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Auteur Sujet: E&E : Escape and Evade...  (Lu 34410 fois)

30 novembre 2006 à 21:22:08
Lu 34410 fois

DavidManise


Salut tous :)

Voilà un sujet qu'on n'a jamais vraiment couvert : le fameux "E&E"...  S'échapper, et disparaître, en gros.  Typiquement, c'est un sport de militaires, ça, oui.  Je suis conscient qu'on s'éloigne pas mal du type de survie que pratiquent la plupart des gens ici, mais j'aimerais tout de même qu'on en parle...  pour les raisons suivantes :

1) Il y a tout de même un bon paquet de militaires parmi nous.  Peu s'en vantent, mais on a ici pas mal de gars de tout plein d'unités plus ou moins spéciales.  On sait jamais, peut-être que la mise en commun d'infos pourra leur être utile, et peut-être que certains (actifs, pas trop actifs ou pseudo-retraités ;D) voudront bien enrichir un peu le débat et nous apporter des infos précieuses.

2) Pour les non-militaires qui voyagent pas mal dans des pays en guerre (dont notamment un membre du Comité International de la Croix Rouge à qui je pense spécifiquement, mais il y en a d'autres : journalistes de guerre, trekkeurs déjantés, etc.), d'avoir quelques notions de E&E peut éventuellement s'avérer très utile...

Voilà.  Ceux que ça n'intéresse pas d'apprendre des trucs pour jouer à cache-cache avec des vrais méchants, vous n'êtes pas obligés de lire ;)  Les autres : à vos claviers !

Pour en venir (enfin) au sujet : j'ai jamais été réellement pourchassé par des vraiment méchants avec des vrais armes approvisionnées en vraies balles.  Mais j'ai joué pas mal avec des vrais méchants avec de vraies armes approvisionnées en fausses balles.  C'est déjà sympa ;D  D'expérience, en forêt, les 100-200 premiers mètres sont critiques.  Si tu réussis à mettre 200 mètres entre toi et les gars qui te cherchent, t'as 90% du boulot de fait.  Surtout si t'es toi-même armé.  Les gars vont avoir peur de l'embuscade et ils vont y aller prudemment.  Donc aller moins vite.

Bon bref... 

1) S'échapper (ou éviter de se faire prendre)

2) Mettre 200m de végétation entre soi et les poursuivants...  ou 2km de terrain valloné (déjà pas facile), ou 20km de terrain découvert plat <rire>

3) S'éloigner le plus possible des axes de communication/routes dans les heures qui suivent...  Les méchants ont des radios.  Les ondes voyagent plus vite que vous.  Ensuite, les renforts, pour aller vite, arrivent par les routes, pistes, etc.  En dernier, parfois, il y a des tentatives de réelles recherches à pied (avec ou sans clebs).  Évidemment, par le ciel ça peut débouler n'importe quand.  Tendre l'oreille.  Être prêt à se planquer en 2 secondes à tout moment.

4) Ne pas laisser de traces (branches cassées, herbes couchées, terre remuée, cailloux déplacés, épines de pin retournées, etc, etc.).  Si on en laisse, en laisser qui sont difficiles à lire, et qui donnent de mauvaises infos (marcher à l'envers est le vieux truc classique mais ça ne marche qu'avec un pisteur débutant).  Ça sera toujours déchiffrable, mais à chaque fois ça fera perdre du temps au pisteur...  Toujours changer de tactiques de brouillage

5) Être silencieux pour entendre, ne pas faire de lumière pour voir...  C'est comme la chasse, mais à l'envers. 

6) Camouflage...  Bah selon les vêtements qu'on porte c'est déjà plus ou moins facile.  Ne pas laisser ses fringues derrière soi (preuve qu'on est passé là, odeur claire pour les chiens).  Si on a une chemise orange fluo, on la roule en boule et on la planque sur soi autant que possible...  Après, bien sûr, il faut peser le pour et le contre : s'il fait -40 et que le seul anorak qu'on a est orange, ben on peut considérer la possibilité de le garder quand-même ::) 

Les grandes lignes du camouflage sont bien résumées dans le fil du même nom.  On parlera éventuellement du camouflage improvisé... 

Bon ça devrait suffire à lancer le débat.  J'interviendrai à nouveau plus tard.  D'ici là, j'attends vos trucs, astuces, réflexions, idées...  :)

Merci d'avance !  Tout ça sera peut-être utile à certains ici.  Enfin j'espère jamais, mais sait-on jamais...

Ciao ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

30 novembre 2006 à 22:23:04
Réponse #1

fred2


bonjours
pour ce type de "sport"plusieurs choses vont se completer et etre "indispensable"

le mental pour faire face a ce type de situation ce mental va se forgé par divers pratiques qui passeront par un support

le pyhsique qui lui aussi sera en 1 er temps formé puis entrainer pour gardé une base correcte (footing natation technique de combat raproché periode de jeune privation de sommeil etc etc

le materiel bien que minimum il sera inportant et a preparer et tester avant d'avoir a l'utilisé en situation

en clair ont retombe a quelques chose pret sur la secu perso en plus specialisé

la localisation est aussi tres importante zone urbanisé ou naturel pays chaud, froid,l"apparance pyhsique difficille de passer inapercue au milieu des riziere pour un blanc de + 1.80 cm bref tous cela se prepare bien avant un depart

reste a voir si ont parle de ne pas se faire faire aux pattes ou s'evadé c'est encore un peut plus compliqué
un livre a lire reste dans les brume du golf bien que tres critique il ya de quoi reflechir
a+
fred2

30 novembre 2006 à 23:52:48
Réponse #2

Vulpus


Une fois lors d' un camp de jeunesse dans les bois, je m'étais caché à 6 mètres dans un arbre pendant la nuit. Introuvable...)

Je voudrais bien faire un jeu de ce genre encore une fois. Ça reveille des instincts perdus depuis l'âge de pierre!
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

01 décembre 2006 à 07:54:34
Réponse #3

venerable


...l"apparance pyhsique difficille de passer inapercue au milieu des riziere pour un blanc de + 1.80 cm bref tous cela se prepare bien avant un depart


 De toute façon comme me disait un de mes ancien: "Un grand, ça fait une grande cible!" ( et moi ça m'arrange!) ;)

Pour la preparation, à cette situation, je dirais, en 1: le mental. en 2: le mental. en 3: l'envie de vivre, et heu...le mental. Meme avec deux coeurs, trois poumons et tout le materiel que tu veux, si la tête n'est pas prete à cette situation; t'y restes...

01 décembre 2006 à 08:14:00
Réponse #4

bloodyfrog


Faut que je file alors je reviendrais sur le fil plus tard...

Citer
si la tête n'est pas prete à cette situation; t'y restes...

C'est assez bien résumé... ;D
Le truc c'est que si tu fais ce choix (escape), et dans la plupart des situations qui puent, faut le faire quasiment dans la minute, ben tu peux plus faire machine arrière... faut que tu t'"evade" sans regarder derrière...

Pour nos lecteurs anglophobes, le terme escape désigne l'évasion au sens français du terme, commme sauter de la voiture en marche... ::)
Le terme evade désigne lui tout ce qu'il y a après... la fuite... comme prendre de vitesse une BMW qui fait demi tour... ;D

 ;)

Manu.

01 décembre 2006 à 08:54:46
Réponse #5

fred2


bonjours
je vois que tous le monde  met l 'accent sur le mental ce qui semble etre un point fort pour cette "activité" dans ce mental il faudra aussi travailre les prise de decission rapide et cela sous pression en etat de fatigue avancé  les support important dans ces cas vont etre la condition physique (ont dit toujours si la tete veut le corps suie c'est bien loin d'etre toujours vrai)
si cette situation se fait sentir juste apres la decission avalé tout les vivre posible  et boire la suite ne permetra peut etre pas cela et ca fait de l'energie pour la becane
dans le materiel minimum des chose comme votre tenu vestimentaire risque aussi d'etre en cause
les chaussures ( pas facile de courir avec des pompe de clown)
pantalon
veste
les accesoire bousolle
carte
kit survie(couper feux signaler eau)
micro kit medic (anti diahree antalgique)
le pognon (peut de dab dans la verte mais des lacaux pas toujours hostile )
les papiers identité
les points de contacts et de replis (a prevoir avant et a equipé)
les back up memo sur support tissus dans vos fringes 
bon je file
a+
fred2
 

01 décembre 2006 à 11:35:38
Réponse #6

xav92p


Bonjour,
C’est mon premier post depuis l’ancien forum et je viens de m’apercevoir que je ne suis pas repassé par la case Présentation.
Voilà c’est fait.
Comme l’à si bien écrit le manitou, "E&E"...  S'échapper, et disparaître, c'est un sport de militaires, même plus particulièrement de certaines unités spéciales.
Je ne parlerais que du coté « sport militaire », c’est celui que je connais pour l’avoir pratiqué. (Formation au SERE du coté de Biarritz et de Font Romeu, dans ma vie d’avant, les bonnes choses ne s’oublient pas.)
J’utiliserais le terme anglo-saxon de SERE, pour regrouper ces opérations de Survie, Evasion (s’échapper), Résistance, et Disparition (disparaître – ne pas se faire attraper).
Les grands principes de base sont qu’une bonne condition physique conditionnera le début la réussite de toute « Evasion ». Une très bonne condition physique aidera à se faire la malle. Néanmoins le mental conditionnera la réussite de l’opération : un homme seul aura plus de chance pour tout larguer qu’un père de famille sur laquelle une pression pourra être exercée.
Je pense aussi que l’on à toujours le choix, difficile parfois mais il faut toujours prendre une décision, bonne ou mauvaise (on ne le sait qu’après). Décider c’est avancer !
Il faut aussi partir du principe que seul la préparation sauve. L’EDC, le kit de survie, il faut les oublier en situation SERE. Il faut partir du principe que l’on à rien, que l’on est dépouillé de tout. Exemple pour l’orientation ; on situe l’EST au lever du soleil. La boussole est un luxe lors de SERE.
Coté pistage, lors d’évasions, c’est les chiens qui sont la plus grande menace. Quand on cherche quelqu’un on met le maximum de gens sur le terrain pour arriver à ses fins. Les pisteurs du bush on en rencontre pas à tous les coins de forêt.
Pour le camouflage, aucune préparation matérielle n’est envisageable AVANT la période SERE. Là encore la faculté d’adaptation fera la différence.

Pour reprendre certains points évoqués par FRED2, s’alimenter à chaque fois que l’on à la possibilité. Pour les points de replis c’est bien en situation militaire car on a un recueil qui nous attend. Dans le civil dans un pays étranger, cela implique une préparation qui n’est pas à la portée du simple touriste. En plus grenouiller dans la verte d’un pays à risque, pour y installer des boites dormantes avec kit de secours, eau et nourriture, c’est le meilleur moyen d’avoir à mettre en œuvre une opération SERE !!!

Concernant les non-militaires, attention : il faut évaluer les conséquences d’une SERE si on est repris….cela peut être fatal.

Voilà pour le moment.
Xavier

01 décembre 2006 à 16:42:36
Réponse #7

kazar


Passionnant ce post!

Ma vision (non pratique) :

La "cavale" a un sens assez différent de fuite ou d'évasion. La fuite ou l'évasion désignent le fait qu'un prisonnier fausse compagnie à ses geôliers. On scie les barreaux, on se fait passer pour mort, comme Edmond Dantès dans le Comte de Monte-Cristo. Ou bien un hélicoptère vient vous chercher, ce fut le cas il y a quelques années.
Mais un fois l'évasion réussie, on est recherché. La clandestinité à laquelle est contraint le fuyard, le fait de devoir fuir toujours et s'échapper sans cesse, cet état qui dure, même si c'est plus ou moins long, c'est ça qu'on appelle une cavale.

Le mot "cavale" vient bien sûr du vocabulaire équestre. Au départ une cavale était une jument de race. Mais l'expression "faire cavale" est apparue assez vite pour signifier "s'enfuir". "En cavale", sur le modèle d'"en fuite" apparaît après. Et c'est plus récemment qu'on a utilisé ce mot comme un nom commun : "la cavale".
Systématiquement, on parle de la "traque". Ce mot est également familier et sonne de façon un peu similaire. Il désigne tout le système qui est mis en place pour arrêter le fuyard et il dérive du verbe "traquer", de même que cavale évoque le verbe "cavaler".

Si "E&E"...  s'échapper, et disparaître est entre autre un "sport de militaires", l'activité contraire l'est également, à savoir : empêcher un ou plusieurs hommes de s'échapper et de disparaître.
Le convexe étant inséparable du concave, connaître les deux versants de ce type d'activité accroît les probabilités de réussite. Un chasseur traque d'autant mieux sa proie qu'il connait bien le comportement de celle-ci. Inversement, si je connait bien les pratiques de mes geoliers et de mes poursuivants j'ai d'autant plus de chances de leur échapper.

"Un chasseur sachant chasser étant chassé par un autre prédateur, chasse d'autant mieux cet autre chasseur qu'il se sait lui-même chassé."   ;)


* * *

Juste quelques récits d'évasions pendant la seconde guerre mondiale interressants par leur côté opportunistes et non extraordinaire :

http://rawa-ruska.net/rawa_e00.htm

http://www.ihtp.cnrs.fr/PDF/evasionenligne.pdf

Stéphen.

01 décembre 2006 à 17:39:18
Réponse #8

Thierry


Salut à tous,

Pour sûr, la fuite du danger met le corps dans un état second,

Qui n'a jamais connu cette sensation de peur lorsque l'on est poursuivie,
- les jambes qui trembles, ne facilitant pas la course à pieds,
- le souffle court (la respiration s'affolle)
- les poumons en feu lorqu'il fait froid,
- les mains moittes
- l'encombrement des vêtements ou du sac (si on à la malheur d'en avoir un sur soit)
- l'effet "tunnel" de la vision qui se focalise sur le point à atteindre
- et j'en passe...

et comme le dis Xavier, le risque auquel on pense, si on se fait chopper !

Bref, même entrainé, on est rarement préparé à le vivre, ou alors faut-il en avoir conscience en permanence, comme certains militaires qui "opèrent" en territoire ennemi.

C'est sûr, la décision est dure à prendre, mais peut vous sauver la vie.

@+ Thierry

01 décembre 2006 à 17:57:21
Réponse #9

Nico



 En complément du livre proposé par Fred2, il y a aussi le trés intéressant "Celui qui s'est échappé" de Chris Ryan.
 Toujours la mission Bravo Two Zero, mais récit différent puisque il a été le seul menbre de l'équipe a s'exfiltrer.

Je me permet de citer un commentaire de l'auteur extrait de la fin du livre.
Citer
Si l'on m'avait dit, avant la guerre du Golfe, que je marcherais sur près de 300 Km en plein territoire ennemi, pendant 7 nuits, sans nourriture et presque sans eau, avec des vêtements inadaptés, pour ainsi dire sans sommeil et sans abri, je ne l'aurais pas cru.

Bref a lire pour ceux qui s'intéressent au sujet.

http://www.amazon.fr/Celui-sest-%C3%A9chapp%C3%A9-Chris-Ryan/dp/2915243018/sr=8-2/qid=1164992453/ref=pd_ka_2/403-8555054-4044427?ie=UTF8&s=books

Nico.

01 décembre 2006 à 18:14:19
Réponse #10

Persea


Je pense que l'état d'esprit d'une personne qui essaie de se sortir d'une situation de détention doit se rapprocher plus ou moins des idées évoquées dans un autre sujet lancé il y a quelques temps "cadrages mentaux...".. Il y a urgence, un peu comme quand on voit une personne en train de se noyer, et du coup, l'activité du cerveau s'accélère et tend vers un seul but, en l'occurence l'évasion.
Je pense qu'il vaut mieux partir d'une base zéro niveau matos, en cas d'évasion, en général, on a rarement un kit sur soi... Même envisager d'être affaibli, blessé, usé psychologiquement. Ne pas laisser le temps à l'imagination "si je me fais prendre...", ça encourage la panique et qui dit panique dit perte de moyen et augmentation des possibilités d'échec.
User de son ingéniosité, dans le cas d'une évasion préméditée, trouver l'Idée qui dépassera les coups classiques, comme le cas de cette évasion d'un camp de S.S. où le détenu s'est procuré l'uniforme du commandant et a réussi à monter dans son véhicule et se faire la belle.
http://www.crdp-reims.fr/memoire/enseigner/Natzweiler_Struthof/02miradors.htm
J'ai visité ce camp il y a quelques années, et j'ai passé un bon bout de temps ensuite à me demander "comment, pourquoi ? "et à essayer d'imaginer ce que j'aurais fait dans une telle situation.
Comme le dit Kazar, "un chasseur traque d'autant mieux sa proie qu'il connait bien le comportement de celle-ci", le tout c'est donc d'utiliser une technique hors norme qui ne laissera pas le temps au "traqueur" de dire "ouf"...
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

01 décembre 2006 à 19:02:20
Réponse #11

fred2


bonjours
si ont parle de sere alors la formation qui va avec passe par la mise au point de kit qui seront dissimule dans les vetements (doublure ourlets de pantalon renfort des coude genoux ) pour les ceinture et chaussure c'est + delicat c'est souvent les 1 er trucs pris a un soldat capturer apres sont materiel de combat (d'ou l'importance de ne pas porté le top dernier cris en chaussure et autre trucs qui font vite envie
une ceinture tube en tissus porté sous le calecon ferme avec un noeud permet de peut etre passer aux 1 er fouille qlq petit trucs (ex medic deja cité fric bousolle mini  mini lame de scie mini photon au cyalume lame de scalpel )
en meme temps il est bon d'avoir preparer ces petit paquet pour sont coffre fort (la ont passe dans le domaine qui va bien)
pour notre coffie il faut un ou des preservatif  une micro bousolle des devises a choisir suivant la zone  etune vitre
je prend mon preservatif je glisse la bousolle dedans un noeud
pour les billet souffler sur la vitre coller le bifton le plier dans sa hauteur de facon a le faire en forme de bande etroite  une fois fait le plier sur lui meme de facon a faire une" petit carre " et hop re preservatif et noeuds soit au 2 bout ou un autre
tous cela fait (prevoir plusieurs billet eviter les grosse coupures si vous etes dans des pays a faible niveau de vie)
ces petit paquet seront rangé dans une pochette fecile d'acces si le temps se couvre et qu'il faut passer en sere avaler cela avec toutes la bouffe et la flotte finir par un cachet anti diahré (une des 1 er trucs a faire quand ont capture des soldat c'est de les hydraté et de filer dans la flotte un laxatif avec la chiasse tu part moins bien )
bref ce genre de sport ca se prepare bien a l'avance et ca demande a etre bosser un peut
pour repondre a la question qui va venir oui les biftons sent la merdse un peut apres mais l'argent na pas d'odeur
a+
fred2

01 décembre 2006 à 20:12:08
Réponse #12

ouzala


 Pour le côté Escape,  cette semaine j'ai vu un extrait du film de Christophe
 de Ponfilly : l'étoile du soldat , qui traite de l'histoire d'un soldat russe en
 Afghanistan, il y a une scène où les mujahidins échappent à la vue des
 hélicos en 30 secondes et pourtant ils ne sont pas en tenues camouflées.

 Ils s'éclipsent sous leurs longues capes en s'accroupissant au sol alors qu'ils 
 escaladent une  montagne ( chacun dispose d'une couleur  neutre et
 différente des autres ) et se confondent ainsi  à merveille avec les pierres
 locales . Très impréssionnant et efficace tant qu'il n'y a pas de caméra 
 thermique...
 

01 décembre 2006 à 20:25:55
Réponse #13

Frolboll


Salut,

Pour ajouter une p'tite touche hollywoodienne au sujet  8) , où en est-on des technologies de reconnaissance thermique ou autres ? Sont-elles réservées à quelques groupes très bien équipés ou bien sont-elles utilisées par un peu tout le monde ?

Frol

01 décembre 2006 à 21:07:56
Réponse #14

sharky


Je vous conseille une nouvelle série qui passe sur W9 en ce moment:"the Unit". Elle raconte le quotidien d'une unité Delta, elle beaucoup plus réaliste que les grosses daubes qui ont pu faites sur la Delta Force genre chuk norris et compagnie.
Il y a pas de séquences d'Escape urbaines et sauvages quand les missions tournent mals.
Pour info, le producteur est Eric HANEY, auteur de "Inside Delta Force" où il raconte sa carrière dans la Delta Force.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

01 décembre 2006 à 21:13:45
Réponse #15

DavidManise


Salut :)

Déjà très intéressant tout ça :)

Pour revenir au débat mental / physique...  C'est comme une chaîne, je pense.  C'est le plus faible des deux qui lâche en premier...  et il faut les deux pour avancer.  Or, la plupart du temps et chez une personne normale, c'est le mental qui lâche en premier. 

Je le voyais bien à l'entraînement de compète en karaté (très dur).  9 fois sur 10, c'était mon mental qui lâchait avant mon physique (bon j'ai toujours été plutôt gâté au niveau physique, faut dire).  Quelques fois, j'ai tenu jusqu'à ce que ça soit le physique qui lâche.  Ça se finit en tombant dans les pommes, en général.  Ça n'apporte pas grand chose, à part la certitude de savoir réellement où est sa limite physique et comment on peut la trouver...  mais bref : le physique peut effectivement tenir très longtemps si le mental tient bon.  La plupart du temps, quand on s'arrête en se disant qu'on n'en peut vraiment plus, on est à la moitié de sa capacité réelle.

Comme la limite physique, je pense que la limite psychologique peut être repoussée pas mal.  Avec du travail, on peut acquérir les deux...  et si on se relâche après, ça revient vite au niveau larvaire.  Enfin...  surtout le physique.  Le mental reste souvent plus fort plus longtemps...  mais le mental a besoin aussi du physique, et inversement.

Bref, le plus faible maillon de la chaîne va péter en premier.  Et tu ne peux pas avancer avec seulement un des deux. 

Just my opinion !

Sinon, je pense qu'il est cool de prévoir un minimum de matos bien planqué sur soi, mais je crois aussi qu'il est vraiment bien (dans l'absolu) de savoir se démerder avec absolument rien sauf son corps (mal en point).  Savoir se recréer des outils à partir de pas grand chose (silex, fibres végétales, etc, etc.).  Savoir réellement se fondre dans la nature et s'en imprégner...  Toutes ces qualités développées pendant des millénaires par nos ancêtres, qu'ils aient eu la peau blanche, cuivrée, rouge, marron ou noire...  partout sur la planète, il y a 10 000 ans, les gens savaient vivre dans la nature.  Je pense qu'il y a des trucs à aller puiser là-dedans.  Loin du côté de nos racines communes.

Un bon ami amérindien (je ne le nommerai pas, s'il lit il se reconnaîtra -- kwé mon gars :up: !) me racontait qu'il s'amusait à aller piquer des trucs (couteaux, bouffe, munitions, vêtements, etc.) dans les campements de militaires à l'entraînement.  Après plusieurs fois, les gars ont fini par monter un peu la garde et ont commencé à essayer de l'attrapper.  Il réussissait toujours à disparaître.  À force, ils ont vraiment commencé à avoir le démon, au point qu'ils ont tiré dessus à balles réelles plusieurs fois, et lancé des opérations (avec hélicos, chiens et tout) pour le retrouver sans jamais réussir à le chopper.  Finalement, un gradé moins c*n que les autres a arrangé un rendez-vous.  Il avait apparemment compris que le pote en question aurait peut-être bien un ou deux trucs à leur apprendre, en fait.  Et c'est comme ça que mon pote est devenu instructeur SERE dans l'armée d'un grand pays d'amérique du nord <rire>

Bref, des trucs qu'il faisait pour rire étant gamin, des jeux tous cons, en fait, lui avaient permis de développer toute une série de compétences inestimables.  D'ailleurs, pour lui, le SERE étaient une immense supercherie.  Des adultes qui passent des semaines à jouer, et un gars super bien payé qui leur explique comment faire.

Il adorait ça <rire>

Son premier conseil : amuse-toi.  Joue.  Chaque arbre est un coéquipier qui va t'aider à rendre l'autre frustré et ridicule. 

Son deuxième conseil : oublie la différence qu'il y a entre toi et la forêt.  Oublie même que tu es autre chose que la forêt.  Tu es un paquet de mousse moisi, tu es un rocher, tu es un ours, mais tu n'es plus un humain.  Tant que tu n'es pas rentré chez toi, tu es une bestiole et tu dois être une bestiole parfaitement crade, sauvage et imprévisible.

Bon chai pas vous, mais moi ça m'a aidé à me mettre dans l'esprit du truc.  Mais bon chuis loin d'être un pro de l'E&E ou du SERE, etc.

Ciao ;)

David

P.S.: J'ai nettoyé nos posts bruiteux à Promeneur4D et moi...
« Modifié: 01 décembre 2006 à 21:41:53 par Manitou »
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

01 décembre 2006 à 22:05:18
Réponse #16

guillaume


Savoir réellement se fondre dans la nature et s'en imprégner...

Quelques trucs ô grand Manitou?

a+

01 décembre 2006 à 22:11:05
Réponse #17

DavidManise


Ce que tu fais déjà à chaque fois que tu vas dans la nature, Guillaume :)

- marcher sans faire de bruit pour écouter autour de toi...
- apprendre la vie des animaux, des plantes, des arbres... 
- comprendre les liens entre tout ça, comment tout ça se relie, fonctionne, échange...
- savoir utiliser ce dont tu as besoin (donc connaître, donc s'intéresser, donc ralentir de temps en temps)
- etc.

Bon évidemment, c'est pas quand t'as les clebs au cul que tu t'arrêtes pour admirer les orchidées...  Mais au plus tu es à l'aise dans la nature, au mieux tu la connais, et au mieux tu peux te fondre dedans, ne pas y laisser de traces, et utiliser ses ressources...

C'est une sorte de question de culture générale.

Ciao !

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

02 décembre 2006 à 09:20:01
Réponse #18

vik


salut
dans le livre que j'ai lu  sur mike horn il a été poursuivit par des homme et pour les semer  il a fait une grande boucle pour se retrouver dérrière eux et pendant qu'il le pistait
dans la boucle en marchant lentement lui a fait cette boucle en courant et a continué de courir si bien qu'il les a semer

@+

02 décembre 2006 à 09:31:19
Réponse #19

fred2


bonjours
Pour compléter ce que le manitou nous livre :
Penser à se fondre dans l'environement, qu'il soit naturel ou de béton, les base resteront les mêmes.  Avec des coloris adaptés, l'imobilité reste un des meilleurs camouflages.  On dit aussi que les déplacements sont, de plus proche, plus bas et plus lents, en clair plus les autres sont près et plus on se fait petit, et plus les geste sont lents.  Ce qui attire le regard c'est souvent le mouvement.
Pour rebondir sur le post de sharky qui nous parlait de la Delta, niveau préparation il y avait des tenues en jeans réversibles, un côté denim, l'autre woodland.  Pas mal du tout. Bien entendu il y a d'autres camos.
Le milieu urbain est aussi à ne pas négliger car rien ne dit que e&e ne démarre pas dans ce type de milieu.  La aussi il y aura des points positifs, mais aussi des négatifs (vidéo cameras, divers contrôles des forces adverses, bien plus de monde susceptibles de vous reconnaître si votre tête est médiatisée)
Mais aussi du bon : plus de possibilités de ce délooker par l'achat ou le vol de vêtements, de matériel, vivres, des caches nombreuses, des endroit ou l'ont peut écouter des news, consulter des cartes, utiliser des moyens de communication, rejoindre un consulat ou une ambassade.
Bref chaque milieu doit etre famillier et s'adapter doit etre naturel.
a+
fred2
« Modifié: 02 décembre 2006 à 20:53:38 par Manitou »

02 décembre 2006 à 09:38:27
Réponse #20

guillaume


Ce que tu fais déjà à chaque fois que tu vas dans la nature, Guillaume :)

- marcher sans faire de bruit pour écouter autour de toi...
- apprendre la vie des animaux, des plantes, des arbres... 
- comprendre les liens entre tout ça, comment tout ça se relie, fonctionne, échange...
- savoir utiliser ce dont tu as besoin (donc connaître, donc s'intéresser, donc ralentir de temps en temps)
- etc.

Bon évidemment, c'est pas quand t'as les clebs au cul que tu t'arrêtes pour admirer les orchidées...  Mais au plus tu es à l'aise dans la nature, au mieux tu la connais, et au mieux tu peux te fondre dedans, ne pas y laisser de traces, et utiliser ses ressources...

C'est une sorte de question de culture générale.

Ciao !

David

Ha ok!

Ne pas laisser de trace, c'est encore très dur pour moi  ^-^. Il y a des branches partout, des feuilles que l'on retourne...
De plus quand j'y fais attention, je marche TRES lentement donc pas trop compatible avec le fait d'échapper à ses traqueur, si?

a+

02 décembre 2006 à 09:46:46
Réponse #21

xav92p


Cela me rappelle les mots d'un de mes instructeurs:

"la faculté d'adaptation est une composante essentielle de l'intelligence"
et aussi
"pratique la MUT" (Multi Utilisation du Territoire) espace, resources, adapte toi, preleve ce qui est utile, decide, va de l'avant,


02 décembre 2006 à 09:47:34
Réponse #22

Thierry


Document sur ARTE, mercredi 6 décembre =

"COLDITZ, les évadés de la forteresse de Hitler"

@+ Thierry

02 décembre 2006 à 12:32:32
Réponse #23

fred2


bonjours
L'exemple des evadés de Colditz, bien que très intéressant, fait un peut cas d'exception. En fait, si capture il y a, dans la mesure du possible il est fortement conseillé de se faire la belle avant de rentrer dans la chaîne suivant une capture.
En general, pour le soldat pris, une première fouille est faite assez vite, avant de le deplacer vers un premier lieu d'interrogatoire où la la chaîne va commencer par à poil, visite médicale rapide et interrogatoire plus ou moins long, puis souvent un deuxième deplacement qui peut être lui aussi suivi d'un contre interrogatoire, et plus si affinité. Bref plus rapide est la fuite, plus on a de chance de passer a l'as du petit matos et de béneficier de flottement dans les rangs adverses si capture multiple.  Il y a par exemple
un des points très importants sera de savoir ou l'on se trouve et d'avoir une connaissance de la topo générale de ce pays.  L'ideal reste une carte sur support tissus (soie) telle que celles utilisées pour les formation SERE (déjà utilisées en 14-18 et 39-45, en ce moment il y en a des sympa de pays du Moyen-Orient et quelques modèles guerre froide de l'Europe).
Pour ceux qui ont deja été formés à ce type de techniques, la visite medicale reste un moment de souvenir, sans parler des interrogatoires ou des phase d'évasion, départ à poil, 30 seconde pour chopper fringues et chaussure dans un tas d'un mètre de haut (t'as pas une chaussure gauche machin j'ai deux droite,  euh si une 40 et une 45 arh).
Si la phase de capture est bien faite par votre ennemi, en 2 jours vous ne savez plus depuis combien de temps vous avez été serré, ni où vous êtes.  Vous avez la diarrhée et si tous s'est bien passé votre corps est une épave à force de positions diverses et variées que seul un yogi trouve correctes.
a+
fred
« Modifié: 02 décembre 2006 à 20:59:48 par Manitou »

02 décembre 2006 à 13:50:00
Réponse #24

LOOPING


Je suis susceptible de me rendre en mission humanitaire en Afrique.

Dans certains pays ou tout peu basculer, vos conseils en E&E peuvent m'être des plus utiles. Merci. :)


Je pense à un ami qui à parcouru des centaines de Km à pied pour fuir les massacres d'un pays d'Afrique en  guerre . L'armée ou les rebelles poursuivait les civils en fuite et ouvrait le feu... Dans le tumulte de la fuite, il a été séparé de sa femme et de ses proches. N'ayant pas eu le temps de faire ses bagages, Il s'est retrouvé sans rien à part ce qu'il avait sur lui.

Je pense également à un ami Rwandai qui a du fuir son pays au moment du génocide. Il s'est retrouvé coincé à l'hotel des 1000 collines. (voir le film Hotel rwanda)


je pense à quelques trucs peles meles :

- un kit MUL miniature porté en permanence sur soi en EDC sera utile si l'on n'est pas arreté, fouillé ou dépouillé

- savoir marcher pieds nus (moi je sais pas)

- savoir "naviguer " aux étoiles
- trouver le sud avec le soleil (comme déja dit par d'autres)

j'ai encore du boulot... :(
« Modifié: 02 décembre 2006 à 13:54:11 par LOOPING »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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