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Auteur Sujet: Intégration d'exercices de survie dans les actes de la vie courante  (Lu 11274 fois)

15 août 2009 à 20:45:18
Lu 11274 fois

Achille


Bonjour, :)

Ces derniers jours, pendant que je rangeais mon bois en prévision de l'hiver (acte de survie incontournable du visage pâle qui se chauffe au bois  ;D), je réfléchissais au fait que je n'avais décidément pas assez de temps pour me livrer à quelques trips de survie. Entre mes deux boulots, les enfants, l'intendance de la maison, l'entretien de l'extérieur, il m'est difficile de garder des moments pour aller faire le c*n dans la verte, tailler des copeaux, gratter le firesteel et tout le reste. Participer à ce forum, réfléchir à l'élaboration et l'amélioration de ses divers kits de survie/EDC/BOB, et faire chauffer la CB pour acheter le matos soi-disant indispensable, c'est bien joli, mais cela reste de la théorie. Si je n'acquière pas par un entrainement régulier les automatismes permettant d'accomplir les gestes utiles à ma survie ou à celle de mon entourage, et si je ne développe pas une condition physique et un mental adéquats, mon kit de survie, même adapté à mes besoins, me servira à que dalle ou presque si je ne peux/sais pas m'en servir !  :o

Donc il faut pratiquer régulièrement, nous sommes tous bien d'accord sur ce point mais comment faire faute de temps ? Je me suis dit que la meilleure solution serait sans doute de profiter des actes de la vie courante pour incorporer certains entrainements à la survie. Naturellement, il n'est pas question de vider son congélo pour s'y installer la nuit, histoire de tester son bivibag et s'acclimater au froid !  :lol: Mais l'idée est là.

Et de fait, en faisant le point sur la question, je me suis aperçu que je m'entrainais déjà plus ou moins quotidiennement sans forcément m'en rendre compte :

Entrainement visant à améliorer ma condition physique/rusticité :
  • Plutôt que de dormir bien au chaud dans mon lit, je dors maintenant systématiquement en slip sur la couette, même (et surtout) si je ressens une sensation désagréable de fraicheur. En général, la sensation de froid me réveille vers 3H00/3H30 et je me mets sous la couette le temps de me réchauffer. Je prends également l'habitude de m'endormir en position foetale, de manière à limiter les pertes de chaleur par radiation.
  • J'ai réduit progressivement la température de l'eau pour prendre ma douche (Avantage secondaire : je consomme moins d'eau chaude et réduis ma facture d'électricité en été). En disant cela, je risque d'en faire sourire plus d'un et vous allez me dire : va donc dormir dehors, les doigts dans un seau d'eau froide, ce sera plus efficace, mais je suis du genre très frileux et je commence doucement, sans chercher à me dégouter. Eh oui, il risque de se passer un certain temps avant que je puisse me balader en kilt les c*uilles à l'air par -20 ° (je dis ça totalement au hasard, toute ressemblance avec certain grizzli de ce forum ne serait que forfuite et involontaire  :closedeyes:).
  • Je ne porte plus de gants lorsque je manipule mon bois, afin de me faire un peu plus de corne dans les mains (conséquence : la pince Uncle's Bill achetée à athlon sert régulièrement pour m'enlever les échardes)
  • Je marche de plus en plus pieds nus, ou au minimum en sandales (renforcement des chevilles et des muscles du pied, corne sous les pieds, résistance au refroidissement)

Entrainement visant à améiorer mes techniques (terme ô combien présomptueux en ce qui me concerne) de survie/vie dans la nature :
  • J'allume systématiquement le barbecue quasi-quotidien en cette saison au firesteel (avec du journal et du petit bois : fastoche, ou avec de la "dentelle" de bois : ok), ou au briquet de magnésium (avec des copeaux de bois). Cet automne, ce sera mon fourneau.
  • Pendant que le barbecue chauffe, plutôt que d'attendre en glandant, je prends mon Mora ou mon CRKT Minimalist, un bout de bois et je taille des copeaux que je stocke dans une caisse en plastique. De cette façon, je ne perds pas de temps pour allumer mon feu les jours suivants.



     Il m'arrive aussi d'allumer par terre un micro-feu avec une poignée de copeaux et mon firesteel juste pour le plaisir.

  • Quand j'ai cinq minutes, il m'arrive parfois d'empoigner mon firesteel et un bout de coton vaseliné, et de foncer derrière chez moi avec l'objectif d'allumer un micro-feu en trois minutes (comme durant certains stages de David). Dès que le feu est allumé et qu'il a bien pris, je le couvre avec de la terre (merci les taupes !  :D) pour l'étouffer et je peux retourner à mes occupations. Evidemment, si vous habitez en appartement, ça va pas le faire...  ^-^
  • J'améliore ma technique d'affutage en me faisant la main sur les couteaux de cuisine, sans compter les haches et hachettes que j'utilise pour fendre mon bois. Et naturellement mon couteau, vu qu'il sert régulièrement.
  • Pour tester la solution du matelas/édredon de survie avec des sacs poubelles tranquillement derrière chez moi, je m'en suis confectionné deux avec des sacs de 130 litres et comme je n'avais pas de feuilles mortes à ma disposition et que je me voyais mal les ramener du fond des bois sur mon dos, je me suis servi... au boulot en récupérant discrètement les sacs de feuilles collectées lors de l'entretien des extérieurs et stockés au sous-sol. L'avantage, c'est que je peux les conserver à portée de main et les utiliser quand je veux mais cela, vous le savez déjà. ;)

Si vous avez des idées pour alimenter ce fil, elles sont les bienvenues. :)

PS : si David ou les modos estiment que ce fil n'a pas sa place dans cette section, pas de problème pour le déplacer, naturellement.

15 août 2009 à 23:24:23
Réponse #1

DavidManise


Moi je trouve tout ça sympa, malgré quelques petites incohérences on sent que tu as à l'esprit de te préparer, et ça c'est déjà 99% du boulot.  Le reste suivra naturellement en fonction de ton évolution à toi, selon tes contraintes à toi etc.

Je fonctionne beaucoup comme ça aussi.  Tout est prétexte à des petits exercices de survie.  La semaine dernière en camping avec les gamins, j'ai marché pieds nus, j'ai fait plein de noeuds différents que j'ai pas l'habitude d'utiliser, j'ai testé différentes manières de me laver, j'ai bossé la régulation thermique par temps chaud...  et j'ai même appris à replier une tente 2" ;D

Bref soit on progresse, soit on régresse.  Ceux qui pensent qu'on peut stagner tranquillement pourrissent.

Et c'est la survie qui soit s'adapter aux conditions.  Pas l'inverse.  On peut s'entraîner et pratiquer tout le temps, partout, ne serait-ce que mentalement.  Quand j'étais à l'hosto l'hiver dernier et que le temps passait interminablement lentement, je me faisais des petits scénarios style "tiens si y'a le feu dans l'hopital, je peux sortir par où, et dans mon état qui je peux aider, comment, etc."...

Bref faut faire gaffe ça devient vite une sorte de psychose, ou plus sérieusement un tas de TOCs, ce truc ;)

David

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 août 2009 à 00:06:27
Réponse #2

Achille


Wapiti,

je te remercie pour ta franchise.

Concernant le fait de stocker des feuilles, je n'ai jamais dit que c'était dans mon sous-sol, d'ailleurs je n'en ai pas ! Tu ne sais pas où j'habite et tu ne sais pas où je les stocke. J'ai bien plus de crainte avec mon fourneau à bois dans ma cuisine qu'avec deux sacs de feuilles entreposés sur les dalles en pierres de ma grange. ;)

Ai-je dit que je comptais les garder ? Simplement le temps de pouvoir tester le concept du matelas de feuilles. J'ai bien précisé dans mon fil de discussion que j'avais "triché" parce qu'il avait plu la journée où j'avais fait mon test et que je n'aurais pas pu ramasser de feuilles sèches en condition réelle. Et j'ai dit que je songeais à les détremper pour refaire le test. Mais ce n'est pas le sujet. Si je parlais de cela, c'était dans l'optique que j'avais profité de mon boulot pour récupérer des feuilles que je n'aurais pas eu le temps de ramasser dans la nature. Je n'étais apparemment pas assez clair sur ce point.

Pour les copeaux, l'objectif est de m'entrainer à en faire de manière à ce que ça devienne un automatisme et aussi à cause d'un souci de santé : j'ai une vieille entorse à la main gauche (ma main directrice) qui date de l'hiver 87 et depuis j'ai rapidement des douleurs dans la main quand je serre un outil un certain temps. C'est ce qui me motive à m'entrainer pour arriver à outrepasser ce point faible. Je n'aime pas parler de ma santé donc j'avais zappé ce détail. (et accessoirement, les copeaux remplacent les allume-feu puants mais là, c'est plus pour le côté écologique de la chose). Je ne suis pas assez stupide pour m'imaginer que faire des copeaux avec du bois sec remisé dans une grange, c'est la même chose qu'avec du bois mort récolté sur pied dans la nature. Quand il pleut ET que j'ai du temps à perdre, je sors en tee-shirt sous la flotte (pour me mettre en condition) avec mon couteau et mon briquet au magnésium et je m'entraine avec du bois récupéré sur mes arbres derrière chez moi. Et pour l'instant, c'est pas gagné si je n'ai pas un allume-feu artificiel...  :-[

Pour l'affutage, justement, je ne suis pas encore un champion et c'est pour cela que j'ai besoin d'apprendre. J'apprendrai à l'effectuer avec pas forcément ce qui est prévu pour quand je saurai déjà le faire avec le matériel adéquat. En fait, je n'ai bizarrement pas de problème avec les haches, c'est avec les couteaux que ça coince. Donc j'y travaille... Quant au vélo, chaque fois que je remonte dessus (je n'en fait pas régulièrement), il me faut toujours un temps de réadaptation et c'est pour cela que je me dis qu'en matière de survie, l'entrainement incessant, surtout pour un débutant comme moi, est une chose indispensable pour acquérir et maintenir les automatismes. Et cela me semble d'autant plus important qu'on est appelé à mettre en oeuvre des outils/techniques potentiellement dangereuses : couteau, scie, feu, eau bouillante...


16 août 2009 à 01:34:35
Réponse #3

Kover


Hello Achille,

Pour un débutant tu maitrises pas mal de trucs.  :up: :up:

Je trouve très intéressante l'idée de s'endurcir en général. J'ai très envie "d'apprendre" à marcher pieds nus, c'est vrai qu'est ce qu'on s'em***de à compresser nos petons dans des morceaux de cuirs.

De mon côté je me rase sans mousse ni rien, juste de l'eau chaude à l'occasion, pour endurcir la peau de mon visage. Et je m'épile les poils du cou avec les ongles quand je m'ennuie. :lol: :lol:

J'ai une barre de traction que j'utilise souvent, et je m'entraine aussi à faire 1 ou 2 tractions sur le montant d'une porte en me tenant avec la pression des doigts. Il m'a fallu un peu d'entrainement pour y arriver mais maintenant mes doigts sont plus forts et plus solides.
Ca peut être utile je pense en survie (grimper à un arbre, se hisser sur un mur, rester suspendu plus longtemps sans lacher prise...)

A chon.  ;)

16 août 2009 à 08:41:20
Réponse #4

DavidManise


Achille : t'as l'air vachement sur la défensive là, gars.  Personne t'en veux hein ;)

Kover : alors comme ça t'aimes bien te faire mal ?  Hm ? ;D 

Perso je suis loin d'être du genre maso.  Il ne faut pas confondre se préparer et s'endurcir.  S'endurcir, c'est pas toujours la meilleure manière de se préparer, surtout pas sur le long terme.  Gaffe à ce mot qui ne veut rien dire du tout en fait, et qui pousse les gens à faire de grosses conneries... 

Se préparer à un truc général/imprévisible, c'est être en bonne santé générale, en bonne condition physique générale, etc.  C'est bosser sur ses points faibles, c'est soigner ses caries, c'est prendre soin de sa santé...  c'est aussi s'exposer un peu au froid ou au chaud, mais franchement endurcir la peau de son visage ça sert à que dalle, à part se faire mal.  Moi je me rase rarement, mais je me rase à l'eau chaude, avec de la mousse à raser, et c'est vachement agréable.  Si j'ai pas de mousse à raser ni de savon et que je suis obligé de me raser, ben je me rase quand même...  mais j'en fais pas une habitude.

Bref, ATTENTION aux dérives masochistes, aux trips auto-destructeurs, et aux pratiques un peu limite où en fait on se fait mal pour rien (à la limite la douleur en elle-même c'est pas le souci), et où on peut finir par se blesser, s'affaiblir, et obtenir l'effet inverse de ce qu'on recherche. 

Bon, en l'occurence se raser à sec, je pense que les séquelles prévisibles restent gérables hein...  mais vous pigez l'idée ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 août 2009 à 09:47:07
Réponse #5

vik


A mon avis, un des principaux trucs a faire (dans mon cas du moins  ::) ) c'est être dur moralement
Exemple: je n'ai pas beaucoup de volonté/persévérance, du coup j'essaie de faire des trucs bien ch!ant, le plus longtemps possible, enfin me mettre a l'épreuve moralement pour essayer d'avoir plus de volonté (quand c'est être dans le bois et faire des truc bushcraft, machin et trucs..pas de problème, mais pour réviser un cours d'histoire-géo pendant une heure, la y'a un problème  ;D )
Donc a mon avis, se préparer moralement est tout aussi important que le physique

16 août 2009 à 10:26:26
Réponse #6

Patrick


c'est vrai qu'est ce qu'on s'em***de à compresser nos petons dans des morceaux de cuirs.
Pas sur et surtout d'après vous pourquoi nos ancêtres ont ils commencé par se fabriquer des pompes et de plus en plus protectrices ?

Je me rappelerais toujours cette anecdote de mon porf de Karaté qui était un vrai dur et qui entendant du bruit la nuit chez lui se lève à oualpé pour aller corriger l'imprudent. Sanf que dans la hâte il se shoote le coin du pied de la lourde table du salon et se casse deux orteils. Manque de bol, la confrontation réelle n'ayant que peu à voir même avec l'épreuve des cent combats (100 adversaires pris en kumite les uns après les autres, mais selon les règles de l'école), le gars lui écrase ses docs coquées sur le même pied l'empêchant de prendre le moindre appui dessus.

Des exemples comme celui-ci il y en a plétore et si on ne peut plus se déplacer, se battre, fuir, qui sont quand même des éléments essentiels de la notion de survie, on est carrément dans la grosse mouise et totalement par sa faute.

Alors à moins que la pratique régulière n'entraîne une mutation génétique qui va générer une protection en kevlar de mon pied, en ce qui me concerne il n'est pas question de prendre ce genre de risque, même si c'est cool et dans l'air "new age" du temps.

16 août 2009 à 10:54:32
Réponse #7

Achille


Achille : t'as l'air vachement sur la défensive là, gars.  Personne t'en veux hein ;)

Kover : alors comme ça t'aimes bien te faire mal ?  Hm ? ;D  

Perso je suis loin d'être du genre maso.  Il ne faut pas confondre se préparer et s'endurcir.  S'endurcir, c'est pas toujours la meilleure manière de se préparer, surtout pas sur le long terme.  Gaffe à ce mot qui ne veut rien dire du tout en fait, et qui pousse les gens à faire de grosses conneries...  

Se préparer à un truc général/imprévisible, c'est être en bonne santé générale, en bonne condition physique générale, etc.  C'est bosser sur ses points faibles, c'est soigner ses caries, c'est prendre soin de sa santé...  c'est aussi s'exposer un peu au froid ou au chaud, mais franchement endurcir la peau de son visage ça sert à que dalle, à part se faire mal.  Moi je me rase rarement, mais je me rase à l'eau chaude, avec de la mousse à raser, et c'est vachement agréable.  Si j'ai pas de mousse à raser ni de savon et que je suis obligé de me raser, ben je me rase quand même...  mais j'en fais pas une habitude.

Bref, ATTENTION aux dérives masochistes, aux trips auto-destructeurs, et aux pratiques un peu limite où en fait on se fait mal pour rien (à la limite la douleur en elle-même c'est pas le souci), et où on peut finir par se blesser, s'affaiblir, et obtenir l'effet inverse de ce qu'on recherche.  

Bon, en l'occurence se raser à sec, je pense que les séquelles prévisibles restent gérables hein...  mais vous pigez l'idée ;)

David

Salut David,  :)

Tu as raison, j'étais un peu/beaucoup sur la défensive, hier soir. Je suis juste bloqué à mon boulot depuis hier soir jusqu'à lundi matin par grand beau temps, donc je suis monté un peu vite dans les tours, là. Avec un bon café, ça va mieux !  ;)

Pour les dérives à tendance maso, TAFDAK ! Je reconnais avoir poussé le bouchon un peu loin quand je faisais de la muscu de manière intensive et le résultat était parfois contraire à l'effet recherché : blessures , problèmes articulaires et finalement dégoût de l'entrainement. Quand tu arrives à la salle et que tu as peur en pensant à la séance à venir parce que tu as prévu dans le carnet ceci ou cela, ça devient mauvais, même si c'est une bonne chose au début de dépasser sa fainéantise et sa douleur pour se discipliner. Je connais un paquet de copains et copines qui ont carrément arrêté parce qu'ils n'ont plus envie de s'entrainer. Ils ont tellement donné que le corps dit STOP, j'en ai marre !

C'est bien de s'endurcir, mais j'ai appris aussi à aimer et respecter mon corps, à ne plus lui faire subir tout et n'importe quoi simplement pour me vider la tête de mes soucis, ou pour montrer que j'existe. Un exemple  : quand j'ai recommencé il y a 4 ans à faire un peu de vélo sur les routes pour prendre l'air, j'ai dû m'obliger à me calmer, à lever le pied pour profiter de mes ballades, à me dire que c'est pas grave si je passe sur le petit braquet dans les montées. Je n'étais pas à la salle avec des objectifs à atteindre. J'étais là pour me faire plaisir, simplement .

Pour le rasage sans mousse, ça fait longtemps que je ne fais plus que comme cela, mais ça n'a strictement aucun rapport avec ce forum ! C'est un collègue de boulot qui m'a expliqué un jour qu'il se rasait juste à l'eau chaude en sortant de la douche, la peau du visage encore humide. J'ai essayé et adopté.  8) Accessoirement, ça fait un produit de moins qui part dans les égouts.

@Patrick :
J'aime bien marcher pied nu mais c'est clair que dans l'exemple que tu cites, ou n'importe quelle activité où il faut faire gaffe à ses pieds, j'enfile une paire de pompes !

Ta remarque me fait penser que le corps humain est toutefois capable de capacités d'adaptation remarquables : dans ses carnets de guerre, Bigeard raconte qu'en 1946, lorsqu'il est arrivé avec Leclerc en Indochine pour son premier séjour, on l'a chargé d'encadrer une unité d'infanterie de marine qui avait fuit les Japonais lors de l'attaque de mars 1945 et s'était réfugiée en Chine. Cette unité était revenue dans le pays Thaï et Bigeard, avec l'aide de partisans, avait reconquis tout le secteur aux mains des Vietcongs en menant contre eux des raids à travers la jungle. Ils étaient tellement démunis de tout que Bigeard lui-même combattait torse nu, en short et pieds nus !  :o Son équipement se limitait à sa carabine USM1, ses chargeurs et deux grenades, son bidon et son poncho avec sa ration de riz. Les soldats dormaient par terre roulés dans leur poncho. A son retour en France, il est allé voir un pédicure qui lui a coupé plusieurs cm de corne d'épaisseur sous les pieds. Par ailleurs, il ne supportait de manger rien d'autre que du riz, qui était son repas de base durant des mois. (Je cite de mémoire, cette lecture date de 93)
« Modifié: 16 août 2009 à 11:15:22 par Achille »

16 août 2009 à 11:17:51
Réponse #8

Woodrunner


Je me suis toujours fait ce genre de petit exercice, par exemple lundi-mardi et mercredi prochain je bosse en montagne et j'ai décidé que je dormirais tous les soirs dehors dans un bivouac différent en lieu et place de la caserne. La semaine passé et celle d'avant j'ai également quitté la caserne pour aller pieuter dehors plusieurs fois (2 et 4 fois) juste pour le plaisir de monter un bivouac.

Pour les douches par période je me douche à l'eau froide et pour le rasage je n'utilise plus qu'une tête de rasage gillette 5 lames sans manche et de l'eau voir à sec (si bivouac) depuis 3 ans pas par masochisme simplement par économie de temps et surtout parce que j'ai remarqué que je ne faisais plus de réaction à ce traitement, alors que j'avais la peau très sensible avant! Et je me rase tous les matins quand je bosse,... Ensuite c'est clairement personnel comme truc.

Sinon les petits exercices d'allumage de feu j'en fais souvent, les noeuds également surtout depuis que j'ai remarqué que j'étais une vrai mer*** à ce niveau, et j'en passe et des meilleurs!

Donc pour moi ces petits exercices ne sont programmé avec un but précis c'est juste de l'entretien de mes connaissances et de mes capacités... je ne parle donc pas d'entraînement à la survie pour ça. Ensuite c'est claire que les gens me regarde un peu plus bizarrement quand ils savent ça, c'est comme s'entraîner à lever le pied lors des passage de porte, les entraînements aux manip aux armes en slip dans le couloir de la caserne la nuit et les séries de dégainé devant le miroir,... cela entretien surtout le mythe que je suis un cas à part,...  ;D  :lol: :lol:
« Modifié: 16 août 2009 à 11:25:51 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

16 août 2009 à 11:56:11
Réponse #9

DavidManise


Alors à moins que la pratique régulière n'entraîne une mutation génétique qui va générer une protection en kevlar de mon pied, en ce qui me concerne il n'est pas question de prendre ce genre de risque, même si c'est cool et dans l'air "new age" du temps.

Mouais...  pasdutoudak avec toi mon pote.

Moi j'aime bien me balader pieds nus le plus souvent possible pour endurcir mes pieds le jour où, justement, j'aurai pas le temps d'enfiler les pompes.  Et aussi parce que j'aime ça.  Sauf si on a l'intention de dormir avec les rangers tout le temps, si je me réveille au milieu de la nuit et que ça crame, pas sûr que j'aie le temps d'enfiler les charentaises...  donc s'habituer à marcher pieds-nus : oui.  Choisir d'y aller pieds nus, si on peut faire autrement, dans une situation d'urgence : non.  

Bref, faut pas confondre la PREPARATION à la survie, qui est ce dont on parle ici, et la survie elle-même qui peut nous arriver sur le coin de la gueule à tout moment.

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 août 2009 à 12:27:24
Réponse #10

Patrick


donc s'habituer à marcher pieds-nus : oui.  Choisir d'y aller pieds nus, si on peut faire autrement, dans une situation d'urgence : non.  

Bref, faut pas confondre la PREPARATION à la survie, qui est ce dont on parle ici, et la survie elle-même qui peut nous arriver sur le coin de la gueule à tout moment.
Je crois qu'on est plus d'accord qu'il n'y paraît. Former son pied à s'adapter à n'être pas protégé est salutaire au cas où pour les motifs que tu exposes. C'est l'exposition irraisonnée et irraisonnable pour des motifs de pseudo retour à la nature qui me gêne.

Et tu l'illustre parfaitement d'ailleurs en alternant les pieds nus et le port des trails ou des meindl.

16 août 2009 à 12:29:16
Réponse #11

Pics (Vincent.D)


Pour les petits petons sans chaussure, un exemple concret ;)

Pour la préparation du stage, j'ai tout fait pieds nus. Le jour du stage, je serai chaussé...
Pourtant ce pourrait faire cool et dans l'air "new age du temps" comme tu dis d'accueillir les stagiaires nus pieds, mais si pour une raison quelconque je dois accélérer la cadence, ou passer rapidement à travers tout, ce serait clairement un handicap de ne pas être chaussé.

MAIS, le fait d'être pieds nus (et habitué à l'être) a des avantages aussi, hein.
Pour préparer le parcourt d'orientation je voulais faire "trouver" une source en passant par le dessus du terrain (Habituellement je passe par le bas, trouve le filet d'eau et le remonte)
Là j'ai essayé de me diriger direct dessus en partant du haut de la pente (c'est assez broussailleux pour ne pas avoir la source en visu)
Arrivé un peu plus bas j'ai clairement ressenti la fraîcheur très légèrement humide du sol, ça a vraiment fait "TILT eau!!!" J'étais pile poile à la hauteur de la source... Je n'aurais pas eu ce signal chaussé.

Ce qui n'empêche que j'adore aussi mes grosses Galibier tout cuir :love: ;)


@++



Do More With Less & K.I.S.S.

16 août 2009 à 12:32:08
Réponse #12

Pics (Vincent.D)


Former son pied à s'adapter à n'être pas protégé est salutaire au cas où pour les motifs que tu exposes. C'est l'exposition irraisonnée et irraisonnable pour des motifs de pseudo retour à la nature qui me gêne.


TAFDAK de chez tafdak :)

@++

Do More With Less & K.I.S.S.

16 août 2009 à 14:47:01
Réponse #13

Kover


Citer
Pour le rasage sans mousse, ça fait longtemps que je ne fais plus que comme cela, mais ça n'a strictement aucun rapport avec ce forum ! C'est un collègue de boulot qui m'a expliqué un jour qu'il se rasait juste à l'eau chaude en sortant de la douche, la peau du visage encore humide. J'ai essayé et adopté.  {$default_cool_smiley} Accessoirement, ça fait un produit de moins qui part dans les égouts.

C'est ce que je fait et je ne suis pas maso.  ;D
J'ai commencé à me raser sans mousse quand j'avais pas mal d'acné pour faire gaffe la ou je coupais, et depuis je me suis habitué et ca ne me fait pas mal. Bon c'est un peu HS c'est juste pour éviter de passer pour plus c*n que je ne le suis.

Citer
Former son pied à s'adapter à n'être pas protégé est salutaire au cas où pour les motifs que tu exposes. C'est l'exposition irraisonnée et irraisonnable pour des motifs de pseudo retour à la nature qui me gêne.
Personne n'a parlé de ca, en tout cas pas moi. Je pense juste que ca doit être vraiment cool de sentir plein de choses sous ses pieds. Donc ca implique de désensibilier la peau des pieds progressivement.

ps: Et puis qu'est ce que t'a contre les gens qui veulent "retourner à la nature"?  ;D ;D

16 août 2009 à 14:55:24
Réponse #14

Patrick


ps: Et puis qu'est ce que t'a contre les gens qui veulent "retourner à la nature"?  ;D ;D
Rien tant que ça n'emmènes pas à se retrouver six pieds dessous.

16 août 2009 à 15:04:07
Réponse #15

Mad Max


Je me fais l'avocat des rabat-joies : quel est l'intérêt de se tanner le visage en se rasant à sec ?
(au passage, le tahipouet-douche remplace très bien la mousse à raser.)

Ceci dit, je m'entraine moi aussi à appliquer des techniques de survie à la vie quotidienne : j'ai capturé ma grand-mère à l'aide d'un punjee-trap quand j'avais onze ans (heureusement, je n'avais pas mis les bambous infectés au fond). J'égorge les bananes d'un geste vif et net avec mon couteau de poche et lorsque je veux la jouer absolute-survival, je mange le jambon cru et avec les doigts.

S'il faut ripper les galoches vite fait, nous les commandos, quand on retire les rangers on a des pompes de bivouac qui s'enfilent rapidement . (en vrai ce sont les chaussures de sport de daube qu'on reçoit à l'incorpo).
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16 août 2009 à 15:07:42
Réponse #16

DavidManise


Ceci dit, je m'entraine moi aussi à appliquer des techniques de survie à la vie quotidienne : j'ai capturé ma grand-mère à l'aide d'un punjee-trap quand j'avais onze ans (heureusement, je n'avais pas mis les bambous infectés au fond). J'égorge les bananes d'un geste vif et net avec mon couteau de poche et lorsque je veux la jouer absolute-survival, je mange le jambon cru et avec les doigts.

:lol:

Citer
S'il faut ripper les galoches vite fait, nous les commandos, quand on retire les rangers on a des pompes de bivouac qui s'enfilent rapidement . (en vrai ce sont les chaussures de sport de daube qu'on reçoit à l'incorpo).

Je préfère encore cavaler pieds nus dans les gravats et les éclats de verre ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 août 2009 à 15:16:33
Réponse #17

Patrick


:lol:

Je préfère encore cavaler pieds nus dans les gravats et les éclats de verre ;)

David
C'est pas parce que Mossieur manise à des fréquentations de luxe en Suisse qu'il peut se permettre de railler la dotation en matériel du pays qui l'a vu grossir.

Non mais  :lol:

Et encore t'as pas connu l'ancien survet bleu gitane "cague aux brailles" avec le petit élastique pour passer sous le pied  ;D

16 août 2009 à 15:23:47
Réponse #18

DavidManise


Je raille pas, je raille pas...  je compatis c'est différent ;D

David, qui bruite lui aussi :-[
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 août 2009 à 17:34:54
Réponse #19

Nävis


J'aime bien cette idée d'intégration d'exercices de survie dans la vie de tous les jours. Mais je le vois plus comme le résultat d'une perception de tout ce que les habitudes et le confort peuvent nous enlever de capacités d'adaptation, d'inventivité et de motricité fine.
Je ne renie pas ce confort. Mais je "rusticise" parfois, juste pour le plaisir de me sentir un peu plus vivante, indépendante en esprit.

Et surtout j'intègre des petites perturbation dans des gestes quotidiens. Juste pour chercher, un peu par jeu. Mais aussi pour que chaque geste puisse de temps à autre être testé différement, de l'autre main, ou avec une seule si c'est un geste à deux mains. Ce qui a déjà été débatu dans les postes sur les arts martiaux.
Je réfléchis à un manque, une panne. Et avec l'assurance confortable que je peux arrêter quand je veux, j'ai l'esprit plus disponible pour chercher, innover. Et accepter sereinement pas mal d'échecs!
Mais c'est aussi bêtement modifier une recette, pour la faire sans un ingrédient précis (faire des pâtes sans ... pâtes), ou pour se débrouiller avec le mauvais récipient. C'est partir de 3 fois rien, et d'essayer de faire quelque chose de comestible. J'adore alors les conseils de cambuse. Il y a des inventifs chez les marins.
Depuis deux jours, j'essaye de couper des tranches fines et régulières de saucisson avec le mauvais couteau, et la main faible. Et à enlever la peau avec une seule main. A ce jour, je n'ai pas réuissi à produire une seule belle tranche. Mais j'ai trouvé le truc pour la peau, sans détruire le saucisson, et sans les dents. ;)

16 août 2009 à 17:53:25
Réponse #20

Mad Max


...et pourquoi retires-tu la peau du saucisson ? Tant que c'est de la vraie pas en plastique ça fait des calories en plus, ça fait gagner du temps et ça contribue à ta "rusticisation".
Dans le même esprit, ça fait beau temps que je ne dépouille plus les crevettes.
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16 août 2009 à 20:04:10
Réponse #21

Achille


J'aime bien cette idée d'intégration d'exercices de survie dans la vie de tous les jours. Mais je le vois plus comme le résultat d'une perception de tout ce que les habitudes et le confort peuvent nous enlever de capacités d'adaptation, d'inventivité et de motricité fine.
Je ne renie pas ce confort. Mais je "rusticise" parfois, juste pour le plaisir de me sentir un peu plus vivante, indépendante en esprit.

Et surtout j'intègre des petites perturbation dans des gestes quotidiens. Juste pour chercher, un peu par jeu. Mais aussi pour que chaque geste puisse de temps à autre être testé différement, de l'autre main, ou avec une seule si c'est un geste à deux mains. Ce qui a déjà été débatu dans les postes sur les arts martiaux.
Je réfléchis à un manque, une panne. Et avec l'assurance confortable que je peux arrêter quand je veux, j'ai l'esprit plus disponible pour chercher, innover. Et accepter sereinement pas mal d'échecs!
Mais c'est aussi bêtement modifier une recette, pour la faire sans un ingrédient précis (faire des pâtes sans ... pâtes), ou pour se débrouiller avec le mauvais récipient. C'est partir de 3 fois rien, et d'essayer de faire quelque chose de comestible. J'adore alors les conseils de cambuse. Il y a des inventifs chez les marins.
Depuis deux jours, j'essaye de couper des tranches fines et régulières de saucisson avec le mauvais couteau, et la main faible. Et à enlever la peau avec une seule main. A ce jour, je n'ai pas réuissi à produire une seule belle tranche. Mais j'ai trouvé le truc pour la peau, sans détruire le saucisson, et sans les dents. ;)

Bonsoir Nävis.  :)

J'aime bien ta vision des choses. Tu m'ouvres des horizons, là...  ;)
Ma conception, en lançant cette discussion, c'était, outre la partie préparation physique, essentiellement du drill bête et méchant, à la façon des militaires : trouver du temps pour répéter à l'infini (ou presque) des gestes au point qu'ils deviennent des automatismes accomplis de manière sûre pour soi-même et l'entourage, en cas de difficulté sur le terrain, en dépit des affres de l'effet Chimpanzé .
Mais apprendre à se passer de ce qu'on a l'habitude d'utiliser, trouver une solution différente, bref : apprendre à s'adapter et à faire face avec les moyens du bord est aussi un excellent apprentissage. C'est un apprentissage intellectuel parce qu'on apprend ainsi à ne pas se laisser arrêter par une difficulté, parce qu'on va chercher et trouver un moyen d'arriver à ses fins malgré tout ; c'est un apprentissage physique également parce qu'on peut se préparer à réaliser des tâches ordinaires malgré certains handicaps, ou déficiences passagères ou prolongées : comme tu l'écris, on peut apprendre à se servir de sa main faible en améliorant ses capacités ambidextres (il me semble qu'il y a eu un topic là-dessus). On peut aussi imaginer de s'entrainer à se déplacer dans le noir ou les yeux fermés (ça je le fais souvent, j'ai oublié d'en parler) et à accomplir certaines tâches quotidiennes de la sorte.

16 août 2009 à 23:08:34
Réponse #22

Moleson


L'idée est bonne, mais j'ai l'impression que ça reste très limité dans ses possibilités.

Le citoyen lambda a normalement une vie qui est tellement éloignée des situations extrêmes, qu'il est presque impossible de simuler quoique ce soit.


Le point le plus important dans cette démarche est le fait de prendre conscience que la survie au sens très large est une affaire personelle, non délégable à l'état, les pompiers, la police, la protection civile, le pape ou ET.
Le simple fait d'entreprendre cette démarche représente 90% du chemin.

Après c'est quoi la survie????

Ce préparer à survivre dans la grand nord cannadien ou dans la jungle amazonienne avec juste un couteau Suisse ou prévenir les problèmes les plus probables.

Car la survie c'est 99% de prévention et 1% de survie au sens survivre dans une situation extrême avec rien.

Comme exemple, qu'est ce qui va apporter plus: Savoir faire un igloo avec de la neige fraiche ou avoir un sac de couchage dans sa voiture en hiver???
La probabilité que je me retrouve sans rien dans la neige est faible, la probabilité que ma voiture tombe en panne au milieu de nulle part par -20° est nettement plus élevée. Après si on a les deux, le sac de couchage et la capacité de faire l'igloo, c'est encore mieux.

Un des points les plus importants est de savoir, vraiment savoir que l'on est capable de bien plus que ce que l'on croit. Je l'ai apris lors de différent évènements que lorsque l'on croit que c'est impossible, ben on a des ressources insoupconnées. Cette capacité de résilience va probablement être le facteur le plus important permettant une survie dans une situation extrême.
C'est très difficile à simuler, mais se lancer des défis (en mettant un cadre de sécurité) permets en partie de bâtir cette confiance.

Par exemple, toute les années je me lance un défi de marche nettement plus important que d'habitude. Le dernier était de partir de chez moi et aller jusqu'à la gare de Lausanne. C'est environ 40km.
Alors maintenant je sais, je peux sans problème marcher 50km, de suite avec un paquetage léger (8Kg) et probablement nettement plus en puisant dans mes réserves.
Ca donne une confiance en soi, qui va être un des moteur dans une situation de survie.

YES Y CAN (Pour paraphraser  un politicien...)

Après on peut faire des tas de choses (dormir une semaine sur son balcon par -20° par exemple). Se nourrir que de poudre de lait pendant 7 jours... etc...

Le prochain point c'est les compétences techniques. Faire un feu, improviser un couchage, monter un Tarp, prendre un azimut avec une boussole etc...
Ces compétences je pense c'est une bonne idée, de les tester in vitro comme Achille.
Ca permets de connaitre ses points faibles et de les améliorer.


Le côté s'endurcir, je ne suis pas vraiment convaincu. Cela signifie quoi s'endurcir, en fait mieux supporter un environnement extrême, pas mieux survivre. De toute façon pour mieux supporter le froid, il faut être exposé plusieures heures par jours et c'est impossible avec une vie normale.
La douche froide, permet juste de prendre une douche froide, ce qui est loin d'être indispensable pour vivre.

@Patrick
T'as jamais du dégeler sur le feux par -20° les gamaches de cuir de l'armée suisse. ;D

Moléson


17 août 2009 à 07:00:21
Réponse #23

François


S'endurcir, pourquoi pas. S'entrainer à utiliser des moyens et des méthodes rustiques, utile. Mais je crois que le plus important est d'être capable de changer ses habitudes, de s'adapter au contexte sans être freiné par des réticences liées au habitudes et à une certaine forme de conformisme. C'est aussi handicapant d'être accroc à son heure quotidienne de jogging ou à son réveil à la douche froide que de ne pas pouvoir commencer la journée avant d'avoir avalé un café fort.
AMHA :)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

17 août 2009 à 09:53:01
Réponse #24

cubitus


Moi je crois beaucoup à ce qu'a dit Naëvis : se mettre volontairement en difficulté, même sur des gestes anodins de la vie quotidienne, pour forcer son esprit à inventer, s'adapter. C'est à mon avis d'abord cette qualité qui permettra de survivre. Cela n'empêche pas d'apprendre quelques techniques dites "de survie", mais à mon sens le plus utilise est bien cette capacité d'adaptation.

Ne pas utiliser le bon outil, la bonne main, couper la lumière,... créer des handicaps, quoi. Et les compenser.
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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