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Auteur Sujet: et l'huile de tournesol alors ?  (Lu 9266 fois)

12 août 2009 à 15:01:56
Réponse #25

Chris-C


Citer
Et en attendant, on propose quoi ?

de payer des éco-taxes  ;)

12 août 2009 à 15:06:26
Réponse #26

vagabond


Salut

Il ne faut surtout pas chercher à plaquer la traction animale sur ce que nous connaissons
actuellement en cherchant à le reproduire !

Il s'agit avant tout d'un changement complet de mode de fonctionnement et de
mentalité.

La traction animale ( que j'ai bien connu dans ma jeunesse  ::) ) n'est qu'une voie
à explorer parmi d'autres.

@'pluche

J.Phil.

[Edit] Pour la culture du maïs dans les Landes... supprime un peu l'irrigation pour
voir le vrai rendement !
Je pense que c'est une bonne base de réflexion.

L'explosion démographique liée au pétrole en est un complément.

Vagabond

12 août 2009 à 19:34:49
Réponse #27

attila82


Bon alors voilà, quand j'ai parlé de "revenir" au mode de vie de garnd papa, je parlais simplement du mode de transport ! ;) Maintenant tout le monde est parti dans un délire politico-humano-socialo-écolo-corect alors que mon point de vue était juste de dire qu'on peut prendre le temps de vivre sans se retaper les maladies, etcetc... Et alors, quid du temps, de la raréfaction du pétrole, quid de tout en fait, il faut aussi arreter de se prendre la tête avec les que ferons nous, qu'allons nous devenir ? Je ne sais plus qui à dit, sans animosité, on est pas la pour ça !, oui mais ils vivaient moins vieux, ils étaient plus malade... Bien sûr, on ne va pas retourner au temps de grand papa, mais prendrer le temps de " voyager " ou de vivre, entre " je précise, il faudra bien que tous, aussi bien employeur qu'employés, que les autres, on y arrive, because il ne nous reste que 10 ans ( dixit yan arthus bertrand ). Arrettez de délirer et respectons notre façon d'être et de devenir... >:( Sinon.........
Patrick

12 août 2009 à 19:52:49
Réponse #28

jilucorg


les derniers chiffre le la FAO de Juin 2009 parlent de 1,2Milliard de personne touché par la famine.
[...]
-Si les surfaces de culture augmentent c'est pour être compétitif, pas pour nourrir ce qui n'en on pas les moyens.
-Le déséquilibre est voulu et maintenu pour satisfaire notre pouvoir d'achat.
-Le spéculation boursière sur les denrées alimentaires de base créee et accentue le fossé entre ceux qui
posséde et les autres.

Bref pas de bras pas de chocolat......  :'(

Et un rappel de ces mêmes écolo-gauchistes de la FAO : L’agriculture biologique peut produire assez pour nourrir la population actuelle de la planète (le rapport intégral en français : http://www.fao.org/organicag/ofs/docs_fr.htm)


jiluc.

12 août 2009 à 21:50:28
Réponse #29

attila82


Je pense qu'il est fini le temps oû on réfléchissais pour soi, et qu'il faut maintenant réagir mondialement. En effet, pourquoi continuer à produire des cultures inadaptées au pays... Tel pays est "bon" pour telle culture, qu'il la produise, et surtout qu'il la "donne" aux autres... Si toute la planète faisait comme ça, que chacun produisait ce qu'il peut produire avec le minimum de ressources "énergétiques", et qu'il en faisait profiter toute la planète, je gage que tout le monde se porterait mieux et que les ressources naturelles iraient de même...     
Oui je sais c'est utopique, mais pourtant...

19 août 2009 à 11:42:25
Réponse #30

dolgan


L’agriculture biologique peut produire assez pour nourrir la population actuelle de la planète[/url] (le rapport intégral en français : http://www.fao.org/organicag/ofs/docs_fr.htm)


en Anglais malheureusement. si tu as un lien avec la version française ça m'intéresse. j'aimerais vraiment savoir ce qui est effectivement dit dans ce rapport.

19 août 2009 à 11:55:05
Réponse #31

jilucorg


en Anglais malheureusement.

Nan ! ;D J'ai causé de "rapport", donc tu cliques sur "Rapport", tout en bas du tableau, et tu obtiens illico presto le téléchargement d'un 'J9918F.pdf' tout ce qu'il y a d'en français ;)


jiluc.

19 août 2009 à 14:23:52
Réponse #32

dolgan


Pour des raisons écologiques et humanistes je suis contre la transformation de ce qui peut servir à nourrir les hommes en carburant. Ce n'est pas une attaque mais un avis qui ne vaut que pour ce qu'il est.

Mais dans un monde ou 1 milliard de personnes meurrent de faim chaque année, je pense qu'il est important de faire attention à ce qu'on fait de chaque cadeau de notre mère la terre.

Je vais me refaire des amis, mais faut être réaliste.

On produit déjà depuis longtemps plus de nourriture que necessaire. si des gens meurent de faim c'est qu'on le décide. La faute aux événements locaux (guerre, sécheresse, ...) mais surtout au système économique mondial et aux politiques menée par les pays riche contre l'agriculture vivrière de pays pauvres. On fait (sans leur laisser vraiment le choix) produire du coton/tabac/... dans ces pays, et on exporte à gros coup de subvention nos surproductions agricoles. Du coup, a moins d'un état solide et tourné vers l'avenir, les cultures vivrières des pays pauvres disparaissent petit à petit, les laissant à la merci des spéculations sur les stocks de nourritures. Certains traders doivent leur voiture neuve à la morts de petits africains.

ça c'est pour casser l'argument bidon (mais qu'adorent les médias et les pétroliers) de "les biocarburants vont affamer le monde."

Que vous le vouliez ou non, à moyen/court terme, les usages non alimentaires des cultures vont augmenter pour remplacer le pétrole devenant trop cher ou trop rare. Regardez autour de vous les objets en plastiques. Ensuite réfléchissez pour savoir si NOTRE SOCIETE (pas une minorité de personnes) pourra s'en passer. Dans beaucoup de cas, la réponse sera non. On fera certains objets en bois, mais pour les autres, on se tournera vers les bio-plastiques.

Les bioagrocarburants c'est à peu près pareil. Ils feront forcément partie du mix énergétique de demain.mais la majorité des véhicules de 2050 rouleront bien sur au nucléaire (via l'électricité sous une forme ou une autre). les agrocarburants ne seront qu'une petite partie (10 à 15% maxi) des carburants consommés demain (quantité de carburant qui sera forcément très inférieure à celle actuelle), surement une solution de transition.

La théorie des solutions toutes prêtes, mais qu'on nous cacherait est gentille, mais se mettre la tête dans le sable ne sert à rien. Tant que j'aurais pas d'élément sérieux m'indiquant qu'il existe des solutions merveilleuses, je continuerais à chercher la solution la moins pire dans celles qui existent ou sur lesquelles on peut compter à court terme.

Petite précision:
les agrocarburants n'ont de sens que si on parle de flotte captive locale et de développement organisé (par l'état) de la filière et sans abus de pesticides et d'OGM.
Il est évident que la manière dont ils sont produit actuellement au brésil (par exemple) est l'exemple même de ce qu'il ne faut pas faire. le pire serait d'importer ce carburant comme l'idée semble séduire certains dirigeant occidentaux.

Un développement intelligent des agro-carburant (surtout quand on aura la deuxième génération) est souhaitable.

C'est pas parce que jusqu'ici ce développement à été totalement idiot (au regard de l'environnement) qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. les agrocarburants ont leurs inconvénients bien connus (même si certains ont fait mine de les découvrir subitement) depuis longtemps, mais ils restent l'un des outils qui sera indispensable demain si on veut passer les crises qui nous attendent en limitant les dégâts.


PS: jilucorg, tu as bien un document rapport en Français, mais malheureusement ça ressemble plus à un résumé de colloque qu'à un dossier où l'on retrouve des données exploitables pour se faire une opinion. je l'ai lu en diagonale, mais je pense que les réponses à mes questions se trouvent dans la partie Agriculture biologique et sécurité alimentaire (en anglais). 25pages contre 14 pour le document intitulé rapport. je vais devoir dérouiller mon anglais.

19 août 2009 à 14:55:06
Réponse #33

vagabond


dolgan, te répondre sans créer de polémique est un vrai casse-tête, mais je vais essayer.

Dans ton raisonnement, rien ne change et je pense exactement le contraire, nous allons devoir changer notre mode de vie et je te ferai remarquer que c'est déjà le cas pour une part de plus en plus importante de la population.

ça c'est pour casser l'argument bidon (mais qu'adorent les médias et les pétroliers) de "les biocarburants vont affamer le monde."
D'ou sors-tu que c'est un argument bidon des pétroliers car de mémoire d'homme, les premiers à l'avoir jeté en pature aux média furent les écologistes, d'ailleurs les discours de Ziegler, ne sont aucunement des discourts de pétroliers mais ceux d'un homme qui se bat contre la faim dans le monde.

Quand à se demander si on peut se passer de ci ou de ça, la réponse est bien plus évidente qu'il n'y parait quand on y a plus accès.

Quitte à se poser des questions, combien de quinqua élevés à la campagne auraient pensé qu'ils ne boiraient plus de lait venant de la ferme ?

Il y a 20 ans, combien de français étaient prêt à ne plus manger de fromage au lait cru ?

Ce n'est pas si compliqué que tu veux bien le croire.

C'est pas parce que jusqu'ici ce développement à été totalement idiot (au regard de l'environnement) qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. les agrocarburants ont leurs inconvénients bien connus (même si certains ont fait mine de les découvrir subitement) depuis longtemps, mais ils restent l'un des outils qui sera indispensable demain si on veut passer les crises qui nous attendent en limitant les dégâts.
Une crise est une crise, pas un ersatz de vie mais une lame de fond qui fait mal, alors penser que tel ou tel autre choix de pourrir un peu plus le monde pour que nous ne soyons pas secouer me laisse dubitatif.

Vagabond

19 août 2009 à 16:38:22
Réponse #34

dolgan


Dans ton raisonnement, rien ne change et je pense exactement le contraire, nous allons devoir changer notre mode de vie et je te ferai remarquer que c'est déjà le cas pour une part de plus en plus importante de la population.

Si, dans mon scénario beaucoup de choses changent, mais très peu se feront volontairement. Pour moi, penser que les gens vont changer leurs modes de vie avant qu'on soit dans le mur est de l'utopie. Je suis pessimiste, mais jusqu'ici les faits me donnent raison.
A mon avis, en 2050/60, on sera obligé d'avoir réduit notre "energie transport" de 50% par rapport à maintenant (donc beaucoup plus de transport en commun) et on aura un parc automobile très différent (enfin, ça c'est mon côté optimiste, car on peut aussi très bien faire du pétrole à partir du charbon dont il nous reste des réserves) avec en gros:
15%: agrocarburant
10%: biogaz
20ou30% de gaz naturel
le reste: électricité éventuellement en passant par l'air comprimé ou l'hydrogène. électricité qui sera majoritairement nucléaire si on veut pas polluer un max.

Ce qui est certain, c'est qu'on n'aura pas qu'un seul carburant, et qu'on n'aura pas de carburant propre.

Je reviens de suisse ou les transports en commun sont super, fiables et peu cher. la population est responsable (c'est surement le seul pays où les habitants votent contre les baisses d'impôt), pourtant ils sont sous utilisé par la population locale (en tout cas celle que j'ai rencontré et à qui j'ai parlé.) qui les trouve pas terrible. tous les suisse à qui j'en ais parlé m'ont sorti des phrases du genre: "oui, mais dans les petits villages, il n'y a que 3ou4 bus par jour". Donc je crois moyennement à un changement rapide des mentalités dans un pays comme la France.

Citer
Quand à se demander si on peut se passer de ci ou de ça, la réponse est bien plus évidente qu'il n'y parait quand on y a plus accès.
Encore faudrait-il qu'on n'y ait plus accès. Ce qui ne sera souvent pas le cas: il suffira de réduire le nombre de bénéficiaires ou de faire autrement.
Le "pic oil" ne sera pas l'apocalypse, mais bien un virage énergétique/technologique pour lequel l'homme a déjà beaucoup de cartes en mains. L'homme s'adaptera, il ne restera pas les bras croisés à regarder les choses se passer. Il faut donc réfléchir dès maintenant aux solutions les moins pires. si on en trouvait quelques bonnes dans le lot, ça ferait pas de mal non plus.

Citer
Une crise est une crise, pas un ersatz de vie mais une lame de fond qui fait mal, alors penser que tel ou tel autre choix de pourrir un peu plus le monde pour que nous ne soyons pas secouer me laisse dubitatif.
Refuser de se préparer à une crise qu'on sait inévitable me laisse encore plus dubitatif.
On va se prendre dans les 60ans à venir deux crises différentes mais liées: les conséquences du réchauffement climatique et la disparition progressive du pétrole. On le sait, on sait que les deux vont faire très mal.
On aurait pris les choses en mains il y a 20ou30ans, on aurait pu lisser la chose et passer le cap sans grosse douleur. Maintenant, dans les deux cas, il est un peu tard pour éviter le gros des dégâts, mais il nous reste du temps pour nous préparer et faire en sorte de limiter les dégâts.
« Modifié: 19 août 2009 à 17:15:36 par dolgan »

19 août 2009 à 17:02:58
Réponse #35

jilucorg


PS: jilucorg, tu as bien un document rapport en Français, mais malheureusement ça ressemble plus à un résumé de colloque qu'à un dossier où l'on retrouve des données exploitables pour se faire une opinion. je l'ai lu en diagonale, mais je pense que les réponses à mes questions se trouvent dans la partie Agriculture biologique et sécurité alimentaire (en anglais). 25pages contre 14 pour le document intitulé rapport. je vais devoir dérouiller mon anglais.

Oui, tu as parfaitement raison, c'est comme pour tous les congrès, un rapport de synthèse, et les docs en anglais sont des "issues papers", des "documents thématiques" qui eux-mêmes résument les travaux des différentes commissions : si tu veux vérifier les allégations du rapport de synthèse, il faudra en passer par là ! :o ;D

P.S. :
Citer
On va se prendre dans les 60ans à venir deux crises différentes mais liées: les conséquences du réchauffement climatique et la disparition progressive du charbon.
Tu ne voulais pas écrire « pétrole » ?


jiluc.
« Modifié: 19 août 2009 à 17:10:27 par jilucorg »

19 août 2009 à 17:13:57
Réponse #36

dolgan


si tu veux vérifier les allégations du rapport de synthèse

Je veux surtout vérifier les allégations des médias à propos de ce rapport.  ;) Et voir ce qui y est dit exactement.

Citer
Tu ne voulais pas écrire « pétrole » ?
si, merci
« Modifié: 19 août 2009 à 17:19:47 par dolgan »

20 août 2009 à 09:21:42
Réponse #37

vagabond


Si, dans mon scénario beaucoup de choses changent, mais très peu se feront volontairement. Pour moi, penser que les gens vont changer leurs modes de vie avant qu'on soit dans le mur est de l'utopie. Je suis pessimiste, mais jusqu'ici les faits me donnent raison.
Tu as peut être raison et je n'ai pas forcément tord, et vice versa.

Les changements vont intervenir, qu'on le veuille ou non, la seule zone de flou est quand.

Il y a tellement de sources d'informations qui disent tout et son contraire, bien sur, c'est invérifiable, que l'on peut penser ce que l'on veut sans avoir forcément tord ou raison.

Je m'explique.

Sur un mois, j'ai lu que nous étions au pick oil, que nous allions y arriver bientôt et aussi qu'il n'arriverai pas avant 2050. Pour y retrouver son latin ... !

Par contre, ce qui est sur, c'est que nous sommes déjà entrés dans l'aire des conflits pétroliers (Irak, Afganistan et tous les conflits larvés à venir). Ce n'est qu'un avis, mais je n'y vois aucun bon présage.

électricité qui sera majoritairement nucléaire si on veut pas polluer un max.
dolgan, loin de moi l'idée de te juger, mais je m'insurge contre cette affirmation, les messages détaillants les dégats avérés du nucléaire sont passés à la poubelle, as-tu pris la peine de les lire ?

Tchernobyl ne suffit pas, il faut peut-être un Creys Malville ?

Va demander aux américains comment leur mini super phoenix à faillit leur pèter à la gueule quand ils ont décidé de mettre fin à son exploitation, et tu comprendra que nous sommes à coté d'un vraie vacherie avec notre super-super phoenix.

De plus, c'est reculer pour mieux sauter, car les centrales nucléaires fonctionnent avec un combustible fossile qui arrivera aussi en phase de déclain.

Refuser de se préparer à une crise qu'on sait inévitable me laisse encore plus dubitatif.
Que veux-tu préparer ?

A titre individuel, je vis déjà dans le repli et l'autarcie de plus en plus prononcés, que puis-je faire d'autre ?

Pour le collectif, relis les traités d'histoire de la fin de la 2 ème guerre mondiale et après tu me diras comment ils prennent en compte le peuple à chacune de leur décision.

En 1905, les sociologues parlaient des ouvriers du Nord de la France, principalement tourné vers les mines et le tissage, en des termes qui en disent long : Le sous-prolétariat. Il faut aussi se souvenir que les mêmes sociologues écrivaient qu'en alcoolisant le sous-prolétariat, il est plus facile de le gèrer.

Quand j'ai lu ces traités, il y a longtemps, j'ai compris que ce qui fait leur richesse est l'exploitation mais à aucun moment ils ne se montrent humains. Pourquoi voudrais-tu que ça ai changé ?

Je suis surement à coté de la plaque, mais je ne vois vraiment pas ce que tu veux faire.

On aurait pris les choses en mains il y a 20 ou 30 ans, on aurait pu lisser la chose et passer le cap sans grosse douleur. Maintenant, dans les deux cas, il est un peu tard pour éviter le gros des dégâts, mais il nous reste du temps pour nous préparer et faire en sorte de limiter les dégâts.
En lisant ces quelques lignes, je m'aperçois que tu arrives à des conclusions qui ne sont pas si éloignés que ça des miennes.

Vagabond
« Modifié: 20 août 2009 à 12:03:11 par vagabond »

20 août 2009 à 12:04:15
Réponse #38

jilucorg


En 1905, les sociologues parlaient des ouvriers du Nord de la France, principalement tourné vers les mines et le tissage, en des termes qui en disent long : Le sous-prolétariat. Il faut aussi se souvenir que les mêmes sociologues écrivaient qu'en alcoolisant le sous-prolétariat, il est plus facile de le gèrer.

Je ne comprends pas bien ce que tu veux exprimer : j'ai l'impression que tu prêtes ici aux "sociologues de 1905" (??) une sorte de mépris pour les mineurs et les ouvriers du Nord, mépris qui apparaîtrait par l'emploi du mot « sous-prolétariat ». Or il s'agit d'un terme strictement marxiste, qui désigne la partie du peuple la plus démunie et la plus exploitée, le « Lumpenproletariat » (prolétariat en haillons), qui n'a pas de conscience de classe, qui n'est pas organisée ni organisable, et dont les sympathies sont susceptibles de se porter vers n'importe qui au gré des discours (donc une population dont les révolutionnaires doivent se défier). C'est un mot qui n'a de connotation péjorative que pour les marxistes eux-mêmes, et qui n'est jamais employé par les adversaires de ceux-ci, comme les possédants (la 'bourgeoisie') entre autres. Parler en ces termes de ces gens n'est que décrire leur situation misérable...

Quant à la remarque sur l'alcool, elle ne fait que pointer une réalité observable parfaitement identifiée, là aussi pour décrire celle-ci, ce qui est une des missions de la sociologie. Favoriser l'alcoolisation du peuple (alcool peu cher, tolérances réglementaires, discours sur "la force" et la joie de vivre etc.) est d'un bénéfice solidement établi en termes de paix sociale :glare: (en 14-18, la distribution systématique de vin dans les tranchées,et celle du verre de gnôle pour tous avant l'assaut n'en sont que la continuation).


jiluc.

20 août 2009 à 12:29:17
Réponse #39

vagabond


Je ne comprends pas bien ce que tu veux exprimer : j'ai l'impression que tu prêtes ici aux "sociologues de 1905" (??) une sorte de mépris pour les mineurs et les ouvriers du Nord, mépris qui apparaîtrait par l'emploi du mot « sous-prolétariat ». Or il s'agit d'un terme strictement marxiste, qui désigne la partie du peuple la plus démunie et la plus exploitée, le « Lumpenproletariat » (prolétariat en haillons), qui n'a pas de conscience de classe, qui n'est pas organisée ni organisable, et dont les sympathies sont susceptibles de se porter vers n'importe qui au gré des discours (donc une population dont les révolutionnaires doivent se défier). C'est un mot qui n'a de connotation péjorative que pour les marxistes eux-mêmes, et qui n'est jamais employé par les adversaires de ceux-ci, comme les possédants (la 'bourgeoisie') entre autres. Parler en ces termes de ces gens n'est que décrire leur situation misérable...
jiluc.

Le terme sous-prolétariat est effectivement marxiste, mais son usage dans une étude de sociologie du début de l'ère industrielle ne l'était pas, à moins que je n'ai loupé l'avénement du marxisme sous le drapeau tricolore.

Malheureusement, le temps à fait son oeuvre, car j'ai lu ces études de sociologie il y a 30 ans et je dois me tromper sur leur contenu (le mépris ne devait pas y être présent).

Dans un certain sens, cela rejoint la vision du monde de Bernays, et nous savons que c'est lui et ses confrères qui ont eu raison.

Ca ne change rien au résultat, ils nous consulterons après la bataille.

:glare: (en 14-18, la distribution systématique de vin dans les tranchées,et celle du verre de gnôle pour tous avant l'assaut n'en sont que la continuation).


jiluc.

Uniquement pour information, car je n'y étais pas. Quand j'étais gamin, les anciens qui avaient fait la grande guerre, les gueules cassées, nous disaient que c'était une légende.

Vagabond

20 août 2009 à 13:04:40
Réponse #40

jilucorg


Le terme sous-prolétariat est effectivement marxiste, mais son usage dans une étude de sociologie du début de l'ère industrielle ne l'était pas, à moins que je n'ai loupé l'avénement du marxisme sous le drapeau tricolore.

Moi pas comprendre... :blink:

Citer
Uniquement pour information, car je n'y étais pas. Quand j'étais gamin, les anciens qui avaient fait la grande guerre, les gueules cassées, nous disaient que c'était une légende.

Des petits cachottiers !  :D

Le combattant reçoit également une ration réglementaire d'alcool quotidien, qu'il dénomme « la gniole » et qui n'est autre que du tafia de première qualité, réquisitionné sur la production des plantations des Antilles et de la Réunion. Cette ration, bien que fixée en principe à 0.0624 de litre par homme, varie suivant les saisons et les situations: plus faible à la belle saison et au repos, elle est augmentée l'hiver, les jour; de fatigues pénibles ou d'attaque. La chaleur du tafia est d'un merveilleux réconfort à ces moments-là; ses lettres de noblesse ne datent point d'aujourd'hui, ces soldats de Crimée en buvaient déjà pour lutter contre les neiges de Russie et le choléra, plus redoutable encore.

Les distributions de vin n'étant point réglementaires en temps de paix, il est aisé de comprendre qu'à plus forte raison elles n'avaient point été prévues pour le temps de guerre. On reconnut vite que c'était une lacune: la prolongation exceptionnelle des hostilités, les conditions pénibles de la vie des tranchées créèrent pour l'Intendance le devoir d'améliorer l'ordinaire des troupes. Quelle amélioration pouvait leur être plus agréable que l'octroi d'une ration réglementaire de vin I

En octobre 1914, tout soldat en campagne reçut quotidiennement un quart de vin, ravitaillement énorme, en égard à nos effectifs considérables, mais dont la réalisation fut, au demeurant, relativement facile, car en 1914 la récolte avait été fort abondante et, par suite, les prix assez bas. D'autre part, les producteurs firent à l'armée des dons généreux. Cette ration fut promptement reconnue insuffisante; aussi, au quart de litre distribué à titre gratuit, vint s'ajouter un autre quart de litre, fourni également par l'Intendance, mais celui-ci reboursable par les « ordinaires »; cette deuxième partie de la ration est d'ailleurs devenue à son tour obligatoire et gratuite, à là suite d'un vote du Parlement qui, en janvier 1916, a décidé que le poilu aurait droit à son demi-litre quotidien.

http://www.greatwardifferent.com/Great_War/Poilu/Vin_01.htm

5 juin 1915 — A 11 heures ¼ nous partons à la baïonnette, nous sommes comme fous, figurez-vous qu’avant de charger, nous avons bu 3 quarts de vin et 1 de rhum.
http://chtimiste.com/carnets/bonneau.htm

Des distributions très fréquentes de vin et de rhum nous sont faites
Lettre du soldat Émile Carrière à sa femme

Etc. ! :)

Mon grand-père (sous-lieutenant durant cette guerre) nous expliquait que l'habitude était assez répandue de faire stocker par l'encadrement ce rhum pour ne le distribuer en quantité "suffisante" qu'au moment des assauts.


jiluc.

20 août 2009 à 13:16:44
Réponse #41

sharky


Salut,

Le terme "sous prolétariat" a été aussi employé par les psychiatres jusque dans le milieu des années 80.

J'ai trié les archives de l'IME (Institut Médic-Educatif) où j'ai exercé pendant quelques temps, ce terme était souvent employé dans les anamnèses des enfants du style : famille issue du sous prolétariat...

Stéphane
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 août 2009 à 13:54:02
Réponse #42

jilucorg


Ben oui, c'est devenu après Marx un terme générique non connoté pour désigner simplement les plus déshérités économiquement-socialement-culturellement (hors personnes marginalisées).


jiluc.

20 août 2009 à 14:47:49
Réponse #43

vagabond


jilucorg, je ne t'ai pas dit que les coutumes alcoolisées de nos ancêtres n'avaient pas exister et qu'aucun soldat n'avait reçu sa "ration", mais juste écrit ce que disait les gueules cassées qui avaient fait la marne. Aujourd'hui, je pense qu'il est un peu tard pour leur poser la question.

C'est toi qui amène le marxisme dans l'évolution que peut prendre la société en me disant que je ne comprends pas ce que je lis, je veux bien, personne n'est parfait. Mais ça ne répond toujours pas à la question du remplaçement des énergies fossiles.

Fin de la polémique pour moi.

Vagabond

20 août 2009 à 15:39:49
Réponse #44

lambda


et l huile dans le moteur a la place du petrole??? c etait pas ca le fil au depart?? :-[

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

21 août 2009 à 11:21:33
Réponse #45

promeneur4d


J'ai un pote garagiste qui a bricolé une voiture ((diesel) et qui la fait fonctionner avec de l'huile de friture qu'il recupere dans les restos...


Les agrocarburants a base de dechets c'est cool  :up: il roule gratos, et les restos ne payent pas pour l'evacuation de l'huile (?) ...
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

21 août 2009 à 15:35:03
Réponse #46

vagabond


J'ai un pote garagiste qui a bricolé une voiture ((diesel) et qui la fait fonctionner avec de l'huile de friture qu'il recupere dans les restos...
C'est une excellente solution à titre individuel, si on en accepte les contraintes, mais cela ne résoud rien à la crise de l'énergie qui se profile, et ça ne répond pas au problème des "biocarburant".

Vagabond

21 août 2009 à 16:03:58
Réponse #47

promeneur4d


c'est un biocarburent, car l'huile de friture c'est de l'huile commestible fabriquée par des plantes. C'est peut etre une goutte dans l'ocean mais combien de litres d'huile menagere sont jetés?
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

21 août 2009 à 16:32:51
Réponse #48

vagabond


On est d'accord, sauf que je ne le mettrai pas dans les biocarburants mais dans le recyclage (récup). C'est une solution intelligente et économique, mais tu reconnaitra qu'on ne risque pas de faire tourner tous les mazout avec de l'huile de friture usagée.

Vagabond

 


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