Nos Partenaires

Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 93978 fois)

24 janvier 2010 à 20:06:55
Réponse #150

DavidManise


Il a fallu plus de plsu de 200 ans d'efforts acharnés et coordonnés pour développer le capitalisme comme il l'est maintenant...  on peut faire remonter ses racines bien plus loin.  A côté de ça, l'écologie est un nouveau-né...  l'altermondialisme un foetus...  Y'a faux-départ, là, dans la course, mais y'a pas d'arbitre ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

25 janvier 2010 à 08:56:30
Réponse #151

DriGar


Exact...

Mais le "capitalisme" et "l'écologie" vous semblent à ce point impossible à concilier ? Il semblerait pourtant que ce soit vers là qu'on aille... Enfin, en supposant qu'on sache où on va  ::) !
Je ne crois pas à la fin du capitalisme (et ça serait une vraie erreur àmha, car s'il y a des excès, c'est aujourd'hui le moins mauvais des systèmes (tout comme la démocratie, le moins mauvais des systèmes sociales))... mais je crois à son évolution.

25 janvier 2010 à 09:32:08
Réponse #152

vagabond



Mais le "capitalisme" et "l'écologie" vous semblent à ce point impossible à concilier ?
A mes yeux, ce sont deux concepts antinomiques, ou comment faire faire plusieurs fois le tour de la terre à une marchandise en étant low profile.

Je ne crois pas à la fin du capitalisme (et ça serait une vraie erreur àmha, car s'il y a des excès, c'est aujourd'hui le moins mauvais des systèmes (tout comme la démocratie, le moins mauvais des systèmes sociales))... mais je crois à son évolution.
Je ne suis pas subventionner par un groupe anarcho-communiste (Piotr Alexeïevitch KROPOTKINE peut dormir tranquille), mais je trouve que c'est une affirmation un peu rapide car nous n'avons pas de point de comparaison valable avec d'autre système.

Il n'en reste pas moins vrai que le capitalisme permet la concentration des masses financières, ce qui ne manque pas d'attiser les convoitises et couardises divers et variées. Je ne suis pas sur que ce soit source de sérénité.

En tout état de cause, c'est un sujet complexe et vaste dont il est difficile de faire le tour en quelques mots sur un forum.

Vagabond

25 janvier 2010 à 09:43:00
Réponse #153

DavidManise


Bon, les mecs, on ne va pas commencer à mesurer la b!te des divers courants politiques pour savoir lequel nous nique le mieux, merci ;)

First rule about fight club is : pas de politique.

Merci à tous...

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

25 janvier 2010 à 13:03:08
Réponse #154

DriGar


Le capitalisme n'est en aucun cas un courant politique... sinon économique.
Donc pas de risque là dessus ! ;)

Pour ce qui est de la crainte que ça parte en sucette... je la comprends. Mais entre personnes intelligentes, on doit pouvoir échanger des avis sans pour autant insulter l'autre dès qu'il ne pense pas pareil, où d'essayer de convaincre l'autre (partager, ce n'est pas convaincre), etc.

Mais je respecte ze rules et n'irait pas plus loin en publique. J'enverrai juste un message à Vagabond pour l'insulter (vu qu'il ne pense pas comme moi, c'est qu'il a forcement tort !!) ... meuuuh non, humour ! Juste un MP pour expliquer ma vision des choses... en toute courtoisie ! ;) (et puis je suis curieux de connaître la sienne, pour faire avance la mienne)

25 janvier 2010 à 13:20:12
Réponse #155

Patrick


Il me semble que le capitalisme a parfaitement intégré le business de l'écologie à défaut d'intégrer l'écologie. Plus une marque, plus un deal, plus un contrat qui ne s'assortissent de clauses "développement durable".

Ça soulage manifestement la conscience de tout le monde et ça fait marcher les affaires sans culpabilité, alors....

25 janvier 2010 à 14:11:51
Réponse #156

DriGar


Vrai.

Mais soyons réalistes... Personne ne fait rien dans ce monde de manière totalement désintéressé.
Pour ma part, je trouve ça plutôt positif ce qu'il se passe dans le domaine du "développement durable" et de "l'écologie"... peu importe la cause (buziness), du moment où il y a du résultat (et il y en a !).

25 janvier 2010 à 14:52:34
Réponse #157

vagabond


Ça soulage manifestement la conscience de tout le monde et ça fait marcher les affaires sans culpabilité, alors....
Malheureusement !  >:(


du moment où il y a du résultat (et il y en a !).
Peux-tu nous donner des exemples concrets, car je reconnais que j'ai beaucoup de mal à croire qu'il y ai réellement des résultats tangibles autres que les portes-monnaies des investisseurs.

Vagabond

25 janvier 2010 à 18:21:57
Réponse #158

Patrick


Mais soyons réalistes... Personne ne fait rien dans ce monde de manière totalement désintéressé.
Si, si, il y a des gens bénévoles qui servent la soupe à des sans-abris et des tas d'autres. mais, pour cela il faut avoir soi-même le ventre à peu près plein.

25 janvier 2010 à 18:43:04
Réponse #159

thorgaal


Citer
Peux-tu nous donner des exemples concrets

Bah si on prend la mode des produits Bio, d'accord ça va pas chercher bien loin, mais ça permet toujours à quelques abeilles de souffler un peu... :)
Après c'est sûr qu'on peut faire un paquet de critiques sur la provenance, les fraudes, le "bio-industriel", les prix etc etc... mais AMHA c'est toujours mieux que le "conventionnel".

Après c'est sûr que les exemples irréprochable, faut aller les chercher loin...
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

25 janvier 2010 à 19:36:33
Réponse #160

vagabond


Bah si on prend la mode des produits Bio, d'accord ça va pas chercher bien loin, mais ça permet toujours à quelques abeilles de souffler un peu... :)
Après c'est sûr qu'on peut faire un paquet de critiques sur la provenance, les fraudes, le "bio-industriel", les prix etc etc... mais AMHA c'est toujours mieux que le "conventionnel".

Après c'est sûr que les exemples irréprochable, faut aller les chercher loin...
Nous pouvons tous faire dans la pensée positive, mais crois-tu vraiment que c'est un exemple de la pérennisation de la production mondialisée ? J'y vois surtout le combat du pot de terre contre le pot de fer.

Vagabond

26 janvier 2010 à 10:12:57
Réponse #161

DriGar


Citer
Peux-tu nous donner des exemples concrets, car je reconnais que j'ai beaucoup de mal à croire qu'il y ai réellement des résultats tangibles autres que les portes-monnaies des investisseurs.

Je pense principalement aux normes qui deviennent de plus en plus drastiques tous les ans au niveau de l'immobilier (obligation d'une plus grande isolation ; ou dans le même thème de l'immobilier : les énergies renouvelables), au niveau des transports (législations sur les normes carburants et de pollutions qui obligent les transporteurs d'avoir des moteurs plus propres et qui consomment moins), de l'industrie alimentaire (moins de pesticides, ...), etc, etc.

Je ne parlais pas forcement des sujets les plus populaires/médiatisés (éoliennes, etc.) qui sont aussi souvent aussi les moins efficaces (bien que souvent plus visibles)... bien qu'ils contribuent au schmilblik.

Aussi, je pense que cette mode du "vert" permet de nouveaux marchés de business qui peuvent avoir une bonne incidence. Par ex : les véhicules électrique (qui existent depuis de très nombreuses années mais qui ne sortaient pas des cartons car populace pas prête et pas réceptive)

Si, si, il y a des gens bénévoles qui servent la soupe à des sans-abris et des tas d'autres. mais, pour cela il faut avoir soi-même le ventre à peu près plein.

Après, c'est une vision personnelle... Mais je pense que les personnes qui font ça le font aussi (pas que) pour elles-mêmes (cela permet par exemple d'augmenter l'estime que l'on se porte ; ce qui est indispensable).

C'est bien, louable, généreux, etc, et il en faudrait plus. Je ne remets pas cela en question.

Mais je reste persuadé que tout ce que l'on fait est en partie égoïste.
Ce n'est pas une vision négative de l'être humaine, mais je dirai plus une vision anthropologique.

26 janvier 2010 à 10:18:16
Réponse #162

philippe13


"Populace" quel mépris!

Ca ne marche pas tout simplement: Prix très élévé et autonomie réelle ridicule et presque pas de progrès visiblement on est sur une impasse technique. et si ça fonctionnait on serai sur une pénurie de matériaux pour batterie!
Le vélo electrique pourrai être intéressant comme alternative urbaine aux scooters mais trop cher pour ce qu'il est pour l'instant.     
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

26 janvier 2010 à 10:25:21
Réponse #163

DriGar


Je me considère être de la populace. Il n'y a, pour moi, aucun mépris dans ce terme.  :)

Les véhicules électriques fonctionnent (une voiture bretonne va d'ailleurs être commercialisée cette année). Le tarif est équivalent à celui d'autres véhicules à combustion. L'autonomie est largement suffisante pour 80% de la population (européenne) qui fait finalement peu de bornes par jour.

A noter enfin que le tarif, comme pour tous les produits, va fortement baisser dans les années à venir.

Pour rappel, à l'époque de la sortie du premier téléphone portable ou de la TV écran plat, la majorité des personnes disaient que ça ne fonctionnerait pas car trop cher et pas assez pratique...


PS : Le vélo électrique comme solution ne concerne qu'une minorité de la population. Ceux qui habitent dans les grandes communes et proche de leur lieu de travail...

26 janvier 2010 à 10:56:38
Réponse #164

vagabond


H.S.
Après, c'est une vision personnelle... Mais je pense que les personnes qui font ça le font aussi (pas que) pour elles-mêmes (cela permet par exemple d'augmenter l'estime que l'on se porte ; ce qui est indispensable).
Dis donc, je peux savoir ce qui te permet ce genre d'allégation, en effet, beaucoup de gens qui se décarcassent pour filer un peu d'espoir ne le font pas pour elle-même mais simplement par conscience que nous sommes un tout. Quand il pèle velu, un bol de soupe bouillant ne change rien mais fait beaucoup de bien au moral de SDF qui est entrain de se les geler. En plus, ça lui permet de parler. Je suis bien placé pour le savoir. C'est tout ce que je peux faire pour les autres mais je le fais, alors évite de nous juger pour ce que nous ne sommes pas (nous les bénévoles).
Fin du H.S.

Voiture électrique, pneumatique et j'en passe, depuis le temps que c'est sensé révolutionner notre vie.

Effectivement
Ca ne marche pas tout simplement: Prix très élévé et autonomie réelle ridicule et presque pas de progrès visiblement on est sur une impasse technique. et si ça fonctionnait on serai sur une pénurie de matériaux pour batterie!
je crois que tout est dit, sans compter sur les réelles émissions polluantes à la construction, et là, le bilan est loin d'être triste.

Je pense principalement aux normes qui deviennent de plus en plus drastiques tous les ans au niveau de l'immobilier (obligation d'une plus grande isolation ; ou dans le même thème de l'immobilier : les énergies renouvelables),
Il ne faut pas grand chose pour se rendre compte que c'est de la poudre aux yeux ou comment faire croire que l'on fait quelque chose alors qu'on est dans une situation qui ne le permet pas.

Dit comme ça, on pourrait penser que les choses sont simples et évidentes mais il n'en est rien car il est toujours difficile de passer d'un mode de construction à un autre, il ne faut pas perdre de vue que derrière des théories intelligentes, ce sont des artisans et entrepreneurs qui passent à l'action.

Qui paie les nouvelles machines qui permettent des évolutions significatives ?
Même question pour les formations du personnel ?
Et ainsi de suite.

Si je suis trop hors sujet, je supprime.

Vagabond


26 janvier 2010 à 13:48:13
Réponse #165

alexr


Je me considère être de la populace. Il n'y a, pour moi, aucun mépris dans ce terme.  :)

Attention au sens traditionnel du mot populace entre français et aux malentendus qu'il peut entraîner.

Définition tirée de mon vieux Petit Robert (édition 1987) : Péjoratif. Bas peuple. Voir Masse, plèbe, populo.

On trouve une définition concordante sur Wiktionary : http://fr.wiktionary.org/wiki/populace

Ce terme est piégeux, car il existe en anglais, mais avec un sens péjoratif beaucoup moins marqué.

Définition tirée d'un Collins Cobuild (1987 aussi) : The populace of a country refers to all its people, especially the ordinary people in contrast to the leaders; a formal word.

Voir aussi ces définitions :

Conclusion : en français, pour éviter toute ambiguité, je conseille d'utiliser plutôt population, grand public, etc.

Fin de la parenthèse terminologique :-)

26 janvier 2010 à 16:20:29
Réponse #166

DriGar


Merci AlexR pour ces infos. C'est plus ou moins ainsi que je l'entendais : masse, populo... la majorité quoi.
Mais je me considère dans cette majorité qui subit plus qu'elle ne dicte.  ;)

H.S.Dis donc, je peux savoir ce qui te permet ce genre d'allégation, en effet, beaucoup de gens qui se décarcassent pour filer un peu d'espoir ne le font pas pour elle-même mais simplement par conscience que nous sommes un tout. Quand il pèle velu, un bol de soupe bouillant ne change rien mais fait beaucoup de bien au moral de SDF qui est entrain de se les geler. En plus, ça lui permet de parler. Je suis bien placé pour le savoir. C'est tout ce que je peux faire pour les autres mais je le fais, alors évite de nous juger pour ce que nous ne sommes pas (nous les bénévoles).
Fin du H.S.

Comme tu dis, HS. Donc je me permettrai simplement un droit de réponse mais ça sera mon seul message sur le sujet.

Ce qui me permet ce jugement et ce genre "d'allégation" est la liberté de pensée et d'expression qui, bien que mise à mal ces dernières années par une période plus totalitaire et un "politiquement correct" virant au ridicule, est encore existant en notre beau pays.

Comme tu pourras relire dans mon précédent message, j'ai bien indiqué que je trouvais ça bien, généreux et qu'il en fallait (et en faudrait plus).
D'ailleurs, une chose me gêne dans ta réponse : qui te dis que je ne le fais pas moi même ? Dans ce cas, pourquoi ne pourrais je pas NOUS juger, nous les bénévoles...  ;)).
Il n'empêche que je pense (et j'en ai le droit ; que tu ne sois pas d'accord est là aussi ton droit) que cela répond AUSSI à un besoin égoïste (pas forcement conscient ; qui répond à un besoin personnel de faire le bien pour soi même être bien).

Citer
Voiture électrique, pneumatique et j'en passe, depuis le temps que c'est sensé révolutionner notre vie.

Je ne parle pas de révolution.
Je dis simplement que du fait des moeurs et modes actuelles tournant autour de l'écologie et du développement durable, s'est créée une demande de produits y ayant trait.

La voiture électrique est UNE des réponses (offre) à ces demandes.

Ça ne va rien révolutionner du tout (comme le diesel ou le GPL n'a rien révolutionné) mais ça aura au moins la qualité de polluer moins.
C'est tout ce que je dis. ;)

Citer
Dit comme ça, on pourrait penser que les choses sont simples et évidentes mais il n'en est rien car il est toujours difficile de passer d'un mode de construction à un autre, il ne faut pas perdre de vue que derrière des théories intelligentes, ce sont des artisans et entrepreneurs qui passent à l'action.

On ne parle pas de théorie.

Tous les bâtiments construits aujourd'hui doivent répondre à des normes bien plus drastiques qu'il y a cinq, dix, vingt ans.
On est pas dans le phantasme mais dans la réalité.

Ces normes sont dans le domaine de la sécurité, hygiène (dans le cas des bâtiments professionnels et publics), acoustique, électrique, mais aussi dans les domaines de l'isolation & co.

C'est à dire ?
Toutes nouvelles constructions doivent obligatoirement répondre à un certain nombre d'obligations s'il veut voir son permis de construire accepté (je le vis actuellement dans le cadre d'un bâtiment professionnel).

Citer
Qui paie les nouvelles machines qui permettent des évolutions significatives ?
Même question pour les formations du personnel ?
Et ainsi de suite.

Dans le cas de l'immobilier, ce sont généralement les matières premières qui permettent d'atteindre les normes.
Mais en imaginant que ce soit des machines, c'est bien entendu aux sociétés de les financer (mais ils margeront sur les clients en conséquence).
La formation du personnel est en grande partie financée par l'état.


Note : vu qu'on est un peu sortit du sujet, c'était mon dernier message sur ce thème.
Mes prochains messages auront trait à la crise boursière, bancaire et économie... !  ;D
« Modifié: 26 janvier 2010 à 16:52:27 par DriGar »

28 janvier 2010 à 16:39:05
Réponse #167

lambda


Tu n' a pas un lien, sur cette " chose "    ;)

Tiens Lepapat, quelques infos la dessus...

Site officiel au Pays-bas, désolé, en Néerlandais, mais on perçoit quand même le principe et un autre truc en français...

http://www.anti-kraak.nl/
http://www.monetos.fr/services/louer-propriete/pays-bas/types-de-logement/logements-anti-squat/

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

28 janvier 2010 à 19:27:56
Réponse #168

lepapat


Merci  :) Je lirai çà ce w-e  ;)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


29 janvier 2010 à 18:16:54
Réponse #169

Nirgoule


Vous savez, on fait rarement des choses sans être intéressé. C'est d'ailleurs très sain.
Lorsque je vois quelqu'un qui me tend dans la rue un objet gratuitement, je me demande où il veut en venir. Et tout le monde réagit comme cela.

Personnellement je ne supporterais difficilement de recevoir sans donner en échange. C'est une relation de dépendance qui me mettrait vite en rogne. On observe souvent d'anciennes personnes dans le besoin qui aident à leur tour. Une façon de rendre.

Chacun à droit à la dignité et à la liberté. Le système qui met de côté les devenus inutiles et en assure la survie par des dons à sens unique est pervers. Les donateurs et ceux qui assurent la distribution ne sont pas en cause.

Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

Les tâches qu’ils effectuaient ont été automatisées (cantonnier) ou abandonnées (porteurs, cireurs, ramasseurs de peaux…). Ces tâches permettaient de survivre dignement à celui qui perdait son emploi, à celui qui immigrait dans le pays sans qualification. Certains habitaient une masure, une veille maison de bois ou de carreaux de plâtre. Ils pouvaient avoir une famille. Dans ces familles certains arrivaient par l’école à s’en sortir.

Aujourd’hui ces activités seraient assimilées à du travail au noir et ceux qui en achèteraient les services seraient condamnés. Il est vrai que les chèques emplois service ont, un peu, redonné espoir à certains.

On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

30 janvier 2010 à 11:54:26
Réponse #170

vagabond


Nirgoule, ma réponse n'a rien de perso mais ton raisonnement me dérange, et je vais être honnête, j'ai mis beaucoup de temps avant d'en arriver à ces quelques mots.

Vous savez, on fait rarement des choses sans être intéressé. C'est d'ailleurs très sain.
Lorsque je vois quelqu'un qui me tend dans la rue un objet gratuitement, je me demande où il veut en venir. Et tout le monde réagit comme cela.
L'abbé PIERRE, soeur Thérésa et bien d'autre n'ont pas leur place dans ce schéma, ce sont peut-être les exceptions qui confirment la règle ou c'est la règle qui n'est pas juste.


Personnellement je ne supporterais difficilement de recevoir sans donner en échange. C'est une relation de dépendance qui me mettrait vite en rogne. On observe souvent d'anciennes personnes dans le besoin qui aident à leur tour. Une façon de rendre.
C'est une vision de la vie, assis au chaud avec une assiette pleine. Par contre, une fois qu'on à faim, froid et le cortège des petits tracas de la vie qui vont avec, rester vivant est la seule réalité qui compte ou alors on lâche l'affaire.

Chacun à droit à la dignité et à la liberté. Le système qui met de côté les devenus inutiles et en assure la survie par des dons à sens unique est pervers. Les donateurs et ceux qui assurent la distribution ne sont pas en cause.
C'est une superbe excuse pour ne rien prendre en charge et surtout ne pas assumer ce que nous avons créer en tant qu'individu formant la dite société.

La dignité ne passe pas dans l'échange mais d'abord dans le regard de l'autre, et il ne faut pas longtemps pour comprendre qu'il n'en reste pas grand chose.

Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

Les tâches qu’ils effectuaient ont été automatisées (cantonnier) ou abandonnées (porteurs, cireurs, ramasseurs de peaux…). Ces tâches permettaient de survivre dignement à celui qui perdait son emploi, à celui qui immigrait dans le pays sans qualification. Certains habitaient une masure, une veille maison de bois ou de carreaux de plâtre. Ils pouvaient avoir une famille. Dans ces familles certains arrivaient par l’école à s’en sortir.
A titre d'information, dans le tas des SDF que j'ai rencontré et que je rencontre encore, il y a une grosse proportion de gens qui ont un niveau d'étude et une formation, pour certain, ce sont même des pointures dans leur domaine mais ils ne correspondent plus au marché du travail.

Ça n'est pas lié au milieu social d'origine, mais à une crise profonde.

De plus, ce qui me dérange dans ce genre de raisonnement, c'est l'idée qu'il est légitime d'être un crève la faim du moment qu'on ai une activité, socialement acceptable mais humainement >:(,  et on se retrouve vite avec des grands penseurs qui ont affirmés qu'il faut bien de la chair à canon.


On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.
Et pourtant, c'est tout à fait faisable si nous avions tous l'envie, qui donne la volonté, car le monde est assez riche pour que chacun ait un repas digne de ce nom et la vie qui va avec.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.
Bien sur, on peut trouver dans les mouvements de société des bonnes excuses pour se dédouaner de ce qui se passe. Dans la vie de tous les jours, quels choix plus ou moins significatifs faisons nous pour que ça change ? Jusqu'où sommes nous prêt à nous investir pour que le monde change ?

Un autre point de vue, mais je ne suis pas le gardien de la vérité.

Vagabond

01 février 2010 à 22:45:13
Réponse #171

French Kiss


Juste pour savoir, quelqu'un a deja experimente la vie en communeaute alternative (genre Longo-mai ou Amisch par exemple) qui permette a ses ouailles de vivre mieux un autre modele social que celui que nous vivons ou subissons aujourd'hui?

Parce que la, c'est la seule issue de secours que je voie si on veut garder le cap d'une vie digne d'etre vecue... enfin non pas tout a fait, je vois les choses comme ca: soit prendre un embranchement radicalement different du courant de masse qui nous entraine vers le fond, en adoptant ou en creant un modele qui met en avant la valeur de l'entraide communeautaire par rapport a la valeur de l'echange commercial mercantile, soit aller au fond du fond en se translatant en asie, la ou le modele socio-economique offre encore des perspectives pour qui veut encore tater du capitalisme.
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

01 février 2010 à 23:08:45
Réponse #172

vagabond


Si ça te tente, il y a un exemple célèbre, la nef des fous

www.onpeutlefaire.com/article-332 -

C'est comme beaucoup d'idéaux, difficile à atteindre et encore plus dur à pérenniser.

Vagabond

02 février 2010 à 00:46:15
Réponse #173

zapi


il ne faut pas oublier que notre mode de vie est loin d'etre celui de tous les terriens, par contre "rendre service" c'est tres repandu et en échange d'un merci, pas besoin de sacrifier 10 ans de sa vie: combien de bénévoles dans les clubs sportifs, combien de gens prets a dépanner un inconnu, combien de travailleurs prets a se déplacer de nuit pour dépanner quelqu'un ( tous ne le font pas ok mais certains le font) l'entraide est plus repandue que certains le croient. et c'est vrai que rendre service fait plaisir mais de la a penser " quel salaud c'est pour flatter son ego" faut etre un fameux pessimiste. Par contre en ce qui concerne l'ecologie, je suis pessimiste : apres les problemes que les banques ont eus: rien n'a changé, alors avec le réchauffement climatique, dont les effets sont relativement discrets, les dirigeants ne sont pas pres de faire bouger les industries ( toutes) . Quand aux voitures je me suis toujours demandé comment l'état bouclerait son budget sans les taxes sur le carburants. Je crois que les changements a apporter chez nous , pays industrialisés, sont trop importants pour que quelqu'un les mettent en oeuvres: il faut revoir une bonne partie de l'organisation du territoire, recréer des industries, réformer l'agriculture, repenser les villes

02 février 2010 à 08:37:55
Réponse #174

g-dag



Certains métiers simples qui permettaient à une partie de la population de vivre dignement (mais pauvrement) ne sont plus possibles en F. La législation du travail ne le permet plus. Ce prolétariat (au sens de l’antiquité 100% dépendant) est donc aujourd'hui à la rue à mendier.

On a cru un moment pouvoir offrir à tous un minimum de niveau de vie très correcte. Le mieux est quelque fois l’ennemi du bien.

Aujourd’hui les normes sont devenues d’une telle complexité dans tous les domaines qu’elles excluent de plus en plus ceux qui ne peuvent les comprendre ou les acquérir. Bac pour tous, normes de logement, normes de sécurité, contrôles anti-pollution, assurances, SMIC, interdiction du travail à la tâche qui défavorise les plus lents…

En élevant les coûts nous rendons impossible l’accès pour tous à ce minimum qui est devenu un trop maximum pour la minorité. C’est d’ailleurs aussi ce mécanisme qui alimente les délocalisations.


La législation du travail n'a rien à voir avec la disparition de certains emplois due aux évolutions techniques et économiques. Au contraire en France, la législation du travail et le droit social ont permis de protéger ce prolétariat comme on l'appelait au XIXème siècle et permis d'essayer de construire une société moins hétérogène que les autres.

C'est toute l'histoire sociale du XX s qui réalise un passage d'une situation de travailleur au statut de salarié (cf. Les travaux d'E. Morin).

Attention car si on suit la logique du raisonnement on en vient presque à regretter la mise en place d'un système éducatif (put**n de pauvres qui veulent apprendre à lire plutôt que balayer), d'un système de protection sociale et salariale (put**n de pauvres qui veulent avoir un emploi stable), d'un système de santé pour tous (put**n de pauvres qui veulent être soignés), d'un système de solidarité nationale (Quoi! Faut aider les pauvres, put**n!).

Je me doute bien que tu n'es pas dans ces extrêmes Nirgoule, mais je trouve ce raisonnement, ou plutôt sa logique, presque effrayant.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité