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Auteur Sujet: votre epaule  (Lu 6116 fois)

16 novembre 2008 à 13:10:43
Lu 6116 fois

Leif


voici un petit texte pour comprendre et être vigilant avec votre epaule :)

   L'épaule est une articulation de la ceinture scapulaire, elle relie le bras au tronc.En premier lieu nous verrons son analyse descriptive puis ses aptitudes fonctionnelles.Pour ensuite voir ensemble les différents accidents que cette dernière peut subir et comment les éviter.


  L'épaule de part sa constitution de trois articulations, scapulohumérale , l'acromio claviculaire et le sterno claviculaire est l'articulation la plus mobile du corps. Cette dernière est la jonction du bras au tronc, entre l'omoplate, l'humérus est la clavicule. L'épaule possède trois surfaces osseuses/

            - L'omoplate: la cavité glénoïde
            - La clavicule: l'extrémité externe
            -l'humérus: la tête humérale
 
  L'epaule est renfermée dans une capsule synoviale lui permettant ainsi de s'articuler librement, elle reliele pourtour de la tete humerale au pourtour de la cavité glenoide de l'omoplate. Cette articulation est renforcée par des ligaments, le ligament coraco- humeral et le gleno humeral qui est situé sur la face antérieure de la capsule synoviale. La cavité glénoide situé sur l'omoplate comporte un bourrelet glenoide qui augmente la surface articulaire qui acceuille la partie superieure de l'humerus.
  Ainsi constituée, elle possede une grande amplitude de mouvement:
 
 les differents muscles en action sont

   - flexion= le deltoide et le grand pectoral
   -l'extension= le deltoide, le grand dorsal et le grand rond
   -adduction= le grand dorsal et le grand pectoral
   -abduction= le deltoide et le sus epineux
   -Rotation interne= le grand dorsal, le grand rond, le sous scapulaire et le grand pectoral
   -Rotation externe= le sous epineux et le petit rond

   Comme on peut le constater son grand nombre de muscles, de ligaments et de tendons l'exposent à divers traumatismes. En effet dans la vie de tout les jours il est courant qu'elle subissent divers chocs et lésions. Cette dernière subit souvent des entorses ou une luxation scapulohumérale  ( la tête de l'humérus sort de la cavité glénoïde). Si l'articulation se remet d'elle même on parle d'entorse, si elle reste sortie on dit alors que c'est une luxation.
   
   Bien sur elle peut subir d'autres traumatismes comme la lesion du bourrelet glenoidien, une dechirure des muscles stabilisateurs comme le sous épineux(commun au bucheron), tres solicité lors de l'abduction(le fait d'arracher un poids du sol). Ou bien encore une fracture de la clavicule ou bien une arthrose occasionnée par une utilisation exessive et repetée.

  On remarque ainsi qu'elle est d'une fragilité relative et qu'il est de bon sens de prendre quelques précautions pour la conserver intacte.

   La marche a suivre est de pratiquer un échauffement systématique et ciblé avant sa séance de travail ou de sport, comme d'effectuer des grands cercles an avant, et en arrière pour réveiller tous les muscles de l'épaules et les tendons.
 
  Il a été démontré qu'il y avait beaucoup moins d'accidents de travail avec les gens qui se rendaient sur leur lieu de travail a vélo.
 
   Une musculation préventive serait un bon atout pour permettre une bonne stabilisation de l'épaule (méthode lafay). Des étirements avant, pendants et après la séance permettre une bonne reconstitution de l'ensemble, et aussi au niveau de la récupération. La pratique de l'activité reste ainsi un plaisir et non une contrainte.

  On peut donc retenir que bien que constitué d'un grand nombre de muscles, d'os importants comme l'omoplate et l'humérus,elle n'en reste pas moins très fragile. D'une part sa mobilité a 360° l'expose a des déboitements si un geste est mal effectué. De plus ses muscles stabilisateurs sont mis a rude épreuve dans la vie de tous les jours. C'est pour cela qu'il faut en prendre grand soin si on ne veut pas être handicapé par une douleur constante.

  Je fais ce petit texte pour les gens sportifs et toutes les personnes qui pratiquent un travail pénible.


Keep cool

jeff

 

16 novembre 2008 à 20:06:13
Réponse #1

Berhthramm


pas oublier la scapulo-thoracique dans le complexe articulaire de l'épaule.

;)

16 novembre 2008 à 20:55:31
Réponse #2

Biggy


tu peux sourcer pour les étirement stp ?

D'après ce que j'ai lu, c'est contesté. Des études ont montré que s'étirer DIRECTEMENT APRES l'effort physique n'améliorait pas la récupération. Ou p-e parlais-tu du lendemain, comme récupération active ?

Les étirements à froid sont aussi contestés d'après ce que j'ai pu lire.

Ce serait donc sympa si tu pouvais me filer des liens vers les études qui vont dans le sens de ce que tu dis ;)


16 novembre 2008 à 21:25:43
Réponse #3

Leif




Mes sources sont:

prevention et premiers soins en sports de combat edition amphora

methode de musculation lafay

relax into strech

physique et karate edition chiron

le steching pour les arts martiaux chiron

manuel de l'éducateur sportif

  Pour moi l'etirement fait parti intégrante de l'activitée, avant tu reveille le muscle cible etirement et échauffement dynamique, la visco-élasticité du mucle tu diminu le risque de blessure, mais il ne faut pas confondre les étirements avec assouplissement qui eux sont un exercice a part entiere pour lesquels il faut aussi s'échauffer.
Apres tu fait des étirements pour que le muscle récupère, tu fais ainsi fuir l'acide lactique par un effet de pompe et permet au muscle de reprendre sa place initiale et ainsi se développer.

C'est le bien etre apres l'effort et la sensation de flottement, création d'endorphine.

Pour ce qui est de tes sources cela m'intéresse grandement.

a+

 jeff

17 novembre 2008 à 11:57:22
Réponse #4

Berhthramm


Un petit truc intéressant à connaître à propos de l’épaule, puisque l’on est dans la section préparation physique c’est le mécanisme des pathos impliquant la « coiffe des rotateurs », celles-ci apparraissant le plus souvent sur des épaules un peu dégénératives : âgées, surmenées (exposition pro ou sportives) ou traumatisées y compris micro traumatisme itératifs professionnels ou sportifs (chutes sur l’épaule (judo, rugby, etc…), vibration (vtt, boxe))… et lors de mouvement d’abduction de l’épaule (travail avec les bras en l’air), musculation des deltoïdes….

Les muscles de la coiffe impliqué partent de la fosse sus épineuse de l’omoplate, passe dans le défilé sous acromiale (c’est là que ça va faire bobo) et se terminent sur l’extrémité supérieur de l’humérus…

Leur fonction première est la rotation axiale de l’épaule mais une des fonctions non négligeable est aussi le démarrage de l’abduction, en effet au début de ce mouvement (depuis la position anatomique), le deltoïde est en mauvaise position mécanique pour être efficace… Les muscles de la coiffe (sus épineux entre autres) participent donc activement au démarrage du mouvement (d’où leur désignation de : « starter de l’abduction »)… Mais lors de l’abduction la contraction du deltoïde provoque potentiellement une ascension de la tête humérale (si on décompose mécaniquement son action), ce faisant elle contribue au rétrécissement du défilé sous acromiale et là… ça frotte, ça coince et ça finit par casser… (avec des conséquence fonctionnelle majeures)…

Quelques vues de l’articulation de l’épaule péchées sur le net permettent de comprendre :

Voici une vue latérale (l’avant est à votre droite) :



Une vue de face :



Et une autre :



(clic droit sur les images et « propriétés » pour les crédits de sites)

Pour maintenir le défillé ouvert plusieurs phénomènes se combinent :

-   contraction des stabilisateurs de l’omoplate avec maintient dans une position neutre ou de sonnette externe)

-   co-contraction des abaisseurs de la tête humérale qui sont majoritairement des adducteurs (et oui c’est paradoxale mais pas tant que ça)

-   placement naturel du mouvement dans un plan physiologique (donc environ un axe physiologique du mouvement d’abduction qui regarde en avant et en dedans) et pas dans le plan anatomique de description (axe d’abduction regarde en avant pur).

-   contraction des muscles de la coiffe et du deltoïde qui en plus de provoquer le mouvement donne un plafond « dur » à la tête…

Les frottement inévitables sont en plus facilité par la présence d’une bourse séreuse entre les zones potentiellement en conflit (mais elle peut souffrir elle aussi)…

Pour pallier à ces problèmes des précautions spécifiques sont à prendre lors du travail de l’épaule :

-   ne pas se charger comme une mule « mieux vaut un mouvement à 2 kg réalisé parfaitement avec un contrôle proprioceptif intégrale de l’ouverture du défilé, plutôt qu’un mouvement à 30 kg qui part en c*u!lle » (d’où ma préférence absolu pour des mouvement contrôlés plutôt que pour des mouvement hyper dynamiques surtout chez les débutants)…

-   apprendre le placement de l’épaule et la cocontraction correcte des différents muscles lors du travail de ce type d’exos (ça se fait avec un pro mais aussi au départ en écoutant son corps (et c’est pas possible dans les mouvements rapides) et en automatisant progressivement ces contrôles…

-   travail dans le plan physiologique  et pas dans le plan anatomique pur

-   travail dans des amplitudes raisonnables

S’ajoute bien sûr les mesures habituelles de prophylaxies des emmerdes …

AMintenant il est très clair qu’il vaut mieux jouer dans le préventif que dans le curratif, une épaule qui a commencé à dégénérer est déjà entrée dans un cercle vicieux qu’on va au mieux pouvoir stabiliser mais rarement améliorer… C’est une articulation hautement évoluée (une vraie terreur des étudiants en anatomie et en cinésiologie)… mais hautement fragile… et malheureusement quasi impossible à mettre au repos sans l’immobiliser.

17 novembre 2008 à 19:55:58
Réponse #5

b@s


je profite du post et de vos connaissances pour vous exposer un point de ma réflexion (si c'est HS on disperse, on ventile, façon puzzle... :blink:)

douleur sur le dessus de l'épaule depuis un bon moment notamment lorsque je lève le bras sur le coté... petite douleur, emmerdante mas pas méchante, le genre qu'on imaginerait bien passer toute seule (naïf, moi ??)
visite chez l'osthéo : visiblement une vertèbre dorsale déplacée a entrainé indirectement une douleur sur le tendon du "long biceps" (de mémoire, il est possible que je me mélange un peu )
bref, repos, me-disje (oui, je me parle à moi même)

au bout de longtemps,(2 bons mois sans muscu ni rien), pas ou peu d'évolution...

de rage,je décide de remettre à laméthode lafay en allant très doucement (exemple : des séries de 3 mouvements) et avec un méga échauffement et une très bonne hydratation, de plus je bannis les mouvements qui entrainent une douleur...( pompes inclinées vers le bas)

bien sur, étirements et massages (inspirés du livre que j'ai présenté "un corps sans douleur de C Carrio)

bilan : au bout de deux semaines... ça va beaucoup mieux... encore de petites douleurs, mais moindres...

mais j'ai l'impression que je vais galérer pour m'en débarrasser, de cette cochonceté, malgré tout...

dans mon expérience le repos absolu n'était pas meilleur , bien au contraire, et mon moral était en chute libre, on aurait dit le dow jones...

vos avis éclairés et vos conseils sont les bienvenus !

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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