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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 98785 fois)

25 janvier 2010 à 14:11:51
Réponse #150

DriGar


Vrai.

Mais soyons réalistes... Personne ne fait rien dans ce monde de manière totalement désintéressé.
Pour ma part, je trouve ça plutôt positif ce qu'il se passe dans le domaine du "développement durable" et de "l'écologie"... peu importe la cause (buziness), du moment où il y a du résultat (et il y en a !).

25 janvier 2010 à 14:52:34
Réponse #151

vagabond


Ça soulage manifestement la conscience de tout le monde et ça fait marcher les affaires sans culpabilité, alors....
Malheureusement !  >:(


du moment où il y a du résultat (et il y en a !).
Peux-tu nous donner des exemples concrets, car je reconnais que j'ai beaucoup de mal à croire qu'il y ai réellement des résultats tangibles autres que les portes-monnaies des investisseurs.

Vagabond

25 janvier 2010 à 18:21:57
Réponse #152

Patrick


Mais soyons réalistes... Personne ne fait rien dans ce monde de manière totalement désintéressé.
Si, si, il y a des gens bénévoles qui servent la soupe à des sans-abris et des tas d'autres. mais, pour cela il faut avoir soi-même le ventre à peu près plein.

25 janvier 2010 à 18:43:04
Réponse #153

thorgaal


Citer
Peux-tu nous donner des exemples concrets

Bah si on prend la mode des produits Bio, d'accord ça va pas chercher bien loin, mais ça permet toujours à quelques abeilles de souffler un peu... :)
Après c'est sûr qu'on peut faire un paquet de critiques sur la provenance, les fraudes, le "bio-industriel", les prix etc etc... mais AMHA c'est toujours mieux que le "conventionnel".

Après c'est sûr que les exemples irréprochable, faut aller les chercher loin...
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

25 janvier 2010 à 19:36:33
Réponse #154

vagabond


Bah si on prend la mode des produits Bio, d'accord ça va pas chercher bien loin, mais ça permet toujours à quelques abeilles de souffler un peu... :)
Après c'est sûr qu'on peut faire un paquet de critiques sur la provenance, les fraudes, le "bio-industriel", les prix etc etc... mais AMHA c'est toujours mieux que le "conventionnel".

Après c'est sûr que les exemples irréprochable, faut aller les chercher loin...
Nous pouvons tous faire dans la pensée positive, mais crois-tu vraiment que c'est un exemple de la pérennisation de la production mondialisée ? J'y vois surtout le combat du pot de terre contre le pot de fer.

Vagabond

26 janvier 2010 à 10:12:57
Réponse #155

DriGar


Citer
Peux-tu nous donner des exemples concrets, car je reconnais que j'ai beaucoup de mal à croire qu'il y ai réellement des résultats tangibles autres que les portes-monnaies des investisseurs.

Je pense principalement aux normes qui deviennent de plus en plus drastiques tous les ans au niveau de l'immobilier (obligation d'une plus grande isolation ; ou dans le même thème de l'immobilier : les énergies renouvelables), au niveau des transports (législations sur les normes carburants et de pollutions qui obligent les transporteurs d'avoir des moteurs plus propres et qui consomment moins), de l'industrie alimentaire (moins de pesticides, ...), etc, etc.

Je ne parlais pas forcement des sujets les plus populaires/médiatisés (éoliennes, etc.) qui sont aussi souvent aussi les moins efficaces (bien que souvent plus visibles)... bien qu'ils contribuent au schmilblik.

Aussi, je pense que cette mode du "vert" permet de nouveaux marchés de business qui peuvent avoir une bonne incidence. Par ex : les véhicules électrique (qui existent depuis de très nombreuses années mais qui ne sortaient pas des cartons car populace pas prête et pas réceptive)

Si, si, il y a des gens bénévoles qui servent la soupe à des sans-abris et des tas d'autres. mais, pour cela il faut avoir soi-même le ventre à peu près plein.

Après, c'est une vision personnelle... Mais je pense que les personnes qui font ça le font aussi (pas que) pour elles-mêmes (cela permet par exemple d'augmenter l'estime que l'on se porte ; ce qui est indispensable).

C'est bien, louable, généreux, etc, et il en faudrait plus. Je ne remets pas cela en question.

Mais je reste persuadé que tout ce que l'on fait est en partie égoïste.
Ce n'est pas une vision négative de l'être humaine, mais je dirai plus une vision anthropologique.

26 janvier 2010 à 10:18:16
Réponse #156

philippe13


"Populace" quel mépris!

Ca ne marche pas tout simplement: Prix très élévé et autonomie réelle ridicule et presque pas de progrès visiblement on est sur une impasse technique. et si ça fonctionnait on serai sur une pénurie de matériaux pour batterie!
Le vélo electrique pourrai être intéressant comme alternative urbaine aux scooters mais trop cher pour ce qu'il est pour l'instant.     
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

26 janvier 2010 à 10:25:21
Réponse #157

DriGar


Je me considère être de la populace. Il n'y a, pour moi, aucun mépris dans ce terme.  :)

Les véhicules électriques fonctionnent (une voiture bretonne va d'ailleurs être commercialisée cette année). Le tarif est équivalent à celui d'autres véhicules à combustion. L'autonomie est largement suffisante pour 80% de la population (européenne) qui fait finalement peu de bornes par jour.

A noter enfin que le tarif, comme pour tous les produits, va fortement baisser dans les années à venir.

Pour rappel, à l'époque de la sortie du premier téléphone portable ou de la TV écran plat, la majorité des personnes disaient que ça ne fonctionnerait pas car trop cher et pas assez pratique...


PS : Le vélo électrique comme solution ne concerne qu'une minorité de la population. Ceux qui habitent dans les grandes communes et proche de leur lieu de travail...

26 janvier 2010 à 10:56:38
Réponse #158

vagabond


H.S.
Après, c'est une vision personnelle... Mais je pense que les personnes qui font ça le font aussi (pas que) pour elles-mêmes (cela permet par exemple d'augmenter l'estime que l'on se porte ; ce qui est indispensable).
Dis donc, je peux savoir ce qui te permet ce genre d'allégation, en effet, beaucoup de gens qui se décarcassent pour filer un peu d'espoir ne le font pas pour elle-même mais simplement par conscience que nous sommes un tout. Quand il pèle velu, un bol de soupe bouillant ne change rien mais fait beaucoup de bien au moral de SDF qui est entrain de se les geler. En plus, ça lui permet de parler. Je suis bien placé pour le savoir. C'est tout ce que je peux faire pour les autres mais je le fais, alors évite de nous juger pour ce que nous ne sommes pas (nous les bénévoles).
Fin du H.S.

Voiture électrique, pneumatique et j'en passe, depuis le temps que c'est sensé révolutionner notre vie.

Effectivement
Ca ne marche pas tout simplement: Prix très élévé et autonomie réelle ridicule et presque pas de progrès visiblement on est sur une impasse technique. et si ça fonctionnait on serai sur une pénurie de matériaux pour batterie!
je crois que tout est dit, sans compter sur les réelles émissions polluantes à la construction, et là, le bilan est loin d'être triste.

Je pense principalement aux normes qui deviennent de plus en plus drastiques tous les ans au niveau de l'immobilier (obligation d'une plus grande isolation ; ou dans le même thème de l'immobilier : les énergies renouvelables),
Il ne faut pas grand chose pour se rendre compte que c'est de la poudre aux yeux ou comment faire croire que l'on fait quelque chose alors qu'on est dans une situation qui ne le permet pas.

Dit comme ça, on pourrait penser que les choses sont simples et évidentes mais il n'en est rien car il est toujours difficile de passer d'un mode de construction à un autre, il ne faut pas perdre de vue que derrière des théories intelligentes, ce sont des artisans et entrepreneurs qui passent à l'action.

Qui paie les nouvelles machines qui permettent des évolutions significatives ?
Même question pour les formations du personnel ?
Et ainsi de suite.

Si je suis trop hors sujet, je supprime.

Vagabond


26 janvier 2010 à 13:48:13
Réponse #159

alexr


Je me considère être de la populace. Il n'y a, pour moi, aucun mépris dans ce terme.  :)

Attention au sens traditionnel du mot populace entre français et aux malentendus qu'il peut entraîner.

Définition tirée de mon vieux Petit Robert (édition 1987) : Péjoratif. Bas peuple. Voir Masse, plèbe, populo.

On trouve une définition concordante sur Wiktionary : http://fr.wiktionary.org/wiki/populace

Ce terme est piégeux, car il existe en anglais, mais avec un sens péjoratif beaucoup moins marqué.

Définition tirée d'un Collins Cobuild (1987 aussi) : The populace of a country refers to all its people, especially the ordinary people in contrast to the leaders; a formal word.

Voir aussi ces définitions :

Conclusion : en français, pour éviter toute ambiguité, je conseille d'utiliser plutôt population, grand public, etc.

Fin de la parenthèse terminologique :-)

26 janvier 2010 à 16:20:29
Réponse #160

DriGar


Merci AlexR pour ces infos. C'est plus ou moins ainsi que je l'entendais : masse, populo... la majorité quoi.
Mais je me considère dans cette majorité qui subit plus qu'elle ne dicte.  ;)

H.S.Dis donc, je peux savoir ce qui te permet ce genre d'allégation, en effet, beaucoup de gens qui se décarcassent pour filer un peu d'espoir ne le font pas pour elle-même mais simplement par conscience que nous sommes un tout. Quand il pèle velu, un bol de soupe bouillant ne change rien mais fait beaucoup de bien au moral de SDF qui est entrain de se les geler. En plus, ça lui permet de parler. Je suis bien placé pour le savoir. C'est tout ce que je peux faire pour les autres mais je le fais, alors évite de nous juger pour ce que nous ne sommes pas (nous les bénévoles).
Fin du H.S.

Comme tu dis, HS. Donc je me permettrai simplement un droit de réponse mais ça sera mon seul message sur le sujet.

Ce qui me permet ce jugement et ce genre "d'allégation" est la liberté de pensée et d'expression qui, bien que mise à mal ces dernières années par une période plus totalitaire et un "politiquement correct" virant au ridicule, est encore existant en notre beau pays.

Comme tu pourras relire dans mon précédent message, j'ai bien indiqué que je trouvais ça bien, généreux et qu'il en fallait (et en faudrait plus).
D'ailleurs, une chose me gêne dans ta réponse : qui te dis que je ne le fais pas moi même ? Dans ce cas, pourquoi ne pourrais je pas NOUS juger, nous les bénévoles...  ;)).
Il n'empêche que je pense (et j'en ai le droit ; que tu ne sois pas d'accord est là aussi ton droit) que cela répond AUSSI à un besoin égoïste (pas forcement conscient ; qui répond à un besoin personnel de faire le bien pour soi même être bien).

Citer
Voiture électrique, pneumatique et j'en passe, depuis le temps que c'est sensé révolutionner notre vie.

Je ne parle pas de révolution.
Je dis simplement que du fait des moeurs et modes actuelles tournant autour de l'écologie et du développement durable, s'est créée une demande de produits y ayant trait.

La voiture électrique est UNE des réponses (offre) à ces demandes.

Ça ne va rien révolutionner du tout (comme le diesel ou le GPL n'a rien révolutionné) mais ça aura au moins la qualité de polluer moins.
C'est tout ce que je dis. ;)

Citer
Dit comme ça, on pourrait penser que les choses sont simples et évidentes mais il n'en est rien car il est toujours difficile de passer d'un mode de construction à un autre, il ne faut pas perdre de vue que derrière des théories intelligentes, ce sont des artisans et entrepreneurs qui passent à l'action.

On ne parle pas de théorie.

Tous les bâtiments construits aujourd'hui doivent répondre à des normes bien plus drastiques qu'il y a cinq, dix, vingt ans.
On est pas dans le phantasme mais dans la réalité.

Ces normes sont dans le domaine de la sécurité, hygiène (dans le cas des bâtiments professionnels et publics), acoustique, électrique, mais aussi dans les domaines de l'isolation & co.

C'est à dire ?
Toutes nouvelles constructions doivent obligatoirement répondre à un certain nombre d'obligations s'il veut voir son permis de construire accepté (je le vis actuellement dans le cadre d'un bâtiment professionnel).

Citer
Qui paie les nouvelles machines qui permettent des évolutions significatives ?
Même question pour les formations du personnel ?
Et ainsi de suite.

Dans le cas de l'immobilier, ce sont généralement les matières premières qui permettent d'atteindre les normes.
Mais en imaginant que ce soit des machines, c'est bien entendu aux sociétés de les financer (mais ils margeront sur les clients en conséquence).
La formation du personnel est en grande partie financée par l'état.


Note : vu qu'on est un peu sortit du sujet, c'était mon dernier message sur ce thème.
Mes prochains messages auront trait à la crise boursière, bancaire et économie... !  ;D
« Modifié: 26 janvier 2010 à 16:52:27 par DriGar »

28 janvier 2010 à 16:39:05
Réponse #161

lambda


Tu n' a pas un lien, sur cette " chose "    ;)

Tiens Lepapat, quelques infos la dessus...

Site officiel au Pays-bas, désolé, en Néerlandais, mais on perçoit quand même le principe et un autre truc en français...

http://www.anti-kraak.nl/
http://www.monetos.fr/services/louer-propriete/pays-bas/types-de-logement/logements-anti-squat/

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 janvier 2010 à 19:27:56
Réponse #162

lepapat


Merci  :) Je lirai çà ce w-e  ;)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


29 janvier 2010 à 18:16:54
Réponse #163

Nirgoule


Vous savez, on fait rarement des choses sans être intéressé. C'est d'ailleurs très sain.
Lorsque je vois quelqu'un qui me tend dans la rue un objet gratuitement, je me demande où il veut en venir. Et tout le monde réagit comme cela.

Personnellement je ne supporterais difficilement de recevoir sans donner en échange. C'est une relation de dépendance qui me mettrait vite en rogne. On observe souvent d'anciennes personnes dans le besoin qui aident à leur tour. Une façon de rendre.

Chacun à droit à la dignité et à la liberté. Le système qui met de côté les devenus inutiles et en assure la survie par des dons à sens unique est pervers. Les donateurs et ceux qui assurent la distribution ne sont pas en cause.

Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

Les tâches qu’ils effectuaient ont été automatisées (cantonnier) ou abandonnées (porteurs, cireurs, ramasseurs de peaux…). Ces tâches permettaient de survivre dignement à celui qui perdait son emploi, à celui qui immigrait dans le pays sans qualification. Certains habitaient une masure, une veille maison de bois ou de carreaux de plâtre. Ils pouvaient avoir une famille. Dans ces familles certains arrivaient par l’école à s’en sortir.

Aujourd’hui ces activités seraient assimilées à du travail au noir et ceux qui en achèteraient les services seraient condamnés. Il est vrai que les chèques emplois service ont, un peu, redonné espoir à certains.

On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

30 janvier 2010 à 11:54:26
Réponse #164

vagabond


Nirgoule, ma réponse n'a rien de perso mais ton raisonnement me dérange, et je vais être honnête, j'ai mis beaucoup de temps avant d'en arriver à ces quelques mots.

Vous savez, on fait rarement des choses sans être intéressé. C'est d'ailleurs très sain.
Lorsque je vois quelqu'un qui me tend dans la rue un objet gratuitement, je me demande où il veut en venir. Et tout le monde réagit comme cela.
L'abbé PIERRE, soeur Thérésa et bien d'autre n'ont pas leur place dans ce schéma, ce sont peut-être les exceptions qui confirment la règle ou c'est la règle qui n'est pas juste.


Personnellement je ne supporterais difficilement de recevoir sans donner en échange. C'est une relation de dépendance qui me mettrait vite en rogne. On observe souvent d'anciennes personnes dans le besoin qui aident à leur tour. Une façon de rendre.
C'est une vision de la vie, assis au chaud avec une assiette pleine. Par contre, une fois qu'on à faim, froid et le cortège des petits tracas de la vie qui vont avec, rester vivant est la seule réalité qui compte ou alors on lâche l'affaire.

Chacun à droit à la dignité et à la liberté. Le système qui met de côté les devenus inutiles et en assure la survie par des dons à sens unique est pervers. Les donateurs et ceux qui assurent la distribution ne sont pas en cause.
C'est une superbe excuse pour ne rien prendre en charge et surtout ne pas assumer ce que nous avons créer en tant qu'individu formant la dite société.

La dignité ne passe pas dans l'échange mais d'abord dans le regard de l'autre, et il ne faut pas longtemps pour comprendre qu'il n'en reste pas grand chose.

Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

Les tâches qu’ils effectuaient ont été automatisées (cantonnier) ou abandonnées (porteurs, cireurs, ramasseurs de peaux…). Ces tâches permettaient de survivre dignement à celui qui perdait son emploi, à celui qui immigrait dans le pays sans qualification. Certains habitaient une masure, une veille maison de bois ou de carreaux de plâtre. Ils pouvaient avoir une famille. Dans ces familles certains arrivaient par l’école à s’en sortir.
A titre d'information, dans le tas des SDF que j'ai rencontré et que je rencontre encore, il y a une grosse proportion de gens qui ont un niveau d'étude et une formation, pour certain, ce sont même des pointures dans leur domaine mais ils ne correspondent plus au marché du travail.

Ça n'est pas lié au milieu social d'origine, mais à une crise profonde.

De plus, ce qui me dérange dans ce genre de raisonnement, c'est l'idée qu'il est légitime d'être un crève la faim du moment qu'on ai une activité, socialement acceptable mais humainement >:(,  et on se retrouve vite avec des grands penseurs qui ont affirmés qu'il faut bien de la chair à canon.


On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.
Et pourtant, c'est tout à fait faisable si nous avions tous l'envie, qui donne la volonté, car le monde est assez riche pour que chacun ait un repas digne de ce nom et la vie qui va avec.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.
Bien sur, on peut trouver dans les mouvements de société des bonnes excuses pour se dédouaner de ce qui se passe. Dans la vie de tous les jours, quels choix plus ou moins significatifs faisons nous pour que ça change ? Jusqu'où sommes nous prêt à nous investir pour que le monde change ?

Un autre point de vue, mais je ne suis pas le gardien de la vérité.

Vagabond

01 février 2010 à 22:45:13
Réponse #165

French Kiss


Juste pour savoir, quelqu'un a deja experimente la vie en communeaute alternative (genre Longo-mai ou Amisch par exemple) qui permette a ses ouailles de vivre mieux un autre modele social que celui que nous vivons ou subissons aujourd'hui?

Parce que la, c'est la seule issue de secours que je voie si on veut garder le cap d'une vie digne d'etre vecue... enfin non pas tout a fait, je vois les choses comme ca: soit prendre un embranchement radicalement different du courant de masse qui nous entraine vers le fond, en adoptant ou en creant un modele qui met en avant la valeur de l'entraide communeautaire par rapport a la valeur de l'echange commercial mercantile, soit aller au fond du fond en se translatant en asie, la ou le modele socio-economique offre encore des perspectives pour qui veut encore tater du capitalisme.
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

01 février 2010 à 23:08:45
Réponse #166

vagabond


Si ça te tente, il y a un exemple célèbre, la nef des fous

www.onpeutlefaire.com/article-332 -

C'est comme beaucoup d'idéaux, difficile à atteindre et encore plus dur à pérenniser.

Vagabond

02 février 2010 à 00:46:15
Réponse #167

zapi


il ne faut pas oublier que notre mode de vie est loin d'etre celui de tous les terriens, par contre "rendre service" c'est tres repandu et en échange d'un merci, pas besoin de sacrifier 10 ans de sa vie: combien de bénévoles dans les clubs sportifs, combien de gens prets a dépanner un inconnu, combien de travailleurs prets a se déplacer de nuit pour dépanner quelqu'un ( tous ne le font pas ok mais certains le font) l'entraide est plus repandue que certains le croient. et c'est vrai que rendre service fait plaisir mais de la a penser " quel salaud c'est pour flatter son ego" faut etre un fameux pessimiste. Par contre en ce qui concerne l'ecologie, je suis pessimiste : apres les problemes que les banques ont eus: rien n'a changé, alors avec le réchauffement climatique, dont les effets sont relativement discrets, les dirigeants ne sont pas pres de faire bouger les industries ( toutes) . Quand aux voitures je me suis toujours demandé comment l'état bouclerait son budget sans les taxes sur le carburants. Je crois que les changements a apporter chez nous , pays industrialisés, sont trop importants pour que quelqu'un les mettent en oeuvres: il faut revoir une bonne partie de l'organisation du territoire, recréer des industries, réformer l'agriculture, repenser les villes

02 février 2010 à 08:37:55
Réponse #168

g-dag



Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.


La législation du travail n'a rien à voir avec la disparition de certains emplois due aux évolutions techniques et économiques. Au contraire en France, la législation du travail et le droit social ont permis de protéger ce prolétariat comme on l'appelait au XIXème siècle et permis d'essayer de construire une société moins hétérogène que les autres.

C'est toute l'histoire sociale du XX s qui réalise un passage d'une situation de travailleur au statut de salarié (cf. Les travaux d'E. Morin).

Attention car si on suit la logique du raisonnement on en vient presque à regretter la mise en place d'un système éducatif (put**n de pauvres qui veulent apprendre à lire plutôt que balayer), d'un système de protection sociale et salariale (put**n de pauvres qui veulent avoir un emploi stable), d'un système de santé pour tous (put**n de pauvres qui veulent être soignés), d'un système de solidarité nationale (Quoi! Faut aider les pauvres, put**n!).

Je me doute bien que tu n'es pas dans ces extrêmes Nirgoule, mais je trouve ce raisonnement, ou plutôt sa logique, presque effrayant.

02 février 2010 à 10:22:26
Réponse #169

vagabond


Par contre en ce qui concerne l'ecologie, je suis pessimiste : apres les problemes que les banques ont eus: rien n'a changé, alors avec le réchauffement climatique, dont les effets sont relativement discrets, les dirigeants ne sont pas pres de faire bouger les industries ( toutes) . Quand aux voitures je me suis toujours demandé comment l'état bouclerait son budget sans les taxes sur le carburants. Je crois que les changements a apporter chez nous , pays industrialisés, sont trop importants pour que quelqu'un les mettent en oeuvres: il faut revoir une bonne partie de l'organisation du territoire, recréer des industries, réformer l'agriculture, repenser les villes
Pourquoi veux-tu que quelqu'un d'autre les mettent en oeuvre ?

Nous sommes responsables de nos actes et combien font réellement attention, moi y compris, ailleurs que sur les pages d'un forum ou dans des promesses qu'on ne tient pas.

Rien n'est simple, cela semble évident, et si nous faisions attention à ce que nous achetons, d'ou cela vient et comment ce fut manufacturé. Je suis le premier concerné par mes réflexions, j'ai un couteau made in Taïwan, donc il a fait la moitié du tour du monde avant d'être dans ma poche et low coast par dessus le marché. Mais suis-je réellement coupable de ne pas avoir les moyens de faire travailler un artisan ?

Dans un autre domaine, combien de gens prennent un fouet manuel pour monter les blancs en neige ? Bon nombre préfèrent l'appareil électrique qui fonctionne sans effort mais qui justifie les centrales atomiques.

L'équilibre n'est pas ce qui est de plus facile à trouver ? Le chemin du juste est la voie du milieu, c'est ce qu'il nous a légué après 7 années de jeun sous un arbre. Il me faut encore travaillé avant d'en être un.

Vagabond

02 février 2010 à 11:21:27
Réponse #170

Nirgoule


Bonjour,

Je prends conscience qu'il est impossible de tenir un débat sans éviter X malentendus sur un forum.  Certains idées demandent a être expliquées et développées assez longuement, ce n'est pas tenable.
Autour d'un verre il est plus facile de débattre, si vagabond, g-dag ou d'autres le souhaite je suis preneur, mais là comme ça je renonce.

C'est le type de média qui veut ça, et on se fait tous piéger à ce jeu. Un forum c'est un peu comme un débat télé, ça devient très vite du spectacle. C'est pas fait pour traiter des complexités.

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

02 février 2010 à 11:27:23
Réponse #171

g-dag


No soucis pour moi.
Il est vrai que c'est pas simple et qu'un verre est tellement plus plaisant. :D

02 février 2010 à 11:29:30
Réponse #172

vagabond


Nirgoule, tu as raison, pas facile de lire sans mettre ses idées derrière les mots de l'autre.

Rassure-toi, c'est valable pour chacun d'entre nous.

Je retiens l'invitation et si je traverse le pays des vaches en porcelaine,  :doubleup: pour un verre.

Vagabond

02 février 2010 à 12:19:52
Réponse #173

NéoBio


je profite de cette prise de conscience pour reposer la question du début ;D

Salut,

on entend parler de crise boursière, de faillite de banque, de rachat, de baisse immobilière...
et comme je comprend pas grand chose, qu'une simple discution avec mon banquier se solde par
la consommation d'un tube d'aspirine, j'aimerai quelques explications.

Que ce passe t'il lorsque une banque fait faillite, pour c'est clients:
1) pour l'argent présent sur le compte en banque
2) pour les crédits en cours

Si l'argent perd de la valeur, il en va de même pour les biens achetés à crédits, comment ce passe
alors les rembourssements.

Lorsque les choses reviennent à la "normale" et se stabilisent que ce passe t'il?
on reprend la où on en etait ou bien "reset" on recommence?

est-il raisonnable de conserver du liquide sur soit, en c'est temps la ou le laisser ou il est?
si l'argent n'a plus de valeur et vu qu'il ne se mange pas, est-il judicieux de la stocker au fond du jardin,
en attendant que ça aille mieux?

Que ce passe t'il pour les personnes qui ont un logement à crédit, et t'il possible qu'ils le conservent,
ou faut il s'attendre à des expulsions de masse?

Voila toutes ces questions non pas pour une inquietude sur ce que je posséde, mais je m'aperçois
qu'aprés quelques discution avec plusieurs personnes, je n'ai pas d'arguments pour faire avancer la discution et qu'entre ceux qui ne veulent pas croire au pire et ceux qui ne voient que le pire, je me dis
qu'il doit y avoir un tas d'argument à dévellopper entre.

La théorie des dominos ou tout s'écroule derrière la crise économique, peu et a déjà engendrer
bien des misères par le passé, j'ai lu en cherchant un peu des infos avant de poser ces questions,
que lors de la crise de 1929, les etats unis ne sont vraiment sortie de la crise, qu'avec leur entré
dans la seconde guerre mondiale, soit une dizaine d'année de vache maigre, pour ensuite faire la guerre  :'(
Aujourd'hui, dans un scenario similaire (si possible, je n'ai pas le savoir pour le dire) il faudrait
rajouter, le déréglement climatique qui pose des problèmes de santé, de déplacement de population
et alimentaire, est il raisonnable de s'inquieter?

voila si vous avez des infos sur le sujet, si vous etes pessimiste ou optimiste, sans que ça parte en sucette dans tout les sens, merci de partager vos (pré)sentiments ou vécu ou analyse fondée....

a+  :)

je me demande dans quelle mesure on aurait besoin d'enquéter sur d'autres forum spécialisé et raporter la solution ici
car ce genre de question son escencielle en ce moment, notre vie pourrait bien en dépendre d'ici quelques années
plumok si tu es ok je peux copier ton message et faire une recherche?

02 février 2010 à 16:03:51
Réponse #174

French Kiss


Pour essayer de repondre, on sait que faire tourner la planche a billet ne resoud rien, ca ne fait que retarder l'echeance tant qu'on ne recadre pas les derives du systeme financier. La monnaie se devalue, et le prix des "basiques" (alimentaire, immobilier, etc ) augmentent, et les taux d'interet sur les credits qui permettent de les acquerir ou de les produire, suivent a plus ou moins court terme une courbe ascendante pour compenser.

Donc si on en arrive a une vraie crise, ce qui me parait ineluctable quoique tente de faire les gouvernements (voir cette video, pour les sous-titre demander a David : http://www.youtube.com/watch?v=cvS--2KC4kQ ) , je pense qu'il faut investir un petit capital dans les valeurs comme l'or ou l'argent, qui seront toujours, quoiqu'il advienne, des references monetaires et bancaires. Pour ceusses qui veulent/peuvent se donner les moyens, on peut faire ca de facon plus "root" en achetant des terres arables et la ferme qui va avec pour s'isoler d'un modele socio-economique qui se crashe, mais la, il faut generalement des billes et des relations pour l'acquisition et la mise en place, ainsi que des mains qui travaillent toutes dans le meme sens pour que ce soit viable sur le long terme (d'ou ma question sur les communeautes dans un autre thread).
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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