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Auteur Sujet: Wikifaction : Comment déféquer, ch!*er, couler un bronze... dans les bois?  (Lu 13253 fois)

27 février 2013 à 12:08:49
Réponse #25

Nirgoule


Le PQ, a priori est biodégradable.
Perso je pisse dessus après avoir fait le caca, je pense qu'il se dégradera plus vite.
Le brûler je ne vois pas l'intérêt si le caca est bien enterré.

Cette histoire de chier est vraiment une calamité dans certains lieux fréquentés. On devrait apprendre aux enfants comment chier dans la nature.

"If you are out for more than a day with no access to toilets, you need to be aware of how to defecate, without impacting on the environment."

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

27 février 2013 à 13:00:29
Réponse #26

promeneur4d


t'as
Le PQ, a priori est biodégradable. ...

toi t'as jamais soulevé de pierres en montagne, avec du pq tout propre et un peu d'humus a coté..
 ;)
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

27 février 2013 à 14:04:14
Réponse #27

Shumba


 :o C'est le coup du nouvel arrivant pour mon premier message... bon je vais quand même partager mon expérience comme promis car j'ai laissé quelques kilomètres d'étrons dans les bois sans bruler de PQ...

Pour vous situer l'ambiance, imaginez-vous 3 ou 4 passionnés passant plusieurs jours voir semaines en totale autonomie pour disons... observer et photographier des zanimaux dans leur milieu naturel. Forcément après quelques jours de navarin d'agneau et autres plats lyoph, Mère Nature nous demandes de verser notre obole.

Dans le cas où l'on peut se déplacer:
Que l'on soit en maraude ou en position fixe, on s'éloignera seul du point de station, muni d'une pelle (modèle US réglementaire dans ce cas précis) et d'un paquet de mouchoirs en papier (si l'on en dispose encore, sinon des feuilles ou quelques cailloux ramassés au fond d'un ruisseau feront l'affaire). On n'oublie pas son appareil photo au cas où l'on croise un affectueux zanimal... et éventuellement la boussole si la forêt est très dense. Dans certains environnement on prendra son minimum vital s'il y a risque de se perdre ou d'être séparer du groupe. Et c'est parti, azimut/distance sur 300 mètres pour trouver un point suffisamment éloigner afin de ne pas compromettre la zone ou le point d'où l'on observe. L'endroit que l'on recherche pour passer un moment agréable doit permettre de se dissimuler mais aussi d'utiliser son appareil photo car on est quand même là à la base pour photographier des zanimaux, pas pour fertiliser les sous-bois... Suivant l'ambiance du moment on cherchera à éviter de laisser des traces de pas.

Une fois le lieu choisi, on arrive à la partie technique. Avec la pelle, on dégage les feuilles et l'humus sur une surface d'un m2 environ et on creuse un trou de 20 / 30 centimètres de profondeur (on n'y passe des heures non plus). Et puis accroupi, l'appareil photo en sautoir, on se concentre pour viser juste et éviter les talons de ses pompes... Passé ce moment de méditation intense, on prend soin d'"aller au résultat" après s'être soigneusement essuyé et refroqué. Pour économiser les mouchoirs, on peut les couper en quatre. A l'aide de la pelle on rebouche le trou et on recouvre la surface que l'on a piétinée avec le tas de feuilles et d'humus que l'on avait préalablement dégagé. Ca permet de camoufler les traces...
Et enfin, azimut inverse, 300 mètres et on rejoint son groupe. Affaire réglée. Pas besoin de beaucoup d'entraînement pour réussir cette prouesse de nuit tous feux éteints.

Si pour une raison ou pour une autre on ne veut pas "polluer" la zone ou si l'on ne peut pas se déplacer, il reste la solution du crap-bag et de la pee-bottle (un ziploc XXL et un jerrican souple de 3 litres type cubitainer fonctionnent très bien). Cette solution nécessite une bonne souplesse sous abris et une absence presque totale d'estime de soi si l'on ne peut s'isoler mais ça renforce les liens au sein du groupe, pas vrai ? Qui pourra se venter ensuite d'avoir chi*r dans le même ziploc ?

Conseils techniques :
- Gardez un sac à gravas pour stocker les ziploc de la semaine que vous ramènerez dans votre sac dos, placez le en haut du SAD pour éviter qu'il n'explose à l'intérieur en cas de chute,
- Dans le même ordre d'idée, si vous vous déplacez avec votre jerrican plein, ne le mettez pas dans le sac à dos et faites un trou à plus de 50 m d'un ruisseau pour vider le contenu de votre jerrican avant d'entreprendre un long déplacement

A part les techniques citées ci-dessus, je n'ai jamais essayé les solutions techniques du commerce.

Pour remplacer le PQ:
- Les feuilles de marronnier sont bien mais perso je préfère la poignée d'herbe fraiche.
- Prenez les cailloux dans un ruisseau, c'est mieux qu'ils soient propres et pas trop "rapeux".
- Dans le désert un baton remplace l'herbe ou les feuilles (sans les épines) mais laissez l'écorce car il faut que ça accroche un peu. Ca s'utilise en tournant et on le réutilisera après l'avoir nettoyer avec du sable.
Si vous emportez du PQ ou des mouchoirs en papier, protégez-les de l'humidité et alternez les techniques pour économiser cet élément de confort : pierre, feuille, ciseau PQ. Vous verrez au bout du 20ème jour, vous serez content d'avoir encore quelques précieuses feuilles de PQ... et ce qui est bon pour le moral augmente votre survivabilité.

« Modifié: 28 février 2013 à 19:06:04 par Shumba »
"We are the Pilgrims, Master..."

27 février 2013 à 22:38:56
Réponse #28

Mishkin


Bonsoir,

un p'tit truc pour éviter les erreurs de tir:
chier d'abord, creuser ensuite!
Ah bé ouais mais ça fait aussi partie du trip d'apprendre à viser et le plaisir d'un larguage réussi c'est ... aahhh  :love:
Je tombe pas le futal jusqu'en bas, grossa merda je coince la taille juste en dessous des poplités, je garde la cible en vue.


pour mon premier message...

Chouette post homme, pour un premier message il restera dans les annales  ;# (Bienvenue, au passage)

J'aime bien aussi la feuille de chataigner ou de marronier, les nervures du dessous ont un pouvoir raclant efficace.
La feuille de noisettier est ma préférée en terme de largeur, solidité, efficience et les jeunes feuilles arborent une douce pilosité.
Edit : j'utilise les feuilles dans le sens de la pointe vers le pied, sinon c'est moins bien
Mais attention l'en faut de la fraiche hein, arrivé l'automne c'est mort. La feuille qui se craquele pendant l'acte, merci bien.
L'herbe c'est cool, si elle un peu chargée de rosée c'est pas plus mal, ça nettoie mieux et ça fait frais, faut pas etre radin sur la poignée sinon les doigts peuvent passer au travers, quand on en a de la longue, on peut plier la poignée et tenir par la pliure.
Moi j'écorce les batons, l'écorce c'est comme les fragments de feuilles.

En temps normal, j'ai au moins des mouchoirs sur moi, si bivouac j'ai la pelle alors c'est dégagement de la premiere couche du sol, 20 cm d'excavation de la largeur du fer, action, pliage du mouchoir jusqu'en 4 et je l'abandonne au fond, remblai, tassage, replacement de la premiere couche. Quand j'ai pas la pelle je fais à coup de talon.
Oui j'abandonne mon mouchoir mais il ne se voit pas, je déteste tomber sur un cagadey (champ de mines en occitan) , ya rien de plus moche et irrespectueux.

Par chez moi, sur le littoral, au pied de la dune il y des sources d'eau douce et généralement elles sont accolées à un massif de végétation, une sorte de jonc à longues feuilles qui fait parfois 1m50 de haut. On entre dedans, on tombe caldé, on est caché mais on peut pister les alentours et on a tout sous la main.

Sur les rafiots, il est d'usage de vider son pot de chambre ou faire son bizness au bord sous le vent.
à terre je prefere aussi me mettre sous le vent des camarades. 'fin ça dépend ...

Mon meilleur souvenir c'était pas dans les bois, c'était en plongée en apnée, je suis descendu (4m environ) m'accrocher à une patate de roche, tomber le short et regarder la bouse léviter jusqu'à la surface.

Une des clé de la réussite, c'est la consistance de l'offrande. ça s'apprend : visitez ma signature  ;)

à+

Mishkin
« Modifié: 27 février 2013 à 22:54:12 par Mishkin »

17 août 2014 à 21:59:18
Réponse #29

Hurgoz


Yo,

Bon, je la refait ici du coup  ;#

J'avais une petite question: j'étais entrain de lire un tuto sur le tannage naturel dans lequel ils utilisent une infusion de cendre comme agent alcalin pour détruire les matières organiques sur la peau. Du coup, est ce que cela pourrait fonctionner dans des latrines de terrain? (un peu comme la chaux)

Tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

17 août 2014 à 22:52:28
Réponse #30

AC


J'avais une petite question: j'étais entrain de lire un tuto sur le tannage naturel dans lequel ils utilisent une infusion de cendre comme agent alcalin pour détruire les matières organiques sur la peau. Du coup, est ce que cela pourrait fonctionner dans des latrines de terrain? (un peu comme la chaux)

Je ne suis pas compétent pour dire si la chaux est un moyen approprié pour traiter les latrines, mais les cendres en sont une bonne source:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cendre#Cendres_de_bois
Citer
... les éléments non organiques qui constituent les cendres de bois sont en majorité basiques avec 25 à 50 % de chaux (oxyde de calcium ou chaux vive), 13 % de potasse (oxyde de potassium1) et soude (oxyde de sodium), ...

18 août 2014 à 11:12:24
Réponse #31

Hurgoz


Yo,

Merci pour l'info.

Je sais que dans un chalet d'alpage où j'avais passé une semaine c'est la chaux qui était utilisée...maintenant je ne sais pas si c'est viable écologiquement parlant  ^-^

tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

18 août 2014 à 11:53:12
Réponse #32

azur


Je sais que dans un chalet d'alpage où j'avais passé une semaine c'est la chaux qui était utilisée...maintenant je ne sais pas si c'est viable écologiquement parlant  ^-^
utilisée en surface, il me semble que la chaux vive présente des risques pour la végétation (brulure, détérioration...) mais elle se dégrade rapidement pour devenir inerte.
La quantité utilisée pour assainir des toilettes présente un risque de pollution faible au regard de ce que serait une absence d'utilisation.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!

18 août 2014 à 12:36:24
Réponse #33

Hurgoz


Yo,

Merci  :doubleup:

Du coup sur du camp (on va pas allumer un feu juster pour aller chier lors d'une rando, hein ;) ), la solution de la cendre est viable :)

tcho

Hugo
"Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression." DUDH

28 août 2015 à 21:11:19
Réponse #34

Colonel_Olrik


pt'it rétex opex mali,

En poste isolé dans le nord, y'avait pas de toilettes, du coup on a creuser une tranchée de 3m de profondeur sur 20 de long, avec des traverses de chemin de fer en travers, du grillage posé par dessus (coupé a la pince monseigneur pour laisser passer les défécations, ce qui donnait lieu a des concours de tir de précision fantastiques pour égayer les nuits de tourista! ;# ) et des pans de bastions walls, le tout créant ainsi 10 petites cabines individuelles forts sympathiques si l'on exepte.... Ces putains de mouches! Que seules les tempêtes de sables arrivaient à déloger. Ce que j'en retiens?

-A 100 personnels ont a bouché la moitié de la tranchée (10mX3MX1,50M) en deux mois

-Ce feuillé était situé a 400m de la zone vie, pas de problèmes d'odeurs, mais ça fait loin quand on attrape la courante (ca m'est arrivé c'est pas drole du tout !)

-La m*rde, meme recouverte avec du sable attire les mouches, et ces sal^ùs sont hargneuses

-Dans le désert le PQ irrite, nous avions, pour beaucoup, demandé à ce qu'on nous envoie des lingettes bébé par colis.

-La position accroupie est désagréable au début mais ca fait les cuisses! Au début j'étais obligé de faire des "pauses" et de me relever histoire de relacher mes muscles, environ toutes les 10/15 minutes, a la fin c'était des coups de 45/60 minutes tranquilles.

-Ca stimule la créativité! Un de nos soldats a pris une vielle chaise de campagne, une plaque de plastique et a crée un siège de chiotte, sur lequelle était scotché une bouteille de gel désinfectant.

-Faut pas oublier sa pelle! Et le respect des autres par cette petite pelleté de terre est nécessaire! De même que prendre le temps de viser et pas chier comme un goret sur le grillage...

-Enfin, avec humour, ca attire les curieux, notamment les soldats maliens qui nous regardaient aller chier avec notre pelle de lot de bord sur l'épaule!


deux pti'tes photos!



« Modifié: 28 août 2015 à 21:20:11 par Colonel_Olrik »
"Y'a deux types d'impulsifs, ceux qui téléphonent et ceux qui se déplacent. Moi je suis plus dans ceux qui se déplacent"

Si tu ne sais pas, on t'apprend. Si tu n'y arrives pas on t'aide. Si tu ne veux pas on te force.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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