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Auteur Sujet: 25 - 31 juillet 2008 Ordésa Pyrénées  (Lu 3258 fois)

03 septembre 2008 à 16:49:37
Lu 3258 fois

Nirgoule


salut à tous,

Je viens de rentrer du périple de 6 jours avec mon cousin. C'est la 5 fois que je retourne dans la région d'Ordesa.

   - lundi 16 h : Gavarnie -> proximité refuge des espugnettes. 2050m. Montée de 2 heures pour mise en jambe dans la brume. 6° au petit matin avec ciel clair.

  -> mardi : Passage du col Hourquettes d'Alans. Puis montée à Tuquerouye (pente forte passage de neige délicat) descente au lac glacé et bivouac au pied de la face nord du mont perdu. Beau temps. 4° ciel clair. Pas de vent.



  -> mercredi : passage de la face nord (petite escalade II ou III), voie de gauche.



montée du glacier (sans Grapettes) je marque les marches avec mes chaussures pour mon compagnon aux chaussures un peu légères. Il enraye une chute en pleine pente ...10' après que je lui ait montré la technique.  :o

Un orage à 3000 m nous obligeant à bivouaquer au pied du mont Perdu. Forte pluie nous nous abritons sous notre poncho au col du cylindre. Nous décidons de rester ici et d'attendre le lendemain pour faire l'ascension, il est 14h. Nous faisons un seul abris de nos deux bâches pour se tenir chaud. -4° la nuit, le sarco est fermé au maxi, seul le nez dépasse. Le sursac condense un peu, mais rien de grave.

  -> jeudi : Mont perdu 3355 m, les sacs restent en bas, nous partons vers 10h, attendant que le soleil ramollisse  la neige. En fait le tracé se fait sur rocher et éboulis. Facile sans les 12kg du sac. Descente vers le refuge Goritz. Attendre 17h et monter le bivouac. Nous devons improviser une boucle plus courte pour avoir perdu 1 journée à cause de l'orage. Nous ferons le tour du Tobacor soit surplomber le canyon d'Ordésa à 2200 - 2400 m.

  -> vendredi : tour du Tobacor, magnifique rando sur les hauteurs d'Ordesa (sentier moutonnier peu connu, croisé 0 personne pendant 6 h). Aigles, vautours, marmottes, isards. Circo de Cotatuero ****,



bivouac Agua Tuertas vue sur la brêche et enfin du gazon pour ménager mon dos.


L'eau est rare en altitude sur ces terrains calcaires. Et il fait soif...



Filtrage d'eau boueuse...

« Modifié: 03 septembre 2008 à 17:35:40 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 septembre 2008 à 17:20:55
Réponse #1

DavidManise


Filtrage d'eau boueuse

:doubleup:

Excellent exemple du fait que les techniques de survie servent tout le temps, en fait ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

03 septembre 2008 à 17:33:49
Réponse #2

Nirgoule




Filtrage d'eau boueuse. Pas de bouteille plastique, donc impro avec un z*ploc et un sac poubelle. Bon l'eau a été bouillie après. Et bue avec du thé.  :'(

 -> samedi : Montée dans les éboulis à la brêche de Roland puis descente -> Gavarnie.

Lundi, boulot, ouah ça va être dur.


« Modifié: 05 mai 2009 à 10:11:43 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 septembre 2008 à 17:42:11
Réponse #3

athlon


 :love: :love: :love: :love:
c'est mon coin préféré... mais cela fait trop longtemps que je n'y suis pas retourné... rrrrrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaa lovely.
Merci
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

03 septembre 2008 à 17:43:56
Réponse #4

Nirgoule


:love: :love: :love: :love:
c'est mon coin préféré... mais cela fait trop longtemps que je n'y suis pas retourné... rrrrrrrrrrrrrrrraaaaaaaaaaaaaaaaa lovely.
Merci

A c'est vrai que c'est un chouette coin. Sauvage et tellement proche.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 septembre 2008 à 17:51:27
Réponse #5

dub72


-> jeudi : Mont perdu 3355 m, les sacs restent en bas,

Vous avez fait le Mont perdu sans sac :o?

Ciao
My free style flying over this world, kill your bad mind but he's never back down... (dub in'c song)

03 septembre 2008 à 18:03:06
Réponse #6

athlon


Tu as du voir la "cabra montes".... unique au monde / endémique... il n'y en a que la bas... cousine cousin du chamoix...



A priori il en reste que quinze....
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

03 septembre 2008 à 18:05:49
Réponse #7

Nirgoule


Vous avez fait le Mont perdu sans sac :o?

Ben, la veille vers 14h à 3000m au col, un orage est venu perturber mes plans  >:( .
Comme j'ai pas eu envie d'être transformé en torche vivante, on a gentiment bivouaqué sur place. le lendemain matin, on a plié le matos, tout mis dans les sacs, planqué le tout.

Et puis je suis monté juste avec une gourde attachée dans le dos. On a récupéré les sacs en redescendant.  :D

 
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
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03 septembre 2008 à 18:09:42
Réponse #8

Nirgoule


Tu as du voir la "cabra montes".... unique au monde / endémique... il n'y en a que la bas... cousine cousin du chamoix...
A priori il en reste que quinze....

Pas vu.

Mais vu :  des isards (c'est pas l'isard qui est cousin du chamois ?  :huh: ), des vautours, aigles et marmottes.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 septembre 2008 à 18:17:14
Réponse #9

athlon


Pas vu.

Mais vu :  des isards (c'est pas l'isard qui est cousin du chamois ?  :huh: ), des vautours, aigles et marmottes.

merdouillle j'ai merdé, le lien que je donne sur la photo est celle d'un organisme qui propose de faire des chasses privées en espagne... ils disent que la race est en extinction et il donne un prix pour y aller la chasser  >:( >:( >:( :down: :down:

tu as raison, l'isards est cousin du chamoix.. la cabra montés est souvent confondu... j'ai voulu faire simple... pardon.

la cabra montés est un bouquetin.


voila ce que dit WIKIPEDIA (normalement fiable mais à vérifier)

Menaces et conservation

Parmi les quatre sous-espèces, deux ont disparu : Capra pyrenaica ssp. lusitanica, disparue au cours du XIXe siècle et Capra pyrenaica ssp. pyrenaica, disparue des Pyrénées à la fin du XXe siècle. Le dernier individu connu, une femelle, a été retrouvée morte le 6 janvier 2000, le crâne fracassé par la chute d'un arbre[1],[2]. Un nombre restreint de bouquetins de cette sous-espèce a en effet survécu dans le parc national d'Ordesa y Monte Perdido (versant espagnol des Pyrénées), dont la création en 1918 devait justement les sauvegarder. Des projets de réintroduction à partir de populations assez semblables (Sierra de Gredos) sont actuellement à l'étude à la fois versant français et espagnol.


Clonage de la sous-espèce pyrenaica

La compagnie de biotechnologie Advanced Cell Technology Inc. (ACT Inc.) a annoncé le 8 octobre 2000 que le gouvernement espagnol avait accepté leur offre d'utiliser la technologie de clonage par transfert nucléique en collaboration avec d'autres partenaires scientifiques afin de cloner le bouquetin des Pyrénées, à partir des tissus prélevés en 1999[3]. Les chercheurs pensaient que ce projet serait plus facile à réaliser que le clonage de l'espèce en danger Bos gaurus (le gaur), car la biologie de la reproduction des bouquetins est mieux connue et la période de gestation normale est seulement de cinq mois. ACT Inc. s'est entendu avec le gouvernement d'Aragon sur le fait que les bouquetins clonés seraient relachés dans leur habitat naturel.

Le projet ne peut cependant avoir un réel intérêt pour la conservation de l'espèce que si plusieurs bouquetins peuvent être clonés afin d'obtenir un pool génétique suffisant pour pouvoir restaurer une population viable, et éviter les phénomènes de dérive génétique. Cloner un seul individu ne permettrait pas de sauver la sous-espèce.

Des tissus vivants, prélevés en 1999 sur la dernière femelle vivante, nommée Celia, avant sa mort, ont permis d'engager le processus de clonage. Néanmoins un problème majeur est apparu : s'il était possible de créer un clone de Celia, les seuls tissus en possession des chercheurs étaient des tissus femelles. Pour pouvoir espérer restaurer la sous-espèce, il est impératif de cloner également des mâles. Une solution envisageable pourrait être de croiser les clones de Celia avec des mâles d'autres sous-espèces, bien que la descendance ainsi engendrée ne soit pas de pure souche. Un plan plus ambitieux serait de remplacer un des chromosome X de l'ADN prélevé sur Celia et de le remplacer par un chromosome Y provenant d'une sous-espèce de bouquetin encore existante, afin de créer un mâle. Mais une telle technologie n'existe pas encore et il n'est pas possible de savoir si une telle expérience serait faisable sans endommager irrémédiablement la cellule.

Deux équipes de scientifiques espagnols et une équipe française sont impliquées dans ce projet de clonage[4]. Le projet est coordoné par le Service de Recherche en Agriculture et Alimentation du Gouvernement d'Aragon (en Espagnol : Servicio de Investigación Agroalimentaria del Gobierno de Aragón) et par l'Institut National de Recherche sur les Technologies Agraires et Alimentaires (Instituto Nacional de Investigación y Tecnología Agraria y Alimentaria). L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) français est également impliqué dans le projet.

Des cellules somatiques prélevées dans les tissus de Celia ont été fusionnés avec des ovocytes de chèvres dont les noyaux ont été préalablement enlevés. L'embryon obtenu a ensuite été transféré dans une chèvre domestique (Capra hircus). En 2003, il a été annoncé que la première tentative de cloner le bouquetin des Pyrénées avait échouée. Sur les 285 embryons créés, 54 ont été transférés à 12 chèvres, mais seulement deux ont survécu durant les deux premiers mois de gestation avant de mourir également[4]. L'expérience constitue néanmoins une première, encourageante selon le chercheur en chef responsable du projet, José Folch.
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

04 septembre 2008 à 09:48:01
Réponse #10

Nirgoule


Les nuits sont fraîches en altitude. Ici nous sommes à 2800 m environ. Le poncho qui fait office de tarp n'est pas assez large pour abriter du vent.



Et donc je compte sur le sursac pour me protéger. Cette nuit là la température a approché les 0°, et bien le sac de couchage était fermé au maxi.

http://img370.imageshack.us/img370/3728/cotatuero2ys6.jpg

Pour ceux qui connaissent, au refuge de Goritz le canyon d'Ordesa commence sa descente, il est possible de le suivre d'en haut autour d'un sommet le Tobacor. On arrive au cirque  de Cotatuero. Epoustouflan de grandeur et beauté, le royaume des aigles et vautours. Le chemin est emprunté par personne sauf quelques moutons.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

06 septembre 2008 à 18:36:05
Réponse #11

guillaume


T'as réussi à faire ce à quoi nous avions renoncé (pas assez d'expérience et pas le bon équipement), veinard :) :love:.

Belle, très belle sortie !

a+

06 septembre 2008 à 18:46:42
Réponse #12

Pics (Vincent.D)


Ha ouaip... Très belle sortie!!
Merci pour le récit.
@++

Do More With Less & K.I.S.S.

08 septembre 2008 à 09:38:06
Réponse #13

Nirgoule


T'as réussi à faire ce à quoi nous avions renoncé (pas assez d'expérience et pas le bon équipement), veinard :) :love:.


Tu étais partis en début de saison je crois ? Il y a beaucoup de neige, tu es obligé de prendre crampons et piolet, voir corde.

En fin de saison la neige a disparu. Mais il reste le glacier et quelques névés. Pour plus de sécurité on partait vers 10h. Le matin le soleil de l'Est réchauffait la neige, on pouvait alors marcher dessus à condition d'avoir des chaussures assez rigides pour tailler la neige. Les bâtons étaient suffisants pour s'équilibrer. Comme je le dis le cousin a arrêté sa chute en plantant la pointe dans la neige.

Bon maintenant tout est affaire de compromis, 2kg de matériel de sécurité porté pour 2heures sur le glacier..c'est le choix que j'ai pas fait...fin août. Et encore en posant moulte questions aux personnes que nous croisions sur l'état de la neige.

Les crampons ne sont pas la panacée, la neige fondante colle à l'acier et les rend inefficaces. Il faut alors taper dessus à chaque pas.

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

13 septembre 2008 à 15:31:23
Réponse #14

guillaume


Tu étais partis en début de saison je crois ? Il y a beaucoup de neige, tu es obligé de prendre crampons et piolet, voir corde.

Exacte ;).

a+

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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