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Matos de survie / Chaussures femme robustes et légères
« Dernier message par Emmanuelle le 10 décembre 2019 à 23:44:04 »
Bien le bonjour !

Je me lance dans mon premier post, en espérant que vous puissiez m'apporter vos lumières scintillantes  ;D
Le N2 by the CEETS a fini d'achever mes chaussures de trek. Il était temps, plutot coriaces pour des D4 avec zéro entretien (je savais pas  :-[ maintenant je sais !).
Ça commence à me gonfler de changer de paires tous les 2 ans . Je rêve de quelque chose de plus durable.

J'ai zieuté sur le forum et j'ai bien compris que les Meindl Perfekt et les Galibier/Paraboot étaient vos chouchoutes dans cette categorie. Et elles répondent pas mal à ce que je cherche d'une chaussure, à savoir me permettre d'aller partout pendant moults années, aussi bien en été que sur les premières/dernières neiges (voire neige tout court ? Père Noël m'entends-tu ? :lol: :lol:).

Mais....

Étant une nana format moyen qui privilégie la mobilité souple (malgrés des sacs lourds parfois, ça dépend de mon programme !) plutot que la marche lente et assurée d'un éléphant montagnard, j'ai un peu peur que ce type de pompes soient un vrai boulet à mes pieds.

Dans mes fantasmes les plus décadants, il existerait des Meindl ou des Galibier plus légères et plus souples, mais tout aussi robuste.

Ça vous évoque des exemples de modèles ?  :up:

Merci !
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Premiers secours et santé / Re : Intolérance cutanée aux textiles synthétiques
« Dernier message par Dutch le 10 décembre 2019 à 21:01:07 »
Merci du tuyau. :akhbar:
Tu parlais d'un modèle en particulier Tompouss? https://www.uniqlo.com/fr/fr/search-results?q=m%C3%A9rinos

Autrement, c'est encore fabriqué les tee-shirts manches longues à col rond en Mérinos.
Il n'y en a qu'à col zippé chez D4 & Go Sport.

C'est bien dommage, parce que j'avais trouvé un bon compromis avec une chemise Damart par dessus.
Du coup, je me retrouve avec 5 chemises pour deux tee-shirts... >:(


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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Re : Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par raphael le 10 décembre 2019 à 20:16:21 »
ca réconforte toujours les plans sans accroc des autres  ;D

je confirme ; pas pour moi l'escalade  8)
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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Re : Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par bloodyfrog le 10 décembre 2019 à 17:40:24 »
Merci. :)
C'était... divertissant! ;D

Ptet que je répondrais à ton MP ce soir.
Mais chuis large, j'ai le temps.  ::) ;D

Manu.
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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Re : Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par Karto le 10 décembre 2019 à 17:40:07 »
Photos (c) Bonnemine.  ;#
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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Re : Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par guillaume le 10 décembre 2019 à 17:39:08 »
Ce récit est toujours aussi bon. Surtout avec les photos.

Merci !
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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Re : Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par Draven le 10 décembre 2019 à 16:50:08 »
Merci pour le récit, on s'y croirait ! Et les photos sont magnifiques.
La photo du passage vertical avec toi arrivant a la frontale mérite d'être encadrée dans le salon ;)

Toujours se méfier quand on est trop large  ;#
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Stages, sorties et aventures (récits ou projets) / Ca va on est larges on a le temps
« Dernier message par Karto le 10 décembre 2019 à 16:40:51 »
Je parcourais quelques vieilles photos, et je suis retombé sur celles de cette épopée d'un week-end. Je sais plus en quelle année c'était. Peut-être 2015. Mais je sais que c'était super drôle, qu'on en rigole encore quand on se recroise, et que ça méritait d'être écrit.

Avec moi, deux potes. On va les appeler Obelix et Bonnemine.
Le plan : très simple. En juin. Venant de trois régions différentes, se retrouver un vendredi "soir" après minuit dans une maison prêtée dans la vallée de la Drôme. Le samedi matin, bagnole ensemble jusqu'au pied du Mont Aiguille, une grosse molaire de calcaire avec du gazon en haut. Faire tranquillement l'ascension réputée ultrafacile. Passer la soirée et la nuit en haut sur le gazon, profiter de la vie, sûrement seuls à bivouaquer là. Le dimanche matin profiter un peu puis redescendre par les grands rappels, et refaire à l'envers la route chacun jusque chez soi.
Un prétexte à retrouvailles entre copains. Aucun exploit. Ce plan peu ambitieux devait laisser énormément de marge de temps, la montée et la descente n'étant l'affaire que de quelques heures.

Bonnemine était une grimpeuse technique bien balèze, mais un peu sanguine et qui pratiquait dans les calanques sur des voies courtes et très bien définies, pas sur des montagnes.
Obelix avait son brevet de cordiste et était un grand costaud très relax.
Moi comme d'hab j'étais juste un branque, mais un branque bien accompagné.

En pratique...

Le samedi matin, réveil tardif pâteux pour tout le monde. On prend le temps d'un deuxième café. On se dit "Ca va on est larges on a le temps". Parce que c'est vrai.
En voiture assez tard, dans deux bagnoles pour commencer parce qu'Obelix n'a pas eu le temps d'organiser son bordel de nomade. A Die, il y a un marché. On se dit que c'est l'occasion de compléter les vivres pour la soirée festive. On s'y disperse avec l'intention d'être efficaces. 5 minutes plus tard j'ai choppé tout ce qui m'incombait, et je trouve Bonnemine qui a terminé aussi. On a perdu Obelix. Alors on se pose tous les deux à une terrasse avec un troisième café pour l'attendre. Nos voisins de terrasse sont sympas, on tombe dans le bavardage. Au bout d'un moment bien long on aperçoit Obelix qui passe avec les bras pleins et l'air de chercher encore quelque chose de plus pour être sûr d'avoir assez à manger. On le hèle. Il devait nous prendre un melon ; il en porte trois.  "Bin ouais c'était trois pour le prix de deux alors j'en ai pris trois...". Les trois melons sont presque pourris et ne tiendront pas une journée de plus. Bonnemine et moi avons finis nos cafés, mais pour ne pas être en reste Obelix s'assoit et s'en commande un aussi. On est bien l'heure tourne étonamment vite, mais quelqu'un dit machinalement "ça va on est larges on a le temps".

Il est grand temps de bouger. Obelix doit faire le tri dans sa bagnole pour se préparer un sac. On est là, Bonnemine et moi, sur un muret au soleil à admirer cet Apollon torse nu au soleil qui se prépare un peu plus loin, en prenant bien son temps. On a le temps pour une longue discussion. Finalement tout le monde embarque dans ma voiture parce que c'est la moins amochée des trois. Il y en a encore pour une heure de route mais ça va on est larges on a le temps.

Quelque part près d'un col au sud du Vercors, on trouve une autostoppeuse. On s'arrête. C'est une jeune chinoise, qui parle zéro français et à peine d'anglais. Toute sourire sur cette route où peu de monde passe, elle attendait dans le cagnard depuis le matin. Elle veut remonter vers Grenoble. On l'embarque. Elle a l'air infiniment candide. En tchatchant dans la voiture on la prend un peu en pitié, et on décide tous les trois unanimement de faire le détour d'une petite heure par lequel on pourra la déposer sur une route qui la sorte de la galère. Ca va on est larges on a le temps. Mais de moins en moins quand-même.

On arrive dans l'après-midi au parking au pied du chemin de rando qui monte jusqu'à la falaise. Le chemin couvre les 500 premiers mètres de dénivelé. Le reste ce sera 300 mètres de grimpette facile entrecoupée de "rando avec les mains". On entreprend de casser la croûte avant de partir, une ou deux tartines vite englouties quoi. Je m'éloigne un peu dans la forêt pour alléger mon bide. Quand je reviens au parking, je vois Obelix en train de réchauffer une ENORME boîte de 2kg de cassoulet au canard, et Bonnemine qui a découpé les trois melons. Faut tous les manger pour éviter qu'ils ne se perdent. J'éclate de rire. OK... Obelix me fait un sourire désormais entendu quand il dit "ça va on est larges on a le temps". Il est toujours heureux quand il y a à manger.

Après un repas pareil on est assommés, et une petite sieste s'impose. Tant pis pour le temps, on est juste trop lourds et crevés par la bouffe et la chaleur.

Après la sieste, sac au dos, c'est enfin parti. La forêt prend déjà les tons orangés de la fin d'après midi. Ca monte bien. Alors qu'on a fait les deux tiers du chemin, je réalise que je-sais-plus-quoi-d'utile n'est plus dans la poche filet de mon sac. Et crotte. Obelix s'assied pour souffler un coup et balance "ça va on est large on a le temps, t'as qu'à le chercher". Je leur laisse mon sac et redescends en courant avec l'espoir de le trouver rapidement sur le chemin. Je le trouve... en bas au parking. Je remonte les 300m de D+ toujours en courant tout du long.

Je reprends mon souffle deux minutes et bois un coup, puis on termine, on arrive au col sur le pierrier, on cherche le départ au pied de la falaise. On pensait qu'il serait bien marqué. Pas tant que ça. On a un topo avec nous, pas hyper clair. Le soleil est bas.

L'usage sur cette voie est de monter en corde tendue. Mais l'idée me paraît imprudente. C'est pas comme si on avait de la glace et des piolets pour ancrer après un départ de chute. Si on est trois à se déplacer sur le rocher et que l'un tombe, il entraîne les deux autres avec lui. Alors à ma demande on s'encorde comme pour une escalade plus difficile, avec un qui progresse en tête puis qui assure les deux autres depuis un relais vaché. Plus propre mais beaucoup plus lent. Bonnemine est super enthousiaste pour faire la première longueur. Elle y va, dans une montée un peu en traverse autour d'un pan de paroi bombée. Au bout de dix mètres on la perd de vue derrière la convexité. En criant on arrive encore à dialoguer un peu, mais on ne peut pas la voir et pas l'aider à trouver le chemin. On discute. Bonnemine ne trouve pas. On l'entend nous crier que c'est difficile. Moi je sais que si c'est difficile pour elle, alors c'est à peu près impassable pour moi. Obelix lui crie que si c'est difficile c'est qu'elle est partie au mauvais endroit. Un mot après l'autre il lui rebraille le topo, que l'écho reprend.
On ne progresse pas. La voix de Bonnemine a perdu sa sérénité quand elle dit "j'ai les bras qui fatiguent". Crotte. "Je reviens". On est soulagés quand elle reparaît sans égratignure par dessus la convexité. Mais elle tire un peu la gueule, vexée de n'avoir pas trouvé le chemin. Je m'étais méfié, aussi, de cet excès d'entousiasme.

En tous cas maintenant le soleil est descendu sous les falaises du Vercors. On est dans l'ombre. C'est vraiment le soir, et on n'a pas commencé. Je trouve qu'il est temps de poser un instant la situation, de ne pas se laisser entraîner par le plan.
"C'est le soir maintenant. On sait pas si la route sera toujours aussi difficile à trouver que le départ. Faut qu'on se mette d'accord. Moi ça me dérange pas si on fait notre petite soirée ici sur le col, puis qu'on grimpe demain avec de la lumière. Ou alors on peut choisir de monter, mais faut être prêts à passer la nuit sur la falaise si ça devient trop dur de trouver la route dans le noir".
Obelix est de mon avis, lui aussi ça lui va bien de monter demain.
Bonnemine est échauffée. Pas question. Une seule option : arriver au sommet ce soir. Elle veut grimper et nous reproche de faire preuve "d'un état d'esprit négatif".
On se regarde. OK on monte ce soir. En sachant qu'il faudra lui tenir la bride plus tard si la sagesse dicte de passer la nuit en pleine falaise.


Obelix fait un graaand sourire, redit "ça va on est large on a le temps, hein ?", puis part devant. C'est un peu long mais il trouve le passage. Il se vache, on part derrière, il nous assure et on le rejoint.

Là, un couple arrive derrière nous. Deux chats maigres qui bougent vite sur la falaise. Ils sont en corde tendue. Ils se placent derrière nous, mais on leur dit de nous doubler. Le gars dit qu'il a déjà parcouru cette route et qu'il devrait à peu près s'en souvenir. Il se propose de nous attendre, qu'on se mette dans son sillage. Et que oui l'ascension est vraiment facile normalement. OK. Sauf que pour aller aussi vite qu'eux, faut qu'on se réencorde autrement. Les chats maigres prennent un peu d'avance.

Alors nous on est là, vachés à trois sur un même anneau,  trois jambons pressés les uns contre les autres sous leurs ficelles trop courtes, en train de dépatouiller pathétiquement une corde de 50 mètres sans rien pour se tenir et sans nulle-part où la poser. C'est la galère. On se libère tous les trois de la corde, puis on se remet sur des longueurs courtes un peu comme pour progresser sur un glacier, et je prends les trente mètres de trop autour de mon torse. Ca prend des plombes. Déjà loin au dessus, les chats maigres s'impatientent.

C'est reparti. Enfin on avance. C'est vrai que c'est facile. On a perdu les chats maigres de vue, mais on les a encore à portée de voix. On avance vite en corde tendue, en intercalant des dégaines. Sur le coup ça a l'air d'un bon compromis. Sur un deux passages où je me vois capable de me croûter avec bobo, Bonnemine, qui est devant moi, place une moulinette pour assurer ma montée ; c'est rapide et sûr. Je lui suis reconnaissant de sa patience avec moi.



Au bout d'un moment on arrive sur un rebord large qu'il faut longer à l'horizontale sur plusieurs dizaines de mètres. Le passage des nombreux touristes y a tracé un sentier suspendu en pleine falaise, qui ne vient de nulle part et ne va nulle part. Je place un waypoint mental aussi en me disant que c'est un endroit confortable pour une nuit.  Vue d'ici la montagne a des formes bien plus riches que ce qu'on supposait d'en bas. Il n'y a pas juste une falaise, mais plusieurs épaisseurs d'écailles et de tours. La vue est magnifique. Bonnemine fait un panoramique.



Le sentier aboutit à un trou rond à travers l'une de ces écailles. On traverse le trou comme une entrée de grotte, et derrière il y a la suite.

La suite ? Monsieur Chat Maigre est en plein dedans, et il en chie. Nous on est tranquilles sur le rebord large. On l'observe avec un peu d'inquiétude. C'est technique, c'est exposé, et là il est assuré inutilement. S'il tombe il quitte un léger surplomb, part en pendule sans une chance de se freiner, et se croûte bien perpendiculairement 15 mètres plus bas. Il est à sa limite technique, il commence physiquement à fatiguer, il est tout crispé et ne bouge presque plus, ça sent mauvais. Sa copine est terrifiée en s'accrochant à la corde inutile comme à un doudou. Moi j'ai pas signé pour ça. Ca m'échappe, je fais une phrase maladroite : "Je vous préviens, si c'est ça le chemin, moi j'y vais pas ; y'a des gens à la maison qui dépendent de moi." Bonnemine le prend hyper mal et m'engueule "Tu veux dire que ta vie a plus de valeur que les nôtres ?" Bref on discute absurdement en regardant le type qui est toujours dans la m*rde, j'arrive à lui faire accepter calmement que je ne prends plus les mêmes risques que quand j'étais jeune célibataire. Le chat maigre qu'on regarde, techniquement il est bon mais il a persévéré dans une mauvaise route. J'ai l'impression de voir encore un mec très fort en technique mais qui fait ça en mode sport, mais avec une perspective trop courte pour une montagne plus large qu'un 8a bien équipé. En tous cas, nous on est d'accord pour dire que si c'est ça la route, aucun de nous ne s'y risque. Mais c'est sûrement pas ça.

Le mec s'en sort après de longs efforts. Cool, on n'aura pas à gérer une urgence vitale ce soir. Maintenant il fait presque nuit. On a perdu un temps de dingue. Le gars et sa copine reviennent avec nous dans l'ouverture à travers l'écaile. Pendant ce temps, nous trois on a spéculé sur ce que l'obscurité laisse encore voir, et on pense comprendre par où il faut continuer. On pondère un instant l'idée de dormir ici et finir demain matin. Finalement on allume les frontales et c'est reparti. Obelix mène la danse maintenant. La suite est claire. Il y a un genre de canyon raide sans difficulté, parfois presque en cheminée, mais jamais technique.

Vachée dans un passage vertical, Bonnemine fait une photo de moi qui arrive derrière.



Obelix annonce qu'il est en haut.
Puis Bonnemine.
Et moi.
Il fait nuit noire et la montagne est balayée par un fort vent froid du nord.
Il y a des gens qui nous applaudissent.
On se prend euphoriquement dans les bras en rigolant.

Ensuite, la surprise, le truc qui blase. Y'a plein de gens, c'est carrément surpeuplé, y'en a même qui écoutent de la musique de m*rde recroquevillés dans le vent qui pèle. Tout ça pour ça. So much pour le bivouac seuls au monde. On se cherche un endroit un peu abrité du vent. Il y a un tout petit rond de pierres sèches, occupé déjà par des gens allongés dans leurs sacs de couchage. On se cale sous le vent de leur abri, on s'enroule tous les trois ensemble sous un poncho pour dîner à 23h en essayant de se cailler un peu moins fort. On parle doucement mais on se fait engueuler par ceux qui sont bien au chaud à l'abri du vent.
On se relève. On trouve un replat à l'abri, juste au bord de la falaise au dessus de quelques centaines de mètres de vide, mais bien assez grand. Le matin il ressemblera à ça :



On y passe une belle sorée pyjama à baratiner en regardant foncer les étoiles.

Le matin, tous les gens partent aux premières lumières. Bonnemine dort un peu. Obelix et moi montons pieds nus au sommet, petit déjeuner avec les pieds dans le vide, les yeux sur le Vercors qui déroule 40 km de falaise en direction de Grenoble, l'impression d'être perché sur un bateau dans le ciel. Extra. On prend le temps de savourer le sublime. Alors qu'on redescend tout tranquillement, toujours pieds nus, on voit un groupe qui arrive au sommet avec un guide. Bonjour, bonjour. Pas une seconde de perdue, ils marchent 100 mètres, pour rejoindre le point de départ vers les grands rappels de la descente. Littéralement pas une seule minute pour profiter de la vue. Business is business. Incroyable.

Bref. La redescente était belle aussi. Plusieurs rappels, moi qui avant même le premier rappel échappe mon descendeur et le vois disparaître dans le vide (un doigt de mousqueton mal refermé à cause d'une sangle de froc 5.11, que j'ai immédiatement coupée), mais rien de dramatique, Obelix me file un backup et sinon y'a toujours le demi cabestan. Vers la fin, un rappel de 45 mètres magnifique entre deux écailles, avec toute la fin en fil d'araignée. On a savouré chaque étape de la descente, bien contemplé le paysage, vu défiler plusieurs groupes avec des guides pressés. Nous on était larges, on avait le temps. On l'a pris. ;)
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Outils coupants / Re : [ Question ] Couteau skinner ?
« Dernier message par Krapo le 10 décembre 2019 à 12:25:50 »
Il vaut donc mieux partir sur un Bowie avec un faux tranchant qui en est un vrai ?  ;D
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Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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