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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 93198 fois)

03 décembre 2010 à 13:53:28
Réponse #225

managarm


Mais les accros de la conso, que deviendront-ils ? Habitués à acheter ce dont ils ont besoin, et aussi ce dont ils n'ont pas besoin, tous ces gens -il s'agit de la majorité de la population française- vont-ils supporter ces conditions ?

Y aura-t-il une "épidémie" de dépression ?
certainement et elle sera accompagnée d'une épidemie de violence, générée par l'envie et la frustration...

03 décembre 2010 à 14:41:24
Réponse #226

Ishi


certainement et elle sera accompagnée d'une épidemie de violence, générée par l'envie et la frustration...

Tu épilogues un petit peu vite.
Je pense que la frustation est un vecteur à éliminer car il faudra d'abord s'occuper des facteurs vitaux (nourriture, habit...) avant de penser au dernier I-phone ou je ne sais quelle m*rde technologique inutile que possède le voisin.
La violence peut surement plus apparaitre par la faim et la misère.
Bien que pourr la misère, je peux parfois douter quand je vois la résignation de certains humains dans des pays d'Afrique ou d'Asie.
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

03 décembre 2010 à 15:16:44
Réponse #227

Tengu


Mais les accros de la conso, que deviendront-ils ? Habitués à acheter ce dont ils ont besoin, et aussi ce dont ils n'ont pas besoin, tous ces gens -il s'agit de la majorité de la population française- vont-ils supporter ces conditions ?
Spéciale dédicace à Darwin  :D
Plus forte est la densité de population et plus forte est la violence des actes.

03 décembre 2010 à 18:36:08
Réponse #228

Nirgoule


Si notre pays doit réduire sa dette en urgence, deux leviers s’offrent à nous :

    Rembourser plus vite en augmentant les impôts (par exemple TVA passant de 19,6 à 21 ou 23 %).

    Dépenser moins en réduisant les charges de l’Etat.

Sur ce dernier point il peut s’agir d’une baisse des investissements mais aussi de la masse salariale (en réduisant le nombre de salariés ou en réduisant les salaires – pour ce dernier cas : Grèce). D’autres coûts sont également visés : solidarité, présence territoriale, fonctionnement des ministères et administrations.

Pourquoi l’Etat est-il visé en premier ? Alors qu’une entreprise et ses salariés paient cash une mauvaise gestion (faillite ou perte de part de marché et licenciements), l’Etat a toujours le pouvoir d’augmenter ses recettes par l’impôt ou l’endettement et de faire payer la note par ses citoyens.

En dehors des impôts, à plus long terme, les recettes consistent à développer l’activité et en particulier les exportations (là ou se trouve les éventuels clients). Investir en priorité dans la recherche opérationnelle et industrielle. Réformer le système de formation et d’éducation en privilégiant les filières techniques et d’ingénierie. Pour ce dernier cas en vue de constituer un capital de connaissance indispensable à la création et au développement de PME qui on le sait sont le point faible du Pays (F).

Autre levier de développement des activités, la baisse des charges des entreprises afin de regagner de la compétitivité : baisse des prix de vente. Cette baisse des charges est de deux ordres : baisse des impôts ou / et baisse ou blocage des salaires.
 
Par exemple le blocage des salaires a été mis en place en Allemagne de façon concerté et accompagné d’une forte progression des investissements. Le résultat s’est fait attendre dix ans et semble payer aujourd’hui. Les salaires ouvriers en F et D sont proches en 2010 alors que la différence pouvait atteindre 10 à 20 % selon les secteurs auparavant.

En F les salaires ont continué de progresser (légèrement supérieur à la hausse moyenne des prix) avec progression des charges sociales sur les entreprises et les salariés et augmentation des coûts de fonctionnement des administrations. Le système de formation ne s’est pas réformé, il y a pénurie de certains métiers techniques, des entreprises ferment faute de repreneurs. Des pans entiers de l’industrie ont été délaissés cependant que quelques très grandes entreprises pouvaient donner le change (celles du CAC 40 et quelques rares autres).

Les ramifications sont multiples et infiniement plus complexes, mais déjà là on a une petite idées de certains enjeux.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 décembre 2010 à 19:18:50
Réponse #229

managarm


le but du "jeu" des gouvernements depuis quelques années est de mettre le pays sous la tutelle du FMi. En claquant le pognon de manière éhontée (bouclier fiscal), en donnant tout au secteur privé (les copains) et en vendant les propriétés de l'état (immobilières notamment).
Comme ça, on avance plus vite vers le nouvel ordre mondial. Comme ça, on n'est plus responsable du merdier, ce sera "la faute à Bruxelles", à des technocrates non élus.

04 décembre 2010 à 09:31:18
Réponse #230

Ishi


Je ne sais pas si je vais tomber dans le hs mais je n'ai vu personne sur le forum parler du bankrun du 7 décembre  :huh: .


Nous en avons discuté en début de semaine en MP avec David et à sa demande, je n'ai pas diffusé l'information.  ;)
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

04 décembre 2010 à 09:58:35
Réponse #231

Ascanio


Excusez-moi, mais je sens que le fil va dériver vers la politique...
J'aimerais bien revenir sur les aspects pratiques et psychologiques de la crise qui menace :
- Qu'est-ce qu'on va bouffer ?
-Aurons-nous assez de Pr*zac pour le sevrage de consommation ?
Est-ce que notre pays a les moyens de redéployer son activité ? Peut-on remettre en culture les terrres en friche ? Créer des manufactures de vélos, de parapluies, de chaussures, d'outils (un cauchemard si les outils deviennent trop chers à importer), de chaussettes ? Reste-t-il des tréfileries ? Des corderies ? Des tanneries ? Imaginez une vie sans fil de fer ni cordage ni cuir ?
Un chiffre : la charge à la rupture d'un cordage trois brins, diamètre 8 mm, en chanvre : 60 kg. Le même en nylon : trois tonnes.

Il serait difficile, aujourd'hui, de créer une manufacture d'outils : les banquiers riraient au nez du candidat à l'emprunt, invoqueraient la mondialisation, etc.
Puis une fois les dégâts avérés, il faudrait du temps pour retrouver les savoir-faire, rassembler les matériels (voire les matériaux)...
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

04 décembre 2010 à 12:27:26
Réponse #232

gmaz87


Bonjour,
Pour répondre à Ascanio, je pense qu'encore une fois, il faut distinguer la campagne des villes.
Je ne sais pas si il serait facile (non je pense) de recréer des activités disparues, encore que ayant existées il reste sans doute des machines, des savoirs faire etc..
Si nous avions demain à suppléer au manque de certains objets, les campagnes seraient sans doute plus à même d'y faire face, on garde plus à la campagne, tant par habitude du " ça peut servir" que de la place dispo (si vous voyez mes granges  ;D) mais aussi dans une logique de débrouille lié au fait que les magasins ce n'est pas la porte à côté.
Un autre point important, si l'on considère qu'un délitement du système entraînera une méfiance vis a vis de la monnaie, c'est que le campagnard a souvent des trucs à troquer, bouffe, animaux, outils et autres.
Ce n'est pas aussi vrai pour l'urbain.
Mon avis à deux poulets contre ta veste à 200 euros.... ;#
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

04 décembre 2010 à 14:07:50
Réponse #233

Ascanio


Rhô non, pas ma veste c'est une [votre marque ici]  ;#
Tafdak Gmaz, les gens de la campagne seront mieux lotis. Le hic c'est que la plus grande partie de la population vit en ville.
Attention aux hordes de Parisiens affamés ! ;D
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

04 décembre 2010 à 17:06:51
Réponse #234

gmaz87


Rhô non, pas ma veste c'est une [votre marque ici]  ;#

Attention aux hordes de Parisiens affamés ! ;D

Justement, j'échange pas deux poulets élevés au grain (au prix ou il est en ce moment) contre de la daube  ;D

Pour les parisiens, c'est sur que ça pourrait avoir un petit air de juin 40, les bombardements en moins.
Pour ma part, je sais que si ça foirait j'aurais une partie de la famille de ma frangine qui déboulerait au galop, ensuite ben ils feront comme les autres, au turbin avec la bêche/hache ou autre à la main et je m'érige en patriarche à l'ancienne!!!!! ;D
a+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

17 décembre 2010 à 18:42:28
Réponse #235

lerodeur


Bonjour et merci pour toutes c'est infos  :D


J'ai fait pas mal de recherche sur internet pour tenter de comprendre la situation.  >:(
Bref je pense que l'on va droit dans le mur......a plus ou moins court terme.

J'aurais souhaiter savoir les choix pris par les membres en ce qui concerne leurs réserves d'argent (compte):

Sachant que:

La bulle immo finira par éclaté (celon buzzimmo l'immobilier et 40% trop cher)
L'euro chutera (pour tente d'exporter un maximum)
La bulle de l'or finira aussi par éclaté.

D'ou ma question comment y faire fasse pour le peu d'économie qu'il nous reste et pendant que l'on en as encore le temp... :(

Achat d'or ?
afin de ce protéger et non spécule sur une hausse, cela chutera toujours moins que l'euro...
Achat de terrain agricole ? peu de vague avant pendant et après mais 30% de taxes a l'achat me semble t'il...
D'autres solutions ?

La terre et l'or ne se consommes pas, mon but et de tente de sauve le peu qu'il y aura a sauve en attendant de voir la suite.

(désolé pour les ptites fautes)

Merci

17 décembre 2010 à 19:01:11
Réponse #236

jc33


Salut,
tu mets ton épargne sur des livrets A ou PEL, de manière à pouvoir retirer ton argent en moins de 2 semaines si le besoin s'en fait sentir. tu en mets une partie en billets, et tu va à la poste acheter un paquets de pièces de 10€ en argent. c'est plus accessible que l'or, tu peux payer avec (ça vaut 10€), et tu pourras toujours troquer une ou deux pièces contre un poulet ou 5 litres d'essence....
les banques craignent un bankrun et ont encore allongé le délai pour retirer des sommes supérieures à 2000€.
A+
"il y a ceux qui vivent leurs rêves,...et ceux qui rêvent leur vie..."

17 décembre 2010 à 20:25:25
Réponse #237

Le barbu


bonsoir a tous,

Pour ma part je considère, que la seule valeur refuge c'est la terre. Donc le peut d'économie que j'avais je l'ai placé dans 1400m² de terrain agricole ( 0.7ct le m²), et du matériel ( motoculteur, tronçonneuse...) ainsi, au mieux je cultiverai du safran et des arbres truffiers pour amélioré ma retraite et au pire ( grosse crise structurelle du système ) je pourrai toujours cultiver des légumes pour faire vivre ma famille. C'est en ça que la terre est une valeur refuge ( surtout pour ceux qui ont peut).

Bernard

17 décembre 2010 à 22:17:02
Réponse #238

gurdil


Pour les terres agricole ont ne les acquière pas si simplement: au dessus de 5000 mètre carré (1/2 ha) il faut une demande d'exploitation a la préf ou est situé le terrain, ce qui n'est pas si facilement donné si pas de diplôme agricole et un minimum de projet de rent(élevage ou culture, maraichage etc...)...sans compté la safer(Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) qui a des droits de préemptions sur les terres tant convoité, afin de les redistribué a des agriculteurs qui en aurais plus besoin que vous(a la safer une mafia en elle même...........).
Investir dans des terres ou des bois ce n'est finalement pas si simple que cela!!!!a part si vous voulez moins de 1/2 ha.......
(bon ceci est un peu raccourci, mais l'essentiel y est!)
« Modifié: 17 décembre 2010 à 22:22:43 par gurdil »

17 décembre 2010 à 22:48:02
Réponse #239

thorwald


Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça

coluche  ;D

17 décembre 2010 à 22:50:54
Réponse #240

Kilbith


sans compté la safer(Société d'aménagement foncier et d'établissement rural) qui a des droits de préemptions sur les terres tant convoité, afin de les redistribué a des agriculteurs qui en aurais plus besoin que vous(a la safer une mafia en elle même...........).

 :closedeyes:
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

18 décembre 2010 à 00:14:00
Réponse #241

gmaz87


Bonjour,
Pour avoir acquis un peu de bois ( 1,5 Hectare) auprès de la SAFER, je modère le propos en ce qui concerne l'attribution systématique aux agriculteurs, cela ne vaut que pour les terres agricoles et non pour les bois.
Pour ceux ci, il n'y a pas de droit de préférence, tout un chacun peut en acquérir.
Dans mon cas, ces bois étaient vendus par la SAFER simplement parce qu'ils faisaient partie d'une propriété complète (terres + bois) et d'ailleurs le gars de la SAFER me disait que c'était plus compliqué pour eux de vendre des bois, les agriculteurs n'étant pas ou peu intéréssés.
Toujours au sujet des bois, maintenant avant une vente de gré à gré, il est fait obligation au vendeur de proposer son bien aux propriétaires des fonds attenants et ce afin de favoriser le regroupement des parcelles boisées, un bon moyen de s'agrandir  ;D
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

18 décembre 2010 à 13:02:09
Réponse #242

gurdil


Pour les bois cela va dépendre grandement de la région: une région d'exploitation forestière et la on rejoint les mêmes difficulté que pour les terres classiques......
Bois d'exploitation: soit en coupe, soit champignon, truffes, parcours de chasses........
Donc oui si c'est un bois de causse( exemple pris au hasard) il sera plus facile de l'acquérir que un bois ou il y'a une production de champipi......
Mais bon mon but ici n'est pas d'accabler la safer plus qu'il n'en faut......., c'était juste pour énoncer le fait que l'achat de petite surface(enfin tout est relatif) est plus aisé que des surfaces moyenne ou grande surface(si l'envie vous prend de faire des chèvres au fond des causses.....!!), que cela soit tant au niveau des prix pratiquer que au niveau des règlements de notre belle administration........ 

18 décembre 2010 à 13:22:38
Réponse #243

Leif


existe t il un regroupement de personnes qui s'organise pour acheter et creer des petites maisons ou au moins des moyens de vivre en autarcie et autonomie?

j'ai pas bien compris le but de la safer?

quand tu evux acheter des bois tu vas au cadastre , tu prends le nom du gars et tu appelles , c'est tout, j'ai toujours fait ça?

18 décembre 2010 à 16:10:41
Réponse #244

gmaz87


existe t il un regroupement de personnes qui s'organise pour acheter et creer des petites maisons ou au moins des moyens de vivre en autarcie et autonomie?

j'ai pas bien compris le but de la safer?

quand tu evux acheter des bois tu vas au cadastre , tu prends le nom du gars et tu appelles , c'est tout, j'ai toujours fait ça?

Salut Leif,
Pour la première question, je ne sais pas, je pense que ça existe peut être localement mais ça doit rester assez confidentiel.
La SAFER a pour mission d'acquérir des terres agricoles qui sont proposées à la vente (les notaires avant de conclure une vente doivent demander à la SAFER si elle est acquéreuse, si oui elle préempte), ensuite à charge pour eux de trouver des acheteurs parmi les exploitants agricoles et forestiers selon gurdil.
Ta méthode de recherche de bois est la bonne, simplement maintenant avant de conclure avec le vendeur celui ci devra proposer le bien, au même prix aux propriétaires des fonds avoisinants.
ça ne concerne que les parcelles d'une superficie inférieure à 4hectares, voici le lien :http://www.crpf.fr/ifc/bourse/FDF_537_vente_parcelle.pdf
a+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

18 décembre 2010 à 16:15:09
Réponse #245

Leif


ok elle préempte sur les autres comme les voisins lors de vente d'un bien :)

exact j'ai toujours pris -de 4 hectares c'est pour ça que le cas ne c'etait pas presenté.

merci pour les réponses.

20 décembre 2010 à 16:31:14
Réponse #246

Nirgoule


D'ou ma question comment y faire fasse pour le peu d'économie qu'il nous reste et pendant que l'on en as encore le temp... :(

La crise que nous vivons est inédite qu’on se le dise. Elle est un peu comme le virus de la grippe, elle mute et prend diverses formes souvent inattendues.

Nous souhaiterions connaître La forme face à laquelle nous saurions réagir et nous en sortir.

Or, personne actuellement n’est en mesure de détenir ce savoir. Il y a une limite à la connaissance humaine, elle est atteinte. L’équation à laquelle nous avons à répondre est bien plus complexe que le simple fait d’envoyer un homme sur la planète Mars ou de prévoir la météo sur 1 mois.
 
Alors, ne connaissant pas la bête à affronter, comment savoir quelle arme utiliser ?

Quoi qu’on fasse, il ne faut certainement pas céder à la panique. Alors…

-   N’achetez pas d’or aujourd’hui, sauf si vous avez du cash en nombre important. Il n’a jamais été aussi haut et vous risquez de perdre gros en cas de baisse du métal.
-   Si vous vivez à la campagne acheter un bois ? Pourquoi pas si vous savez l’exploiter. Mais ne pas le surpayer.
-   Placer son argent sur un livret A ? Les sommes seront gérées par la CDC, et si l’Etat fait faillite… Idem concernant l’assurance vie qui est assise sur des dettes d’Etat.


Il n’y a aucune assurance à 100% pour l’avenir, savoir gérer son quotidien est déjà pas mal.

Je conseille aux jeunes de détenir un savoir monnayable, un métier. Comme personne ne sait vraiment ce que demain sera fait, il est hasardeux de dire de faire tel métier que tel autre. Une approche intéressante est de détenir le plus d’atouts possibles dans son jeu.

     Savoir lire et écrire est un minimum. Corrigez vous avant d’envoyer un CV et apprenez votre langue sans faire (trop) de fautes.

     Passez son permis de conduire. Certaines personnes s’en passent, elles ont d’autres atouts pour trouver un boulot. Lorsque vous n’avez pas de qualification, cela permet d’aller chercher le travail là où il se trouve. Et puis un jour qui sait si vous ne devrez pas vous échapper poursuivi par un terminat*r !

     Unn autre critère très important, le réseau de connaissance. Toutes les études sur le chomage ont montré depuis longtemps que les personnes qui ont un réseau élargi de connaissance (famille, amis, collègues, associations, voisins, autres) avaient plus de chance de trouver un emploi. On peut extrapoler et penser qu’en cas de crise ce réseau pourra servir à plein de choses. En calir vivre reclus n'est pas une garantie contre l'incertitude.

     En cas de crise très grave, demandons nous quels seront les métiers qui sauteront en premier ? Quelles qualifications sont déjà en surnombre et ne trouveront pas d’employeur ?

La formation professionnelle est une chose sérieuse, on se doit de se renseigner sur les débouchés offerts avant de se lancer. Le niveau d’étude n’est certainement pas le seul critère à retenir. On gagne potentiellement mieux sa vie avec une formation de boulanger, cuisinier ou couvreur qu’en faisant un bac +5 psycho ou biologie.

Je me répète : les choses ne sont pas simples. Certains métiers ne serviront à rien en cas de crise très grave, … mais sont très recherchés aujourd’hui. Les formations commerciales en sont l’illustration parfaite.

Une formation dite technique alliée à une formation commerciale peut être une solution alliant sécurité présente… et pour les angoissés …à venir.

Aller, on y croit, le pire n'est jamais certain. Ne vaut il pas mieux vivre en 2010 qu'en 1940 à Dunkerque ?  ;#
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

20 décembre 2010 à 16:48:14
Réponse #247

Le Barbu'


Même si je n'ai pas de job je fait mon possible pour en obtenir un au plus vite et surtout, surtout...

...je me crée une "épargne de précaution".

Concrètement, je ne gaspille pas inutilement mon argent, le peu que je reçois je l'épargne, mois après mois, petit a petit.
Ainsi, je suis capable, en cas de coup dur, de passer au moins 6 mois de vache maigres, c'est a dire avec zéro rentrée et sans pour autant dormir dans la rue.

Ça n'engage que moi mais je trouve que l'argent gagné durement doit aller dans des acquisitions durables, des investissements, et l'argent gagné plus aisément où même reçu d'un tiers doit aller dans des biens de consommations courantes.


Est-ce que certains d'entre vous ont déjà penser a ce concept d'épargne de sécurité ?
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

20 décembre 2010 à 17:13:47
Réponse #248

gmaz87


Salut
@ fw190, oui beaucoup doivent penser à ce concept d'épargne de sécurité, du moins ceux qui ont les moyens d'épargner.
Ceci dit ça ne vaut qu'en cas de problèmes perso et si le système continue de fonctionner.
Si demain ça part grave en c*uilles et si tes économies sont à la banque, tu vas te retrouver comme  tt un chacun, avec ce que tu as en poche ou sous le matelas.
@ nirgoule, dans les métiers qui giclent en cas de crise financière, je vois bien les métiers liés à la banque, plus de fric = plus de banques
au fait tu es tjrs libre le 21 midi?
A+
Gérard

edit: Le 21 ou le 20 (demain) je suis en vacances de tt manière  ;D
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

20 décembre 2010 à 18:04:19
Réponse #249

Nirgoule


@ nirgoule, dans les métiers qui giclent en cas de crise financière, je vois bien les métiers liés à la banque, plus de fric = plus de banques
au fait tu es tjrs libre le 21 midi?
A+
Gérard
edit: Le 21 ou le 20 (demain) je suis en vacances de tt manière  ;D


Tu as sans doute hélas raison. Ajoutons toutes les activités tertiaires et administratives, les métiers du sport et du spectacle. Le toilettage pour chien, les manucures...
Tout dépend de la gravité et de l’étendue de la crise.

Sera-t-elle locale, régionale ou planétaire. Une crise locale sera traitée en partie par des aides internationales (cas de la Grèce, Irlande,…), une crise régionale sera plus profonde et plus difficilement secourable par une autre région qui risquerait par effet dominos d’y passer aussi.

On voit qu’un pays très « assis » administrativement (Argentine) résiste mieux aux crises qu’un pays moins structuré (Haïti). Lorsqu’il existe des structures telles que l’Etat et diverses collectivités, les aides extérieures sont mieux exploitées et plus productives. 
Au plus fort de la crise en Argentine, bon nombre de structures sont restées en place et ont permis la relance. En 1944 en France, de Gaulle s’est appuyé en partie sur ce qui existait de Vichy pour faire repartir l’économie. Les années 20 en Russie ont été une catastrophe humanitaire durable à cause de la politique de table rase menée par Lénine.

Cela me laisse penser qu’une catastrophe humanitaire ne serait rendue possible que par des actes volontaires (guerre civile organisée ou guerre) et non par accident (crise économique). On vérifie, chaque semaine presque, que les crises économiques actuelles rencontrent en face d’elles des réactions politiques internationales correctives. C’est le bon côté de la mondialisation : l’interdépendance des Etats et la communauté des intérêts (plus ou moins grande mais néanmoins réelle).

Par contre cela ne nous met pas à l’abri d’ajustements économiques tels que le vivent les Irlandais et les Grecs. Baisse générale du budget de l’Etat essentiellement pour rembourser la dette et modérer les impôts (ces derniers ne devant pas hypothéquer la production). Baisse des salaires afin d’abaisser les coûts et donc les prix à l’export (relance de la production).
 
Envolée des prix de l’Iph*ne et des vins californiens. En revanche le cabernet d’Orléans, le kg de porc de Cul Noir de St Yrieix la perche ainsi que la pomme du Limousin resteraient abordables. L’essentiel quoi.

Et sinon demain au lieu habituel  ;)
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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