture subie dans une eau tumultueuse, d'une part pour terminer la traversée, d'autre part pour le fin du voyage... 

Dans un cours d'eau, il faut marcher très prudemment...

Lorsqu'on se trouve immobile par rapport au fond d'un cours d'eau, un risque non négligeable est d'être percuté par un objet flottant qui dévale.  Si le courant est puissant, et notamment lors de crues, il n'est pas rare de voir des arbres descendre les rivières à des vitesses élevées.  Ils sont de formidables rouleaux compresseurs qu'il vaut mieux éviter.  En temps normal, ils sont rares, et on les voit heureusement surtout pendant les crues importantes, où les berges sont fortement érodées et où les arbres sont emportés.  On reconnaît généralement l'eau de crue à sa couleur café au lait, à son débit impressionnant, et au bruit un peu cauchemardesque qu'elle produit...  sauf à avoir des tendances suicidaires, vous n'aurez normalement pas envie d'y mettre le pied.  Voir le PeuFeuDeuMeuGeu...

Un point extrêmement important : pour n'importe quelle traversée où un risque de chute dans l'eau existe, même si on a de l'eau à peine au genou, il est très important de défaire les sangles abdominales et pectorales du sac à dos, de manière à pouvoir l'enlever rapidement.  Il est souvent déjà difficile de se relever ou de nager dans le courant.  Si en plus on doit le faire avec un gros sac sur le dos qui nous déséquilibre, c'est encore pire, et encore plus dangereux...

Nage défensive et dangers concrets

Si on est emporté par le courant, tant qu'on flotte et qu'on peut garder la tête hors de l'eau, a priori tout baigne.  Dans un tel cas, de toute façon, il est parfaitement inutile de chercher à lutter contre la masse d'eau.  Il faut simplement se maintenir à flot, et se déplacer tout doucement par rapport au courant, par exemple latéralement pour atteindre le point le plus proche où on sera en sécurité.  On descendra parfois beaucoup, mais on arrivera de l'autre côté... 

Pour éviter de percuter un rocher, on se tournera toujours vers l'aval, de manière à voir venir les obstacles, et on nagera en position plus ou moins assise, et toujours les pieds devant (sans mauvais jeu de mot).  Ce faisant on pourra percuter les rochers avec les pieds plutôt qu'avec la tête ou le coccyx, ou un tibia...  et on grimpera dessus au besoin, et si possible.

Dans les virages, on cherchera à tirer vers l'INTERIEUR des courbes.  En effet, il y a toujours plus d'eau à l'extérieur, et la pente y est toujours plus abrupte.  C'est aussi à l'extérieur des courbes qu'on risque le plus d'accélérer très fort et de percuter des branches ou des rochers.  Méfiance, cependant, si une grosse différence de vitesse existe entre l'intérieur et l'extérieur de la courbe, des tourbillons peuvent se former...  ils peuvent parfois entraîner un nageur vers le fond.  Dans ce cas, pas de panique...  une grande bouffée d'air, et on se laisse descendre un peu, pour ensuite s'éloigner du centre du tourbillon, et refaire surface un peu plus loin...  pour un bon nageur, c'est généralement possible (sauf tourbillon majeur), même si ça désoriente un peu.

Pour des raisons évidentes, on évitera de sauter les chutes d'eau...  même les petites... 

Dans les rivières, le fond est toujours très inégal.  Il est assez rare, même sur une rivière à très gros débit, d'avoir plusieurs kilomètres d'eau très profonde, sauf si on se trouve dans des gorges encaissées.  En général, des bancs de gravier et des rochers se trouvent un peu partout et peuvent nous permettre de reprendre pied.

Hypothermie

L'un des problèmes majeurs avec les bains forcés, surtout par temps froid, est la température de l'eau et ses effets sur nos couches isolantes.  Dans l'eau froide, nous  nous refroidissons déjà très vite.  Ensuite, si nos vêtements ou couches isolantes sont hydrophiles (duvet, coton), non seulement elles n'isoleront plus rien mais elles vous pomperont de la chaleur à la vitesse grand V en séchant sur vous.  Il vaut souvent largement mieux être nu que vêtu de coton trempé (dans le doute, faites le test, vous sentirez tout de suite si c'est moins pire ou pas).

Par temps froid, on préférera généralement se dévêtir avant d'entamer une traversée, de manière à avoir des vêtements chauds et secs à remettre ensuite.  Après un bain forcé, avec des affaires trempées, c'est généralement le moment de bouger.  Il ne faut surtout pas s'arrêter et se laisser geler.  Marcher, ou alors prendre le temps de se dévêtir VITE, d'essorer VITE ses vêtements, et repartir d'un bon pas pour produire assez de chaleur pour ne pas tomber en hypothermie...  ce qui est généralement le début d'un engrenage infernal.  En hypothermie, on perd une bonne partie de notre capacité à réfléchir, et presque toute notre motricité fine.  Notre motivation à survivre elle-même devient vite congelée...  et il est tentant de se laisser aller à l'apathie ou à une inaction qui semble anodine, mais qui peut mal tourner.

Après un évènement "froid", il est très important de tout faire pour vraiment se réchauffer : se changer, marcher/faire des pompes/s'accroupir et se relever 50 fois, boire chaud, manger chaud...  et tout ça à la fois.  Couvrir en priorité la tête, le cou, le thorax.  Etc.  Il faut être agressif dans sa lutte contre le froid DES LES PREMIERS SIGNES DE REFROIDISSEMENT.  A fortiori si toutes nos affaires sont trempées, que notre duvet flotte au fond du sac et qu'on s'était imaginé que les allumettes dans leur boîte en carton sont encore le must de l'allumage de feu (alors qu'un briquet, une fois sec, remarche bien, et qu'un firesteel crache des étincelles même trempé...).

Un petit mot sur les risques "imprévisibles"...

Selon les pays, l'eau qu'on traverse peut être infestée de sangsues ou d'autres parasites.  Elle peut être pleine de crocodiles, caïmans, alligators.  Elle peut être peuplée de serpents, de poissons venimeux, d'anguilles électriques...  elle peut, aussi, être fortement polluée par l'industrie, ou remplie de puces d'eau...  difficile de prédire ce qu'on trouvera dans l'eau une fois qu'on y sera.  C'est un peu pour cette raison aussi que l'humanité a inventé les ponts ;)

Soyez prudents, gardez le sourire, et faites des pompes ;)

Et n'oubliez pas que parfois, le chemin le plus court entre deux rives, c'est un long détour...  ;)
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

24 novembre 2009 à 12:32:13
Réponse #11

Bartlett


Merci a tous pour vos réponses.

Les crocs semblent être la solution a mon problème.

Concernant la sécurité , j'aurais effectivement des bâtons et la traversée a pied serra le dernier recours en cas d'imponderables, mon itinéraire devrait m'en préserver.

You, quand je disais a mi cuisse, c'était un grand maximum, il est clair que si la rivière ressemble plus a un torrent qu'un fosse de drainage , je ne m'y aventurerais pas.Pour info ce serra en Écosse fin Avril début Mai.

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

24 novembre 2009 à 14:06:55
Réponse #12

You


Ecosse ? Bon ça ! J'y étais en juillet dernier, et en 3 semaines de balades dans les Highlands je n'ai pratiquement pas mis autre chose que ces sabots moches :)

28 novembre 2009 à 12:53:50
Réponse #13

JMD


Bonjour à tous,

Une solution de secour pour du ponctuel. En prenant les sacs poubelles servant à protéger les fringues dans votre sac à dos.
Attention, il ne faut pas un sac trop fin et c'est valable sur de petites distance car le sac peut se percer.
En tout cas ça marche, je l'ai testé lors d'une mission.
Des images valent mieux qu'un long discourt ;)




Et voilà!!! ;D

28 novembre 2009 à 13:45:18
Réponse #14

babresibrien


lors de mes rando en islande, j'ai rencontré beaucoup de cours d'eau a traverser. pour moi la meilleur solution sont les chaussons en neoprene, decath en propose des pas chere en plus. leger, pratique au camps, et chaude en plus. ;#
les tongues m'ont laissé un cuisant souvenir de chute dans un fond de riviere, suivie d'un bain dans une eau a quelques degrés.... la tong a la facheuse habitude de tourner dans le sens du courant, a l'inverse de tes pieds, bonjour les chutes! en plus les algues, le roulis des cailloux... la prudence est vraiment de mise des que l'eau atteint les genoux!

28 novembre 2009 à 14:03:30
Réponse #15

Bison


Bonjour,

Le truc des poubelles, c'est bien.
Cela permet de ne pas avoir à se déchausser.

C'est mieux aussi si tu as quelques élastiques aveec toi pour les fixer aux pieds, aux chevilles, aux genoux, à la cuisse. Elles offrent ainsi moins de prise au courant et on a les mains libres pour utiliser des bâtons.

Les bâtons sont utiles pour sonder et pour assurer l'équilibre dans le courant.

Attention, un courant moyennement fort est très déstabilisateur.
Si on perd l'équilibre, c'est le bain ... :)
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

17 décembre 2009 à 08:27:01
Réponse #16

nicoula


Moi,j'utilise des chaussure comme pour faire de la plongée,c'est un genre de caoutchouc donc qui ne prend pas l'eau et c'est super léger.. :doubleup: chez cathlon pour genre 10€ je pense..

Je connais trés bien (je les utilise au cirque car ils ont la capacité de ne pas glisser du tout),  sont des chausson de planche à voile à l'origine, ça pèse rien, c'est maniable, donc peut se ranger partout, en géneral, ,on trouve pour 7€ a Decathlon, mais ça doit exister dans tous les magasin de sport je pense.

A+
Il est au sein des bois un charme solitaire,
Un pur ravissement aux confins du désert,
Et de douces présences où nul ne s’aventure
Au bord de l’océan qui gronde et qui murmure
Sans cesser d’aimer l’homme, j’adore la Nature
Into the wild

24 décembre 2009 à 13:16:33
Réponse #17

Simon.


You, quand je disais a mi cuisse, c'était un grand maximum, il est clair que si la rivière ressemble plus a un torrent qu'un fosse de drainage , je ne m'y aventurerais pas.Pour info ce serra en Écosse fin Avril début Mai.

En Ecosse, je n'ai pas eu de rivières difficiles à passer. Déjà, l'eau n'est pas glaciale ! Ca fait une grosse différence, tu peux prendre ton temps pour traverser.
De Plus, les Highlands sont de vieilles montagnes, l'érosion avec le temps à fait son travail et les galets sont bien lisses, pas de risque de se couper le pied.
J'ai donc opté pour passer à pied nu, mon équipière également et nous n'avons eu aucun problème.

Contrairement à l'Islande où l'eau est méga glaciale et la roche coupante.
J'avais opté pour des chaussons nautiques en néoprene (pas de plongé). Je n'arrive pas à les retrouver, mais t'en trouves à Décathlon et Go-Sport.



Je ne suis pas pour les Crocs, trop volumineux dans le sac.

Les détailles de mes passages à gués se trouvent dans mes récits ;)

Laisse ton esprit s'évader et tes pieds suivre tes rêves.
Carnets d'aventures : www.dubuis.net
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25 décembre 2009 à 09:23:49
Réponse #18

Diesel


Il y a deux autres solutions que vous ne semblez pas connaitre. :closedeyes:
Ouvrir les eaux en deux ou marcher dessus. ;D

Oui vous pouvez m'appeler dieu, pas de chichi entre nous.  ;D

25 décembre 2009 à 11:33:00
Réponse #19

Pics (Vincent.D)


En Belgique ça dépend de quel côté de la frontière linguistique on se place..  :closedeyes:



Va pas rester longtemps ce message ;D...

@++

Do More With Less & K.I.S.S.

27 février 2010 à 07:05:27
Réponse #20

Bartlett


Bonjour,une petite review rapide d'un DVD édité par le Mountainneering Council of Scotland portant sur la traversée des riviéres.

http://www.mcofs.org.uk/water-hazards-dvd.asp

Il y a deux versions, j'ai le titre " water hazards in the mountain" s'adressant plus a des pratiquants engagés, voir trés engagés, les techniques présentés vers la fin de la vidéo dépasse le cadre de la randonée pour rentrer dans celui de l'aventure ou de l'impérieuse nécessité. Les techniques sont la pour réduire les risques de ce genre de traversée, elles ne les éliminent pas.

La vidéo fait une vingtaine de minute, elle commence par l'histoire d'un cas réel ou un groupe de randonneurs se retrouve bloqués dans un compartiment de terrain par la crue des cours d'eau empéchant leurs traversé et les forcant a rester sur le terrain jusqu'a la décrue.

On passe ensuite a l'importance de la phase de préparation et de planning. Etude de la carte et des previsions météo pour eviter de prendre des risques, examiner les options possibles en cas de pépins etc ..

Vient ensuite les conseils pour traverser dans des conditions faciles :

Méme les plus petits ruisseaux demandent de l'attention car une chute ou une glissade est toujours possible avec un risque de se casser quelque chose.

Quelques remarques sur cette partie qui me semblent interessantes :

Eviter de sauter de rochers en rochers pour rester au sec, ils peuvent étre extrémement glissant. Il vaux mieux marcher au fond la riviére.

Pour trouver un passage favorable , il vaut mieux descendre les cours d'eau plutot que les monter. Les chances de trouver une vallée ou le cour d'eau s"élargit et se divise en plusieurs bras sont plus importantes.

Un passage favorable doit l'étre aussi a son aval ( pas de rochers, de chute d'eau etc..ou l'on peux tomber aprés avoir chuter).

Viennent ensuite les techniques de traversée dans des conditions difficiles, elles consistent a utiliser la force d'un groupe( en colonne, en cercle, en coin ) pour traverser tous ensemble et eviter les risques de chutes.

En dernier recours , une corde peux étre utilisé (personne ne s'attache a la corde, elle est tenue a la main). C'est une technique TRES dangereuse.

Deux remarques sur cette partie :

La communication dans le groupe peux étre trés difficile une fois dans l'eau, il faut planifier la traversée au maximum avant de rentrer dans l'eau.

Les traversées se font completement habillé sans soucis d'épargner des vétements en les mettant dans le sac, le risque d'étre emporté est trés important et il vaut mieux assumer le fait qu'on serra complétement trempé plutot que de se retrouver 200m plus bas sans sac et a poil.

Bien entendu le rique d'hypothermie est trés important et doit étre traité en conséquence (rechange au sec dans le sac, boisson chaude etc ..).

Points forts :

Vidéo bien faite, c'est clair , concis et ca montre l'importance que peux prendre ces questions sur le terrain. Le témoignage du début est particuliérement déssoulant, l'eau tellement glaciale qu'il en était tétanisé dés qu'il rentrait dedans, suivi d'une marche nocturne pour trouver un autre point de passage (sans succés), suivi d'une nuit sur le terrain dans des sacs de survie en attendant une hypothétique décrue.

Points faibles :

J'ai quelques soucis avec l'accent Ecossais...la compréhension dépend de votre niveau d'Anglais.

Rien sur la maniére de traverser sans se mouiller les pieds en condition facile.

Pas de conseils sur la facon de s'habiller pour ce genre de conditions.

J'espérrais des conseils sur la facon de jauger de la traversabilité d'une riviére,ca ne semble pas exister, il faut utiliser son bon sens et y aller trés progressivement.Savoir traverser une riviére c'est aussi savoir quand il faut renoncer a traverser.











Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

17 mars 2010 à 19:38:19
Réponse #21

Rôdeur


Salut. Moi, j'ai toujours traversé déchaussé. Jusqu'à mi cuisse il ne devrait pas y avoir de problème, sauf s'il y a beaucoup de courant ou si le fond est glissant. Je me rappelle qu'une fois, en Suisse, j'ai du avec un petit groupe traverser une rivière... de nuit. Le premier (le plus fort, beau et agile... d'accord, c'était pas moi) deroula une corde pour la sécurité des autres (et la sienne) et tout le monde traversa sans problème, "assurés" par la corde.

17 mars 2010 à 23:28:43
Réponse #22

Kilbith


Salut. Moi, j'ai toujours traversé déchaussé. Jusqu'à mi cuisse il ne devrait pas y avoir de problème, sauf s'il y a beaucoup de courant ou si le fond est glissant.
Je me souviens d'un randonneur en Suède qui avait traversé pieds nu un des (nombreux) cours d'eau : il s'est ouvert le pieds sur un caillou pointu (on ne sent pas avec le froid).

Cela ne se soigne pas vite une blessure au pieds, et c'est handicapant. Le retour vers la civilisation a été long (et pénible). Et encore on était en Laponie, une plaie au pieds dans un climat chaud... :-\
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

18 mars 2010 à 00:34:09
Réponse #23

Rôdeur


Pas de bol...  :(
En Suisse aussi, l'eau est froide. Ici en Espagne (en Galice), il y a un petit poisson "el escarapote" qui s'enterre dans le sable des plages, laissant seulement dehors un petit aiguillon dorsal. Dans le genre douloureux, c'est ce qui se fait de mieux par ici. Et si tu marches dessus, ça traverse les sandales en plastique. Il y a des centaines de touristes tous les ans et tout les ans une paire de cas de piqure.
Pas de bol...  :(
C'est sur: Si tu traverse déchaussé, tu peut te blesser un pied. Si tu traverse en sandales, tu devra porter des sandales et si tu opte pour la solution "sac poubelle" tu offrira plus de resistance au courant. Moi, je traverserais déchaussé...
Salut  :)

18 mars 2010 à 21:42:25
Réponse #24

JMD


Bonsoir,
Traverser pieds nus :down:
Une fois je pêchais en montagne (2500m d'altitude environ) et souvent je suis en chaussure de rando lorsque je pêche en montagne (c'est plus pratique que les cuissardes pour les longs déplacements :D. )
J'étais sorti d'une gorge et me retrouvai sur grand un plateau. Soleil radieux et journée bien chaude.
Le torrent se dispersait en plusieurs bras et j'ai voulu traverser un de ces bras large d'environ une dizaine de mètres maxi, sur environ 30cm de profondeur. C'était un plat, très peu de courant, fond sablonneux et petit galet. L'idéal pour traverser pieds nus! :huh:
Après m’être déchaussé je commence à traverser à allure normale sans courir. Arrivé à mis parcours je ne sentais plus mes pieds engourdis par le froid et en plus je commençais à ressentir une sensation de vertiges. J'ai réussi à traverser en étant bien content de quitter l'eau, me frictionner les pieds et m'assoir pour retrouver mes esprits.
Au final, grosse c*nnerie d'avoir traversé pieds nus. J'aurai eu un malaise au milieu et bien j'étais comme un piment :o
Mis à par ça cet incident, le pied chaussé  on a un bien meilleur assise sur les sols caillouteux, une  meilleur accroche et une bonne protection pour la voute plantaire, les chevilles et autres.
C'est clair que si on traverse sur la plage un petit bras d'eau. Quoi que! tout dépend des circonstences dans lesquelles on se trouve :D
Attention aux vives ;)
Mon petit avis.
 :)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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