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Auteur Sujet: [MàJ: Partie France] D'Amsterdam à Constanta, carnet de bord  (Lu 4165 fois)

15 août 2008 à 20:53:42
Lu 4165 fois

yoann


Si vous voulez voir les photos aussi, allez par ici : http://songe.org/yoann/index.php?2008/08/15/13-carnet-de-bord-de-la-partie-a-velo
[edit] l espace n existe plus
L ajout est en page 2 réponse 22

Ca peut peut être interresser des gens, ou pas, mais je poste quand meme au cas ou...

Samedi 21 Juin
A Amsterdam, j'ai bel et bien acheté un vélo. 3 vitesses (dont 1 ne fonctionnant pas), un grand plateau, autant dire que les côtes je les montent a pieds...
Mais c'est cool

Pour descendre d'Amsterdam , c'était très rapide et facile, les 2 premiers jours, je faisais environ 100km de moyenne. De plus, il y a des pistes cyclables partout, même ici en Allemagne. Sauf qu'il y a maintenant des côtes parfois rudes. Mais qui dit montée, dit descente, et celle d'hier de 10km (la L539 vers Attendorn) était vraiment excellente. Ceci dit je vais essayer de rester dans la vallée lorsque ce sera possible...
Mes 2 premières nuits après Amsterdam furent bien, surtout la première car il faisait super beau.
Par contre jeudi fut une des pires. Je n'ai pas pu m'abriter a temps et pleuvait averse.
J'étais trempé et me suis finalement arrêté sous un pont le long d'une nationale le temps que ça se calme, ce qui ne s'est pas passé. Je me suis retrouvé à dormir là, pas du tout caché, les voitures et camions filant à toute allure.
Au final, j'ai assez bien dormi, pas été embêté, mais bon c'était pas commode comme endroit...

Hier et aujourd'hui, je suis au bord d'un lac à côté de Olpe. C'est plutôt cool, dommage que je ne puisse me baigner à cause des algues...
C'est repos, reflexion et lecture aujourd'hui donc...


Lundi 23 Juin
La journée d'hier fut assez tranquille et le temps mitigé une bonne partie de la journée... et je m'en sors bien !
Car quelques secondes après avoir fini de monter mon abri, une averse s'abattu sur la ville !
Puis c'est devenu un vrai orage avec du tonnerre, des éclairs et des trombes d'eau !
J'étais bien content d'être à l'abri et je me disais "mieux vaut que ça tombe maintenant que demain !".
Et ce matin, grand ciel bleu ! Il a fait un temps magnifique, j'en ai même attrappé des coups de soleil vu que j'ai pas encore de crême...

Le début de la journée était assez tranquille, même si je me suis perdu quelques fois, cqr c'était plutot plat.
Puis le paysage valloné est revenu et je suis maintenant en plein dedans...
C'est pourquoi la fin de journée était assez rude car je voulais atteindre une ville me confirmant que j'allais dans la bonne direction... Je ne l'ai pas trouvée tout de suite...
Cette nuit s'annonce belle, je vais quand même monter le tarp mais je ne pense pas en avoir besoin.

Vendredi 27 Juin
Je pense avoir passé le plus dur, les montagnes sont derrières moi... en attendant les prochaines !
Mais à présent je suis le "Main donau kanal" donc ça devrait aller.
Les jours précédents ont étés, rien à noter de particulier, il y avait des haut et des bas comme d'habitude.
Et aujourd'hui a eu un bon lot de bas car je me suis perdu dans Bamberg pendant au moins 2 heures jusqu'à ce que je pense à aller à l'office du tourisme...
J'espère que demain ce sera plus facile à Nurmberg...

Mercredi 2 Juillet
Depuis vendredi dernier, pas de problèmes particuliers mis à part que je suis tombé une fois, sans gravité toutefois.
Maintenant je possède l'itinéraire de Passau à Bratislava, plus possible (a priori) de se perdre.
Il fait encore beau, je suis à présent à côté de Melk et vais essayer de trouver un endroit où dormir tranquille.
Mes journées sont assez bien remplies en ce moment, vu que c'est plat j'en profite pour faire pas mal de kilomètres. Je dois pasêtre loin de la centaine par jours. Dommage que le vent de face soit de la partie en ce moment...
Je suis allé dans un cyber café aujourd'hui, J'y ais appris une mauvaise nouvelle [privée].
Pour revenir au cybercafé, j'en ai profité pour regarder un moyen de rentrer... Il semblerait que le gagnant soit Eurolines. Enplus je n'ai jamais utilisé ce service donc à voir...

Vendredi 4 Juillet
Je suis à côté de Bratislava. On est en fin de journée, je préfère me la garder pour demain.
Hier fut une journée très ensolleilée encore une fois mais avec pas mal de vent (de face bien sur). J'avais trouvé un endroit tranquille mais peu abrité pour la nuit... Le vent était très puissant. J'ai quasiment veillé toute sa durée de peur que la bâche s'envole. Heureusement, il n'y a pas eu de problèmes finalement...
Et la bonne nouvelle, c'est que le vent était dans le "bon" sens aujourd'hui donc c'était plutôt cool.

Samedi 5 Juillet
Ayé, je suis en Hongrie, je ne sais pas trop où exactement...
La journée s'est bien passée globalement. Ca a bien commencé avec le vent dans le dos, l'itinéraire bien indiqué, le beau temps...
Puis je suis arrivé a Gyor. Je me suis plus ou moins perdu et une averse est tombée (j'ai pu m'abriter sous une aubette de bus et elle était assez légère donc pas trop grave).
Par contre, je n'ai pas réussi à trouver le chemin...
Du coup, j'ai fait au feeling et la route s'est transformée en chemin qui s'est transformé en sentier...
Je pense néanmoins être sur un bon chemin mais pas celui prévu. On verra demain !

Mardi 8 Juillet
Je suis à côté de Baja, demain je passe très certainement la frontière Croate. Mon premier tampon sur mon passeport...
Le chemin de la dernière fois m'a finalement amené plus près du Danube que l'itinéraire "officiel". C'était pas plus mal.
Ces derniers jours ont pas tous été faciles. Hier nottament avec la traversée de Budapest qui n'a pas été évidente ainsi que la nuit où le temps a été plus que mauvais. Au programme, beaucoup de vent, tellement que mon tarp s'est décroché plusieurs fois dont une où c'était vraiment très galère car je ne retrouvais plus la sardine.
S'ajoute à cela des trombes d'eau et on a la totale... Heureusement aujourd'hui c'était un peu mieux.
D'une part le vent était plus modeste et d'autre part la pluie s'est faite discrète.
J'espère que ça va continuer comme ça. Pour cette nuit ça devrait bon en tout cas...

Jeudi 10 Juillet
Je suis pas loin de la frontiere Serbe.
Baja c'était assez cool nottament avec une hongroise qui a essayé de me mener vers un cybercafé voyant que tournais en rond. Finalement on a pas trouvé, enfin si , mais c'était pas ouvert...
Autre bonne chose qui m'est arrivé: croiser un couple de polonais qui se baladent le long du Danube comme je le fais et qui avaient 2 guides/carte allant de Budapest a la mer Noire. En fait ils avait la version allemande (qu'ils m'ont offert) en partant de Pologne et ont trouvé une version anglaise ensuite. Je n'aurais pas rêvé mieux !

Dimanche 13 Juillet
Je ne suis pas loin de Smederevo. Il est presque 13h et il fait super chaud... Comme tous les jours depuis un certain temps.
J'ai passé la frontière Serbe sans soucis même si je dois dire que la route est loin d'être tranquille. D'une part, il y a plein de voiture fonçant à toute allure, d'autre part il n'y a que des montées et des descentes, quasiment pas de palt... autant dire que je suis souvent à pied...
Et de ce point de vue là, la journée d'hier fut rude.
Une des plus dure jusqu'à présent je pense. Mais qui dit montées, dit point de vue superbe (souvent) et bien sur belle descente. Il y a donc récompense en quelque sorte (pas comme avec le vent de face...).
Hier donc, après avoir fait krcedin > Udovice (soit +100km je pense) en passant par Belgrade, j'étais bien naze et toute la fin de journée je pensais au soir où je pourrais me passer de l'eau voir me baigner dans le Danube, nager, me reposer...
La nuit arrivant, je me mis en quête d'un endroit où dormir.
Il y a des habitations partout le long de l'eau... A la base, je ne voulais pas squatter où que ce soit mais à l'évidence je n'avais pas le choix vu qu'il n y avais pas d'endroit sauvage...
Je décide alors de m'aventurer dans les ruelles et demander aux gens si je peux dormir dans leur jardin.
Premier essais non concluant, on me donne l'adresse d'un hotel... Second essais un peu plus loin, des gens discutant et buvant, jackpot!
Je m'installa donc et commença a manger, puis une des personnes m'apporta un verre d'eau de vie (bien forte).
Je leur ramena le verre et ils m'invitèrent à me joindre à eux puis ils m'offrirent finalement un lit. Très sympas ces Serbes.
Et ce matin, j'ai eu du mal à décoller, je pense que j'aurais pu squatter toute la journée si j'avais voulu...
Je me suis bien gavé au petit déj en tout les cas jusqu'à n'en plus pouvoir. Et pour finir, on m'a offert un Tshirt...
J'avais pas spécialement d'a priori sur la Serbie ( ou alors pas particulièrement positif) mais que ce soit au niveau des paysages ou des gens, ça me parait très sympatique !

Mardi 15 Juillet
Je suis passé en Roumanie !
Revenons d'abord à la journée d'hier... Dure dure ! Un vent de fou, des côtes longues et nombreuses, de la pluie...
Et pour courroner le tout, la nuit fut tout aussi merdique. Pensant que la tempête s'était calmée et finie, je me suis installé le long du Danube, or elle n'a fait qu'une pause ! J ai presque pas fermé l'oeil et à l'endroit où j'étais, impossible de monter le tarp, sol trop dur et pas assez abrité du vent...
Bien que cela aurait pu être pire, je me suis pris quelques averses sur la tête de quoi mouiller les affaires (même si j'avais le tarp en "couverture", c'etait une installation bancale)...
Je suis parti vers 6h du matin du coup !
La journée d'aujourd'hui est pour l instant assez bonne, j'ai eu le vent de dos une bonne partiedu trajet et le paysage était superbe encore une fois.
En tout les cas, maintenant que je suis en Roumanie, je ne regrette pas d'être resté en Sebie sur la partie parallèle car l'autre route semble rouler beaucoup plus !
Puis sinon j'ai essayé de trouver un cybercafé en vain, et la personne a qui j'ai demandé s'est fichu de moi du coup je verrais ailleurs...

Samedi 19 Juillet
La nuit de mardi dernier ne fut pas terrible non plus mais la journée de mercredi fut marquée de plusieurs fait majeurs.
D'une part, alors que j'étais entrain de manger des fruits dans un arbre, un roumains m'a invité chez lui manger: au menu pain, formage, oeufs, saucisse, parfait ! Et alcool bien sur ! Fait maison, je m'en serais passé mais bon ce n'aurait pas été très courtois...
D'autre part, j'ai rencontré un canadien avec qui j'ai fait la route jusqu'a aujourd'hui (lui décidant d'aller en Bulgarie).
Ces derniers jours furent donc très cool.
Le mercredi, on a dormi à l'hotel (et on s'est un peu fait avoir d'ailleurs mais bon j'avais vraiment envie de me doucher et vu mes nuits précédentes, j'étais content de pouvoir dormir tranquille)...
Le jeudi, on se revoit offrir le déjeuner ainsi que le vendredi ! On dit que les roumains ruraux sont sympas et généreux, j'ai pu constater que c'est le cas.
Et ce qui est cool aussi c'est qu'il y a des fruits partout et des puits assez regulièrment, donc pas de problème de ravitaillement...
Cela dit, je suis pas trop fan des villes où les gens ne sont pas riches et voudraient l'être (a contrario des campagnes où ils s'en fichent)
M'enfin, d'après mes calculs, je devrais être a Constanta d'ici 5 ou 6 jours, je ne suis pas mécontent que ça se termine...

Dernière semaine
J'ai pas de notes concernant la dernière semaine, je suis arrivé à Constanta le jeudi.
Ce que je peux dire, c'est que j'ai bien galéré, entre le temps qu'est devenu déguelasse, les nuits où je me suis mal débrouilée avec le tarp qui s'envole, le trajet qui s'est avéré bien galère avec des montées et des descentes partout (avec un paysage pas particulièrement beau) sans compter le pompom: les crevaisons.
J'y avais échappé jusqu'à maintenant mais les routes merdiques ont eu raison de mes chambres à air.
Le lundi soir vers 19h, petite descente, je sens qu'un truc cloche, pneu arrière à plat, c'est le moment de sortir le kit de réparation, un roumains me soutien psychologiquement...
Mardi soir, après une journée toujours aussi dure, rebelotte mais cette fois roue avant. Ca m'est arrivé dans un village là aussi et j'avais pas mal de gens autour de moi a regarder...
Mercredi midi, la roue arrière a de nouveau percé (pas au même endroit bien sur)...
Si j'avais pas eu l'intention de m'arrêter a Constanta, je crois bien que ça m'aurais décidé...

« Modifié: 14 mars 2009 à 15:24:29 par Yoann »

15 août 2008 à 23:21:08
Réponse #1

François


Eh ben, mer du Nord - mer Noire, t'as fait du chemin  :doubleup:

Beau voyage !
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

15 août 2008 à 23:26:28
Réponse #2

wolf


"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

15 août 2008 à 23:41:26
Réponse #3

vik


sa c'est ce que j'ai envi de faire, un grand voyage en velo du coté de la scandinavie, mais dans longtemp ^^
franchement sa fait rever ton voyage, sa me fait un peu penser a kim hafez  :up:
« Modifié: 16 août 2008 à 14:39:30 par vik »

16 août 2008 à 13:30:35
Réponse #4

Vulpus


T'as eu raison d'acheter ton vélo à Amsterdam, la capitale des vélos!

Beau récit, ça me fait rêver... j'au aussi un trois-vitesses d'Amsterdam dans ma cave, mais je ne crois pas qu'il tiendra un mois ;)

La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

16 août 2008 à 13:51:04
Réponse #5

Maximil


Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

16 août 2008 à 19:02:02
Réponse #6

yoann


Voici une conclusion de ce trip

------------------
Conclusion

Certains sont étonnés que je me sois arreté si tôt, mais pourquoi continuerais-je si j'ai répondu à mes questions ?
Avant de partir, je donnais des indications de durée et de parcours à titre indicatif pour me donner le temps de trouver des réponses. Ne sachant pas comment allait se dérouler le voyage, j'ai (comme d'habitude) vu large. D'autant que j'ai changé de moyen de locomotion en route...
Voici une conclusion possible de ce trip. Ecris dans l'instant, il n'est qu'une sélection incomplète de ce qui me passe par la tête.

Pourquoi ce voyage ?

Si je suis parti à la base, c'était pour voir ce que c'était d'être vagabond, voir si ça me correspondrait comme façon de vivre.
Ce que je cherche, c'est la place à laquelle mon évolution spirituelle et mentale sera la plus importante. Que cela coincide avec une "evolution" sociale ou non.
Pour ce faire j'espère me donner l'occasion durant mon existence de tester différents modes de vie dans différents endroits au fur et à mesure des opportunités.
Cette expérience en fut une. Il s'avère que même si cela m'a plus, je n'ai pas eu la sensation de faire ce que je "devais" faire après avoir compris certaines choses. Alors certes j'ai satisfait mon égo mais c'est bien tout.
Rencontrer des gens, parcourir de longues distances, voir d'autres choses, c est cool, c est sur, mais à quoi ça sert concrètement ? à rien.
La routine s'installe de la même manière qu'en faisant n'importe quoi et au bout d'un moment j'ai réalisé que je n'évoluais plus dans ce voyage, que j'avais répondu à la question "Est-ce que je SUIS un vagabond dans l'âme ?". La réponse est non.
Alors bien sur, ce n'est pas tellement étonnant pour ceux qui me connaissent. Je suis plutôt casanier en temps normal et ne ressent pas particulièrement le besoin d'aller dehors même si quand j'y suis je trouve ça cool.
Mais j'aime aussi tout ce qui est nouvelles technologies en rapport avec le son et l'image.
Une autre chose que je voulais avec ce voyage, c'est avoir le choix. De mon point de vue, seule la possiblité de faire des choix est synonyme de liberté. Quelqu'un qui aura choisi de s'enfermer est selon moi plus libre que quelqu'un forcé à rester dehors.
Faire ce voyage m'a permis de choisir en connaissance de cause de vivre dans la société et non plus d'y être par défaut.
Inutile de suivre ou aller contre le courant, il faut ETRE le courant.

Bon j'ai toujours envie de bouger mais en faisant plutôt comme je l'ai fait en Ecosse, avoir un taf (ou suffisament d'argent) et tout simplement vivre sur place un certain temps.
« Modifié: 16 août 2008 à 19:11:42 par Yoann »

16 août 2008 à 23:38:09
Réponse #7

François


Si tu as fait du chemin dans ta tête autant que sur la route, tout est bien :)

Attention, si tu as chopé le virus du voyage, même à ton insu, la rechute est possible  ;D
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

16 août 2008 à 23:56:09
Réponse #8

ncome


"Le cerveau est la tripe de la tête. Penser est un couteau !"
 [Miguel Angel Asturias]
"La pierre est l'amie du couteau, l'obstacle, celui de la volonté."
 [Jiang Zilong]
"Le couteau vaut peu contre l'esprit."
 [Michel de L'Hospital]

18 août 2008 à 10:43:58
Réponse #9

guillaume


J'adore ta conclusion, ainsi que ton récit :love:.

Ça nous (me) remet à notre place quant à nos délire de retraite au fond des bois en totale autarcie... Enfin, je l'ai compris comme cela...

a+

18 août 2008 à 11:33:42
Réponse #10

vik


Rencontrer des gens, parcourir de longues distances, voir d'autres choses, c est cool, c est sur, mais à quoi ça sert concrètement ? à rien.
je ne suis pas d'accord , sa sert a vivre, de la meme maniere a quoi ca sert de rester habiter au meme endroit? a rien non plus
je pense que c'est une envie qui chez certains est vraiment forte, d'autre non seulement certains vive en réalisant leurs projet, voyager a velo, a pied cela leurs convient et c'est dans cette tache qu'il trouve leur plaisir, qu'il vive vraiment,
Kim Hafez (je sais encore ^^ mais ses bouquins sont vraiment intéréssant quand au pourquoi voyager?) explique bien ce genre de desir
a+  ;)

18 août 2008 à 14:52:35
Réponse #11

yoann


je ne suis pas d'accord , sa sert a vivre, de la meme maniere a quoi ca sert de rester habiter au meme endroit? a rien non plus
je pense que c'est une envie qui chez certains est vraiment forte, d'autre non seulement certains vive en réalisant leurs projet, voyager a velo, a pied cela leurs convient et c'est dans cette tache qu'il trouve leur plaisir, qu'il vive vraiment,
Kim Hafez (je sais encore ^^ mais ses bouquins sont vraiment intéréssant quand au pourquoi voyager?) explique bien ce genre de desir
a+  ;)

Peut etre aurais du je mettre "a quoi ca ME sert concretement"...
Ceci dit, je ne dis pas que rester au meme endroit sert a quelque chose non plus...

La facon dont on vie est la base permettant a l'esprit de s'éveiller (ou pas).*
Pour moi, voyager comme cela, mobilisais une bonne partie de mes ressources ne laissant plus assez de place a mon gout a la reflexion et introspection.

Mais je ne doute pas que ca convienne a d autres.


*je mettais ca sur mon blog (lorsque je me dirigeais a pied/en stop vers Amsterdam)

Pour finir, la dernière réflexion que je me suis faite concernant la Vie.
Je me disais que celle ci pouvait être représenté par le couple Arbre (Etre/Ame/intérieur) et Sol (Ego/Monde reel/exterieur).
Et comme chacun sait, un sol fertile est nécessaire pour que l'arbre se développe.
Et comme tout arbre, toute personne n'a pas besoin des même conditions pour grandir.

Donc dans les faits, même si 2 personnes adoptent le même comportement et ont une vie "similaire", pour l'une cela pourra correspondre à un environnement fertile et l'autre stérile.
Ce qui sera fertile correspondra à ce qui nous est naturel et va aller dans le sens de notre Moi profond, et ce qui sera stérile correspondra à ce qui nous est contre-nature.

A noter que pour certains, un environnement fertile se matérialisera par un désert (ermites) ou encore par une île (moines divers).
En conclusion, l'important est d'essayer de faire concorder sa vie de tout les jours avec sa "nature". Combattre cette dernière sera vain et ne mènera finalement qu'à la stagnation voire la destruction de son Arbre interieur (son Etre pour ceux qui n'auront pas suivis ;) )

18 août 2008 à 16:23:42
Réponse #12

vik


Peut etre aurais du je mettre "a quoi ca ME sert concretement"...
Ceci dit, je ne dis pas que rester au meme endroit sert a quelque chose non plus...

La facon dont on vie est la base permettant a l'esprit de s'éveiller (ou pas).*
Pour moi, voyager comme cela, mobilisais une bonne partie de mes ressources ne laissant plus assez de place a mon gout a la reflexion et introspection.

Mais je ne doute pas que ca convienne a d autres.


*je mettais ca sur mon blog (lorsque je me dirigeais a pied/en stop vers Amsterdam)

Pour finir, la dernière réflexion que je me suis faite concernant la Vie.
Je me disais que celle ci pouvait être représenté par le couple Arbre (Etre/Ame/intérieur) et Sol (Ego/Monde reel/exterieur).
Et comme chacun sait, un sol fertile est nécessaire pour que l'arbre se développe.
Et comme tout arbre, toute personne n'a pas besoin des même conditions pour grandir.

Donc dans les faits, même si 2 personnes adoptent le même comportement et ont une vie "similaire", pour l'une cela pourra correspondre à un environnement fertile et l'autre stérile.
Ce qui sera fertile correspondra à ce qui nous est naturel et va aller dans le sens de notre Moi profond, et ce qui sera stérile correspondra à ce qui nous est contre-nature.


A noter que pour certains, un environnement fertile se matérialisera par un désert (ermites) ou encore par une île (moines divers).
En conclusion, l'important est d'essayer de faire concorder sa vie de tout les jours avec sa "nature". Combattre cette dernière sera vain et ne mènera finalement qu'à la stagnation voire la destruction de son Arbre interieur (son Etre pour ceux qui n'auront pas suivis ;) )
la je te comprend mieux et j'approuve ce que tu dis, tu trouve trés bien les mots pour faire passer ton idée

18 août 2008 à 17:14:42
Réponse #13

Tumiza


Total Respect :akhbar: :akhbar:

mais pourquoi avoir pris un velo aussi "pourri", sans taper dans le velo de course il y a moyens de trouver de bon velo d'occasion (surtout a Amsterdam ou il y a en plus le marché du velo volé  ;D )
BAVU ba pris

18 août 2008 à 17:52:43
Réponse #14

yoann


Etant donné que je savais que je ne le ramenerais pas, j avais pas envie de mettre des milles et des cents dans un velo (deja la j en ai eu pour 30euros de velo et environ autant de pneu/chambre a air)
Puis les performances m'importait peu, j ai parfois un peu galéré mais bon je ne suis pas sur qu avec un autre c'eut ete différent... Et mis a part dans les montées j ai rien a lui reprocher...

19 août 2008 à 14:58:50
Réponse #15

Vulpus


30 euros! Chez un SDF ou une d'occas? J'ai des copains là-bas qui n'hésiteraient pas à acheter des vélos en gros à ce prix  :blink:
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

19 août 2008 à 15:42:55
Réponse #16

yoann


d'occasion a un particulier (et pas un volé, ou du moins pas volé par celui qui me l a vendu), en neuf ca coute beaucoup plus cher (et en boutique, meme d occas' c est cher -mais j imagine qu ils sont "révisés" du coup)

19 août 2008 à 17:00:13
Réponse #17

mijour


Super récit, et bonne introspection  :yeah:

19 août 2008 à 19:58:46
Réponse #18

guillaume


je ne suis pas d'accord , sa sert a vivre, de la meme maniere a quoi ca sert de rester habiter au meme endroit? a rien non plus
je pense que c'est une envie qui chez certains est vraiment forte, d'autre non seulement certains vive en réalisant leurs projet, voyager a velo, a pied cela leurs convient et c'est dans cette tache qu'il trouve leur plaisir, qu'il vive vraiment,
Kim Hafez (je sais encore ^^ mais ses bouquins sont vraiment intéréssant quand au pourquoi voyager?) explique bien ce genre de desir
a+  ;)

Spéculations : tant que tu n'auras pas testé ce genre de voyage, tu ne peux même pas imaginer le comportement que tu auras. C'est valable pour tout le monde et Yoann t'a très bien répondu à ce sujet ;).

a+

20 août 2008 à 20:48:04
Réponse #19

vik


Spéculations : tant que tu n'auras pas testé ce genre de voyage, tu ne peux même pas imaginer le comportement que tu auras. C'est valable pour tout le monde et Yoann t'a très bien répondu à ce sujet ;).

a+
t'inquiete je compte bien faire un grand voyage mais pour l'instant c'est un peu difficile, de par mon age, et puis aprés j'aurais les etudes et tout mais je suis sur quand je serais grand ( ;D ) j'en ferais un, sa me donne envie dès que je lis un recit de voyage  :love:

22 août 2008 à 09:33:08
Réponse #20

Anke


Voyage impressionnant à tous points de vues.

Mais peut-etre que la question à se poser est la suivante :
" A quoi je sers concrètement ?" et non pas "à quoi ça me sert concrètement ?"

Chercher le sens de sa vie, c'est amha chercher son sens...
Certains auront besoin de marcher loin et longtemps, d'autres de rester immobiles, d'autres d'entamer une carrière. On en arrive tous au même résultat, à la même quête, savoir Qui on est et pourquoi on l'est.
Peut importe la manière au fond, mais le risque reste bien de se perdre ou dans l'action( le voyage) ou dans l'immobilisme ( " l'ermitage") et ainsi se couper du monde vers un nombrilisme possible, devenant ainsi des "handicapés sociaux", des morts avant l'heure...
Le héros de "Into The Wild" est mort parce qu'il était seul.
Dans ses reportages R.Mears n'est jamais seul, nous sommes tous à le regarder...
Au risque de me répèter, seul, on est rien, ça ne vaut pas la peine de continuer, noter vie sera inévitablement un échec, c'est l'autre (et par l'autre) qui nous donne un sens. Son regard est le miroir dans lequel on peut voir notre âme... Si on est attentif...



Anke, quand ça le prend comme ça, des fois, y ferait mieux d'aller taper la ferraille !

09 septembre 2008 à 21:47:14
Réponse #21

Walk


Wallala, mais c'est dingue ça! J'ai fait une partie de l'eurovélo 6 seul cet été. On aurait pu se croiser de peu! J'ai commencé à Donnaueschingen (sources du Danube) et j'ai terminé juste avant Ingolstadt à Neuburg....

Bon j'avais mon vieux vélo, celui que t'as du apercevoir dans un autre fil, j'ai pas crevé une seule fois....heureusement, j'avais pas de pince. Par contre j'ai cuit mes pneux sur les pistes (ils avaient déjà  plus de 20 ans, plus vieux que moi :lol:)....

Alors bon pour l'aspect tout seul (j'en étais pas à mon premier voyage), j'avoue que y a des fois ou je trouve que c'est un peu triste... personne n'est là pour t'encourager, pour te motiver...tu manges des carottes aux nouilles avec de l'eau tout seul sous la pluie....et il te reste 70 bornes à boucler avant la nuit et t'en as déjà 60 dans les pattes....les moustiques te dévorent les mollets...tu sens le chamois revenu à la broche à 50m....c'est pas la joie ;D.  Mais ça reste tout de même des souvenirs inoubliables, que malheureusement on n' arrive pas à partager avec beaucoup de monde.

En tout cas, chapeau pour ton périple :)

Walk
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

14 mars 2009 à 15:15:56
Réponse #22

yoann


Voila la partie qui manquait (Nantes > Auvergne > Amsterdam) du récit et que je n'avais pas postée, des fois que cela interresse certains d entre vous

Lundi 21 avril 2008

Jour du départ.
Cela devait être la veille mais un ensemble de faits ont mis à mal cette date. Le temps d’une part, puis le fait qu’il y ait M., P. et les petits à la maison d’autre part. J’ajouterais aussi les quelques kilomètres gagné grâce à papa.
Une fois qu’il m’a déposé sur la route d’Aigrefeuille, j’ai marché un peu puis ai commencé à chercher une voiture pour me prendre jusqu’à Montaigu.
Finalement ce sera un camion, il m’amène aux quatre chemins. Je dois rejoindre Chantonnay, c’est loin. Il n’y a pas trop de voitures et personne ne s’arrête, ou presque.
Quelqu’un me repère et je peux monter avec lui.
Il m’amène donc à Chantonnay et me dépose. Je prends direction Parthenay/Poitiers, je suis fatigué. Je marche mais personne ne me prends. Puis je repère un ancien moulin en semi-ruine. C’est décidé, je passerais la nuit là.
J’ai lu les carnets de tout le monde. C’est plaisant, il y a des choses que je ne savais pas et d’autres oubliées.
Je réécrirais à ce sujet, ce qui est sûr, c’est que je les aime.


Vendredi 25 avril 2008

Que de chemin parcouru depuis les derniers mots de ce carnet. Je suis maintenant à quelques kilomètres de Mauriac dans le Cantal. Je me dirige vers Salers
Que s’est il passé depuis lundi ?
J’ai tout d’abord très bien dormi dans le moulin, j’ai essayé d’y faire du feu mais le bois était humide et faisait plein de fumée.
J’ai donc abandonné l’idée. Je me suis néanmoins réveillé qu’à 9h/9h30. Le temps était brumeux. La route toujours aussi peu distrayante.
Je me fais prendre vers la Châtaignerais par une jeune femme. Elle eut fait du stop dans sa jeunesse comme presque tous ceux qui me prennent.
Elle m’amène jusqu’à Secondigny. De là je refais du stop pour aller à Parthenay. Deux personnes entre 50 et 60 ans me prennent et m’y déposent.
Je regarde s’il n y a pas un endroit où je pourrais dormir et je met en même temps sur mon sac une pancarte « Poitiers ».
Par chance, je me fais prendre par une jeune femme qui va à Paris. Elle me dépose à l’entrée de Poitiers. Je cherche à nouveau un endroit pour dormir, il est 17 ou 18h. Je marche le long de la rocade. A la première sortie, je vais à la recherche d’un coin de pelouse assez planqué.
J’en trouve un après m’être aventuré dans un champ avec des herbes hautes. Je me pose. J’essaie de faire un feu en vain. Le bois n’est pas forcément top et ma technique n’est pas formidable. Quelqu’un vient me parler. Il est au RMI et a été SDF. Il me parle du CCAS. Je lui dis que je retiens pour une prochaine fois mais bon…
Je ne me couche pas très tard.
Etant près de la rocade, je mets des boules quiès.
Du coup, je n’entends pas les gouttes de pluie. Je me dépêche à ramasser mes affaires. La journée (mercredi) commence mal.
Je marche le long de la rocade encore une fois.
Les voitures y roulent trop vite. Il est presque 12h. Je marche depuis 8h. Au premier panneau « restaurant », je tourne. Manque de pot, il est fermé. Je continue un peu. Il y a un centre de remise en forme avec bar/restaurant. Mouais… Ils servaient des surgelés qu’ils faisaient réchauffer…
Je prends une quiche lorraine et bois de l eau sucrée. Je demande si je peux prendre une douche mais ce n’est que pour les adhérents…
Je prends un café et m’en vais. Il ne pleut plus.
Je reprends la rocade.
Enfin, elle se termine après 1 ou 2km (ou plus ?) par un gros rond point.
Je me pose direction Limoges bien décidé à me faire prendre en stop à partir d’ici jusqu’à là bas.
Quelques minutes après un poids lourd s’arrête. Ouf ! Il va vers Guéret. J’hésite à y passer… En même temps, je n’ai pas vraiment de souvenirs de là-bas…
Il me dépose à un endroit de fort passage sur la route de Limoges en me garantissant qu’en moins d’un quart d’heure, quelqu’un me prendrait.
Et ce fus le cas !
J’arrive à l’entrée de Limoges côté Nord vers 15 ou 16h. Le temps est moyen.
Je dois traverser la ville pour prendre direction vers Eymoutiers.
Il commence à faire de plus en plus beau. Je traverse la ville, je ne reconnais rien…
Une fois sorti, j’essaie de trouver un coin où dormir, il est au moins 19h et je suis exténué. La marche du matin et celle de l’après midi m’ont mis sur les rotules. Je trouve une sorte de petits bois. Le sol est très humide, je décide donc de dormir en hamac… Mauvaise nuit, au petit matin j’ai froid et je suis mal installé. Je me mets en route dès que le soleil se lève même s’il ne brille pas comme la veille. Je mets un panneau « Eymoutiers » sur mon sac et je commençai à marcher. J’ai encore mal aux jambes mais ça va…
Après quelques kilomètres, quelqu’un s’arrête, je suis soulagé. Je pensais d’Eymoutiers aller vers le lac de Vassivière mais mon chauffeur allait plus loin alors j’ai préféré en profiter.
Il me dépose à « Perlevade » je crois.
Je ravitaille en nourriture et me met en route.
Après quelques kilomètres, je décide de couper à travers les pépinières… Mauvaise idée ! Des champs de tourbe, je reviens sur la route de façon à rejoindre la prochaine ville : Meymac.
Comme d’habitude, je mets ma direction sur mon sac. Un gars passant par là me prend au passage. Il va aider un ami à lui dans un champ et me propose de dormir sur le terrain, c’est à quelques kilomètres de Meymac.
Arrivés sur place, il me montre le terrain. Je lui dis « cool ! » et le remercie.
Puis il me présente un jeune d’une maison voisine. Le point d’eau dont il m’avait parlé est en fait sur sa maison. Le jeune me le montre et m’invite à l’intérieur, puis en discutant je lui demande si je pourrais dormir là.
Il me dit qu’il n’y a pas de soucis et que ses parents devraient arriver le soir.
Vers 17 ou 18h, sa mère arrive. Elle ressemble un peu la mienne (et à priori les mêmes activités). Il y a une sorte de structure de chapiteau à peindre, il faut mettre de l’antirouille. On me prête un bleu de travail et on s’y colle tous les trois. C’est plutôt cool. J’aime bien peindre et j’ai un peu l’impression de « gagner ma croute ».
Le père arrive, il est un peu bedonnant mais cool, c’est un audiophile averti (ou du moins il aime le matériel de bonne qualité).
La mère est monitrice d’auto-école, toujours souriante.
Le père est éditeur de cartes postales.
Le fils est au chômage, il fait les saisons (cet hiver il était perchiste). Il cherche encore pour cet été.
On a pris l’apéro (un kir pour moi) et mangé des pâtes avec une côte de porc. Ca tombait bien, j’avais faim !
J’appréhendais un peu la soirée mais les parents allaient au théâtre.
Du coup on a regardé des films avec le fils (Brice de Nice et American Psycho). A 23h30, les parents étaient revenus et couchés. Les films étaient finis, je décidais d’aller dormir.
Le fils allait en regarder encore quelques uns.
Le matin, aujourd’hui, je me suis levé à 9h. Lorsque je n’entendais plus de bruits, j’allai prendre une douche mais lorsque je me séchai, j’entendis la mère la réclamer… j’avais mal géré…
Je rangea mon sac, le temps de le faire, elle avait fini sa douche et partait. Je pouvais alors descendre. C’est vrai que j’évitais d’être nez à nez avec les parents…
Le fils n’était, lui, pas près de se lever, j’avais alors la cuisine pour moi.
A 10h30/40, je pris le départ vers « Bort-les-Orgues ».
Après 5 ou 6km (plus ?) je me fis prendre en stop jusqu’au bord de la Dordogne, vers Neuvic. J’ai alors marché le long en direction de Mauriac. J’ai aperçu lorsque j’étais en voiture le Puy Mary, il était enneigé !


Dimanche 27 avril 2008

Nous y voila, hier et aujourd’hui je n’ai fais que marcher.
Il fait suffisamment beau pour avoir attrapé des coups de soleil !
Hier plus particulièrement. La route était plutôt fatigante. J’ai ravitaillé à Mauriac en achetant du Salers et du saucisson.
J’en ai aussi profité pour appeler à la maison. Il n’y avait que papa bien sûr car Maman se trouvait chez C..
Puis j’ai continué ma route direction Salers. Sur le chemin, je repère un champ qui à l’air assez abrité de la vue des passants/paysans/habitants.
Je m’y installe donc en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’animaux à venir en regardant où ils sont actuellement et s’il n’y a pas de bouses encore fraîches. Je ne sais si c’est un bon reflexe mais en tout cas je n’ai pas été gêné et ait passé une super nuit !
Levé à 9h après une bonne dizaine d’heure de sommeil direction Salers !
J’y arrive vers 12h.
J’appelle chez C. pour donner des nouvelles et parler à Maman directement. Je lui dis que je suis à Salers et que j’hésitais à manger au resto car les prochains jours seraient frugaux. Elle me dit que la viande Salers est une des meilleures et que j’aurais tord de me priver.
Après ce coup de fil, je me hâtai donc vers un restaurant qui pratiquerait un prix raisonnable pour un plat à base de viande de bœuf. Je trouve « Le Templier » et ai pris un menu avec en entrée une sorte de cake aux légumes fourré aux pruneaux. C’était pas mal du tout. En plat, j’ai pris un sauté de bœuf. Très bon lui aussi !
Puis j’ai fini sur un St Nectaire.
Je suis ensuite sorti de la ville pour trouver un endroit où dormir.
Malheureusement, je n’ai pas pu ravitailler en nourriture. J’ai donc en tout et pour tout : 1 saucisson (+1/5), 1 Salers, 150g de pain d’épice aux figues, 1 truc de pâtes et 2 ou 3 soupes aux oignons. Ainsi que 2,5 litres d’eau.
Faut que ça tienne jusqu’à après demain car ils annoncent mauvais temps et que j’ai trouvé un abri en dur (une grange abandonnée à 2 étages, 1 pour les bêtes et le dessus pour autre chose.)


Lundi 28 avril 2008

Comme prévu, le temps est dégueulasse, il pleut quasiment sans cesse, heureusement que j’ai pu trouver cette vieille grange ! Il y fait un peu froid mais c est bien mieux que d’être dehors, le ciel nous tombe sur la tête !
J’espère que demain sera mieux…

Mardi 29 avril 2008

J’ai quitté la grange et me retrouve… dans une autre grange à proximité du puy violent. J’ai pu récupérer un demi-pain dans une auberge… mais je l’ai déjà terminé…
La journée aura été assez rude. Le temps moyen mais pas de pluie. Cela dit le chemin du GR400 passait par une sorte de marécage. J’ai été pris jusqu’à mi-mollet/genoux. Première frayeur ! Heureusement j’ai pu m’en sortir indemne mais du coup je me suis beaucoup Sali et mouillé.
J’aurais aimé avoir une deuxième paire de chaussures, ou au moins des sandales car mes chaussures sont entrain de sécher et je suis en chaussettes les pieds dans mon duvet pour les réchauffer. Je ne vais d’ailleurs pas tarder à me mettre en position pour dormir. La nuit sera froide, j’espère qu’elle ne sera pas trop froide…
J’ai voulu faire du feu mais je n’ai pas réussi malheureusement. Tout aurait séché pour demain alors que là je préfère ne pas imaginer la température de mes fringues et de mes chaussures (si elles ne sont pas gelées !). J’espère passer une bonne nuit.


Mercredi 30 avril 2008

La nuit aurait pu être pire mais la journée s’annonce difficile. Vu la neige qu’il y a dehors (dernière vision à 10h), je ne me risquerais pas à sortir. Je commence à être limite niveau nourriture et pourrais tenir probablement qu’aujourd’hui. En espérant pouvoir prendre la route demain. Je dormirais dans un gîte cette fois ci histoire de prendre une bonne douche chaude et de me relaxer. J’aurais peut être du le faire hier finalement mais on ne peut pas savoir…
Que le temps soit avec moi !
Je vais profiter de ce cloisonnement forcé sans bouger (ou presque car mes chaussures étant mouillée, j’utilise des sacs poubelles) pour continuer ma remontée dans le temps.

Je crois avoir repéré le vrai buron dont l’aubergiste parlait. C’est trop tard maintenant mais bon…
13h15 : il ne neige plus !
Bon le sol est complètement recouvert mais c’est déjà ça…
Je suis impatient d’être à demain, à plus tard, lorsque le soleil brillera de ses milles feux.
Ô Soleil ! Éclaire-moi !
Je ne suis pas équipé pour ces conditions et s’il y a encore de la neige demain, ou pire, s’il reneige demain, je vais devoir m’improviser des sur bottes en sacs plastiques…
Mais ils annoncent meilleur alors j’attends… et je verrais…
14h : Il reneige… Vu comme c’est parti, je commence à me demander si je pourrais partir demain… Une vraie tempête ! Je suis quand même bien content d’être à l’abri…
Mais je vais bientôt manquer de nourriture et d’eau… Bon pour l’eau, ce sera pas un soucis, au pire, de la neige fondu mais bon le mieux serait de pouvoir partir demain… Pas sûr que ça puisse être le matin mais l’après midi peut être. Je m’en souviendrais de cette histoire… et de ma bêtise ! Je suis quasi sûr que le buron était celui près du puy !
Mais tant pis…
D’autant qu’il est encore plus haut alors le climat doit être pire… Mais il y a surement plus de confort qu’ici… vu qu’il y a rien.

17h : il fait un temps moyen… toujours… enfin plus que moyen même… Je ne vais pas tarder à me coucher…
Vendredi 2 mai 2008

Depuis hier, il fait un temps superbe. J’ai monté le Puy Violent ! Rien que pour son nom, il fallait que j’y aille ! Ce n’était pas forcément évident d’autant plus que le sommet (et une grande partie en fait) était enneigé, mais c’était superbe.
Et ensuite, j’avais prévu de dormir dans un gîte de groupe à « Le Fau » mais je n’avais plus d’argent liquide… Le plus proche distributeur étant « Salers ».
Du coup je suis parti en sa direction, retour case départ… J’ai dormi dans un camping désaffecté à Fontanges (6km de Salers) puis aujourd’hui je suis allé vers « Le falgoux ». Je pensais dormir dans un gite mais pas de chance il était réservé par un tas de touristes…
J’ai alors continué sur la route du GR400, exténué par ces 2 grosses journées qui s’achève au pied su feu ! Hé oui, j’ai réussi. Je suis dans une ancienne grange dont le toit s’est effondré. Mais il y a une source juste à côté, je vais pouvoir me laver !
C’est un moine bouddhiste qui m’a montré l’endroit… oui, un moine bouddhiste en plein milieu du Cantal.
J’étais un peu déçu qu’ils ne me proposent pas de dormir dans leur maison mais bon, peu importe. D’autant plus qu’il m’a apporté un bol de soupe avec un morceau de pain ! J’étais bien content.
Il est 22h, je vais me coucher. La journée de demain risque d’être longue encore une fois.


Samedi 3 mai 2008

Ce matin, un des 2 moines est venu m’apporter le café et le thé. Enfin plus exactement 1 tasse avec 4 sucres, 1 sachet de thé, 1 boite de café et un thermos d’eau chaude. Nickel !
J’ai discuté un peu avec le moine le plus âgé. Ils sont de la même famille, ont vécut un peu au Népal et sont revenus il y a 4 hivers ici. Si je devais parier, je dirais qu’il s’agit du père et son fils qui se sont convertis suite au décès de l’épouse/mère. Ou alors j’ai tout faux mais ça ne me regarde pas. Ils vivent simplement et font les courses une fois par mois.
Vivre simplement, cela veut dire faire divers travaux de déblayage des chemins, ramassage de bois, étude, méditation, etc.
C’est tentant bizarrement…
Puis je suis parti en direction de « Le Claux » où je suis bien arrivé. La journée était ensoleillée, parfaite.
Et ce soir je dors dans un gîte ! Ce qui veut dire douche chaude et lessive. Ca fait du bien, c’est reparti pour une bonne semaine, en espérant que le temps soit toujours aussi beau. A priori, de l’orage est annoncé, mais bon…


Mardi 6 mai 2008

Je suis à Murat, je me suis installé au camping municipal, il y a accès à internet et une piscine, ainsi qu’une bibliothèque. Je suis en mode « vacances » en attendant de reprendre le mode « vagabond ».
La journée de dimanche fut longue, très. J’ai passé une bonne nuit au gîte et suis parti vers 11h (ou peut être un peu plus tôt) pour « Dienne » par le chemin des quirioux. Un chemin balisé par des pierres qui traverse le plateau du Limon.
Je me suis un peu perdu pour trouver le point de départ et a due enjamber quelques barrières mais finalement j’ai trouvé.
Le temps était beau puis a viré au nuageux au fur et à mesure jusqu’à l’orage.
Dienne… je pensais dormir là bas mais ça ne m’inspirait pas…
D’autant que j’avais repéré un petit lac un peu plus haut… En route ! Je m’attendais à trouver un lac tranquille entouré de feuillus… Finalement c’était une sorte d’étang limite marécage entouré de conifères…
Du coup j’ai continué vers un autre lac encore un peu plus haut, le Lac Sauvage… Mouais pas terrible lui non plus mais il est tard et surtout l’orage gronde !
Il aura plané tout le début de soirée, il va tomber dans peu de temps !
J’ai repéré une sorte d’abri de fortune fait avec des branchages, j’essaie de l’utiliser avec mon poncho + tarp mais bon le résultat n’est pas terrible.
J’ai l’impression d’être dans une cage à lapin…
Au bout d’une heure ou deux, cela se calme, je réadapte mon installation. La pluie s’arrête et ne recommencera pas de la nuit, j’aurais finalement bien dormi.
Vu la journée passée, j’en avais bien bien besoin.
Le lendemain, je décide de descendre sur Murat. Il doit y avoir une quinzaine de kilomètres, vingt tout au plus. Le temps est orageux, je sors le poncho.
La route est longue et ennuyeuse mais j’ai mal aux pieds et au dos, pas de chemins de traverse pour moi.
Finalement, j’arrive sur Murat vers 16h30/17h. Je vais à l’office du tourisme, il n’y a pas de gîtes mais un camping. Je vais faire quelques courses à l’intermarché, du saucisson, du fromage, des chips, des gâteaux, du pain, de la malbouffe pour le moral, ça fait du bien cette abondance.
J’arrive au camping, il est 17h30. Je monte mon tarp + poncho et une fois intallé, la pluie commence.
Elle ne cessera qu’au matin, toute la nuit cela aura été l’abondance. Le temps aujourd’hui n’est pas particulièrement beau. Il pleut de temps en temps. Afin de m’abriter, le temps que le service jeunesse rouvre, je suis allé manger un tartinette au café de la place de la mairie. Il s’agit d’une demi-baguette avec lardons, crème, oignons. C’était bon ! Pour aller avec, j’ai pris une leffe brune, ça aussi c’est bon !
Cet après midi, c’est internet et piscine, ca va faire du bien ça aussi !


Jeudi 15 mai 2008

La semaine à Murat s’est bien passée. Mon petit passage à la piscine m’a rappelé une nouvelle fois à quel  point la natation est une activité physique dure et complète.
Sur les 2 heures, j’ai passé au moins 30 minutes sous la douche, comme à la bonne époque lors des entrainements.
Le mercredi, je suis allé rencontrer Pierre, la personne qui « organise » le week-end.
Il bosse dans une entreprise de dépannage informatique (entre autre).
Très sympathique. Il avait prévu d’aller repérer le terrain le lendemain.
Je décidai de me joindre à lui et nous prenons rendez vous : 10h place de la mairie. Un peu tôt pour moi compte tenu du fait qu’il y a bien 30 minutes entre le camping et la place. Mais finalement je parviens à être à l’heure.
La journée se passe bien, il me fait découvrir des coins que je n’avais pas soupçonnés existant, notamment une cascade et un moulin non loin de Murat, à Chambeuil (je crois).
Nous allons aussi à l’endroit où nous passerons finalement le week-end.
Il y avait des burons utilisables, un paysage superbe et une source à proximité, parfait.
Nous avons vu d’autres endroits mais aucun ne furent aussi bien.
Il m’invita à manger chez lui, du riz et un steak, miam !
Enfin « chez lui », c’est vite dit, il habite en fait dans un bâtiment de la ville et cette dernière l’oblige régulièrement à changer de chambre en réquisitionnant le bâtiment. Mais en contre partie, le loyer est moins élevé que la normale. Le lendemain, jour du rassemblement avec les gens du forum. Et jours du marché sur la place de la mairie !
Changement de point de rendez vous, on arrive finalement à se retrouver, on fait connaissance et en route ! Nous sommes 10 et 1 chien. On pars à 4 voitures pour se rapprocher du site qui sera alors à une heure de marche tranquille. Découverte du lieu par les participants. Ils sont conquis ! Le temps est clément et chacun monte son bivouac. Diesel aka Eric a une entorse à la cheville ce qui fait qu’au lieu de faire un week-end itinérant, on décida de faire un camp de base à partir duquel nous rayonnerons. Et finalement, ce fut une bonne idée, d’autant que personnellement, moins je porte mon sac, mieux je me porte.
Durant ce week-end, j’aurais appris quelques trucs (notamment la salade de pissenlit ou encore le feu au firesteel et bois uniquement –je faisais des morceaux beaucoup trop gros-, ou encore la polenta, sorte de semoule de maïs). Ainsi que le réchaud pocket rocket, tout petit et léger, je me demande maintenant si je ne vais pas investir…
Mais surtout des gens sympas aux connaissances certaines. Guillaume, par exemple, le jeune du groupe du haut de ses 17 ans qui impressionne sur le terrain !
Mais tous sans exceptions avaient quelque chose à apporter au groupe.
Pour l’emploi du temps, le vendredi c’était montage des abris (avec tentative d’utilisation de la neige par Guillaume et montage hamac cocon pour Maximil et Mijour) et feu de camp.
Le samedi, c’était bushcraft pour les uns et rando pour les autres. Il y eut 2 itinéraires différents. Celui que je fis fut en partie freestyle et difficile mais bien sympa.
Le soir le temps s’était dégradé et après avoir mangé il s’est mis à pleuvoir si bien que l’on est allé tôt se coucher.
Le lendemain, il y eut un groupe rando « engagée », un autre « rando tranquille » et enfin un groupe bushcraft/ repos au camp.
Je fis partie de ce dernier. Il faisait beau et je n’avais pas envie de trop bouger.
J’appris que WOL habitait Cournon, il accepta de m’amener jusque là. De chez lui, j’appelai D. et A.. Ca me gênait un peu de les appeler si précipitamment et sans avertissement préalable mais je n’avais plus le choix.
Finalement, je les ais eu et suis encore chez eux. Cela me gêne toujours mais en même temps le temps n’est pas terrible en ce moment….
Et en réalité, si les rôles étaient inversés, j’aurais certainement la même attitude envers eux, qu’eux envers moi. C'est-à-dire sympa, disponible et présent s’il y a besoin de quoique ce soit, sans limite de temps.
Cela étant dit, je pense repartir le 18 ou 19 mai. Ce qui est déjà assez tard.
Qu’ais je fais depuis dimanche ?
Lundi je suis allé dans Cournon à vélo voir le fameux lac. C’est finalement une des seules choses dont je me souvienne avec la piscine en dôme et le circuit de bmx… Je suis passé devant mon ancienne école « Félix Thonas » mais ça ne m’a pas vraiment marqué.
Le lundi matin, j’étais allé avec D. et A. chez S. à Thiers.
Il ne m’a pas reconnu mais ce n’est pas étonnant… D. m’a amené en vitesse voir le jacquemart puis nous sommes repartis.
Le mardi, je suis allé à Clermont et pas de souvenirs non plus. Belle ville cela dit.
La mercredi, je suis allé me promener dans les petits monts derrière Cournon. Aucun souvenir non plus mais belle vue.
Puis le soir nous sommes sortis sur Clermont boire un verre. La ville est d’ailleurs plus sympa de nuit mais rien n’est ouvert…
J’oubliais, le mardi je suis allé voir mon ancien quartier, je m’en souvenais assez bien. Faut dire que c’était sûrement l’endroit où j’ai passé le plus de temps, forcément….
Il me reste le puy de Dome et j’aurais vu ce que je voulais voir. Mais un premier bilan me fait dire que la page est tournée et que l’endroit fait partie des archives de ma vie, figée par le temps. J’ai l’impression de me balader dans un décor dont je ne fais pas partie comme une tâche d’huile se baladerait dans l’eau.


Mardi 20 mai 2008

Je suis reparti hier de chez A. et D.. La fin de semaine fût excellente. Le vendredi nous sommes allés avec D. sur le plateau de Gergovie. Mis à part le nom, pas de souvenir. C’était cool cependant même si l’on a dû écourter la balade à cause de la pluie…
Le soir, A. est tombée sur un livre que je lis « : « Formes traditionnelles et cycles cosmiques » de René Guénon. J’ai alors essayé de lui expliquer de quoi il en retourne mais bon mes connaissance de la Tradition étant limitées, je n’ai pu donner qu’un bref aperçu de la chose. Faire plus aurais certainement abouti à des données erronées.
Le lendemain D. partait à Mirandol pour quelques jours afin de faire des travaux tel que repeindre les fenêtres, tondre le gazon, etc. Pendant ce temps, A. et moi allèrent au puy de Dôme. Alors certes, j’ai de bons souvenirs de balades au puy mais là rien ne m’est vraiment revenu… M’enfin peu importe…
En revenant, nous sommes allées au musée René Quillau si je ne me trompe pas. Beau musée dont quelques pièces m’ont marquée notamment celles de Buffet ainsi que le tableau « Lutte pour la vie » d’Henri Eugène Delacroix. L’expo Michelin était pas mal elle non plus. Puis nous sommes rentrés.
On a mangé et le sujet a dérivé sur les guérisseurs, rebouteux, etc.
Dans leur région, c’est très courant ce genre de choses apparemment et Daniel a par exemple le secret du feu/brûlures ! Il lui a été transmis par son père.
L’oncle à A. ou grand oncle était un rebouteux très réputé. Elle y croit donc tout à fait. C’est ce genre de « miracles » qui nous /me fait nous/me demander ce qu’est vraiment la réalité, le but de notre existence et autres questionnement métaphysiques.
Le lendemain, Dimanche, A. est allée à une brocante avec une amie à elle et ensuite nous sommes allés chez Sébastien à Thiers. Ce fût très sympathique. Puis nous sommes rentrés vers 16h tranquillement.
Lundi, je repartais en direction de Paris. J’ai mal à l’épaule gauche si bien qu’il faut que je fasse des pauses régulièrement. Peut être passerais-je au vélo plus tôt que prévu ?
A la base je voulais longer l’Allier mais cela ne me semble pas évident. Aujourd’hui, je n’ai pas marché beaucoup et me suis posé à côté d’un lac.


Jeudi 22 mai 2008

Hier a été dur, difficile de trouver un endroit où dormir, longue marche, mal au dos… Mais ça va.
Aujourd’hui, je suis à Saint Yorre, je dors au cimétière, je pense réitérer l’opération si ça se passe bien. C’est un peu comme le camping, il y a même un point d’eau et au moins je ne suis pas dérangé, enfin j’espère.


Samedi 24 mai 2008

La journée d’hier a elle aussi été rude, moi qui m’étais dit que j’allais y aller mollo…
M’enfin, j’ai rejoins Vichy où je suis allé au Décathlon acheter des tongues, un sac étanche et un réchaud avec sa bonbonne. J’ai craqué. M’étant rendu compte qu’il n’y avait pas tellement d’avantage à utiliser de l’alcool (du moins en France).
Ensuite, je me suis aventuré dans la ville en quête du cimetière qui était d’une part surpeuplé et d’autre part surveillé (et sans herbe !)
Il était au moins 18h, j’ai continué à marcher, j’avais des douleurs aux pieds comme rarement (heureusement…), le temps était lourd. Je vois un terrain métré puis un carré de pelouse devant une clôture pour brebis, j’hésite puis la pluie m’a décidé. Quelques minutes plus tard, j’étais installé, prêt à passer la nuit. Celle-ci fût bonne. Au matin, le soleil m’accueillait. Je testai pour la première fois le réchaud en me faisant un thé. Il fonctionne ! Heureusement…
Puis je repars, toujours un peu mal aux pieds mais bon…
Aujourd’hui marquait la reprise du stop !
Je me suis posté à la sortie de Cusset avec un panneau « Moulins ». Après 45 minutes infructueuses, je décide de reprendre mon sac et à peine 10 mètres, une fille s’arrête, sauvé !
Il s’agit d’une banquière, fort jolie qui plus est, dommage qu’elle fume, elle aurait pu me plaire.
Elle ne va pas à Moulins mais m’approche de beaucoup de la « bonne » route. D’autant plus qu’elle aura fait un détour pour moi !
De là, je me reposte et une bonne vingtaine de minutes plus tard, un mini camion me prend et va jusqu’à Moulins. Il me dépose à l’entrée de la rocade où je me mets en position de stop à nouveau.
Peu de temps après, une fille me prends qui va à Nevers (plus ou moins). J’apprendrais durant le trajet qu’elle est habituée aux voyageurs étant donné que pas mal de ses potes le sont. Mais en camion en ce qui les concerne. Quant à elle, elle est peintre-plâtrière, étonnant !
Elle veut faire ça jusqu’à trente ans puis prévoit de voyager elle aussi. J’avais envie de lui dire que c’est maintenant qu’il faut le faire car on ne sait pas ce qui peut arriver.
D’autant que voyager en camion créé le problème de l’essence qui n’aura de cesse d’augmenter….
Je pense que pour les longues distances, le bateau à voile est parfait. Sinon, sur terre il y a soit vélo, soit un attelage (c'est-à-dire un cheval, un âne ou autre bête du genre). L’un comme l’autre a ses avantage et inconvénients. Le plus facile aujourd’hui en terme de mise en œuvre est le vélo. Ne serait ce que pour l’achat.
La marche à pied a elle aussi ses avantages (liberté de mouvements, surtout utile en montagne) mais surtout des inconvénients (vitesse, déplacements limités donc, poids du sac, etc.)
Mais l’on peut se faire prendre en stop ce qui est un avantage non négligeable.
Puis je me rends compte que je préfèrerais faire 40 km en une journée, me poser un ou deux jours, repartir, etc.
Alors qu’en ce moment, c’est pas assez séparé et il y a plus ou moins obligation de déplacement à cause de l’eau (je pourrais facilement prendre 2L supplémentaires si j’étais à vélo).
Enfin bref, pour finir cette journée, je vais dormir sous un pont.
Hé oui ! Pas sûr que ce soit terrible mais j’ai des boules quiès.
J’espère atteindre la région parisienne demain ou après-demain. En tout les cas cela devrait être assez rapide. J’espère…


Jeudi 29 mai 2008

Dimanche dernier fût assez tranquille. Quelqu’un m’a amené du pont (en dessous duquel j’ai très bien dormi) à la sortie de Nevers.
Après bien 30 minutes à attendre, je décide d’aller en ville pour me ravitailler en eau et appeler les parents ainsi que M..
J’ai pas mal marché finalement, au moins 2 heures…
Et en revenant vers mon point de départ, une voiture m’a prise en stop et m’a avancé d’une cinquantaine de kilomètre.
Le temps n’était pas terrible et il s’est même mis à pleuvoir.
Dès que j’ai pu, j’ai posé mon bivouac. Ce fût sur le bord de la nationale avec une voie de chemins de fer en parallèle).
Je ne m’en étais pas rendu compte mais il y avait plein de bestioles. Je crois bien que le pire endroit où j’ai dormi jusqu’à présent.
Le lendemain, je me suis posté le long de la route et une clermontoise m’a prise jusqu’à l’entrée de l’autoroute. De là, un routier qui montait à Paris (et plus précisément jusqu’à Marnes-la-vallée, parfait !) m’a pris.
J’appris que sa partenaire l’avait quittée il y a 3 ans et que maintenant il était gay. A partir de ce moment là, j’ai compris qu’il espérait quelque chose de moi. Et ce fût le cas, il me demanda explicitement d’avoir des relations sexuelles ensemble. Je refusai bien sûr mais pendant toute la durée du trajet, il aura insisté…
A part ça, il était sympathique et m’a même payé le café mais bon il était un peu lourd quand même vis-à-vis de la sexualité.
Enfin bref, je suis arrivé sans encombre chez M. et P. le lundi. Pile pour l’anniversaire de ma grande sœur.
C’était cool de revoir les petits, toujours en pleine forme.
Mais qu’ils se lèvent tôt ! Entre 6h et 7h !
Mais vu l’ampleur des travaux, le fait que je ne pouvais pas les aider et le temps qu’ils annonçaient mauvais jusqu’à dimanche sauf mercredi, je ne restai que la nuit de lundi, de mardi et reparti le mercredi.
Il est 23h15, je suis à Lille mais je suis trop fatigué ce soir pour écrire comment j’y suis arrivé.


Jeudi 5 juin 2008

Toujours à Lille.
La semaine dernière M. m’amena le mercredi matin avec elle à son boulot de façon à ce que ce soit plus aisé de faire du stop.
Je parti donc de Roissy, j’ai traversé la zone de l’aéroport et me posta à la sortie. Un gars qui fait la publicité pour le cirque s’arrêta pour me demander si je ne souhaitais pas y travailler et je luis répondis par la négative. Non pas que cela me déplairais particulièrement mais bon ce n’était pas trop le moment….
Finalement, quelqu’un m’a pris et m’avança de quelques kilomètres pour me déposer sur la nationale là où il y a un certain nombre de voiture qui passent.
Il était aux alentours de 12h et j’avais faim. J’avais toujours le billet de 10 euros que j’avais trouvé par terre et un Mc Do se trouvait sur la route.
Après un instant d’hésitation, je m’y dirigeai.
Lorsque je faisais la queue, je repérai un homme qui sortais du lot, un pressentiment qu’il pourrait m’aider. Je ne dis rien et ne fit rien. Après tout ma destination est toujours notée sur mon sac.
Je m’installai à table. Le gars avait toujours le même air et moi toujours la même impression. J’espérais qu’il viendrait à moi.
Une fois fini, je quittai le fast food et j’entendis quelqu’un me héler. C’était lui !
Il a vu le panneau sur mon sac et m’informe qu’il va lui aussi à Lille et qu’il peut m’y amener. Ca n’aurait pas pu mieux se passer et en plus il me déposa pile à destination.
Le trajet fut plaisant et agréable.
J’ai donc fait Paris – Lille en une journée.
Le jeudi je commençai à aider C. pour leur salle de bain.
Au programme pour la semaine : casser le plafond, déblayer les gravats, enlever les pointes, aller à la déchetterie, acheter des matériaux, monter un nouveau plafond, casser le dernier mur, redéblayer, etc.
Mais il y a aussi les moments détente à veiller sur B. et aussi les bébés nageurs, très plaisant comme activité.


Vendredi 20 juin

Cela fait longtemps que je n’ai point écris dans ce journal…
Comme prévu, j’ai été passer quelques jours à Amsterdam.
Le stop n’a pas marché terrible cela dit. D’ailleurs, c’était écrit sur les plaques d’immatriculation en sortant de Lille. La première disait « DAY » et la seconde « BAD »…
Donc Lille – Gent a été plutôt lent (bien 2 heures d’attente en tout) puis j’ai été déposé sur une aire d’autoroute, longue attente là aussi…
Arrivé à Anvers, j’essaie de voir où je peux dormir et quel endroit sera le mieux pour faire du stop. J’avais noté sur mon sac que j’allais à Amsterdam si bien qu’une dame s’arrêta et, même si ce n’était pas pour m’amener là-bas me proposa de dormir dans sa péniche. Yes !
J’y ai bien dormi même si les moustiques ont bien mangés…
Mais tout les hollandais et belges ne sont pas aussi sympas… En allant d’Anvers vers Amsterdam, l’attente a été longue à chaque fois (au moins 2 heures, si ce n’est 3 ou 4 rien qu’à Breda), mais ceux qui m’ont pris étaient cools.
Quand aux autres, j’ai eu le droit à un bras d’honneur et un « vent ». « Vive la Hollande !» je me disais…
Enfin bref, au final, j’arriverais quand même le mardi soir à Amsterdam. Mais à l’opposé d’où mes amis dormaient…
J’aurais pu prendre les transports en commun mais d’une, je ne savais pas comment ça marchait, et de deux, je n’avais pas envie de les prendre…
Donc Amsterdam c’était cool, j’ai fait le « free tour » ce qui m’a permis de faire une visite guidée de la ville.
Je n’ai par contre pas gouté au space cake, une autre fois peut être… ou pas.
J’étais content de revoir mes amis aussi, cela faisait longtemps que je ne les avais vus. Ils n’ont pas tellement changés en fait et c’était cool.
Mais en ce qui me concerne, je ne pourrais pas vivre ici, je ne sais pas pourquoi exactement mais quelque chose m’y gêne et je m’y sens vide…

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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