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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 92974 fois)

20 décembre 2010 à 18:25:41
Réponse #250

gmaz87


re,
Ce que je craint c'est que les mesures de sauvetage des états qui vont se faire au détriment des populations ( cf Grèce, Irlande et autres à venir), n'entraînent des réactions des mêmes populations.
Mouvements sociaux, puis délitement de la confiance et in fine une ruée sur les banques pour mettre l'argent à l'abri.
Si cela se produit en un seul pays, peut être que la "solidarité " ( à 5,5% l'an) des autres pays pourra y remédier, mais si ça se propage alors je ne suis pas certain que l'étendue puisse être contenue.
Comme tu le disais les métiers de service vont trinquer un max, et nous savons tous que de plus en plus dans nos pays on vend du service et plus rarement de la la production.
ça va faire un max de gens sans boulot.... et pour beaucoup sans réels moyens de se procurer de quoi satisfaire les besoins de base.
Mais il est vrai aussi que ce serait une situation totalement nouvelle, la crise de 29 n'ayant pas eu une telle ampleur, peut être parce que le système n'était pas si interdépendant.
A demain comme dab, même lieu, même heure  :)
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

20 décembre 2010 à 20:10:52
Réponse #251

Ascanio


Les métiers à acquérir ? Réparateur de vélos, de parapluies, de chaussures, de vêtements. Tout ce qui touche à la bouffe. Et contrairement à ce qui a été affirmé plus haut, amuseur, musicien, etc. Le plaisir est indispensable à l'être humain. Même si ce n'est plus à coup de light-show laser et de machins coûteux.

Je voudrais introduire une note d'optimisme : le système qui se casse la figure en ce moment a de nombreux défauts (admirez la litote). Nos vies peuvent (re)devenir simples, loin du gaspillage et de la pollution actuels. Nous ne retournerons pas à l'âge des cavernes.
Nous avons assez de connaissances pour vivre dans un relatif confort, à défaut de luxe.
Peut-être que le plus sage serait d'acquérir, tant que c'est possible, un logement décent (je considère une yourte comme un logement décent), d'équiper son logement : double-vitrage, isolation, éolienne, etc ; des choses réparables, solides, simples. Outils de qualité, vêtements solides, mobilette ? Style amish, en quelque sorte.

Justement ce forum regorge d'infos sur ces sujets.
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

10 janvier 2011 à 20:57:03
Réponse #252

philippe13


Ahh la mobylette..... beaucoup de gens qui fantasment sur un monde pénurie imaginent un passage du tout-auto au vélo sans penser aux possibilités de ce véhicule un peu oublié aujourd'hui. Avec 1. 5 litre au 100 km de quoi rouler sans pédaler un moment. Bien sur coté pollution faudrat passer aus 4 temps.     
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

11 janvier 2011 à 09:14:00
Réponse #253

managarm


il y a eu de nombreux 50 cc à vitesses et moteurs 4 temps dans les années 60 et 70.

11 janvier 2011 à 10:07:38
Réponse #254

Tom2


Mais il est vrai aussi que ce serait une situation totalement nouvelle, la crise de 29 n'ayant pas eu une telle ampleur, peut être parce que le système n'était pas si interdépendant.

La crise de 29 était bien plus grave que celle que nous vivons actuellement !

Ce sujet d'économie est étroitement lié à la politique d'intervention des Etats. Puisqu'on ne peut pas parler de politique sur ce forum, est-ce qu'une exception a été faite à propos de ce sujet ? Je pose juste cette question à titre informatif car en faisant des recommandations au niveau économique, nous faisons une analyse normative qui découle de nos opinions politiques et non d'une analyse positive (qui décrit uniquement la situation).
« Modifié: 11 janvier 2011 à 10:17:02 par Tom2 »

11 janvier 2011 à 10:16:52
Réponse #255

Tengu


La crise de 29 était bien plus grave que celle que nous vivons actuellement !
Sois patient la crise actuelle est loin d'être finie.

11 janvier 2011 à 10:20:34
Réponse #256

Tom2


Sois patient la crise actuelle est loin d'être finie.

Il y a des reprises de l'économie dans la plupart des pays.
Le gens ont encore un sentiment de crise car les répercutions des crises économiques sur l'emploi s'effectuent avec un retard. Les entreprises jouent d'abord sur la variations des stocks avant d'agir sur les emplois par exemple.

11 janvier 2011 à 10:33:25
Réponse #257

Tengu


Il y a des reprises de l'économie dans la plupart des pays.
Le gens ont encore un sentiment de crise car les répercutions des crises économiques sur l'emploi s'effectuent avec un retard. Les entreprises jouent d'abord sur la variations des stocks avant d'agir sur les emplois par exemple.
Oula :)

Les pays sont endettés à mort.
La guerre des monnaies est déclarée.
Les indices boursiers sont cliniquement morts.
L'or s'envole.
Les USA n'ont jamais eu autant de chomeurs.
Les restos du coeur enregistrent des records d'inscriptions.

Mais en fait ça va (methode Coué)


Faut pas ecouter Christine L., elle raconte nawak  ::)

Le plus dur est à venir  :'(

11 janvier 2011 à 10:46:41
Réponse #258

Tom2


Evidement que les pays sont endettés (mais pas à mort), ils ont dû intervenir pour aider les banques.
Les opérations d'open market sont lancées pour déprécier la monnaie et favoriser les exportations.
Les indices boursiers sont assez bas à cause du manque de confiance des investisseurs.
Le cours de l'or est souvent assez élevé en temps de crise.
Il faut regarder le taux de chômeurs et non le nombre car la population des Etats-Unis a augmenté depuis 1929.
Je ne suis pas sûr que les statistiques des restos du coeur soient très fiables.

Je n'écoute pas Christine L., je le la connais même pas.
Je fais juste des études de sciences économiques et de gestion.

11 janvier 2011 à 11:09:22
Réponse #259

Ishi


Ahh la mobylette..... beaucoup de gens qui fantasment sur un monde pénurie imaginent un passage du tout-auto au vélo sans penser aux possibilités de ce véhicule un peu oublié aujourd'hui. Avec 1. 5 litre au 100 km de quoi rouler sans pédaler un moment. Bien sur coté pollution faudrat passer aus 4 temps.     

La mobylette, oui mais une première étape pour faire du nettoyage dans le parc ancien a été passée le 1 janvier 2011 avec l'immatriculation obligatoire de tous les 49 cm3 (y compris les solex et autres).
L'étape suivante est le controle technique obligatoire et là, beaucoup de nos vieilles mobylettes n'auront plus le droit de circuler sur la voie publique.
Après, le fait de ce déplacer à vélo est tout à fait possible.
Je ne suis pas spécialement sportif, j'ai pris cette décision en 2007 et en prenant l'exemple de 2010, nous avons fait 2000 km dans l'année en voiture entre ma femme et moi et j'ai parcourut 8000 km en vélo entre mes déplacements professionnels et mes vacances.
Sacoches, remorque, beaucoup de chose sont possible avec un vélo et le train.
Ce n'est qu'un choix de vie.
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

11 janvier 2011 à 11:26:12
Réponse #260

Tengu


Evidement que les pays sont endettés (mais pas à mort), ils ont dû intervenir pour aider les banques.
Faux, dixit notre gentil gouvernement, cette aide à rapporter des sous à l'état.

Les opérations d'open market sont lancées pour déprécier la monnaie et favoriser les exportations.
Les indices boursiers sont assez bas à cause du manque de confiance des investisseurs.
Entre les USA qui font tourner comme ils le souhaitent la planche à billets et la Chine qui fait tout pour faire baisser le Yuan, tu crois que l'Europe, elle peut faire quoi elle, ben rien.

Le cours de l'or est souvent assez élevé en temps de crise.
Donc la crise n'est pas finie.

Il faut regarder le taux de chômeurs et non le nombre car la population des Etats-Unis a augmenté depuis 1929.

http://www.boursorama.com/infos/statistiques/graphiques-indicateurs-economiques.phtml?symbole=ew_usa09005

USA - Taux de chomage  Décembre 2010  9.80%  9.60% (precedent).
10% de chomeurs c'est du jamais vu.
  
Je ne suis pas sûr que les statistiques des restos du coeur soient très fiables.

Pourtant, je suis plus sensible aux données du terrain, que dans les rapports de nos politiques decorrelles de la realite.

Je n'écoute pas Christine L., je le la connais même pas.
Je fais juste des études de sciences économiques et de gestion.

Je comprends mieux, tu defends ton biftek quoi :)

J'ai oublie la flambee des matieres premieres :).

Citer
Hausse des prix : début d'une crise alimentaire mondiale "similaire à celle de 2008"

Le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation de l'Onu s'est alarmé de la hausse des prix des denrées dans le monde, en diagnostiquant "le début d'une crise alimentaire similaire à celle de 2008", dans un entretien au quotidien économique Les Echos publié mardi.

"Les stocks ont été regarnis en 2008 et en 2009, mais l'écart entre la réalité de ces stocks et l'évolution des prix sur les marchés est parfois considérable. En ce sens, nous vivons aujourd'hui le début d'une crise alimentaire similaire à celle de 2008", s'inquiète Olivier de Schutter.

L'explosion des prix alimentaires en 2008 avait provoqué des émeutes de la faim dans une trentaine de pays dans le monde.

Selon lui, "80 pays environ sont en situation de déficit alimentaire. Une hausse très dangereuse pour ces pays. C'est pourquoi il ne faut pas répéter les erreurs commises il y a trois ans", avertit-il.

Les zones les plus menacées par une crise alimentaire sont les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad) "parce qu'ils sont en situation de déficit alimentaire", assure M. de Schutter.

L'augmentation du prix des matières premières agricoles fragilise aussi des pays pauvres comme le Mozambique, "qui ont peu de réserves de devises", ajoute le responsable onusien.

Des pays d'Asie centrale comme l'Afghanistan et la Mongolie sont aussi dans une situation "très fragile". La Corée du Nord n'est pas non plus épargnée, assure le responsable onusien.

L'indice mesurant les évolutions de prix d'un panier de céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre est au plus haut depuis sa création en 1990.

"Aujourd'hui comme en 2008, il n'y a pas de problème de pénurie. Mais lorsque des informations sur des incendies en Russie, une canicule en Ukraine, des pluies trop fortes au Canada ou autres s'accumulent, certains opérateurs de marché préfèrent ne pas vendre tout de suite, tandis que les acheteurs cherchent à acheter autant que possible. Si tout le monde fait ça les prix augmentent", résume M. de Schutter.

Il propose d'encourager les pays à reconstituer des stocks alimentaires pour "lisser les prix".

"Si les réserves sont gérées avec les organisations paysannes, cela protégera producteurs et consommateurs contre des prix très volatils", avance Olivier de Schutter.

Il appelle également à imposer davantage de transparence sur les opérations de gré à gré sur les marchés des dérivés où , selon lui, "92% des opérations se déroulent dans l'opacité.


11 janvier 2011 à 11:44:00
Réponse #261

Tom2


En 1932, plus de 25% de la population active américaine est au chômage.  Lester V. Chandler, America’s Greatest Depression 1929-1941, New York, Harper and Row, 1970, p. 24 et sq

Il faut arrêter de prendre le premier graphique trouvé sur internet.
Qui a fait ce graphique ? Le taux de chômage se calcule souvent sur la population active (sinon ça n'a pas de sens). Boursorama ne précise même pas comment ils ont établi ce graphique.

Tu crois franchement que la BCE est en train de se tourner les pouces ? Ils agissent aussi.

La crise n'est pas complètement finie. L'or est en hausse car un grand sentiment de crise persiste encore.

Il n'y a pas que des rapports politiques mais également des rapports scientifiques, universitaires, ... Ces rapports ne sont pas disponibles sur des sites comme Boursorama, à la télévision, ... mais dans des articles scientifiques par exemple disponible sur des bases de donnée non accessible à tout le monde.
« Modifié: 11 janvier 2011 à 11:51:50 par Tom2 »

11 janvier 2011 à 11:46:29
Réponse #262

Tom2


Je ne défends rien du tout. Je veux t'aider à comprendre que tout ce que tu dis n'est véridique. Je n'ai rien à gagner en faisant ça.

Je n'ai rien à prouver mais c'est une question de principe.
Je ne connais presque rien aux arts martiaux donc je suis réceptif aux informations des gens qui s'y connaissent.
Par contre, je fais des études en économie et de gestion et parce que je m'y intéresse. Donc, je corrige certaines de tes affirmations pour t'aider à comprendre la situation actuelle et non pour en venir à un débat sur la crise actuelle et la grande dépression.
« Modifié: 11 janvier 2011 à 11:56:47 par Tom2 »

11 janvier 2011 à 17:15:43
Réponse #263

Tengu


Ca va picoter en 2012  :down:, mais bon si ça va aller mieux, c'est bon  ::)

Citer
Le gouvernement prépare déjà les esprits à une rigueur accrue en 2012 :

Alors que l'année vient de commencer sous le signe de l'austérité, le gouvernement français a d'ores et déjà annoncé un coup de rabot plus fort que prévu aux niches fiscales en 2012, pour préparer les esprits à une rigueur accrue à la veille de la présidentielle.

Le ministre du Budget François Baroin a rappelé mardi que pour tenir ses engagements, la France doit réduire son déficit public de 40 milliards d'euros cette année, puis de 30 milliards supplémentaires l'an prochain.

Cela doit permettre de le ramener du niveau record de 7,7% du produit intérieur brut (PIB) fin 2010 à 6% cette année, puis 4,6% en 2012. En ligne de mire, le respect en 2013 du plafond de 3% autorisé par les traités européens.

Pour atteindre cet objectif, "nous irons au-delà des trois milliards de réduction des niches fiscales" l'an prochain, a annoncé François Baroin.

Le gouvernement a lancé une chasse aux niches fiscales et sociales, ces exonérations d'impôt ou de cotisations qui ont représenté en 2010 un manque à gagner de 115 milliards d'euros pour les finances publiques.

Les mesures déjà adoptées doivent rapporter près de 10 milliards d'euros de recettes nouvelles cette année, puis environ 2 milliards de plus en 2012, certains dispositifs montant en puissance dans le temps.

En outre, le gouvernement a déjà programmé un coup de rabot supplémentaire d'un milliard en 2012, ce qui porte les recettes nouvelles à 3 milliards.

François Baroin a donc expliqué que ce montant serait dépassé, une annonce qui ne surprend ni les économistes, ni les parlementaires.

"On connaissait le film depuis le début", balaye Elie Cohen, chercheur au CNRS. "C'est un effort de lucidité tout à fait louable", renchérit le rapporteur (UMP) du Budget au Sénat Philippe Marini.

Pour les spécialistes, la réduction du déficit promise pour 2011, bien qu'inédite, ne constitue qu'un effort relatif.

"C'est une apparence d'effort", estime le président de la commission des Finances du Sénat Jean Arthuis. "Une grande partie de la réduction du déficit est due à des opérations réalisées en 2010 qui ne sont pas reconduites en 2011: le grand emprunt, le plan de relance, le surcoût provisoire lié à la réforme de la taxe professionnelle, etc.", ajoute le sénateur centriste.

Or l'an prochain, ces effets automatiques ne faciliteront plus la tâche du gouvernement.

Selon Elie Cohen, "on savait tous que 2012 et 2013 seraient beaucoup plus difficiles et que ça se traduirait par de vraies coupes dans les dépenses ou de véritables hausses d'impôts, éventuellement via des suppressions de niches".

"Le moment périlleux sera 2012", acquiesce Philippe Marini, d'autant qu'avant la présidentielle "on sera tenté de faire des cadeaux à Pierre, Paul ou Jacques".

La réduction des niches pourrait donc encore être renforcée. "Avec trois milliards, on est loin du compte, c'est 10% de l'effort à accomplir", relève Jean Arthuis.

La rapporteur de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, l'UMP Gilles Carrez, annonce déjà la couleur: "la préparation du budget 2012 sera très compliquée et il faut acclimater l'opinion de façon très progressive".

D'autant que la croissance risque d'être moins forte qu'escompté par le gouvernement, qui table sur 2% cette année puis 2,5% l'an prochain. "Il faudra alors faire des économies supplémentaires", souligne Elie Cohen.

Reste à savoir comment. Philippe Marini plaide pour un nouveau coup de rabot global aux niches fiscales, Elie Cohen suggère de supprimer les plus coûteuses et inefficaces, comme la défiscalisation des heures supplémentaires ou la TVA réduite dans la restauration. Quant à Jean Arthuis, il juge inévitables certaines hausses générales d'impôts.

11 janvier 2011 à 19:38:57
Réponse #264

** Serge **


Je fais juste des études de sciences économiques et de gestion.

Marcel Petiot était médecin.
Ton statut d'étudiant ne te fournit aucune crédibilité miraculeuse.

Evidement que les pays sont endettés (mais pas à mort), ils ont dû intervenir pour aider les banques.
Les opérations d'open market sont lancées pour déprécier la monnaie et favoriser les exportations.
Les indices boursiers sont assez bas à cause du manque de confiance des investisseurs.


Et, il t'a suffit de trois phrases pour laminer tout doute à ce propos.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

11 janvier 2011 à 21:35:48
Réponse #265

Tom2


Ton statut d'étudiant ne te fournit aucune crédibilité miraculeuse.

Je n'ai jamais dit que j'ai fourni une crédibilité miraculeuse. Même les plus grands économistes n'ont pas toujours le même avis alors qu'ils sont tous très qualifiés à ce niveau.

11 janvier 2011 à 21:39:24
Réponse #266

thorwald


pour resumer
les financiers ont trop joués avec le pognon des autres ( création excessive de dette)
ça leur a pété a la gueule, mais les gentils etats on épongés tout ça .
et maintenant les etats tapent dans les poches des gentils contribuables

et les financiers continuent de jouer, les regles du jeu n'ont pas changées.


11 janvier 2011 à 21:40:46
Réponse #267

Le Barbu'


En ce moment il y a sur FR2 un documentaire sur la crise que je trouve bien fait, a bon entendeur... :up:
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

11 janvier 2011 à 21:47:00
Réponse #268

Tom2


pour resumer
les financiers ont trop joués avec le pognon des autres ( création excessive de dette)
ça leur a pété a la gueule, mais les gentils etats on épongés tout ça .
et maintenant les etats tapent dans les poches des gentils contribuables

et les financiers continuent de jouer, les regles du jeu n'ont pas changées.

Bon résumé simplifié mais les Etats ont également joué dans leur intérêt en intervenant. Ils ne sont pas spécialement gentils.
« Modifié: 11 janvier 2011 à 21:52:47 par Tom2 »

12 janvier 2011 à 09:47:02
Réponse #269

Tengu


Evidement que les pays sont endettés (mais pas à mort), ils ont dû intervenir pour aider les banques.

Je ne suis pas economiste, ou en relation avec la finance, mais bon, je me tiens au minimum informé.

Citer
PRESSE/USA: Greenspan craint une crise de la dette dans les deux ans
reprise de samedi

Washington (awp/afp) - L'ancien patron de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, craint une crise de la dette américaine si la classe politique ne prend pas des mesures rapidement pour réduire l'endettement du pays, dans une interview publiée samedi par le Wall Street Journal.

"La probabilité que nous passions les deux ou trois prochaines années sans problème sur le marché obligataire et sans inflation, se situe vraisemblablement au dessus de 50%, mais pas de beaucoup", a déclaré M. Greenspan au cours de cette interview réalisée vendredi.

Mr. Greenspan, qui a dirigé la Fed pendant près de 20 ans, jusqu'en 2006, a estimé que le Congrès finirait par adopter un budget prenant en compte un bon nombre des propositions présentées en décembre par une commission parlementaire à la demande de la Maison Blanche.

"Je pense que le budget qui a été proposé par Alan Simpson et Erskine Bowles est le genre de budget qui sera approuvé par le Congrès", a-t-il dit. "La seule question est de savoir si ce sera avant ou après une crise sur le marché des obligations".

La Commission nationale pour la responsabilité et la réforme budgétaires, dirigée par l'ancien sénateur républicain du Wyoming Alan Simpson et le démocrate Erskine Bowles, ancien chef de cabinet de Bill Clinton, comprend des représentants et sénateurs des deux partis et des économistes.

Elle a recommandé des mesures très controversées, notamment à gauche, comme des coupes dans le budget de la Sécurité sociale et de programmes d'assurance santé fédéraux, et la suppression de 200.000 emplois publics.

Le plan de la commission recommande une augmentation de 15 cents par gallon (3,78 litres) d'une taxe sur l'essence. Il propose d'éliminer des exonérations fiscales pour les entreprises et d'imposer un plafond aux dépenses militaires, des mesures susceptibles d'irriter la droite.

Au total, la commission souhaite parvenir à un déficit de 2,3% du produit intérieur brut en 2015, contre 8,9% pour l'exercice 2010 qui s'est achevé fin septembre. Elle estime que ses propositions pourraient réduire la dette à 40% du PIB américain d'ici à 2035, contre environ 90% aujourd'hui.
Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, a écrit jeudi au chef de la majorité au Sénat pour lui demander de relever le plafond de la dette de l'Etat fédéral américain.

Le Congrès avait relevé le plafond de la dette à 14.290 milliards de dollars en février 2010. La dette est actuellement à 13.950 milliards de dollars et le plafond actuel pourrait être atteint "dès le 31 mars", selon M. Geithner.

Les USA relevent leur plafond de dette, mais ils ne sont pas endettes à mort, raisonnement d'economiste interessant  ::)

12 janvier 2011 à 11:20:51
Réponse #270

Nirgoule


Non la crise n’est pas finie.

Cela dit il ne sert à rien de s’énerver ici entre nous. S’il est un sujet, une science sociale, qui demande à être actualisée, c’est bien l’économie.

Je ne sais pas ce que racontent aujourd’hui les profs d’économie, mais je n’aimerais pas être à leur place. Je le répète la situation est inédite, les anciennes règles obsolètes.

L’économie c’est une multitude d’acteurs qui, à des niveaux et dans des lieux différents, réalisent des achats, des ventes, qui travaillent ou qui chôment, qui décident et qui subissent, qui influent, qui modifient des règles, qui les appliquent ou non. Ces acteurs sont des centaines de millions, les poids de chacun différents. La résultante de cela donne ce que l’on voit aujourd’hui. Ce n’est pas un phénomène nouveau, ce qui est nouveau, ce sont des modifications en profondeur du poids d’anciens acteurs et l’arrivée de nouveaux acteurs.

 L’appauvrissement lent des pays occidentaux et le progressif enrichissement ont commencé il y a quelques années. Les dates varient selon les secteurs économiques et les pays. Les impacts varient aussi selon les politiques menées dans les pays.

Prenons deux pays dont le notre (F).

De l’autre côté du Rhin, la pauvreté a été répartie entre tous (je simplifie vraiment là) afin d’offrir plus une meilleure compétitivité des emplois. L’investissement dans la recherche opérationnelle a été importante et a débouché sur de nouveaux produits dont les machines outil (indispensable à la croissance des pays émergents !). Comprenant que le développement viendrait des exportations, l’économie du pays s’est encore plus qu’auparavant tournée vers l’export.
Ce pays est donc devenu un maillon indispensable à la croissance des émergents dont il profite. Il n’y a pas de crise économique dans ce pays, il y a un risque financier lié à l’endettement des voisins.

De ce côté ci du Rhin, on n’a pas senti le coup venir. Je pense que nos élites sont très coupées du monde de l’industrie et de l’économie. L’éducation, la recherche sont financées par l’Etat qui fait écran au quotidien des tissus économiques.
Hormis 40 champions décriés, des pans entiers de l’économie disparaissent ou sont en grave difficulté. Mais la recherche ne vient pas aider les secteurs en difficulté. L’éducation continue à orienter des jeunes vers des formations sans avenir alors que le monde économique ressent une pénurie pour d’autres métiers.
Le problème n’est donc pas seulement l’endettement qui n’est que la résultante. Il est aussi dans le comment produire de la richesse et comment ENSUITE répartir une partie de son produit (l’impôt). 

On voit bien que la crise n’existe pas pour tous les pays. La crise telle que nous la vivons résulte de choix ou de non choix que nous effectuons depuis des lustres. C’est là-dessus qu’il faut travailler, nous avons vingt ans de retard sur nos voisins. 

Si on s’attarde un moment sur l’idée même de produire ou pas de la richesse et ses conséquences
Sans production plus significative de richesses, la manne de l’impôt à répartir va fondre. Le financement des services public diminuer. Diminuer dans des proportions qui n’ont rien avoir avec aujourd’hui.
Refuser la production de richesse nécessite de prévoir une très importante diminution des budgets. L’une alimente l’autre, les destins sont liés.
 
Prenons encore l’exemple du budget de l’éducation. Imaginons que la décroissance (adulée par certains) fasse baisser de moitié le budget.
Comment va s’opérer la nouvelle répartition ? Baisse des effectifs, des salaires, augmentation des heures travaillées par enseignants, baisse du nombre d’heures par élève ? Quelles matières privilégier alors ?

J'ai pris l'éducation, j'aurais pu prendre les transports, la territoriale, la justice, la police.

Et puis y a-t-il seulement une question de budget, de quantité ? La qualité de l’enseignement n’est elle pas à revoir ? Cette qualité de l’enseignement est-elle liée à la seule autorité du maître ? N’y a-t-il pas un lien avec la pertinence des matières enseignées et leur poids futur pour l’avenir ?
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

13 janvier 2011 à 10:16:58
Réponse #271

Tengu


Quelques bonnes (ou pas) nouvelles pour notre economiste de talent  ::) :

USA : plus d'un million de saisies immobilières en 2010, un record
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=55d178d01ea58431c8feb7f8cc5953a2

Les trois épées de Damoclès qui "feront" l'année 2011 :
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=6d624cc6199cc90aa31a1279a77712a4

Ralentissement et inflation : 2008 est de retour, selon la Banque mondiale.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=5ba1e5d5be1f315ddfb359117f282574

USA : inscriptions hebdomaires au au chômage plus fortes que prévu
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=3d9ac42c6465ac4fd0f3cdda16b0ba9f

Mais bon, la crisounette est finie  :'(
« Modifié: 13 janvier 2011 à 14:43:51 par Tengu »

13 mars 2011 à 13:38:57
Réponse #272

Boub65


Bonjour
je voudrais revenir à une des questions initiale en la reformulant...

Que se passe-t-il pour un crédit immobilier en cas en crise grave ou plus rien ne fonctionne.

Dans vos réponses (ce qui est tout à fait normal) vous restez sur les cas ou les banques continuent à fonctionner et ou le particulier perd son salaire.

Mais que se passe-t-il pour le crédit lorsque plus rien ne marche, exemple : guerre d'irak, guerre de bosnie, guerre du liban, lybie actuellement, etc...

Que deviennent les remboursement lorsque même les banques ont des problèmes, l'inflation atteins des seuils phénoménaux, la monnaie deviennent le Dollar ou l'or, etc...

A+, BouB.

13 mars 2011 à 14:30:57
Réponse #273

Bison


En Belgique, le remboursement des emprunts immobiliers ont été suspendus pendant la guerre 40 ...

Et puis en 45, le gouvernement a d'une certaine manière "confisqué" la monnaie. De manière a "punir" l'enrichissement de certains pendant la guerre.

Il fallu déclarer son argent liquide pour l'échanger contre de nouvelles pièces, de nouveaux billets, les anciens n'ayant plus cours ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

14 mars 2011 à 16:49:36
Réponse #274

Nirgoule


Il faut comprendre qu’une banque est le lieu de dépôt des fonds de particuliers ou d’entreprises. Ces dépôts sont ensuite utilisés pour prêter à d’autres sous forme de crédits aux particuliers et entreprises. Le crédit n’est possible que dans la mesure ou les dépôts le permettent.

En cas de faillite d’une banque, les crédits dus permettront de rembourser les dépôts des clients. Ils ne seront donc pas annulés. Cela se fera par le biais de l’Etat, d’un administrateur désigné ou d’une autre banque.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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