- au final cela pose problème à ceux qui vont en montagne pour juste en profiter (et qui ont payé tout ce qui précède).
Ma suggestion serait de supprimer toutes les aides, les élevages feraient rapidement faillite, les terres pourraient être rachetées à vil prix (le vrai prix) par l'état et transformées en parcs naturels.
C'est peut-être aussi là le problème: "pour juste en profiter", et tu aurais pu ajouter" quelques jours par an" alors que d'autres sont là pour y vivre et assument la charge de l'entretien et ce tout au long de l'année.
Ce sont aussi ces derniers à qui l'on explique comment il faudrait gérer la nature, pourquoi manger de la viande c'est mal, que la chasse c'est la barbarie, qu'il n'est pas normal de puiser de l'eau pour abreuver les troupeaux, bref beaucoup de griefs à l'encontre de ceux qui ne modèlent pas la nature selon le prisme de vision d'un citadin qui plus est, souvent hyper consommateur.
Sans doute un cousin de ceux qui, l'été venu, parsèment nos routes de campagne de cannettes vides, de papiers gras, d'emballage de bouffe de m*rde de fast food mais auto proclamés "amoureux et défenseurs de la nature" (sans doute selon Walt Disney).
Au final:
- l'état subventionne énormément un mode de production agricole qui n'a aucun intérêt économique et dégrade l'écosystème montagnard.
[...]
[...]
Ma suggestion serait de supprimer toutes les aides, les élevages feraient rapidement faillite, les terres pourraient être rachetées à vil prix (le vrai prix) par l'état et transformées en parcs naturels.
Quant aux bergers désirant vivre au grand air, au lieu de s'occuper des troupeaux ils pourraient devenir des gardes forestiers pour "protéger" les visiteurs qui en éprouveraient le besoin.
[...]
- l'état subventionne énormément un mode de production agricole qui n'a aucun intérêt économique et dégrade l'écosystème montagnard.Deux objections:
Ma suggestion serait de supprimer toutes les aides, les élevages feraient rapidement faillite, les terres pourraient être rachetées à vil prix (le vrai prix) par l'état et transformées en parcs naturels.Donc tu suggères d'éradiquer un mode de vie et de subsistance millénaire par le consumérisme et le mercantilisme du tourisme... Tourisme dont on constate qu'il dégrade réellement les écosystèmes, en particulier dans les parcs nationaux (constat de l'OFB local).
Quant aux bergers désirant vivre au grand air, au lieu de s'occuper des troupeaux ils pourraient devenir des gardes forestiers pour "protéger" les visiteurs qui en éprouveraient le besoin.
Par rapport aux patous, je me pose la question suivante: peut-il y avoir une relation entre une malnutrition et leur agressivité?Ce n'est pas improbable dans quelques cas... si l'éleveur ou le berger n'apporte qu'un soin relatif à ses chiens, mais ça reste anecdotique, car vivant dans de vaste étendues, le patou sait parfaitement tirer profit de l'environnement pour améliorer son ordinaire (la population de marmottes en fait d'ailleurs les frais).
Dernier chiffre sur la région évoquée : près de 3000 attaques avérées en ARA - Sud PACA depuis janvier 2023.
https://maploup.fr/
Dernier chiffre sur la région évoquée : près de 3000 attaques avérées en ARA - Sud PACA depuis janvier 2023.
https://maploup.fr/
Car contrairement à ce qui est souvent pensé par les gens, les PNR sont des lieux ou vivent des gens, pas des réserves figées.
Quand on observe l'émoi généré par une vidéo de chatons. Je suis curieux de voir la réaction de tous les nantis évoqués par Azur.Il suffit de voir les réactions attendries devant les vidéos de patous qui enterrent des marmottes... oubliant qu'en réalité, il est en train de se mettre de la bouffe de coté pour plus tard!
Ton infographie décrit un monde idéal.
"le soutien de l'agriculture dans son ensemble relève moins de l'intérêt économique que de l'indépendance stratégique..."Militaire... mais aussi descendant de paysans.
Militaire spotted ! ;# Après c'est pas con ta remarque AMHA, ça me fait juste sourire que ça vienne de toi.
Ici un paysan avec 100 hectares qui se dégage un smic, il est content et ils ne sont pas légion dans ce cas.
Bonsoir,
Très bon échange d'arguments, le tout en parfaite courtoisie, j'adore :love:
Je reviens sur un des arguments de Khee Nok, à savoir le rachat par l'Etat de terres "à vil prix, c'est à dire le juste prix".
Qu'est ce dans ton esprit le vil prix ou le juste prix d'une terre agricole, travaillée par des générations de paysans et ensuite abandonnée pour la laisser retourner vers la nature?
Pour mémoire, dans mon coin de Creuse, un hectare de pâture de catégorie moyenne c'est 1500 euros..
1800 si c'est du supérieur, 1000 à 1300 si c'est un terrain pas top.
A rapprocher du prix d'un terrain à construire dans la moindre ville, même pas viabilisé.
Personnellement, je ne trouve pas que ce soit un prix délirant et donc que serait un vil prix?, l'euro symbolique pour des terres qui sont depuis longtemps dans un patrimoine familial, afin de créer à moindre coût un Disneyland des paysans (sans autres paysans que des figurants, bien sur).
Je crois vraiment qu'il y a une distorsion entre la perception des gens des villes et la réalité des ruraux, pourquoi je ne le sais pas, mais cela se confirme de plus en plus souvent.
Ici un paysan avec 100 hectares qui se dégage un smic, il est content et ils ne sont pas légion dans ce cas.
A+
Gérard
Les aides sont très faibles, tout au plus il y a des indemnisations de pertes dûes aux prédateurs souhaités par la société. On ne voit pas de bergers rouler sur l'or.
Il y a aussi le souhait légitime d'avoir des produits locaux et élevés naturellement, et le paradoxe de ne pas vouloir en subir des nuisances fantasmées.
L'alternative est la batterie, au moins on ne voit rien et y a pas besoin de patous, ou l'import de Kiwiland, au moins la viande a le temps de maturer.
L'écosystème montagnard a été modelé par le pastoralisme, les agences environnementales font même appel à des troupeaux pour ré-ouvrir des paysages en voie d'enfrichement. (zones Natura 2000)
Un peu provoc'? On vire les Indiens, et ils servent de guides aux gentils cowboys?
Les aides sont aussi un choix de société, et c'est aussi valable pour l'industrie.
On verra les paysans expliquer que "Paris" ou "Bruxelles" veut la disparition de leur mode de vie ancestral alors que d'un autre point de vue ce sont Paris et Bruxelles qui ont permis la survie artificielle de ce mode de vie (enfin, de quelque chose qui s'en réclame, tout évolue).
@Kheen Nok [/b]
"dégrade l'écosystème montagnard."
Ton affirmation va à l'encontre de mes connaissances
Est ce que tu peux élaborer stp ?
Tu devrais t'intéresser aux conséquences de la boulette des barbouzes concernant le Rainbow Warrior. On en est là en partie à cause de ça (véridik, pas le temps d'élaborer).
1 lien parmi d'autres >>> https://www.pyrenees-pireneus.com/Agriculture-Pyrenees/Elevage-Pyrenees/Pastoralisme-Pyrenees/Ovins-Nouvelle-Zelande/2013-03-31-Mouton-Rainbow-Warrior-a-bon-dos-Nouvelle-Zelande.php
"Pour en revenir au sujet desclébardsPatous: les chiens de ferme ou plus ou moins errants ont toujours été un souci pour le randonneur.Si le bâton ne suffit passi les recommandations postées par Krapo ne suffisent pas (il est vrai qu'un Patou n'est pas un produit normalisé, il y a des écarts d’agressivité par rapport à la moyenne - voir ma photo pour le versant positif du truc - :est-ce qu'un truc genre bombe au poivre est efficae ou au contraire va les exciter ?que faire ?"
Ce que voulais dire par là est que des terres agricoles aussi pauvres, dont l'exploitation n'est pas économiquement viable sans subventions (qu'il s'agirait ici de supprimer) ne valent pas grand-chose.Le problème, c'est que tu ne considères les choses que sous un aspect capitaliste... Pourtant, historiquement, des troupeaux pâturent dans ces zones depuis plusieurs millénaires, donc il faudrait déjà se demander comment les paysans qui arrivaient à vivre en autonomie dans ces régions ne le peuvent plus actuellement.
Et ce revenu final est probablement bien inférieur au montant des aides reçues. Dans l'élevage ovin les aides représentent 165% du profit.Arrêter de subventionner les paysans en général en les laissant pleinement responsable de la gestion de leur exploitations, c'est une excellente idée... Mais dans ce cas, il faut aller jusqu'au bout du raisonnement et arrêter de leur imposer des normes à la con qu'on n'impose pas aux produits d'importations
Un éleveur de moutons gagne en moyenne 20 000 Euros par an... en ayant reçu en moyenne 33 000 Euros d'aides.
https://www.inrae.fr/actualites/comment-pac-soutient-elle-revenu-agriculteurs
Bref au final si on veut vraiment règler ce conflit d'usages entre écologistes, bergers et touristes on peut le faire (de manière assez brutale j'en conviens): on arrête de subventionner ainsi les élevages.
Après est-ce que ça passe, politiquement ... j'en doute.
On verra les paysans expliquer que "Paris" ou "Bruxelles" veut la disparition de leur mode de vie ancestral alors que d'un autre point de vue ce sont Paris et Bruxelles qui ont permis la survie artificielle de ce mode de vie (enfin, de quelque chose qui s'en réclame, tout évolue).
Le problème, c'est que tu ne considères les choses que sous un aspect capitaliste... Pourtant, historiquement, des troupeaux pâturent dans ces zones depuis plusieurs millénaires, donc il faudrait déjà se demander comment les paysans qui arrivaient à vivre en autonomie dans ces régions ne le peuvent plus actuellement.
Maintenant, les paysans ont aussi des cartes en main pour prendre leur indépendance... en particulier en se lançant eux-mêmes dans la transformation et dans la vente directe en boucle courte.
Les exemples que je connais un peu partout en France montrent qu'une fois passé le cap, ils s'en sortent plutôt bien financièrement et le mode de production est plus durable... mais ça ne fait pas du tout les affaires de l'état, puisque se système réduit le nombre d'intermédiaires avant le client final, et réduit donc le montant des prélèvements.
- ces paysans vivaient pour la plupart dans ce qu'on considère aujourd'hui comme la misère (ma grand-mère était paysanne et elle a tout fait pour que ses enfants ne le soient pas). Cette économie reposait en partie sur le travail des enfants, et pas de retraite...La "misère" est une notion très relative... le confinement l'a rappelé de façon brutale: le confort "acquis" de la vie en ville s'avérant subitement beaucoup moins enviable que l'isolement à la campagne!
- le commerce. A partir du moment où il est nettement plus facile d'élever les moutons ailleurs, ceux qui s'obstinent à le faire dans des conditions difficiles vont galérer. Ca se voit sur d'autres indicateurs, par exemple l'agneau neo-zélandais consommé en Europe (transport inclus) a un meilleur bilan carbone que l'agneau européen...C'est vrai parce que la production néo-zélandaise n'est pas soumise aux mêmes contraintes, que ce soit les normes ou la pérennité du modèle... et si le cout de l'énergie venait à augmenter, ça atténuerait encore le coté "bon marché"
L'agriculture actuelle (celle qui fait que la majorité des gens peut faire autre chose que trimer aux champs) repose sur la disponibilité d'énergie (aujourd'hui le pétrole) et d'engrais et autres produits. Pratiquement tous importés.Tout comme la notion de "misère", le sentiment de "trimer aux champs" mérite d'être relativisé... contrairement aux idées reçues, le paysan du moyen-âge passait annuellement beaucoup moins de temps à la tâche qu'un ouvrier actuel qui est aux 35h.
Donc cette "autosuffisance" me semble illusoire: si demain on a une pénurie durable de pétrole genre "blocus", les tracteurs s'arrêteront, les récoltes ne seront pas faites, et on crèvera la dalle si one ne peut pas importer de bouffe.Si, demain, il y a pénurie d'énergie... tu n'importeras rien car les moyens de transport seront tout aussi pénalisés!
Ca ne fait peut-être pas ses affaires mais je n'ai pas l'impressions que l'état s'en occupe tant que cela (en bien comme en mal), peut-être justement parce que c'est encore marginal ?Pour un paysan, se lancer dans la transformation n'est pas simple... et il faut qu'il réfléchisse bien à son affaire, car le système fait qu'ainsi, il perd certaines aides, alors qu'il doit investir dans des capacités complémentaires.
La "misère" est une notion très relative... le confinement l'a rappelé de façon brutale: le confort "acquis" de la vie en ville s'avérant subitement beaucoup moins enviable que l'isolement à la campagne!
Tout comme la notion de "misère", le sentiment de "trimer aux champs" mérite d'être relativisé... contrairement aux idées reçues, le paysan du moyen-âge passait annuellement beaucoup moins de temps à la tâche qu'un ouvrier actuel qui est aux 35h.
Mais à cette époque, le but était simplement d'avoir de quoi vivre... pas de s'enrichir
Si, demain, il y a pénurie d'énergie... tu n'importeras rien car les moyens de transport seront tout aussi pénalisés!
La misère est d'ordre économique et n'a aucun lien avec le confinement qui a été une privation de liberté.La misère est d'ordre économique... par rapport à un besoin, qui peut être réel ou bien le fruit d'une influence.
Si les gens ont fui les villes c'est parce qu'ils ont été assignés à résidence dans leur appartement. Personne ne serait parti si c'était pour retrouver un appartement à la campagne avec la gendarmerie au coin de la rue.
Mes grands-parents étaient paysans. Quand une usine s'est installée non loin, tous ceux qui ont abandonné leurs champs pour y être embauchés ont vu leur niveau de vie augmenter. Dès que l'on rentrait dans une maison, on pouvait savoir qui continuait à travailler aux champs et qui était à l'usine.Tu raisonnes sur un temps court... pendant lequel l'accès à une énergie peu couteuse et abondante a effectivement permis d'améliorer le pouvoir d'achat des ouvriers. Néanmoins, ce niveau de vie a plutôt tendance à baisser depuis une petite dizaine d'années et dépend totalement de facteur extérieurs que l'ouvrier ne maitrise pas.
L'immense majorité de la population rêvait de travailler à l'usine, qui en plus garantissait une retraite.
Oui, aux champs on trime, et on s'y use, qui plus est pour pas grand chose. Combien de paysans à la retraite iraient bien découvrir un peu le monde mais ne le peuvent pas à cause de leur pension de misère.Aller découvrir le monde, c'est un "besoin" superflu généré artificiellement pour alimenter l'industrie du tourisme... ça n'est pas fondamental. Je t'invite (si ce n'est pas déjà fait) à aller voir "sur les chemins noirs", en particulier lorsque le personnage principal est accueilli par un paysan à la retraite... une belle leçon de vie.
Si le paysan fait moins d'heures annuellement que l'ouvrier s'est juste parce que en hiver le paysan est au chômage technique, mais comme il n'a pas suffisamment d'argent, il ne peut pas profiter de ce temps libre. Son décor reste sa ferme h24, 7 jours sur 7.Est-il vraiment nécessaire d'avoir du pognon pour profiter agréablement de son temps libre? :closedeyes:
L'Occident s'est industrialisé sans le pétrole. S'il venait à manquer (cela fait 50 ans qu'on nous dit que dans 20 ans il en manquera), les bateaux à voiles et à vapeur, les péniches, les trains à vapeur feraient leur retour.Déjà, le retour à la voile et à la vapeur ne se fera pas en un claquement de doigt... et changera mécaniquement les temps de trajet, donc ça rebattra les cartes en terme d'échanges mondialisés.
Dès le 19eme siècle, l'Europe importait les engrais naturels (guano) puis le nitrate du Chili et du Pérou par bateaux à voiles. Et l'Australie reprendrait ses exportations de moutons par bateaux à vapeur comme elle le faisait initialement.
Si le paysan fait moins d'heures annuellement que l'ouvrier s'est juste parce que en hiver le paysan est au chômage technique, mais comme il n'a pas suffisamment d'argent, il ne peut pas profiter de ce temps libre. Son décor reste sa ferme h24, 7 jours sur 7.
Déjà, le retour à la voile et à la vapeur ne se fera pas en un claquement de doigt... et changera mécaniquement les temps de trajet, donc ça rebattra les cartes en terme d'échanges mondialisés.… dans mon petit domaine de compétence.
L'Occident s'est industrialisé sans le pétrole.Vrai, et faux. L’occident s’est industrialisé au début du XIX siècle en remplaçant l’énergie d’origine renouvelable (vent, muscles humains et animaux, bois de chauffe et son charbon, hydraulique au fil de l’eau) par des combustibles extraits, principalement fossiles. D’abord la houille, puis les hydrocarbures liquides (1859) puis gazeux ; et dans les extraits non-fossiles : les radio-actifs (1898). Il n’est fait nulle part mention d’une industrialisation pérenne avec de la tourbe (extraite) ou des excréments animaux (renouvelables)…
S'il venait à manquer (cela fait 50 ans qu'on nous dit que dans 20 ans il en manquera)La Terre étant un objet fini, et la reconstitution du stock prenant un temps sans rapport avec notre courte vue/vie humaine, les quantités extractibles ont aussi une limite physique. Selon la difficulté à trouver et à accéder aux matériaux cette limite est plus ou moins lointaine. Mais en consommant plus que le renouvellement du stock, on manquera un jour.
les bateaux à voiles et à vapeur, les péniches, les trains à vapeur feraient leur retour.Pour la vapeur, pas longtemps, et pas vers l'Europe : plus de charbon !
...
Et l'Australie reprendrait ses exportations de moutons par bateaux à vapeur comme elle le faisait initialement.
Dès le 19eme siècle, l'Europe importait les engrais naturels (guano) puis le nitrate du Chili et du Pérou par bateaux à voiles.Pas au même prix : pas le même équipage, pas les même quantités (car pas la même population à nourrir !), pas les mêmes routes et donc pas le même temps.
SIGNAL : information utile et fiable qui sert directement ou indirectement à prolonger des vies.
BRUIT : tout le reste, à commencer par votre ressenti, vos opinions, et vos hormones du moment.
Un peu de bruit sympa et d'humour est souhaitable. Les prises de tête et le clavier-jutsu, non.
La "misère" est une notion très relative... le confinement l'a rappelé de façon brutale: le confort "acquis" de la vie en ville s'avérant subitement beaucoup moins enviable que l'isolement à la campagne!
C'est vrai parce que la production néo-zélandaise n'est pas soumise aux mêmes contraintes, que ce soit les normes ou la pérennité du modèle... et si le cout de l'énergie venait à augmenter, ça atténuerait encore le coté "bon marché"
Tout comme la notion de "misère", le sentiment de "trimer aux champs" mérite d'être relativisé... contrairement aux idées reçues, le paysan du moyen-âge passait annuellement beaucoup moins de temps à la tâche qu'un ouvrier actuel qui est aux 35h.
Mais à cette époque, le but était simplement d'avoir de quoi vivre... pas de s'enrichir un max pour tout claquer dans des vacances à Dubaï! ;)
Si, demain, il y a pénurie d'énergie... tu n'importeras rien car les moyens de transport seront tout aussi pénalisés!
Il ne restera alors aux ingénieurs informatique et aux influenceurs qu'à se retrousser les manches pour assurer eux-mêmes leur subsistance... en faisant manuellement ce que les machines ne feront plus!
Et là, on verra quels sont les métiers réellement essentiels!
Pour un paysan, se lancer dans la transformation n'est pas simple... et il faut qu'il réfléchisse bien à son affaire, car le système fait qu'ainsi, il perd certaines aides, alors qu'il doit investir dans des capacités complémentaires.
Pour ça, il faut que ledit paysan ne soit pas seulement un technicien agricole (ce qu'ils sont la plupart du temps à la sortie de l'école d'agriculture) mais un chef d'entreprise capable de monter et de gérer une affaire dans sa globalité.
Khee Nok part du postulat d'une situation qui se dégrade mais qui reste contrôlable et d'un retour à meilleure fortune, pour ma part et par formation mili, je sais que les emmerdes volent en escadrilles et que quand on est dedans c'est rarement selon le scenario envisagé par les huiles de l'EM.
Je ne « vole » pas les idées de J-M. Jancovici.
Modif : lien vers doc BP.
- l'état subventionne énormément un mode de production agricole qui n'a aucun intérêt économique et dégrade l'écosystème montagnard.
Si le bâton ne suffit pas : est-ce qu'un truc genre bombe au poivre est efficae ou au contraire va les exciter ?
Ce brave homme a des analyses tout aussi pertinentes que le Club de Rome qui il y a 50 ans prévoyait des famines graves pour l'an 2000 en Europe et en Amérique du nord.
… le Club de Rome qui il y a 50 ans prévoyait des famines graves pour l'an 2000 en Europe et en Amérique du nord.
^-^
Mon cœur saigne :'(
L'économie des montagnes est basée sur le tourisme et sur le pastoralisme.
La grande majorité des habitants des vallées de montagne vivent des deux.
Sans pastoralisme pas de tourisme.
Pour ce qui est de la prédation et de la protection je le répète depuis 15 ans au final c'est les prédateurs qui payeront le prix de cette politique aberrante car le cout de l'ensemble des mesures des protections ne pourra pas être tenable sur la durée. Notamment les nombreux accidents et procès qui ont lieu sur l’estive et l'alpage...
Un jour on m'expliquera pourquoi qu'à la vue de l'état de la biodiversité dans son ensemble ce sont les grands prédateurs qu'ils faut protéger et réintroduire si se n'est pour maintenir la division de la population... humaine
Efficace à court terme, dramatique pour l'éducation des chiens
Je suis d'accord: quand on aura au moins stabilisé les populations d'oiseaux, batraciens, reptiles, poissons, insectes (sauf les moustiques) etc, il sera temps de s'inquiéter des 8 ours et 200 loups qui manquent à l'appel.
Erreur, ce sont justement les prédateurs qui jouent un des rôles principaux dans les processus de régulation des écosystèmes et pour le maintien de la biodiversité. Et les super prédateurs en particulier (loups, ours, lynx et rapaces principalement, dans les milieux montagnards).Tu oublies l'homme dans ta liste de prédateurs... car oui, l'homme fait partie intégrante des écosystèmes.
Penser qu'il faut "stabiliser" les populations locales sous le seul effet de l'action humaine est une erreur.Penser les écosystème en excluant l'humain est tout aussi erroné...
C'est l'humain qui dézingue le vivant, pas l'inverse.Les prédateurs font autant de dégât sur le vivant... il suffit de voir ce qu'il reste d'un poulailler après le passage d'un renard ou d'un troupeau après le passage d'une meute pour comprendre qu'ils ne se contentent pas forcément de prélever le strict nécessaire.
Je suis persuadé qu'un peu moins d'anthropocentrisme ferait un bien fou à tous les écosystèmes.Les écosystèmes européens sont tous anthropisés depuis plusieurs millénaires... il n'y a donc rien de surprenant à ce que l'espèce humaine considère d'abord selon son point de vue les écosystèmes dans lesquels elle est installée.
Mais là, ça demande à tous les acteurs humains d'être capable d'une prise de recul énorme et de travailler en harmonie entre eux et avec leur environnement tout en étant ouvert aux dernières données écologiques (au sens scientifique) sur le domaine.C'est là que le bât blesse: les concepts écologistes les plus en vogue actuellement (que ton raisonnement illustre un peu) découlent davantage d'une idéologie qui oppose la nature à l'homme en considérant ce dernier comme un nuisible qu'il faudrait presque interdire d'action sur la nature... voire enfermer ou éradiquer, que d'une réalité scientifique.
Tu oublies l'homme dans ta liste de prédateurs... car oui, l'homme fait partie intégrante des écosystèmes.Non, je ne l'oublie pas du tout :-) mon propos était de montrer qu'il n'y a pas que l'homme qui tue les proies et qu'il n'est pas le seul à agir sur les écosystèmes, et que la natu
Penser les écosystème en excluant l'humain est tout aussi erronéCe n'est pas mon mode de pensée... si tu as fait attention j'emploie le terme de vivant, qui englobe l'humanité, et non de nature qui l'exclu. La plupart des naturalistes réfutent d'ailleurs ce vocable à l'heure actuelle, puisque les écosystèmes de toute la planète ne peuvent plus s'appréhender en excluant l'homme.
Les prédateurs font autant de dégât sur le vivant... il suffit de voir ce qu'il reste d'un poulailler après le passage d'un renard ou d'un troupeau après le passage d'une meute pour comprendre qu'ils ne se contentent pas forcément de prélever le strict nécessaire.Les attaques de renards en poulailler ou de loups en enclos menant à des réactions de chainkilling de la part du prédateur ont été largement étudiées et le constat est plutôt que le prédateur se comporte comme un enfant dans un magasin de bonbon puisque tout est à sa disposition. C'est un comportement non naturel pour lui qui est déclenché par des siècles de sélection et les techniques d'élevage qu'exerce l'homme. Et cela ne se déroule qu'en conditions de huis clos. Dans un espace ouvert c'est impossible, le reste du troupeau s'étant enfuit. La réalité des choses, c'est que lorsqu'un prédateur s'est établi sur un territoire, il ne ravage pas tout, mais il "prélève" uniquement ce qui est nécessaire à sa survie. L'exemple récent le plus frappant et sur une relativement large échelle est le parc du Yosemite et la réintroduction du loup.
Les écosystèmes européens sont tous anthropisés depuis plusieurs millénaires... il n'y a donc rien de surprenant à ce que l'espèce humaine considère d'abord selon son point de vue les écosystèmes dans lesquels elle est installée.Et ça c'est entièrement vrai. Mais à la lumière des connaissances actuelles, on peut adopter un point de vue plus bienveillant et longtermiste vis à vis des autres espèces qui composent le vivant.
Si on supprime toute action humaine sur ces écosystèmes, le constat factuel, c'est qu'ils se modifient très rapidement:Qui fait ce constat ? Car les expérimentations d'associations comme l'ASPAS ou les études du MNHN ont plutôt tendance à montrer une élévation rapide de la biodiversité tout en restant praticable par l'homme.
- provoquant systématiquement la disparition rapide d'un certain nombre d'espèce qui vivent de ce que l'homme a fait du milieu
- devenant potentiellement très inhospitalier pour l'homme... un peu aberrant pour la survie de l'espèce!
C'est là que le bât blesse: les concepts écologistes les plus en vogue actuellement (que ton raisonnement illustre un peu) découlent davantage d'une idéologie qui oppose la nature à l'homme en considérant ce dernier comme un nuisible qu'il faudrait presque interdire d'action sur la nature... voire enfermer ou éradiquer, que d'une réalité scientifique.L'homme est nuisible oui. C'est la seule espèce capable de détruire la planète sur laquelle il vit. C'est un fait, le GIEC le dit depuis des décennies, et le rapport Meadows commence à dater légèrement, mais ce dernier l'avait déjà évoqué clairement il y a 50 ans! Il y a un super podcast où il a été interviewé il y a un ou deux ans mais je ne retrouve plus le lien, je vais chercher et j'éditerai le post au cas où. Donc ce n'est pas une idéologie.
On est néanmoins d'accord sur la nécessité de réflexion et d'action sur la pérennité de la gestion des écosystèmes... dont un certain nombre souffre énormément d'une vision consumériste et court-termiste de la part de "consommateurs", qu'il s'agisse du pillage des ressources, de l'abus de produits polluant ou du comportement de certains "usagers" de la nature qui se comportent comme des parasites.:doubleup:
Sur le sujet de l'homme et de la nature, je trouve très justes les mots de David, à méditer: https://www.youtube.com/watch?v=68ig-cQEILwC'est rigolo, mais c'est en fait ce point de vue que je défends...
L'exemple récent le plus frappant et sur une relativement large échelle est le parc du Yosemite et la réintroduction du loup.
Loin d'être vrai ! ::)
https://www.zoom-nature.fr/les-loups-de-yellowstone-une-trop-belle-histoire-naturelle/