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Auteur Sujet: Le danger qu’il y a à apprendre trop de tactiques défensives  (Lu 6293 fois)

21 décembre 2006 à 16:43:05
Lu 6293 fois

lucky


Bonjour

Voila un article intéressant "Le danger qu’il y a à apprendre trop de tactiques défensives" : http://www.gazette.rcmp.gc.ca/article-fr.html?&article_id=134
 
Quelle est votre opinion ?

22 décembre 2006 à 00:42:07
Réponse #1

SurvivalFred


Salut,

Je pense que c'est clairement ce que nous fait passer le GHC lors de ses stages : faut pas se faire de noeud au cerveau !

Pas de technique secrète et d'apprentissage des 22 frappes du cobra royal les soirs de pleine lune ... juste une méthode, quelques principes adaptés et adaptables à diverses situations ...

Bon, je laisse aux pros de l'ACDS le soins d'expliquer et de corriger ma prose si nécessaire  :)

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

08 janvier 2007 à 18:31:55
Réponse #2

kazar


LES TROIS CERVEAUX

par HENRY PLEE
 

Interview publiée dans la Revue Budo International de Novembre 1995.
directeur de la publication : Alfredo Tucci budo@dimasoft.es
Responsable Edition Française : Brigitte de le Court : Tél (34) 91 372 82 65.
 
 


BI : La première question qui me vient à l'esprit est : pourquoi gardez-vous le silence... et pourquoi le rompez-vous parfois.

HP : Tout le monde le sait, au moins intuitivement, le silence est la seule bonne façon de faire les choses qui comptent. On se tait pour bien apprendre, pour bien travailler, et par pudeur. Car progresser et évoluer, c'est en définitive une aventure personnelle dans notre 'jardin secret". Parler à ce stade prouve une immaturité manifeste. Récemment j'ai lu une interview d'un ancien Directeur de la C.I.A. américaine, un administratif, qui disait que tous les "espions" étaient des perturbés mentaux immatures, qui ratent leur vie privée et auraient tout raté s'ils n'avaient pas trouvé cette façon de gagner leur vie. Sans qu'il soit nécessaire de nommer personne, tu as dû remarquer que ceux qui parlent ou écrivent le plus sont relativement médiocres, tant en Art Martial que dans la vie, et toujours dénigrent la compétition ou le combat réel... ou le terrain. Parce qu'ils n'ont jamais remporté le moindre combat dans un "moment de Vérité"... comme dirait "Karaté Kid"

BI : Je vois que nous retrouvons le franc-parler de Maître Plée...

HP : Je sais que beaucoup de pratiquants aiment que l'on dise pour eux des vérités qu'ils n'osent pas exprimer. Ce n'est pas qu'ils n'osent pas, ils ne peuvent pas. Moi, mon grand âge - que je ne ressens pas - mes grades et ma réussite, font que je n'ai a ménager personne et que je peux me permettre d'être honnête. Quand on commence a "avoir évolué", ce qui d'ailleurs peut n'être qu'un sentiment parfaitement subjectif, on est saisi par la difficulté d'en rendre compte, voire l'inutilité de parler de son parcours.

BI : Oui, ce sera ma seconde question, qu'est-ce qui, dans votre parcours, peut être un enseignement pour les jeunes pratiquants?

HP : Les jeunes seulement ? Ce n'est pas gentil pour les moins jeunes, tu les considères comme des cas sans espoir ? Revenons au parcours. Chacun a ou aura plus ou moins le sien, comme chacun a ou aura plus ou moins son propre style dans l'Art Martial de son choix, puisque s'identifier totalement à un Maître est la preuve d'un manque de créativité. Faire des copies parfaites de la Joconde du Maître Léonard de Vinci n'est pas une preuve de talent, tous les appareils de photo le font, et mieux. Il y a de nombreuses "Histoires de Sagesse", que j'adore, tournant autour de cela. Tu en connais certainement. Leur intérêt, par rapport aux Fables, avec morale finale, est qu'elles sont drôles et touchent en profondeur des domaines autres que celui de l'intellect. Précisément le domaine que cherchent à toucher tous les vrais Arts Martiaux. Et chacun sait que l'intellect, la raison, la machine à penser, est le pire obstacle à l'efficacité, tant en défense qu'en "attaque-légitime-défense". Tous les instructeurs, à tous les niveaux, éprouvent le dilemme de parler "pour partager" leur émerveillement ou de se taire sur leurs découvertes tant qu’elle n'ont pas été maîtrisées. En outre il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas dire pour laisser une chance aux gens de les découvrir tout seul, et ainsi de pouvoir réellement les appliquer.

BI : Vous pensez que l'on ne peut réellement appliquer une technique que si on l'a redécouverte soi-même?

HP: Voilà une bonne question. Mais expliquer pourquoi demanderait plusieurs revues. Je vais essayer d'être bref. Cela va paraître scientifique mais il faut y passer. Tout peut changer dans votre compréhension des Arts Martiaux si vous comprenez que l'on n'a pas 'un" cerveau, comme tout le monde le pense, mais trois cerveaux, ou si vous préférez un cerveau "triunique". Ils viennent des aléas de notre parcours évolutif depuis l'apparition de la vie animale en mer puis sur terre, il y a 400 millions d'années.

BI : Quels sont ces trois cerveaux et leur intérêt sur le plan martial?

HP : Le premier apparu et qui existe encore dans notre crâne est le cerveau reptilien, et si tu réfères un nom scientifique : le paleo-cortex. Il a en charge notre survie, ne "parle" pas, et bien que petit il contient les "glandes" les plus vitales : hippocampe, amygdale, septum etc... Lorsque 1’on est attaqué avec menace de mort nous fonctionnons uniquement sur ce cerveau reptilien. Il concerne donc les Arts Martiaux de combat à mort, guerriers, Si je peux me permettre ce plée-onasme. Le second cerveau est le "mammifère", qui est au-dessus et autour du reptilien, scientifiquement c'est le cortex, ou cerveau "emotif" parce que s'y trouvent les émotions, la peur, et les Rituels animaux, qui comprennent les affrontements destinés à sélectionner les meilleurs reproducteurs. Lui aussi est silencieux. Les Arts Martiaux sportifs, conventionnels, en dépendent. Le troisième cerveau, le plus gros mais dont on n'emploie que 5 à 10% est le "cerveau moderne", neo-cortex dit aussi "supérieur" par suite de sa position et de ses possibilités, il parle, il lit, il raisonne, il est conscient et cela fait aussi de lui le roi des conneries, à cause de l'ego. Au point de vue vitesse d'exécution le plus rapide est le reptîlien, le mammifère est trois fois plus lent et le supérieur est dix fois plus lent que le mammifère, c'est à dire trente fois plus lent que le cerveau de survie, le reptilien. Tu comprends mieux, je pense, pourquoi l'enseignement martial de base est "le vide mental" ou le "non mental", ce qui permet au reptilien et éventuellement au mammifère de s'exprimer sans être ralentis par le cerveau "intelligent".

BI : Je vois mieux l'intérêt de la connaissance de ces trois cerveaux sur le plan martial, mais si l'on s'arrête à la notion traditionnelle du "vide mental" en combat et de "silence" au Dojo, cela peut suffire.

HP: Tu n'as pas vraiment tort mais en sachant très bien comment ils fonctionnent on peut éviter des erreurs pédagogiques. IJ n'y a pas de professeur à 1 'Ecole ou au Dojo qui ne pense pas enseigner son art avec une pédagogie tout à fait intelligente. L'ennui c'est que c'est rarement le cas et surtout au Dojo. Mais, même avec un enseignement anti-pédagogique sur le plan martial, on peut arriver à se préserver Si l'on sait comment les choses se font dans notre tête.

BI: C’est-à-dire?

HP : J'ai dit que les cerveaux reptilien et mammifère étaient silencieux et le supérieur parlait, donc raisonnait. En pratique tout "monte" du cerveau reptilien vers le mammifère puis le supérieur, ou du mammifère au supérieur, et jamais, je dis bien jamais, du supérieur vers le mammifère et le reptilien. Par exemple, si on vous insulte, si on vous humilie ou si on vous menace, c'est votre reptilien qui le reçoit comme une agression et sa réaction est toujours de fuir ou de tuer. D'ailleurs on dit 'le vais le tuer ce mec" sans le penser au niveau neocortex supérieur. Du reptilien la réaction monte au mammifère, centre des émotions, et cette pulsion de survie y est amplifiée ou freinée par la peur, la pitié, l'amour etc... La colère émotive augmente le désir de vengeance et de haine. mais s'intègre dans le cadre du Rituel où la loi, pour toutes les espèces, est "tu ne tueras pas un individu de la même espèce". Du reptilien l'influx nerveux est passé au mammifère qui le passe à son tour au neocortex qui va insulter - un rituel de provocation et d'intimidation mélangé - et réfléchir, soit à une stratégie de défense ou d'attaque, soit considérer les conséquences du passage à l'acte. Le comportement final sera le résultat des connexions reptilien-mammifère-supérieur, variable selon les individus.

BI: C'est ce qui se passe en combat?

HP : Oui. En Championnat on en reste généralement au mammifère pur, avec des montées mammifère-supérieur, mais ceux qui gagnent sont ceux qui se placent plus ou moins au niveau reptilien "tueur". Ce sont les plus agressifs qui gagnent, surtout dans les disciplines dites de "la main", Karaté et similaires, moins dans le Judo et les luttes similaires, comme le Sambo ou la lutte bretonne, car la lutte est le rituel de base de l'animal-homme. Mais en vrai combat de survie tout se passe au niveau du cerveau reptilien, et ce n'est qu'après que le cerveau mammifère reçoit l'influx. Tous ceux qui ont été menacés dans leur vie ont réagis au niveau reptilien, puis lorsque le danger est passé le cerveau mammifère s'est manifesté la sueur est venue, le cœur s'est emballé, et les jambes ont tremblé. Intéressant non ?

BI : Oui, mais où est l'intérêt dans l'enseignement?

HP : Je ne voudrais pas trop perturber mais il me semble que ce doit être dit. Aux époques héroïques, en Asie mais aussi en France, lorsque j'étais pionnier, et aux USA où également vers les années 1949 mon ami Trias était pionnier du Karaté, lorsqu'un débutant arrivait au Dojo on lui demandait d'attaquer les Ceintures Noires comme il le voulait, puis ces Ceintures Noire bloquaient, se défendaient, mais sans attaquer. Ce 'baptême" était passionnant, les Ceintures Noires remettaient les pieds au sol et avaient souvent des surprises instructives, les débutants avaient confiance dans le Dojo. A la fin de chaque cours, le "Maître" prenait en ligne, l'un après l'autre, tous les membres du Dojo et les battait ou était parfois battu, mais dans ce cas il conservait son prestige... et l'entraînement suivant le membre qui avait battu le professeur avait intérêt à faire attention. C'était viril. C'était martial. Je doute que certains professeurs le fassent, même après avoir lu ces lignes.

BI : Je ne vois pas le rapport avec les trois cerveaux...

HP Tu vois pourquoi il vaut mieux se taire. Il y a trop d'enseignements de base à expliquer, d'erreurs à rectifier, on a l'impression de verser de l'eau dans une cruche trouée. Bon. On continue quand même. Ces baptêmes de débutants et l'affirmation de la supériorité du professeur à la fin de chaque entraînement peut paraître rustique à ceux qui sont incapables de le faire, mais par cette "rusticité" on en restait au niveau du cerveau mammifère, avec parfois du reptilien, jamais au niveau cerveau supérieur. C'était donc du véritable Art Martial. Note qu'en Judo on faisait de même, les anciens du Sommerard en parlaient encore il y a quelques mois dans un repas d'anciens, à la fois bien sympathique et bien pénible. Certains avaient évolué vers le haut, drôles, sereins, de vrais sages, et d'autres avaient évolué vers l'amertume, étaient acerbes, avaient une sorte de mépris pour les jeunes pratiquants, qui n'ont rien d'inférieur aux anciens. Mais passons.

 BI : Comment devrait-on enseigner, selon vous?

HP Pas selon moi... le vrai enseignement est connu. Il y a des fois où je me demande s'il n'y a pas mystification dans le sens "Pourquoi faire vite lorsque l'on peut faire lentement". Car en périodes d'enseignements accélérés, comme en temps de guerre, la formation de jeunes samuraï pour aller au champ de bataille par exemple, en un an on faisait progresser l'individu comme on le fait maintenant en cinq ou dix ans.

BI : Pourquoi?

HP : Parce qu'on inverse les choses. Je t'ai parlé des trois cerveaux. Tu as compris que l'action a sa source dans le cerveau reptilien, pour la survie, ou le cerveau mammifère, pour le Rituel, pour aboutir dans le cerveau supérieur, éventuellement car ce n'est pas nécessaire. C'est même plus nuisible qu'utile. Comme les Arts Martiaux de Dojo avec "Do" sont conventionnels et opposent un individu contre un individu, on est donc en Rituel. Dans l'enseignement "traditionnel" en fait faussement traditionnel - on commence par expliquer à notre cerveau "supérieur" ce que le cerveau "mammifère" ou "reptilien" doit faire. On "comprend" mais on ne peut pas "faire" parce que le cerveau "supérieur", intelligent, qui raisonne, ne peut absolument pas donner d'ordres ni d'indications aux cerveaux du dessous qui, eux, "font". Le cerveau supérieur peut, avec de l'entraînement, ne pas tenir compte des messages de peur, d'inquiétude, d'émotion, de recherche de plaisir (des 5 sens + sexe), envoyés par le cerveau mammifère et même par le reptilien, mais il ne peut rien leur "enseigner". Autrement dit, enseigner en expliquant en premier c'est, à coup sûr, ralentir la progression. Après chaque explication, le pratiquant essaie de répéter le mouvement, mais pour l'application il doit sentir et trouver l'opportunité. Autrement dit il doit oublier ce qu'il a appris "intellectuellement". En fait c'est en regardant les plus avancés et en subissant lui même qu'il apprend. Cette dualité retarde les progrès. L'idéal serait de montrer sans expliquer - ça le cerveau mammifère comprend - puis d'exécuter et de faire exécuter tout de suite en assauts, kumités ou randoris. Il y aurait des "fautes" selon le dogme ou le "canon" de la Discipline ou du Style mais il y aurait du vécu, c'est à dire des expériences répétées dans le temps. Et seul le vécu est engrangé dans la mémoire à long terme. Or, on le sait rarement, la mémoire à long terme est située dans le cerveau mammifère. La mémoire à moyen terme est dans le cerveau supérieur (c'est ainsi que l'on retient et oublie un numéro de téléphone). Et la mémoire à très court terme est située dans le cerveau reptilien. Quelques minutes à quelques heures après, ce dernier a tout oublié... comme un crocodile ou une tortue de mer qui fonctionnent avec seulement un cerveau reptilien.

BI : Donc, lorsque l'on nous enseigne des techniques sophistiquée de "self-défense" contre agression à risque mortel, elle concernent le cerveau supérieur et le cerveau reptilien, pour les explications (souvent oubliées immédiatement ou ne laissant qu'un vague souvenir... inutilisable) et les quelques gestes effectués après ? L'ensemble serait donc oublié quelques heures après?

HP :Tout à fait. Je vois que tu commence à comprendre. Mais, pendant l'entraînement, le pratiquant a l'impression d'apprendre à survivre. Il ne réalise pas qu'après le cours il ne lui restera rien dans les cerveaux qui devraient avoir appris, tout est dans le cerveau "intelligent", une illusion. En fait, on n'apprend jamais vraiment "grand chose". Du moins pas de la façon dont ont l'imagine. Et ce qu'on apprend en Art Martial ne passe pas du tout par l'entendement et la parole. Pas étonnant qu'en cas d'attaque vraie, un Budoka gradé perde tous ses moyens, comme le premier passant venu. S'il n'a pas été mis KO ou n'a pas été tué, la première réaction "reptilienne" passée, il pourra parfois appliquer ses techniques sophistiquées, mais pas en réaction spontanée. C'est impossible. Elles sont trop élaborées pour les cerveaux primitifs. D'ailleurs Si ces derniers étaient malléables à nos utopies ce serait un désastre. Notre bagage génétique, "animal" est inchangé depuis l'aube de l’homme et se transmet de génération en génération.

BI : On ne va pas entrer dans la métaphysique biologique

HP: Moi je veux bien arrêter tout de suite, mais ce sont des prises de conscience élémentaires...


Stéphen.
« Modifié: 16 janvier 2007 à 18:00:11 par kazar »

08 janvier 2007 à 19:35:36
Réponse #3

lucky


Le cerveau triunique est une théorie des années 70, à l'époque où les connaissances sur le cerveau étaient moins développées. Il faut donc prendre des pincettes les conséquences que l'on pourrait tirer cette théorie.

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/capsules/histoire_bleu01.html

http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2003/octobre/berthoz.html

08 janvier 2007 à 21:55:04
Réponse #4

kazar


Le cerveau triunique est une théorie des années 70, à l'époque où les connaissances sur le cerveau étaient moins développées. Il faut donc prendre des pincettes les conséquences que l'on pourrait tirer cette théorie.

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/capsules/histoire_bleu01.html

http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2003/octobre/berthoz.html


Je le sais. Pas important. Les nouvelles théories qui remplacent cette théorie du cerveau triunique sont également et seulement des théories.

Ce que je trouve interessant dans cette interview d'Henry PLEE, et pour répondre à ta question du début de ce post, c'est sa façon simple et concrête d'aborder l'enseignement des Arts Martiaux, la "rusticité" de son approche (qui n'exclut en rien un aspect plus complexe et plus profond). Si ça fonctionne c'est que c'est bon.

Donc pour ma part, oui je pense qu’il y a danger à apprendre trop de tactiques défensives -ou offensives- , et à fortiori trop complèxes. Sans être ni un expert ni un passionné en la matière j'affirme cependant que j'ai davantage appris avec de petites mésaventures perso, en me prenant des coups de poings en boxe ou même en Kendo, plutôt qu'en me faisant des noeuds avec les bras en Kung Fu et en Aïkido.

Stéphen.
« Modifié: 08 janvier 2007 à 22:22:20 par kazar »

08 janvier 2007 à 22:43:54
Réponse #5

lucky



09 janvier 2007 à 00:24:27
Réponse #6

crotale


La spontanéité d'une situation d'agression ne permet pas de faire appel à des techniques sophistiquées, aussi efficaces soient-elles, et ce pour deux raisons;

La première étant que le simple fait de rechercher à reproduire quelque chose de long à mémoriser et à assimiler, fait perdre un temps précieux, vicieusement exploitable par l'opposant;

La seconde réside dans le constat que des principes de bases, des procédures (réactions types face à certaines situations) valent mieux que des techniques élaborées;

La simplicité n'est pas facile à acquérir lorsque l'on recherche l'efficacité dans l'action, et c'est aussi ce que cherche à démontrer Henry Plée à travers cette interview.
Les bases d'une défense efficace reposent sur la rapidité à mettre en oeuvre des moyens simples (pratiques et disponibles quasi-instantanément en fonction du stimuli d'agression), rudimentaires (instinctifs) et efficaces (travaillés et exploités dans ce sens).

Un entrainement axé sur le combat et la défense dans la rue ne peut comprendre un trop large panel de techniques, car seulement quelques unes peuvent être immédiatement opérationnelles et adaptées sous l'effet de la violence d'une agression. Associés à des principes de sécurité basés sur le pragmatisme (variation de niveaux d'attaque, cadence de riposte, paramétres corporels, exploitation de l'envirronnement, armes improvisées : journaux ceintures etc...), ces quelques techniques tendent à devennir des réflexes conditionnés.
« Modifié: 09 janvier 2007 à 00:28:46 par crotale »
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

09 janvier 2007 à 15:36:45
Réponse #7

Eric Lem


C'est marrant comme je retrouve des trucs connus dans ton discours ma couleuvre...  8)
Peace,

Eric.
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"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

11 janvier 2007 à 22:10:26
Réponse #8

gurkhan


bon quand je serais grand je veux être comme notre crotale , grand , fort et intelligent .
tes explications sont limpides  :up:
"donner largement sans rien attendre en retour" GHC CONCEPT tous droits réservés             

11 janvier 2007 à 23:54:13
Réponse #9

Ian Le Pirate


bon quand je serais grand je veux être comme notre crotale , grand , fort et intelligent .
tes explications sont limpides  :up:

Bah finalement vu l'étendue des travaux, je ne suis pas sur que l'état actuel des connaissances en génétique puisse exaucer tes voeux  :D :D :D

12 janvier 2007 à 15:55:58
Réponse #10

garfield


Salut à tous,

Suit à l'excellent article d'Henry Plée, je ne saurais que trop vous conseiller son recueil de "Chroniques martiales" aux éditions Budostore (25 euro). Chacun y prendra ce qu'il veut mais le cassage de bcp de mythes y est, déja, en soit, très intéressant.

Autre petite chose basée sur ma toute petite expérience de la rue.
Je rejoins Razak lorsque il parle de petites expériences personnelles vécues.(en réel on ne fait jamais deux fois les mm erreurs!!!).
C'est à mon sens le plus important avec un entrainement correctement dirrigé

J'ajouterai qu'il faut essayer de vivre votre entrainement comme si c'était une situation réelle (je sais c'est rès tarte à la crème mais je m'explique).

C'est la raison pour laquelle le travail sous stress en Krav maga (par ex.) est si important. C'est aussi pourquoi, au stand de tir, nos instructeurs estiment que chaque cartouche tirée est une expérience live et pas seulement du "trouage de papiers".


bon w-e à tous,

garfield, raaaaouw



Je suis pour la paix des ménages mais...si on pisse sur ma jambe en me disant qui pleut, je deviens très méchant !!!!

12 janvier 2007 à 23:42:02
Réponse #11

gurkhan


Bah finalement vu l'étendue des travaux, je ne suis pas sur que l'état actuel des connaissances en génétique puisse exaucer tes voeux  :D :D :D

il te faudra plus que ta trotinette US pour échapper à mon courroux , j'ai un tomahawk tout neuf à essayer, je te rappele, ainsi qu'un joli 12  ;)
"donner largement sans rien attendre en retour" GHC CONCEPT tous droits réservés             

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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