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Auteur Sujet: [SUJET UNIQUE] Les réchauds  (Lu 20067 fois)

19 septembre 2006 à 11:39:03
Lu 20067 fois

Maximil


N'ayant rien vu sur les réchauds, je lance le sujet.

Le printemps arrivant à grand pas, les feux de camp vont très vite être proscrit pour des raisons de sécurité.
Chaque année, des milliers d'hectares de forêts, landes, maquis et garrigues partent en fumée (pour des raisons naturels ou criminels).  >:(
Même si le feu de bois reste le symbole de la vie sauvage pour nous tous, un peu de civisme ne fait pas de mal et peut éviter bien des catastrophes à nos forêts.  :)

C'est donc l'occasion de faire un point sur les différents types de réchaud à la disposition des membres du forum.

Je vais commencer par parler de ceux que j'ai utilisé. Normal, je lance le sujet.  ;)



A tout seigneur tout honneur mon 1er réchaud fût un petit Esbit
Ultra simple il s'agit simplement de petites pastilles d'alcool solidifiées de la taille d'un sucre. On peut en trouver avec un support en tôle.

Avantages
Coût modique
De petite taille, il se glisse partout
Fait un bon allume feu

Inconvénients
les pastilles craignent l'humidité et s'effritent avec le temps (et les chocs)
Peu puissant, par temps froid il est nécessaire d'utiliser plusieurs pastilles pour faire bouillir un quart rempli d'eau
A réserver pour l'utilisation 3 saisons comme réchaud d'appoint mais guère plus.

Les réchauds à gaz
Ah, mon vieux compagnon de route, le Globe trotter de la marque Camping Gaz.
Venu quelques années après mon bleuet 206 il ne m'a pas quitté depuis, Malheureusement, je vais devoir m'en séparer faute de ne plus pouvoir trouver des cartouches C106 dans le commerce.

Un dernier hommage  :'(


Tu me manqueras, vieux.  ;D

Avantages
Coût modique du réchaud
Compact
Puissance moyenne à forte
Facilité d'utilisation et d'entretien(en fait, il n'y a pas d'entretien du tout)
Relativement robuste


Inconvénients
Inopérant à haute altitude (environ 3000m) et par basse température ( -10° max à peu prés)
Recharge de gaz embarrassante et relativement lourde et cher.  Parfois impossible à trouver (à l'étranger)
Transport interdit des cartouche en avion
Estimation de la quantité de gaz restante difficile
Je l'ai utilisé partout en toutes saisons. C'est mon bébé que j'aime mais je n'ai plus de couche pour lui.  ;D
 
Les réchauds à alcool
Très en vogue chez les MUL pour son très faible poids et sa simplicité.
J'ai testé différent modèles cet hiver en rando

Avantages
C'est le moins cher, le réchaud ne coûte rien si on le fabrique soi même, un peu plus si on opte pour un trangia (le leader de ce type de réchaud).
Très économique. Le carburant (de l'alcool à brûler) ne coûte presque rien et se trouve partout
Simple et très léger
Compact
Robuste (pour le Trangia).  les Pepsi can stoves sont un peu plus fragile à l'écrasement ou la déformation.
Fonctionne par grand froid (avec préchauffage) et en altitude
Estimation aisée de la quantité de carburant restante

Inconvénients
Peu puissant par rapport au gaz ou à l'essence
Forte odeur d'alcool
Flamme quasi invisible le jour
Laisse des traces sur les gamelles
Impossibilité de contrôler la puissance de chauffe
Autonomie relativement réduite (du à la capacité en alcool des brûleur. ~10mn pour un P3RS (max 20ml) et ~20mn pour un trangia (jusqu'à 50ml). Jusqu'à 40mn avec le réducteur mais au détriment de la puissance. Utile si on veut juste maintenir une soupe au chaud..
Efficace mais pas assez puissant pour une utilisation soutenu en hiver. A utiliser pour manger chaud le soir.

Pour des infos sur d'autre modèle
http://www.chez.com/walfard/rechauds/contenu.html
Post de Diesel récupéré sous l'ancien forum


Avis de Wolfinger: J'utilise aussi très souvent les réchauds. Et quasi exclusivement des réchauds à alcool.
Je possède un trangia : Cuisine Tempete Non Stick Deluxe (TRANGIA) .

Et après tests, nous avons remarqué qu'ils étaient beaucoup plus efficaces par temps froid (-20°) que ceux à gaz. Il est vrai qu'il faut parfois préchauffer l'alcool avec une bougie chauffe plat par exemple. Il existe d'ailleurs des préchauffeurs chez http://www.trangia.se/.
Sinon on a une autre astuce, c'est de bruler un bout de papier qu'on trempe dans le bruleur. Ca fait tout simplement office de mèche.

Autres avantages, l'alcool est moins chère que le gaz, accepté en avion et trouvable presque partout dans le monde. Et aussi n'explose pas. Je dis ca parceque un jour un petit malin croyant qu'une bombonne était vide la déposée près d'une bougie pendant qu'il installait la nouvelle bombonne. Certaines barbes s'en rappellent encore...  ;D

Encore une petite astuce : l'été, on dilue l'alcool avec de l'eau (moins d'alcool à transporter si on trouve l'eau sur place). Mais! ne pas la conserver pour l'hiver, c'est un coup à croire que le réchaud est foutu, tu passe une heure dans le froid a essayer de nettoyer le brûleur en vain...

Pour en revenir au Trangia, je le trouve vraiment bien. Il tient bien au froid et au vent. Inconvénient : son prix et le fait qu'il soit opérationnel plutôt avec du matos trangia.
Mais pour parer à ca, certains construisent eux même leur réchaud. On en a un qui peut supporter une marmite de 10L le bruleur étant une boite de bonbons "La Vosgienne".

Comme le dit Eric, l'inconvénient des réchauds à alcoolest qu'ils sont un peu long au démarrage... mais c'est pour être meilleur au final ;)

J'ai déjà utilisé mon réchaud à une altitude de + de 3000m (pour faire un 4000) et il fonctionnait très bien.
Pour moi le réel inconvénient du Trangia est son prix mais je l'ai acheté pour ma mère qui a fait une rando de 2 semaines en Roumanie. Elle en a été très contente.
Voili voilou vous aurez compris mon penchant pour l'alcool ;)


Avis de Fabsah: J'ai eu l'occasion de tester le JM stove brièvement samedi (en ville, sur une terrasse) . J'ai fait des photos. C'est vraiment un truc qui marche du feu () de dieu!
 
J'aurai la possibilité de le tester dans de meilleure conditions (à la campagne) et de faire de meilleures photos vendredi. Je posterai un test complet ce week-end.

Quelques photos du "JM Ti Stove" pour vous faire patienter :-) ;-) :
















Avis de Corin : Ca fait longtemps (une petite vingtaine d'années... ) que j'utilise des recharges d'Esbit.
Ca me va bien parce que je n'aime pas manger ou boire très chaud.
L'intérêt: léger, pas de pertes (fuites,...) et ça marche même écrabouillé. Pas besoin de réchaud (une boîte de paté basse trouée suffit, en cas de besoin).
La limite: en cas de vent, allumage difficile et efficacité limitée. Si l'on veut faire bouillir de l'eau, la consommation de pastilles devient importante.
Le plus: ça peut servir d'allume-feu.
 
Je ne suis pas fana du réchaud à alcool liquide même si je vais essayer de fabriquer le modèle de Peyo, en raison du problème de transport
Citer
Je pense que tu as du regarder les bouteilles trangia ou pour carburant?. Un simple flacon en plastique de 250ml pour alcool à 90° suffit pour 3 à 5 jours de rando pour une personne. Ou bien une bouteille d'eau de 500ml avec quelques tour de duct tape.
Au pire tu le mets en plus dans un ziploc ou  encore dans une gamelle pour bien le protéger
En plus le risque de brûlure est nettement élevé.  Ca paraît idiot mais une brûlure, loin de tout, après quelques journées d'effort, peut tourner au cauchemar, même tartinée de Biafine.
 
Perso, je pense que la bouffe ayant tellement évolué ces dernières années, on a l'embarras du choix pour pouvoir manger sans avoir besoin d'un réchaud hyper performant et on peut se contenter de solution très légère et peu contraignante mais... moins efficace (qu'un réchaud à gaz par ex.)


Avis de Athlon :
Moi j'utilise ceci, récupéré à l'armée. J'en suis très content.


Le seul reproche, est qu'il me faut tjrs des allumettes... dommage qu'ils n'ai pas inclus un piezo avec.
Les cartouches se trouvent facilement.
L'ensemble entre dans la popotte. Nickel
« Modifié: 19 septembre 2006 à 12:10:19 par Maximil »
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

19 septembre 2006 à 11:47:17
Réponse #1

kartoffel


Alors tant qu'on y est, la section réchauds du wiki demande toujours à être remplie. Mouillez vous, c'est facile !

Corin, pour les réchauds à alcool, plutôt que le PRS essaye donc le Cat Can Stove.

Enfin, à l'auteur qui n'a pas voulu s'identifier et qui a commencé à vanter les mérites du jet boil dans le wiki, je me suis permis de supprimer les quelques lignes en question, dans la mesure où la langue et la rédaction étaient très négligées, et le contenu mal mis en forme et mal intégré dans le reste de l'article... désolé.

19 septembre 2006 à 16:59:52
Réponse #2

Bebert


J'adore mon MSR Windpro.



Il fait partie de la famille des réchauds utilisant des cartouches d'isobutane/propane sous pression. Je suis bien conscient des désavantages (fonctionne mal sous le point de congélation, cartouches à transporter/recycler), sauf que pour la plupart des utilisations 3 saisons, c'est complètement TOP!  :P

Le Windpro de MSR est le seul réchaud à cartouche qui présente un tuyau permettant de séparer la cartouche du réchaud lui-même : celà palie donc aux problèmes des modèles Pocket Rocket et autres mini-réchauds qui sont très hauts sur pattes, donc instables en plus d'être plus sensibles au vent.

Le Jetboil est super aussi mais je préfèrais, en ce qui me concerne, pouvoir utiliser divers récipients plutôt qu'un contenant unique faisant partie intégrante du réchaud. C'est plus versatile ainsi (cuire des oeufs en camping avec une grande poêle, etc...)

19 septembre 2006 à 17:05:47
Réponse #3

kartoffel


Le Windpro de MSR est le seul réchaud à cartouche qui présente un tuyau permettant de séparer la cartouche du réchaud lui-même : celà palie donc aux problèmes des modèles Pocket Rocket et autres mini-réchauds qui sont très hauts sur pattes, donc instables en plus d'être plus sensibles au vent.

Cf le wiki :) Ce n'est pas le seul modèle, il y en a plusieurs chez les marques suédoises aussi.
Ca te permet de mettre un pare-vent sérieux autour du réchaud sans risque de faire chauffer la cartouche, et ça te permet aussi surtout de le faire marcher avec la cartouche à l'envers pour faire sortir le butane liquide quand il fait froid, donc t'as un réchaud qui marchera mieux dans le froid. A ce que je vois, le Windpro n'est pas spécifiquement conçu pour cet usage, mais si tu le laisses un peu chauffer tu dois pouvoir retourner la cartouche sans problème ; veille à fermer un peu le robinet juste avant.

19 septembre 2006 à 17:10:09
Réponse #4

Bebert


En effet, j'ai lu cela sur différents forums également : il suffit de retourner la cartouche de façon à ce que le propane se retrouve au bas de la cartouche pour utilisation par temps froid (du moins, c'est ce que j'ai compris). Je ne sais pas dans quelle mesure c'est efficace car je ne l'ai jamais essayé, mais ça peut certainement prolonger sa saison d'utilisation encore davantage...

Le pare-vent (feuille d'alu robuste) est inclus avec le Windpro, soit dit en passant.  :)

11 mai 2008 à 14:35:52
Réponse #5

nanook 11


MAXIMIL j utilise le rechot militaire plus exactement le RANDO 360  depuis 20 ans en plus du rechot dans la popotte tu peu y mettre un TATOU deux  cartouches le TABASCO un briquet !

10 juillet 2009 à 09:00:17
Réponse #6

Kilbith


Bonjour,

Quelques remarques rapides en passant sur les réchauds cités ci-dessus :

Les réchauds à alcool solidifié (Esbit):
J'ai pas mal utilisé, surtout en vert, pour moi ce sont des "réchauffeurs" bien pour réchauffer des rasquettes mili ou bien pour ce faire réchauffer un truc chaud. J'ai trouvé cela très inefficace dès qu'il y avait du vent. Donc je n'utilise pas car je randonne surtout en montagne. En plus la combustion est odorante, pas bon pour la discrétion.
En revanche, le poids et la compacité de la solution font que j'emporte l'ensemble réchaud+carburant Esbit en rando itinérante en chalet l'hiver en cas d'accident (back up).

Les réchauds de type Globe Trotter :
J'ai beaucoup utilisé par le passé, j'ai le même avis que Diesel. Je dirais en revanche que l'enveloppe d'utilisation s'arrête plutôt vers 0°C (les cartouches contiennent du butane). Après il faut employer des astuces, mais on s'arrêtera vers -10°c maxi.

Les réchauds But/prop démontable classiques (montage vertical)
C'est très pratique. comme on peut dévisser la cartouche c'est facile à rentrer dans le sac. J'ai eu pas mal de modèles (cartouches normes "camping gaz" et "Coleman, MSR").

Pour moi deux facteurs priment : compacité de l'ensemble brûleur/cartouche/popotte et facilité de mise en œuvre (vitesse de chauffage, résistance au vent, mise en œuvre rapide).
Après, c'est un question de prix et de philosophie.

Un troisième facteur est très important, surtout en hiver en montagne (moins d'oxygène, moins de pression atm, cuisine sous tente, en alcove, en refuge et temps long pour faire fondre la neige) : Le dégagement de monoxyde carbone. Pas facile d'avoir une information fiable (tests sur BPL). Trois facteurs principaux semblent intervenir:

1. Espace insuffisant entre le brûleur et la popotte. Les constructeurs ayant tendance à diminuer l'espace pour la compacité et la résistance au vent. C'est, semble-t-il, le principal facteur.

2. Forme du brûleur : flamme directement sous la popotte, ou flamme dirigé latéralement.

3. Débit de gaz "toute chose égale par ailleurs" : plus le réchaud est rapide, plus il consomme, plus il dégage du CO parce que la combustion est incomplète.

ATTENTION : D'après les tests de BackPackingLight (accessibles aux seuls abonnés) certain réchauds sont très rapidement dangereux ( possiblement mortels) utilisés dans une tente pour faire fondre de la neige pendant un laps de temps long. Même s'ils sont utilisés dans l'alcôve de la tente.
Il faut toujours aérer (haut et bas), il faut si possible surélever la gamelle et (mais ce n'est pas toujours vrai) réduire le débit de gaz.



Les réchauds gaz Déportés :
Ils sont lourds et moins compacts que les "tours" (mais pas beaucoup plus selon les modèles).
Sinon c'est très très bien. Ils sont très stables donc les gamelles ne se renversent pas (accident fréquent).  On peut utiliser des gamelles plus large que hautes, c'est plus efficient. Ils sont bas sur le sol donc faciles à protéger du vent. La cartouche peut être réchauffée dans les mains pour fonctionner vers -5°C. Su certain modèles (disposant d'un réchauffeur) on peut facilement les faire fonctionner en "inversé" ou phase liquide. Cela fonctionne bien jusqu'à -15°C (pas vraiment testé au-delà). Si on combine avec les astuces classiques (cartouche de gaz chaude au départ car porté contre soit, placée dans un sac avec une chaufferette...) on doit pouvoir aller plus loin.

Le jetboil  (utilisé depuis 3 ans):
C'est un poil lourd. Mais c'est très adapté pour réchauffer de l'eau (lyophilisés). Pas adapté à la "cuisine". Résiste bien au vent (mais pas imperturbable), compact dans le sac, très faible consommation (critère écologique) et relativement rapide. Par construction il n'est pas très stable surtout avec une petite cartouche. Mais on peut adopter un trépied.

Le piezo fonctionne bien ce qui est rare sur les réchauds à gaz, heureusement parce ce que sinon c'est galère à allumer. Il dégage assez peu de CO (test BPL), surtout par rapport à son concurrent de MSR.
On peut facilement le bidouiller pour le transformer en réchaud suspendu, chose appréciée en alpinisme de paroi. ce faisant il vient remplacer le Markill classique.

Seul défautS objectifS:
* En cas de déformation de l'ensemble à la suite d'un choc, il devient quasi impossible de sortir l'ensemble du contenant, ce qui peut être dangereux en hiver.
*Du fait de la construction, le gaz but/prop non brulé a tendance à s'accumuler dans le système si on n'arrive pas rapidement à faire fonctionner le piezo. Petite déflagration possible.

Suggestion :
Il faudrait qu'un mili teste à l'IL et à l'IR, mais je pense que par construction il dégage très peu d'IR du fait de son efficience énergétique et de l'isolation en néoprène de sa gamelle. Cela pourrait être un plus pour la survabilité et le camouflage.

 ;)
« Modifié: 10 juillet 2009 à 13:28:25 par kilbith_2 »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

02 décembre 2009 à 20:43:12
Réponse #7

Garrett


salut,
je suis en train d'essayer un réchaud à la paraffine.
Est ce que certains ont essayés et quel est votre avis ?
Parce que le pouvoir calorifique est presque le double de l'alcool 90 ...

03 décembre 2009 à 07:45:19
Réponse #8

François


J'ai essayé plusieurs modèles, inspirés par ce qu'on trouve sur Internet (wax stove in english). Je butte toujours sur la difficulté d'obtenir une combustion efficace, à cause de problèmes d'alimentation en air, je pense. Mais je reprendrai çà, parce que la paraffine c'est un combustible vraiment bien : énergétique, pas salissant, pas dangereux, facile à stocker et transporter (sauf par grosse chaleur).
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

06 décembre 2009 à 13:27:47
Réponse #9

Wapiti


CHOIX DU RÉCHAUD
Le modèle et la taille du réchaud sont adaptés en fonction du nombre de personnes, du mode de déplacement, de la saison et de la destination.
Il existe une grande variété de modèles utilisant différents combustibles, avec leurs qualités et leurs défauts.

RÉCHAUDS À ALCOOL
L’alcool à l’état liquide est très volatil et s’enflamme facilement, il reste opérationnel jusqu’à - 30 °C.  Sa combustion dégage des fumées qui noircissent le fond des casseroles. Les modèles fonctionnant à l’alcool liquide sont peu pratiques et dangereux. On risque de répandre du combustible lors de son transvasement de la bouteille de transport au réservoir du réchaud. Et inversement, car ils ne peuvent être transportés que complètement vidés.
Les réchauds de poche à tablettes d’alcool solidifié sont plus sûrs, mais ne sont pas faits pour cuisiner. Ils servent à réchauffer une conserve, de chauffe-plats, éventuellement à se préparer une boisson chaude. Malgré leurs faibles dimensions et performances, ces derniers rendent de grands services en situations d’urgence.
   

RÉCHAUDS À GAZ
Ils fonctionnent avec du butane ou du propane, parfois un mélange des deux.
• Le butane brûle difficilement en dessous de 0 °C, à - 5 °C il gèle et ne peut plus s’enflammer. À partir de 1 500 mètres d’altitude, il commence aussi à montrer des signes de faiblesse.
• Le butane additionné de 20 à 30 % de propane reste performant jusqu’ à - 8 °C.
• Le propane, quant à lui, reste efficace jusqu’à - 45 °C.

Ne pas les entreposer dans des endroits exposés à de fortes chaleurs et confinés, comme par exemple le coffre d’une voiture en plein soleil.

1. À cartouche jetable.
Avantages :
— prix moyen ;
— légèreté ;
— faible encombrement ;
— très large diffusion de la marque (en particulier Camping Gaz International) ;
— ne nécessite aucun outil pour sa mise en œuvre ;
— pas d’odeur, ou très faible.

Défauts :
Cartouches
Assez coûteuses à la longue. De plus, les nouvelles cartouches à vis et à valve ou agrafables (clipsables) sont 30 à 50 % plus chères ;
— encombrantes pleines comme vides ;
— interdites en avion (en cabine comme en soute) ;
— faible autonomie ;
— incompatibilité et ininterchangeabilité avec d’autres modèles et marques de réchauds ou de cartouches ;
— mise en place dangereuse, sans respect strict des instructions du fabricant.

Réchaud
Instable.
Sensible au vent.
Bruyant.

UTILISATION PAR GRANDS FROIDS
Si on veut prendre son café dès le réveil, il vaut mieux dormir avec le réchaud : à condition que le système de fermeture (valve, robinet) soit parfaitement fiable.

Pendant les déplacements à pieds, une demie heure avant les autres repas de la journée, on le porte près du corps sous les vêtements, ainsi le gaz se réchauffe suffisamment.
   
Un réchauffeur de fortune peut être installé en enroulant des fils de cuivre autour des branches des étriers assurant le maintient de la cartouche, de telle façon qu’ils puissent venir en contact de la flamme. Dès que la pression nécessaire est obtenue, il faut s’empresser de les éloigner de la chaleur, sinon il y aurait une surchauffe dangereuse du gaz. Nous ne recommandons pas ce dispositif aux distraits pour des raisons évidentes de sécurité.

Ne pas poser la cartouche directement en contact du sol.
   
Un manchon fabriqué avec une vielle chaussette dont on a coupé le pied, l’isolera de l’air ambiant. On peut aussi l’envelopper de chiffons ou d’une écharpe de laine.

Sauf pour l’isolation du contact du sol, ces recommandations ne sont évidemment valables que pour les petits réchauds.   

2. À bonbonne.
Certains brûleurs ont besoin d’un détendeur pour fonctionner. La liaison entre eux impose l’emploi d’un tuyau en caoutchouc, le gaz le rend cassant et friable à l’usage. Le vérifier régulièrement et le changer avant la date de péremption. On évite son usure prématurée en fermant d’abord l’alimentation sur la bouteille, ainsi le gaz restant dans le tuyau n’y stagne pas, car il est brûlé avant la fermeture du robinet du réchaud.
   
Avantages :
— autonomie plus grande, intéressante pour les groupes ;
— stables avec les grosses bonbonnes.

Défauts :
— bonbonnes coûteuses à l’achat, mais lorsqu’on échange une vide contre une pleine, on ne paye que le gaz ;
— lourds, selon la capacité de la bouteille ;
— volumineux.
   
RÉCHAUDS À PÉTROLE, À ESSENCE OU MIXTES
Avantages :
— carburants disponibles partout ;
— puissance de chauffe ;
— autonomie ;
— s’adaptent aux circonstances sans trop de difficultés  (climat, altitude, région) ;
— légèreté et encombrement sont proches de celle des réchauds à cartouches jetables.

Défauts :
— instabilité comparable à celle des réchauds à cartouches jetables ;
— coût élevé ;
— mise en œuvre complexe et dangereuse (voir les Réchauds à alcool) ;
— nécessitent des accessoires et de l’outillage ;
— bruyant ;
— odeur.

Dans ces appareils, le combustible est brûlé sous forme d’aérosol. C’est pourquoi, une pompe est intégrée au réservoir permettant d’augmenter la pression à l’intérieur.
La projection du mélange air-carburant se fait grâce à un injecteur, il se bouche facilement et son aiguille est fragile. Par conséquent, les combustibles doivent être filtrés, avant remplissage, pour les débarrasser des impuretés, ceux contenant de la paraffine ou du plomb sont néfastes au bon fonctionnement des réchauds.

Le réchaud à pétrole a besoin d’être préchauffé à l’alcool pour faciliter la vaporisation du carburant avant de l’allumer. En fait, c’est du gaz de pétrole qui est brûlé.   
Le pétrole présente l’avantage d’être disponible quasiment partout. Il fournit en principe le plus de chaleur. Malgré ses qualités, autour de - 10 °, - 15 °C., il ne s’allume plus, il faut alors le réchauffer. Cette opération présente des risques et demande une exécution attentive et quelques précautions.
   
Même en France, l’essence sans plomb devient difficile à trouver en droguerie. De nos jours les modes écologistes imposent de plus en plus son usage dans les moteurs. Malheureusement, les pompistes acceptent rarement d’en vendre moins de cinq litres. Si par bonheur on en trouve, elle contient parfois un peu de paraffine, hélas on ne s’en aperçoit que par temps froid.
      
Les réchauds polycarburants (avec ou sans plomb), bien que d’un coût plus élevé, sont parmi les plus pratiques du marché, car on est sûr de les faire fonctionner quel que soit le combustible.

La mise en œuvre de ces réchauds demande quelques accessoires et de l’outillage :   
— bouteilles spéciales pour le transport du carburant ;
— entonnoir pour faciliter le transvasement du combustible, si possible muni d’un filtre ;
— injecteurs et pièces de rechange diverses ;
— outils appropriés pour les démonter.

La boutique du concessionnaire étant rarement au coin de la piste, ne pas oublier de se munir de quelques pièces et accessoires de rechange adaptés au modèle choisi (joints d’étanchéité, injecteur, etc.).

PARTICULARITÉS DES PETITS RÉCHAUDS

Puissance.
Quel que soit le combustible, ils fournissent une flamme de 1 000° à 1 200 °C. C’est plus que suffisant, très peu de fours domestiques dépassent 300 °C, c’est d’ailleurs à cette température que le bois s’enflamme.

Influence du vent.   
La couronne de flamme est sensible au vent, beaucoup de réchauds sont munis d’un pare-vent à la base du brûleur : c’est une petite coupe de métal. Quand il n’en est pas équipé par le fabricant, il est possible de l’acheter séparément.

Stabilité.   
Les dimensions réduites de la grille du brûleur n’assure pas une bonne stabilité au récipient qui y est placé. Le commerce propose des élargisseurs de grille pour y remédier. Ils ont le défaut de n’être que posés sur la grille. On a intérêt à les lier solidement aux points d’appuis avec du fil de fer.
 
L’ensemble du réchaud manque lui aussi d’équilibre en raison du faible diamètre de la cartouche ou du réservoir, surtout quand ce qui y est mit à chauffer est plus lourd et plus large que lui. À cet effet, beaucoup de réservoirs sont c*nçus avec des pieds repliables.
Les cartouches jetables n’en étant pas munies, le constructeur a prévu une embase amovible pour les remplacer.
On améliore encore la stabilité en perçant un trou dans les pieds des uns ou dans les branches du socle des autres, des piquets de tente ou des gros clous y sont passés permettant de les fixer plus solidement au sol, ou sur tout autre support.

Commodités.
On peut remplacer le brûleur d’origine par un modèle plus performant. L’ancien est gardé en secours.   
Quelques modèles de réchaud sont vendus dans une boîte de rangement métallique servant aussi à cuisiner, c’est une alternative à la gamelle quand on voyage léger.

RÈGLES DE SÉCURITÉ
Réchauds à gaz.
• Toujours retirer complètement le brûleur avant de mettre une cartouche sur le réchaud.
• Vérifier la présence du joint d’étanchéité empêchant les fuites de gaz, il se situe à la base du brûleur autour de la pointe destinée à perforer la cartouche.

Réchauds à combustibles liquides (alcool, essence pétrole).

• Toujours transporter les combustibles dans les bouteilles c*nçues à cet effet.
• Avant d’approcher une flamme du brûleur, essuyer soigneusement le réchaud de toutes les coulures de combustible, car on en renverse toujours un peu.
• Ne jamais allumer le réchaud à l’endroit où il a été rempli, pour les mêmes raisons que ci-dessus.
• Ne pas mettre son visage au-dessus du réchaud au moment de l’allumer, mais de coté.
• Allumer le réchaud à bout de bras, la main portant la source d’inflammation protégée par un gants de cuir ou un chiffon humide.
• Toujours avoir un linge humide à proximité.

RÈGLES COMMUNES À TOUS LES RÉCHAUDS

• Toujours lire attentivement les instructions de montage et d’utilisations fournies par le fabricant. Le montage ou la mise en œuvre d’un appareil n’est pas toujours aussi évident qu’il y paraît. Trop de personnes imbues d’elles-mêmes estiment que ce serait faire injure à leur intelligence de s’abaisser à lire les modes d’emploi. Ce sont celles-là qui sont le plus souvent la cause d’accidents. C’est bien connu : « Ça n’arrive qu’aux autres !  Jamais à elles ».

• Ne jamais changer la cartouche ou remplir le réservoir près d’une flamme, d’un autre réchaud allumé, s’il l’est lui même ou s’il est encore chaud.
• Ne jamais entreposer à la chaleur
• Ne jamais cuisiner dans un espace confiné, une tente de faible volume ou de hauteur sous plafond, trop près de ses parois ou de matières inflammables.
• Ne jamais laisser un réchaud sans surveillance.




COMMENT MAÎTRISER UN INCENDIE DE RÉCHAUD

Si par accident le réchaud, le réservoir ou la cartouche s’enflamment, ne pas les pousser au loin pour ne pas communiquer le feu à l’environnement, car les flammes qui en jaillissent, forment une torche de plus d’un mètre de haut.

Pour maîtriser puis éteindre le feu, on le couvre à l’aide d’un torchon ou d’une serpillière humide. En s’en approchant on se protège le visage en se dissimulant derrière et les mains en tenant le linge comme indiqué par la figure. Par contre, ne jamais tenter d’éteindre un feu d’essence, d’huile ou de pétrole par aspersion d’eau, ce qui a pour conséquence de le disperser en projetant du combustible enflammé dans toutes les directions. La méthode du chiffon humide évite ce problème.
Pour les mêmes raisons, lorsqu’un corps gras prend feu dans un récipient, on l’étouffe sans tarder avec un couvercle. Si cela ne suffit, pas on double en appliquant la technique du linge humide.

• Ne jamais laisser gagner un feu, l’éteindre tout de suite.

CONCLUSION
Tout le monde l’a compris, le choix du réchaud dépend des besoins que l’on en a, des circonstances et des lieux dans lesquels il sert. Le côté financier n’est pas à négliger, il peut être coûteux à l’achat mais d’un entretien modique, et inversement. La facilité et la sécurité de mise en œuvre sont aussi à considérer.

Tiré de La cuisine de l'aventure.
« Modifié: 06 décembre 2009 à 14:31:25 par Wapiti »

06 décembre 2009 à 14:36:50
Réponse #10

Wapiti


Bonjour.

La paraffine fige aux températures négatives et bouche tuyau et injecteur. Si on a pas de feu pour la réchauffer…

À +

15 novembre 2020 à 11:53:17
Réponse #11

François


Attention, déterrage de sujet !  :D

Une vidéo intéressante sur les réchaud à alcool, par un utilisateur intensif :
Why the Alcohol Stove?

"
I often use the alcohol stove on my hikes. Here is how I use it and why, the limits and benefits. The stove is the Trangia Triangle with the alcohol burner. Choose the right stove and fuel for the right purpose, they all have their benefits and limits.
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Note : de tous les réchauds à alcool que j'ai utilisés, le Trangia Triangle est le plus efficace (et je n'ai jamais eu de pb de fuite pendant le transport du réchaud plein). Par contre, je n'ai pas essayé l'ensemble "réchaud tempête" ( réchaud tempête Trangia 27-1 ) qui, parait-il, est encore mieux coté efficacité, mais cela à un poids et un coût.

Note 2 : Erik Normak fait des vidéos que je trouve superbes, belle prise de vue et son très immersif.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

15 novembre 2020 à 21:26:12
Réponse #12

Claude Ponthieu


Idée pour faire un support pour le triangle Trangia qui permet de chauffer un contenant plus petit — c’est un simple rayon de vélo plié en 3 et posé sur les petites réhausses.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

15 novembre 2020 à 21:32:29
Réponse #13

Claude Ponthieu


Note : de tous les réchauds à alcool que j'ai utilisés, le Trangia Triangle est le plus efficace (et je n'ai jamais eu de pb de fuite pendant le transport du réchaud plein). Par contre, je n'ai pas essayé l'ensemble "réchaud tempête" ( réchaud tempête Trangia 27-1 ) qui, parait-il, est encore mieux coté efficacité, mais cela à un poids et un coût.

Possesseur d’un réchaud tempête depuis plusieurs années, oui c’est très efficace.
Comme sur le support du Trangia Triangle, il est possible de placer un réchaud à gaz dédié… ;)
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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