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Auteur Sujet: Le guerrier...  (Lu 21010 fois)

21 mars 2007 à 15:19:58
Réponse #75

Rouri


Messieurs (WaylanderII, Emmuel, Diego et Diesiel),

Pouvons-nous retournez SVP au coeur du sujet...  ;)

Merci! :)

Rouri

21 mars 2007 à 15:22:04
Réponse #76

dents-de-sabre


Ben on y est un peu dans le coeur`nan ? Enfin avec ce que dit Patrick ca vient bien compléter le tout je trouve

21 mars 2007 à 15:23:54
Réponse #77

Rouri


Oui Diego, :)

Avec le commentaire de Patrick on retrouve enfin le fil... :)


21 mars 2007 à 15:36:11
Réponse #78

Diesel


Juste une petite parenthèse pour Patrick.
Tu as raison, quand tu parles de défendre sa famille, sauver des gens etc...
Je que je veux dire et tu le soulignes toi même c'est que c'est un puissant révélateur du meilleur et très souvent aussi du pire chez l'être humain. Je ne croit pas qu'on puisse s'épanouir en temps de guerre tant les traumatismes sont nombreux pour ceux qui le vivent. C'est dans ce sens que que je dis qu'il n'y a pas d'honneur à la guerre. C'est toujours difficile de faire passer sa pensée en quelques mots parfois mal choisi (et parfois trop vite).

la guerre c'est la victoire totale de l'absurdité. Des gens qui vivaient en frères ou en bons voisins en viennent à se foutre sur la gueule sans même savoir pourquoi très souvent.

21 mars 2007 à 15:49:00
Réponse #79

DavidManise


3F : bien incomplets... 

On en revient à la règle des trois, qui est valable n'importe où, que ça soit en guerre ou ailleurs.

On survit :

3 secondes avec la connerie
3 minutes sans O2 dans nos centres vitaux (ABC's, etc.)
3 heures sans thermorégulation efficace (froid ou chaud)
3 jours sans eau (soif)
3 semaines sans manger (faim)

Comment lutter contre tout ça ?  Bah tu fais un stage avec moi :doubleup: ;D

Il existe des techniques pour NE PAS SUBIR les 3F.  Or, l'endurcissement et l'aguerrissement, et les stages qui portent ces noms là dans les armées du monde entier, ça sert surtout à te préparer à subir.  Subir ça ou n'importe quoi...  Subir les erreurs des chefs et subir les choix politiques débiles des mecs qui, ultimement, prennent les décisions bien au chaud dans un bureau à 5000 km de ton aorte.  Subir et fermer ta bouche.

La préparation mentale, ça commence par décider de ne pas subir, justement. C'est là qu'on fait la différence entre un soldat et un guerrier, de mon point de vue.  Et la formation de pas mal de soldats, malheureusement, réussit à transformer des mecs qui pourraient être de bons guerriers en des personnes qui subissent pas mal de choses en bêlant "oui chef" d'un air féroce.  Mais un mouton féroce reste un mouton.  Un soldat qui subit reste un soldat, et il n'est pas un guerrier.  Un soldat qui décide de ne pas subir, là, oui.  Lui c'est un guerrier professionnel. 

Pourquoi on peut décider de partir à la guerre volontairement ?  Quelque part, c'est une volonté de ne pas subir.  C'est faire un choix, donc être libre d'y aller.  Et à partir du moment où on choisit, on ne subit plus.  On agit.  C'est très différent.

Moi je m'inflige des trucs à l'entraînement que je n'accepterais jamais qu'on me fasse.  Je n'accepterais pas de SUBIR ça.  Mais volontairement, je le fais et même j'aime ça.

Le guerrier ne subit pas.  Il fait des choix.  Et donc il est libre, et il le reste jusqu'au bout.

Diesel : je pense que nous sommes tous d'accord sur le fait que la guerre est une atrocité.  Ce que Patrick dit, c'est que même les pires atrocités peuvent être un prétexte pour faire des choses vraiment honorables (même au sens où tu l'entends toi).  Ça m'étonnerait qu'il en vienne à souhaiter une guerre pour autant.  Enfin Pat, tu me corrigeras hein ;)

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

21 mars 2007 à 17:15:49
Réponse #80

French Kiss


Mouais, on a quand meme un peu derive par rapport a l'aspect "philosophique" de la question de Rouri, rapport au guerrier, vous trouvez pas?

Bon, disons par exemple, que si on enleve la couche de caramel qui enrobe le hagakure et qui lui donne cette petite saveur exotique et gouleyante pour les neurones, la mise en application doit pas etre loin du lavage de cerveau salafiste et reglementaire dans les camps d'entrainement des kamikazes (tiens bizarre, c'est un mot japonais...) qui se font sauter au nom de ce qui leur a ete fourre dans le crane, que ce soit de l'ideologie religieuse, politique, tribale, etc...

Bref, ca a l'air joli, tres exaltant et plein de bons sentiments, mais de loin, de tres tres tres tres loin, car de pres c'est ni plus ni moins que de la manipulation psychologique instrumentalisee a la perfection, et ceux qui savent en jouer sont redoutables car le plus souvent ils ont des airs d'innoncence tres convaincants et ils savent profiter de la moindre faille avec une facilite deconcertante... un excellent film ou ce genre de manipulation est traitee:  "Le Destin" de Youssef Chahine
« Modifié: 21 mars 2007 à 17:24:19 par French Kiss »
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

21 mars 2007 à 17:34:36
Réponse #81

emmuel


Ouaip, d'où la petite citation d'Huxley.

Un des éléments intéressants, Rouri, dans cette mythologie irlandaise ou scandinave, avec le Berserk, c'est cette idée de fureur guerrière. Moi ça ne me paraît pas hors-sujet. Typiquement c'est quelque chose d'utile et qui s'apprend.
J'ai fait du judo pendant de nombreuses années. Et quand tu tombes sur des très lourds ou très musclés, surtout au sol, ça peut être très très éprouvant le judo. Et avec les années, on apprend à se mettre en "mode agressif", tout à coup, de manière explosive et très violente, d'une manière qui mobilise tout l'énergie, quand la seconde d'avant on était calme, et que à la fin du combat, tout s'arrête aussi d'un coup. Alors que pendant ce temps, le cerveau est un peu détaché. Majoritairement mobilisé par les 5 sens, avec un petit bout en réserve pour la lucidité et une gestion froide des informations.
Mais ça ne marche pas pour tout. J'ai ensuite fait des arts martiaux, et là typiquement ça ne marchait pas. Parce que ça n'était pas assez dur pour le coeur, parce que ça ne faisait pas assez mal (c'était une école avec peu de contact), parce que cet état impliquait le fait de briser toutes les règles et de faire mal. En judo je pouvais parce que ayant commencé tout petit, le mécanisme assez "sécuritaire" du judo était profondément ancré en moi. Je pouvais donc y aller à l'instinct tout en restant dans le cadre établi.
Trouver des biais pour travailler ce "switch", ça me parait être une bonne préparation… Après, moi j'y connais rien, je suis pas un guerrier.

21 mars 2007 à 17:52:48
Réponse #82

French Kiss


Mwoui, si tu as le temps d'activer le switch quand la m*rde sort du ventilo, enfin... je veux dire si t'es pas en train de phantasmer sur les biens faits spirituels du dernier code d'honneur a la mode (clin d'oeil a Rouri) ;D

Emmuel, je preferais ta signature avec la citation d'Huxley  8)
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

21 mars 2007 à 19:08:06
Réponse #83

bison solitaire


Bonjour,

Pour se préparer au combat, le guerrier se doit de se former physiquement. Mais qu'en est-il de la formation et de la préparation philosophique sur laquelle, le guerrier doit s'appuyer au niveau mental?



Y'a sans doute autant de guerrier qu'il existe de nature de combat, et face à un combat t'as pas le temps de te poser trop de question...
Si on veut suivre une formation mentale, y'a intérêt à savoir à quel combat on va être confronté ou en tous cas à ce que la formation soit très polyvalente.

21 mars 2007 à 19:54:04
Réponse #84

Rouri


Jeremy,

Citer
Salut Rouri,

Tu t’entraine depuis longtemps et 12 mois par an, tu as eu visiblement un excellent maître qui t’as enseigné l’importance de tous les aspects du combat. J’aimerai pour ma part développer mon mental. Peux-tu s’il te plait nous faire part de ta vision des choses et de la façon dont tu t’entraine à cet aspect ?
Ca m’intéresserait aussi beaucoup de savoir comment vous faites tous, ou si vous ne le faites pas si vous négligez cet aspect

1- Je vais tenter de te répondre pour une histoire vrai:

Leçon d'humilité...

Un jour après avoir été à un séminaire sur le combat au Tomahawk donné par un fan de James Keating, je vais voir mon «ermite» afin de de lui montrer mes «nouvelles techniques au Tomahawk». Il me dit «go»! Je fonce vers lui en brandissant fièrement mon tomahawk de pratique et vlan je me retrouve sur le c*l avec 2 nouvelles bosses sur ma tête! Il me dit tout simplement: «la pratique de l'humilité fait éviter les bosses»!

Depuis ce jour, peut importe mon nombre d'année de pratique de sport de combat, j'essai de tjrs me comporter comme un humble pratiquant...  Et même dans la vie quotidienne l'humilité peut être utilie!

2- Le deuxième aspect que je trouve important, c'est d'avoir la foi dans quelques chose d'immanent ou de transcendant. Au cours de l'histoire, la pluparts des guerriers avaient la foi en QQCH!

3- Reste la question comment «durcir» son mental...


21 mars 2007 à 20:07:44
Réponse #85

Waylander II


je vais éviter de dire une annerie
 j'ai réfléchis suite à ta phrase : reste à savoir comment on peut durcir son mental.

je pense que l'on ne peut pas durcir son mental volontairement comme ça sans rien faire juste ne "pensant".
à mon avis, je dis bien "a mon avis" c'est l'expérience qui fabrique un mental. on aura beau se fabriquer le mental que l'on veut, si on se trouve dans un combat sans avoir pratiqué autre chose que de la méditation ça va être difficile. j'espère ne pas avoir dit de bêtises cette fois.  :-\

21 mars 2007 à 20:15:41
Réponse #86

Patrick


Je crois qu'il est un peu phantasmatique de croire qu'on peut aller au delà d'une certaine adaptation à partir d'un certain âge.

Pour ce que j'en sais les "durs", les "guerriers" ont eu ça en eux depuis très jeune. Leur éducation, rencontres, expériences, milieu où ils ont grandis ont façonnés cette personnalité.

Seuls à mon avis des chocs psychologiques peuvent générer de tels changement qu'un individu timide et introvertis, plutôt pas rassuré quand ça chauffe un peu puisse se transformer en une vrai bête de combat.

Je crois plus à une certaine prise de conscience des risques auxquel nous sommes exposés et une pratique régulière d'une discipline adaptée qui va peu à peu donner confiance et rétablir la conscience qu'en cas de problème on sera techniquement et tactiquement en mesure de faire, qu'il est normal d'avoir peur et qu'on arrivera à maîtriser cette peur.

A l'inverse j'ai vu des personnes, jeunes pour la plupart, vouloir à tout prix acquérir un mental de "killer" et se lancer dans des disciplines trop dures pour eux et qui ont achevés de perdre le peu de confiance qu'ils avaient encore.

Je crois qu'en matière de recherche personnelle, il faut avant tout essayer de savoir où on en est le plus lucidement possible, les moyens physiques et psychiques dont on dispose et se donner des objectifs réalistes à court et moyen terme.

Et surtout régularité et constance car il ne sert à rien de s'entraîner comme un malade tous les jours pendant deux mois en s'épuisant et au risque de se blesser.

Moi ce que j'appelle, un guerrier, c'est un individu socialement intégré, avec une réussite professionnelle et familliale, qui sait se battre jusqu'au bout pour ses valeurs profondes, qui accorde une grande importance à sa parole, à la loyauté et à la fidélité.

Un guerrier est avant tout et toujours selon moi celui qui ne méprise pas le faible et ne craint pas le fort.

Les autres sont pour moi des brutes inadaptées, sans courage puisque n'ayant rien à perdre et ne croyant en rien.

21 mars 2007 à 20:18:58
Réponse #87

Waylander II



Moi ce que j'appelle, un guerrier, c'est un individu socialement intégré, avec une réussite professionnelle et familliale, qui sait se battre jusqu'au bout pour ses valeurs profondes, qui accorde une grande importance à sa parole, à la loyauté et à la fidélité.

ce que toi tu appelles un guerrier ce serait tellement bien et beau si ça pouvait s'appeler juste "un homme"... mais ce n'est pas ainsi. en tout cas ta définition est ... :akhbar:

21 mars 2007 à 20:40:11
Réponse #88

Rouri


Patrick,

Citer
Un guerrier est avant tout et toujours selon moi, celui qui ne méprise pas le faible et ne craint pas le fort.[/quote]

Bravo, tout est dit! :yeah:

Rouri

21 mars 2007 à 20:47:57
Réponse #89

Rouri


Patrick,

Pour continuer ta lancé...

Mon père m'a souvent dit; «qu'un homme ne prouve pas seulement sa valeur en montant à l'assault de la tranché ennemi, mais également en allant travailler à chaque jour pour sa famille, et ce avec le sourire!»

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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