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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 93221 fois)

06 février 2010 à 07:09:09
Réponse #200

philippe13


pas forcément besoin de faire un crédit pour acheter une maison  à 100000€
et puis 100000€ c'est vrai que c'est une somme : 500€ par mois pendant 20ans

500*12*20= 120 000 Euros

Sauf qu'il y a des intérets composés, et que ça grimpe très vite. Je n'ai pas le temps de retrouver la formule de calcul d'intérets et je ne la sais plus par coeur-les études sont loin! De mémoire et au pif  120 000 euros empruntés sur 20 ans te couterons près du double en remboursement soit plutôt 1000 euros mois. En passant la durée de 15 à 20 ans la montée est exponantielle.

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

06 février 2010 à 08:15:05
Réponse #201

vagabond



celui qui ne peut pas sortir 500€ de loyer par mois pour lui et sa famille il n'a vraiment pas de chance car de toute façon il sera aussi à la rue

Un bémol, si une crise assez grave pour mettre les gens dehors arrive, il faut bien penser qu'ils iront se servir ou ils peuvent, et là, même le nanti qui peut se permettre risque fort de ne pas avoir de chance non plus.


 et faut pas oublier que les 3000m² de terrain avec ses productions et ses élevage peut faire réalyser une économie chaque mois , nouriture/loyer

J'aimerai savoir à qui cette phrase s'adresse. Il faut arrêter de rire et de se faire des films, un citadin qui achète une maison à la campagne n'achète pas pour autant les connaissances qui vont avec.

L'autarcie demande une somme de connaissance que l'on ne peut acquérir qu'au fil du temps :

SE CHAUFFER, sous entend faire son bois, comme c'est romantique mais ça demande des connaissances sur les outils et comment s'en servir, comment attaquer le pied de l'arbre pour qu'il se couche où on veut sans se le foutre sur la gueule, comment il craque, les bruits avant coureur d'une catastrophe imminente, bref du savoir et de l'expérience.
Admettons que le citadin apprenne vite et bien, il a couper et stérer son bois, comment le débarde-t-il ? La traction animal, et là, du jour au lendemain, après avoir acheter des mules, des ânes ou des chevaux, il sait comment atteler, bâter et travailler avec des animaux.

Je suis gentil, je ne parle pas des soins à leur apporter, par exemple : parer des pieds d'équidé ne s'invente pas.

SE NOURRIR, Notre homme plein de bon volonté et de courage va retourné 3 000 mètres carrés de bonne terre arable sans se faire mal avec sa bêche (peut-être qu'il pense se servir de se mules pour labourer, mais ça non plus, ça ne s'invente pas), l'ameublir, semer et attendre gentillement que ça pousse, sauf qu'avant d'envisager de faire une récolte, il faut en prendre grand soin de ce potager.

RESTAURER ET ENTRETENIR une maison, c'est facile, il suffit d'être maçon, menuisier, charpentier, couvreur, électricien et plombier et il n'y a plus qu'a !  :doubleup: sans compter qu'il ne faut aucune connaissance pour rendre une maison un tant soit peu passive.

J'arrête là ce descriptif, et je ne parle pas des problèmes financiés liés à cette délocalisation, et encore moins des problèmes de santé ni des soucis de communication en tout genre.

Je me souviens d'un article que j'ai lu il y a quelques années sur une expérience faite en Allemagne pour comprendre la grande exode de 1902, car les gens vivaient en autarcie (et ils n'avaient d'autre choix) mais ils ont souffert d'une famine qui les à mener sur les bateaux en partance pour le nouveau monde.

L'autarcie à la campagne est un phantasme joyeux qui devient le pire des cauchemar quand on passe à la réalisation in situe.


Vagabond
« Modifié: 06 février 2010 à 09:04:15 par vagabond »

06 février 2010 à 11:04:03
Réponse #202

philippe13


Et pour nourrir deux mules il faut bien plus que 3000 m2: un animal qui bosse mange des céréales, pas de l'herbe.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

06 février 2010 à 11:25:31
Réponse #203

vagabond


Mon intervention n'a qu'un seul but : Faire remarquer gentillement qu'il y a une grosse énorme différence entre la petite maison dans la prairie et la réalité.

Il est certain que nous pourrions développer plus avant pendant au moins 30 pages, mais ce n'est pas le fil conducteur.

philippe13, tu as raison quand tu fais remarquer que tout est imbriqué comme tu as raison quand tu réajuste les couts réels d'un achat à crédit, surtout sur le long terme.

Vagabond

06 février 2010 à 19:47:58
Réponse #204

zapi


crise de 1902 due je crois au mildiou ( maladie des pommes de terre), beaucoup d'irlandais ont du quitter leur pays pour la meme raison et pour aller au usa. c'est vrai que 3000 metre carré ça peut produire pas mal de nourriture ( et sans mule mais pas sans efforts) mais le cout de la nourriture est fort bas pour plusieurs raisons. Mais ça peut remonter( le cout de la nourriture) c'est commer allumer un feu avec du bois mouillé, faut s'entrainner mais pas besoin de se chauffer tous les jours au bois humide.Le choi de son habitat : a chacun de peser le pour et le contre , étudier son budget et le marché de l'immobilier local, les trajets éventuels ( et le temps passé sur les route), on peut acheter tout petit ( une maisonette de campagne avec un potager par ex ), on peut louer ce que l'on vient d'acheter, on n'est pas forcément attaché a sa maison. Prix de l'hectare de culture en belgique: de 15000 a 20000 euros ( un hectare = 10000 metres carrés) en france c'est plus bas ( un ami en bretagne a acheté une prairie a 4000 euros de l'hectare).mais vivre de l'agriculture ça ne s'improvise pas du tout. par contre ça peut mettre un peu de beurre dans les epinards

06 février 2010 à 20:53:40
Réponse #205

NéoBio


c'est vrai que à ce niveau de la discussion je m'aperçois que je suis un privilégier :o

en effet j'ai glandé à l'école ce qui m'a obligé a faire des dizaines de métier différents ensuite j'en ai eu mare je suis retourné à l'école ou j'ai appris un métier qui m'a permis de devenir artisan
être artisan dans une ville sinistrée par une inondation m'a permis d'obtenir un logement en location vente
pour héberger mon activité (21000€)
ensuite comme j'avais deux personnes avec moi quand le travail manquait j'essayais de moins perdre d'argent en les faisant rénover mon bien avec moi
total je me retrouve avec un bien à 300000€
en plus comme je suis paysan d'origine , j'aime travailler la terre et je suis même impascient d'avoir poules et moutons

bref je regrette vraiment pas d'avoir joué les Guy degrenne à l'école
du coup je sais dessiner mes projets
bref , il est en effet inutile que je lance des discutions réservé à un si petit¨% de la population

10 février 2010 à 09:53:14
Réponse #206

DriGar


Ce que DriGar aurait dû ajouter, c'est qu'acheter A CREDIT un bien immobilier est la pire erreur MAINTENANT. Un peu comme le type qui s'est acheté un splendide corps de ferme non loin de Verdun... en 1913 ! Si l'on paie cash, c'est une autre histoire...

...

Bref, en matière d'immobilier, il faut garder à l'esprit que les bonnes affaires se font en période de crise, et que la crise commence à peine !

Rammstein

C'est en effet ainsi que je l'entendais.  :doubleup:

Acheter son logement, oui ! Mais attention sur le Quand et le Comment !

ok mais ici dans ma région ça baisse plus ( ça a baissé mais ça baisse plus)

Quelle région ? Attention de ne pas confondre prix affichés et prix achetés.

Citer
mais si les prix baissent a Rennes c'est peut etre parce que personne ne veut y habiter?

Hum... non. C'est qu'il y avait une bulle (comme PARTOUT ailleurs) et que celle-ci dégonfle plus vite qu'ailleurs (pas partout ailleurs, il y a d'autres équivalences et même plus importantes, en France).


10 février 2010 à 10:27:17
Réponse #207

DriGar



10 février 2010 à 22:08:21
Réponse #208

thorgaal


On peut critiquer le point de vu de NéoBio, mais il faut reconnaître que la terre agricole est actuellement un investissement incontournable.
Il suffit de se dire que la surface agricole mondiale régresse chaque année, que la population mondiale augmente chaque année, et que ces deux tendances ne sont pas près de s'inverser, pour comprendre que la valeur de la terre a toute les chances de flamber à l'avenir, d'ailleurs pourquoi les pays riches et les grandes entreprises sont en train de racheter des centaines de milliers d'hectare dans les pays du tiers monde?  :down:


Sinon pour ce qui est de l'autarcie, quand on voit à quoi ressemble le monde du travail de nos jours, ça paraît pas irréaliste de préférer se débrouiller seul, même si ça demande un certain apprentissage.
En bio-intensif, il faut, théoriquement, quelque chose comme 400m² pour nourrir un végétarien, et il faut pas des jours et des nuits pour travailler 4 ares à la bêche. Ya plus qu'à faire un semis diversifié, (l'erreur des irlandais a été de tout miser sur la patate, diversité=sécurité), ensuite ya plus qu'à attendre que ça pousse.

Cette année je vais justement faire 4 ares de potager tout juste, sans aucun enjeu pour l'instant (juste des économies potentielles pour mon grand-père qui m'héberge), je verrai en fonction de ce que j'en tire, si c'est jouable de miser un jour mon autonomie là-dessus.
Pour l'instant, quand je voie le peu de travail que ça demande, je dirais oui : je fais ça en plus de mes études (BTS agricole), de sorties natures fréquentes et de diverses activités, et j'ai encore du temps à perdre sur le fofo  ;#
Bon c'est vrai qu'il n'y a pas que l'aspect bouffe dans l'autarcie, mais AMHA c'est quand même le plus gros obstacle.

11 février 2010 à 14:29:45
Réponse #209

zapi


tafdak, quand je dis que l'hectare cultivable est a 20.000 euros et le double en flandre, c'est a cause du manque de surface ( mais je suis pas sur qu'acheter a ce prix la soit judicieux ) vivre sur 400 metres carrés? je sais pas si c'est possible partout et pour tout le monde mais il ne faudrait pas beaucoup plus et pourquoi pas un petit poulailler et un petit pré pour un mouton avec deux trois arbres fruitiers. En parlant du manque de terres , les chinois achetent en afrique et on prévoit 9 milliards de gens sur la terre en 2050.

22 février 2010 à 05:54:28
Réponse #210

Bartlett


7 minutes 30 secondes pour expliquer les deux théories économique qui régissent notre monde.

Et en plus c'est drôle.

http://www.dailymotion.com/video/xc5c82_hayek-contre-keynes-vostfr_fun.
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

23 février 2010 à 20:53:13
Réponse #211

French Kiss


"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

26 février 2010 à 17:17:22
Réponse #212

Nirgoule


En fait les « experts » sont assez désarmés à expliquer l’évolution de la situation internationale qui est inédite.

Globalement la terre produit plus et est plus riche. Les pays émergents s’enrichissent tandis que les pays développés stagnent ou entrent en récession.
 Les pays émergents, possédants des coûts de production bas (dont salaires), captent plus facilement les marchés industriels dont de plus en plus de haute technologie. Ceux qui pensaient que nous allions garder les produits à haute valeur ajoutée se sont aussi plantés, du moins ils n’ont eu raison qu’un temps.

A cause de nos coûts trop élevés nous perdons progressivement l’ensemble de notre industrie.
Mais on voit également les services être touchés. Les premières banques sont désormais chinoises, même si leur notation est déplorable, elles s’appuient sur des économies en plein boum. Nos banques ne se portent pas mal, mais restent fragiles. Ainsi ce sont elles qui ont prêté aux états. Si la Grèce fait faillite le système bancaire français et allemand en subira de graves conséquences.

La richesse mondiale repose en grande partie sur des échanges commerciaux, si nos biens deviennent trop chers, nous vendront moins et nous deviendront moins riches. Nous ne financerons plus nos charges de solidarité (système de santé, retraite, chômage) ou nous continuerons à nous endetter. A un moment ceux qui nous prêtent douteront de nos capacités à rembourser. Les taux d’intérêts monteront et il faudra rembourser plus. C’est ce qui se passe pour la Grèce.

Certains économistes français reprochent à l’Allemagne de ne pas participer à la relance en bloquant les salaires. Les allemands jouent à ce jeu depuis 10 ans au moins. Cela leur a permis de sauver leurs emplois industriels pour l’essentiel. Alors est-ce la solution ? Faut il mieux payer un vrai salarié avec un salaire plus faible que pas de salarié du tout ?  C’est le calcul de nos voisins et pour le moment les faits leur donnent raison.

Sur notre forum le thème revient souvent en fait : vivre / survivre avec peu de revenus.

Nous serions donc le produit ou un effet de la crise économique occidentale latente. Nous anticipons et nous nous préparons à une possible décadence.

Là je sais pas trop si l’émoticone doit rire avec la dent en moins ou pleurer.
En fait faut pas désarmer :  ;)
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 mars 2010 à 20:06:41
Réponse #213

sell58


Salut, ça fait un moment que je suis pas passé sur le forum.
Même les économiste commence a parler de survie :
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-philosophie-survivaliste-moderne.aspx?article=2651079800G10020&redirect=false&contributor=Nicolas+Flamel

Un fait qui m'étonne c'est pour la france que le secteur qui progresse le mieux est les produits ménagers
http://www.boursorama.com/indices/indices_sectoriels_paris.phtml


04 mars 2010 à 04:24:22
Réponse #214

gmaz87


Salut, ça fait un moment que je suis pas passé sur le forum.
Même les économiste commence a parler de survie :
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-philosophie-survivaliste-moderne.aspx?article=2651079800G10020&redirect=false&contributor=Nicolas+Flamel


Bjr,
Lu, mais je ne suis pas certain que ce "nicolas Flamel" puisse être qualifié d'économiste.
Dans ses propos, une chose me gêne, il dit que "l'impôt c'est du vol", si c'est certain qu'il n'est jamais agréable de l'acquitter, il n'en demeure pas moins que dans toute collectivité, chacun se doit de contribuer à la hauteur de ses moyens.
L'impôt n'est pas du vol dès lors que chacun bénéficie des avantages de la collectivité (route, éducation,sécurité, soins etc..), qu'ensuite on puisse débattre de la hauteur et de la proportion de l'effort de chacun à la contribution globale en est une autre.
Pour ma part, je considère que le voleur est celui qui vivant dans le groupe accepte les avantages du dit groupe sans en supporter sa part de charges.
Je sais que c'est un peu HS, mais bon ce côté "je profite de cette société de m*erde" me gonfle parfois.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

04 mars 2010 à 06:46:16
Réponse #215

Patrick


chacun se doit de contribuer à la hauteur de ses moyens.
Il y a une telle déseducation dans nos sociétés que d'aucun aurait tendance à trouver normal de disposer de services publics sans plus se poser la question de leurs financements. Au fil des générations, on finit par considérer l'état comme une entité, une abstraction exterieure qu'on va nommer "il" ou "ils".

On finit par glisser de citoyen contributeur à sujet soumis à la dime et la gabelle.

Beau progrès sociétal qui illustre parfaitement le manque de projet commun refondateur du pacte sociétal.

04 mars 2010 à 13:00:15
Réponse #216

kodiak


Citer
Beau progrès sociétal qui illustre parfaitement le manque de projet commun refondateur du pacte sociétal.

Comme celui de 1789? de 1848? de 1968?

C'est pas les projets qui manquent, c'est la conviction de pouvoir les réaliser  :closedeyes:

Oui, oui je sais, je sors , je sors ( pardon ) :-[
Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences.

01 décembre 2010 à 14:44:29
Réponse #217

Nirgoule


 :(

Suite aux difficultés rencontrées par l’Irlande pour se refinancer sur les marchés, beaucoup pensent que les autres pays de la zone € seront bientôt touchés. Les Etats endettés payent aujourd’hui leurs fonctionnaires et infrastructures avec de l’argent emprunté à des taux de plus en plus élevés. Les prêteurs estiment le risque de plus élevé et doutent des capacités de remboursement de ces pays.

Or, si la communauté européenne finance depuis peu de « petits »pays, il deviendra vite impossible de trouver des financements pour payer les dettes de pays plus gros, Espagne en particulier. La dette totale de la zone est estimée à 2000 Mds.
 
Entendu C Saint Etienne hier sur F cult (18h30 du grain à moudre je crois). Sans autorité et pilotage économique de la zone € (scénario refusé par l’Allemagne), avant 18 mois, celle-ci ne pourra qu’éclater en deux avec chacune leur monnaie.
 
Un € mark pour une zone de pays maîtrisant leur dette et leur déficit budgétaire, avec un modèle économique exportateur (Allemagne, Hollande, Autriche, Luxembourg, Belgique).
Un € lire pour la zone de pays endettés, pratiquant le déficit budgétaire, ayant basé leur consommation sur la dette (Irlande, Espagne, Portugal, Italie, Grèce et France). Il s’en suivrait une dévaluation de la monnaie de 15 à 20% ce qui permettrait à ces pays de relancer leurs exportations. En revanche tous les produits importés subiraient une hausse similaire en particulier le pétrole.

D’autres économistes pensent qu’avant la France, les Etats-Unis et le Japon devraient subir …
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

02 décembre 2010 à 01:08:15
Réponse #218

Bison


Rendez-vous dans 18 mois ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

02 décembre 2010 à 13:42:00
Réponse #219

Ascanio


Nous avons (en France) un système économique basé sur la consommation de biens pour la majorité importés ; en effet, l'emploi est essentiellement (85 %, de mémoire) du tertiaire, des gens qui remplissent des dossiers dans des bureaux. Nous produisons de la nourriture, du tourisme, de l'armement, de l'automobile (encore un peu) et de l'avionique. Ah oui, et aussi des produits de luxe. Donc si tous ces gens se retrouvent au chômage et à la rue, que va-t-il se passer ? Vont-ils vivre dans des yourtes et des caravanes ? Toute cette population est probablement incapable de vivre en autarcie. Les savoir-faire se sont pour beaucoup perdus, hormis chez ceux qui ont gardé des attaches paysannes et ceux qui se préoccupent, comme nous sur ce forum, de ces questions.

Plus de consommation, plus de bagnole, plus de télé, plus de smartphone, plus de fringues. Moins de TVA pour l'état, moins de sous pour les restaurateurs et le secteur touristique, moins d'impôts dans les caisses de l'état. Donc, de plus en plus difficile de payer les frais divers. Moins de soins médicaux, moins de pompiers, de police.
J'arrête là, ma propre énumération commence à me donner le frisson.

On devra se concentrer sur les besoins essentiels : s'abriter, manger, se vêtir. Ce dernier point me turlupine depuis que j'ai lu que c'était une des plus grandes difficultés pendant la seconde guerre mondiale. D'où faire venir les vêtements que nous ne fabriquons plus ?
Ou même le tissu ? Les Chinois ne pourront pas toujours pratiquer des prix aussi bas, que ce soit parce qu'ils devront réévaluer leur monnaie ou à cause du pic pétrolier.
Faut-il stocker des rouleaux de tissu et des aiguilles ?

" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

02 décembre 2010 à 15:09:47
Réponse #220

Ishi



 Les Chinois ne pourront pas toujours pratiquer des prix aussi bas, que ce soit parce qu'ils devront réévaluer leur monnaie ou à cause du pic pétrolier.


Tu oublie que les salaires en Chine ont augmentés de 20% durant les 6 derniers mois.


On devra se concentrer sur les besoins essentiels : s'abriter, manger, se vêtir. Ce dernier point me turlupine depuis que j'ai lu que c'était une des plus grandes difficultés pendant la seconde guerre mondiale. D'où faire venir les vêtements que nous ne fabriquons plus ?
Ou même le tissu ? Faut-il stocker des rouleaux de tissu et des aiguilles ?



Premier point, au lieu d'acheter des vêtements chinois qui rendent l'âme au bout de quelques mois d'utilisation, utilisez des vêtements de qualité.
Ex: je porte tout l'hiver depuis plus de 10 ans une veste en coton huilé de chez Barbour. A part quelques traces d'usures au niveau des manches, elle est nickel et me protège efficacement alors que je me déplace en vélo par des températures allègrement sous la barre des zéro.
On peut toujours me dire qu'une veste comme celle-çi vaut plus de 300 euros mais je ne l'ai payé que 50 euros dans un vide grenier.
Pour les chaussures, faites un tour à  Emmaüs et vous trouverez des chaussures cuirs de fabrication Française (excellente qualité) certe démodées mais pour 5 euros la paire.
Si tu crains, consacres une petite partie de tes économies à ce style d'achat qui, si le jour arrive, te sera très utile.
Les vieux vêtements que tu ne portes plus, au lieu de les jeter, stocke les dans un coin (personne ne sait de quoi l'avenir sera fait).

plus de bagnole, plus de télé,


Deux bonnes nouvelles dans la même phrase  ;)

Plus de bagnole, pour moi qui milite pour l'écomobilité, ce serai une très bonne nouvelle  :D
Dire que tu vois des mères de famille prendre la bagnole pour amener le gosse à l'école alors qu'elle demeure à 100 mètres de l'école et surtout, qu'ensuite elle rentre à le maison  ::)
Plus de télé, la population pourrat enfin ouvrir le yeux et une certaine convivialité revera le jour (+ de soirée organisé entre voisins et amis, + de repas familiaux pris tranquilement autour d'une table et non interrompu par une émission de télé-réalité comme krolanta, la maison des secrets et autres :bheurk:....).
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

02 décembre 2010 à 15:15:32
Réponse #221

lambda



Premier point, au lieu d'acheter des vêtements chinois qui rendent l'âme au bout de quelques mois d'utilisation, utilisez des vêtements de qualité.
Ex: je porte tout l'hiver depuis plus de 10 ans une veste en coton huilé de chez Barbour. A part quelques traces d'usures au niveau des manches, elle est nickel et me protège efficacement alors que je me déplace en vélo par des températures allègrement sous la barre des zéro.
On peut toujours me dire qu'une veste comme celle-çi vaut plus de 300 euros mais je ne l'ai payé que 50 euros dans un vide grenier.
Pour les chaussures, faites un tour à  Emmaüs et vous trouverez des chaussures cuirs de fabrication Française (excellente qualité) certe démodées mais pour 5 euros la paire.
Si tu crains, consacres une petite partie de tes économies à ce style d'achat qui, si le jour arrive, te sera très utile.
Les vieux vêtements que tu ne portes plus, au lieu de les jeter, stocke les dans un coin (personne ne sait de quoi l'avenir sera fait).
Deux bonnes nouvelles dans la même phrase  ;)

+1000, avec le reste aussi...

peut-être aussi, lorsque ces fringues ont un accroc ou sont endommagées, faire bosser le tailleur de son quartier pour remettre tout ça "en route pour un tour", à défaut de réparer soi-même... au moins ca fait tourner l'économie locale et fait entretenir de bonne relation avec les commerçants locaux...

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

02 décembre 2010 à 16:33:52
Réponse #222

gmaz87


Bjr,
id° Lambda et Ishi, c'est d'ailleurs une de mes occupations estivales (pas ou peu de vide grenier hors cette saison dans mon coin), traquer les vieilles fringues ou chaussures de qualité mais encore utilisables.
Quant au côté démodé, ça demeure relatif puisque souvent ce sont des marques réputées et donc des standards intemporels.
De plus ça fait revivre des objets encore valables qui autrement finiront dans une poubelle. :D
Et pour conclure, j'avoue que j'ai une âme de chiffonnier  ;#
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

03 décembre 2010 à 08:31:10
Réponse #223

Ascanio


Moi aussi je garde, je chine et je récupère. En fait ma réflexion était : on aura encore à manger, peut-être des fringues. Les machines à coudre sortiront des placards, on marchera ou on ira à vélo, on se parlera au lieu de regarder la télé. Rien que des bonnes nouvelles, en effet.

Mais les accros de la conso, que deviendront-ils ? Habitués à acheter ce dont ils ont besoin, et aussi ce dont ils n'ont pas besoin, tous ces gens -il s'agit de la majorité de la population française- vont-ils supporter ces conditions ?

Y aura-t-il une "épidémie" de dépression ? L'être humain est naturellemnt adaptable, certes, mais justement ces citadins qui manquent de tourner de l'oeil en voyant une goutte de sang ne sont-ils pas dénaturés ?
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

03 décembre 2010 à 08:58:25
Réponse #224

Clemstout


Ca me parait être en effet un sujet intéressant, mais au vu du fil il semblerait approprié d'en ouvrir un nouveau (ou détérrer un préexistant???) vous croyez pas?
En tout cas cette discussion m'intéresse perso!

Clemstout
Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.--Marc-Aurèle--

 


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