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Auteur Sujet: CHASSE  (Lu 14889 fois)

01 octobre 2014 à 19:52:33
Réponse #25

Ulf


Ce qui m'interesse dans le domaine de la chasse, c'est de manger un animal que j'aurais moi-même tué (pour des questions d'éthique, et tout ça...).

Je me demandais si les piégeurs ont le droit de consommer leurs proies ? Si non, qu'en font-ils ?

Merci,
Magiccerbere

Je suis un peu hors sujet mais... en ce moment j'étudie des thèmes bien particuliers: une fois le gibier mort, qu'est ce qu'on en fait ? La suite contient des imprécisions: je suis débutant  :-[

Le risque avec la consommation de gibier c'est:
- de se payer des parasitoses ou des maladies par simple contact avec la carcasse (dont des maladies graves)
- d'ingérer une viande mal préparée, "mal tuée" (balle de panse) ou qui a été vidée trop tardivement (plus il fait chaud et humide et moins vous avez de temps)
- d'ingérer des parasites ou autres maladies par consommation directe (viande mal cuite) ou indirecte (le couteau de bouche ne doit pas servir à préparer le gibier. Encore une bonne excuse pour avoir un couteau en plus  ;# )

Dans cette optique de consommation, étudie :
- l'examen sanitaire initial du gibier
- les pathologies du gibier
- éventuellement la découpe du gibier. Pas tant pour savoir faire un beau filet que pour maximiser l’hygiène. Par exemple, une carcasse doit refroidir le plus rapidement possible et le point de faiblesse se situe au niveau des épaules qui sont mal ventilée. A cet endroit, la viande peut devenir impropre à la consommation.

Il existe des stages d'examen sanitaire initial. Pour la découpe, tu peux apprendre avec les chasseurs et dans ma région, un maitre artisan boucher organise une journée de formation. Il a aussi écrit des livres primés et reconnus sur le sujet de la découpe, des pathologies du gibier et de la balistique lésionnelle (Eugène Mertz).

Pour en revenir au sujet, il me semble que:
- celui qui fait l'examen sanitaire initial doit noter ses observations sur une fiche qui sera enregistrée auprès d'une institution (je ne sais plus laquelle).
- si on veut vendre ou organiser une bouffe de sanglier, on doit faire un dépistage de trichinose.
- si on tombe sur une carcasse présentant les symptômes de la tuberculose, alerte rouge. On doit contacter des institutions (je sais plus) et isoler la carcasse.

Si vous tenez absolument à avoir l'information précise, je peux faire des recherches dans mes livres.

01 octobre 2014 à 19:53:11
Réponse #26

Arnaud


« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

01 octobre 2014 à 20:20:46
Réponse #27

Arnaud


La question de magiccerbere est mal formulée, un piégeur n'est pas forcément un chasseur et vice versa mais la plupart des remarques d'Ulf sont justes même si elles s'appliquent plûtot au gibier (espèces chassables).

En ce qui concerne les espèces piégeables, oui on a le droit de manger les animaux piégés mais si le ragondin c'est assez bon, la majeur partie des espèces piégeables et en particulier les petits carnivores sont imbouffables à moins d'avoir très faim.

Les carcasses sont généralement laisser à nourrir les mouches même si il est conseillé de les enterrer.

Pour l'examen initial qui ne concerne que le grand gibier, il est conseillé mais non obligatoire en cas de consommation par les chasseurs ou en repas privé.

Par contre la viande qui est donnée doit s'accompagner d'un avertissement, celle qui est vendue ou donnée pour un repas public passe un vrai contrôle vétérinaire.

Plus de détails ici:

http://www.gibier-de-chasse.com/assets/telechargements/tableau_ipc_particuliers.pdf

http://www.gibier-de-chasse.com/trouver/aupres-des-chasseurs1.html
« Modifié: 01 octobre 2014 à 20:45:16 par Arnaud »
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

01 octobre 2014 à 20:44:41
Réponse #28

camoléon


autant pour moi, à propos de panneaux je voulais parler de "refuge" plutot que "réserve"

http://www.aspas-nature.org/campagnes/contre-les-derives-de-la-chasse/interdire-la-chasse-chez-soi-refuge/
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

01 octobre 2014 à 20:54:00
Réponse #29

Ulf


Citer
Pour l'examen initial qui ne concerne que le grand gibier, il est conseillé mais non obligatoire en cas de consommation par les chasseurs ou en repas privé.

Oui, d'un point de vue légal, l'examen initial ne concerne que le grand gibier.

Ceci étant, la manipulation et consommation des dépouilles des autres animaux ne doit pas se prendre à la légère.

Eh oui, la consommation de viande chassée n'est pas plus simple que la distinction entre végétaux comestibles et toxique. C'est le même merdier partout  ;).

01 octobre 2014 à 20:54:47
Réponse #30

Arnaud


Les panneaux ne sont pas toujours une obligation, ni une garantie...

Sur les territoires gérés par une ACCA (dans certaines régions) c'est la lettre au prefet et sa prise en compte dans les délais impartis qui compte avant tout.

Pour les territoires gérés par des sociétés classiques, elles n'ont pas le droit d'être chez vous et elles le savent sans que vous ayez besoin de panneaux.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

22 octobre 2018 à 19:29:10
Réponse #31

Hurgoz


Yo ;#

Alors, non, je ne vais pas vous dire qu'on devrait se balader avec des plaques balistiques en foret, mais parcontre, comme à priori la cohabitation est toujours aussi difficile (sal*p de VTTistes), une chouette initiative iséroise: https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-22-octobre-2018?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1QqGIGBPwrBKjIdWF8mkQHzelFWfXw2VaqxLwDXVF8x9hB9g-cpR2BFPU#Echobox=1540183436

(alors, je sais: l'initiative c'est "pour se rencontrer", disons qu'on va commencer par "éviter de se faire plomber" ;) )

Tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

22 octobre 2018 à 19:54:17
Réponse #32

Loriot


Je pense que des gilets par balles serait en tout cas plus efficace pour se promener en période de chasse que des gilets fluorescents... faites attention ces jours dans les bois, sur les routes et en campagne. Les chasseurs sont au taquet...

PAVC
Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt

22 octobre 2018 à 21:08:11
Réponse #33

migmig


"sal*p de VTTistes),"
sa fait réagir personne de lire des conneries pareils?
apres ce qu il vient d arriver recement?
c est ironique?
les vttistes ont autant le droit que toi de circuler en foret, et eux commencent pas l apero a 7h du matin!
je vais regulierement au champignons avant le levé du soleil, pour etre sur place le premier, et a chaque fois je croise les chasseurs garés dans une épingle, et il ne boivent pas du café, malgrés l heure matinale!(bouteilles de blanc sur les capots...)
apres pour confondre un vtt et un gibier, faut commencer tot, c est sur

c est le genre de paroles qui me rendent fou, mais il semble que ya que moi que ça choque!
se promener en foret est de la survie a part entiere, des que les chasseurs sont lachés!!


22 octobre 2018 à 22:03:04
Réponse #35

Pierrot


Citer
et eux commencent pas l apero a 7h du matin!

Eh oui tu as raison tous les chasseurs sont des ivrognes, rajoute illettrés également, pour faire bonne mesure.

Citer
les vttistes ont autant le droit que toi de circuler en foret,

Les forêts domaniales faisant partie du domaine privé de l'état, il n'est pas du tout certain que le vététiste, le ramasseur de champignons, de châtaignes ou même le promeneur aient autant le droit d'être là que le chasseur qui, lui, à payé le bail de chasse à l'ONF et est donc en position de locataire.
« Modifié: 22 octobre 2018 à 22:10:13 par Pierrot »

22 octobre 2018 à 23:01:54
Réponse #36

Hurgoz


Yo

Évidemment ! ::)

Alors, contre toute attente, oui, c'était ironique ;)

Les forêts domaniales faisant partie du domaine privé de l'état, il n'est pas du tout certain que le vététiste, le ramasseur de champignons, de châtaignes ou même le promeneur aient autant le droit d'être là que le chasseur qui, lui, à payé le bail de chasse à l'ONF et est donc en position de locataire.

Mais si tu veux y aller par là, dans le jardin d'une propriété privée, je peux t'assurer qu'un chasseur n'a pas à entrer.....idem dans un champs.

Maintenant, il est une chose certaine, c'est que même si je ne peux pas dire que je suis un grand amoureux de la chasse, c'est pas en les traitant de tout les noms qu'on fera évoluer les choses.
Malheureusement, actuellement, on ne peu pas dire qu'on ai vraiment un pouvoir sur ce qu'il se passe.
"Malheureusement", ce ne sont pas les randonneurs qui blessent les autres pour leur passion.

Donc, je pense que face à une impossibilité de partager un espace actuellement, et faute d'autre moyen, la solution appliqué en Isère, peut être considérée de mesure conservatoire, en attendant mieux...un jour....peut être.... :glare:

Tcho
« Modifié: 22 octobre 2018 à 23:07:29 par Hurgoz »
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

22 octobre 2018 à 23:47:13
Réponse #37

Ani7


Ouh, ça s’emballe là !
Avant de dégainer la liste des droits de chacun, je pense à la règle des 3. Trois secondes pour éviter la connerie ; je sais que je suis en période de chasse, je roule sur les pistes et chemins, pas en tout-terrain, et lorsque je croise un chasseur, je m’arrête, dis bonjour et on cause. Une fois que je sais où est la zone chassée, je l’évite ! On peut rouler où on veut, pas de limite pour nous !
Tout randonneur pédestre pourra témoigner ; un vélo peut « surgir » sans faire beaucoup de bruit. Alors un achat utile ; la clochette pour chien, à attacher à son cintre. Trouvable dans toutes les bonnes coops. Ça marche nickel !
Je roule et je randonne même en période de chasse, en faisant gaffe oui, mais en respectant / sans ignorer les autres usagers, dont les chasseurs…
Pour l’appli signalée par Hurgoz, bonne idée, mais faut du réseau, cela peut être aléatoire...
<mon avis>
Perso, le débat-combat vététiste versus chasseur, il me navre un peu, surtout qu’il est suivi de près par celui de cycliste versus automobiliste, celui de randonneur versus « quadiste », et d’autres, et d’autres encore.
</mon avis>

22 octobre 2018 à 23:55:40
Réponse #38

Pnoey


Hello,

En tant que chasseur, à chaque accident je fais des bonds car cela de devrait jamais arriver (sans blague  :glare: ).

Les règles de sécurité enseignées au permis sont, il me semble, bien faites et si elles étaient toujours respectées, les choses iraient bien mieux à mon avis. (Je ne sais pas s'il est possible d'avoir accès au compte rendu de l'analyse de chaque accident, et je pense que cela pourrait être intéressant à lire.) Le problème c'est qu'appliquer ces règles est assez restrictif au niveau du tir, et ça ne plait pas trop à ceux qui viennent pour tirer plutôt que pour vraiment chasser...  :down:
Je n'ai pas participé à beaucoup de battue au grand gibier, mais celles-ci étaient très carrées sur les mesures de sécurité (camps militaire de Sissonne pour ceux qui connaissent), donc globalement, le problème vient de l'individu plutôt que de l'organisation.

J'ai déjà eu des mots avec d'autres chasseurs qui venaient de me mettre en danger de part leurs tirs, ou juste leur visée... Et ça m'exaspère parce qu'ils ne comprennent généralement pas en quoi leurs gestes sont dangereux. Donc il semble que les accidents viennent de ceux qui ont le moins conscience de la dangerosité de ce qu'ils ont dans les mains. (D'où l'importance du martelage des règles.)

J'aurai bien dit que la jeune génération est plus respectueuse de ces règles de sécu, mais les événements récents montrent bien que non...

La solution mise en place en Isère semble être un bon début, plus de communication ne fait jamais de mal. M'est avis qu'il faudrait peut être renforcer les règles de tir, et surtout les faire rentrer dans le crâne de tous, jeunes et anciens. Une actualisation régulière du permis me semble aussi intéressant (du moment que c'est financièrement accessible, ça permettrai de filtrer déjà les personnes les plus dangereuses).

J'espère que la forte médiatisation des accidents récents fera un peu bouger les choses dans les fédérations de chasse et chez les préfets.

Au plaisir,
Pnoey
"La vie c'est comme l’accrobranche : il y a des hauts et des bas, mais dans tous les cas, faut s'accrocher !"

23 octobre 2018 à 04:12:07
Réponse #39

cikawasay


Si vous permettez, j'aimerais partager ces instants où je côtoie la chasse. Je ne suis pas chasseur, mais j'adore la photographie animalière, et je n'habite pas en France, mais sur l'île de Taiwan. Il m'arrive de partir vadrouiller le dimanche sur un sentier de forêt, vers 800 mètres d'altitude. forêt de feuillus, ou de conifères plantés il y a longtemps par les japonais. Les montagnes de Taiwan qui comptent cent sommets à plus de 3000 mètres, représentent un quart de la superficie des Alpes, mais on y trouve quatre fois plus de diversité biologique. Il m'arrive donc de rencontrer des chasseurs. ce sont des aborigènes, là où je vais souvent, c'est le territoire des Atayals, mais il m'est arrivé d'être invité à une chasse à courre chez les Bunun, ou encore de travailler sur la chasse des Amis (pendant mes études). Je ne m'écarte pas des sentiers dans la forêt, se perdre ici tourne rapidement au vinaigre: difficulté de faire le point eu égard au couvert végétal, manque de signal pour un gps, et boussoles souvent imprécise (sans doute composition de la roche des montagnes?). Et puis, ce n'est pas une forêt domaniale, c'est très dense. Le dimanche, donc, lors de mes randonnée, souvent, je croise des chasseurs, par exemple, par un beau dimanche de décembre. Moi je descends, eux, ils montent, en fin d'après midi. Sympa, en me voyant, ils m'interpellent pour boire un coup, j'en profite pour leur poser des tas de question sur leur connaissance de la faune et de la flore. les deux chasseurs ont la cinquantaine, l'un un peu plus jeune, ils habitent dans une tribu pas loin d'ici, ils appartiennent à une ethnie aborigène, rattachée à la famille austronésienne, des atayals, je parle leur langue, mais on fait un mix chinois-atayal. On est en décembre, il fait à quatre heures de l'après midi, 12 degrés, le soleil se couche, ca va vite descendre, en forêt, l'humidité est telle que les chinosi ont un mot pour ça, ils disent que c'est un froid qui pénètre les os. Les chasseurs, eux, portent un vieux pantalon usé, l'un un vieux t-shirt troué, l'autre, rien en haut! Il me dit avoir l'habitude, et ne souffre absolument pas du froid. On trinque, une bière chacun. Ils ont des sacs à dos de rattanplastique tressés, fait maison, pas de matos de marque. Des bottes premiers prix parce que ca tient mieux sur les sentiers glissants, et ca protèges des sangsues et des serpents. Il y a une cinquantaine d'espèce de serpents dans ces forêts. les morsures de cinq d'entre elles sont potentiellement mortelles. une dizaine d'autres sont moyennement venimeux. Bien sûr, ils connaissent parfaitement les danger. L'un me désigne une cicatrice sur son épaule droite, attaque de sanglier. Il y a des chasseurs qui ne reviennent pas parfois. Outre les serpents, le premier danger, ce sont les frelons, ceux qui défrayent la chronique en France. Tomber sur un nid et  le réveille, c'est se mettre dans une situation ou on a très peu de chance d'en sortir. Ils ont une boite en plastique, remplie de poivre. Ils me disent: si tu rencontre un essaim de frelon, recouvre-toi de poivre. "Ils n'approcheront pas". Le plus vieux me tend cette boite: prends-là! Il insiste, je ne veut pas le priver de l'un de ses rares équipements, mais il insiste tant que ce serait malpoli de refuser... Leur équipement? cette boite de poivre, donc, le sac à dos fait maison en rattan, une frontale, seul concession à la modernité, modèle rustique un peu bricolé avec des fils électriques pour raccorder une grosse batterie qui fournira de l'éclairage pour toute la nuit, puisque la chasse a lieu la nuit: le gibier recherché sera les écurueils volants, marsupiaux apprtenant à quatre espèces, ou bien le cervule muntjack, sorte de petit chevreuil. Bien sûr, dans l'équipement il y aussi le couteau, les couteaux, les hommes atayals en ont deux, l'un pour la chasse, entre 30 et 40 centimètres, lame en forme de croissant de lune, effilée vers la pointe, elle sert à achever et à se défendre d'un animal agressif. , l'autre, plus petit, pour dépecer en détail. Enfin dernier équipement, l'outil principal du chasseur: son arme: le fusil. La chasse, activité traditionnelle suivant les cycles des saisons et liées à des représentations symboliques (les aborigènes de Taiwan coupaient autrefois les têtes de leurs ennemis, dans un cadre très ritualisé,  le flux vital des ennemis doit être acquis par un jeune homme pour gagner la faculté de procréer, ce flux vital étaiet également considéré comme nécessaire pour faire pousser les récoltes. En outre, ramener une tête dans un village est très problématique du fait de la propension de l(âme) devictime à se venger, il fallait donc faire intervenir le chaman pour amadouer cette tête et s'en faire une alliée) . Je reviens au fusil donc, comme le reste du matos, pas de 38 ceci, de 44 cela, de marque, rien de tout cela, la chasse, règlementée, interdite historiquement par l'administration coloniale japonaise puis chinoise (république de Chine), a débouché sur la règlementation actuelle: interdiction est faite aux chasseurs d'acquérir une arme de chasse sur le marché. Ils doivent la fabriquer eux même! Cela donne donc une arme simple, fabriquée en tube d'acier, crosse en bois, cela ressemble à  une arme du moyen âge, canon très long, certains chasseurs savent fabriquer des armes plus précises, mais cela est difficile, ils se contentent donc de ce que certains appelleraient des pétoires, et ca le fait très bien, la plupart du temps, pour arrêter un sanglier de 120 kilos ou un petit cerf. Enfin, ça, c'est en visant bien, car il arrive de rater son coup, et c'est pour ça que les chasseurs chassent par paire. l'ailier est là pour rectifier le tir le cas échéant. Ces armes doivent être déclarées et présentées au commissariat de police une fois par ans, ainsi que les munitions, des billes d'acier. Les aborigènes ont de nombreuses revendication pour regagner ce pan de leur culture qui leur a été pris: le droit de chasser. Aujourd'hui, entre la protectiond e certaines espèces, et la stricte limitation des armes de chasse, les revendications sont nombreuses, les choses évoluent lentement, ils viennent d'obtenir des dérogations sur certaines espèces qui ne sont plus considérées comme menacées. Voilà, après une demi-heure de discussion, je continue sur le chemin du retour, et laisse les chasseurs s'engouffrer dans la verte, ils vont, eux, bientot quitter le sentier pour monter, il y a des écureuils volants à la cime des arbres en haut de la montagne. Ces hommes chassent parce que cette activité fait partie de leur culture, c'est pour eux viscéral, mais aussi parce que, en tant qu'aborigènes , ils sont des citoyens de seconde zone dans la société taiwanaise, ils n'ont pas accès aux mêmes service (santé, éducation, infrastructures..) que les autres, et ramener un cervule muntjack permet de nourrir en viande la famille pendant plusieurs jours, alors qu'ils ne pourraient pas se payer de steacks dans un supermarché carrefour implantés sur l'île.  Voilà, j'espère vous avoir intéressés par cette petite histoire vécue..

23 octobre 2018 à 06:58:58
Réponse #40

bloodyfrog


Super Cika, merci pour ce partage! :)

Manu.

23 octobre 2018 à 07:18:17
Réponse #41

guillaume


Merci Cika !

idem dans un champs.

Je peux me tromper mais non, pas quand la chasse s'organise en ACCA.

a+

23 octobre 2018 à 07:56:44
Réponse #42

Merlin06


Yop, il y a quatre règles à respecter avec les armes à feu. Celui qui ne s'y soumet pas mets en danger les biens/personnes/animaux autour de lui.
https://www.youtube.com/watch?v=Fkp50DS73Pc

Qu'est-ce qui est enseigné aux chasseurs?
Est-ce que le "chef d'équipe" les surveille et responsabilise?
J'ai trouvé ça sur le sujet: https://www.youtube.com/watch?v=-GVu4DzDlNI

@Modos: si vous pensez que c'est du HS, couïk le post direct. ;)
L'âme sûre ruse mal. ;)

23 octobre 2018 à 08:02:43
Réponse #43

Baptistator


Personnellement j'ai toujours distingué deux types de chasseurs :

- il y a le chasseur traditionnel qui va se balader dans les champs avec son chien et son fusil et qui va éventuellement tirer un lièvre que maman lui fera en civet à midi pendant qu'il raconte à ses copains au bistrot qu'il a tué un lièvre de 32kg. Et celui la ne me pose pas de problème.

- et de l'autre il y a le boucher, qui est la pour tuer et de préférence en nombre. Le genre à lâcher du faisan d'élevage le matin pour le flinguer à bout portant l'après midi, ou encore à attendre sur son pliant bien aligné avec les autres et une bière à la main que les chiens lui rabattent quelque chose qu'il tirera avant de savoir ce que c'est (des fois que quelqu'un d'autre le tue avant lui) et qui si la chasse est mauvaise se venger sur les chats du voisinage... Je vous laisse deviner mon opinion quant à ce genre de personnages.

Alors oui je caricature un peu, tout n'est pas noir ou blanc mais j'ai passé mon enfance à trouver des chevreuils crevés dans les buissons parce que les mecs avaient la flemme d'aller les chercher dans les broussailles et j'ai passé mon temps en centre de sauvegarde à rafistoler des espèces protégées plombées alors je me réserve le droit à une certaine rancune.

A noter que le chasseur semble une espèce en voie de disparition. Les acca du coin se plaignent toutes du manque de jeunes dans leur rangs, et ils en sont réduit à faire leur pub en ville.

23 octobre 2018 à 08:47:05
Réponse #44

greenman


Salut.

Première et potentiellement dernière année de chasse dans ma commune:

 Les +:
Vraiment bon esprit de groupe
La plupart ne sont pas là pour tuer en nombre, d’ailleurs, la plupart des battues finissent brocouilles mais on est content d’être sorti et de discuter un peu.
Une vrai sélection de l'animal en battue, plusieurs se sont souvent abstenu de tirer car ils n'étaient pas surs.
Vraiment un bon accueil et partage de savoir avec les nouveaux : "tient met toi là, ça sort souvent là. "

Les -:

La chasse au petit gibier est pour moi non gérée. A part la régulation de sanglier, le chasseur dans mon ACCA n'est pas acteur du territoire.
Je ne suis pas partisan des lâchers.
Certains discours qui ne correspondent pas à leur comportement.
Certains comportements un peu limite niveau sécu, rares, mais présents.
Les règles (de propriété, de circulation, d'organisation,...) pas strictement respectées.
La chasse à l'affut/approche du grand gibier interdite. C'est pour moi le type de chasse que j'affectionne.



Donc pour résumer, cette activité au niveau de l'ACCA ne me correspond pas. Ça ne correspond pas à ma personnalité ni à l'image que je m'en était faite (de la chasse en ACCA).
Également pour moi, c'est plus un déception par rapport au message donné qui me gêne : acteur du territoire.


Mon maigre partage de boucher/bourré/tueur de chat...> #Baptistator
« Modifié: 23 octobre 2018 à 09:15:16 par greenman »
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

23 octobre 2018 à 09:15:26
Réponse #45

Baptistator


Attention j'ai bien précisé que mon point de vue n'était pas objectif.

En même temps vu ce sue tu décris tu correspond plus au chasseur traditionnel pour lequel j'ai un profond respect.

Quand je parle de bistrot je parle pas forcément d'aller se torcher la gueule, je parle surtout d'un lieu de convivialité ou on va retrouver ses copains autour d'un café pour raconter ses exploits plus ou moins imaginaires en prenant les nouvelles du village.

Même si en centre de sauvegarde les animaux plombés sont la première cause d'accueil pour les espèces protégées, les chasseurs passionnés de nature (et il faut bien le dire les plus souvent à être dedans) sont aussi les premiers à nous apporter des animaux blessés.

Je connais des vrais chasseurs naturalistes qui sont capables de passer une heure à observer une bestiole pour déterminer son âge son sexe etc... avant de se décider à tirer ou non. Ces mecs là je les respecte.

Ceux qui tirent sur n'importe quoi, n'importe comment non

23 octobre 2018 à 09:47:32
Réponse #46

Hurgoz


Yo,

Je pense qu'il y a comme partout des cons comme des gens biens.

Toutefois les seconds ne doivent pas servir d'excuse pour trouver solution au comportement des 1ers. Hors c'est toujours cette excuse qui est mise en avant.

Pour ma part il n'y a pas de débat: aujourd'hui, preuve à l'appui, partager les espaces verts avec eux est dangereux. Du coup, il faut des solutions.

Tcho
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

23 octobre 2018 à 09:59:35
Réponse #47

Kilbith


Ouh, ça s’emballe là !
Avant de dégainer la liste des droits de chacun, je pense à la règle des 3. Trois secondes pour éviter la connerie ; je sais que je suis en période de chasse, je roule sur les pistes et chemins, pas en tout-terrain, et lorsque je croise un chasseur, je m’arrête, dis bonjour et on cause. Une fois que je sais où est la zone chassée, je l’évite ! On peut rouler où on veut, pas de limite pour nous !

J'avais écrit sur ce sujet quelque part : le VTT c'est super dangereux en période de chasse.

*Un vtt cela ne fait pas de bruit, ou plutôt dans les bois cela fait un bruit très proche (et ça a la vitesse) d'un cerf qui se dérobe. C'est très trompeur.

* Un vtt cela se déplace très vite. Les chasseurs en poste n'ont souvent pas le temps d'être alerté  par les autres quand un VTT est présent dans une chasse.

* Par nature, il est courant de voir un VTT sur des chemins privés ou non ouvert à la circulation.

* Les chasseurs ne s'attendent pas au VTT.  En Vtt, on peut avoir garé sa voiture très loin de l'endroit où on se déplace (quand une voiture est garée à l'orée d'un bois, les chasseurs se disent : attention promeneur possible dans la chasse).

* A cela s'ajoute que c'est un sport souvent exercé par des urbains venant de loin et qui ne connaissant pas les habitudes locales.

Bref : soyez prudents, une clochette c'est très bien et un gibier fluo aussi. Et ne pas hésiter à s'informer localement.


"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

23 octobre 2018 à 10:04:24
Réponse #48

greenman


De mon coté, de ce que j'ai pu voir, à chaque fois où j'ai vu un risque pour autrui (chasseur et usagers) cela était du à la personne et à la manipulation de l'arme.

On le dit à la personne, on le signale puis si ça continu on l'exclu des chasses.
1 l'a été l'année passée.


Pour moi les règles sont claires. Ça peut arriver de faire une mauvaise manip', personne n'est parfait, mais si les règles sont respectées il ne devrait pas y avoir de problèmes, si accident il y a, c'est qu’une des règle n'est pas respectée. (direction du canon, doigt sur la queue de détente, obstacles avec fusil chargé, tirs non dirigés....)

Reste le cas des ricochets, qui pour le coups, peuvent être difficiles à prévoir.




Donc OUI, il y a un risque à partager un espace de chasse. Même sur une route, un chemin, pas forcément en hors piste (le hors piste en VTT est un faux problème pour moi).


La/les solutions? elles ne plairont pas à tous...
Les clochettes sur vélo? trop bruyant pour la plupart des gens, ceux qui vont prendre le vélo pour rouler sur la route, se balader ne vont pas en prendre...j'y crois pas.
Quid du marcheur silencieux (qui veut l'être)

Les solutions, je ne les ai pas.
Voici une vidéo sur la réalisation de ma cabane - http://vimeo.com/23283003

23 octobre 2018 à 10:55:37
Réponse #49

tartopom


Personnellement j'ai toujours distingué deux types de chasseurs :

oui, il y a le bon et le mauvais chasseur quoi  ...  ;D
( y'a des chautouilleux ici! Je précise tout de suite que c'est du second degré  ;) !!!)




Les forêts domaniales faisant partie du domaine privé de l'état, il n'est pas du tout certain que le vététiste, le ramasseur de champignons, de châtaignes ou même le promeneur aient autant le droit d'être là que le chasseur qui, lui, à payé le bail de chasse à l'ONF et est donc en position de locataire.

Ca me hérisse d'entendre des chose comme ca >:( >:( >:(

1: ce n’est pas parce que les chasseurs sont "locataire" du droit de chasse qu'ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent sur le terrain !! Il y a des lois à respecter entre autre les règles de sécurité et le respect des terrains et biens dont ils ne sont pas propriétaire (clôtures, chemins, arbres, plantation et cultures,…)


2: les forets et chasses domaniales sont minoritaire en France métropolitaine

1,7 millions d'ha de forêt domaniales sont concernés par la chasse, soit 11% de la forêt française métropolitaine
source: http://www.onf.fr/gestion_durable/++oid++563/@@display_advise.html

Le reste se repartie en ACCA, Société de chasse communal et chasses privés.
Au passage, le système des ACCA par le rattachement automatique de tous les terrain privé et communaux à la zone chassable par l'ACCA  est une bonne spoliation de la propriété privé pour les «petit » propriétaires non chasseur au profit des chasseurs.

Il est possible de demander le retrait de son terrain de l'ACCA, mais c'est contraignant financièrement et administrativement et idéal pour se faire em******er, surtout si on est nouveau dans la commune:  on passe directe dans la categorie survie urbaine  ^-^
« Modifié: 23 octobre 2018 à 11:07:17 par tartopom »
BAVU ba pris

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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