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Auteur Sujet: Intégration d'exercices de survie dans les actes de la vie courante  (Lu 11245 fois)

17 août 2009 à 10:07:21
Réponse #25

DavidManise


+ 1

J'adore bricoler en limitant les outils, aussi.  Style m'obliger à trouver une solution pour démonter un bout de tuyau avec ce que j'ai dans les poches et ce que je peux trouver dans un rayon de 3m, alors qu'il faudrait une grosse clé à molette...  des délires comme ça.  On y perd un temps fou, mais c'est stimulant...

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

17 août 2009 à 13:50:08
Réponse #26

pieton


En conclusion, s'il est bon de savoir et de faire, ça ne résout pas tout.
J'ai rapidement survolé le topic mais je crois pas avoir lu que ça résolvait tout. Cela dit j'ai peut être mal lu.

17 août 2009 à 16:08:46
Réponse #27

vagabond


J'aime bien l'idée d'Achille, essayer de pousser la maitrise dans les gestes du quotidien.

Pour ce qui est de se faire mal volontairement, je n'en vois pas l'intérèt, la vie est assez cruelle comme ça pour que je n'en rajoute pas, mais chacun fait bien ce qui lui plait.

Surtout, que comme beaucoup d'excès, ça peut se retourner contre nous.

Vagabond

17 août 2009 à 17:45:03
Réponse #28

DavidManise


Se mettre volontairement dans une situation, fausse la donne. Il y a préméditation, l'esprit est déjà en condition pour réagir. Pour l'effet de surprise, la prise au dépourvue, c'est raté.

Tester ses capacités parce qu'on y a pensé, ne montre que ses limites dans le confort, confort parce qu'on a choisi de le faire, même si l'action entreprise nous en fait baver.

C'est la différence entre l'entraînement et le vrai truc, entre la carte et le territoire, entre la préparation à et le bordel réel.  Si t'as des solutions à ce problème, si tu peux me filer le truc pour que mes stagiaires aient vécu le vrai truc pour de vrai sans risques réels, tu me tiens au jus.  Je suis preneur.

Ton post me fait penser à une citation nulle à chier de Napoléon qui disait, à propos de la préparation militaire, quelque chose du style "donnez moi 50000 hommes, laissez-moi le temps d'en faire tuer 30000, les 20000 restants seront prêts"... 

Bref...  sorry mais bof, là...

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

18 août 2009 à 00:04:06
Réponse #29

Nävis


C'est un apprentissage intellectuel parce qu'on apprend ainsi à ne pas se laisser arrêter par une difficulté, parce qu'on va chercher et trouver un moyen d'arriver à ses fins malgré tout ;
Je trouve aussi que ça apprends à avoir confiance dans ses propres facultés d'adaptation. Si un jour en situation on perd un moment ses moyens, c'est précieux pour pouvoir se reprendre en main. Et puis j'aime pas le mots croisés.

On y perd un temps fou, mais c'est stimulant...
Le vrai luxe quoi!

18 août 2009 à 00:48:16
Réponse #30

Achille


Trop de gens pensent qu'étudier les techniques de survie est sanctionné par un diplôme de fin d'études. Ils sont comme ces bacheliers aux prétentions professionnelles et salariales exorbitantes et qui veulent en remontrer à leurs aînés non diplômés, mais aguerries, alors qu'eux-mêmes ne savent pas comment fonctionne un balai ni ce que c'est.
Je pense au contraire que la plupart des gens qui étudient les techniques de survie réalisent que rien n'est acquis en la matière. Cela m'étonnerait que les personnes qui sortent des stages de David s'imaginent être devenues des champions de la survie. En s'entrainant, on acquiert quelques bases qui donnent des chances supplémentaires de peut-être s'en sortir dans certaines situations, mais pas plus. Mon point de vue, pour paraphraser Socrate, est : "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". En tout cas pas grand chose et au moins la première règle des trois : trois secondes sans connerie, donc faire gaffe en amont, anticiper, réfléchir, pour éviter de se mettre soi-même dans la m*rde et limiter les risques d'avoir à résoudre une situation bien pourrie où je me retrouverais par exemple avec un tibia brisé en hurlant de douleur, tout seul, au milieu d'un bois sans possibilité de me soigner, avec le portable qui ne passe pas, ou dans l'incapacité de le sortir de ma poche. L'entrainement à la survie, ça peut être amusant (parfois), la situation de survie, c'est toujours l'enfer garanti. Je ne me fais pas d'illusion à ce sujet.  :-\

23 août 2009 à 19:53:06
Réponse #31

Humain


Je pense juste que ca doit être vraiment cool de sentir plein de choses sous ses pieds. Donc ca implique de désensibilier la peau des pieds progressivement.


Salut tous  :)

Juste un détail: Habituer les pieds à se passer de chaussures n'est pas exactement les désensibiliser. L'épaississement de la corne que l'on obtient permet certes de marcher sur la caillasse brûlante mais n'altère pas la sensibilité fine du pied, bien au contraire. Il est certain que la peau de surface en elle-même ne ressent plus rien mais celle qui est bien protegée par-dessus est capable de percevoir de minuscules  variations de terrain et de positions du corps par rapport à ce terrain.

 
D'une façon générale il me semble qu'un endurcissement trop poussé (qu'il soit physique ou psychologique) prive de la sensibilité nécessaire à certaines adaptations.

Pour reprendre l'exemple du pied, si on se met à marcher sans chaussures dans toutes les conditions, sans tenir compte de la douleur (en fonctionnant sur le mental), ne finirat-on pas par avancer comme si on n'avait plus de pied tellement l'adaptation nécessaire à ce qu'on leur aura fait subir implique de se couper complètement de ses sensations, et finalement prendre le risque de les détruire sans même s'en rendre compte?
Autre exemple: tuer un animal. Quelqu'un qui ne l'a jamais fait risque de se mettre dans tous ses états si un jour la nécessité l'y obligeait, alors qu'à l'inverse une personne travaillant depuis des années dans un abattoir risque de ne plus mesurer ce qu'implique le sacrifice d'une vie pour en nourrir une autre.

L'endurcissement peut créer la désensibilisation qui entraine un "non-ressentir". Et ce "non-ressentir" peut être un frein à la survie quand il se prolonge au-delà de la période où il était nécessaire.

Bon juste une idée à deux euros cinquante  :-\

  l'Humain

23 août 2009 à 20:28:27
Réponse #32

DavidManise


Salut tous  :)

Juste un détail: Habituer les pieds à se passer de chaussures n'est pas exactement les désensibiliser. L'épaississement de la corne que l'on obtient permet certes de marcher sur la caillasse brûlante mais n'altère pas la sensibilité fine du pied, bien au contraire.

+ 1

Les terminaisons nerveuses, les capteurs proprioceptifs, les neurones moteurs et sensoriels, quoi, sont stimulés et se développent énormément quand on marche pieds nus.  On SENT beaucoup mieux le terrain.  On SENT l'humidité de la terre qui trahit la présence d'une source.  On SENT qu'on est dans une zone de silice et plus dans une zone calcaire et on trouve des silex...  et plus généralement on perçoit très clairement plein de données qui sont véritablement utiles si on vit vraiment dans la nature : taux d'humidité, niveau de sécheresse, avancement de la végétation dans la saison...  Hier après midi je marcheais dans les herbes et je les ai senties dures, sur la fin.  Je me suis dit "tiens, va falloir penser à s'occuper du bois de chauffage".  Mon pote, à côté, m'a dit "ca fait longtemps que ça dure cette canicule ?"...  il faisait 34 à l'ombre.  Il pensait à sa clim.  Moi je pensais à la fin de l'été...  ET SI J'AVAIS EU DES CHAUSSURES, J'AURAIS PROBABLEMENT PENSÉ COMME LUI ;)

Citer
L'endurcissement peut créer la désensibilisation qui entraine un "non-ressentir". Et ce "non-ressentir" peut être un frein à la survie quand il se prolonge au-delà de la période où il était nécessaire.

Encore une fois : + 1.

On a inventé les anesthésiants pour ça : ne pas ressentir des choses pendant une période donnée où la sensation doit être ignorée pour le bien de l'organisme (soin douloureux par exemple).  Tout le reste du temps, la sensibilité apporte des informations utiles. 

Faut absolument se débarrasser du modèle mental occidental qui nous incite à croire que force = insensibilité.  Un bon exemple, pour créer un modèle mental plus adapté, serait sans doute un étalon de course.  La puissance à l'état brut...  mais une sensibilité à fleur de peau.  Ces chevaux là captent la moindre tension du cavalier.  Ils peuvent presque, avec le temps, lire dans leurs pensées, savoir à l'avance comment ils se sentent, où ils veulent aller, comment ils sentent le truc... 

La vraie force, la vraie capacité à survivre, c'est à la fois cette puissance là ET la sensibilité qui va avec...  sans sensibilité, la force ne sert à rien.  Sans intelligence, le muscle est livré à lui-même...  et inversement.

Ciao ;)

David
« Modifié: 23 août 2009 à 21:22:04 par DavidManise »
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

23 août 2009 à 21:40:50
Réponse #33

Anke


Mwouais, pour ce qui est de s'endurcir, j'ai un peu comme un doute, mais je peux me tromper. Pour moi, enfin c'est ce que j'ai retenu, la perception de la douleur était surtout une question de saturation de récepteurs, bref juste une question de chimie. Ce qui fait qu'on est pas tous égaux devant un mécanisme qui va engendrer la "douleur", car on a pas tous les mêmes coefficients de saturation. Bref, on en arrive à dire qu'une "doudouille" ça n'existe pas !
Par contre apprendre à comment gèrer la douleur, ce peut-être interessant. On pratique couramment les évaluations des phénomènes douloureux ( notamment chez les cancéreux) et on peut s'apercevoir ( c'est curieux d'ailleurs, sophro ?) que le mec qui est occupé à déterminer sur une échelle la douleur qu'il ressent, ben du coup, il a vachement moins mal.
Donc, pour moi ( et moi seul, à moins que vous validiez hein!) se faire mal, ça ne sert pas à grand-chose. En revancher "flirter" avec la limite pour en prendre conscience ( de la limite) ça me parait interessant ( toujours l'évaluation des stocks et de ce qu'on a dans sa "musette") et je rejoindrais Moléson dans ses propos sur la confiance en soi et David sur la perception et la sensibilité. Je reste convaincu que la "survie" reste une démarche particulière vis à vis des évènements de la vie. Apprendre par l'intellect et la pratique oui, sans aucun doute. Aller dormir dehors par - 20° une fois pour voir un peu comment ça se goupille d'accord. Aller se cailler le cul pendant une semaine juste pour voir ce que ça fait par -20°, ça me parait un peu mince comme objectif. Aller faire un truc sympa et que je suis contraint de dormir par - 20° pour le faire, ça je fais. Mais le -20° pour le -20°, c'est niet.( j'ai un doute sur la clarté de mes propos... :lol: vous me dites hein...)

23 août 2009 à 21:48:56
Réponse #34

DavidManise


Non ça va, t'es clair ;)

En fait, comme souvent, on parle de choses différentes en employant des mots similaires, ou de choses similaires en employant des mots différents.  Les étiquettes qu'on pose sur des idées sont toujours tendancieuses.  Il faut être prudent, attentif.

Endurcir : rendre plus dur...  souvent utilisé en voulant dire "acclimater", "solidifier", "désensibiliser"...

Désensibiliser : rendre moins sensible...  or en apprenant à refaire sérieusement de la marche pieds nus on endurcit la plante des pieds (la peau s'épaissit et se durcit) ET on la sensibilise...  résultat on sent mieux tout, mais moins bien la douleur... 

Acclimater : habituer son corps au climat, ou à l'altitude...  à l'environnement, quoi.  Rien à voir avec de l'endurcissement.

Aguerrissement : habituer les gens à en chier...  trop, trop souvent confondu avec la survie.  Ca n'a rien à voir...  la survie c'est exactement et diamétralement opposé à l'aguerissement...  en survie on fait gaffe, on se soigne, et on évite au maximum d'en chier.  En aguerissement on fait tout pour et on en redemande pour que le chef voie qu'on est costaud...

Bref...  soignons nos concepts ;)

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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