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Auteur Sujet: Marcher vraiment longtemps  (Lu 36296 fois)

26 août 2009 à 14:28:37
Réponse #50

Outdoorsman


J'avoue, j'ai pas tout lu, alors mes remarques risquent d'être redondantes ou contradictoires avec ce qui précède.

Pour l'alimentation :
digérer demande de l'énergie; l'alimentation absorbée sur un tel effort devra donc être très digeste, prise en faible quantité mais régulièrement. Ainsi, je pense qu'il faut privilégier les glucides qui sont assimilés plus rapidement et plus facilement que les lipides. Sur 24h, une boisson bien sucrée me parait quasiment suffisante, avec quelques compléments de type barres énergétiques. C'est par exemple le régime qu'on adopte pour de longues courses en alpinisme (proche de 24h).
Cependant, dans les jours précédents, on aura pris soin de consommer des sucres lents (pâtes ardente) et des lipides.

Pour l'entrainement :
c'est à vérifier mais un copain qui court des 100km me disait qu'on est capable de courir en 1 fois ce qu'on court dans la semaine. Ainsi, il courait 100km par semaine en répartissant la distance de façon non égale : 1 grande course par semaine et le reste en plus petites étapes.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

07 septembre 2009 à 20:58:05
Réponse #51

Daeron


Donc voila , le démarche de David a éveillé une certaine envie.
Lundi prochain avec un ami , on va tenter Saint antonin noble val jusqu'a Gaillac , via Penne , Bruniquel ,Puycelsi.
On le fait au feeling , sans aucune preparation specifique , ma femme pourra nous recuperer le soir vers 22 heures si on est trop cassé.On prevoit 15 heures de marche.
Seulement , j'ai un petit souci , j'aimerai que Himal , mon compagnon à 4 pattes soit de la partie...on court ensemble une fois par semaine pendant une heure.A la maison , y a "sa copine" (trop jeune pour l'embarquer) et de l'espace donc il gambade un minimum.
Mais peut etre que c'est trop pour un Bauceron ...la est le but de mon message , pensez vous que cela soit destructeur pour le chien ?

07 septembre 2009 à 21:10:21
Réponse #52

DavidManise


c'est à vérifier mais un copain qui court des 100km me disait qu'on est capable de courir en 1 fois ce qu'on court dans la semaine. Ainsi, il courait 100km par semaine en répartissant la distance de façon non égale : 1 grande course par semaine et le reste en plus petites étapes.

Hmmm ! :)

Intéressant ça ! :)  Merci :)

Daeron : fort possible que le chien y laisse ses coussinets, selon le type de surface choisie ça peut effectivement le blesser je pense...  mais bon je suis pas spécialiste.

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

07 septembre 2009 à 21:54:45
Réponse #53

Rammstein


Quelques trucs de ma période treillis-rangers :
- Les pieds adorent le talc (pour les fesses de bébé) ! Effectivement le talc absorbe en partie l'humidité, et favorise le glissement du pied dans la chaussure. C'est particulièrement efficace avec un brodequin en cuir. A voir avec une chaussure à membrane. Veiller tout de même à nettoyer l'intérieur de la chaussure de temps en temps, sous peine d'y retrouver des "grumeaux" pas très sympathiques et de voir ses chaussettes tenir debout toutes seules...  :-\
- 2 paires de chaussettes (chaussettes de sport en coton, chaussettes épaisses et montantes en laine ou synthétique), c'est finalement un bon moyen de s'éviter des ampoules.  :up:
- Une dose d'aspirine (2 cachets) avant l'effort permet en général de limiter voir d'éviter les courbatures.  :doubleup:

Marcher sur le plat et en montagne sont 2 choses complètement différentes (c'est le savoyard qui parle). La marche en montagne s'apparente plus à de la montée - descente d'escalier, et sollicite différemment les groupes musculaires. Conclusion : ce n'est pas en alignant les kilomètres à plat qu'on progresse en montagne !   :glare:

J'ai participé à quelques marathons, et comme beaucoup je suis passé à un régime constitué presque exclusivement de sucres lents lors de mes périodes d'entraînement. Normal : le moteur réclame sa dose de carburant pour avancer. Mais c'est une erreur ! Les protéines sont également importantes pour entretenir la machine et réparer ce qui fatalement finit par s'user ! Et surtout ne pas oublier une dose de lipides (huiles d'olive et de noix, fruits secs) pour lubrifier la mécanique !

Penser également aux zones de frottement. Finir une marche ou une course les aisselles et l'entre-jambe en sang parce qu'on a omis de se raser et de s'oindre de vaseline n'est pas une expérience agréable.  :blink:

Rammstein

08 septembre 2009 à 01:25:13
Réponse #54

Anke


Euh le talc ? Amha, tu oublies, tu auras les mêmes grumeaux pas sympa entre les orteils et " Une mycose, une" !
Marcher avec des chaussures confortables déjà "faites". Prendre soin de ses pieds tout au long de l'entrainement : coupage des ongles( attention aux ongles incarnés), hydratation( akyléïne), chasse aux mycoses et petite plaies diverses. Faire un bilan préalable chez un podologue pour avoir une semelle qui évitera l'apparition ( ou corrigera) des troubles des articulations des étages au-dessus : genoux, hanches + les douleurs lombaires. Pourra-t-on y insèrer ( voir à la fabrication) des inserts de sorbothane ou autre "amortisseur" dont l'efficacité n'est plus à prouver ?
Les deux paires de chaussettes, mis à part avoir chaud ( trop chaud) aux pieds et donc transpirer, donc favoriser les pbs évoqués plus haut.... j'ai un doute.
En revanche la feinte à Mimile : mettre ses chaussettes à l'envers, comme ça le bourrelet de la couture n'est pas au contact de la peau. Mes grand-mères non plus les pieds esquintés depuis que je fais ça avec les bas à varices ( la peau de pied d'une grand-mère c'est plus fragile que la peau de pied d'Ours, c'est sûr, n'empêche ça marche !)

08 septembre 2009 à 09:58:23
Réponse #55

French Kiss


Extrait de la preparation type pour le marathon des sables, j'ai trouve un passage qui vaut son pesant de cacahuetes pour eviter de se retrouver avec des hamburgers a la place des pieds :D

Les chaussures
Chacun a ses préférences et ses habitudes en la matière. Il faut cependant penser à certains points :

    * les chaussures doivent être simples, pour ne pas multiplier les concepts ou technologies qui pourraient se dégrader en course
    * elles doivent être légères et «respirantes» pour laisser respirer le pied sinon il risque de chauffer rapidement sous l'effet de la transpiration
    * choisissez-les dans une matière qui ne laisse pas passer le sable
    * comme les pieds gonflent, il est conseillé de prendre une taille au-dessus
    * La catégorie la plus adaptée est a priori les chaussures de trail
    * Et, bien sûr, ne partez pas avec des chaussures neuves mais «formez-les» auparavant pendant 3 à 4 semaines.

Les chaussettes

    * toujours pour permettre aux pieds de «respirer», il est préférable de ne pas doubler les paires de chaussettes.
    * Ceux qui sont sujets aux problèmes veineux ou au phénomène des «jambes lourdes» peuvent en prévention prendre des chaussettes «techniques» de compression pour lutter contre le phénomène de vasodilatation qui se produit en raison de la chaleur.

La préparation des pieds

    * Si vous avez des callosités aux pieds ou des ongles épais, le mieux est de consulter un podologue du sport qui mettra en place un protocole pour éliminer ce qui peut constituer des risques pour la course. Les ampoules peuvent apparaître sous les callosités ou des hématomes se former sous les ongles, ce qui serait très gênant. Une visite permet de mettre au point un protocole d'entretien et de préparation adapté à vos pieds.
    * Si vous avez les pieds sains, il faut continuer à les entretenir quotidiennement, à les laver chaque jour et bien les sécher, particulièrement entre les orteils.
    * Coupez-vous les ongles une semaine avant, en suivant bien le contour des orteils, sans aller chercher dans les coins au risque de fragiliser l'ongle.
    * Si vous voulez «tanner» la peau de vos pieds pour les «durcir», consultez un podologue afin qu'il établisse un protocole, en général à base d'acide picrique à 2%. Il faut savoir que le tannage doit s'accompagner systématiquement d'une hydratation quotidienne. Il faut pour cela utiliser une crème spéciale, type Nok des laboratoires Asepta Sports Akiléïne et l'appliquer régulièrement pour hydrater le pied. Un tannage sans hydratation est très mauvais. L'opération doit être quotidienne en vue de la course pour être efficace pendant l'épreuve.

L'entretien pendant la course
Sur une épreuve comme le Marathon des Sables, vous avez une équipe médicale qui peut apporter des soins aux coureurs en cas de besoin. Cependant, mieux vaut prévenir que guérir...

    * Dans votre sac à dos, emportez le nombre de paires de chaussettes suffisant. Fines, légères et aérées pour permettre aux pieds de respirer.
    * Changez de chaussettes tous les jours.
    * Nettoyez-vous bien les pieds, au savon ou à l'aide de produits qui ne nécessitent pas de rinçage à l'eau comme Akil-toilette, de laboratoire Sport Akiléïne.
    * Le matin avant de partir et le soir après la course, il faut vous enduire les pieds -bien propres et secs- de crème hydratante type Nok.
    * Avant le départ, vous pouvez vous badigeonner les pieds sans retenue puis enfiler les chaussettes. Certains n'aiment pas cette sensation de gras dans la chaussette, mais c'est la meilleure protection. D'autres préfèrent s'arrêter en course pour remettre de la crème. C'est un choix.
    * Le soir, après avoir bien nettoyé vos pieds, vous les enduisez de crème et vous les laisser à l'air ou vous mettez des chaussettes mais avec des sandales. Il faut laisser les pieds respirer au maximum...

Les premiers soins
Normalement, si vous êtes habitué à ce type d'épreuves et que vous ayez fait une préparation sérieuse des pieds, il n'y a pas de soucis. On abandonne rarement le Marathon des Sables pour une ampoule, les coureurs le savent...
La prévention :

    * Pour prévenir l'apparition des ampoules, certains ont recours à des pansements, type deuxième peau, sur des zones exposées. Cela peut avoir des effets négatifs car sous la chaleur le pansement peut se décoller et former un volume supplémentaire et occasionne frottements ou brûlures comme un petit caillou dans la chaussure.
    * Mieux vaut utiliser un pansement avec de la gaze et un adhésif simple et respirant.

Les soins :

    * si une ampoule se forme et une plaie apparaît, il faut bien la nettoyer avec un produit antiseptique avant d'appliquer tout pansement.
    * Enfin, l'utilisation de solutions de type Eosine Aqueuse à 2% n'est pas forcément efficace en course puisqu'elles sont faites pour être utilisées à l'air libre. Sous un pansement, leur action est très limitée. Evitez aussi l'emploi de la vaseline pour protéger la plaie car ça chauffe et c'est gras, le pansement ne tiendra pas
    * Avant et après la course, il faut quoiqu'il arrive bien nettoyer la plaie pour la protéger

     
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

22 septembre 2009 à 18:26:52
Réponse #56

tifung


Perso, la préparation de type trail me semble le plus judicieux. Donc, marche + course à pied, légère au début (pendant 1 mois), puis programme trail débutant. En 6 mois de travail, tu peux avoir de bon résultats, à condition de ne plus faire de muscu mais juste de l'entretient musculaire.

22 septembre 2009 à 18:38:28
Réponse #57

DavidManise


Et pourquoi arrêter la muscu, pour juste faire de l'entretien ?  Histoire de limiter le poids ou question de récupération ?

Ou les deux ?

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

22 septembre 2009 à 20:02:24
Réponse #58

tifung


En fait, dans un premier temps, c'est pour limiter la prise de poids. Quand tu sentiras une amélioration physique sur la marche, tu pourras reprendre, mais pas avec des grosses charges, histoire de pas trop "gonfler", mais pour que ta musculature puisse supporter un gros portage éventuel en restant endurant. Le truc, c'est qu'une fois qu'on à développé des bonnes jambes avec du travail type trail, la musculation en salle déteriore ces capacités mécaniques acquises en travail de course. Par exemple, la presse à quadri n'a pas le même impact sur la performance en endurance des cuisses par rapport à un travail de type course. Donc, en gros, il faut arriver à bien définir les objectifs qu'on ce fixe, de manière à obtenir les meilleures perf's dans le domaine choisi, dans ton cas la marche prolongée.

22 septembre 2009 à 20:24:01
Réponse #59

DavidManise


Ouaipe, sauf que moi je fais du Lafay, pas de fonte du tout.  En fait je fais 3 fois par semaine du Lafay, et trois fois du cardio, dont une séance de jogging et un cours de self (le même jour...  enfin là on n'a pas encore repris la saison...), une séance de karaté (travail de haute intensité, cardio ++) et une marche "longue" (travail cool de type endurance longue).  

Quand je suis fatigué, pour l'instant, j'ai tendance à zapper le cardio au profit d'une séance de muscu, mais si j'étais cohérent je devrais faire l'inverse : limiter à 2 séances de muscu les semaines où je fatigue et conserver le cardio.

Mais mes jambes ne sont jamais le facteur limitant...  plutôt le cardio ou l'endurance : si je pousse le cardio trop longtemps je manque de fuel après 60-90 minutes intenses.

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

22 septembre 2009 à 21:19:06
Réponse #60

TRTL


Avec quel genre de sac imagines-tu tes escapades? Car il faut bien faire attention à la position du corps. Je l'ai vu ce week-end, après des vacances scolaires estivales avec des sacs lourds -pour moi- de 20 kg, j'ai eu cette fois moins de 15 kg. Mon corps était ainsi peu courbé vers l'avant, me donnant ''moins d'entrain''. J'étais alors plus fatigué et plus lent qu'avec un gros sac. Attention aussi si tu as plutôt tendance à serrer fortement ton sac, de façon à ce qu'il suive parfaitement tes mouvements, ou plutôt à ne mettre que les bretelles.

22 septembre 2009 à 21:20:56
Réponse #61

DavidManise


Avec quel genre de sac imagines-tu tes escapades?

Trop gros, le sac ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

22 septembre 2009 à 21:30:55
Réponse #62

TRTL


Trop gros ;D

Je pourrais pas dire s'il y a quelque chose pour être bien avec un gros sac, c'est trop personel il me semble.

Selon tes muscles d'équilibres (je nomme comme ça, merci de corriger, je suis de loin pas expert) tu pourras perdre beaucoup d'énergie, et de stabilité. Il me semble parfois avoirplus mal aux muscles du côtés de l'abdomen (là aussi je connais plus le nom, obliques il me semble), qu'aux jambes...

22 septembre 2009 à 21:47:54
Réponse #63

DavidManise


Moi j'ai du pot en fait.  Je fais 120kg, essentiellement de barbaque.  Plus la charge augmente, en fait, et mieux je m'en sors relativement aux autres.  De ce côté là, je gère assez bien.

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

22 septembre 2009 à 22:21:34
Réponse #64

tifung


David, il te faut un programme de running - trail pour travailer ton endurance, pour le reste c'est bon. Tu dois,effectivement, quand tu es fatigué, aller courir, la muscu est trés fatiguante pour le système neuro musculaire, et nuit à la récupération.     
C'est sur que 20ks, c'est pas terrible pour l'endurance... :)

23 septembre 2009 à 09:06:26
Réponse #65

DavidManise


20kg c'est dur pour le VO2 max, mais tant que tu respectes ton rythme, ça va...  Ce qu'il faut éviter c'est de marcher en faisant comme si on n'avait rien sur le dos.  Il faut en tenir compte dès le début.

Un programme de running/trail pourrait être sympa en effet.  Là pour l'instant je suis mes jambes et je me fais plaisir, et un coup je fais pépère, un coup je fais du très raide où j'en chie comme un rat cané...  ça dépend.  Faudrait que je systématise un peu...

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

23 septembre 2009 à 11:49:53
Réponse #66

jotun


3 séance de lafay, c'est bien si on ne fait  pas trop de chose à coté (1 fois par semaine d'endurance ou autre par exemple).
Si tu décide de faire 2 entrainements endurances par semaine, je pense que faire 2 séance lafay 100% est très bien pour la récup.
C'est ce que j' ai fais cet été, 2 entrainements de lafay et 2-3 entrainements vTT-marche.
Je n'ai pas baisssé en performance lafay , la progression est plus lente, par contre j'ai bc gagné endu et cardio.

no future

23 septembre 2009 à 11:55:20
Réponse #67

DavidManise


Bah j'ai la chance d'avoir une vraiment très très bonne capacité de récupération.  Et puis les étirements + la respiration y contribuent largement...  plus le fait que je mange ultra sainement, quasi tout bio, que je vis à la campagne, que j'ai pas de grosse source de stress POUR LE MOMENT dans ma vie...  (j'touche du bois)...

Ceci dit, effectivement mon cardio a tendance à plafonner là, alors que la muscu évolue en flèche...  l'idée de prioriser le cardio et de limiter à deux grosses séances de muscu par semaine est définitivement à tester... 

Merci les gars :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

24 septembre 2009 à 12:40:20
Réponse #68

Lynx


Bon je vais essayer d'amener un peu d'eau au moulin.
J'ai souvent été confronté a des situations de longues marches, et souvent sur plusieurs jours.
En longues marches j'entend long dans l'effort, pas forcément en kilomètres, mais en dépenses sur la durée. La difficulté principale pour moi se trouve dans le sommeil en cas d'effort d'une traite, et dans la répétition d'efforts intense sur plusieurs jours.

Pour moi, travailler dans le long n'est pas nécessairement marcher longtemps a faible rythme mais plutôt durer dans la résistance. Dans le ressenti, cela veut dire devoir gérer des détails pour prolonger l'effort malgré tout. Le détail peut être dans le physique mais également le mental.

Pour chercher à durer dans l'effort, il faut impérativement, et David a raison, savoir gérer son corps trés en amont. Hygiène de vie, alimentation etc. A savoir que un paramètre qui cloche, dans la vie courante ne gêne en rien, mais va rapidement user le corps et causer des problèmes dés qu'on sollicitera le corps dans la durée. Le corps saura en effet compenser un probléme sur un effort, mais laissera des séquelles le lendemain ou après un repos lorsqu'il enclenchera la récup. Donc bien gérer en amont, déceler les problèmes, les déséquilibres physio, mécaniques etc.et chercher à les régler.

Les prérequis du mental sont également indispensable. Je pense que le corps sait donner des signes physiques a des stress profonds, par exemple crééer des douleurs ou des incidents en cas de psychotages trop importants comme avant un gros événement sportif par exemple. Digestions, inflammations...surement une modification physiologique du type acidité etc....

Donc travailler régulier, sur le fond, et adapter des entrainements:
              - non traumatiques: attention à la course à pied, surtout si on est pas forcément un poids plume, les genoux encaissent, et avec l'age, les soucis peuvent venir...durer c'est aussi dans le temps!
              - favorisant le travail en volume et en résistance. On cherchera par exemple a se donner des objectifs et a s'astreindre à les respecter. Par exemple, 50 km en ski de fond sans s'arrêter. Cela forcera à trouver son rythme optimal, a économiser sur des détails, et à s'entrainer à la souffrance "molle": je tiens, je finis le boulot, ca va le faire, .... encore plus loin, toujours, jusqu'au bout. Les arrêts fréquents engendrent à la fois un pompage physiologique et un épuisement mental. Il est possible et même souhaitable de commencer à s'entrainer sur des itinéraires connus, et avec un groupe, avec des gens qui peuvent stimuler le mental soit par l'occupation cérébrale (bla bla bla) ou pas la fierté de ne rien lâcher...peu importe en fait. Par la suite, faire quelques séances dans des conditions climatiques difficiles permettront de forcer la résistance mentale...vers la maison tout simplement, avec toutes les précautions qui s'imposent bien entendu.

La recherche de son débit optimal d'énergie est la clef. Je dirais que c'est un peu comme conduire avec un régulateur...on apprend à doser plus finement la vitesse des voitures qui précédents, à appréhender les petits reliefs, les courbes...on s'éveille à un filtre d'analyse plus fin, plus anticipé. C'est la même chose sur l'effort long.

En guise de préparation, il faut bien sur faire du spécifique c'est à dire à pratiquer dans un faisceau d'activités semblables, mais aussi varier et toucher à tout, parce qu'en perdant ses repères, ses habitudes, on se retrouve plus vite face à ses limites de durée et on travaille davantage (à mon sens) le pshyco et l'économie. Par exemple passer de la couse à pied au ski de fond, au vélo, au kayak....etc

Pendant la sortie, d'autres paramètres vont se retrouver dans la machine: le sommeil, le climat, les incidents de parcours. Comme dans la survie au sens strict, c'est le sérieux et la rigueur dans l'appréciation des événements qui vont permettre de tenir. Un sac mal équilibré ou gênant va vite finir par faire souffrir, par dépenser de l'énergie physique ou mentale. Cela sera imperceptible ou négligeable au début, mais après une dizaine d'heures, cela va vite devenir LA préoccupation majeure! Ainsi de multiples petits détails vont venir prendre de l'importance a mesure que la fatigue et le raz le bol vont apparaître.

Par exemple, en ski de rando, m'est arrivé le troisième jour (j'ai toujours du mal de troisième jour moi allez comprendre) d'un gros événement, de m'épuiser nerveusement sur une foutue attache au bout de mes chaussures qui me gonflait! Franchement, c'est stupide, mais c'est devenu un handicap mental trés fort, parce que je devais le réajuster d'un petit coup de pied de temps a autre, et à la longue, c'est devenu mon boulet.

Je crois qu'on ne peut se connaitre dans le très long qu'en affrontant le très long, les pré requis sont indispensables mais non suffisants.

Il m'est arrivé de marcher presque trois jours aprés un préalable de 10 jours de marche dans un coin assez sec, avec en guise de nourriture un bouillon cube et une demi galette de pain dur. Nous étions deux avec de jolis sacs d'environ 25 à 30 kg en fonction de la variation du volume de flotte, et en montagne. Le principal a été de gérer le sommeil (pauses de 2h) et la nourriture...parce qu'a part les cailloux, y avait rien. On a tenu au mental, vers la sortie du merdier, pas le choix. Nous nous relayions en tête pour se sentir une fois 'tiré' vers l'avant, une fois devant pour 'tirer' le copain... et c'est cette relation humaine qui nous est restée, plus que le reste. Donc, préparer sa machine, et forger le mental,trouver des astuces. En guise de conclusion je dirais que au début le ratio physique mental c'est 90/10 et qu'a la fin, c'est plutôt l'inverse....

voila si ça  peut aider, j'ai pas trop le temps de faire un truc plus-mieux-bien.











 
                     


Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

24 septembre 2009 à 16:18:01
Réponse #69

tifung


Lynx, je suis ok avec ce que tu dis, en particulier au niveau du mental. J'ai vécu une experience trés difficile ; pour exemple, nous étions 3, deux potes Allemands et moi en route pour 200 bornes dans les alpes Italiennes, avec un sac de 20 kilos chacun. Le terrain etait varié avec des montés en escaliers d'environ 800 mts de dénivelée à chaque fois + les descentes...et malgré une bonne préparation et une bonne connaissance de la progréssion en montagne, je me suis tapé une tendinite achilléenne au bout de 4 jours. La cause ? Je l'ai découverte comme un grand en pleurant sur le canap'....tout simplement ce qu'on appelle une "pathologie compensatoire", à cause d'un facteur A, le corps se ré-équilibre comme il peut et provoque un déséquilibre B qui va conduire à la blessure...que j'ai du combatre pendant une semaine, avec obligation de couper pour raccourcir le trajet. Et effectivement, le fait d'etre à plusieurs à grandement aidé ; j'ai été "poussé" en avant, et le travail de  focalisation m'a beaucoup aidé.

25 septembre 2009 à 00:24:29
Réponse #70

mad


Je suis ce fil depuis le début, car ça correspond à un très vieux projet que j'ai (depuis 35 ans en fait  ^-^ ...).
Et du coup, je l'ai remis d'actualité  ;) ...
J'ai déjà fait 80 bornes en mode mulet, et sans penser à mal (c'est-à-dire sans chercher des limites), et je pense que 100 bornes en mode MUL marcheur ce n'est pas vraiment très extrême, surtout quand je vois les ultra raids que font certains de mes potes ou beaux-frères  :-\ .
Donc je fais mariner ça encore un peu dans ma tête, et quand c'est mûr, je te propose, mon cher David, une petite virée au départ de chez moi - genre départ le samedi matin à 6 heures, faire 50 bornes puis demi-tour, et rentrer at home pour une bonne bouffe le dimanche midi.
Avec une assistance bobo ou cata si nécessaire  :huh: ...

25 septembre 2009 à 08:13:27
Réponse #71

DavidManise


"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

05 novembre 2009 à 16:05:47
Réponse #72

Pics (Vincent.D)


Opération déterrage de post....

Salut David ;)
Tu en es où là (mode curieux ;#)
Bon, c'est bientôt les fêtes avec le cortège de bonnes résolutions qui vont avec...
... Je cherche donc une méga-motivation pour stopper la clope, lolll.(comme d'hab quoi!!)

50 bornes sur 2 jours, même avec la clope ça passe (Chez nous, pas en montagne hein!!), donc faut plus comme objectif... Snifff (déjà mal rien qu'a y penser :'( :'( )
En cherchant je suis tombé sur un truc qui pourrait t'aider (même si je sais que tu n'aimes pas bcp, voir pas du tout ;D ;D)

La marche/course nordique...
T'as déjà essayé de courir avec des bâtons de marche nordique... Franchement les premiers essais, tu penses que tu vas très vite te casser la figure, mais peu de temps après... ça marche, et même assez vite!!!

En alternant les 2 (marche et course avec bâtons), je pense que ce serait un vrai plus pour ton objectif.

J'ai trouvé aussi un programme d'entrainement qui vise spécifiquement les 100 km...
(y sont dingues, moi je vous le dis...)
Je te le file en pdf
http://www.raidlight.com/IMG/pdf/plan_type_100km.pdf

@++

KISS

06 novembre 2009 à 09:37:48
Réponse #73

Lynx


Pour donner un coup de pelle a Pics dans son déterrage, je signale un événement créé par le CAF de Chambéry:
les 24h de rando. Un truc style convivial, sans engagement particulier que celui de faire ce qu'on veut.
 Pour résumer: Un village dans le centre de chambé, trois sommets autour à réaliser en liberté (un, deux ou les trois).
Chaque rando peut se relier en vélo par des pistes cyclables, en sachant que des parcs à vélos sont gardés au départ de chaque rando.  Au total 116 km  4500 m de dénivelé a réaliser entre le samedi 12h et le dimanche 24h.

Un bon plan pour se tester dans un cadre sympathique et sécurisé. Vous avez le temps de vous préparer, prochaine date : septembre 2010!

http://24heuresrandodechambery.blogspot.com/
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

06 novembre 2009 à 22:52:49
Réponse #74

pierrot22


j'ai lu ce fil avec grand intérêt ! Ca peut faire un défi sympa ça sur 1 journée histoire d'économiser le poids du couchage, avec issue de secours. Je ferais pas 100 bornes maintenant, mais 50 bornes avec 1000 ou 2000m de D+, ça parait jouable. Pour le plaisir de pousser les limites.

Ca me rappelle une sortie racontée par un membre y'a quelque temps chez les muls, je vais essayer de remettre la main dessus. Si ma mémoire est bonne, ils sont partis vers 3h du mat, 60km et 4000m de D+, sur un itinéraire qu'ils connaissaient déjà. Partir très tôt est une bonne chose, parce que le lever de soleil a un effet reboosteur, il faut mieux commencer de nuit et finir de jour que l'inverse.

+1 pour les batons, j'étais perplexe jusqu'à ce que j'essaye... J'ai testé 2 randos en prenant des batons en bois d'arbre quand j'en trouvais, et sur la dernière je suis passé à l'alu, bien plus léger (et plus facile à ranger sur le sac).
Quand on a compris le principe (piquer sur son côté et pousser vers l'arrière, ne pas piquer devant soi), et qu'on a pris le rythme, ça apporte beaucoup dans les dénivelés. En montée ça "lisse" : les jambes s'occupent de porter le corps, les bras s'occupent de pousser vers l'avant. Je me suis amusé à cavaler en descente sur des chemins où j'aurais pas pu sans, j'ai pas compté les vautres évitées sur la dernière sortie (glissade en descente rattrapée par les batons), mais ça doit faire quelques dizaines.

Quand la fatigue arrive, ça soulage les jambes et ça évite les erreurs (la cheville part un peu de traviole, je compense en appuyant sur le baton).

J'ai pas encore essayé en courant à part en descente, mais en marche rapide sur le plat c'est assez sympa, ça donne le rythme et ça tape moins dans les jambes. Je dois avoir un peu l'air d'un con mais ça c'est pas grave :lol:

Bref, dès qu'il y a du dénivelé, je pars plus sans. Ca fait bosser aussi les muscles du haut du corps, d'habitude quand on marche c'est juste de la barbaque inutile à déplacer... Sur le plat l'intérêt est plus limité, je pense que j'en aurais marre. Seul inconvénient : pinaise mes triceps et les muscles qui ferment la main sont pas habitués à travailler une journée entière comme ça, j'avais plus mal aux bras qu'aux jambes :lol:
La survie, c'est déjà de rentrer de rando.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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