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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 93187 fois)

06 janvier 2012 à 17:45:33
Réponse #400

gmaz87


Salut Kilbith, :)
Oui je comprends ta démonstration qui avait déja été faite sur un autre fil, par toi je ne sais plus.
C'est vrai en partie, si tu considères que tous les produits ou fournitures proviennent de France, si ce n'est pas le cas c'est déja moins vrai.
Consommer des produits importés c'est aussi accroitre le déficit du commerce extérieur, lequel est également un indicateur pris en compte pour juger de la santé économique d'une nation.
Ceci dit je pense que de plus en plus de gens ne le font pas par conviction de non consommation, simplement par pure nécessite économique, se pose alors l'autre question: est il décent de devoir se priver ou de priver les siens de biens ou de services qui sont parfois de base?
Tout comme toi, je constate et ne juge pas et comme tu le dis, ou se trouve le remède?
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

06 janvier 2012 à 18:26:38
Réponse #401

Kilbith


C'est vrai en partie, si tu considères que tous les produits ou fournitures proviennent de France, si ce n'est pas le cas c'est déja moins vrai. Consommer des produits importés c'est aussi accroitre le déficit du commerce extérieur, lequel est également un indicateur pris en compte pour juger de la santé économique d'une nation.

Là, la réponse est un peu plus complexe.  ;D

Je pourrais te répondre que celui qui me vend une Hyundai I10 (mon véhicule) fabriqué en Inde, est bien présent sur le territoire français et y paye des impôts. Peut être que je n'aurais rien acheté d'autres en l'absence de cette offre. Dans ce cas cela aurait été une perte sèche.

Je pourrais aussi dire qu'acheter une Toyota Yaris fabriquée dans le nord de la France est plus bénéfique sur le plan de l'emploi que d'acheter une Renault Twingo fabriquée en Slovénie. Tout du moins si on considère la statistique nationale, les emplois et les impôts. Peut être pas si on considère que la Twingo est conçue par des ingénieurs français (dont emploi à haute valeur ajoutée) alors que c'est peut être moins vrai pour la Toyota...

J'ai choisi de faire moins simple,  :down: ...parce que cela ouvre des perspectives.  :up:

D'une part, depuis le traité de Maastricht (celui pour lequel on a demandé et respecté l'avis des peuples), la notion de nationalité s'est enrichi d'une vision plus large : http://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyennet%C3%A9_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

C'est encore plus vrai vis à vis des pays de la zone euro, voir des pays dont la devise est lié à l'euro. Le commerce extérieur est lui resté étroitement lié à la notion de nation. Voici la définition de l'INSEE :

Citer
Définition
Le taux de couverture du commerce extérieur est le rapport entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l'ensemble des échanges de produits (biens et services).

et une définition de la balance commerciale :
Citer
Définition

La balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des biens exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de biens à partir des statistiques douanières de marchandises. Des correctifs sont apportés à celles-ci : d'une part, les échanges se rapportant à la récupération sont déduits des flux douaniers, d'autre part, on y ajoute ceux de matériel militaire ainsi que l'avitaillement des navires et des avions. Si la valeur des exportations dépasse celle des importations, on dit qu'il y a excédent commercial ou que la balance commerciale est excédentaire; si les importations sont supérieures aux exportations, le pays a un déficit commercial ou sa balance commerciale est déficitaire

Si on regarde dans le détail en 2010 (toujours source INSEE) :


Passons sur les déficits "obligatoires" du à l'importation de matières premières (Norvège, Lybie....). Intéressons-nous à ce que l'on produit, fruit des compétences des peuples :

On constate aisément que si le déficit avec la Chine (celui dont on parle le plus souvent) est important...mais il est moindre que celui que nous avons avec les pays de la zone euros dont pourtant les travailleurs ne se nourrissent pas "que d'un bol de riz" (considérez la Gelbique qui nous enfonce pour quasi le 1/4 du total des chinois!) : le Ménapien, pris individuellement, est donc bien plus redoutable pour notre économie que le Han. Plus de 100 fois.  >:(

AMHA : Ici comme ailleurs, une partie du problème vient du fait que nous gardons des indicateurs qui sont dans les faits largement obsolètes. On considère un commerce extérieur avec les autres pays de l'UE alors que nous sommes quasi totalement intégrés économiquement. D'ailleurs une partie des problèmes actuels dont nous discutons (crise de l'Euro) vient de là : acceptera-t-on d'admettre que nous sommes liés et solidaire. Si c'est le cas les déficits de la Grèce sont pour l'Allemagne équivalent à ceux de la Creuse pour les Hauts de Seine.

Les indicateurs sont obsolètes mais les acteurs économiques continuent à se baser dessus pour leurs décisions. On ne peut pas obligatoirement les blâmes de préférer le PIB à un indice de développement humain peut être plus important au final*. En ce sens ils ne sont pas moins compétents que les hommes attirés par les prothèses mammaires en trompe l'oeil.   

 ;)

* consultez absolument l'article de Wiki sur le PIB...le passage sur ses limites est intéressant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut#Limites_du_PIB_et_d.C3.A9fauts_dans_sa_d.C3.A9termination
Citer
Pour Dominique Méda, il présente trois grandes limites : il ne tient pas compte de temps et d'activités essentielles pour le développement de la société comme le temps avec les proches, temps pour les activités politiques, temps domestique ; il n'est pas affecté par les inégalités dans la participation à la production ou à la consommation ; il ne tient pas compte des dégradations apportées au patrimoine naturelle.
« Modifié: 06 janvier 2012 à 18:50:43 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

09 janvier 2012 à 19:47:15
Réponse #402

Maximil


http://leblogalupus.com/2012/01/08/nos-previsions-pour-2012-le-keynesianisme-nous-a-ruines-et-continuera-de-le-faire-tant-que-les-pouvoirs-publics-ne-se-resoudront-pas-a-accepter-le-grand-ajustement-et-a-reformer-le-sys/#more-34676

Citer
Le même Ludwig von Mises, a écrit dans son principal ouvrage “L’action humaine” (gratuitement disponible en Français sur le site internet d’Hervé de Quengo): “Il faudra bien que l’on comprenne que les tentatives d’abaisser artificiellement, par l’extension du crédit, le taux d’intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu’à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d’une rechute profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l’activité industrielle et commerciale… Un boom d’expansion du crédit doit inévitablement conduire à un processus que le discours commun appelle dépression… La dépression n’étant en fait qu’un processus de réajustement, de remise en ligne des activités de production avec l’état réel des données du marché… Toute tentative de substituer des moyens fiduciaires à des biens capitaux inexistants est vouée à l’échec… Il n’y a aucun moyen de soutenir un boom économique résultant d’une expansion à crédit. L’alternative est ou bien d’aboutir à une crise plus tôt par arrêt de volontaire de la création monétaire ou bien plus tard avec l’effondrement de la monnaie qui est en cause.”

Voilà exactement pourquoi l’Europe et les USA (dont les statistiques en particulier du chômage et de l’inflation ne sont pas sincères) sont entrés l’une dans une récession économique et les autres en croissance zéro, que tous les Quantitative Easing sont incapables d’enrayer mais ne font qu’aggraver, parce que le « boom économique résultant d’une expansion du crédit » que les Etats et les banques centrales ont organisé ne peut pas finir autrement. Etant donné que l’on ne règle pas des situations structurelles d’insolvabilité des Etats ou des grandes banques privées comme de simples crises temporaires de liquidités par la création de toujours plus de dettes et de fausse monnaie, ni par l’extension à l’infini des bilans des banques centrales dorénavant constitués de créances pourries invendables alors qu’elles ne devraient avoir comme réserves que des métaux précieux. Contrairement aux délires keynésiens qui continuent de faire des ravages, la dette et la création monétaire excessives sont partout et toujours l’antichambre de la faillite.

Et von Mises d’ajouter : “Le boom ne peut durer qu’aussi longtemps que l’expansion du crédit continue à un rythme toujours accéléré. Le boom prend fin aussitôt que des quantités supplémentaires de moyens fiduciaires ne sont plus jetées sur le marché de l’emprunt. Mais il ne pourrait pas durer éternellement, même si l’inflation et l’expansion du crédit devaient se poursuivre sans fin. Il rencontrerait alors les barrières qui empêchent l’expansion infinie du crédit de circulation. Il conduirait à l’explosion du boom et à l’effondrement du Système monétaire tout entier… Si l’expansion du crédit n’est pas arrêtée à temps, le boom se transforme en un boom explosif, la fuite vers les valeurs réelles commence et la valeur de la monnaie s’effondre… Le résultat de l’expansion du crédit est un appauvrissement général” ! (dont les principaux coupables sont les « pompiers-pyromanes » Bernanke, Draghi, King et consorts). Il est donc faux de croire que les banques centrales peuvent créer de façon illimitée de la monnaie sans que finalement elles perdent toute crédibilité et que ladite monnaie, après avoir perdu toute utilité parce qu’ayant disparu dans la « trappe à liquidités », ne soit pas finalement l’objet d’un refus des peuples de continuer de s’en servir. Nul -qu’il s’agisse des personnes privées ou morales comme des pouvoirs publics- ne peut impunément dépenser l’argent qu’il n’a pas, sinon il fait tôt ou tard faillite.

Ayant compris cela, on admettra une fois pour toutes que les banquiers centraux du XXe et du XXIe siècle, les plus grands faux-monnayeurs de l’histoire, pas plus que les Etats, n’ont rigoureusement aucun moyen d’éviter la dépression -successivement déflationniste puis hyper-inflationniste- et l’écroulement de la valeur de toutes les monnaies fiduciaires de papier les unes après les autres qui précédera, coïncidera avec, ou suivra la grande chute des actifs de papier (la plupart des actions et obligations sauf celles de première qualité), basés sur une pyramide de dettes gagées sur le néant qui a commencé de s’écrouler en Occident. Ecroulement qu’aucune mesure keynésienne ne pourra stopper mais seulement repousser pour quelques temps, tout en aggravant son issue finale du fait même des manipulations supplémentaires toujours plus considérables employées pour retarder l’inéluctable. Comme la mise à disposition des grandes banques zombies européennes -parce que beaucoup sont en faillite virtuelle- le 21 décembre 2011 de prêts directs sur 3 ans pour 490 milliards d’euros à un très faible taux d’intérêt par la BCE, euros qu’elle ne possédait pas mais qu’elle a créés pour l’occasion. Une manœuvre qui fragilisera encore plus le bilan de ladite BCE sans parvenir à faire baisser sensiblement et durablement les taux d’intérêts des obligations émises par les PIIGS, dont les banques zombies continueront de se défier parce qu’elles en sont déjà bourrées et que cela les ruine. A cet égard, contrairement aux déclarations irresponsables qui se multiplient, l’euro ne serait pas sauvé par un gigantesque Quantitative Easing que la BCE mettrait en place, cédant à la panique et violant les traités européens comme ses obligations statutaires qui lui interdisent de financer les Etats (plus encore qu’elle ne le fait déjà de façon discrète mais illégale). Parce qu’alors la valeur de cette monnaie en quelques jours voire semaines s’effondrerait, peut-être à parité avec le dollar US (ainsi que la monnaie US l’a expérimenté en sens inverse lors des deux Quantitative Easing de Bernanke contre l’euro qui était passé entre mi 2010 et mi 2011 de 1,19 à 1,49 USD). Ce qui, après une éventuelle embellie très temporaire des actions partout dans le monde et des obligations d’Etat européennes, aggraverait tout parce que la zone euro passerait de la récession à la stagflation (récession + inflation). Nonobstant le fait que, lorsque les pouvoirs publics (en l’occurrence la banque centrale) violent l’Etat de droit, l’insécurité devient totale et les citoyens sont fondés à résister par tous moyens à l’oppression, ce que ne manquerait pas de faire le peuple allemand (tout en éjectant Merkel en réalité complice de ces manipulations) si la BCE continuait de s’affranchir des règles de bon sens qu’elle doit impérativement respecter. Idem pour la question du consentement du peuple à l’impôt, constamment violé par les gouvernements actuels alors qu’il s’agit du principe essentiel de tout Etat démocratique, ce qui explique en partie le refus justifié du gouvernement anglais de Cameron d’accepter le projet de Pacte intergouvernemental européen du 9 décembre 2011. Et l’on en revient à Jacques Rueff qui écrivait : « Exigez l’ordre financier ou acceptez l’esclavage » ! On a déjà fait des guerres ou des révolutions pour bien moins que cela. Attention que la quasi-dictature des pouvoirs publics actuels sur les populations, dans leur grande majorité paupérisées à l’extrême, qu’ils n’associent jamais à leurs décisions importantes, ne finisse pas de la même façon…

Il n’y a pas d’autre solution pour sortir de la crise actuelle que de laisser le « grand ajustement » (via des restructurations de dettes et/ou des défauts de paiement étatiques et bancaires en masse) se produire, lequel peut seul mener, à l’issue d’un long et pénible processus de “destruction créatrice” (selon la formule de Joseph Schumpeter), à une authentique reprise économique durable parce qu’enfin auto-entretenue par les forces du marché libre. Mais surtout de couper tout lien entre les pouvoirs publics et la création monétaire, qui doit être basée soit sur un mécanisme automatique limitant sa production comme l’étalon-or (ce qui avait la préférence de Ludwig von Mises et de Jacques Rueff), soit sur la liberté de création de monnaies non étatiques concurrentes par les agents économiques en mesure de le faire (ce qui avait la préférence de Friedrich von Hayek). Toute l’histoire montre que la monnaie à cours forcé, a fortiori de papier, lorsqu’elle est directement émise ou bien « dirigée » par les pouvoirs publics, est toujours frauduleusement utilisée aux fins de servir leurs seuls intérêts ou ceux de quelques groupes parasitaires avec lesquels ils sont liés. Ce qui a fait écrire à Charles Rist : « Une monnaie de papier est une créance sur un inconnu, sur un pays ou sur un gouvernent dont personne ne peut prévoir à l’avance les aventures politiques, sociales ou financières et les décisions arbitraires » !

Pour les raisons exposées précédemment, comme rien n’est fait pour sortir du keynésianisme ni pour rétablir la valeur pérenne des monnaies, c’est d’abord la zone euro à l’évidence « non optimale » qui devrait imploser et sa monnaie unique européenne qui devrait chuter vers 1,15 – 1,20 contre le dollar US en 2012, pour autant qu’elle puisse continuer d’exister sous sa forme actuelle, ce dont nous doutons puisque tout indique que plusieurs Etats appartenant à ladite zone devraient être contraints d’en sortir pour rétablir leurs anciennes monnaies nationales qu’ils pourraient alors dévaluer -tout en convertissant leurs dettes dans les dites monnaies légalement en vertu de la « Lex Monetae »- afin d’éviter l’asphyxie. Tant que la plupart des pays de la zone euro resteront non compétitifs, donc incapables d’atteindre une croissance autonome via des excédents réguliers de commerce extérieur, leur situation ne pourra que se dégrader jusqu’à devenir intenable et ils ne pourront jamais rembourser leurs dettes ce qui ruinera leurs citoyens.

Un pays comme la France (au lieu de rester à la remorque de l’Allemagne alors qu’elle ne peut et ne doit pas adopter le modèle germanique) devrait au plus vite revenir à sa monnaie nationale et pratiquer la méthode que Charles de Gaulle employa dès son retour au pouvoir en 1958, pour tirer un trait sur la gabegie financière de la IVe République, à savoir dévaluer de 17,55% puis, une fois la reprise économique enclenchée par quelques réformes simples et rapides libérant les énergies individuelles et collectives (le plan Rueff-Armand), les excédents de commerce extérieur revenus, laisser le taux de change naturellement s’apprécier, rembourser les dettes, accumuler ensuite des réserves en or (de Gaulle s’étant constamment battu pour son rétablissement comme étalon monétaire) au lieu de fausses monnaies et pratiquer l’équilibre budgétaire le plus strict, ce qui valut ensuite à la France quinze ans de croissance, de prospérité et de plein-emploi sous les présidences de Gaulle puis Pompidou après l’instauration du « nouveau franc ». Jusqu’à ce que Giscard d’Estaing arrive à la présidence en 1974 et que le grand désordre monétaire international en général (l’instauration définitive des taux de change flottants comme l’éviction officielle de l’or du SMI par les Accords de la Jamaïque en 1976 que Giscard a signés) et des finances publiques françaises en particulier commence sans jamais cesser depuis.

Dans le même ordre d’idées, on remarquera qu’à ce jour l’« Europe » s’est saisie de cinq questions principales : 1/ le charbon et l’acier (la CECA) et il n’y a plus d’industrie minière ni sidérurgique en Europe ; 2/ l’agriculture (la PAC) et il n’y a presque plus d’agriculteurs en Europe, la plupart de ceux qui restent ayant à peine les moyens de subsister ; 3/ la politique commerciale extérieure (PCC) et l’Europe n’a plus de défense à opposer à ses concurrents étrangers pratiquant le protectionnisme ouvert ou déguisé (via le dumping monétaire) ; 4/ les migrations (accords de Schengen) et les « frontières » européennes sont devenues des passoires qui favorisent une immigration massive incontrôlée ; 5/ la monnaie et l’on assiste à la déroute de l’euro. Conclusion : l’Europe ça ne marche pas, parce que ce n’est plus un projet politique mobilisateur mais une idéologie figée et que ce n’est pas le bon niveau de décision, d’autant que les intérêts des Etats-Nations qui la composent resteront naturellement toujours différents. Il ne faut donc pas plus, mais au contraire moins d’« Europe » si l’on veut la sauver. Et commencer par en finir avec la monnaie unique comme avec la banque centrale unique tout en réduisant au maximum le mammouth bruxellois, dont le coût est exorbitant, comme en y introduisant la démocratie par l’élection directe de ses dirigeants.

Puis, après l’implosion de la zone euro, ce devraient être au tour des Etats-Unis et de leur dollar US, encore protégé par son statut exorbitant de monnaie de réserve et d’échange mondiale et le vaste marché obligataire sur lequel il s’appuie, de suivre le même chemin que l’euro un peu plus tard (milieu 2013 et 2014). Et c’est alors, mais pas avant, que l’on devrait assister au grand démarrage de l’or en USD vers les 2.500 l’once voire plus haut, quand plus aucune monnaie de papier n’inspirera confiance et que s’enclenchera « la fuite vers les valeurs réelles » qu’évoquait von Mises. Ou bien, au contraire, qu’un nouveau président américain authentiquement libéral rétablisse la couverture or (partielle -limitée aux obligations d’Etat- ou totale) du dollar US, ce qui entrainerait nécessairement une hausse massive de l’or et le sauvetage du billet vert.

Comme la hausse actuelle et prochaine du dollar US (ou la baisse de l’euro/dollar US, ce qui revient au même) exerce un puissant effet mécanique de baisse des prix des actions partout dans le monde (y compris sur les actions des entreprises cotées dans les bourses des pays dits émergents), des matières premières et des métaux précieux (exprimés en dollar US mais pas dans les autres monnaies) ; nous pensons que les prix de presque tous ces actifs devraient sensiblement baisser en 2012, à l’exception du pétrole qui semble progressivement s’installer dans une relative pénurie et dont le potentiel de hausse du WTI crude oil est son retour vers 115 USD le baril, sauf si la récession européenne faisait tâche d’huile aux pays émergents auquel cas il baisserait aussi. Une baisse de l’or vers 1.300 et de l’argent-métal vers 20 en USD l’once comme du S+P500 vers 1.020 nous semblent donc possibles en 2012, avant d’offrir des opportunités d’achat. En attendant, il importe de vendre systématiquement les rallies sur ces actifs puis de couvrir lesdites ventes dans les creux. Plusieurs Etats et grandes banques privées d’Europe ayant -mi et fin 2011- vendu ou swapé de l’or pour se procurer des dollars US, l’accélération de ces liquidations stupides, d’autant que l’Allemagne fait pression pour la vente de l’or de l’Italie, serait aussi négative pour les prix des métaux précieux en USD.

On notera que la plupart des marchés d’actions US et européens ne tiennent qu’à coups de manipulations (algorithmes, High Frequency Trading, rachats massifs d’actions par les sociétés, changements constants dans la composition des indices, injections répétées de liquidités par les banques centrales, etc.) mais que, la récession européenne et le ralentissement économique dans les pays émergents diminuant les profits des grandes entreprises, il y a un moment où ces pratiques douteuses devraient perdre tout effet. Sans compter que la désindustrialisation, la baisse des salaires et des prestations sociales, la chute de la consommation et la hausse du chômage de masse comme des impôts en Occident, fruits d’une mondialisation inégale en grande partie due à la sous-évaluation extrême de sa monnaie sciemment organisée par la Chine (sans que l’Occident ni le FMI ou l’OMC hélas ne s’y opposent), finiront d’une façon générale par produire leurs effets délétères. Quant au rally de fin d’année 2011 du S+P500 dans un faible volume d’affaires, ce qui sent à plein nez la manœuvre de quelques hedge funds et banques (récemment abreuvées de liquidités massives quasi-gratuites par la BCE et la Federal Reserve) visant à tenter de sortir in extremis leurs performances annuelles négatives du rouge, bien qu’ayant attiré certains intervenants moutonniers anticipant à tort le gigantesque Quantitative Easing européen (dont les conséquences ne seraient pas du tout positives si jamais il se produisait parce qu’il ferait s’effondrer l’euro/dollar US), nous pensons qu’il ne s’est agi que d’un « bull trap » qui pourrait au maximum conduire le S+P500 (lequel a clôturé en 2011 en légère baisse par rapport à 2010) vers 1.300 avant que, courant janvier 2012, il rechute. Nous conservons donc nos achats d’options puts sur le S+P500. A noter que les indices GDX et HUI des actions des sociétés minières, qui pourraient aller beaucoup plus bas du fait de la double baisse des actions en général et des métaux précieux exprimés en dollars US en particulier, sont très vulnérables. Le meilleur outil de prévision des marchés d’actions, c’est le dollar australien contre le yen qui les fait chuter quand il baisse et vice-versa. Or, les configurations graphiques (un grand Head-and-Shoulders) permettent de penser que l’AUD/JPY pourrait en 2012 retrouver son plus bas de 2008 – 2009 vers 57,50 (contre 78,60 à ce jour) avec des effets très négatifs pour les bourses.

Devraient aussi baisser en 2012 les obligations d’Etat européennes en raison du surendettement de leurs émetteurs, et de leurs besoins colossaux d’emprunts supplémentaires, qui verront leurs notes dégradées, ainsi que cela a déjà commencé en 2011. Enfin, la France étant à la veille de perdre son triple A et la réélection de Sarkozy à la présidence de ce pays en mai 2012 étant peu probable, le projet de Pacte intergouvernemental européen lancé par Merkel le 9 décembre 2011 (visant à rendre contraignants les anciens critères de Maastricht) ne pouvant pas être ratifié avant cette date, tout porte à croire qu’il sera renégocié par Hollande son successeur probable et que plusieurs autres Etats s’y opposeront, ce qui risque de le faire échouer. Ce Pacte, d’ailleurs inapplicable, n’étant qu’un effet d’annonce, puisque la plupart des Etats européens sont à des « années-lumière » des critères de Maastricht tant leurs finances sont dégradées, sans compter que l’on ne peut pas faire condamner pour leur non respect desdits critères à des milliards d’euros d’amendes des Etats qui sont déjà en faillite !

En plus du dollar US lui-même, il n’y a que les obligations d’Etat américaines, suédoises, suisses, norvégiennes et de certains pays émergents (Brésil), mais aussi l’or en euros seulement (puisque le métal jaune ayant en réalité une valeur fixe ne varie pas par lui-même mais s’apprécie mécaniquement lorsque la monnaie dans laquelle on l’exprime chute) qui devraient performer d’ici fin 2012. Une baisse des taux US à 30 ans en dessous de 2,50% (leur plus bas de 2009) nous semble possible. Indépendamment de la ruine vers laquelle s’achemine la zone euro, le second grand risque pour 2012 est constitué par un éventuel krach immobilier, voire plus général, en Chine -d’où la nécessité de rester à l’écart de ses marchés boursiers et obligataires- qui bloquerait tout mouvement d’appréciation du yuan et donc renforcerait aussi le dollar US. Quant au franc suisse, la monnaie la plus stable du monde depuis des lustres, nous ne pensons pas que la BNS pourrait maintenir son peg pour l’euro/CHF à 1,20, qui tient pour le moment assez bien, en cas de chute de l’euro/dollar US à 1,15 voire même à parité parce qu’elle serait alors submergée par une offre d’euros qu’elle n’aurait pas les moyens d’absorber. On peut donc, aux côtés des dollars US, conserver en 2012 en partie des CHF qui ne présentent pas grand risque de baisse sauf contre le dollar US bien entendu.

Mais les marchés financiers ne suivent pas des tendances linéaires, ils « respirent », c’est-à-dire qu’ils alternent naturellement des périodes de hausse puis de baisse. Ce qui implique que leur volatilité, croissante en période d’instabilité maximale comme actuellement, nécessite d’avoir recours à une stratégie Long+Short (consistant à se positionner -simultanément ou successivement- tant à la hausse qu’à la baisse sur plusieurs actifs) et non plus Long-Only ou Buy-and-Hold (consistant à acheter certains actifs pour ne plus rien faire tant qu’ils ne sont pas montés) qui sont mauvaises parce la plupart des marchés financiers ne suivent plus des tendances durables mais sont sujets à des « Mouvements Browniens » (voir explication de ce terme sur Google – Wikipédia) assez imprévisibles. A cet égard, le « Fuchs & Associates (long+Short) Precious Metals Investment Fund » que nous gérons a été en mesure de dégager en 2011 un profit annuel net de tous frais de +19,07% (dix neuf 07) en CHF (monnaie qui termine 2011 inchangée contre l’USD et l’euro par rapport à sa clôture de 2010), soit bien plus que la hausse annuelle de l’or en USD (+10%) alors même que les autres métaux ont nettement baissé (-10% pour l’argent, -22% pour le platine, -18% pour le palladium), précisément parce qu’il traite les quatre métaux précieux à la hausse comme à la baisse. Stratégie Long+Short qui limite aussi les risques pour le cas où les prévisions pourraient s’avérer erronées en raison d’évènements imprévisibles au moment où elles sont effectuées, ce qui est le cas de certains changements géopolitiques ou macroéconomiques soudains. Mais il faut avant tout comprendre que les prix de presque tous les actifs financiers étant constamment manipulés par les pouvoirs publics -ou les intervenants financiers dominants- sont faussés, puisqu’ils n’ont plus rien à voir avec la loi de l’offre de la demande les concernant, de telle sorte qu’il faut s’attendre à ce que la plupart d’entre-eux finissent par chuter lorsqu’ils ne seront plus manipulables et que les astuces comptables ne suffiront plus à éviter les liquidations forcées de la part d’acteurs à court de cash pour financer leurs pertes. (On lira à ce propos les deux articles du Financial Times du 30 décembre 2011 exposant les raisons de la forte probabilité d’un prochain krach boursier et la forme -Flash Crash- qu’il pourrait prendre).

Notre scénario pour 2012 est logique mais repose principalement sur la baisse de l’euro et donc la hausse du dollar US. Comme nous gérons les portefeuilles de nos clients dans les banques selon la même stratégie Long+Short que celle retenue pour le Fonds précité, il va sans dire que nous nous positionnerons aussi -par exemple via l’achat d’options ou d’ETF- contre les positions initiales que nous prendrons dans le sens de nos prévisions actuelles en début d’année, pour le cas où ce serait ensuite le contraire qui se produirait. Et cela dans la perspective éventuelle (miraculeuse, mais sait-on jamais !) d’un règlement rapide des problèmes structurels de la zone euro et dans l’hypothèse (désastreuse) où la monnaie US reprendrait sa baisse sous l’effet d’un 3éme Quantitative Easing toujours possible, voire d’un autre facteur comme une radicalisation dramatique de l’affrontement entre Obama et les Républicains à l’approche de l’élection présidentielle de novembre 2012 entrainant une paralysie du pouvoir à Washington et donc une détérioration supplémentaire rapide des finances publiques US.

L’année 2012 ne sera pas « un long fleuve tranquille » puisqu’elle devrait voir se concrétiser l’aboutissement de plusieurs processus de déstabilisation -décrits précédemment- à l’œuvre depuis plusieurs décennies tant en Europe qu’aux USA, pour la résolution desquels il n’y a pas d’autre remède que de procéder à des changements radicaux, de nature politique et monétaire, auxquels les pouvoirs publics actuels se refusent. Bref d’en finir avec l’étatisme autoritaire sous toutes ses formes (en particulier dans sa version socialiste keynésienne) pour aller vers le libéralisme démocratique en associant au maximum les peuples aux décisions qui les concernent au premier chef  et en libérant leurs capacités d’initiative ! A cet égard, le désastre de l’euro n’aurait pas eu lieu puisqu’il n’aurait pas vu le jour si les politiciens avaient, par exemple, écouté le peuple français qui s’est prononcé démocratiquement par deux fois via des référendums contre sa création et contre les « constitutions » européennes. Ce qui aurait permis de trouver d’autres solutions équilibrées pour organiser une construction européenne simplifiée et à moindre coût sans remettre en cause la souveraineté de ses Etats-Nations puisque, à notre avis, le fédéralisme intégral articulé autour d’un Super-Etat tentaculaire dirigiste et d’une seule banque centrale gérée par des faux-monnayeurs produisant une monnaie unique de papier n’est ni possible ni souhaitable en Europe.

D’autant que ce sont les mêmes maux qui minent les USA, où l’Etat central et la Federal Reserve installés à Washington, place-forte de la gabegie financière comme d’une incroyable corruption, ont étouffé les libertés individuelles et l’autonomie des Etats fédérés, sans lesquelles l’horreur centralisatrice de « Big Brother » finit par tuer la démocratie et l’économie réelles. Voilà pourquoi Obama, un « arriviste » démagogue financé par le lobby bancaire privé qu’il n’a évidemment rien fait pour mettre à la raison (en particulier parce qu’il a laissé Goldman Sachs et autres vampires de la finance « too big to fail » infiltrer tout le gouvernement US et qu’il n’a pas appliqué les recommandations de Paul Volker s’inspirant de l’ancien « Glass-Steagall Act » de séparer complètement les banques de dépôt et les banques d’affaires) sans oublier qu’il terminera son mandat avec un chômage réel des Américains au plus haut historique depuis la crise des années 1930, perdra vraisemblablement l’élection présidentielle de novembre 2012 au profit d’un candidat décentralisateur soutenu par le mouvement Tea Party et les « Nouveaux Républicains ». Candidat dont la victoire constitue la dernière chance de sortir les USA et l’Occident du dirigisme qui s’exprime principalement au moyen de l’épouvantable Système monétaire de création discrétionnaire et illimitée des monnaies de papier par les banques centrales… Il y a donc un vrai espoir à nourrir pour fin 2012 – début 2013. Le rétablissement unilatéral de la couverture or -partielle ou complète- du dollar US par le prochain président américain succédant à Obama (refermant ainsi la malheureuse parenthèse ouverte par Nixon en 1971) constituerait pour les USA, qui détiennent suffisamment de réserves d’or (dont ils peuvent d’ailleurs toujours remonter le prix officiel) pour le faire, le moyen de sauver le billet vert mais surtout un coup de maitre stratégique permettant de restaurer pour le XXIe siècle leur leadership mondial actuellement déclinant face aux pays émergents BRIC (l’Asie chinoise en particulier) ou même face à une partie de l’Europe, lesquels seraient obligés de suivre la même réforme pour leurs propres monnaies sauf à accepter leur déclin monétaire puis économico-politique. L’histoire est remplie de retournements inattendus et celui-là modifierait la donne mondiale en faveur de l’Amérique qui a vraisemblablement été enterrée un peu trop vite…
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
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09 janvier 2012 à 20:21:59
Réponse #403

moss


tu pourrais expliquer les grandes lignes de l'article, parce que là ça fait un peu pavé....
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

09 janvier 2012 à 20:32:01
Réponse #404

Maximil


Yersinia : je comprendrais si c'était en anglais, mais là, c'est en Français... va falloir te prendre par la main :)
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09 janvier 2012 à 22:37:31
Réponse #405

moss


cool, les gars...   :-\

c'est juste que je ne vois pas vraiment l'intérêt de copier coller un pavé de texte (surtout vu la mise en page originelle), puisque tu mets le lien au début de ton message. Perso j'aurais trouvé intéressant que tu indiques ce que tu as trouvé pertinent dans cet article.

PS : pour serge, je ne dirais pas non à un single malt écossais (pourquoi pas Laphroaig), et le tabac, c'est pas mon truc.  ;)
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09 janvier 2012 à 22:50:28
Réponse #406

Moleson


http://leblogalupus.com/2012/01/08/nos-previsions-pour-2012-le-keynesianisme-nous-a-ruines-et-continuera-de-le-faire-tant-que-les-pouvoirs-publics-ne-se-resoudront-pas-a-accepter-le-grand-ajustement-et-a-reformer-le-sys/#more-34676

Excellent Article.

Pour tous ceux qui ont un problème de lire un texte qui dépasse 160 signes (SMS), dont le contenu demande une attention plus soutenue que dans star acadamey, je veux bien faire le travail.

Ça va être la m*rde et vous allez être baisé.

Moléson

09 janvier 2012 à 22:53:35
Réponse #407

moss


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09 janvier 2012 à 23:01:10
Réponse #408

Daeron


Quand je vois cette partie de la conclusion :

Obama...perdra vraisemblablement l’élection présidentielle de novembre 2012 au profit d’un candidat décentralisateur soutenu par le mouvement Tea Party et les « Nouveaux Républicains ». Candidat dont la victoire constitue la dernière chance de sortir les USA et l’Occident du dirigisme qui s’exprime principalement au moyen de l’épouvantable Système monétaire de création discrétionnaire et illimitée des monnaies de papier par les banques centrales… Il y a donc un vrai espoir à nourrir pour fin 2012

Et beh j'ai envie de cracher à la gueule de l'auteur .

09 janvier 2012 à 23:08:27
Réponse #409

Maximil


Et beh j'ai envie de cracher à la gueule de l'auteur .
Pourquoi ?
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09 janvier 2012 à 23:14:25
Réponse #410

Daeron


Je ne veux pas faire de politique , je ne me prononce pas en faveur du démocrate ou du républicain , mais un type qui voit de l'espoir en un candidat élu (et donc dans l'absolu soutenant leurs idées) avec les votes du tea party et des va t'en  guerre et beh je le méprise .Et si je l'ai en face de moi , désolé mais je lui fait comprendre ;
Désolé mais quand sur le marché je vois des types qui distribuent pour Marine , et beh au mieux je déchire leurs tracts devant eux .

09 janvier 2012 à 23:34:57
Réponse #411

moss


bon je me suis finalement tapé le pavé (que je trouve toujours aussi indigeste), je trouve l'analyse du début assez intéressante, mais les solutions proposées beaucoup moins sérieuses :
exemple :
- ' une fois la reprise économique enclenchée par quelques réformes simples et rapides libérant les énergies individuelles et collectives' : il est bien connue qu'il suffit de quelques réformes pour relancer l'économie  :glare:

- Jusqu’à ce que Giscard d’Estaing arrive à la présidence en 1974 et ... le grand désordre monétaire international en général : c'est sûr que les chocs pétroliers n'y sont pour rien

- 2/ l’agriculture (la PAC) et il n’y a presque plus d’agriculteurs en Europe, la plupart de ceux qui restent ayant à peine les moyens de subsister ; l'auteur est vraiment sérieux là ? l'UE est considérée comme la 1ère ou la 2ème puissance agricole dans le monde, suivant le mode de calcul

- 5/ la monnaie et l’on assiste à la déroute de l’euro : la crise actuelle est une crise de la dette, pas de l'euro. L'auteur prédit une baisse de l'euro. Je dirais, tant mieux ! ça ne peut qu'aider nos exportations, et nous obliger à limiter nos importations (et donc développer notre production intérieure).

- Le meilleur outil de prévision des marchés d’actions, c’est le dollar australien contre le yen qui les fait chuter quand il baisse et vice-versa : je reconnais que le dollar australien est considéré comme un traceur des cours des matières premières mais de là à en faire le meilleur outil de prévision  :blink:

- il n’y a que les obligations d’Etat américaines, suédoises, suisses, norvégiennes et de certains pays émergents (Brésil), mais aussi l’or en euros seulement (puisque le métal jaune ayant en réalité une valeur fixe ne varie pas par lui-même mais s’apprécie mécaniquement lorsque la monnaie dans laquelle on l’exprime chute) qui devraient performer d’ici fin 2012 : c'est drôle, malgré la claque de l'euro de ces dernières semaines, on n'a pas vu une hausse spectaculaire de l'or (comme quoi les mécanismes sont un peu plus complexes que ça)

etc...

donc, pour moi, les bases sont intéressantes, mais les explications et les conclusions sentent pas mal la pub pour le tea-party...
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Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

10 janvier 2012 à 00:50:09
Réponse #412

moss


ce n'est pas un problème d'adhésion aux idées énoncées, mais de crédibilité. je vois passer ce genre de discours depuis des années (mélange de théorie du complot boursier, de catatrophisme, etc...) et au final ces mêmes personnes ont bien prévu les différentes que l'on a traversées, mais après coup.

comme tu l'as dit, ça m'a permis de me sensibiliser à certaines problématiques, mais j'ai aussi pris beaucoup de recul par rapport aux diverses prédictions.

je sais que je me répète, mais plus je lis ce genre d'articles, et plus je me dis qu'au fond personne  ne maîtrise  ce qui se passe...
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Marcel Bigeard

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Charles de Gaulle

10 janvier 2012 à 00:51:32
Réponse #413

moss


ce n'est pas un problème d'adhésion aux idées énoncées, mais de crédibilité. je vois passer ce genre de discours depuis des années (mélange de théorie du complot boursier, de catatrophisme, etc...) et au final ces mêmes personnes arrivent toujours à prévoir les différentes crises que l'on a traversées, mais après coup, dommage...

comme tu l'as dit, ça m'a permis de me sensibiliser à certaines problématiques économiques, mais j'ai aussi pris beaucoup de recul par rapport aux diverses prédictions.

je sais que je me répète, mais plus je lis ce genre d'articles, et plus je me dis qu'au fond personne  ne maîtrise  ce qui se passe...
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Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

10 janvier 2012 à 07:22:21
Réponse #414

gmaz87


je sais que je me répète, mais plus je lis ce genre d'articles, et plus je me dis qu'au fond personne  ne maîtrise  ce qui se passe...

Bonjour,
Et c'est peut être bien la que se trouve le premier motif d'inquiétude....., personne ne maitrise, ça va droit devant et devant rien ne dit qu'il n'y a pas le mur!
Cet article met en avant ce qui est une vérité, la création du papier et son principal emploi pour masquer l'absence de production de richesses réelles et maintenir artificiellement un niveau de consommation au travers du crédit ne peuvent que conduite à une explosion.
Et ce sans que personne ne soit en mesure d'en estimer la portée, sauf peut être quelques avisés (initiés?) qui vont fourguer leur papier contre des choses plus tangibles.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

12 janvier 2012 à 15:46:02
Réponse #415

celtik


Voici un lien instructif sur la géopolitique de l'or (plein de graphiques pour mieux comprendre la situation)

http://www.numbersleuth.org/worlds-gold/

Bonne visite

PS : merci à Piero San Giorgio pour le lien
"Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance, il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté".
    ALAIN

12 janvier 2012 à 15:58:51
Réponse #416

Kilbith


je sais que je me répète, mais plus je lis ce genre d'articles, et plus je me dis qu'au fond personne  ne maîtrise  ce qui se passe...

Pourquoi voudrais-tu que quelqu'un, même comprenant, puisse maitriser?

Pourquoi y existerait-il une modélisation possible de ces phénomènes ?

Pourquoi voudrais-tu qu'elle nous soit accessible à nous humains ?

Le système est peut être tout simplement chaotique
: http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos
« Modifié: 12 janvier 2012 à 16:20:56 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

12 janvier 2012 à 16:12:07
Réponse #417

mad


Pourquoi voudrais-tu que quelqu'un, même comprenant, puisse maitriser?

Pourquoi y existerait-il une modélisation possible de ces phénomènes ?

Pourquoi voudrais-tu qu'elle nous soit accessible à nous humains ?

Le système est peut être tout simplement chaotique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos

Le fait qu'un système  soit chaotique n'empêche pas qu'on puisse le modéliser, ni que le modèle puisse faire des prédictions macroscopiques correctes - c'est le cas du climat. Ce qu'on ne pourra pas prédire, c'est le détail fin des trajectoires du système. En d'autres termes, on pourra dire que le climat va se réchauffer (ou se refroidir) au cours des prochains siècles, mais pas si il pleuvra à Trifouillis les Oies le 17 janvier 2378 ...

Dans le cas du système économique global, le problème est que l'intérêt des gros opérateurs (qui peuvent agir directement sur les marchés mondiaux) n'est pas le même que celui des populations : il y a plus de thunes à se faire à court terme en secouant le cocotier plutôt qu'en stabilisant les flux. Et il y a peu de chances que les "riches" deviennent "bienveillants" sans une intervention légiférant le système au niveau mondial...

12 janvier 2012 à 16:16:26
Réponse #418

Kilbith


Le fait qu'un système  soit chaotique n'empêche pas qu'on puisse le modéliser, ni que le modèle puisse faire des prédictions macroscopiques correctes - c'est le cas du climat. Ce qu'on ne pourra pas prédire, c'est le détail fin des trajectoires du système. En d'autres termes, on pourra dire que le climat va se réchauffer (ou se refroidir) au cours des prochains siècles, mais pas si il pleuvra à Trifouillis les Oies le 17 janvier 2378 ...
Merci pour cette précision, mon niveau de maths ( ::) ) ne me permet pas toute la rigueur voulue. Je te fais donc largement crédit en la matière.

(Pour les lecteurs rapides, il n'y a aucune ironie ni déférence dans mes propos, c'est une réponse très conforme : je me suis aventuré aux limites de mes connaissances, j'ai été plus qu'approximatif et MAD, faisant autorité en la matière, à signalé mon erreur et m'a donc permis de rectifier.)

Est-il pour autant possible d'envisager des systèmes pour lesquels aucune modélisation prédictive ne soit possible ?

Citer
Dans le cas du système économique global, le problème est que l'intérêt des gros opérateurs n'est pas le même que celui des populations : il y a plus de thunes à se faire à court terme en secouant le cocotier qu'en stabilisant les flux. Et il y a peu de chances que les "riches" deviennent "bienveillants" sans une intervention légiférant le système au niveau mondial...
Là ce n'est plus des maths et tu procèdes par affirmation...il faudrait que je prenne le temps de te répondre. Sans infirmer ou conforter tes propos, disons que c'est discutable.

 ;)
« Modifié: 12 janvier 2012 à 16:21:50 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

12 janvier 2012 à 16:55:28
Réponse #419

mad


Est-il pour autant possible d'envisager des systèmes pour lesquels aucune modélisation prédictive ne soit possible ?

Tu peux construire un système dans lequel un évènement quantique (par exemple la désintégration d'un atome précis) peut avoir un effet macroscopique (faire péter une bombe). Là, aucun modèle ne te dira quand ça va péter ...

Mais il y a aussi des systèmes où il y a plusieurs bassins d'attractions voisins, et pour lesquels  il est impossible de prévoir où
le système ira se coller, alors que ça correspond à des futurs très différents :
La guerre froide aurait pu dégénérer, et nous ne serions peut-être plus là pour en parler...
Si on cherche des systèmes non-anthropisés, on peut prendre l'exemple des cohortes dans des écosystèmes : en partant des mêmes conditions, on peut aboutir à des compositions floristiques et faunistiques très différentes, car des effets microscopiques vont privilégier telle cohorte dans un cas, telle autre dans un autre.


Et tout bêtement la météo : au delà de quelques semaines, on ne pourra JAMAIS prédire le temps, alors qu'on peut de mieux en mieux prédire le climat (valeurs moyennes des données météo) sur des centaines d'années.
Là ce n'est plus des maths et tu procèdes par affirmation...il faudrait que je prenne le temps de te répondre. Sans infirmer ou conforter tes propos, disons que c'est discutable.

C'est en fait étayé sur des théories mathématiques bien précises, et dont certaines sont appliquées entre autres par un de mes anciens collègues, physicien reconverti dans la finance. En bref, si tu peux acheter et revendre très vite (plus vite que les copains - et sa boîte a dans ce but acheté des locaux à Manhattan pour ses ordinateurs, afin d'éviter de perdre le temps de transfert du signal entre les bureaux parisiens et la bourse New Yorkaise   :huh: ), tu fais du bénéfice. Mais ça veut dire que tu tires du fric du système sans apporter de valeur. Et il est assez facile de montrer que ça a un rôle déstabilisateur. C'est la raison pour laquelle il serait intéressant d'apporter de la viscosité (ou du frottement) au marché, en imposant une taxe minime, soit sur toutes les transactions, soit seulement sur les transactions rapides. Ou carrément d'interdire les transactions ultra-rapides.



13 janvier 2012 à 23:10:47
Réponse #420

Nirgoule


Et il y a peu de chances que les "riches" deviennent "bienveillants" sans une intervention légiférant le système au niveau mondial...
Les fonds de pensions ne sont pas nécessairement gérés par des "riches" mais souvent par des salariés. N'importe quelle personne un peu informée peut s'amuser à acheter et vendre, il existe des sites qui initient les novices et facilitent les opérations d'achat et vente.
La perte de qq mds d'euros à la générale n'a pas été causée par un "riche".
La notion est un peu réductrice, non?

Sur l'endettement, il serait honnête de reconnaître qu'à plusieurs reprises des gouvernements ont alerté sur la nécessité de se désendetter, de limiter les déficits (système des retraites, sécurité sociale et chômage), et...
qu'à chaque fois la rue, les urnes et les médias s'y sont opposées.
Le seul élément déclanchant a été la hausse du coût du crédit évoluant en parallèle avec la hausse objective (Grèce) du risque de non remboursement.



"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

14 janvier 2012 à 08:00:42
Réponse #421

philippe13


Pour les retraites l'impossibilité de tenir à long terme  le passage à 60 ans de la fin de carrière ET un haut niveau d'indemnisation était connue dès 1981. A cette époque mon père était cadre dans une caisse de retraite et les actuaires (les têtes d'oeuf qui font des stats) l'avaient vu. Ils pensaient que le système tiendrait 20 ans au plus, cette information n 'a pas circulé, pourquoi?. La réforme Balladur en 1995 à donné un peu de mou à la corde puis il fallu s'endetter.

La sécu? la population vieillit et consomme plus mais les mesures à prendre sont douloureuses, le français veut toujours plus. Ma femme travaille à l'hopital, depuis 20 ans ce sont les accrobaties avec le manque de personnel. Il y a à l'hosto une bombe à retardement: faute de personnel et de moyen de payer des heures sup, celle-ci sont cumulés en épargne-temps pour la fin de carrière. D'ici quelques années le personnel infirmier va vider les lieux en masse 2 à 3 ans avant les échéances prévues  et jusqu'a présent sans remplacement organisé.       
« Modifié: 14 janvier 2012 à 08:06:24 par philippe13 »
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

14 janvier 2012 à 09:01:40
Réponse #422

bison solitaire


Pour les retraites l'impossibilité de tenir à long terme  le passage à 60 ans de la fin de carrière ET un haut niveau d'indemnisation était connue dès 1981. A cette époque mon père était cadre dans une caisse de retraite et les actuaires (les têtes d'oeuf qui font des stats) l'avaient vu. Ils pensaient que le système tiendrait 20 ans au plus, cette information n 'a pas circulé, pourquoi?. La réforme Balladur en 1995 à donné un peu de mou à la corde puis il fallu s'endetter.

La sécu? la population vieillit et consomme plus mais les mesures à prendre sont douloureuses, le français veut toujours plus. Ma femme travaille à l'hopital, depuis 20 ans ce sont les accrobaties avec le manque de personnel. Il y a à l'hosto une bombe à retardement: faute de personnel et de moyen de payer des heures sup, celle-ci sont cumulés en épargne-temps pour la fin de carrière. D'ici quelques années le personnel infirmier va vider les lieux en masse 2 à 3 ans avant les échéances prévues  et jusqu'a présent sans remplacement organisé.       

J'ai eu la chance d'avoir des parents assez "fins" pour percevoir ce que tu exposes dans ton premier paragraphe; j'ai pas vraiment de solution mais je suis prévenu et un peu moins surpris, et peut-être que je suis moins à cheval sur ce qu'on appelle des "acquis sociaux" et que ne sont finalement acquis que du fait d'un certain contexte, d'une certaine conjoncture...
Pour ce qui concerne la gestion de personnel d'un hôpital d'autres administrations telle que la police sont confrontées au même problème: en moins de 15 ans j'aurais pu mettre de côté au moins la moitié d'une année. A la naissance de ma première fille, j'en ai pris une partie. Il y a quelques années, voyant l'accumulation des heures fonctionnaires, "ils" ont fait passer les catégories B en A, et modifié l'alimentation du compte épargne de temps (ex: pas plus de 10 jours par an, le reste est automatiquement converti en RAFP, de même si tu "oublies" d'alimenter ton compte épargne temps). "Ils" ont aussi proposé qu'on puisse se faire payer les jours économisés... au tarif horaire d'une femme de ménage (aucun dénigrement ici, juste un constat, et la preuve d'une certaine déconsidération envers des fonctionnaires qui du fait du passage en catégorie A ne peuvent plus compter leurs heures)...
Bref tout ça pour dire que je vois très bien la possibilité de "payer" les heures et jours d'un compte épargne temps à un tarif moindre que celui pour lequel on bosse normalement , voire carrément un porte parole annonçant quelque chose comme "désolé mais on doit annuler vos compte épargne temps".

14 janvier 2012 à 12:20:17
Réponse #423

buchbass


Si j'ai bien compris, le problème des retraites c'est surtout dû au "papy-boom", il y a plus de gens qui partent en retraite que de gens qui arrivent sur le marché du travail.
Donc il devrait y avoir de moins en moins de chômage, il me semble, non?  :blink:
Le plus dur c'est pas la chute, c'est l’atterrissage.
Pour l'instant tout va bien. Pour l'instant tout va bien...

14 janvier 2012 à 22:29:49
Réponse #424

philippe13


Les gens vivent plus vieux-même si un maximum semble proche-que lors de la mise en place du système. Vers 1950 un retraité avait en moyenne moins de 10  ans d'espérance de vie restante, aujourd'hui c'est plus du double, donc double financement.
En 1973 j'avais 18 ans, les 4/5 des jeunes de mon entourage entraient juste dans la vie active et commençaient à cotiser, quelques uns étaient déjà apprentis depuis un an ou deux. Si c'était au Smic pour la plupart c'était déjà des temps plein en CDI. 
La France se désindustrialise, il y a moins de travail et encore moins de travail peu qualifié.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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