Nos Partenaires

Auteur Sujet: comment s'installer?  (Lu 7901 fois)

27 avril 2007 à 15:10:25
Lu 7901 fois

lambda


Imaginons une situation, un scenario:

Dans un esprit "trappeur souhaitant hiverner/estiver"... Le gars a achete un lopin de terre/concession au Klondike, en Alaska, en Siberie, en Ariege ou dans le Vercors...on suppose qu il a un bois et se situe au bors d un cours d eau...

(i) depart d un point A, avec son sac a dos.
(ii) apres une semaine de marche, le gars retrouve l endroit ou il souhaiterait se poser pour une annee pour le moins, et plus si affinite... pour le moins revenir regulierement faire une saison dans son coin de paradis (je rappelle qu il est proprio... il a marchande le prix a coup de bowie et signe les papiers...).
(iii) il va se construire sa "petite maison dans la prairie"...

alors la, je m imagine a sa place, contrainte absolue, faire avec ce qu on a emporte avec soi, et ne compter sur rien d autre que son environnement immediat,
pas de brico trucs, ou de voisin bien equipe, ou de marchand itinerant (genre, camion "l auvergnat" ou autre), dans le sac et ses poches, tout ce qu on veut, mais tout aura ete transporte a pied a partir du point A, apres, fini les fournitures...

Il n y aura rien eu de prepare ou depose a l avance sur le terrain... si je veux transporter un groupe, une perceuse a colonne et deux jerricanes de gasoil avec deux tretaux en equilibre sur mes epaules, libre a moi... mais quand j arrive, y a rien sur place...

Bon plus serieusement, fort du contenu X (avec un peu de bouffe pour les deux premieres semaines a partir du point A (une de crapahute et la premiere sur place) de mon sac, voila comment je m y prendrais (c est juste un canevas declinable a l infini...)

(iv) faire le tour du proprio et reperer les lieux.
(v) etablir un foyer de pierre (ca marque le lieu de vie pour ces phases du debut)
(vi) se trouver et s amenager des latrines.
(vi) rassembler un max de bois mort et branches droites (matriaux de petite construction et feux)
(vii) faire un abri (branchage/tarp/bache/tente combine ou pas), provisoire de quelques semaine, en gros une "hutte de chantier"
(viii) fabriquer un sechoir/fumoir (avec du bois du (vi))pour la venaison et plus probablement du poisson peut etre plus facile a obtenir...

(iv)-(vii) un jour de l aube a la nuit tombante ou le feu aura ete allume a la soiree...
(viii) un jour

et apres construction de la maison et approvisionnement en frais et une partie mise a secher...(on pourra detailler plus tard pour ca...)

et vous comment procederiez vous? ca serait interessant de comparer nos facons de voir les choses et de se corriger et completer mutuellement pour en ressortir une "ligne" de conduite schematique, raisonnable et adaptable au cas par cas...

en tout cas n hesitez pas a me completer/corriger/remplacer etc, n ayant pas vecu ce type de projet, je reste neophyte et tout a l ecoute...

pour ne pas que ca derive trop, je precise que le post ne concerne absoluement pas le type de materiel qu on a embarque ou qu on aurait du embarque, la marque truc much ou l avantage de la tente sur le tarp et vice versa. Je propose une reflexion centree vraiment, mais vraiment que sur la facon de faire la strategie et la chronologie des choses a faire et a fabriquer...

Merci a vous pour votre patience a m avoir lu et j espere que l initiative vous interessera.

a+,
Lambda



« Modifié: 27 avril 2007 à 15:26:03 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

27 avril 2007 à 15:59:24
Réponse #1

Ratdegout


Edit: désolé, je me rends compte ma premiere partie est HS...

[HS]
Ce genre de plan "construction d'abri et vie dans les bois" est un peu mon rêve, mais il y a malheureusement d'autres questions qui se posent avant même d'acheter le lopin de terre en question, si on parle de la France:

- Si c'est une parcelle de forêt, est ce que j'ai le droit de construire quelquechose dessus? Si oui, quelle taille maximum, avce quelles contraintes
Même question avec un terrain agricole, avec en plus "doit il être exploité / loué?"

- Si c'est un terrain constructible, est ce que je dois déposer un permis de construire pour la moindre petite cabane en bois? Un terrain constructible impose en plus de construire quelquechose dessus dans les X années.. Toujours pour un terrain constructible, suis je dans l'obligation de le viabiliser? De réaliser un système d'écoulement ou de fosse pour les sanitaires? De le mettre aux normes pour quelque autre raison?

- Si le terrain est situé au fond des bois, pendant quelles périodes de l'année aurais-je le droit de faire un feu? (arrêtés pour la prévention des feux de forêt...)

- Comment je fais pour recevoir du courrier, payer mes taxes? Faudrait il conserver une autre adresse de domicile, ou une simple boite aux lettres en bordure de la route la plus proche suffit elle? (à condition d'avoir le droit de la planter)

Sans oublier la question de la société de chasse locale si il s'agit d'un terrain non constructible qui peut compter comme zone chassable...

C'est pas du tout pour casser le scénario que je dis ça, mais je me suis déja posé la même question que toi: comment je ferais si je voulais me barrer vivre dans les bois? Et les premiers problèmes que j'ai trouvés sont ceux là... d'après ce qu'on m'a dit, même pour implanter une petite éolienne dans son jardin il faut demander l'autorisation de la mairie, alors pour une construction d'habitation, même cabane en bois, j'ai peur que ça se révèle vite compliqué niveau administratif. Si quelqu'un sait, je suis preneur...

[/HS]


Pour parler de trucs plus sympas, je commencerais d'abord par monter un abri de base, simple mais efficace contre le froid et la pluie, choisir un coin pour le feu, débrousaillage, cercle de pierres et combustible pour le soir. Après une bonne pause goûter, début d'un vrai "tour du propriétaire" et étude du terrain, disposition au vent, à la pluie, au soleil etc. pour choisir un emplacement où construire. Creuser le trou pour les latrines, au moins temporaires, dans un coin que je ne compte pas utiliser. Marquage au sol pour essayer d'imaginer ce que va donner la construction.
Je ne sais pas trop comment on construit une cabane en bois solide et durable, mais suppose qu'ensuite il faut penser aux plans, aux matériaux qu'on peut utiliser et aux techniques disponibles, vu que tout seul, on est assez limité dans ce qu'on peut manoeuvrer en termes de poids.

héhé ça me fait rêver tout ça...
« Modifié: 27 avril 2007 à 16:18:13 par Ratdegout »

27 avril 2007 à 16:28:20
Réponse #2

lambda


Impeccable Ratdegout! Merci pour ta premiere intervention,
pas grave pour le HS, tu as raison ce sont des points importants, mais ca merite un post a soi tout seul...

sinon, j aurai tendance a faire d abord le tour du proprio pour choisir l endroit de construction de la vraie cabane et ensuite construire l abri temporaire (qui demande quand meme quelques efforts et depense d energie) en fonction de la cabane finale, donc pas trop loin a cote, pour eviter de prendre le risque d avoir a refaire son campement provisoire, ou de garder le premier en faisant des va et viens d un bout a l autre du terrain, si l emplacement choisi pour la cabane, s avere finalement eloigne du camp primitif.....

mais sinon, 100% d accord pour le reste de ta demarche.

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

27 avril 2007 à 17:07:17
Réponse #3

Ratdegout


Ben en fait je suis simplement les "priorités de la survie" du wiki d'ici, en commençant par l'installation d'un abri... je n'avais pas pensé à la distance implantation définitive / abri temporaire, ayant en tête un petit terrain, mais c'est vrai que le problème se pose dès qu'on a une certaine surface... Et puis faut dire aussi que je mettrais longtemps à choisir l'emplacement de la cabane, donc j'aurais des risques de mourir de froid avant d'avoir trouvé le bon coin où construire ;D

28 avril 2007 à 10:36:58
Réponse #4

Nicolas


salut ratdegout tu compte t'installé?

28 avril 2007 à 10:54:00
Réponse #5

Ratdegout


non c'est plus un rêve qu'autrechose ^^ mais bon, j'y pense quand même pour un de ces jours, pour la retraite si jamais on la touche un jour  ::) Je ne suis qu'étudiant -avec encore 2 ans minimum à tirer- et je compte bien bosser un bon nombre d'années après, si possible dans différentes fonctions, mais si plus tard j'en ai les moyens, j'aimerais bien m'installer comme ça... c'est un peu un rêve d'ado si on veut

28 avril 2007 à 12:06:12
Réponse #6

Sylvain74


Salut les rêveurs (j'en fais partie, hein, c'est pas péjoratif, au contraire !   :D )
A ce sujet vous pouvez lire le bouquin de Olaf Candau, "Un an de cabane", aux éditions Guérin (les petits livres rouges super sympa, qui ont entre autre édité "Le port de la Mer de Glace")

Petit résumé (je cite le résumé du dos du livre) :
" Sans autre technologie qu'une scie, une hache et un fusil, Olaf Candau s'est enfoncé dans le Yukon, vers le mythe du Grand Nord canadien.
Au pays de James Oliver Curwood et Jack London, il a construit une cabane.
Un an de cabane, un an de silence, de conflits avec les martres et les ours, un an d'échecs avec les poissons, un an à bâtire et à se protéger.
Un an de vie, de la vie la plus simple qui soit."

Mon avie perso : Olaf fait bien ressortir ses émotions et ses difficultés, ses joies également, mais le récit est assez décousu. ce qui ne réduit en rien l'intérêt du bouquin...

A+,

Sylvain.

28 avril 2007 à 12:11:13
Réponse #7

Nicolas


http://www.editionsguerin.com/boutique_fr_article_1.html
mais alors ces maison je croyais que c'était que dans le films  mais en fait...
je l'achete :)
ps: je sais ce qui me reste a faire;

28 avril 2007 à 12:11:59
Réponse #8

Blue


Dans ton scénario manque un truc de taille...L'eau...

Blue

28 avril 2007 à 13:07:09
Réponse #9

tamanoir


    Salut à tous,
....et se situe au bord d'un cours d'eau....Blue relis son post ;) ça sent la soif d'espaces sauvages;ça sent la liberté cette discussion.
Le bouquin d'Olaf Candau doit-être vraiment sympa et m'évoque un excellent film,que je vous conseil fortement:Jeremiah Johnson avec Robert Redford;justement Lambda,un trappeur,ça date d'un bail,mais le thème remonte à nos origines:l'homme dans la Nature,la nature de l'homme et c'est toujours d'actualité forcement on est liés.
Pour en revenir à ta "ligne schématique",apparemment l'essentiel y est;il te faudrait peut-être définir les ressources alimentaires dans ton scénario !

28 avril 2007 à 13:48:46
Réponse #10

Blue


Et l'eau, tu la bois directe de la rivière, sans la filtrer, sans la stocker? Tu vas te tirer un gobelet chaque fois que tu as besoin ??? Tu n'essayes pas d'en mettre à chauffer au soleil pour la toilette ?
Il me semble qu'il faut prévoir une gestion de l'eau, une réserve, un jerrican ou un seau ou un réservoir...Un truc quoi... ;-)

Il me semble aussi qu'avant d'acheter, il faut avoir fait vérifier la qualité de l'eau, et il faut aussi vérifier en amont ce qui se passe régilièrement (pas de cadavre d'animaux...).

Idéalement je pense qu'il est souhaitable de s'être muni d'un filtre (genre Katadyn passif) et de l'installer pour avoir de l'eau potable en permanence (vu le débit du truc, faut gérer ça correctement) pour boire, préparer le repas, faire la toilette intime et le lavage des dents.

Juste se fier à un point d'eau comem ça sans préparation me semble un peu léger...

Blue


28 avril 2007 à 13:52:28
Réponse #11

Nicolas


bah sinon tu boit l'eau de de la source et tu choppe la chiasse jusqua a y etre habituer.
Je confirme Jeremiah Johnson EST VRAIMENT SYMPA.
De toute facon blue je pense que si il ya un probleme il sera résolu  :doubleup:

29 avril 2007 à 00:10:36
Réponse #12

lambda


Merci a vous tous pour vos participations, et pour les references! Je crois que Nicholas Vanier a fait ca avec sa famille aussi en Alaska... en effet c est l esprit de liberte qu il est sympa de faire ressortir ici! a defaut de bientot un jour, dans la vraie vie!!

Sinon Blue, en effet, tu as raison: il faut developper des moyens de "securiser" cette eau, mais comme je le disais plus haut, tout depend de ce qu on avait au depart dans son sac a dos (purificateur compact, lampe uv avec des piles/batteries ce que tu veux, pas de limitation, sinon ton dos et ton sac ;)...

Pour ma part, je ferai bouillir l eau dans le quart ou la popotte que j aurai trimballe, mon eau our la journee, genre 2 ou 3 pleins dans la journee... eventuellement creuser un recipient dans une buche (long a faire je l avoue...),

Mais comme dis Tamanoir, je n ai presente qu une "ligne schematique", un canevas, que je vous propose d enrichir...

Mais pour en revenir a cette histoire d eau, pour ma part, je n utiliserais pas de moyen necessitant un remplacement de cartouche ou d elements disponible uniquement par le biais d une industrie exterieure... je pense que faire bouillir son eau fortement et longtemps permet de la rendre raisonnablement potable, comme autrefois ;)

pour la nourriture, je propose (apres m etre renseigne avant de partir: bouquin, net...) par exemple:

baies sauvages, chataignes, noisettes, noix, pissenlit, oignon sauvages (chez moi, Sud ouest, y en a plein dans les champs...), deux ou trois sortes de champignon "pas ambigus"...

poissons, petit gibier, escargots, oeufs...

et pendant les deux ou trois premieres semaines par exemple, j utiliserai de la nourriture emportee avec moi en en consommant chaque jour, de moins en moins, et en remplacant le manque par ce que j ai cite ci dessus, de plus en plus, afin de "m apprendre" progressivement, m adapter, et bien reperer les sources de nourritures du territoire environnant. tout en pechant (avec un kit de peche embarque) tous les jours le plus possible (genre 50/50 entre la construction de la maison et la gestion de l alimenttion) pour fumer et secher ce poisson (avec le fumoir/sechoir construit le second jour de mon arrivee (etape (viii))... poisson=bonne source de proteine obtenue avec une depense energetique pas trop grande...enfin a mon avis...

l idee etant d amorcer une espece de mecanisme d approvisionnement pour la conso journaliere et la constitution des reserves pour les mauvais jours... et ne pas se retrouver, dans tous les cas, un jour avec de la bouffe, et le suivant sans rien du tout...

voila, qu en pensez vous? et pour votre part, comment procederiez vous?

a+ et merci,

Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

29 avril 2007 à 10:12:19
Réponse #13

Sylvain74


Sympa ce sujet...  :D

2 petites remarques :
--> Nicolas Vanier est parti avec 2 chevaux de bats, puis s'est fait ravitailler par un hydravion. Pas de sac à dos en vue... La capacité d'emport de matériel et (surout ?) bouffe est plus que limité dans ton cas.
--> Niveau bouffe, je pense qu'il est très difficile de s'approvisioner en glucides dans le Grand Nord. Autant la viande ou le poisson n'ont pas l'air de manquer (bien qu'on se fait peut-être des idées ? Les autochtones ont connu des famines certaines années !), que pour ce qui est de la cueillette... ça me semble plus difficile. Rappelle-toi que l'hiver dure plus de 8 mois là-bas ! Et je ne sais  pas si il y existe l'équivalent de nos chataîgnes, ail des ours (pas tellement nourrissant) ou massette. Niveau baies sauvages il est important de se documenter, tout n'est pas vraiment comestible. Avec cependant l'avantage de pouvoir être séché et conservé.

Voila mes idées à 2 balles, je ne passe pas plus de temps sur le Net le grand air m'attend !  :D
A+ !

Sylvain.

29 avril 2007 à 11:33:31
Réponse #14

Blue


Une question à ceux qui connaissent mieux le monde des trappeurs et des pionniers...

Il me semble que même ces gens-là, sans moyens technologiques emportaient plus que ce qu'ils pouvaient porter sur leur dos non ? (animaux de bât, traîneaux...)
Est ce qu'ils ne se ravitaillaient pas pour l'hiver en faisant le plein de farine à la belle saison dans des endroits plus "civilisés"?

Il me semble qu'ils alliaient chasse et pêche ?

Dans mon imaginaire, la cueilliette n'a pas une part prépondérante dans la nourriture du trappeur et tiens plutôt de l'anecdotique...Je me trompe ?

En tous cas de mon expérience personnelle, la cueillette n'est pas extrêmement rentable en terme de temps passé/calories rapportées (sauf à l'époque des noisettes, chataîgnes and co)...On se nourrit soi-même en mangeant tout en cueillant mais sinon, c'est beaucoup de temps passé pour avoir un vrai résultat...Tous ceux qui font des gelées ou confitures de mûres le confirmeront...Je pense d'ailleurs que c'est pour ça qu'on embauche souvent les enfants pour ce type d'activité...

Si on peut cueillir de gros fruits (payas tropicaux) ça devient intéressant, pareil si on peut ramasser rapidement une salade sauvage (c'est bon pour la santé mais ça nourrit moyenenment son homme...)...Mais les baies, c'est vraiment longuet comme ramassage...

Mieux vaut viser le sanglier (ou le renne, ou le chevreuil) que les airelles...lol

Effectivement le climat est un facteur prépondérant pour la cueillette...Rien qu'ici (dans le Jura), au mois de mars, il était srictement impossible de survivre bien longtemps en forêt de moyenne montagne uniquement avec du végétal...Parce que c'était buis, épicéa, bouleau, hêtre (sans les faînes hein)...et c'est tout !!! Miantenant rien à voir, il y a plein de plantes comestibles...

Ah si on avait les moyens de voir ce qu'il y avait vraiment dans l'assiette de nos aïeux chasseurs cueilleurs...

Blue

29 avril 2007 à 12:25:55
Réponse #15

lambda


En effet, la ceuillette n est pas si rentable que ca, je n y avais pas pense, c est peut etre pour ca qu on est passe a l agriculture :) ... du coup, partant de cette idee, pour palier cet te carence en hydrates de carbone, et si on considere la possibilite d utiliser par contre un mulet par exemple comme vos le sugerer, on pourrait emmener un sac de ble, lentille, enfin une cereale ou vegetal a planter en terre qui pousserait assez vite et suppporterait un climat assez "frais" pour se faire un petit champ de culture vivriere a la belle saison? peut etre y a t il moyen de completer avec une farine faite a partir d ecorce de bouleau je crois avoir vu un sujet la dessus y a pas longtemps, ou farine de chataigne et de gland, mais bon la ca serait un peu plus vers noscontree temperee (quoique...).
Pour etre realiste, vous avez raison de souligner que le "trappeur" devait s approvisioner a intervalle regulier (tous les 3/6/12 mois) en allant dans une communaute voisine... je pense que ce n est pas incompatible avec vie en autarcie avancee, a ne pas confondre avec une situation de survie, qui a mes yeux, par definition, correspond plus a une situation a court terme, car si elle perdure, on aurait tenance a s adapter et s integrer a son environement et habitat (si on a d abord survecu :) ), et de l etat de "survie en milieu sauvage", on passerait a celui de "vie en milieu sauvage"...mais bon, c est juste mon avis, et je dis peut etre une annerie...

mais pour en revenir au scenario de base de l installation, je pense qu on pourrait integrer l element suivant: apres une premiere periode d  installation (un mois, deux, tout depend de son environnement: arctique, tempere, tropical...), etablir un contact avec la communaute la plus proche pour palier a une fourniture de materiel tres difficilement constructible dans ces bois (cartouches pour ceux qui aurait emmener une arme a feu, barres d acier pour la forge (pour ma part, pratiquant la coutellerie en petit hobbyiste, j essaierai de m imposer la construction de mes outils et pas l achat...).

Apres tout est possible, j adore Jules Verne, et y a un bouquin qu est terrible dans le genre autarcie totale, c est "l ile mysterieuse" ou les heros partent de quasiement rien, meme pas un couteau et a la fin on presque fait ue mini industrie sur leur ile... dans un genre un peu plus equipe, y a aussi "des anglais au pole nord"... Bon, d accord, c est du roman, mais c est bourre de bonnes idees et de connaissances!

pour cette histoire de culture vivriere, d apres vous quelle sorte de plantes "cerealieres" utiliseriez vous, en supposer qu on aurait entre 4 et 5 mois de belle saison?

a+ et merci,

Lambda

« Modifié: 29 avril 2007 à 12:31:58 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

29 avril 2007 à 12:51:43
Réponse #16

Blue


Pas le blé, ça c'est sûr...A voir pour seigle, orge, avoine, épeautre...Il faut une céréale qui se plante au printemps...La culutre céréalière ne semble pas franchement s'improviser...Je cherche d'ailleurs des tuyaux sur le sujet...Ainsi que sur la culture des lentilles...
Avoir pour l'amaranthe, la quinoa, le sorgho, le mil...Dont certains ne sont pas des vraiment des céréales d'ailleurs (voir tous ?)...

On peut en tout cas cultiver des pois, haricots en grain, fèves...et dans un autre genre, des courges ! Sans oublier les patates...

Blue

29 avril 2007 à 20:36:43
Réponse #17

Nicolas


j'ai acheté un an de cabane,je le lit et je te dit ratdegout ce qu'il faut faire :)
++

07 juin 2007 à 15:41:15
Réponse #18

ERECTUS


La cueillette, pour celui qui peut passer du temps en lecture et balades peut devenir un passe temps interessant et nourrissant.
Un vieux bouquin en anglais, called "Food for free", parle bien de ce sujet, mushroomS and roots, feuilles diverses a inclure en salades, noix diverses et parfois oublier (pignut).
En plus d'enseigner la reconnaissance des diverses espèces, il apporte une réflexion interessante sur le temps gagner en non jardinage pour ceux qui ne pratique qu'une cueillette pur en milieux sauvages et semi sauvages.
Celui qui connait chaque espèces autour de lui dans une foret par exemple, ne voit plus une simple foret, mais un garde manger, un atelier, il sait reconnaitre que telle essences lui permettra tel travaux, etc..
c'est en gros, le bon vieux truc de la connaissance qui fait la difference...
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

07 juin 2007 à 17:01:43
Réponse #19

emmuel


Salut : mes deux balles, la ceuillette c'est bien, mais pour se nourrir vraiment, il faut une grande surface de terrain, parce que m'est avis qu'au bout d'une semaine de salade de pissenlits et de plantain, il va rester grand chose à manger par terre…  ;)
La règle est : cueillir une plante sur quatre…

07 juin 2007 à 20:19:15
Réponse #20

Blue


D'une part il faut un grand terrain (c'est pour ça que l'homme ne s'est pas sédentarisé de suite partout) et surtout il faut une nourriture-relais pendant les périodes où il n'y a rien à cueillir...(en général, chasse ou élevage "souple" dans lequel l'homme suit plus ou mons le troupeau...).

Blue

12 juillet 2007 à 19:50:30
Réponse #21

elkar


J'ai moi aussi dans un coin de la tête l'idée farfelue d'aller me planquer dans les bois.
Dans l'idée, j'ai carrement envie de commencer sans aucun materiel (carrement a poil) : repartir de zero.
C'est loin d'etre realisable avec le peu de connaissances que j'ai pour l'instant (et peut etre meme, loin d'etre realisable tout court), mais j'y reflechis frequement quand meme.

Parmi les reflexions que je me suis faites :

Une question importante a se poser des le depart, c'est : quand commencer (dans l'année).
Je pense que le debut du printemps serait une periode propice : c'est le moment ou il commence a y avoir de la bouffe sauvage, et qui laisse le plus de temps avant l'hiver pour avoir constitué des reserves.

Le terrain : il faut une grande surface. Pour nourrir 70 kilos de gugusse, il va falloir ratisser large, donc il faut de la surface. Plusieurs hectares seraient bien, mais il y a alors le probleme du cout d'une telle surface.
Le territoire d'un loup, c'est de 80 a 240 kilometres carrés. Alors quelques hectares pour un homme ca va etre tres, mais vraiment tres petit.

La nature du terrain : j'ai vu recemment passer une annonce pas chere pour 13 hectares de foret. Pas de bol, c'etait que du resineux. J'ai peur qu'il soit difficile de se nourrir dans une telle foret. Il faut le plus de variete possible, l'ideal serait d'avoir des arbres fruitiers sauvages (pommier, grillottier, etc ...).
J'avais vu il y a quelques années un reportage sur une reconstitution de la vie d'Otzi (l'homme des glaces retrouvé en Autriche). Ils montraient des reserves de viande, mais aussi de noix, pommes etc ... les pommes se ratatinent, certaines pourrissent, mais c'est de la bouffe quand meme. Ils arrivaient a vivre surtout parce que le gibier etait abondant, ce qui n'est plus du tout le cas par chez nous (euh ... je veux dire, en France).
L'eau est super importante aussi. La faire bouillir semble une solution acceptable a long terme. Pour le stockage, Poterie powaaaaaa !

En fait, je ne pense pas qu'on puisse arriver sur place, et explorer le terrain pour choisir ou se poser. Il faut, avant de se lancer, deja savoir qu'on trouvera assez d'eau et de bouffe pour tenir sur la durée. Donc, en fait, c'est meme ces preoccupations qui doivent guider le choix du terrain avant l'achat.

Les problemes legaux sont enormes aussi comme evoqué par ratdegout. Dans mon optique "restart from a poil", ca devrait pas etre trop genant, mais en partant avec de l'outillage, si on se construit un 4 pieces cuisine ca peut devenir plus delicat :)

Pour la chasse, c'est un peu delicat. Si tu veux pas que les chasseurs viennent sur ton terrain, il faut signaler a la societe de chasse que tu ne veux pas qu'on chasse chez toi. Deja, tu vas pas te faire des copains. Ensuite, il semblerait que du coup, ca t'interdise de chasser a toi aussi, sur ton propre terrain !
Il te faudrait un permis de chasse. La reglementation francaise dit qu'on ne peut chasser qu'avec "des projectiles explosifs", ce qui est debile, puisque les fusils de chasse n'utilisent pas de projectiles explosifs, mais des projectiles propulsés par une explosion. Les projectiles explosifs, c'est pour les tanks :). Mais c'est ca qui fait que c'est si delicat rien que pour chasser a l'arc. Chasser a l'epieu, au collet, au piege, tout ca c'est interdit.

Mais ... en fait, ce qui est interdit, c'est de se faire prendre. Si tu n'as pas de sentier pre-existant qui traverse ton terrain, pas de servitude de passage, et que tu interdis la chasse dessus, alors personne (pas meme les chasseurs) n'a le droit d'entrer sur tes terres. Du coup, si tu restes planqué, parfaitement hors de vue de n'importe quel point se trouvant a l'exterieur de ton terrain (et discret depuis les airs), alors normalement personne ne pourra voir si tu fais quelque chose d'illegal sans entrer illegalement chez toi. En pratique, ca ne te protege pas beaucoup, car il est TRES frequent que les gens possedant des cabanes disent qu'ils se les font regulierement saccager ; les gens furetent partout, faut vraiment etre discret. Les feux que tu feras inevitablement signaleront ta presence, il est certain que des curieux finiront par se pointer tot ou tard. Mais je pense qu'on peut quand meme essayer de jouer sur la discretion pour pouvoir faire ses petites affaires en limitant les risques d'avoir des ennuis. La surface du terrain y sera pour beaucoup (perso, je vise environ 10 hectares, mais ca fait plus d'un an que je cherche, j'ai pas encore trouve la perle rare)

Je pense qu'il sera a peu pres inevitable d'inclure largement les insectes dans le regime alimentaire, a moins d'avoir une GRANDE surface, giboyeuse et riche.

A l'arrivée sur le terrain, les priorités sont effectivement pour moi aussi eau-feu-abri. Que du classique, quoi.

Les outils et equipements que je tenterais rapidement :
- l'abri
- le foyer
- la reserve de bois
- outils en pierre
- tressage de fibres vegetales pour faire des vetements, chaussures, matelas, couvertures
- outils de bois durcis au feu
- pieges a petits mammiferes
- abri renforcé avec murets de pierre
- four a nourriture (marmite enterrée type marmite a savon) puis plus complexe ensuite
- outils de bois pour extraire de l'argile
- four a poterie basique (gallo-romain)
- poterie : fabrication de briques, marmites, godets
- trou à sable pour la conservation des racines l'hiver (sterilisation du sable a l'aide de poteries, sole et voute du trou en briques)
- pelles et chaussures renforcées pour pouvoir fabriquer du charbon de bois
- idem pour fabriquer de la chaux (tres dangereux sans equipement de protection)
- outillage pour presser des vegetaux donnant de l'huile, et recipients pour fabriquer du savon
- cabane complete pierre-brique-bois avec cheminée a inertie

Pour avoir plus de bouffe, il faudrait faire de l'agriculture. Se faire des outils, defricher et labourer, trouver des semences sauvages de plantes poussant dans l'année ... pas simple.

Blue disait : "La culutre céréalière ne semble pas franchement s'improviser..."
Ben en fait, c'est pas si dur que ca. J'ai fait l'experience de planter du ble et de l'orge. J'ai raté la date "officielle" de semaille de 2 semaines, mais ca a parfaitement fonctionne quand meme. J'avais mis 2m2 de blé et 6m2 d'orge. Ca a poussé tout seul. Par contre, les moineaux ont decouvert la plantation, et ils m'ont fait une razzia sur le blé. J'en ai récolté moins que j'en avais semé ! L'orge etant plus difficile a extraire de sa cosse, ils n'y ont pas touche. La recolte represente environ 20 fois la quantité semée.
Le souci est plutot de trouver des semences, puisque la je suis parti des varietés modernes, pas de cereales sauvages.
Il existe quelques cereales sauvages, mais au rendement derisoire, et pas tres repandues.

En partant avec du matos, emmener des semences est une bonne idée, mais attention, en tablant sur une recolte x20 par rapport aux semailles, il faut emmener une sacré quantité de grain si on veut en manger regulierement dans l'année.
Quand il faudra se trimballer sur le dos 1/20ieme de la consommation annuelle de blé, ca va paraitre pas si maousse que ca un rendement de x20 :)

En equipement, il faut aussi se fabriquer de quoi partir en expedition. Il sera parfois necessaire de partir pour aller chercher des ressources non disponibles sur place. Je pense notamment au minerai de fer, qui est loin de se trouver partout.
Ben oui, je suis assez fou pour imaginer faire un bas fourneau et une forge en partant de rien ... Tant qu'on reste dans l'imaginaire, tout est facile :)

Pour terminer, je dirais que d'apres ce que j'ai lu dans ce forum, il me semble que la survie (parce que ca deviendra rapidement de la survie dans ces conditions) a long terme dans les bois est percue comme irrealiste.
Il y a un element qui me semble important : comme disait ratdegout, il faut commencer par les "priorités de la survie" mais il faut aussi terminer par ca. Souvenez vous des enseignements du manitou, de la derniere "regle des trois" : Trois mois sans contact social. Y rester un an, c'est peut etre aussi un moyen "d'y rester".

Hum... desolé pour la taille déraisonnable du post, mais la, c'est un sujet qui fait vibrer mes cordes :)

12 juillet 2007 à 20:16:51
Réponse #22

Kilbith


Bonsoir Elkar, :)

Merci, pour ton post. Il donne l'occasion de s'interroger sur beaucoup de questions fondamentales sur la "Vie Sauvage". Quelques observations en passant....

1.La surface.
Au néolithique la France avait une population de peut être moins de 40000 habitants (hors périodes glaciaires). Cela donne une idée de la surface nécessaire à la survie dans les périodes fastes.

2.Le blé.
Les variétés actuelles sont hyperproductives. Durant le moyen âge, les bonnes années, chaque grain donnait environ trois grains. 1 pour resemmer, 2 pour manger et vendre....Ce n'est pas pour rien que la famine était endémique jusqu'au 18ème siècle et la population constante pendant mille ans.
Attention, les terres s'épuisent vites. D'où la nécessité de cultiver sur brulis ou par assolement....

3.La Loi.
Les lois réglementant la chasse et l'exploitation des forêts sont parmis les plus anciennes. Il est illusoire de penser "être discret" sauf à entourer l'ensemble de la propriété. C'est très onéreux pour la surface qu'il te faudrait.

4.Le psy.
L'homme est un animal social. La solitude détruit l'humain, sauf exception.

5.La faune.
Par expérience, je peux affirmer que la grande faune s'épuise vite dans une surface enclose, même grande (genre 60 hectares). Que ce soit par la chasse intensive...ou les épizooties.

Donc AMHA peu d'espoir en France. Et de redoutables difficultés à l'étranger.

Maintenant, il est permis de rêver. C'est même nécessaire.  ;)


Référence pour la population : "La population préhistorique de la France. Essai de calcul par la méthode de Peyrony "
Jean-Noël Biraben; Claude Lévy. Population.42e Année, No. 6 (Nov., 1987), pp. 999-1003
 
« Modifié: 13 juillet 2007 à 09:00:50 par Kilbith »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité