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Auteur Sujet: perdu une semaine, trois sos vu par des hélicos, pas de recherches... 1 mort !  (Lu 10787 fois)

25 février 2009 à 23:37:36
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Rouri


Ski trip turns tragic for Quebec couple lost in B.C. back country
By The Canadian Press


GOLDEN, B.C. - A Quebec couple lost for nine days in British Columbia's back country in the dead of winter built SOS signs before the man eventually waved down a helicopter flying overhead.

But their ordeal ended with both an incredible tale of survival and a tragedy, after the woman died before rescue came.

RCMP said Wednesday the couple went missing while skiing out of bounds in the Rockies in southeastern B.C. on Feb. 15 .

Temperatures in Golden, the nearest community to the ski resort, ranged from a high of 5C one day to a low of -18C overnight.

Const. Annie Linteau said the man's survival is incredible.

"They only had in their possession two granola bars. No water. Apparently they may have had access to a creek that was nearby, and of course the snow in the area. It appears he may have eaten some foliage."

The 51-year-old man was in the hospital in Golden, B.C., recovering from frostbite and other symptoms of exposure. An autopsy will be conducted on his 44-year-old wife Friday.

Linteau said the couple, from the Montreal suburb of Lasalle, were on a ski holiday when they decided to hit the slopes at Kicking Horse Mountain Resort.

They failed to return but police didn't know the couple was missing until the day before they were found, although there were indications long before then that someone was in trouble.

Two days after the couple was lost in the out-of-bounds area, on Feb. 17, an off-duty ski guide who was ski touring in the area spotted an SOS sign in the snow and some tracks.

The ski guide reported the strange sighting to his employer, Purcell Helicopter Skiing, which reported it to the resort, which in turn told local search and rescue officials.

The resort and rescue officials checked unreturned rental skis, missing persons reports and any vehicles that may have been left in the parking lot overnight.

There was no indication anyone was missing, and a ground search wasn't launched.

On Feb. 21 the same group of skiers flew over the area and saw two more SOS symbols, and again notified Purcell, which this time reported to RCMP at the nearby Golden detachment.

Linteau said police contacted the local search and rescue operation and were told the sighting had already been investigated.

"The SOS symbol appeared to be not fresh and they did not start a search," Linteau said.

Purcell said a fourth SOS sign was spotted by a heli-skiing tour on Feb. 24.

"While circling the area to get a GPS co-ordinate one person was noticed waving his arms," the company said in a statement. "The helicopter was not able to land, so immediately reported the GPS co-ordinates and sighting to the base, who in turn notified the Golden RCMP and requested search and rescue response."

Rescuers found the man alive but it was too late for his wife.

"It's a very, very tragic story," Linteau said.

Linteau said the couple left Quebec and arrived in British Columbia on Feb. 14. They spent that night at a hotel in Golden and went skiing the next day.

"At that time they made the decision to ski out of bounds and became lost," she said.

Police are still trying to trace the couple's actions, and figure out why no one reported them missing until Montreal authorities were alerted by family members on Feb. 23, when they didn't return from the trip to Banff.

A call to Kicking Horse Resort was not immediately returned, nor was an official with Golden and District Search and Rescue available to comment.

"Pretty much around the same time that we were being notified that someone has been rescued ...is around the same time that we are alerted that those individuals are missing," Linteau said.

She couldn't explain why the couple didn't tell anyone where they were going and what they would be doing.

"We don't advise anyone to ski out of bounds. But certainly give a detailed itinerary to someone who could report it to police if you are missing," she said.

The names of the couple were not released. Linteau said police are still trying to locate one of the woman's children and it will be up to family members whether identities will be released after that.

She said police have spoken to the man, who remained in hospital recovering from the ordeal.

"I can't really imagine what this man faced during the nine days he was lost," Linteau said.

"It's remarkable that he managed to survive for nine days."


26 février 2009 à 16:13:37
Réponse #1

dolgan


Et c'est là qu'on comprend l'importance de prévenir quelqu'un de ce que l'on compte faire.
« Modifié: 27 février 2009 à 07:49:55 par Corin »


27 février 2009 à 00:00:51
Réponse #3

popoke


Une femme âgée de 44 ans est morte d'hypothermie et un homme de 51 ans a été hospitalisé pour engelures après avoir été perdus pendant plus d'une semaine en montagnes en Colombie-Britannique.

Gilles Blackburn et Marie-Josée Fortin, un couple de Montréal, auraient fait du ski hors piste à la station Kicking Horse, à Golden, dans le sud-est de la province.

Selon la GRC, le couple se serait perdu le 15 février. Le 17 février, un pilote d'hélicoptère aurait aperçu un S.O.S tracé dans la neige et aurait avisé les secouristes. Ces derniers ont vérifié auprès des services de location de skis si des personnes étaient portées disparues. Comme ce n'était pas le cas, ils ne se sont pas rendus sur les lieux où le message avait été aperçu.

Quatre jours plus tard, un deuxième hélicoptère a aperçu le S.O.S dans la neige. Le pilote a avisé les policiers. Le détachement de la GRC de Golden a vérifié auprès de l'équipe de recherches et de secours qui a indiqué avoir déjà fait des vérifications à ce sujet. Une fois de plus, les secouristes ne se sont pas rendus sur les lieux, a précisé l'agente Annie Linteau, basée au quartier général de la GRC à Vancouver.

Lundi dernier, la police de Montréal a été avertie que le couple manquait à l'appel, car ils n'étaient pas revenus de leur voyage de ski. Mardi, un pilote qui survolait le secteur où le couple s'est perdu a aperçu un homme qui gesticulait pour attirer l'attention.

Gilles Blackburn a été transporté à l'Hôpital général de Golden
.
Source : http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2009/02/25/002-Ski-morte.shtml


Incroyable non ?

popoke

27 février 2009 à 00:02:08
Réponse #4

Bebert


C'est complètement pathétique.

Le signe SOS a été vu à deux reprises... Les secours sont venus 9 jours plus tard... Carrément choquant!

27 février 2009 à 00:14:03
Réponse #5

éclipse


De ce drame,
je retiens :
1) On prévient des proches de l'itinéraire, de la sortie, que l'on va entreprendre
2) On ne bouge pas, quand on est perdu ou que la nuit tombe. On reste à l'endroit ou d'éventuels témoins ont été susceptibles de nous apercevoir (sauf s'il s'agit de se mettre, en urgence, à l'abris, bien-sûr). Et si on grave un sos dans la neige, ben on reste près du sos, il me semble.

C'est triste
 :-\
« Modifié: 27 février 2009 à 07:45:37 par Corin »
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

27 février 2009 à 00:56:28
Réponse #6

popoke


De ce drame,
je retiens :
1) On prévient des proches de l'itinéraire, de la sortie, que l'on va entreprendre
2) On ne bouge pas, quand on est perdu ou que la nuit tombe. On reste à l'endroit ou d'éventuels témoins ont été susceptibles de nous apercevoir (sauf s'il s'agit de se mettre, en urgence, à l'abris, bien-sûr). Et si on grave un sos dans la neige, ben on reste près du sos, il me semble.

C'est triste
 :-\


Bonjour,

Oui mais imagine, les secours ont vu le SOS et personne n'est venu !!!

Pour le moment, on ne connait pas encore toute l'histoire mais sa laisse rêveur !

Tiens une autre info sur le sujet :

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Golden, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, a fait le point jeudi matin sur les événements entourant la mort d'une skieuse montréalaise dans les Rocheuses et du sauvetage de son compagnon.

En conférence de presse, l'agent Dan Moskaluk a admis que des recherches auraient dû commencer plus tôt pour retrouver le couple perdu en montagnes pendant neuf jours. Il a annoncé qu'une enquête indépendante sera ouverte pour identifier les failles dans les communications entre les policiers et l'équipe de recherche et de sauvetage de Golden.

L'agent de la GRC a rappelé que Marie-Josée Fortin et Gilles Blackburn s'étaient aventurés dans une zone de ski non contrôlée et qu'ils ont réalisé par la suite qu'ils étaient en détresse. Gilles Blackburn a tracé un S.O.S dans la neige et a aménagé un abri de fortune. L'agent Moskaluk a précisé qu'ils n'étaient pas équipés pour une telle aventure.

Il a confirmé qu'à deux reprises, des pilotes d'hélicoptère avaient aperçu un S.O.S tracé dans la neige. Mais les sauveteurs n'ont pas cru bon de déclencher des recherches parce que personne ne semblait manquer à l'appel dans les hôtels du voisinage. Ce n'est qu'une semaine plus tard que des secouristes se sont rendus dans le secteur après qu'un troisième pilote eut aperçu Gilles Blackburn gesticulant pour attirer l'attention.

Marie-Josée Fortin est morte dans la montagne et Gilles Blackburn a miraculeusement survécu à cette horrible expérience. Il souffre d'engelures aux pieds.


source : http://www.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2009/02/26/001-Golden-ski-morte_n.shtml

« Modifié: 27 février 2009 à 07:46:11 par Corin »

27 février 2009 à 07:48:58
Réponse #7

Corin


Salut les gars,

Pour répondre à votre demande, j'ai fusionné les fils et nettoyé les posts pour le rendre plus lisible.

A+

27 février 2009 à 13:51:24
Réponse #8

Bison


Certes, c'est triste.

Mais, de nos jours, se perdre, n'est-ce pas un peu débile?

Quand on a l'esprit à faire du hors piste dans une région sauvage, prendre avec soi de quoi s'orienter, n'est-ce pas la moindre des choses? Et prendre avec soi de quoi communiquer, c'est trop demander?

Bien moins contraignant, beaucoup plus sûr que la sempiternelle recommandation officielle (parapluie du fonctionnaire) de déposer une feuille de route. Comme si on allait se perdre sur la route prévue!

PS.
Cette histoire me rappelle la mésaventure d'un ami canadien, qui avec sa femme, s'était paumé en raquettes dans un grand parc à entrée contrôlée, sentiers balisés etc. Il fallait montrer patte blache pour entrer, mais, à la tombée du jour, personne ne s'inquiétait de savoir si tout le monde était sorti. Mon ami a marché, au bord de l'épuisement, jusque tard dans la nuit avant de tomber par chance sur une habitation. Au bord de l'épuisement et de de l'hypothermie ... mais dans une rage folle!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 février 2009 à 14:41:57
Réponse #9

popoke


Certes, c'est triste.

Mais, de nos jours, se perdre, n'est-ce pas un peu débile?

Non, c'est normal au contraire !

Tu manques de compassion. Ils ont subi une dure épreuve qui aurait du être éviter si chacun avait fait son boulot.

Il n'y a plus de campagnard, la majorité des gens sont des citadins qui se reposent sur la société pour tout et qui sont avant tout des consommateurs de loisirs structurés. Ils vivent dans un monde policé technologique et sans surprises et ne peuvent même pas imaginer les dangers qu'ils affrontent souvent sans s'en rendre compte !
Il y a des milliers de skieurs qui font du hors piste et souvent quand ils partent le matin de l'hôtel, ils ne savent pas qu'il vont en faire.

''tiens il fait beau, regarde comme cette vallée est magnifique, on va faire un tour ?
zut perdu ...ou aille, blessé ''

D'après le peu d'infos qu'on a le gars a fait un abri et des SOS.

Il aurait du être sauvé, ça femme aussi
Mais les secours n'ont pas réagit

C'est là le vrai problème !!!!

Le dysfonctionnement des secours !

Popoke

Ps: J'ai formé des guides de jungle. Les gars se prenaient pour Rambo et se la pétaient grave. Je les mettais dans des situations où ils se pensaient réellement en danger et quand on passait de l'entrainement ou de la théorie à la réalité du terrain, quand ils se croyaient en danger de mort, certains devenaient admirable d'autres s'effondraient ou devenaient dangereux.  Alors imagine pour des gens ordinaire l'épreuve que c'est !


27 février 2009 à 15:49:52
Réponse #10

Sanjohn


http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2009/02/20090226-162521.html

L'article complet de Maxime Deland du journal canadien 24Heures de Montréal (où j'ai servi de consultant survie forêt bien que ma participation ait été raccourci nb de mots oblige) :

Le skieur montréalais rescapé après neuf jours passés en forêt a fait preuve d’un instinct de survie remarquable, estime des spécialistes du plein air et de sauvetage en forêt.

Gilles Blackburn, un résidant de Lasalle de 51 ans, a été retrouvé mardi, à 17 km de la station de ski où il s’était rendu en compagnie de sa conjointe, Marie-Josée Fortin, 44 ans, dans le sud de la Colombie-Britannique.

Le couple s’est construit un abri pour affronter le climat glacial des Rocheuses. Pour survivre, M. Blackburn s’est abreuvé à un ruisseau. Il a mangé des feuilles d’arbres et deux barres granola. Ce sont les SOS qu’il a tracé dans la neige qui l’ont sauvé. Sa conjointe a eu moins de chance : elle est morte gelée.

«C’est un miracle qu’il ne soit pas mort !», lance d’emblée Guy Demers, directeur général du Centre de plein air L’Estacade, situé à Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix.

«C’est à se demander comment ça se fait qu’il est encore en vie. C’est vraiment incroyable», ajoute-t-il.

«C’est remarquable qu’il ait réussi à survivre. J’ai beaucoup d’empathie pour ce que cet homme a traversé comme épreuve. Même pour quelqu’un qui a une formation, personne ne veut vivre une épreuve comme ça», dit pour sa part David Mepham, professeur et responsable du programme de baccalauréat en plein air à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Mieux vaut prévenir

Selon les spécialistes interrogés par 24 heures, il est primordial de bien s’équiper lorsqu’on s’aventure dans des randonnées un peu plus périlleuses.

«Préparer un kit de survie : le minimum vital, un set qui peut faire la différence entre vie et mort si vous vous retrouvez isolé en forêt. Allumettes, téléphone portable, gourde, couverture, lampe de poche, boussole et de quoi grignoter comme des barres de céréales, de chocolats, de la viande séchée, etc.», énumère John C., formateur survie spécialisé dans les milieux forestiers de la forêt boréale.

«Le plus important est de s’hydrater, renchérit David Mepham. C’est bien important de gérer son énergie et de rester au sec. Survivre en forêt est quelque chose de très complexe. C’est d’ailleurs pourquoi on l’enseigne!»

Par ailleurs, le rescapé Gilles Blackburn devrait être de retour au Québec au cours des prochains jours.


 Sanjohn (C.John)
« Modifié: 27 février 2009 à 16:00:58 par Sanjohn (>C.John) »

27 février 2009 à 16:30:01
Réponse #11

Bison


Re-!

Citation de: Popoque
Il n'y a plus de campagnard, la majorité des gens sont des citadins qui se reposent sur la société pour tout et qui sont avant tout des consommateurs de loisirs structurés.

Ben non, je ne peux pas croire cela! On a ici affaire à un couple de sportifs, dans un pays "qui aime la neige". Ils  ont choisi une région assez sauvage, et ils sont sortis délibérément des zônes protégées. (Et je ne les blâme pas pour cela, au contraire!). Ils n'étaient pas en voyage organisé, ni en séjour organisé (là on se serait inquiété de leur absence dès le lendemain!).

Les premiers responsables de leur sécurité, c'étaient eux-mêmes, et non la société.

J'ai réagi pour trois raisons :

1. Parce que le débat tourne direct sur l'innefficacité des secours ... alors que les secours n'auraient jamais du entrer en action pour un problème d'orientation.

2. Parce que le débat sur l'orientation est occulté, alors que c'est une compétence "basique" pour toute activités "outdoor".
 
3. Parce que la recommandation habituelle "dites où vous allez" a encore une fois été citée, alors qu'elle était tout-à-fait hors de propos dans ce cas-ci ...

Mais je suis d'accord avec vous :  personne n'a été très réactif ... :( ). La bonne leçon à tirer est qu'il vaut mieux ne pas compter sur "eux".
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 février 2009 à 16:49:16
Réponse #12

popoke


Re-!

Ben non, je ne peux pas croire cela! On a ici affaire à un couple de sportifs, dans un pays "qui aime la neige". Ils  ont choisi une région assez sauvage, et ils sont sortis délibérément des zônes protégées. (Et je ne les blâme pas pour cela, au contraire!). Ils n'étaient pas en voyage organisé, ni en séjour organisé (là on se serait inquiété de leur absence dès le lendemain!).

Sans cesse ça râle partout contre l'hiver. Il y a 4 à 500 000 québécois qui vont ou qui vivent en Floride en hiver... La moitié de la population du Québec vit à Montréal et va rarement dans la nature( sauf en Dominique, Cuba ou Floride et encore dans des hotels de luxe).

Les campagnes sont très peu peuplées (1 habitant au km2 chez moi) et seulement une faible partie de la population fait des activités ''nature'' et presque tout le temps dans des lieux hypers touristiques et encadrés.

Je peux rouler en 4x4 des jours entier sans voir personne autre qu'un ours ou un loup en été... et je vis à 100km d'Ottawa la capitale du Canada !!!

Pire, il y a quelques années des cyclistes ont croisés un ours sur une piste cyclable en pleine nature prés de chez moi et de loin.
Ils ont fait une lettre ouverte au journal où ils demandaient :
- que la piste soit bordée d'un grillage de 2m50
- que des patrouilleurs armés accompagnent les cyclistes
- que des ambulances soient positionnées près des accès
- qu'on détruise les animaux sauvages qui rodent
Surréaliste Non ???????

Il y a des amateurs de nature mais en faible nombre et ils sont drainés par les grosses organisations qui vend de la nature ''de luxe''.

Dans ma région qui est à 100 km d'une ville de 1 million d'habitant, qui est très naturelle et très belle, les gîtes, les entreprises touristiques, ... meurent par manque de clients ... en 10 ans j'ai vu disparaître des entreprises de canoë, rafting, guide, gîtes, chiens de traîneaux, ... Tu peux avoir de la nature extraordinaire mais de moins en moins de gens s'y intéressent...

ce n'est pas un mal en soi. la nature subit moins de pressions, la pêche est excellente et j'ai de l'espace pour mes loisirs ...

popoke

27 février 2009 à 17:21:24
Réponse #13

Sanjohn


re,

Même sur une journée, un millier de problèmes peuvent survenir (...murphy...) d'où le fait de prendre le maximum de précaution pour éviter ou pouvoir réagir face à ses difficultés (prépa mentale, physique, technique, et matériel)

1ier point de la règle des 3 : "3 secondes sans vigilance" (ou 3 secondes avec la connerie comme dit David Manise) >>> la préparation fait partie pour moi de ce point précis. Prendre ses précautions est important (comme avoir un minimum de matériel sur soi, prévenir ses proches de sa destination etc et j'insiste même sur une petite balade à la journée (sans vouloir dramatiser).

"La moralité : rester humble devant la Nature. Ne jamais la sous estimer et ce même si vous connaissez bien le coin où vous allez. Ne jamais se surestimer me semble aussi un point important. Toujours partir de manière préparée et avec un minimum de matériel pour le cas où (comme un kit à feu, couverture de survie, pour pouvoir se réchauffer par exemple et surtout un moyen pour contacter les secours...), même pour une simple balade d'une journée, et même quand on est "pro"."(>on n'en reste pas moins Humain)

Sanjohn (C.John)
« Modifié: 27 février 2009 à 17:41:18 par Sanjohn (>C.John) »

27 février 2009 à 17:39:51
Réponse #14

Karl


Hem, pas très gentil de reprocher au couple ses carences en orientation, survie, etc...
On ne peut pas exiger d'un citadin de connaitre les subtilités de la préparation.
Pour la plupart un kit de survie, c'est toujours un gadget, et les gens intéressés par les situations extrêmes de vilain paranos, hein.
Moi aussi j'ai ricané en lisant les bêtisiers de Maniguet, avant de me rendre compte que j'aurais également merdé.

Bref, surtout un grand bravo à C. John et David d'intéresser / former les gens.
Les gens n'ont pas envie de penser spontanément à ce genre de situations, surtout en vacances.


27 février 2009 à 17:55:21
Réponse #15

popoke


re,
"La moralité : rester humble devant la Nature. Ne jamais la sous estimer et ce même si vous connaissez bien le coin où vous allez. Ne jamais se surestimer me semble aussi un point important. Toujours partir de manière préparée et avec un minimum de matériel pour le cas où (comme un kit à feu, couverture de survie, pour pouvoir se réchauffer par exemple et surtout un moyen pour contacter les secours...), même pour une simple balade d'une journée, et même quand on est "pro"."(>on n'en reste pas moins Humain)

Sanjohn (C.John)

Exactement.

Prévoir, c'est durer !

Un truc aussi con que lire une carte avant de partir et la mémoriser, même si on l'a dans la poche.
Ne jamais partir sans une boussole et du feu.

Rien que ça, ça aide !

Et être ''toujours prêt''

Citer
Posté par: Karl

Hem, pas très gentil de reprocher au couple ses carences en orientation, survie, etc...

Moi je tire le chapeau au survivant et je suis navré de la fin tragique de sa compagne.
J'ignore les circonstances du drame mais il a construit un abri, fait son SOS , il a vécu un vrai drame et il a survécu.
Il a fait ce qu'il fallait pour survivre.

L'alerte a été donné 3 fois avant que les secours viennent.

C'est un scandale !!!

C'est là le seul vrai problème !!!!

Imaginez vous à sa place.

Personnellement j'ai de la sympathie pour cet homme et beaucoup moins pour ceux qui n'ont pas fait leur boulot.

Question de budget ? de procédure ?

L'avenir le dira.

popoke






27 février 2009 à 18:21:15
Réponse #16

Bartlett


La raison probable ce sont des fausses alertes déclenchées pas des neuneus qui n'ont rien de mieux a foutre. Cody en parlait dans son bouquin.

Ca coute cher de sortir un hélicoptére et les budgets ne sont pas illimités.
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

27 février 2009 à 18:21:44
Réponse #17

Bison


Bonjour,

Citation de: Karl
Hem, pas très gentil de reprocher au couple ses carences en orientation, survie, etc...

Je trouve que ce couple, après-coup, a fait preuve d'un sacré esprit de survie.
 - se signaler avec les moyens du bord
 - construire un abri ...
 - trouver de l'eau ...
C'est du tout bon. Des sportifs, et quasiment des pros de la survie ...

C'est avant de partir que ça a foiré.
Un minimum de "considération" pour la problématique de l'orientation, et la dame serait toujours en bonne santé.
On ne parle pas ici de subtilités, de techniques "extra-ordinaires" ...

Ce couple a payé le prix fort ...
Ce serait "gentil" de ne rien leur reprocher, de tout mettre sur le dos de l'innefficacité des secours ... mais vraiment ce serait aussi très faux cul!

Autant que d'autres soient correctement informés :  on ne s'aventure pas dans la nature "sauvage", hors des repères civilisés, sans savoir s'orienter correctement!

Cela ne mérite-t-il pas d'être clamé haut et fort?
C'est pas de la paranoïa, quand même ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

27 février 2009 à 21:04:10
Réponse #18

Karl


Bonjour,

Je trouve que ce couple, après-coup, a fait preuve d'un sacré esprit de survie.
 - se signaler avec les moyens du bord
 - construire un abri ...
 - trouver de l'eau ...
C'est du tout bon. Des sportifs, et quasiment des pros de la survie ...

C'est avant de partir que ça a foiré.
Un minimum de "considération" pour la problématique de l'orientation, et la dame serait toujours en bonne santé.
On ne parle pas ici de subtilités, de techniques "extra-ordinaires" ...

Ce couple a payé le prix fort ...
Ce serait "gentil" de ne rien leur reprocher, de tout mettre sur le dos de l'innefficacité des secours ... mais vraiment ce serait aussi très faux cul!

Autant que d'autres soient correctement informés :  on ne s'aventure pas dans la nature "sauvage", hors des repères civilisés, sans savoir s'orienter correctement!

Cela ne mérite-t-il pas d'être clamé haut et fort?
C'est pas de la paranoïa, quand même ...

Ben c'est pour ça que je parle de "carence".
Le monsieur a quand même pas trop mal réagi.

Tu sais, on est d'accord, hein.
Mais quand, on sait pas, on sait pas.
On peut pas reprocher un manque d'information.
Je connais pas la situation au Québec, mais par chez moi y'a nada.

Pour ça que je félicite les gens qui se bougent pour former et informer.  ;)

Accessoirement, y'a un équilibre dans un débat autour d'un tel fait divers.
Analyse, mais également compassion, le mec est veuf, hein  :(

28 février 2009 à 10:30:24
Réponse #19

François


Mais quand, on sait pas, on sait pas.
On peut pas reprocher un manque d'information.

On ne peut pas reprocher de ne pas savoir s'orienter, lire une carte, allumer un feu sans allumette, chasser l'ours à main nue ... On a chacun des tas de choses qu'on sait pas faire. Ce qui est grave et potentiellement mortel c'est de ne pas connaître ses limites, ou de ne pas en tenir compte.

Cela ne m'empêche pas d'avoir beaucoup de compassion pour eux et d'admiration pour leur comportement au moment où cela a mal tourné.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

28 février 2009 à 10:43:59
Réponse #20

Karl


Ce qui est grave et potentiellement mortel c'est de ne pas connaître ses limites, ou de ne pas en tenir compte.

Cela ne m'empêche pas d'avoir beaucoup de compassion pour eux et d'admiration pour leur comportement au moment où cela a mal tourné.

Malheureusement, on se rend compte de ses limites le moment venu, la plupart du temps.

Ne vois aucun reproche dans mes propos sur la compassion, hein, je m'exprime très mal  ;)

28 février 2009 à 12:20:53
Réponse #21

François


Malheureusement, on se rend compte de ses limites le moment venu, la plupart du temps.

Ben non, justement. AMHA.

Il n'est pas interdit de réfléchir et de tester avant d'être en situation de survie. Le petit jeu des "Qu'est ce que je ferai si...". Si la météo change ... Si la carte est fausse ... Si je perd mon GPS ... Si un ski casse ... Si la tente se déchire ... etc
Sans compter sur les secours pour remédier à ses insuffisances. Ils seront peut être là en dernier recours, mais pas plus.
C'est tout l'art de l'aventure sans (trop de) mésaventure ;)

Et il n'y a pas de honte à renoncer ou à contourner l'obstacle quand on ne le "sent" pas.
« Modifié: 28 février 2009 à 16:57:58 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

08 mars 2009 à 15:50:46
Réponse #22

magiccerbere


Que vaut la vie humaine ?

Justement. La vie humain ne "vaut" pas. C'est la Vie. Cela ne se mesure pas en richesse...
Mais la vie d'inconu t'importe beaucoup moins que la vie d'une personne que tu connais, surtout si tu dois faire des efforts (financier ou non).
"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

05 décembre 2009 à 12:18:03
Réponse #23

legrottologue


Bonjour à tous,
Je me permet de réagir à ce pathétique fait divers par deux petites anecdotes qui me reviennent à l'esprit et qui sont survenues il y a quelques années dans mon département d'origine, le Var.
Alors que je marchais de nuit en périphérie urbaine. j'ai vu au sommet d'une montagne que je connais bien et à une distance de quelques kilomètres un signal lumineux rouge et constant. La chose m'a tellement intriguée que je me suis rendu à la caserne des pompiers qui se trouvait sur ma route.
J'avais un peu honte d'aller voir des gens comme eux pour une broutille. Je me présentais à la caserne et l'on m'accueillit avec un sourire gêné, du genre que l'on fait pour les benêts, celui que font les gens qui se forcent à la courtoisie quand on les dérange devant la télé (ce qu'ils faisaient). Il a fallu que je croise trois pompiers pour que l'un d'eux (qui me connaissait) sorte regarder par lui-même. Il me confirma qu'il s'agissait d'une antenne fraichement installée pour permettre de protéger les avions de l'aérodrome de tout risques de collisions.  je suis peut être repartis de là-bas en passant pour un con mais j'ai fais mon devoir. j'admire les sapeurs pompiers de mon ancien village mais là, ils sont passé à côté de quelque chose. Ce qui c'est passé ce soir là, c'est simplement le fait que certains hommes se mettent en position de déni lorsqu'ils ne peuvent concevoir une chose, une situation dont les paramètres leurs sont étrangers.
A la même époque et comme un fait exprès, d'autres secouristes durent intervenir au sommet de la Sainte-Beaume (de magnifiques rando là-bas à faire, avis aux amateurs ...) afin de sortir un couple de retraités qui avaient préjugés de leurs forces. l'intervention eu lieu en nocturne avec le renfort d'un hélico de la sécurité civile pour le projo.
Comment furent-ils repérés ? un SOS à la lampe torche, là, en France, dans les années 2000. Il aura fallu d'une seule personne qui donne l'alerte et que celle-ci soit entendu par une personne prête à accepter l'information.
Je crois qu'il nous manque une culture de l'urgence dans ce pays. Nous sommes trop sûr de nous par la faute de notre confort matériel et nos croyances que dans un pays en paix rien ne peut nous arriver de terrible. Des gens en difficulté ? sur cette montagne pleine de monde en cette saison ? pffff des gosses qui jouent ! ou alors : rien à foutre, je vais pas déranger ... j'suis en retard ... Oui une culture du secours et de l'attention voilà ce qu'il nous manque.
J'avoue être passé à coté de nombreuses choses dans ma vie mais lorsque vous prenez conscience d'une chose on en devient en partie responsable.
J'ai parfois merdé mais quelques fois j'ai fait mon devoir de citoyen et d'être humain (accident, urgences médicales ...)
Finalement, qui nous demande de faire plus car c'est parfois beaucoup ou simplement suffisant.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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