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Auteur Sujet: Marcher vraiment longtemps  (Lu 34737 fois)

06 novembre 2009 à 23:09:15
Réponse #75

TRTL


C'est vrai que les batons sont bien... mais je n'en prend jamais... ahh les gouts et couleurs

07 novembre 2009 à 17:26:06
Réponse #76

Mrod


Bonjour,

Sujet super intéressant!

J'étais en train de vous préparer une bonne tartine quand les plombs ont sautés... Grrr, plus qu'a recommencer.

David je serais très heureux de connaitre les fruits de ton entrainement car j'ai un but à peu près similaire à savoir tenir une longue marche et avoir encore des ressources pour faire autre chose ensuite sans avoir besoin d'une journée de récup comme actuellement.

Petit coup de gueule, gentiment.
Quelqu'un parlait de prendre de l'aspirine avant la marche pour limiter les courbature. C'est super dangereux en cas de blessure hémorragique et ensuite c'est antidouleur du coup en cas de blessure tu risque de l'aggraver car tu ne sentira pas la douleur. Oui, la douleur est une information mais faut savoir en tenir compte pour éviter les accidents.


Depuis deux ans que je m'intéresse à la vie sauvage et que j'ai lâché la rando pure j'ai plus une aussi bonne condition physique et plus le même entrainement. Actuellement quand je pars je fait deux journées ou deux demi journées à charge maximal puis le reste à charge réduite pour les déplacement à la journée autour du campement. En camps itinérant c'est maximum quatre demi journée à charge max sur une semaine. Alors une journée intense avec un sac de 12kg j'en chie grave pour récupérer.

En ce qui concerne les bâtons je plussoies fortement. Quand je faisais de la rando je les prenaient systématiquement, faut dépasser le "quand dira t'on" puis les essayer c'est les adopter. Les premières fois on a plus mal au bras qu'aux cuisses comme ça à été dit mais en peu de temps cela s'équilibre. On sent surtout la différence dans les gros dénivelés quand on est chargé. Et en descente c'est un vrai bonheur, c'est comme si on avait quatre jambes. J'augmente en moyenne ma vitesse de marche par 1,5 avec sans prendre plus de risques, sans blessures (question d'entrainement je fait au moins deux petites descentes engagés par semaines, 200 à 300m de dénivelé à vitesse max sans bâtons).

Je me rends compte que sans avoir étudié le sujet, juste en écoutant mon corps, j'ai adopté des comportements sains, qu'en ayant beaucoup travaillé la respiration avec la méditation j'ai pris des réflexes naturels proche de la marche afghane et que la longueur de mes foulées s'adaptent automatiquement au dénivelé. Un truc en plus, sur le plat j'allonge mes foulées au max, ça étire les muscles et favorise l'évacuation et la récupération (c'est mon ressenti), tout ça en alternant course et marche sans monter dans les tours ("sous le seuil d'anaérobie" c'est comme ça qu'on dit, non?) pour faire travailler des muscles différents.

Cette semaine je passais mes épreuves de sélection BPjeps rando. Première épreuve une rando de 24km, 1200m de dénivelé + et - , c'est pas éliminatoire comme pour le probatoire de l'AeM mais en fonction du temps on obtient une note (4h ou moins=20/20, 5h20=10, 7h=0) puis c'est coef 1 alors pas super important.
Cette année j'ai pas été gâté, effets secondaires de deux années de traitement au bétablocants arrête en avril. Puis légère intoxication au CO2 en octobre en bossant dans une cave (toute la journée la tête au dessus des cuves qui fermentent), résultat taux de globules au ras des pâquerettes. Et enfin très peu de temps pour me préparer aux épreuves, j'ai du viser l'efficacité en 3 semaines. Comme je sais que ce genre d'épreuve ce fait sur le mental j'ai fait impasse sur la préparation physique (j'ai continué à faire mes deux sorties par semaine, 4 à 5 heures de marches avec dénivelés en dent de scie mais j'aurais du le faire avec le sac chargé, erreur de ma part). J'ai bossé à fond mon projet pro et ma motivation (les épreuves à fort coefficient pour la sélection) et ça m'a préparer mentalement. Puis méditation à gogo pour travailler le souffle, l'endurance à la douleur et savoir quand faut s'arrêter ou faire une pause pour éviter la blessure.
Je suis arrivé super concentré au départ de la course, à telle point que j'ai effrayer certains, le lendemain une fille me dit texto: "quand je t'ai vue arrivé je me suis dit, lui c'est un killer il va tous vous exploser" Je m'étais pas rendu compte à quel point je pouvais avoir un air si sévère quand je suis focalisé et concentré.
Ça a finalement payé car avec ma condition physique de babz j'ai tout de même fait la rando en moins de 5h  autant que certains qui c'étaient bien entrainés(alors que j'avais prévu de la faire en 6h). Je me suis même permis une pause de 10 minutes et une cloppe, 5km avant l'arrivée, juste avant la plus grosse montée du parcours, soit disant une côte de psychopathe, en fait je suis arrivé en haut alors que je pensais être seulement à la moitié tellement ils en avaient fait tout un foin. Faut que j'avoue avoir emprunté les bâtons de marche d'un ami Mul, des trucs "delamorkitue" et qui valent la peau des c*u!lles mais ne pèsent que 115gr pièce, le rêve.

Pour ce qui est de l'entrainement pour les longues marches, ce que je faisait quand je randonnais, avant chaque saison estivale, pour récupérer une bonne condition c'était une grosse rando par semaine, à la journée, en augmentant petit à petit la charge jusqu'à de 17kg max soit 1,5 fois ma charge habituelle en rando. Et franchement j'ai pas trouvé mieux comme entrainement, ça renforce bien les articulation et surtout de façon progressive. Quand on est habitué à faire ça toute les semaines et qu'on part qu'avec 10 à 12kg en rando c'est la ballade, en arrivant le soir après 25 bornes et du gros dénivelé on à encore la pêche. Sur plusieurs jours c'est le mental qui fait la différence, je me ménage les 2 premiers jours et à partir du troisième le diesel est chaud et plus moyen de l'arrêter. Ma plus grosse journée de rando c'était un 3eme jour, j'ai pas pu compter les km, mais j'ai marché 12h en comptant les pauses (environ 2h au total) et j'ai fait 2000m de dénivelé + et - à vue de nez dans les 60km effort si c'est pas plus.


Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

10 novembre 2009 à 17:59:57
Réponse #77

pierrot22


petite précision pour les bâtons "delamorkitue" : éviter les trucs "trop" light... Si le bâton est tellement léger qu'on peut plus s'appuyer dessus, c'est plus dangereux qu'autre chose. On en a causé un peu y'a pas longtemps chez les muls : un baton doit pouvoir supporter le poids du corps multiplié par un facteur de sécu, en cas de rattrapage "border line" ou de "saut à la perche", pouvoir être balancé sans arrière pensée quelques mètres plus bas (ou plus haut) si le passage demande d'avoir les mains libres, etc.
Quand on a pris l'habitude, ça devient un vrai élément de sécu anti-gamelles, et en côte on peut mettre beaucoup de force dessus. Si ça casse alors qu'on est en train de pousser fort dessus pour passer un passage bien pentu ça peut faire du dégât, imaginez perdre l'équilibre sur une pente caillouteuse bien raide...

J'utilise les miens avec des mitaines de vélo (tant pis pour le look, je suis plus à ça près) pour épargner la peau des mains et ménager un peu les muscles des avant-bras (mieux ça croche, moins on a besoin de serrer). Après quelques tests, j'utilise les dragonnes assez serrées en montée pour pouvoir reposer une partie de la force dessus (toujours pour ménager les avant-bras), et je les retire en descente piégeuse pour pouvoir lacher le baton s'il se coince (imaginez, descente au trot, le baton de rando se coince entre 2 cailloux, la main est accrochée au bâton, ça fait un bon coup de frein).

Au sujet des entrainements en surcharge, y-a-t'il un intérêt à utiliser des poids aux pieds (ceux qui se mettent à la cheville) ? Je me rappelle des entrainements d'athlé avec ça quand j'étais ado, 1h d'exercices en salle à sauter et courir avec 1 kilo à chaque pied, et tu finis par 2 tours de stade sans les poids, t'as l'impression de voler :lol:
Pour entrainer les jambes en surcharge sans tirer sur le dos, ça me parait intéressant de trouver du poids à mettre à la taille et non dans un sac à dos : poids de plongée accrochés à la ceinture du sac ou du pantalon par exemple (avec un matelassage dessous sinon bobo). J'ai jamais eu l'occase d'essayer, mais je pense que le fait de ne pas surcharger le dos est une bonne chose, et les poids seront mieux équilibrés. On peut même imaginer avoir sa ceinture de plomb dans la vie de tous les jours, c'est vite fait de prendre 5 ou 10 kilos de plomb. C'est un autre style que la triplex c'est clair :lol:
A 5€ le kilo chez D4, faut mieux p'tet mieux aller chez le ferrailleur et se les couler soi-même...

Idem pour les bâtons, les alourdir dans l'optique de l'entrainement peut permettre de moins les sentir en situation (bien que je doute que leur poids soit un problème).
La survie, c'est déjà de rentrer de rando.

11 novembre 2009 à 11:04:09
Réponse #78

Mrod


bonjour,

Citer
petite précision pour les bâtons "delamorkitue" : éviter les trucs "trop" light... Si le bâton est tellement léger qu'on peut plus s'appuyer dessus, c'est plus dangereux qu'autre chose.
Ne te fait pas de souci, c'est du léger très costaud, c'est pas sa première paire de bâtons, on en a plié quelques unes tout les deux et on sait les choisir maintenant.
Idem pour les mitaines de VTT, en fait je les mets tout le temps dans la verte pour pas me blesser les mains. Et idem aussi pour les dragonnes.

Pour ce qui est des poids aux chevilles je l'ai fait aussi étant plus jeune pour bosser la détente pour le volley ball. Je pense que ce n'est bon que pour ce type d'entrainement pas autre chose et encore car cela fait travailler les muscles qui permettent de lever la jambe et pas les muscles de poussée verticale.

Pour l'entrainement en surcharge, les plombs à la ceinture (donc sur les hanches) ne sont pas idéaux car cela ne ferra pas travailler tout les muscles utilisés avec un sac chargé, centre de gravité plus haut donc utilisation de muscles supérieurs pour l'équilibre et des abdominaux car la charge est vers l'arrière.
L'idéal ne coute rien ou presque, on prends son sac habituel avec le matos habituel et on rajoute un bidon de 5l ou trois bouteille d'un litre cinq d'eau en le(s) plaçant(s) au bon endroit dans le sac (au milieu contre le dos).

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

11 novembre 2009 à 11:52:23
Réponse #79

pierrot22


Pour tes batons, ça serait intéressant alors que tu nous donnes le modèle  ;)

Tout dépend par ce qu'on entend par sac chargé, et ce qu'on attend de l'entrainement en surcharge. Je parlais de poids à la ceinture en plus du sac habituel pour quelques jours, pour augmenter la puissance et l'endurance des jambes. Pour une marche de 100km d'affillée, je pense que c'est pas le dos qui pose problème, le sac sera normalement plus léger que sur les randos habituelles sur quelques jours. Pas besoin de grosses quantités de bouffe (barres de céréales et autres trucs avec un bon ratio énergie/poids), pas besoin de matos de bivouac, à la rigueur un sursac et un petit duvet en cas de pépin, suffit de partir l'été pour pas avoir besoin du gros duvet.
Même un pas trop mul doit arriver à passer sous les 8 kilos tout compris, à ce stade je pense pas que le sac soit vraiment source de fatigue (surtout pour des personnes qui portent facile 12-16 kg habituellement).
L'idée en chargeant à la taille, c'est justement de conserver la posture et l'équilibre qu'on aura le jour J, avec un sac relativement léger, tout en surchargeant les jambes.

Pour les poids aux chevilles, c'était un peu la même idée : à défaut de pouvoir marcher 20h, marcher 8h avec le double poids de grolles. Parce que pour soulever des pompes qui font 1 kilo pièce pendant 20h, il faut sans doute un peu d'entrainement. Je suis d'accord avec toi, ça ne fait pas travailler les muscles de poussée.
La survie, c'est déjà de rentrer de rando.

23 novembre 2009 à 09:32:38
Réponse #80

le_glaude


Je ne peux que parler de mon expérience de reprise de la randonnée après 20 ans d'arrêt. Après une première marche de 4h nous avons mon épouse et moi pris l'habitude de marcher 8/9H tous les samedis avec des dénivellés de 700/800m.
On est loin des 100km mais il me semble que quelques éléments peuvent aider :
bonnes chaussures qui maintiennent fermement la cheville,
des semelles orthopédiques (j'ai du compenser une vilaine position du pied et des pieds plats)
les batons me semblent indispensable : ils soulagent les genoux et le dos (mon sac fait entre 18 et 20kg) et permettent parfois de "sauter" une marche j'utilise des modèles d4 qui supportent mes 120kg (sac compris)
les chaussettes : je mets d'abord des dimettes très fines sur le pied puis des chaussettes la transpiration s'évacue et le pied glisse dans la chaussette épaisse : jamais eu d'ampoules pas même à l'armée où je pratiquais déjà ainsi.
Et évidemment le moral : je pars pour me ballader, le paysage est là pour oublier un peu la marche (pas trop quand même quand il y a du dénivellé caillouteux...) alors même si c'est parfois un peu douloureux sur la fin cela reste agréable.

29 décembre 2009 à 21:29:42
Réponse #81

Baden


bon je vais vous avouez que je n'ai pas eu le temps de tout lire mais si ca en intéresse, je suis fort present sur un autre forum où la quelques bonne astuces sont données par un auteur pour marcher longtemps avec un lourd packtage, je suppose que c'est l'ensemble de ce qui a deja ete dit mais en suivis et en conssit (deso pour l'orthographe  :-[ )

http://forcesspeciales.free.fr/phpBB3/viewtopic.php?f=21&t=49

ps : je ne sais pas si il faut etre inscrit pour pouvoir le lire. si oui dite le moi je vous copierais/collerais le texte avec son accord
"c'est très facile de s'arrêter et de dire trop c'est trop, continuer c'est tout ce qui fait la différence!"

04 janvier 2010 à 14:49:14
Réponse #82

Camaro


Quasiment tout a ete dit, mais je rajouterai juste une petite chose.
Une petite gene a 10 km devient une douleur a 50 km et une blessure a 100 km.
Le moindre frottement anodin peut ruiner tous les efforts de preparation.

Je suis marathonien et je m'entraine pour mon premier 100 km.
Perso, j'utilise la creme NOK de chez Akileine.http://www.cocooncenter.com/Akileine-Sports-Creme-NOK-Anti-frottement_7218630.html
Un tube a toujours avoir sur soi quand on fait de la longue distance.

Mes deux cents.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

05 janvier 2010 à 15:55:28
Réponse #83

tifung


Je confirme la nok, utile, petit tube, et franchement, peut aider à prévenir les blessures de type tendinites, surtout quand on marche avec un gros sac ou lorsque il y a un conflit mécanique avec la chaussure (qui n'a normalement pas lieu d'être si il y a eu bon choix au départ).
 
by !

05 janvier 2010 à 19:24:41
Réponse #84

aliɔs



L'étude suivante concerne plutôt la course à pied :

Citer
Les chaussures de sport actuellement conçues pour la course à pied seraient-elles mauvaises pour les articulations des genoux et des hanches à long terme?

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sante/20100105.OBS2697/coureurs_preferez_la_course_a_pieds_nus.html

06 janvier 2010 à 17:10:15
Réponse #85

tifung


Alors moi j'ai une question :

Suite à une expédition à la bibli du quartier pour récupérer des bouquins de botanique, je suis tombé par pur hazard sur un bouquin en tête de gondole ; "Aventure et survie" de John Wiseman...Etant pragmatique de nature, mais curieux, je l'ai emprunté. J'ai commencé une lecture rapide et au début du livre, page 21, il parle de "durcir la peau des pieds avec de l'alcool à 90"...Justement pour les longues marches je suppose.
Le procédé vous parle ? Perso, aprés 10 ans au caf à fréquenter des marcheurs, jamais entendu parlé !

Fiou !

06 janvier 2010 à 22:36:02
Réponse #86

Baden


alors pour moi ayant aussi deja pas mal fait de rando (pas autant que d'autres sur le forum  :-[) ,

Alors moi j'ai une question :

Suite à une expédition à la bibli du quartier pour récupérer des bouquins de botanique, je suis tombé par pur hazard sur un bouquin en tête de gondole ; "Aventure et survie" de John Wiseman...Etant pragmatique de nature, mais curieux, je l'ai emprunté. J'ai commencé une lecture rapide et au début du livre, page 21, il parle de "durcir la peau des pieds avec de l'alcool à 90"...Justement pour les longues marches je suppose.
Le procédé vous parle ? Perso, aprés 10 ans au caf à fréquenter des marcheurs, jamais entendu parlé !

Fiou !
je n'en ai pas entendu parler non plus , par contre chez sois, dans son jardin, ... rester à pied nu ca ca durcit la plante des pieds. Maintenant à voir si c'est vraiment efficace, je reste persuadé que de bonne chaussures bien serrés et bien choisies c'est tout aussi bon. Le tout c'est de tenir avec un sac voir un gros sac...
"c'est très facile de s'arrêter et de dire trop c'est trop, continuer c'est tout ce qui fait la différence!"

06 janvier 2010 à 23:13:59
Réponse #87

Woodrunner


Quand j'ai des périodes où je dois garder mes grolles longtemps aux pieds (entre 18h et 20h par jour sur plusieurs jours ) je me frictionne les pieds avec de l'alcool camphré à 74°, cela sèche la peau et cela soulage. Je fais ça le soir et le matin.

J'ai eu également fait cela à titre préventif et je trouvais que cela fonctionnait bien,... mais il n'y a rien de scientifique là dedans c'est juste un truc que mon père m'a appris et que j'applique par principe depuis longtemps!
« Modifié: 06 janvier 2010 à 23:26:39 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

06 janvier 2010 à 23:24:14
Réponse #88

tifung


Raideur, +1 ! Merci les gars ;)

bye !

07 janvier 2010 à 10:34:50
Réponse #89

Camaro


Juste un detail. Quand on parle de frottements, on pense souvent aux pieds et effectivement c'est la que c'est le plus marque, mais sur les longues distances on decouvre de nouveau endroits de frottements completement insoupconnes et qui peuvent vous pourrir la vie.
Chacun a les siennes et doit les decouvrir a l'entrainement.

Un exemple de marathonien qui fait parfois rire : les tetons.
Apres plusieurs milliers de va-et-vient du tee-shirt contre les tetons, ceux-ci sont parfois irrites jusqu'au sang. Et quand la sueur coule dessus, je peux vous jurer qu'il y a de quoi devenir fou.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

07 janvier 2010 à 10:59:30
Réponse #90

nésurlo


Un petit partage d'expérience,
il ne s'agit pas d'une très grosse distance, mais elle me semble intéressante car il s'agit d'un effort répété durant plusieurs jours.
j'ai parcouru 420 km en 10 jours (un petit bout du Chemin de Saint Jacques au départ du Puy) avec un sac qui me permettait une autonomie de couchage (bivouacs) + 3 jours de nourriture pour un poids total de 15,5 kg. je suis un petit gabarit (72kg pour 180 cm).
Les étapes ont été progressives. 25km/J au début pour finir à plus de 40km/J. Les dénivelés étaient raisonnables, mais en fin de journée, toute descente était douloureuse. Je me suis confectionné des bâtons de marche en cours de route (avec du noisetier)... ça m'a changé la vie !
Nous étions plusieurs. Chacun avait un minimum de préparation. Les douleurs survenues ont été les suivantes:
perso: douleur aux genoux. Remède: bâtons de marche + un équilibrage du matériel contenu dans le sac et un réglage très minitieux des sangles.
autres personnes: douleur au tendon d'achille. Remède: pas trouvé si ce n'est des antalgiques et pommade (beaume Saint bernard) à l'effet limité.
Ma conclusion: Sacs trops lourds. Manque d'entraînement avec sac. Optimiser l'amorti des chaussures par une semelle intérieure en gel pour les trajets sur goudron... qui sont de loin les plus douloureux pour le corps.
il y a ceux qui ne rêvent plus, il y a ceux qui rêvent, et puis il y a ceux qui réalisent leurs rêves.
voyages-originaux.over-blog.com

07 janvier 2010 à 14:33:53
Réponse #91

DavidManise


Je plussoie, le goudron c'est vraiment traumatisant.  Je préfère de loin un pierrier ou un sentier défoncé que 10km de goudron.

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 janvier 2010 à 16:14:08
Réponse #92

tifung


David + 1...Et je confirme ; les douleurs dans les genoux sont souvent l'effet d'un manque d'entraînement. Et les tendons d'achille, j'ai morphlé à cause d'un sac trop lourd et d'un défaut mécanique congénital.
C'est pour ca que je fais un peut de recherches sur le concept "M.U.L", (randonner-leger.com). Mais je crois (si quelqu'un peut confirmer), que le poids du sac doit être compris entre 25% et maximum 33% de la masse corporelle ; en restant le plus proche du chiffre le plus faible, sauf en étant bien préparé bien sur. ;)

07 janvier 2010 à 20:04:01
Réponse #93

pierrot22


je sais pas si on peut vraiment donner un "intervalle de tolérance" pour le sac : plus k'il est léger, mieux ke c'est, plus il est lourd, plus ça use  ;)
je m'enchaine sans problème des km et de dénivelé avec mon sac mul "hors hiver" qui doit pas dépasser les 7-8 kilos avec 2 litres de flotte et 2 jours d'autonomie + matos de bivouac, mais je me suis amusé à faire 10 km dans paris avec mon sac de voyage (gros sac de rando de bonne qualité), 20-22 kilos à vue de nez (j'en pèse 70), ben ça se fait mais j'aime pas ça, et j'irais pas faire du dénivelé ou de la distance comme ça ! Mal aux hanches à cause de la ceinture, mal aux cuisses (douleurs musculaires qui disparaitraient avec de l'entrainement), plus grande fatigue des articulations, fatigue du dos parce que même bien réglé, ça tire toujours un peu...

Pour marcher loin, marchez léger, avec un sac bien adapté, des bonnes grolles légères ;) . Et des vêtements agréables : le pantalon mal coupé qui est un peu inconfortable, au bout de 40km ça peut devenir une torture.

Au sujet des frottements tenaces, ma bête noire c'est l'entrejambe : avec la transpi que garde le caleçon, au bout d'une grosse journée de marche ça commence à se faire sentir, le 2ème jour ça devient pénible. J'ai essayé sans caleçon, plus d'irritation mais la douleur vient d'ailleurs : frottements sur la couture du pantalon + "balottement" qui finit par devenir vraiment désagréable. Pas encore eu l'occase de tester la vaseline, mais ça m'a été chaudement recommandé pour ce problème.


edit : une épreuve qui correspondrait bien à ce défi :
http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=130486#p130486


David t'as 6 mois pour te préparer  ;D
La survie, c'est déjà de rentrer de rando.

08 janvier 2010 à 10:01:49
Réponse #94

Camaro


Au sujet des frottements tenaces, ma bête noire c'est l'entrejambe : avec la transpi que garde le caleçon, au bout d'une grosse journée de marche ça commence à se faire sentir, le 2ème jour ça devient pénible. J'ai essayé sans caleçon, plus d'irritation mais la douleur vient d'ailleurs : frottements sur la couture du pantalon + "balottement" qui finit par devenir vraiment désagréable. Pas encore eu l'occase de tester la vaseline, mais ça m'a été chaudement recommandé pour ce problème.
Le probleme de la vaseline c'est qu'avec la chaleur corporelle et la sueur, elle coule et tu devras en remettre souvent.
Essaie la NOK (voir plus haut).
Tu ne regretteras pas ton achat.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

08 janvier 2010 à 13:21:32
Réponse #95

Patrick


Un exemple de marathonien qui fait parfois rire : les tetons.
Apres plusieurs milliers de va-et-vient du tee-shirt contre les tetons, ceux-ci sont parfois irrites jusqu'au sang. Et quand la sueur coule dessus, je peux vous jurer qu'il y a de quoi devenir fou.
Ça m'est arrivé pour mon premier Marseille/Cassis, pourtant seulement un semi-marathon (mais bien hard pour les connaisseurs. Réglé la deuxième fois en protégeant le téton avec une compresse et un bout de sparadrap. Sang dans les urines aussi.

08 janvier 2010 à 13:27:41
Réponse #96

pierrot22


Camaro : ah on peut aussi l'utiliser comme ça ? :)

je crois que je vais m'en acheter ouais, j'en ai entendu pas mal de bien, si je veux pas trop douiller dans mes Asolo toutes neuves le temps de les faire. V'là les ampoules de la dernière fois... Ben ouais partir pour un week-end raquettes avec des chaussures qu'on a porté qu'une semaine, et seulement en cours, c'est pas très fin mais c'était ça ou rien  :lol:
La survie, c'est déjà de rentrer de rando.

09 janvier 2010 à 19:38:43
Réponse #97

Camaro


Oui, Pierrot.
La NOK, c'est vraiment pour tous les frottements : pieds, entre-jambe, aisselles, etc, etc.

Pour les pieds, le mieux c'est d'en mettre déjà dans les jours qui précèdent (idéalement en alternance avec les séances de tannage de la peau) en la faisant bien pénétrer, et puis d'en mettre un couche avant le départ mais sans la faire pénétrer.
Au début, le pied "glisse" un peu dans la chaussette ou la chaussure, puis très vite tout se stabilise.
Moi je n'envisage plus de partir en longue distance sans un tube de cette crème.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

02 mai 2020 à 18:49:59
Réponse #98

Babé


Salut!

Vieux sujet mais du coup je suis curieux David: tu les as fait ces 100 bornes?

À plus!

04 mai 2020 à 18:38:53
Réponse #99

Jean


Très intéressant ce sujet. Et je vois qu’il y a des compatriotes dans le coin :up: 
Je n’ai pas fait d’école d’off et je n’ai pas traîné mes guêtres au Tessin. Mais les montagnes valaisannes ont été mon terrain de jeu.
Ce que je crois, c’est que marcher beaucoup, durée variable, paquetage variable, horaires variables, ça fait le café. Je me souviens de ma première marche où j’ai cru crever. Et je me souviens de ma plus longue marche deux mois plus tard, où j’avais l’impression de voler. Entre les deux, de la marche régulièrement, un peu par ci, beaucoup par là. Un peu comme grease the groove de tsatsouline. Et les what the hell effect à la fin.
Et jamais je n’ai réfléchi à la mécanique de la marche. Ca c’est la blague de Poelvoorde dans le film « Les randonneurs ».
Je crois que le corps sait ce qu’il a à faire. Sauf si on l’embête en réfléchissant trop.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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