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Auteur Sujet: La survie en millieu désertique  (Lu 9349 fois)

16 décembre 2006 à 18:31:13
Lu 9349 fois

Diesel


Moi, je n'y connais rien.
le seul désert que j'ai jamais traversé, j'y ai survécu par miracle. J'étais très jeune, 3 ou 4 ans et mes parents m'ont sauvé de justesse. ::)
[size=06pt](c'est super dangereux un bac à sable)[/size]  ;D

Bref vous l'avez deviné, c'est un sujet très sérieux que je propose.  ;D

Quelle sont les dangers, le contraintes, que faut-il comme équipement ? beaucoup de questions, peu de réponses.
Je propose de commencer par les déserts de sable.
Le mot désert ne désigne pas uniquement celui ci mais aussi ceux de glace, d'eau (l'océan est un désert lui aussi), ou de pierre comme le dessert de Gobi par exemple.
Si certain d'entre nous on déjà fait l'expérience de tels milieux, leur contribution est la bienvenue.

Gentlemen start your keyboards .!  ;)
Moi, je vais faire quelques recherches ....

16 décembre 2006 à 18:38:29
Réponse #1

ipphy


Pour percer les mystère que la survie dans le désert y a qu'a observer le mode de vie de ses habitants  ;) Ca doit renseigner sur la majorité des savoir utile  ;)
Y a des infos interessantes dans le bouquin de X. Maniguet, je vais en recopier l'essentiel ici  ;)

16 décembre 2006 à 18:52:05
Réponse #2

Diesel


Je que j'en sais je le tiens aussi du bouquin de Maniguet. J'aurai aimé du vécu mais ça peut faire une bonne base de départ.

16 décembre 2006 à 19:00:28
Réponse #3

huskbarthai


hello,
relis Frisson Roche...  ;)


comme d'hab, une réponse pour rien... pardon
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


16 décembre 2006 à 19:02:53
Réponse #4

Cynry


Je pompe ça honteusement sur le bouquin "Le matériel de l'aventure".
La tenue pour le désert doit remplir 4 conditions, isolation, amplitude, couleur et elle doit couvrir tout le corp.
D'après ce que l'auteur dit, la superposition de couches reste la meilleure solution, pour contrôler l'évaporation de la sueur (sans bien sûr tomber dans l'excès, c'est pas du froid dont on se protège). Voilà pour l'isolation.

L'amplitude, bah comme le dit ipphy, en observant les habitants, on voit bien que le moulant est pas top fashion. Donc de l'ample, léger, et si possible avec ouvertures pour s'aérer.

Couleur... claire. Ca semble évident.

Et pour la couverture du corp, cela va aussi de soi, couverture complète, l'auteur insiste bien sur la tête, et rappelle que le chèche c'est pas que pour le style, c'est bien plus efficace qu'un chapeau.

Voilà voilà, à noter aussi que le coton est à privilégier, ses défauts se transformant en qualités dans cette situation, toujours selon Mr Silberman.

Et euh, niveau vécu... L'égypte, j'avais 8 ans, ça compte ? Me souviens que les fourmis la bas sont plus grosses qu'ici, et que le sable, bah y faut aimer quand même. :-[

16 décembre 2006 à 20:04:35
Réponse #5

emmuel


C'est marrant, de mémoire j'avais l'impression que les tenues des bédouins étaient noires ou bleues. J'ai été regarder des photos sur le net, et bon, j'n ai vu en couleurs claires effectivement, mais pas que. Ca me semble très surprenant. Quelqu'un aurait une explication ?

16 décembre 2006 à 20:15:00
Réponse #6

pat35


pour mon expérience, 6 mois au Tchad, le coton est un des textiles que je supporte le mieux, en milieux chaud, l'hydratation il faut en moyenne boire 1 à 2 fois plus que d'ordinaire, car la sudation ne se fait pas toujours sentir, surtout quand il y a du vent, vous n'avez plus ou pas de sensation d'humidité constante...la tête très important de la couvrir en permanence, car le cerveau n'aime pas la forte chaleur sur la boite crânienne, manger équilibré mais aussi un minimum salé , pour les reins, se déplacer pendant le matin jusqu'à midi environ, dormir l'après-midi, pendant les fortes chaleurs et reprendre une activité normale vers 16 ou 17h00 ...

après l'observation des locaux est une très bonne école...dans le désert on trouve de tout et ce n'est pas si désert que ça  8)

pensez aussi aux yeux, car la réverbération est très importante  :up:

16 décembre 2006 à 20:56:23
Réponse #7

lunar


Pas franchement d'experience notable mis à part une petit incursion dans le Désert du Thar à la frontière indo-pakistanaise il y une bonne dizaine d'année. La logistique était assurée par une agence locale. Notre caravane était composée de 5 dromadaires dont trois de bâts, transportant essentiellement des bidons pour stocker l'eau (rempli à ras bord à chaque point d'eau), le matériel de bivouac, la bouffe (chapatis matin, midi, soir, cuit sur le feu sur une plaque de fonte concave. Ils étaient franchement délicieux  :love:) et quelques marchandises pour les villages que nous traversions. Les deux autres étaient reservés aux sahibs que nous étions. D'ailleurs le dromadaire est incomparablement plus confortable que le cheval. On pourrait se laisse bercer des heures par son rythme chaloupé. De plus son caractère est vraiment très doux et débonnaire.
Mise à part la rudesse du climat, l'un des dangers les plus perceptibles était sans conteste les serpents, très nombreux et peu enclins à se carapater comme les vipères de nos contrées. Notre guide était continuellement aux aguets et fût sans pitié pour les reptiles qui croisèrent notre chemin. Il  les tuait à coups de pierre à une dizaine de mètres... Son habileté m'a sidéré.  L'eau ne m'a pas paru un problème majeur (nombreux points d'eau, espacés de quelques heures tout au plus de marche), mais il faut dire que nous passâmes dans la région au mois de novembre, peu de temps après la mousson et probablement pas dans sa partie la plus aride. A noter que nous nous arrêtions toujours aux heures les plus chaudes de la journée (en gros entre midi et quatre heures) pour se mettre à l'ombre.
D'autre part, un désert, ce n'est pas qu'un milieu naturel. C'est aussi un endroit où des gens vivent. D'ailleurs, cela m'a enormement surpris à quel point cette contrée inhospitalière était habitée par l'homme.. Il faut dire que le Désert du Thar est l'un des déserts les plus peuplés de la planète, ceci expliquant peut-être cela. Comme on pouvait s'y attendre à la frontière indo pakistanaise, les tensions religieuses étaient franchement marquées. Notre guide était hindou et il arrêtait systématiquement la caravane une centaine de mètre avant les villages musulmans pour négocier un droit de passage. Et ce fût quelque fois un peu tendu (mais pourquoi le monsieur il a un fusil dans la main ?)

16 décembre 2006 à 22:24:07
Réponse #8

Pierre


En ce qui me concerne, l'expérience que je peux avoir de ce milieu est liee a des voyages ... en 4x4. Donc pas vraiment une expérience a risque, ou de survie, puisque le vehicule permet de transporter quelques réserves  ;D. Les coins que je connais sont situes a l'est et au sud du Maroc donc en limite des zones sahariennes.
Pour confirmer et compléter ce qui a déjà été dit, pour moi, les difficultés viennent :

- De la chaleur : des températures qui frôlent les 60 degrés dans la journée en été, donc insupportable de se déplacer ou d'agir dans la journée, peu voire pas d'ombre donc une déshydratation très rapide. Il faut prévoir au moins 5 l d'eau/pers/jour a boire, si les dépenses physiques sont faibles donc imaginez en cas d'effort intenses. Réverbération également très intense. il faut donc également protéger les yeux. Des vêtements amples et clairs éloignes du corps pour favoriser l'isolation par couche d'air et la réverbération. C'est vrai que le coton est bien pour absorber eau ou transpiration puis rafraîchir par évaporation. Il faut également se protéger la tête , cela peut paraître évident mais c'est quelque chose qui s'oublie régulièrement. 

- Du vent : les tempêtes de sables peuvent être terribles et même les plus faibles et les plus courtes mettent de la poussière et du sable partout. Il faut se protéger soi et son matériel au maximum, enfermer, calfeutrer ... tout. Je me suis déjà vu dormir sous tente nomade par simple vent régulier et me retrouver le sac de couchage couvert de sable avec une quantité non négligeable a l'intérieur  :o . Très difficile voire très dangereux de se déplacer par tempête. La visibilité n'est que de quelques mètres et même avec du matériel d'orientation sophistique, le danger d'un changement brusque de terrain est absolument imprévisible, sans parler de la force du vent.



- Des contrastes de température. J'ai connu des journées en hiver ou le matin au réveil ça gèle (-3) et dans la journée il fait chaud (+30) et je suis loin des écarts maximums relevés en certains endroits du globe. Cela signifie avoir le matériel adapte aux différentes situations ... (sac de couchage, vêtements multicouches)



- Des pluies : il ne pleut pas souvent mais quand il pleut cela peut entraîner de véritables catastrophes. Dans le sable je ne pense pas, mais dams les zones de terre ou cailloux, il n' y a pas de végétation et le sol est très dur donc les trombes d'eau ruissellent et se regroupent dans des cours d'eau a sec (oueds) pour générer des torrents de boue. Le niveau peut monter de plusieurs m en quelques heures et envahir de étendues immenses très rapidement. C'est un danger considérable d'autant plus que l'endroit ou le danger est le plus important n'est pas toujours celui ou il pleut.

- L'absence d'eau en période sèche : Il peut se passer plusieurs mois voire plusieurs années sans qu'il ne tombe une goutte d'eau ... Les puits peuvent s'assécher avec les conséquences que l'on peut imaginer.

- L'absence d'approvisionnement : desert = peu de vie donc pas de chasse, peche, cueillette possible ...reste les reserves a prevoir et la population locale mais qui se contente de beaucoup moins de choses que nous: dates, lait de chamelle ou chevre, farine ... et qui surtout se fait plutot rare ... voire absolument inexistante par endroit.
 


Bref, des endroits ou l'on se sent bien peu de chose et ou il ne faut pas oublier, comme cela a deja ete dit, que les personnes qui y vivent, ont depuis bien longtemps, trouve les recettes pour y survivre.

A+
Pierre

16 décembre 2006 à 22:49:21
Réponse #9

emmuel



Couleur... claire. Ca semble évident.


Les Touaregs ne sont pas appelés les "hommes bleus" pour rien  ;)

Pourquoi mettre une couleur sombre sous un soleil qui plombe ?

16 décembre 2006 à 23:02:00
Réponse #10

Pierre


Pourquoi mettre une couleur sombre sous un soleil qui plombe ?


En fait les touaregs sont surnommes hommes bleus non pas a cause de la couleur de leurs vetements mais a cause de leur cheche qui deteint en bleu sur leur visage. Ceci dit, ils ont souvent des vetements bleus mais clairs et le cheche bleu plus fonce . Pourquoi le cheche bleu fonce, je ne sais pas ... mais AMHA, comme il fait de nombreuses fois le tour de la tete, les couches d'air emprisonnees sont suffisantes pour isoler.

A+
Pierre

     

17 décembre 2006 à 00:38:18
Réponse #11

Floz


Bonjour à tous ! :)

Pour ce qui est de la couleur foncée, c'est peut-être parce que, certe les couleurs claires absorbent moins la chaleur et nous gardent donc plus au frais, mais elles laissent passer les UV quand le matériau est clair et fin... c'est pour ça que quand on reste longtemps au soleil en t-shirt blanc, on peut quand même attraper des coups de soleil. En t-shirt noir on a plus chaud mais moins de brulures! Les couleurs foncées c'est donc peut-être plus pour protéger leur peau?

Enfin c'est une hypothèse, en fait j'en sais rien !  ;)

a+
Flo

17 décembre 2006 à 13:52:42
Réponse #12

emmuel


Yeah, la Flo se découvre enfin. Ca va chauffer là.   ;D ;D ;D

vite du signal

Bon un truc qui m'a toujours intrigué… On s'orient comment dans le désert de jour. Pas de repères, un paysage en constante évolution. Un azimuth ça se tire comment dans ces cas là ?
« Modifié: 17 décembre 2006 à 13:57:02 par emmuel »

17 décembre 2006 à 14:20:36
Réponse #13

ipphy


Yeah, la Flo se découvre enfin. Ca va chauffer là.   ;D ;D ;D

vite du signal

Bon un truc qui m'a toujours intrigué… On s'orient comment dans le désert de jour. Pas de repères, un paysage en constante évolution. Un azimuth ça se tire comment dans ces cas là ?

une piste de réponse: Le type ne donne pas de technique précise pour l'orientation dans les dunes, il faudrai lui envoyer un mail  ;)
Citer
Remarque: Si vous évoluer dans un champ de dunes par vent de sable et sans trace il est indispensable d'avancer avec une boussole, car vous n'avez aucun point de repère, tout est jaune autour de vous et la visibilité inférieure à 10 mètres.
Si toutefois celle ci reste assez bonne, la solution à adopter serait de faire avancer vos compagnons dans la direction de la boussole, quand ils arrivent à la limite de la visibilité rejoignez le, et ainsi de suite...
le reste ici: http://www.raidrunner.com/orientation_avec_une_boussole.htm (site sur le marathon des sables)

17 décembre 2006 à 15:04:50
Réponse #14

guillaume


Mon guide mauritannien disait qu'il s'orientait avec le vent sur la figure et ses traces sur le sol.

Comme Mike Horn au pôle nord.  ;)

a+

18 décembre 2006 à 13:51:15
Réponse #15

venerable


… On s'orient comment dans le désert de jour. Pas de repères, un paysage en constante évolution.

Dans un erg, deux sortes de dunes. les dunes mouvantes ( barkanes) qui se deplacent constament, et les dunes fossiles. Ces dernières  ( pour le desert du sahara seulement. faudra voir pour les autres...), sont toutes orientés de la meme manière, nord-est, sud-ouest. Elles sont séparés par des gacis (plaines) c'est dans ces gacis qu'il faut se deplacer, le sol est plus porteur, pas de franchissement à faire. Le franchissement de dune est épuisant.
Voila deja un bon moyen de s'orienter.
Ensuite  mes experiences mon aprisent à suivre toujours les traces, et de preference les traces des locaux ( exemple: regardez les traces que laissent les pneus des gens du coin avant de vous aventurez dans le desert.ils n'ont pas le même profile que les pneu des européens). Ils savent se déplacer, connaissent les pistes les plus facile ( pas toujours les plus courtes!!!).
Excepter dans les ergs, les traces restent visible tres longtemps.
Prendre toujours les traces les plus marquer. Ca parait bète mais c'est tres efficasse. Les traces emmenent souvent  à des puits, ou des tentes.
En fait la navigation ( l'orientation) dans le desert est à mon avis plus simple que sous nos latitudes. Ce cap est bcp plus facile à suivre. Ensuite la lecture du terrain est importante, pour reconnaitre les zones dur, molle... et ne pas s'épuiser.
« Modifié: 18 décembre 2006 à 13:53:51 par venerable »

18 décembre 2006 à 13:56:44
Réponse #16

Pierre


Salut Emmuel,

Bon un truc qui m'a toujours intrigué… On s'orient comment dans le désert de jour. Pas de repères, un paysage en constante évolution. Un azimuth ça se tire comment dans ces cas là ?

La meilleure solution c'est, bien sur, le GPS mais le but n'est pas de relancer la polémique sur les sujet   ;D .

Si tu es en milieu mixte sable/roche/relief tu peux utiliser une technique classique avec boussole et azimuth sans problème, mais en milieu uniquement dunaire ce doit être effectivement très difficile. Non pas, parce que le paysage change vite (les changements n'interviennent pas aussi vite à l'échelle de ton déplacement) mais plus lié aux dunes  car même si il ya des dunes plus hautes que les autres sur lesquelles tu peux viser, le fait de monter et descendre régulièrement dans les trous ou en bordure et la ressemblence des dunes te fait perdre les repères et la notion de distance. Pour un court trajet ce n'est pas grave mais pour une longue distance ca doit être impossible à gérer.
Je pense que le mieux est le déplacement à l'estime avec consultation régulière de la boussole. Il ne faut pas non plus imaginer avoir une précision parfaite mais ce n'est pas non plus l'objectif si tu traverses un mer de sable. 

Après, comment font les nomades ... ils se déplacent sur les pistes depuis des générations et doivent certainement se servir du soleil et des ombres, du vent, sens des dunes.. . Le problème n'étant pas de se déplacer par rapport à une orientation globale mais trouver les points d'eau . Ces points d'eau ne sont pas dans les zones dunaires mais dans les zones plus stables ou les pistes tiennent et sont empruntées régulièrement. Donc AMHA, sans aucune expérience de ma part, c'est orientation à l'estime en fonction des éléments naturels pour trouver les pistes, et convergence vers les points d'interêt (Point d'eau et campements)   

A+
Pierre 

Edit : Vénérable, nos posts se sont croisés ... voilà un avis interressant et plus complet d'un expérimenté dans le domaine   :up:
   
« Modifié: 18 décembre 2006 à 14:25:29 par Pierre »

18 décembre 2006 à 14:02:40
Réponse #17

venerable


Mon guide mauritannien disait qu'il s'orientait avec le vent sur la figure et ses traces sur le sol.

idem que pour les dunes
ta photo est orienté face au SUD-EST. et il doit être environ 14h... à une vache prés.

20 décembre 2006 à 16:01:05
Réponse #18

bellis


Citer
C'est marrant, de mémoire j'avais l'impression que les tenues des bédouins étaient noires ou bleues


C'est peut-être un peu tard mais voici quelques explications :

http://pourpre.com/couleur/pourquoi.php#vetementstouaregs

http://www.linternaute.com/science/environnement/est-ce-que/06/bedouins-en-noir/bedouins-en-noir.shtml

 bellis :)

22 décembre 2006 à 14:32:40
Réponse #19

kent1


http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3540

une tente crée spécialement pour le désert (pas de commercialisation avant longtemps ;))

26 décembre 2006 à 10:12:12
Réponse #20

venerable


Ce serait dommage d'oublier ce sujet, alors pour vous réchauffer un peu quelques photos de Mauritanie. Vous pouvez voir la diversité du desert...
Imaginez vous en situation de survie sur l'un des trois sites representés...


cette photo à été prise entre Nouhadibou et choum, pas tres loin du 2ème plus grand monolithe du monde.


Celle ci vous plonge dans les montagnes de l'Adrar.


l'entré dans l'erg makter (nord est du pays)

26 décembre 2006 à 10:54:35
Réponse #21

promeneur4d


Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

26 décembre 2006 à 10:57:50
Réponse #22

pat35


Sa me rappel certains paysages du Nord-Est du Tchad  :love: :doubleup:

29 décembre 2006 à 11:12:19
Réponse #23

venerable


Bon ne va pas s'arreter là! voici un plante que l'on rencontre regulièrement dans le desert, son nom français est le "Pommier de Sodomme"et son nom tamahaq est " Torha". Les chèvres adorent ça, son fruit donne envie c'est vrai, mais eviter son contact, meme si vous mourrez de faim. Il est toxique pour vous  :down:, enfin si vous n'avez pas de cordes et de sabots... ;D

Si la flore du desert vous interresse, voici un site pas trop mal fait, deux trois erreur, mais dans l'ensemble c'est pas mal fait. Perso, je n'ai pas vu un dizième de ces plantes, mais il me reste encore du temps...
http://www.sahara-nature.com/liste_famille.htm?aff=famille


« Modifié: 29 décembre 2006 à 11:19:16 par venerable »

11 janvier 2007 à 20:34:22
Réponse #24

François


Une indication, pour le minimum vital, pourrait être "l'équipement" des bergers Hadendawa qui passent 8 à 10 jours seuls avec les chameaux. De leur point de vue c'est une vie normale, mais du mien cela ressemble assez à de la survie :
- deux bidons de 5 litres d'eau
- une couverture de laine
- une espéce de gandoura pour seul habit
- un solide baton
- une musette avec de quoi se nourrir :
  - de la farine, mangée en boullie avec le lait des chamelles s'il y en a
  - un peu de sel
  - du café
  - gamelle, tasse et cafetiére en terre cuite
  - un peu de charbon de bois
  - un briquet
En résumé, de l'eau, un peu de nouriture, de quoi se protéger du soleil et de la chaleur le jour, du froid la nuit et du vent jour et nuit.
Plus un bâton qui fait office d'outil polyvalent, d'arme et mât pour faire un abri avec la couverture.

La poussiére et le sable, il faut apprendre à vivre avec, plutôt que d'essayer de les combattre. Quand il n'y a pas d'eau à gaspiller, le sable est un nettoyant de fortune pour la vaisselle, les habits et le corps.
(ah, un bon bain de sable propre, çà gratte un peu mais c'est vivifiant  :( )

Tous les dix jours, ils font plusieurs dizaines de km à pied pour mener les bêtes jusqu'à un point d'eau et se ravitailler.

Handicapé par mon manque d'adaptation, je rajouterai bien des chaussures et un chéche et/ou un chapeau. Et un sac à dos ou autre moyen de portage pour emporter plus d'eau (minimum vital trois à cinq litres par jour, selon la saison, pour un européen bien aclimaté et expérimenté). Pour des raisons culturelles aussi bien que pratiques, je renplacerai la gandoura par un pantalon et une chemise - manches longues fortement conseillées - et la farine et le lait de chamelle par du muesli et du lait en poudre.
 :)
En l'absence de boussole, le moyen d'orientation le plus facile c'est le soleil le jour et les étoiles la nuit. Quand il est trop haut, le soleil n'est plus utilisable, mais de toutes façons on ne marche pas en pleine chaleur si on veut aller loin avec l'eau qu'on peut porter.
Reste à savoir trouver de l'eau, ou des gens qui savent où en trouver ..
Rares sont les déserts ou la population est systèmatiquement hostile à un voyageur isolé (le Tibesti parait-il). En général, la priorité pour survivre serai donc de trouver des gens. Suivre une trace, même si elle parait fraiche, est un peu aléatoire. On risque fort de tomber sur un camp déserté depuis plusieurs semaines. A mon humble avis, avant de se déplacer il faut bien réfléchir, savoir où on est, où on veut (peut) aller, et pourquoi.
Ne se mettre en marche que lorsqu'on a la réponse à ces questions.
« Modifié: 12 janvier 2007 à 10:53:50 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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