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Auteur Sujet: Crise boursiére, bancaire, économique  (Lu 98244 fois)

30 octobre 2008 à 19:41:43
Réponse #100

lepapat


:)

Armé la dame à le choix de donner, sans arme elle n'a pas le choix, ni de garder, ni de partager, ni de ne pas se faire violer, torturer pour qu'elle avoue ou est le reste de la bouffe, laissé pour morte dans un fossé pendant que le mec squatte la cabane et bouffe les enfants.

Question de contexte et d'enjeu.


"ferfal" précise bien les conditions de sécurité propre à une crise économique de grande ampleur (ferfal est argentin et à raconté sur internet le récit de la crise de 2001)

faite: "Enseignements de FerFAL - Partie V" dans google.

S' est triste à dire, mais tu a raison  :(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


30 octobre 2008 à 20:22:49
Réponse #101

lepapat


Tiens, j'ai été voir "FerFAL" ...

Cela m'a rappelé le Zaïre!

Pour moi, s' est plutôt l' Afrique du sud actuel :(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


30 octobre 2008 à 23:28:25
Réponse #102

Rod


Pour moi, s' est plutôt l' Afrique du sud actuel :(
Il ne faut pas exagérer... ;)

31 octobre 2008 à 17:42:40
Réponse #103

lepapat


Tu n' a pas lus l' histoire de l' annif du Belge, là bas ?  :o Avec la fille qui s' est fait violée et le belge qui a été flingué le jour de son annif, par trois truands  :(
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


31 octobre 2008 à 23:03:42
Réponse #104

Rod


Tu n' a pas lus l' histoire de l' annif du Belge, là bas ?  :o Avec la fille qui s' est fait violée et le belge qui a été flingué le jour de son annif, par trois truands  :(
Je connais l'histoire mais mon Père vit en Afrique du Sud depuis maintenant presque 15 ans donc je connais un peu...
C'est sûr que ce n'est pas le niveau de sécurité de l'Europe (quoi que, il y a des endroits qui commencent à être bien nazes en Europe aussi :(). C'est sûr que si tu as beaucoup d'argent (ce qui est relatif selon les pays), il est difficile de ne pas éveiller la convoitise de ceux qui n'en ont pas. Mais c'est aussi un pays superbe et remplit de gens attachants... Il est donc dommage de le réduire à la criminalité, au racisme ou au sida.
C'est comme réduire la Belgique aux Tueries du Brabant et aux affaires de pédophilie... D'ailleurs je connais au moins une histoire de home jacking avec petite séance de torture à la hachette dans ma région qui n'est pas moins glauque! :-\

01 novembre 2008 à 13:05:40
Réponse #105

lepapat


D' acc avec toi  ;). D' ailleurs je trouve que dans les journaux, quand on parle d' un pays, s' est presque toujours en mal  :(. résultat, on a une vision tronqué sur ceux qui se passent  :( ( Voir par ex les USA )
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


07 novembre 2008 à 08:35:07
Réponse #106

philippe13


Conseil de mon père qui est âgé et connu guerre et occupation de 1939/45 déjà adulte: Détenir de l'or oui, mais pas seulement en Napoléon (20 fr or) car c'est déjà un gros montant pour une transaction. Il existe des pièces  cotées plus petites comme le napoléon de 10 fr or, pesant environ la moitié (3 grammes).  De vieille dents en or ne sont pas négociables (alliage faible en fait) mais seront utiles au prothésiste si réfection d'une couronne car plus d'or pour ce boulot.

 
Il existe une grosse pièce d'argent autrichienne Le thaler de Marie-Thérèse, qui est très connue et circule comme une sorte de petit lingot de 20 grammes d'argent en afrique et asie:

Citation:
Le thaler de Marie-Thérèse (abrégé MTT par les américains) est une monnaie d'argent qui a été utilisée dans le commerce international sans discontinuer depuis le début de sa frappe en 1741. Il doit son nom à l'impératrice Marie Thèrèse, qui a dirigé l'Autriche, la Hongrie et la Bohême entre 1740 et 1780.

A partir de 1780, le thaler de Marie-Thérèse porte toujours l'année 1780 et a été frappée par les monnaies suivantes : Birmingham; Bombay, Bruxelles, Londres, Paris, Rome et Utrecht, ....... Entre 1751 et 2000, quelques 389 millions de thalers de Marie Thérèse ont été frappés.....

Si cette pièce n'est pas directement monnayable, en Afrique un bijoutier ou changeur (Libanais!!) en connait la valeur et fera la transaction. Elle est appelée  familièrement "pièce à la grosse dame" car il y a un buste de la reine  assez opulente sur une face.




 
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

12 janvier 2010 à 11:43:31
Réponse #107

Lemuel


Déterrage de fil…

"Nous sommes au tout début de la crise" et nous allons assister à "une énorme catastrophe". L'ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) Simon Johnson n'y va pas par quatre chemins...

http://www.lesmotsontunsens.com/crise-une-enorme-catastrophe-se-prepare-selon-simon-johnson-ex-fmi-6722
Don't watch the tool, the work it can do
Watch the man that's behind, yeah !


http://natureandforcefield.tumblr.com

12 janvier 2010 à 18:54:14
Réponse #108

philippe13


Je suis plusieurs fora ou on parle d'économie, par mon travail je suis au contact direct de PME dont je fais la comptabilité et j'ai de sconversation OFF avec des banquiers, pas des grosmais des agences spécialisées PME. Tout le monde ne prévoit pas de catastrophe loin de là, il faut se méfier des gens qui font des déclaration pour l'effet d'annonce comme Claude Allègre dasn un autre genre.
Par contre plus personne ne prévoit une vraie reprise. Soit on va vers une stagnation soit une crise larvée : c'est plutot l'opinion assez générale.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

12 janvier 2010 à 21:10:20
Réponse #109

vagabond


Soit on va vers une stagnation soit une crise larvée : c'est plutot l'opinion assez générale.
Et quand elle arrive à maturité, ça donne quoi ?

Vagabond

12 janvier 2010 à 21:47:32
Réponse #110

philippe13


Larvée dans le sens molle et de longue durée.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

16 janvier 2010 à 00:51:31
Réponse #111

DriGar


Pas trop d'accord... Rien ne peut "larver".
Soit ça monte, soit ça baisse

Différentes hypothèses sont aujourd'hui d'actualité :
- Soit ça pète violemment.
- Soit ça pète "en semi douceur". (5-10 ans)
- Soit ça pète "en douceur". (20-30 ans)
- Soit ça rebondit (personne n'y croit, car il faudrait pour cela des événements qui ne sont pas prévus)

Les risques ?
- Inflation, hyper inflation.
- Déflation violente ou lente (comme le Japon).
- Guerre.
- Effondrement des systèmes économies, politique, culturel, sociale...

Dans tous les cas, le gros de la crise est bel et bien devant et pas derrière comme on entend sur les propagandes journaux télévisés.
2009, c'était un échauffement... D'ici 2012 (peut être demain ?), on saura de quoi il en retournera...

Nous allons assister à un événement historique. Il sera peut être cataclysmique.

Un site intéressant sur l'effondrement possible (probable?) de notre système.


16 janvier 2010 à 07:58:56
Réponse #112

philippe13


Je joue la carte de la déflation lente et de la régression sociale comme le Japon avec des désordres localisés dans des poches de pauvreté pire que maintenant.

 En outre n'oubliez pas que l'on va en toute certitude vers l'effondrement du système de retraite. On va avoir une population vieillie avec des retraités à moins de 900 euros par mois* donc devenus proche du seuil de pauvreté et non-consommateurs en dehors de l'alimentaire indispensable et encore avec des besoins d'aide qu'on couvrira comment?

*source: bulletins juridiques pour DRH et experts-comptables comme "liaisons sociales"
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

16 janvier 2010 à 11:21:58
Réponse #113

flocondavoine


Pas trop d'accord... Rien ne peut "larver".
Soit ça monte, soit ça baisse

Différentes hypothèses sont aujourd'hui d'actualité :
- Soit ça pète violemment.
- Soit ça pète "en semi douceur". (5-10 ans)
- Soit ça pète "en douceur". (20-30 ans)
- Soit ça rebondit (personne n'y croit, car il faudrait pour cela des événements qui ne sont pas prévus)
Le problème c'est de se rendre compte de ce qui se passe.
C'est déjà pas évident en ballade de se dire direct "Tiens je me suis planté, ca colle pas à la carte. Oh et j'ai plus des masses de flotte ! Bon qu'est ce que je fais maintenant ?". Alors vu la complexité du monde dans lequel on vit, avant qu'on se rende compte que ca pète en "à déterminer" de la manière dont ca va évoluer...

Je me demande si c'est pas le plus gros problème, ou au moins le tout premier de la survie, quel que soit le domaine : savoir observer, se rendre compte que ca part en cacahouète, l'intégrer aux possibilités.

16 janvier 2010 à 12:06:48
Réponse #114

philippe13


La question que je me pose souvent c'est :"est-ce que je ne suis pas en train de vivre la chute de l'Empire romain"

Pour ce qui est de se rendre compte de ce qu'on vit c'est difficile sauf éclair  de génie. Dans mon fil "et soudain je suis pauvre" je n'avais pas du tout conscience que ce que je vivais était le début d'un mouvement qui allait se généraliser: vivre plus  modestement que ses parents en ayant fait bien plus d'études.

Analyser l'environnement est délicat, il y a bien plus de SDF dans mon quartier voué au social*, j'ai cru a une montée très visible de la pauvreté. Mais j'ai fini par comprendre que notre système social avait attiré mendiants roms et polonais grace à l'élargissement  de l'europe, le cordonnier de la rue, polonais justement, avait compris bien avant moi.

*tout est regroupé dans le fond du 13 eme arrondissement de Paris: armée du salut, oeuvre de la mie de pain, foyer municipal Nicolas Flamel et quelques autres.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

16 janvier 2010 à 16:13:26
Réponse #115

Bison


Bonjour,

Citation de: Philippe13
En outre n'oubliez pas que l'on va en toute certitude vers l'effondrement du système de retraite. On va avoir une population vieillie avec des retraités à moins de 900 euros par mois* donc devenus proche du seuil de pauvreté et non-consommateurs en dehors de l'alimentaire indispensable et encore avec des besoins d'aide qu'on couvrira comment?

*source: bulletins juridiques pour DRH et experts-comptables comme "liaisons sociales"

Ok, si les sources viennent du monde des experts  comptables, des juristes voire des économistes, alors tous les espoirs sont encore permis ... Parce ce ne sont pas ces gens là qui ont jamais fait bouger le monde ... Leur manque d'imagination, de dynamisme "entrepreneurial" ou simplement politique est assez affligeant.

Sorry, je ne veux vexer personne ... mais c'est comme cela, à de très rares exceptions près. Ce sont des professions certes honorables et indispensables, mais dans cette sphère, la sécurité est la religion, la prise de risque un péché, l'imagination un défaut ...

Trois remarques concernant les pensions :

a) s'accrocher à la pension "de vieillesse" à 65 ans, alors que la plupart des personnes de cet âge sont encore en état de travailler efficacement, c'est assez illogique, c'est effectivement un luxe ...

b) la "productivité" n'a cessé de croître au cours du siècle passé. On peut faire confiance au système pour que cela perdure. Que cette productivité serve à produire en masse, ou à réaliser des économies de matière, ou à réduire la pollution ... dans tous les cas on peut faire confiance aux ingénieurs. C'est l'essence même de leur métier.

c) On comprendra peut-être, comme l'ont déjà fait depuis longtemps Indiens et Chinois, que la maîtrise de la natalité est la clé pour un avenir plus serein. Et on aura - peut-être -  des politiques allant en ce sens. Encourager la natalité pour disposer de chair à canon ou d'une main d'oeuvre abondante sont des idées du passé qu'il faut combattre à tout prix. Encourager la natalité pour "payer les pensions" est une impasse ...









Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

16 janvier 2010 à 16:41:59
Réponse #116

DriGar


Héhé, le discours du "on s'en est sortis jusque là, on va bien s'en sortir encore une fois" est désuet et... suicidaire.

On coule, pour de vrai.

Mais il est vrai que c'est assez difficile à imaginer. On considère que la productivité a toujours cru alors ça va perdurer... pas d'autre possibilité. Et ce sont les autres qui ont un manque d'imagination ?  ::)

Rappelons nous le Japon, l'URSS... plus en avant, Rome, Carthage, ...
Toutes ces civilisations étaient puissantes, indestructibles, sûres d'elles. Comme on l'est aujourd'hui de nos civilisations.

La France est de plus en plus riche depuis 50 ans. Aucune chance que ça s'arrête. Ou alors... Si.
Déjà depuis de nombreuses années, la France et plus largement l'Europe et le monde occidental décroit dans tous les classements économiques, dans leur supériorité technologique, dans leur puissance géopolitique... tout se viande. Il va y avoir un retournement, et ça va faire mal pour les lambdas occidentaux, (beaucoup) trop sûr d'eux.


Où en sommes nous aujourd'hui ? Ce lien y répond.

Citer
Les cinq stades de l'effondrement

    * Stade 1 : L'effondrement financier ✓
    * Stade 2 : L'effondrement commercial
    * Stade 3 : L'effondrement politique
    * Stade 4 : L'effondrement social
    * Stade 5 : L'effondrement culturel

L'effondrement financier est fait. On est arrivé au dernier chainon : le sur-endettement massif des états et institutions. Or, personne ne peut sauver les états, il n'y a rien au dessus.
Aujourd'hui, on est dans l'effondrement commercial et politique (tout est lié, ce n'est pas l'un après l'autre) avec de gros questionnements notre culture et notre politique social.

On est déjà dans la chute... le tout étant, encore une fois, de savoir quand on va toucher le fond.

16 janvier 2010 à 17:32:22
Réponse #117

Bison


Citer
Et ce sont les autres qui ont un manque d'imagination ?

Ceux qui manquent d'imagination sont ceux qui ne voient pas (imaginer = voir plus loin que le bout de son nez) toutes les raisons de croire que oui, la "productivité" (science de l'ingénieur s'il en est)  peut encore croître "un sacré coup".

Il est facile aussi de ne s'inquiéter de rien, c'est évident ... heureux les simples d'esprit
Il est facile de s'inquiéter de tout ... cela ne fait guère avancer le schmilblik
Il est plus difficile de faire le bilan des atouts dont on dispose et d'imaginer comment mobiliser nos ressources.

Nos atouts, nos ressources?
La liste est trop longue ... mais il faut ouvrir les yeux, du côté du verre à moitié plein!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

16 janvier 2010 à 19:30:18
Réponse #118

philippe13


Fais nous donc une réponse intelligente et utilisable alors.
Moi je n'ai pas d'imagination, j'ai juste prévu de réduire la voilure et d'acquérir la plus grande autonomie manuelle possible. Soit réparer-recycler à un cout proche de zéro mais avec le matériel manuel ad-hoc qui facilite les choses.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

16 janvier 2010 à 22:27:37
Réponse #119

DriGar


Bison... Je pense que tu n'as pas saisi de quoi on parlait.  :-\

La "productivité" (qui n'a rien à voir en soit avec l'innovation) n'aidera en rien la sortie de crise.
On parle là d'une crise sans précédent... Jamais il ne s'est réalisé autant d'événements majeur en même temps, dans tous les pays du monde.

Pour la faire courte :
1/ les ménages s'endettent ; ça les rend dépendants de leurs revenus et ils ont besoin pour cela d'inflation globale (pour rappel, le monde est aujourd'hui en déflation).
2/ les sociétés, industries et autre entités économiques privées s'endettent ; En fait, les sociétés d'aujourd'hui tablent sur une progression et dépensent donc, non pas ce qu'il gagnent l'année N, mais bel et bien ce qu'ils espèrent gagner en N+1 et N+2. Mais souci, ça c'est bon lorsqu'il y a progression... par lorsqu'il y a récession (ce qui est le cas dans le monde entier). Quand il y a récession, il y a moins que prévu dans la gamelle... et donc des dépôts de bilan (ce qu'il se passe aujourd'hui, tous les jours). A moins que les banques prêtent... Mais les banques vont très très mal.
3/ Les états et institutions publiques, voyant les sociétés et les banques couler, les aident. C'est à dire qu'on fait des prêts verts et à taux zéro pour l'immobilier, de la prime à la casse pour les constructeurs automobiles, des aides pour les banques, etc, etc. Mais le problème, c'est que les états sont déjà bien endettés... trop endettés... et que ces aides font exploser le déficit.

Aujourd'hui, les états sont au bout... ils ne peuvent plus. Ils tiennent l'économie à bout de bras... mais ils ne peuvent plus continuer... et vont devoir lâcher (arrêter les aides). Alors, à ce moment précis, tout va tomber... Car personne ne peut aider les états.

On est pas en train de te parler Bison de verre vide ou plein. 2+2=4, y'a pas à discuter... et l'état de l'économie aujourd'hui est claire. On va au devant d'une crise extrêmement violente.


Et juste pour te rafraîchir la mémoire : La Grèce fait bankrupt, Dubaï est coulé, l'Islande est ruinée... Elle était où la "productivité ? Ah... Mais peut être que les Français sont l'exception qui confirme toutes les règles ? ::)

16 janvier 2010 à 23:53:14
Réponse #120

Bison


Rendez-vous dans dix ans, les gars ... si je suis encore là!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

17 janvier 2010 à 12:08:11
Réponse #121

vagabond


Bonjour,

Si je peux me permettre, la solution est simple : On s'adaptera parce qu'on aura pas vraiment d'autre choix, et, cela quelque soit l'évolution de la société.

Vagabond

17 janvier 2010 à 14:59:28
Réponse #122

Nirgoule


Bonjour,
Il y a tant de choses à dire sur ces sujet.

Sur les retraites, une chose est sûre, le système doit se réformer et il n'offrira pas les mêmes niveaux qu'aujourd'hui, cela a été dit. Plus de personnes âgées, moins de cotisants. Or les retraites sont payées par les cotisations. L'équation est simple.

Pourtant il n'y a pas de consensus déjà sur ce constat. Certaines catégories de salariés ont encore des revendications pour abaisser l'âge de départ (transports urbains par exemple qui demandent d'abaisser l'âge de 60 à 55 ans).
Il y a donc ce constat à partager et à expliquer.

Après il faut exposer les solutions possibles :
Plusieurs approches : baisser les retraites, plafonner les retarites (désindexation sur la hausse des prix), augmenter les cotisations, augmenter le nombre de cotisants (migration, baisse du chômage), baisser le nombre des retraités (repousser l'âge de départ), trouver de nouveaux financements (taxes, impôts), endettement. 
On voit bien que les solutions appliquées jusqu'alors sont un mélange de celles-ci, sauf an F ou la baisse des retraites n'a pas été appliquée.

Envisager la baisse des revenus des retraités entraîne pour un gouvernement une prise de risque maximum : se mettre à dos cette catégorie. Or ces personnes âgées sont plutôt bienveillante pour les partis traditionnels. Seule solution un consensus des partis traditionnels pour traiter le problème.

Y a du boulot!
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

17 janvier 2010 à 17:13:28
Réponse #123

gmaz87


Bjr,

Puisque Nirgoule (salut au passage  :)) aborde ce sujet, voici un lien qui explique bien la problématique/
http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article1364

Ensuite je pense qu'il faut prendre en compte l'évolution de la société et deux aspects majeurs de cette évolution:

1 contrairement à il y a un siècle, les personnes agées ne vivent que très rarement avec leurs enfants, ce qui engendre des besoins et des coûts supplémentaires (logement, chauffage , alimentation etc..)

2 La population est de plus en plus urbaine, avec là aussi des coûts qui n'existent pas dans les sociétés rurales , souvent des loyers élevés, l'obligation de tout acheter (pas de potager ou autre) en bref une totale dépendance à l'égard du système économique.

J'ai vu il y a peu, un reportage à la TV, dans la série de reportages de l'agence GAMMA, le thème en était les utilisateurs des bains douches parisiens.

J'ignorais que ceux ci existaient  encore et le reportage montrait qui étaient les utilisateurs de ces bains publics.
Il y avait une dame seule , encore active mais à 2/3 ans de la retraite, un job standard avec un salaire proche du SMIC, elle n'avait pas de sdb dans son appart, elle disait ne pas vouloir déménager car son loyer était déjà élevé, et elle se posait la question de son futur quand elle serait en retraite.

Selon elle, la baisse de son niveau de vie allait lui laisser tout juste de quoi vivre chichement, en priant le ciel de ne pas avoir un coup dur.

En fait ces gens auront vécu pour bosser, pas d'autres moyens, donc pas de vacances ou de loisirs, et à l'âge de la retraite leur vie va encore être plus difficile.

Je doute parfois du niveau de civilisation de la société dans laquelle nous vivons, surtout quand en parralèle on entend citer des salaires pharaoniques ou des bonus de traders qui sont hors de toute mesure (sans acrimonie, juste le sentiment d'une profonde injustice).

a+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

17 janvier 2010 à 18:10:49
Réponse #124

French Kiss


En Allemagne le gouvernement a deja prevu d'acquerir 14 rotatives supplementaires pour imprimer de la monnaie (comme presque tout pays du monde occidental), le message est clair: la seule facon pour les etats d'eviter l'explosion (la vraie) c'est d'imprimer plus de billets de monopoly pour diluer la dette, on joue la montre en somme en esperant, soit une remontee (hahaha), soit un pourrissement lent de la situation qui debouchera peut-etre sur un pet mou au lieu d'une bombe H... moi je pencherais plutot pour un petit Weimar bis, ca dependra sans doute des leaders politiques aux commandes quand on arrivera au point de rupture (sans doute cette annee si le nombre de chomeurs continue de grossir au meme rythme malgre la radiation annuelle de 500000 personnes des listes ANPE depuis le debut de la crise - eh oui on nous cache tout on nous dit rien, same old song, different day).

On focalise sur la Grece en banqueroute parce que Bruxelles s'est fache (c'est forcemment mediatise), ce qu'on sait moins c'est que le Royaume Uni est encore plus endette que la Grece, et ca, on nous le dis pas pour eviter de declencher la panique: voir un pommier tomber, ca fait moins peur qu'un chene pluri-centenaire qui tombe... surtout quand on est dessous  ::)

Pour coller aux faits, c'est pour ca que Sarkozy a depeche Barnier a la commission europeene du marche interieur pour recadrer les traders de la City, et que ces derniers ont vivement proteste contre cette mesure mettant en peril le "libre commerce": ils savent qu'ils deconnent a plein tube et ils veulent continuer (comme tous les vampires, plus ils boivent de sang, plus ils en veulent), vue les millions encore distribues en bonus encore cette annee, on comprend.

Enfin, moi ce qui me fait flipper, c'est que les gouvernement europeens ne recolteront sans doute pas assez de cash via leur vente de bonds du tresor pour se passer de faire main basse sur les retraites (publiques ou privees). Bientot pour etre sur d'avoir des bas des laines qui valent mieux que du vent, il faudra les lester de pieces d'or. L'autre solution pour le long terme, c'est de fonder des communautees basees sur l'entraide, mais laaaa, faut y croire pour que ca marche et eviter de nombreux pieges...
"En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils." extrait de l'Almanach de Desproges

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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