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Auteur Sujet: "into the wild "avec des publics en difficulté  (Lu 5192 fois)

14 novembre 2008 à 09:41:57
Lu 5192 fois

straight8


on peut continuer ici le fil commencé sur ma "présentation".
un truc que j'ai oublié de préciser c'est que j'en suis au tout début de ce genre d'expérience et que si le projet c'est fait c'est en partie à cause de mon parcours récent en me disant: "mais ce que fait David avec ses stages doit être applicable dans une certaine mesure avec des jeunes en difficulté sociale".

La question serait pour moi maintenant: ou aller? jusqu'ou pousser le bouchon? et comment? si vous avez des idées...des expériences dans le domaine ou des rapprochements avec une expérience similaire..


14 novembre 2008 à 09:51:44
Réponse #1

Patrick


D'abord une question quel est l'encadrement pour le nombre d'encadrés, les compétences de celui-ci ? En effet, quand on voit les difficultés que posent l'encadrement d'un faible nombre de personnes sans problèmes en voulant conjuguer émulation, progression avec sécurité, bein y'à déjà du sport.

Alors une bande de jeunes à problèmes qui n'ont déjà pas vraiment de repères dans leur cadre de référence, alors là en bouleversement complet, j'ose pas imaginer.

C'est pour cela que je parle d'une logistique très exigeante, sinon gros problèmes en perspective.

14 novembre 2008 à 10:05:06
Réponse #2

straight8


là en l'occurrence, pour la précédente "expérience" les nombre de jeunes était de 4 plus deux "accompagnants" dont une stagiaire éduc spé et moi(avec une équipe de professionnel du social et de l'éducation spécialisée derrière). Donc compétences dans le domaine éducatif et l'encadrement de ses jeunes mais pas professionnels pour la partie "nature".
Je pense que si une version plus ambitieuse du projet était à refaire on pourrait rajouter un professionnel du domaine: guide de montagne, instructeur de survie   :D ou autre suivant l'endroit, l'activité pratiquée (raquettes, dormirdans un igloo, rafting etc. voire un éduc sportif qui a la double formation.

pour le trip précédent, on était plus proche de la rando que de "survivorman". c'était les vosges pas les Anapurnas. :)
« Modifié: 14 novembre 2008 à 10:14:22 par elan noir »

14 novembre 2008 à 10:09:08
Réponse #3

Patrick


là en l'occurrence, pour la précedente "expérience" les nombre de jeunes était de 4 plus deux "accompagnants" dont une stagiaire éduc spé et moi. Donc compétences dans le domaine éducatif et l'encadrement de ses jeunes mais pas professionnels pour la partie "nature".
Tu as eu les autorisations de ta structure pour cette sortie ?

14 novembre 2008 à 10:15:46
Réponse #4

straight8


oui sans problème. la question se serait posée autrement si il y avait eu des mineurs dans le lot mais ce n'était pas le cas.

14 novembre 2008 à 11:18:28
Réponse #5

Bladerunner


« Modifié: 22 décembre 2008 à 12:26:17 par Bladerunner »

14 novembre 2008 à 11:24:42
Réponse #6

Mrod


Bonjour Elan Noir,
Bravo pour cette sortie. Tu as bien de la chance d'avoir pu partagé ta passion avec eux dans un cadre éducatif.

Une ancienne collègue (je suis éduc moi aussi) à mené un projet un peut similaire mais avec des ados en difficulté (placés en foyer d'accueil), il ont fait un trip à vélo avec nuits sous tentes (3 ou 4 jours je crois) mais avec une voiture pour le matériel de bivouac et la nourriture, le reste du temps ils étaient seuls. Ça c'est bien passé, mis à part quelques difficultés comme un pétage de câble par un jeune qui a voulu tout lâcher et se barrer (au milieu des champs, il est pas allé très loin avant de comprendre qu'il était au milieu de nul part et a fait demi tour). Avec des résultat assez proche de ce qu'on vécu "tes jeunes", entraide, dépassement de soi... Avec en plus une vraie cohésion avec les deux éducatrices qui n'étaient pas plus préparées physiquement qu'eux, donc "tous dans la même galère".
Ce projet à quand même fait "frissonner" la structure en question, elles l'ont bien préparé et argumenté, il n'y a eu que quelques conditions imposées comme la voiture backup.

La preuve que les structure peuvent parfois autoriser des projets atypiques.

En tout cas moi ça me fait rêver ce genre de chose, je trouve ça formidable.

Nico

Edit: merci bladerunner pour ton exposé. Je suis d'accord avec toi, il faut informer les participants pour les préparer psychologiquement.
« Modifié: 14 novembre 2008 à 11:35:44 par Mrod »
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

14 novembre 2008 à 11:34:45
Réponse #7

moosecrossing


ce sujet m'intéresse grandement !
je n'ai pas d'expérience mais souhaite vivement passer le concours d'éduc pjj. Et à terme, si je pouvais comme cela mener à bien des projets de sortie avec les jeunes, je serais la plus heureuse des femmes !  8)

ceci dit je me projette un peu trop dans l'avenir...

tout ce que j'ai fait jusqu'ici c'est anim' lors de deux rando bivouac en hautes pyrénées, 2 nuits.

Merci à bladerunner pour ton explication qui me semble très pertinente et intéressante, l'on y retrouve effectivement les étapes suivies sur un laps de temps qu'il soit court ou long...

très bonne information.

Je crois qu'il faut bien expliquer aux jeunes ce que l'on va faire. Même si clairement ça ne suffit pas, car tant qu'on n'a pas vécu une sortie on ne sait pas trop à quoi s'attendre...

Une idée serait de faire une sortie test, courte genre 2-3 jours, pas très dure, juste pour montrer comment c'est de dormir dehors, pas avoir la douche le matin... ;D
Ensuite lancer un projet plus ambitieux, avec ceux qui ont vraiment accroché, ainsi on a la motive...

après je dis ça en totale novice :)

14 novembre 2008 à 11:42:03
Réponse #8

moosecrossing


ah et je tiens aussi à dire que c'est le type de projet qui pourrait vraiment leur redonner l'espoir, aux jeunes placés etc.

les amener à découvrir quelque chose qu'ils ne connaissent pas, leur faire partager notre passion, c'est presque un truc qu'on leur doit. Ben oui, ils n'ont pas eu cette chance d'être initiés à un truc qui leur plait (trop souvent), et nous, on connaît... Alors, faut se lancer.

Je pense que ça peut marcher pour d'autres choses que les sorties en nature, mais je dirais que ça c'est vraiment le truc le plus complet niveau relations humaines, développement personnel...


14 novembre 2008 à 12:47:23
Réponse #9

Bladerunner


« Modifié: 22 décembre 2008 à 12:26:50 par Bladerunner »

14 novembre 2008 à 13:17:46
Réponse #10

Campeur


je mets une trace sur ce fil de discussion, car suis intéressé. je travaille en mission Locale et j'ai déjà mené plusieurs projets à vocation solidaire. l'idée de les emmener chez mère nature m'a pas mal chatouillé, mais avec mes enfants j'ai raccroché les gants des sorties au long  cours.

belle initiative en tout cas, je suis tout ouîe  :popcorn:

salut
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

15 novembre 2008 à 17:32:56
Réponse #11

moosecrossing


J'ai accompagné deux randos de jeunes, public facile...

Randos dans les pyrénées (vignemale, lac de gaube, toussa), avec 2 nuits en bivouac. Relativement facile puisque le matos commun était porté par les ânes de l'accompagnatrice...

Les jeunes portaient leur matos perso : duvet/fringues/bol...

Ce que j'en ai retenu, c'est qu'ils ont beaucoup râlé, mais qu'ils l'ont fait. Jamais contents ces ados, mais finalement, ça s'est bien passé. Ils n'apprécient peut-être pas le moment à sa juste valeur, disons qu'ils s'en tapent un peu, ceci dit ils comprennent bien la différence avec la ville...
Notamment avec le retour parmi les voitures, l'agression du bruit et des odeurs, ça les marque !

Lors de la 2e on a aussi eu les petits qui nous ont accompagné (7 à 13, y'avait vraiment des ch'tiots) et ils ont vaillament grimpé jusqu'au pied du petit vignemale toute la journée. Impressionnants de volonté ceux-là.

Quelques "astuces..."

leur expliquer telle ou telle plante, c'est bien. Raconter une histoire qui y est attachée, c'est terrible. Un mini-conte :)
Donner des astuces telles que frotter ceci ou cela sur un bouton de moustique, une griffure, ça soulage... ça ils retiendront

Les contes le soir, même les plus grands de 16 ans, étaient captivés. La prochaine fois j'emmène un bouquin de contes, c'est vraiment génial. Des contes des pyrénées même. :P

Faire un petit rappel sur la bouffe que l'on dévore à la pause, le fait que c'est bien plus précieux qu'ils ne le pensent... Essayer de leur faire apprécier le moment !

Leur apprendre moults trucs pour faire le feu, tailler les branches, fabriquer ceci ou cela...

Toutes ces choses qui font que la sortie sera constructive pour eux, ils auront appris et testé nombre de pratiques, et c'est ça qui les motive. Il faut qu'ils en tirent quelque chose de concret.

Pour l'année prochaine j'espère aussi introduire un peu le concept "mul" en light (du mul light, on aura tout vu...) soit leur faire comprendre (surtout aux filles de 12 ans, une horreur celles là) que 5 slips, 3 tee shirts, 3 pantalons : c'est pas la peine pour 3 jours de rando...


Voilà mon expérience... c'est plus axé rando que survival certes, mais y'a des trucs utiles à prendre.

heu, élan noir, pourrais-tu me contacter  via mail, car ton domaine pro m'intéresse et... pas de messages privés possibles ici :)
merci !

15 novembre 2008 à 20:11:04
Réponse #12

Corin



PS A mon avis, il manque au forum une rubrique "Préparation mentale à la survie".
Salut Bladerunner,
Je reviendrai plus tard sur ton post très intéressant sur le changement mais je voulais répondre sans délai à ton post-scriptum. Nous avons eu un débat sur cette question et pour ne pas risquer de voir arriver des gourous de banlieue et autres annonceurs d'apocalypse, on préfère traiter au fil de l'eau dans les rubriques concernées.
Je te laisse lire:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,11411.msg185103.html#msg185103

je quitte mon service hier alors que mon collègue jette sur la table le journal du jour: la "une": le N° 2 de la brigade des stups ainsi que la greffière du tribunal sont inculpés pour avoir organisé depuis 2003 un traffic de drogue avec les saisies. D'ou viennent les saisies? en partie des poches des jeunes qu'ils avaient dans leur bureau et à qui ils expliquaient que dealer c'est pas bien. je leur dis quoi maintenant?
Tu leur dis qu'il a pris 10 ans ferme, la peine maximale, et elle 9 ans ferme. Ils avaient beau avoir pris l'un des meilleurs ténors du barreau de Paris, ils ont pris la totale. Quant aux amendes douanières, elles suivent. A priori, ils vont payer pendant tout le reste de leur vie.
Normal pour des gens assermentés et ayant choisi de céder aux sirènes du trafic qu'ils étaient en charge de réprimer.

Je partage ton sentiment.

A+

15 novembre 2008 à 21:43:35
Réponse #13

balthazar


J'ai lu avec intéressement les divers commentaires, et expériences, d'autant plus que j'ai toujours eu, dans les mêmes situations, un comportement un peu plus différent parfois, à savoir ne pas partir d'une "personne en difficulté", mais juste d'une personne, d'un être humain. Le côté "en difficulté" est souvent propre à une sémantique et un milieu très différent de celui dans lequel on les plonge ensuite, et certains "problèmes" sont les mêmes, quelque soit la personne confrontée à un nouvel environnement, un nouveau style de vie, et ce quelque soit ce qu'ils ont vécus, ou leurs origines sociales.
Après...il y a toujours la première question à se poser en andrago/pédagogie: "qu'est-ce qu'ils doivent savoir restituer à l'issue de la période?". Monter une tente, faire du vélo, vivre en groupe, survivre, plumer un poulet, respecter X ou Y... ou le tout? Définir les priorités, adapter les activités en fonction et selon le public...et se renseigner un max au préalable. Il n'y a pas un profil type de "jeune en difficulté"...

16 novembre 2008 à 08:21:32
Réponse #14

Bladerunner


« Modifié: 22 décembre 2008 à 12:27:15 par Bladerunner »

16 novembre 2008 à 10:41:16
Réponse #15

Corin


La désescalade, ça s'apprend (ici, il y a même quelques experts). Ca s'oublie, aussi... :D Nous avons tous eu (ou nous aurons tous) nos loupés.

La difficulté dans ce genre de situations est ton niveau d'implication personnelle. Il suffit que tu te sois beaucoup investi, que tu aies amené des gens à te suivre dans une prise d'initiative un peu nouvelle (où tu ne te sentes pas totalement à l'aise). Ce genre d'éléments qui nous fragilisent nous rend extrêmement sensibles au moindre dérapage.

Dans une expression de violence, j'ai le sentiment qu'iil y a souvent l'expression de la peur que nous inspire l'autre et également le défoulement lié à un stress latent.

Enfin, je ne suis pas un expert mais ça m'inspire cette réflexion.

A+

16 novembre 2008 à 10:50:04
Réponse #16

Bison


Bonjour,

Citation de: Bladerunner
Il ne suffit pas d'avoir les connaissances pour les appliquer....
Il faut la pratique, en plus ... en vrai, de préférence (expérience du terrain, expérience de la vie ...).
Et, à défaut en jeux de rôle avec un bon "entraîneur" (mais il n'est pas facile de provoque "la rage" vraie, en situation simulée au départ).
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

16 novembre 2008 à 10:57:59
Réponse #17

Patrick


j'avais fait l'inverse de ce qu'il fallait faire!!!!! Il ne suffit pas d'avoir les connaissances pour les appliquer.... ;D
Il faut être clair, c'est toujours plus facile de régler les problèmes des autres. Les conseillers matrimoniaux sont parfois cocus et les psychiatres font aussi des dépressions nerveuses.

Les chantres de la self-protection pêtent aussi de temsp en temps un coup de calgon (et certains plus souvent qu'à leur tour  :'()

C'est notre humanité qui fait aussi que notre comportement varie dans le temps et aussi en fonction de certains stimulis qui activent des ancrages profond.

Il faut aussi l'accepter.

16 novembre 2008 à 20:27:02
Réponse #18

balthazar


"Il faut aussi l'accepter." +1 pour Patrick et le terme, cela me rappelle une discussion avec une "profileuse" (FBI)spécialisée dans les trucs assez crades, quand je lui ai demandé comment elle faisait pour supporter les discussions avec des gens pas nets, elle m'a dit qu'il y avait une différence entre comprendre et accepter...

18 novembre 2008 à 21:38:21
Réponse #19

kamik


Bonjour,
Je suis enseignant spécialisé dans une structure qui reçoit des jeunes  de 14 à 16 ans déscolarisés (Je résume le projet en gros : on a un ans pour tenter de les re-motiver, les remettre à niveau, et les aider à trouver une orientation) On s'appuie souvent sur des projets de type rando pour tester et travailler la motivation, l'endurance, l'autonomie, le gout de l'effort, l'orientation, ect... Le truc pour nous, c'est de donner du sens au projet et on n'hésite pas à faire cour en pleine nature.
En fait avec une bonne progression, beaucoup de choses sont possibles : Dans l'association où je suis détaché par l'éducation nationale, les éducateurs n'ont pas le droit d'encadrer ce type de projet...Sans intervenants extérieurs donc ce sont les enseignants qui s'y collent...
Comme nous n'avons pas un gros budget (on fait aussi des chantiers pour essayer de gagner un peu de sous) on part avec le matos  minimum : pas de chaussures spéciales par exemple donc l'hiver, c'est basket, et sacs plastique... :o
Malgré toutes les conditions réunies pour une bonne galère, les participants sont toujours ravis, en fait je rencontre plus de résistance de la part des adultes encadrants que de la part des jeunes.
Je crois que le truc, c'est de bien mesurer ce qui est possible avec le groupe choisi, et de savoir faire adhérer  les participants, de donner du rythme aux évènements.
La marche est une  activités  difficile pour un jeune en difficulté  surtout lorsqu'on ne peut pas parler (montagne) se retrouver seul avec soi même avec ses pensées pour seul interlocuteur, sans portable, sans musique, sans drogue, se salir, transpirer, C'est souvent un grand moment de panique.
L'avantage pour moi c'est que la nature est assez "contenante" les fugues vont rarement loin et la peur rend grégaire...
Le truc que je trouve le plus dur à estimer c'est l'état de manque.



19 novembre 2008 à 00:16:52
Réponse #20

straight8


plein de temoignages ou de remarques interessantes qui alimentent mon petit moulin.merci

d'accord avec toi kamik pour le côté "contenant" de la montagne, de la nature en général. je trouve pour ma part inquiétant de voir à quel point certains de ses jeunes voient la nature comme "ce qu'il y a derrière les murs de la ville, loin là-bas". Les vosges c'est l'amazonie! le sanglier c'est godzilla! la colline c'est l'éverest. (c'est aussi le cas de pas mal d'adultes d'ailleurs). la nature est au mieux une inconnue, au pire une ennemie. c'est aussi là qu'il y a du travail éducatif à faire.
un autre apport important, c'est par rapport aux jeunes qu'on dit "dans la toute puissance": ceux qui n'ont pas eu des parents qui ont su leur dire NON et qui du coup resistent mal aux frustrations. pour ceux là la nature n'est pas seulement contenante dans le sens ou elle provoque la peur qui les fait se tenir à carreau mais parce qu'elle les met dans l'obligation d'accepter des lois qui ne sont pas les leurs.
La nature a aussi le grand avantage de ramener les gens assez rapidement à l'essentiel voire au primaire ce qui permet de prendre du recul par rapport à soi. Le rapport à l'apparence par exemple: paraitre ou être?, la tchatche ou la communication? etc.

19 novembre 2008 à 07:47:45
Réponse #21

Patrick


Franchement, Mesdames et Messieurs je respecte vos convictions et votre engagement personnel admirable mais c'est un vrai miracle qu'il n'y ait pas de casse.

Je me permet de vous rappeler qu'à chaque fois qu'il y a eu blessure grave ou décès, les accompagnants, éducateurs et enseignants, se sont toujours retrouvés en correctionnelle même s'il disposaient de toutes les autorisations et en respectant les réglementations.

Je me permet aussi de rappeler que si la réglementation n'est pas respectée les assurances ne fonctionnent pas et vous devrez régler les soins et dommages et intérêts que ne manqueront pas de vous demander les ayants droit (ou la sécurité sociale par un recours contre tiers), de votre poche.

19 novembre 2008 à 07:51:53
Réponse #22

Bison


Tu peux préciser, au niveau règlementation?
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

19 novembre 2008 à 08:03:05
Réponse #23

Corin



19 novembre 2008 à 08:08:00
Réponse #24

Patrick


Tu peux préciser, au niveau règlementation?
  • niveau de formation des accompagnants même bénévoles en fonction du milieu plus éducateurs spécialisés
  • ratio accompagnés/accompagnants
  • logistique + logistique de back up
  • équipement minimum des accompagnés pour être sécurité
  • avis médicaux préalables
  • autorisations préalables des tuteurs légaux
  • assurances ponctuelles et spécifiques

Et je dois encore en oublier

Sans ces pré requis, on sera passible de mise en danger délibérée de la vie d'autrui et même sans casse passible :
  • interdiction d'exercice
  • condamnation prison avec sursis et amende

avec casse c'est pareil plus prison ferme + sursis + grosse amende + versement des frais médicaux et dommages et intérets sur fonds propres.

Ca casse le gout de l'aventure et du challenge mais c'est la réalité de notre pays (et bien d'autres d'ailleurs).

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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