Nos Partenaires

Auteur Sujet: Maladie de Lyme  (Lu 14630 fois)

25 mars 2007 à 10:00:56
Réponse #50

Persea


J'ajouterai pour ma part pour ceux qui "s'étonnent" de ne pas avoir été mordu aux pieds ou aux chevilles que toutes les fois où j'ai pu observer les tiques "en action", elles remontent sur le corps.
Tiens ça me rappelle la dernière que j'ai vu sur moi. Elle remontait tranquillos le long de ma veste en direction du cou, le problème c'est que j'étais au volant et ne pouvais pas faire grand-chose pour m'en débarrasser. Je me suis arrêtée dès que j'ai pu et j'ai viré cette chose de ma personne en la traitant de tous les noms.  >:(

Je me pose aussi la question pour chiens et chats....
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

25 mars 2007 à 12:02:10
Réponse #51

Gobelin


Citer
Halos L. La borréliose de Lyme chez le chien et le chat. Point Vét. 2005;36(253):48-53.

Mot(s)-clé(s) : tique,zoonose,Borrellia burgdorferi,afzelii,garinii,Merilym®

Résumé : La borréliose de Lyme est due à des bactéries spirochètes du groupe Borrelia burgdorferi sensu lato. Trois espèces pathogènes sont présentes en France: B. afzelii, B. garinii et B. burgdorferi sensu stricto responsable de 90 % des affections canines. La transmission de la maladie se fait essentiellement par morsure de tiques. Le chien est peu sensible à la maladie et développe des symptômes variés et non spécifiques : fièvre (asthénie, anorexie) et surtout boiterie. Le diagnostic est fondé sur un historique de séjour en zone d’endémie ou de présence de tiques, associé à un tableau clinique évocateur. La confirmation est sérologique (test IFI confirmé par Western Blot) mais peu spécifique. Le traitement repose sur l’administration d’antibiotiques, notamment de tétracyclines. La prévention contre les morsures de tiques et le retrait précoce des tiques réduisent considérablement le risque d’infection. Un vaccin, Merilym®, protège les chiens contre B. burgdorferi ss.

Les tiques sont également succeptibles de leurs transmettre la piroplasmose.
Citer
La piroplasmose est due à la multiplication dans les globules rouges du chien d'un petit parasite qui finit par provoquer leur éclatement. Cette maladie peut être mortelle en quelques jours. Si elle est traitée rapidement, elle ne laisse pas de séquelles. (Il existe aussi d'autres maladies transmises par les tiques : Ehrlichiose canine, Hemobartonellose féline, Maladie de Lyme).
Sources:
http://www.planete-vet.com/biblio/PV-253-48.html
http://www.canin.fr/Tiques.html
a+

25 mars 2007 à 19:42:18
Réponse #52

Persea


Merci Gobelin !  ;)
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

25 mars 2007 à 22:04:59
Réponse #53

El TIGROR


Tout comme Perséa (au bel avatar  :love:), je te remercie Gobelin et également tous ceux qui modestement font avancer notre connaissance de ce qui nous entoure (et nous inquiète parfois j'avoue  :'().

05 juin 2007 à 11:17:37
Réponse #54

kai


Encore des infos sur les tiques, y'a un complément d'info intéressant dans cet article:

http://www.nouvelliste.ch/sci-dir/2004-01-22-lyme.htm

Bonne lecture,
Kai

05 juin 2007 à 13:01:03
Réponse #55

mazzeru


Ce n'est pas pour faire avancer le smilblik, mais juste pour apporter un témoignage.

Les gens sont de plus en plus sensibilisés à la maladie de Lyme.
Exemple : Ma cht'ite fille part en camp avec les louveteaux cet été. Et bien, lors de la réunion de préparation, les responsables du camps nous ont informés sur la maladie et ses symptomes, et indiqué qu'ils procéderaient chaque soir au contrôle d'éventuelle piqures.

Comme quoi, ce qui était ignoré il y a quelques années est maintenant passé dans les moeurs ;)

31 mai 2016 à 14:16:42
Réponse #56

Persil


"la tête au carré" sur France inter qui commence à l'instant sur la maladie de lyme

15 septembre 2016 à 14:36:32
Réponse #57

Persil


une série d'articles dans un magazine grand public du Jura http://www.participe-present.net/le-magazine/actu/139-lyme-un-scandale-a-la-francaise.html

Extrait :

 "Borrelia est une bactérie extraordinaire, la plus intelligente que l'on connaisse à ce jour. Elle déjoue tous les pièges, se déplace plus vite que les globules blancs, se camoufle dans notre ADN, mute pour devenir invisible à notre système immunitaire qu'elle leurre en modifiant ses protéines de surface. Elle va même se cacher dans les cellules de l'organisme ou derrière les yeux pour échapper aux antibiotiques. Cette merveille de la biologie est un micro-démon qui libère des toxines dévastatrices, notamment lorsqu'elles sont diffusées dans notre système neurologique.

Aux États-Unis, c'est un véritable fléau qui frappe 300 000 nouvelles personnes chaque année. L'épidémie est d'ampleur similaire au Canada. En Afrique, il s'agit de la deuxième cause de maladie infectieuse après le palludisme. En Allemagne, les autorités sanitaires estiment entre 1 et 2 millions le nombre de personnes touchées. Et en France pendant ce temps là, on ne dénombre que 12 à 15 000 cas chaque année. L'Institut de veille sanitaire ne relève quant à lui que 5500 cas répertoriés, suffisamment peu pour que la Borréliose de Lyme soit encore considérée comme une maladie rare. "

15 septembre 2016 à 16:04:34
Réponse #58

guillaume


On pourrait aussi lire que la détection de la maladie est insuffisante en France...

"82,3% des gens ont plus de chances d'être convaincus lorsqu'il existe un pourcentage dans la phrase."

15 septembre 2016 à 17:40:03
Réponse #59

Persil


C'est dans la suite de l'article en effet.

30 septembre 2016 à 16:26:55
Réponse #60

Magic Manu


Reçu d'un site de revu de presse médicale auquel je suis abonné
« Un plan de lutte contre la maladie de Lyme »
Le Figaro  Le Monde
Le Figaro remarque en effet : « Mieux informer, mieux chercher, mieux diagnostiquer, mieux soigner : longtemps négligée, la maladie de Lyme, affection polymorphe due à une bactérie transmise par les tiques, va bénéficier d'un plan national ».
Marisol Touraine a indiqué hier que « ce plan vise à éviter le sentiment d'abandon et l'errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme. Il permet de mieux comprendre la maladie, de soigner plus efficacement les patients et de mobiliser tous les outils disponibles pour prévenir la maladie ».
Le Figaro explique notamment que « pour mieux informer la population et l'enjoindre à se protéger, l'Office national des forêts (ONF) et Santé publique France installeront des panneaux d'information pour les promeneurs et les randonneurs à l'entrée des forêts. Une application sur smartphone pour signaler la présence de tiques sera mise en place, des actions d'information du public seront lancées (affiches, dépliants...) et les professionnels de santé seront mieux formés ».
Le quotidien indique que « les médecins disposeront «d'un bilan standardisé décrivant la liste des examens permettant un diagnostic complet», un protocole sera mis en place avec les associations de malades «pour assurer une prise en charge standardisée et remboursée des malades sur l'ensemble du territoire», et des centres spécialisés seront créés à partir de 2017, regroupant toutes les spécialités concernées pour mieux accueillir les malades et former les professionnels de santé ».
« La Haute Autorité de santé, saisie en juin dernier, doit proposer «des critères médicaux de l'admission de la maladie de Lyme dans la liste des affections longue durée» », ajoute Le Figaro.
Le journal rappelle ainsi que « le diagnostic de la maladie de Lyme peut être particulièrement ardu. Le seul symptôme caractéristique de Lyme est l'érythème migrant, une lésion dermatologique apparaissant quelques jours après une morsure de tique infectée, puis disparaissant en quelques semaines. Un signe tellement caractéristique de la maladie qu'en sa présence, aucun test biologique de confirmation ne doit être demandé et un traitement antibiotique institué sans tarder. Mais il est loin d'être présent chez tous les malades... ».
Le Figaro note en outre que « pour mieux connaître la maladie et son vecteur, le ministère a évoqué plusieurs axes de recherche. Une cohorte de patients à long terme suivis dans les centres spécialisés sera mise en place pour mieux connaître la maladie, l'Institut Pasteur se penchera sur l'amélioration du diagnostic, et des recherches sur les tiques et leurs bactéries seront menées ».
Le Monde note également que « la ministre de la Santé a rendu public [hier] un plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les autres maladies vectorielles transmises par la tique. Cet acarien géant, qui se nourrit de sang, a été très médiatisé dernièrement, en particulier parce qu’il peut causer une maladie infectieuse, aisément traitable et identifiable dans sa forme aiguë, mais qui devient bien plus complexe à soigner dans ses formes tardives ».
Le journal souligne lui aussi que « la maladie de Lyme, qui toucherait plus de 26.000 personnes supplémentaires chaque année, présente des signes cliniques subjectifs (maux de tête, troubles de la mémoire) et le diagnostic est alors difficile à poser. Quant aux tests d’aide au diagnostic, ils sont imparfaits ».
Interrogée par le quotidien, Marisol Touraine déclare que « la raison de la création de ce plan aujourd’hui est que la maladie de Lyme n’est pas suffisamment reconnue et que nombre de patients se sentent livrés à eux-mêmes. Ce qui frappe, c’est la montée des débats qui ne sont pas toujours maîtrisés et donnent lieu à des interrogations scientifiques. Le plan est l’expression d’une volonté de mieux connaître et de mieux comprendre la maladie ».
Le Monde relève que « la ministre de la Santé a souligné qu’elle souhaitait «éviter la situation d’abandon et d’errance thérapeutique dans laquelle se trouvent les patients». D’où, notamment, la mise en place d’un protocole national de diagnostic et de soins ayant pour but d’harmoniser la prise en charge ».
Le quotidien rappelle en outre que « dans le monde médical, la maladie de Lyme fait débat. Le 20 septembre, l’Académie de médecine organisait une séance à laquelle ont participé des experts du sujet, aux visions bien différentes. […] Parfois franchement houleux, les échanges ont illustré l’opposition entre ceux qui redoutent un surdiagnostic de la maladie et ceux qui dénoncent une grave sous-évaluation de son impact ».
Hope for the best, expect the worse...

30 septembre 2016 à 19:03:20
Réponse #61

VieuxMora


Bonsoir Magic Manu,
On n'est pas tellement plus avancé, hormis la prise en compte et la sensibilisation grand public.
Quel est ton point de vue ?
(Si tu souhaites prendre position)

30 septembre 2016 à 20:35:28
Réponse #62

Magic Manu


Tu as raison. C'est juste quand même un preuve que "nos autorités" commencent à prendre conscience du problème. Les forum sur le sujet sont plein de post à propos de la non-reconnaissance de ces maladies, sur le fait que des panneaux de sensibilisation existent en Allemagne et pas en France, etc.. d'où parfois une possible frustration des patients. Maintenant, faut voir les effets, les tests de dépistage qui vont être mis en oeuvre...
Hope for the best, expect the worse...

30 septembre 2016 à 20:53:59
Réponse #63

VieuxMora


Cet été mon fils de 20 ans est allé en Hollande à un festival et campait dans la verdure.

Les organisateurs distribuaient ce document.
Néanmoins je lui ai prêté mon tire-tique au retour.

« Modifié: 30 septembre 2016 à 21:03:03 par VieuxMora »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité