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Auteur Sujet: la survie, sport individuel ou sport d'équipe ?  (Lu 3623 fois)

09 février 2007 à 19:21:31
Lu 3623 fois

Campeur


 j'ai abordé la question dans la section matos, et je me disais que ce sujet méritait un fil de discussion (si il y en a déjà eu un ou qu'il est au mauvais endroit désolé  :-[)

En cas de catastrophe nécessitant une fuite rapide le bob sur le dos, opteriez vous pour un partage des ressources avec d'autres personnes, plus ou moins équipées que vous.
ou plutôt pour une version plus "solitaire", réservant ces mêmes ressources au cercle familial proche, allant jusqu'à le défendre de l'appétit bien compréhensible de personnes démunies et désespérées?

je grossis un peu le trait mais je suis sur que chacun a déjà imaginé ce type de scénario.

j'ai conscience que le sujet peut être rapidement polémique, alors je fais confiance aux modos pour intervenir le cas échéant.

Perso je pense que je mettrais ma famille en lieu sur et dissimulé des envieux, si c'est possible. je reviendrai ensuite filer un coup de main et tenterait de monter une petite communauté avec des éléments que j'essaierai de choisir judicieusement. l'idéal étant de rassembler les amis

mais tout ça, c'est compter sans la peur, la panique, les blessures et/ou les pertes éventuelles au sein de la cellule familiale...

A vous le clavier

"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

09 février 2007 à 19:32:43
Réponse #1

Olcos


Il est quand meme assez peu probable qu'on soit dans une situation de survie a long terme, enfin j'espere...

Moi je crois que je la jouerai en solo, deja je m'occuppe des miens au sens large (amis) mais je suis pas l'Etat. Pour prodiguer des conseils, soigner un blessé, aider quelqu'un a faire du feu ou m'occupper d'un gosse tout seul je dis okay, mais pas question de filer ma bouffe ou mon eau aux premiers venus.

[HS] tout à fait dans cet esprit y'a le film "le temps du loup", pas un chef d'oeuvre mais un film survivalo-catastro-toutfouflecampmapovdame divertissant [/HS]
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

09 février 2007 à 19:45:46
Réponse #2

Campeur


Il est quand meme assez peu probable qu'on soit dans une situation de survie a long terme, enfin j'espere...


oui je l'espère tout comme toi Olcos, mais par contre je pense que même en 3 jours, pour reprendre le délai de la croix rouge canadienne, il pourrait se passer tout un tas de truc pas sympa...
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

09 février 2007 à 20:07:47
Réponse #3

Kilbith


Salut,

Je n'ai jamais vécu des situations comme dans les films. Juste AZF à Toulouse.

Je constate que les attitudes ont plutôt été vers les groupes primaires....tous se connaissent et s'entraident.
.... L'homme est un animal social

Dans ce cas particulier c'était à l'avantage de tous (si on est intelligent)...dans d'autres conditions ?

did, ;)

09 février 2007 à 20:13:43
Réponse #4

Campeur



Dans ce cas particulier c'était à l'avantage de tous (si on est intelligent)...dans d'autres conditions ?

did, ;)

suis assez d'accord ! mais l'intelligence, en situation de stress intense, ben j'ai des doutes :( et le pire c'est sur la mienne que j'ai le plus de doute  ^-^
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

09 février 2007 à 20:50:24
Réponse #5

DavidManise


Ce qui est sûr, c'est que si on n'appartient pas à un réseau social fort et sain AVANT que ça chie, c'est pas après que la m*rde soit tombée qu'on pourra commencer à le tisser, ce réseau ;)

D'où l'intérêt, aussi, de ce forum où les gens peuvent se rencontrer et créer des petites "grappes" de survivors avertis qui pourront éventuellement, s'ils le sentent et si c'est possible réellement, collaborer localement en cas de pépin...  ou juste pour le plaisir de faire des sorties nature ensemble etc.

Le premier exemple qui me vient, c'est Kilbith et Le Voisin.  Ils habitent à 400m l'un de l'autre.  À mon humble avis, ces deux là ensemble pourraient survivre à pas mal de trucs...  Déjà qu'individuellement ils se démerdent bien !

Personnellement, je pense que nous sommes des animaux sociaux, et que collectivement nous sommes beaucoup plus robustes qu'en restant isolés.  Évidemment, dans certains cas le groupe peut aussi constituer un risque.  Je pense qu'il faut peser le pour et le contre, bien dimensionner les groupes, bien choisir les éléments...  et surtout rester flexible.  Savoir se regrouper et se disperser en fonction des besoins et des conflits internes.

Ciao !

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

09 février 2007 à 20:57:55
Réponse #6

Kilbith


Re, ;)

L'autre  c'est un peu comme la religion (sans vexer personne) :on y pense surtout quand on en a besoin....


Lors de la catastrophe d'AZF une forte solidarité s'est développé avec mes voisins que je connaissais et que j'appréciais mais sans plus. Chacun a essayé d'aider l'autre, le bénéfice étant réciproque mais pas seulement je pense. Il faut dire que le quartier prédispose à un aspect communautaire. Ce sont des petits pavillons....
Après la catastrophe progressivement "bonjour" "bonsoir".

Après nous étions tous solvable...ça aide beaucoup !

J'aime bien ce proverbe que m'a dit une étudiante russe :
"le jour ou il pleuvera des roubles...les pauvres n'auront que des passoires"  :'(

Did, ;)



10 février 2007 à 05:35:58
Réponse #7

Artic Killer


Moi aussi je pense qu'une optique BOB doit se faire en solo, ou groupe très restreint.
Parce qu'il faut pas rêver, des gens comme nous, qui essaient de penser et de prévoir les éventualités avant qu'elles n'arrivent (et s'y préparent! ;D), attireront forcément les envieux et les profiteurs.
Dans un pays comme le mien, où une arme de guerre se trouve dans pratiquement chaque foyer, le fait d'avoir à se défendre est malheureusement, à mon avis, inévitable. :-\

A terme, je pense que de recréer une petite communauté d'amis proches ne peut qu'être bénéfique, mais pas dans l'urgence.

Tout ceci pour une situation où l'on serait obligé d'évacuer, il est clair que dans une situation moins dramatique (fortes chutes de neige, quarantaine, etc), il est de loin préférable que les voisins deviennent des amis...
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

10 février 2007 à 10:18:46
Réponse #8

Campeur


Ce qui est sûr, c'est que si on n'appartient pas à un réseau social fort et sain AVANT que ça chie, c'est pas après que la m*rde soit tombée qu'on pourra commencer à le tisser, ce réseau ;)

David

suis assez d'accord avec toi David, mais malheureusement dans les grosses agglomérations, plus le temps passe, plus les réseau social se délite.

Peut être qu'une catastrophe, comme celle de Toulouse, redonne à l'homme, sa dimension d'animal social. l'idée me praît plutôt rassurante.
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

10 février 2007 à 16:16:52
Réponse #9

Baptiste


Je trouve qu'Artic Killer a un raisonnement fort juste :
-Si c'est la m*rde pour une raison autre que naturelle -> chacun pour soi. Le cercle est alors réduit aux proches.
-Si la catastrophe est naturelle -> entre aide car cela touche tout le monde avec le même degrés d'intensité.
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

12 février 2007 à 11:03:32
Réponse #10

guillaume


Parce qu'il faut pas rêver, des gens comme nous, qui essaient de penser et de prévoir les éventualités avant qu'elles n'arrivent (et s'y préparent! ;D), attireront forcément les envieux et les profiteurs.

D'où une réflexion que je me suis faite déjà depuis un moment: ne pas crier sur tous les toits que l'on fait des réserves au cas où ::).

a+

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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