Vie Sauvage et Survie

Autosuffisance / Écologie / Survie à long terme => Écologie / respect de la nature => Discussion démarrée par: Vladimir le 21 juin 2019 à 12:41:10

Titre: Résistance et dissidence écologique
Posté par: Vladimir le 21 juin 2019 à 12:41:10
Il est temps!

Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: guillaume le 21 juin 2019 à 16:17:42
du plus soft au plus durs.

Dans le respect des lois ;).

Avis de la modération : ce débat est nécessaire et important. Toutes les contributions et les points de vus, même radicaux ont leur place ici tant que les règles du forum sont respectées : bienveillance, pas de politique et pas d'incitation aux actions illégales.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: nox le 21 juin 2019 à 17:10:39
Une nouvelle génération de résistants climatique pour la défense de notre survie est en cours de gestation.  :)
"Deep Green Résistance" :doubleup: né aux États-Unis s'étend au reste du monde.
Des groupuscules émergent sous diverses formes de radicalisations,certains sont plus radicaux que d'autres dans les actions.
 ...

Est ce que l'on peut avoir des exemples ?

Rien que ça (issu de leur site) :

"DGR est une organisation radicalement féministe. Les hommes forment une classe qui mène une guerre contre les femmes. Viols, violences physiques, incestes, prostitution, pornographie, pauvreté, et génocides forment l’ensemble des armes dans cette guerre et sont les conditions qui créent la classe sexuelle féminine. La liberté des femmes – en tant que classe – ne peut être dissociée de la résistance à l’ensemble de la culture dominante."

"Nous sommes empêtrés dans des systèmes imbriqués de pouvoirs sadiques et construits sur des richesses volées, des privilèges blancs, la misogynie, et la suprématie humaine. En tant qu’individus, il est de notre responsabilité d’identifier ces systèmes, de conquérir nos droits, et de faire alliance avec les expropriés. Collectivement, notre tâche est d’amener ces systèmes à la chute."

c'est pas un peu réducteur ?


Et ça contradictoire ? :


"Toutes les sociétés, y compris les plus pacifiques – particulièrement les plus pacifiques – ont compris la nécessité d’avoir un code de conduite, lequel n’est rien de plus que l’ensemble des normes comportementales"

" Règles de la culture de la sécurité

Ne parlez pas de…

votre implication ou de celle de quelqu’un d’autre dans un groupe clandestin.
votre désir ou de celui de quelqu’un d’autre de s’engager dans un groupe de la sorte.
votre participation ou de celle de quelqu’un d’autre à des actions illégales.
vos plans ou de ceux de quelqu’un d’autre pour de futures actions illégales.
des détails d’actions illégales, comme un endroit, un moment, des noms de participants, etc.
Par ailleurs, ne demandez pas aux autres s’ils sont membres d’un groupe clandestin.

La désobéissance civile non violente est illégale, mais quelquefois elle peut être débattue ouvertement. En général, les détails de la désobéissance civile non violente ne devraient être abordés qu’avec des personnes qui s’engageront dans l’action ou avec celles qui la soutiennent.

Il est toléré (et même encouragé) de soutenir ouvertement le sabotage et toutes les formes de résistance tant que vous ne mentionnez aucuns noms, endroits, moments. Même si l’expression de votre soutien est légale dans votre pays, ayez conscience des possibles répressions ou conséquences afin de prendre une décision réfléchie sur les risques que vous souhaitez prendre.

Ne parlez jamais à la police, aux services de renseignements, etc. "


Donc on doit respecter les "règles" du sytème GDR mais pas celles de la "république" (par exemple) ... ?

Sur le site pas la moindre trace d'actions concrètes applicables aux citoyens pour améliorer la situation, ce ne sont que des idées politiques.
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Dutch le 21 juin 2019 à 20:35:56
Il est juste très probable que des groupes radicaux écologistes existes ou verront le jour très prochainement.

Ils existent depuis le début des années 2000 & sont considérés par les services de renseignement comme la seconde menace terroriste en Europe, après l'extrémisme religieux.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Rantanplan le 24 août 2019 à 00:28:47
Si vous voulez mon avis,

La disparition des insectes pollinisateurs, le changement climatique, les particules fines, la raréfaction de l'eau potable, la pollution plastique (la liste est encore longue)... Sont, je pense, envisagés d'en haut comme des marchés à saisir. Ambiance cynisme et ronds de cuir.

Je vois le futur ultra technicisé, où nous achèterons la filtration d'un air climatisé comme aujourd'hui nous payons des factures d'électricité...
Les habitations deviendront tellement complexes et couteuses que nos bailleurs s'appelleront directement Vinci, Eiffage (ligne Maginot, sous terre, on a 10C° à l'année, quelle que soit la météo)... Il ne sera plus envisageable pour la masse salariée de devenir propriétaire...
Des plantes résistantes à la sécheresse (ou la croissance hors sol), brevetées, aux semences stériles, seront pollinisées par des drones... ou à la main par des ouvriers uberisés comme c'est déjà la cas ailleurs.  (https://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/23/dans-les-vergers-du-sichuan-les-hommes-font-le-travail-des-abeilles_4405686_3244.html)

Pour recentrer où je veux en venir, je vais partir de cette citation:

Citer
Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas.

Je trouve cet aphorisme erroné. Au contraire, quand toutes les ressources naturelles seront inaccessibles, alors l'argent aura littéralement pouvoir de vie ou de mort: vous imaginez vous retrouver en incapacité de payer vos factures d'oxygène ? Ou encore qu'un avis d'expulsion signifie la rue, par 60 degrés à l'ombre, non protégé des ondes de la XG - indispensables au fonctionnement des drones / IA - par votre logement "Far A Day©"  ?

Je ne vois aucune solution, sinon parvenir à changer la psychée de l'Homme en profondeur: l'accumulation de biens matériels, l'attrait pour les avantages immédiats, les instincts basiques (reproduction, territorialité, opportunisme, individualisme... instinct de survie), etc. Tout ça crée trop de problèmes.

Vivement le règne des IA, de l'humain augmenté et des sphères de dyson (pas les aspirateurs =).

PS:

Nous sommes des naufragés du vide habitant un vaisseau spatial sans commandes (le soleil se balade, la galaxie elle même est en mouvement), dotés d'un réacteur à fusion nucléaire (soleil), d'une infrastructure à cohérence gravitationnelle, d'énormes réserves de fer (astéroïdes) et d'hydrogène (Jupiter) (avec ces deux matériaux, on peut tout faire, je dvp pas). Les quartiers d'habitation possèdent des systèmes de survie poussés, avec protection contre les rayonnements (Van Allen, ozone), chutes d’astéroïdes, recyclage de l'air, de l'eau, climatisation, usines de nano machines (la Vie).

Faudrait juste dire aux voyageurs d'arrêter de chier dans l'eau potable, ou de faire cramer les régulateurs à Co2, ce serait cool. 
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Boris le 24 août 2019 à 01:00:42
C est pas vous, mais, ce que vous écrivez ( le contenu) qui m a foutu un gros coup de deprime.
D ailleurs c est assez fréquent.
Je suis retourné.dans mon village Corse comme chaque année depuis 42 ans et comme chaque année je suis confronté a des changements écologiques. La j' ai vu les fragments de plastiques dans la mer, a l' œil nu. Des petits morceaux qui scintillaient au soleil.
Franchement.comment continuer à vivre si c est pour aller vers cet avenir. Je dis pas ça pour moi, j' ai très envie de vivre mais pour mes gamins et les vôtres. Que faire...? J' ai envie de prendre tous ces expériences positives ces tentatives pour changer et ne paS rester bloquer sur les trucs qui échouent. J' ai très envie de croire qu on peut inverser la tendance et très envie de tenter des expériences collectives. Au pire si ça ne fonctionne pas j' aurais passé de bons moments avec des gens sympa...
Maintenant avoir envie ne fait pas tout... comment donner l envie d avoir envie? (Que ceux qui auront eu la chanson dans la tête lèvent la main...)
Bonne nuit et vive l entraide et la solidarité... et l optimisme.


Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 24 août 2019 à 06:43:33
J'ai l'impression que certains sont un peu défaitistes, voire résignés. Je ne pense pas que ce soit l'attitude idéale à tenir. Je préfère déjà l'optimisme de Boris.

J'ai également l'impression que la philosophie exprimée par Deep Green Resistance et consorts a été peu discutée, au final. Je n'ai rien à voir avec ces mouvements, mais je pense que ça vaut le coup d'en parler un peu plus.

Je vais peut-être utiliser parfois MON avis pour expliquer ce que JE pense comprendre de leurs idées, mais je ne suis pas membre de DGR. Et ne prenez pas ce que je dis à leur sujet comme à prendre au pied de la lettre, du coup, évidemment.

Je ne suis PAS là pour vous dire de rejoindre de tels mouvements. Je vous conseille simplement de vous renseigner au sujet de la philosophie derrière ce genre de mouvement et de décider de ce que vous en pensez. Peut-être que vous penserez que ce n'est pas la meilleure solution, ou que ce n'en est pas une.

Il est fort possible, d'ailleurs que ce type de mouvement ait de plus en plus d'impact sur la vie de tous dans le futur, et que médias et hommes politiques en parlent (potentiellement à tort et à travers ?).

Je suis désolé, ça va être un post un peu long et ça va renvoyer ensuite vers plus de lecture.

Pour commencer :
Citer
Ils (groupes radicaux écologistes) existent depuis le début des années 2000 & sont considérés par les services de renseignement comme la seconde menace terroriste en Europe, après l'extrémisme religieux.

Ces mouvements existent depuis un peu plus longtemps (années 80, je crois), et les idées sous-jacentes sont encore plus anciennes (la philosophie de vie défendue est très ancienne, et des critiques relatives à -par exemple, pour prendre un élément- la civilisation industrielle, voire civilisation tout court se retrouvent chez des gens comme Aldous Huxley ou Claude Lévi-Strauss).

Au passage, Greenpeace était à une époque considéré comme un "groupe radical écologiste".

Concernant les remarques de nox :

Citer
" Règles de la culture de la sécurité

Ne parlez pas de…
[...]
Ne parlez jamais à la police, aux services de renseignements, etc. "

Donc on doit respecter les "règles" du sytème GDR mais pas celles de la "république" (par exemple) ... ?

DGR n'est pas une société. C'est un mouvement de résistance.

Les 'règles à suivre' sont des règles d'autoprotection de ce mouvement de résistance de type guerilla. Ca ne constitue aucunement une philosophie de vie à long terme ou une ébauche de dictature. Les règles s'appliquant aux membres de ce mouvement n'ont à mes yeux rien de comparable avec un corpus de loi. Moi, je ne vois pas de contradiction avec leurs principes.

Citer
"DGR est une organisation radicalement féministe. Les hommes forment une classe qui mène une guerre contre les femmes. Viols, violences physiques, incestes, prostitution, pornographie, pauvreté, et génocides forment l’ensemble des armes dans cette guerre et sont les conditions qui créent la classe sexuelle féminine. La liberté des femmes – en tant que classe – ne peut être dissociée de la résistance à l’ensemble de la culture dominante."

"Nous sommes empêtrés dans des systèmes imbriqués de pouvoirs sadiques et construits sur des richesses volées, des privilèges blancs, la misogynie, et la suprématie humaine. En tant qu’individus, il est de notre responsabilité d’identifier ces systèmes, de conquérir nos droits, et de faire alliance avec les expropriés. Collectivement, notre tâche est d’amener ces systèmes à la chute."

c'est pas un peu réducteur ?

Le site étaye sur plusieurs pages ces idées et ses principes, développant très longuement chacun des paragraphes cités par nox. Le regard qu'il porte sur l'homme et la femme (et les différences constatées selon les sociétés et les cultures, à travers les époques) ne correspondent peut-être pas à l'idée que tu t'en fais à partir d'une présentation générale sur leur pages principales.

Balayer tout ça de côté en indiquant qu'un paragraphe isolé est réducteur... est réducteur. C'est mon avis, en tout cas. Et même si t'es pas d'accord, ça empêche pas d'en discuter un peu plus, non ?

Citer
Sur le site pas la moindre trace d'actions concrètes applicables aux citoyens pour améliorer la situation, ce ne sont que des idées politiques.

Si peu de mesures concrètes sont avancées, c'est peut-être normal. Ce type de mouvement ne cherche pas à revendiquer ses actions. Ni à convaincre tout le monde. Ce qui importe pour eux, c'est qu'ils convainquent les bonnes personnes. Celles qui seront prêtes à agir, en sachant ce qu'ils risquent de perdre. D'ailleurs, passé un certain stade, peut-être que il n'y aura (du point de vue individuel, pas au niveau de la biodiversité) plus grand-chose à perdre.

Et si certaines de leurs mesures s'avéraient être illégales, ça me paraît évident qu'ils n'en parleraient pas sur leur site. S'ils suivent des structures adaptées à des guerres de type guerilla, il vaut mieux éviter la hiérarchie en pyramide et d'exposer toutes ces stratégies au grand jour.

Mis à part, du coup, les histoires de frappe directe et les individus directement impliqués, il y a bien d'autres catégories d'individu qui composent ce type d'organisation. J'y reviendrai.

Concernant cette remarque de Vladimir :

Citer
Il est certain que si les pouvoirs politiques n'agissent pas rapidement et fortement au niveau mondial pour enrayer le processus destructeur et apocalyptique du réchauffement climatique,les actions citoyennes deviendront de plus en plus extrémistes.

Les penseurs des mouvements considérés comme radicaux te diraient que cette action n'aura JAMAIS lieu. Que ce qui se passe aujourd'hui est la conséquence du fonctionnement NORMAL de nos gouvernements et industries. Le gouvernement agit la majorité du temps pour soutenir la machine industrielle. Ca fait des centaines d'années que la déforestation en masse a explosé dans le monde, et nos gouvernements n'ont JAMAIS cherché à enrayer ça à échelle mondiale. Ils n'ont pas non plus cherché à changer l'idéologie expansionniste et colonisatrice des sociétés occidentales. Au contraire, ils ont encouragé -volontairement et/ou par inaction- l'augmentation de la vitesse de déforestation.


(Aparté au sujet des forêts :

Chez nous, on a certes plus d'arbres qu'il y a deux siècles, mais certains étayent plusieurs arguments pour avancer l'idée de malforestation dans beaucoup d'endroits en Europe. C'est aussi parce qu'on a pu aller en abattre ailleurs et arrêté d'entretenir certains endroits que nos forêts européennes ont en partie repoussé. Les haies d'arbres chamêtres par contre ont énormément été détruites, et continuent de l'être).

D'ailleurs, la déforestation actuelle au Brésil a lieu en grande partie pour remplacer la forêt par des plantations destinées à l'élevage, si je ne m'abuse... ? Des accords agricoles ont été passés à Bruxelles, non ? Preuve supplémentaire parmi la quantité innombrable d'exemples (et le simple fait que ça fait des années que la situation mondiale ne s'améliore pas) que les forces aux pouvoir (les structures ?) mettent la priorité à des accords commerciaux (qui ne sont peut-être pas bénéfiques à l'agriculteur, au passage, je l'ignore) avant l'ensemble de l'humanité.

L'arbre est absolument critique à notre survie. C'est -entre beaucoup d'autres choses- un élément essentiel du cycle de l'eau, parce qu'en plus de permettre de drainer lentement l'eau et de la retenir en surface, de limiter l'érosion éolienne et liée à l'eau de pluie, de baisser la température du sol par l'évapotranspiration, de stocker du carbone, de fournir de la nourriture et d'autres éléments essentiels à la vie de l'humain (récipients, abris, vêtements, ...) une forêt peut faire venir la pluie.

Des recherches relativement récentes indiquent que lorsque beaucoup d'arbres sont en stress hydrique, ils relâchent des composés s'aggrégeant avec les particules d'eau des nuages pour en faire des gouttes de pluie. (https://positivr.fr/amazonie-arbres-foret-provoque-pluie/, premier lien pris au pif à ce sujet).

Autre remarque peu rassurante : les sols tropicaux sont plus fragiles que nos sols en région tempérés. L'agriculture industrielle (que les grands groupes agricoles propagent de plus en plus) risque de détruire les sols bien plus rapidement que chez nous.

Fin de l'aparté)

Citer
"Je ne vois aucune solution, sinon parvenir à changer la psychée de l'Homme en profondeur: l'accumulation de biens matériels, l'attrait pour les avantages immédiats, les instincts basiques (reproduction, territorialité, opportunisme, individualisme... instinct de survie), etc. Tout ça crée trop de problèmes."

Ca me paraît un peu fataliste. Je ne suis pas certain que ce soit le psyché de l'Humain avec un H à remettre en cause. Ce psyché que tu critiques n'a rien d'universel. Des millions d'êtres humains ont vécu sans déforester, sans balancer de plastique dans les océans, ni créer de désert, etc. Les quelques peuples de cueilleurs-chasseurs qui n'ont encore pas été éliminés ou assimilés en sont la preuve vivante. Leur psyché n'a rien à voir avec celui que tu décris. Sur ce point, je rejoins ce que certains de ces mouvements radicaux avancent.

Citer
"Je ne vois aucune solution, sinon parvenir à changer la psychée de l'Homme en profondeur: l'accumulation de biens matériels, l'attrait pour les avantages immédiats, les instincts basiques (reproduction, territorialité, opportunisme, individualisme... instinct de survie), etc. Tout ça crée trop de problèmes."

Résister ?

Il y en a, par exemple, des résistants, au Brésil. Ils existent. Faut chercher un peu pour trouver des infos à leur sujet, mais ils sont là.

Les mouvements radicaux actuels placent la Vie dans son ensemble avant l'humain. Ceux qui semblent indiquer vouloir causer un effondrement de l'industrie ou des gouvernements semblent penser que c'est une BONNE chose pour la Vie d'arrêter la machine. Que même si beaucoup périront, ce sera forcément mieux que ce qu'ils pensent adviendra si rien n'est fait (illustration sur le site de DGR, https://deepgreenresistance.org/fr/deep-green-resistance-strategy/decisive-ecological-warfare#collapse-scenarios (https://deepgreenresistance.org/fr/deep-green-resistance-strategy/decisive-ecological-warfare#collapse-scenarios)). Mieux pour la Vie.

Ca me fait penser à une citation de David.

Citer
Pour avoir envie de vivre, il faut une bonne raison. Et, paradoxalement, c'est généralement la raison même pour laquelle on est prêt à mourir.

Ces gens sont vraisemblablement dans cette situation. Prêts à mourir pour ce qui les fait vivre. La nature, leur forêt, la vie, la biodiversité, l'air et l'eau propre. Plutôt que de contribuer à leur destruction en vivant une vie d'occidental du XXI siècle, et plutôt que de laisser faire.

En soi, peut-être que cela constitue une solution.

Pas la meilleure qu'on pourrait souhaiter, mais selon eux le mieux étant donné la situation actuelle.

Et même s'il s'avérait que ça ne résout pas assez pour que l'humanité survive, ça reste une victoire. Plus d'espèces auront survécu. La Vie repartira mieux, et sera peut-être garantie de bien repartir. Si le mouvement est réprimé et mis à mal, tant pis. Ils auront agi en connaissance des conséquences, et seront restés fidèles à leurs principes. Les résistants n'avaient aucune idée s'ils allaient gagner ou survivre pendant la 2nde Guerre Mondiale (mais leur contribution était loin d'être négligeable).

Leur idée de taper où ça fait des dégâts et de s'attaquer de multiples manières aux principaux responsables des problèmes, et aux principaux rouages de la machine, ça sera peut-être le plus efficace qu'on puisse espérer.

Plus efficace, sans doute qu'attendre les élections de 2022 pour voter un parti surfant sur la vague écologreenwashing pour engranger des votes, espérant qu'un gouvernement national dont le but est de toute façon selon eux de soutenir la machine industrielle. D'attendre et d'espérer que cet hypothétique gouvernement national arrivera à faire plier des entités supranationales. Et en laissant le chauffage à 20°C quand même, parce que c'est trop dur de mettre un pull l'hiver ou de s'acclimater au froid.

(Au passage, je ne suis pas sûr que toutes les actions qu'un tel groupe pourrait lancer soient illégales. Par exemple faire couler une grosse boîte d'extraction de pétrole ou de production de plastique en la faisant crouler sous des lois contraignantes ou en la gérant de façon à la faire dériver vers l'incompétence systémique et la faillite n'est peut-être pas illégal)

C'est sûr qu'aujourd'hui c'est difficile d'avoir l'impression qu'on peut avoir un impact à grande échelle. Je pense que c'est peut-être ce qu'on attend de nous, de se dire qu'on ne peut rien faire. Les gens qui se sentent impuissants sont les plus dociles. Une culture de la passivité, peut-être inculquée en partie par les habitudes qu'on nous fait prendre ? Par nos structures hiérarchiques ?

C'est faux. Nous ne sommes pas impuissants. Impuissants pour ce qui est de restaurer la planète en 20 ans pour qu'elle soit aussi vivable qu'il y a 100 ans, sans doute oui. Impuissants pour changer les choses sans sacrifice, oui, sans doute.

Mais impuissants pour améliorer les choses, non.

Si un écureuil peut accidentellement causer une panne de courant pour 32 000 personnes (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1218947/panne-courant-traverse-poteau-ecureuil-nouveau-brunswick (https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1218947/panne-courant-traverse-poteau-ecureuil-nouveau-brunswick)), je ne vois pas en quoi un individu bien épaulé ne pourrait pas faire des choses à impact majeur.

Sans aller jusque là, ceux qui montrent des voies alternatives ont un impact. Les éboueurs ont un impact au quotidien. Les cueilleurs-chasseurs ont un impact, en nous montrant que des petites minorités vivent complètement en dehors du mode de pensée consumériste. Ceux qui ont permis de faire ces découvertes. Ils ne sont pas bac +15, surhommes, riches, ou 'puissants'. Ceux qui passent du temps à discuter, à dénoncer le greenwashing. Ils ont très certainement eu besoin de soutien et de sacrifices de la part d'autres pour pouvoir faire ce qu'ils font ou ont fait. Des coups de pouce. Leurs amis et famille ont eu de l'impact. Ce ne sont pas, la plupart, des ingénieurs ou des politiciens.

En ce sens, il existe des solutions. Pas faciles à mettre en oeuvre, certes, et certainement pas individuellement. Mais si tu veux améliorer les choses de façon non négligeable, ces solutions existent.

Je suis d'accord avec toi, tous ensemble, décider de tirer la chasse une fois par jour ou je ne sais quoi ne constitue pas un chemin suffisant vers la solution (en plus c'est dommage, ça reste des litres d'eau potable de perdus, et de beaucoup de matière organique qui part à la flotte).

Alors, oui, celui qui parviendrait à entraver un forage massif de pétrole ou à empêcher l'approvisionnement en caoutchouc d'une usine de fabrique de pneus a un impact direct et visible. Mais les gens qui prennent les armes ne sont pas les seuls impliqués dans ces mouvements, de toute façon.

Il leur faut du soutien matériel. Et moral. Ca c'est déjà conséquent. N'importe quelle armée au front est épaulée par dix, vingt, cent fois plus de monde. Dans le cadre d'un mouvement radical, ça constitue les messagers. Les intellectuels. Les analystes. Ceux qui dénichent des infos au sujet des prochaines cibles, ou qui en recherchent d'autres.

Il faut aussi que les gens soient prêts à accepter de résister. De faire des sacrifices en allant jusqu'au bout de ses idées, et on est conditionné à éviter les sacrifices autant que possible. Une culture de la résistance, ça passe par des artistes, des journalistes, des gens en colère. Par des individus haut placés qui cherchent à changer les idéologies à grande échelle. De changer le fonctionnement du pouvoir, si par miracle ça s'avérait possible. Pour que la reconstruction, s'il y en a une, puisse se faire et que ce qui se reconstruit soit différent et mieux, il faut que les mentalités aient changé. Ca passe par les efforts d'énormément de monde de changer les esprits. D'autant plus que les gens trop débordés au jour le jour ou trop dans la galère pour pouvoir se permettre (ou pour être en mesure) de s'intéresser à ces questions sont nombreux.

Vous n'avez pas besoin d'être dans l'illégalité en faisant partie de ce mouvement, si je ne me trompe pas (ça doit dépendre des pays, j'imagine, en fait).

Et ce n'est peut-être pas la seule solution existante. Par exemple, supposons que quelqu'un trouve un moyen de stériliser 99,9999% de la population. Dans 50 ans il restera plus beaucoup de monde sur Terre, et la solution n'aura pas nécessité de tuer directement des gens. C'est peut-être une solution. (Personnellement, je ne penche pas vers les solutions du type invention technologique pour résoudre un problème grandement lié à l'abus et le trop-plein techonologique, mais je ne détiens pas la vérité universelle).

Bref. Si ça peut faire réfléchir quelques personnes ou faire en sorte qu'un défaitiste change un peu d'avis sur sa capacité à changer les choses, j'aurai pas passé un certain temps à taper ça pour rien.

Un lien vers un blog (qui traduit en français énormément d'articles, dont certains de l'un des fondateurs de DGR) que je trouve du coup pertinent à citer :
https://www.partage-le.com/ (https://www.partage-le.com/)

Le fait que ce soit des traductions fait qu'on a pas mal de points de vue un peu différents, au final (la prise de position restant dans l'ensemble la même), et les gens cités, critiqués et les théories analysées. Les liens vers d'autres articles, des livres, des vidéos ou des ressources sont extrêmements nombreux.

D'autant plus que je trouve les textes clairs, bien étayés, et mieux fichus que mon post.

On y trouve aussi des articles écrits par l'auteur du blog, ou par d'autres auteurs ponctuels comme Pablo Servigne ou Philippe Bihouix.

Je trouve que ça rend du coup cet unique lien très intéressant. Et les avis là-dedans sont tellement en marge des discours écologistes dominants que, si vous ne connaissez pas ces avis, ça vous apportera certainement beaucoup d'éléments de réflexion.

Du coup, si vous vous posez des questions au sujet de collapsologie, d'ONG, du nucléaire, du mal ou du bien intrinsèque à l'humain, du mouvement climat, des gouvernements actuels, des ZADs, de l'économie verte ou bleue ou arc-en-ciel ou que sais-je, vous trouverez des articles (traduits ou rédigés) à ce sujet sur ce blog. Et des arguments ou des idées qui vous seront nouveaux si vous n'avez jamais lu ce genre de blog.

A en croire ce que les articles avancent, une bonne partie des mouvements écologistes se trompent de cibles, font involontairement ou volontairement l'apologie du capitalisme ou ne constitueront pas des méthodes de lutte efficaces. Les pistes de type DGR sont étudiées plus en profondeur.

Je vous encourage bien évidemment à en lire plusieurs, du début à la fin, même (surtout ?) si les idées avancées vous déplaisent, quitte à en rediscuter ici, ou ailleurs (ou pas).

La tournure de ce post a été influencée par ce blog (et je n'ai pas d'affiliation avec, je suis un simple lecteur).

J'ai d'autres choses à ajouter à ce fil (par exemple, des suggestions de choses à faire pour les gens qui ne veulent rien à faire avec les DGR et cie, même en tant que simple soutien matériel ou moral), ce sera pour un tout petit peu plus tard.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: azur le 24 août 2019 à 07:48:49
Au vu de l'accélération des dégradations climatiques des nouvelles générations de résistants climatique pour la défense de notre survie se formeront,certains existent déjà.
[...]
Nicolas Hulot a dit dans une interview télévisée,je cite "le combat contre le réchauffement climatique est une guerre,mais il faut y aller à fond et s'en donner les moyens" :)

Il est certain que si les pouvoirs politiques n'agissent pas rapidement et fortement au niveau mondial pour enrayer le processus destructeur et apocalyptique du réchauffement climatique,les actions citoyennes deviendront de plus en plus extrémistes. ;D
Déjà, le postulat de départ m'interpelle car tu considères comme un fait acquis que:
- il y a un réchauffement climatique
- ce phénomène est "anormal" par son ampleur et sa rapidité
- qu'il est d'origine exclusivement anthropique, donc qu'il sera à la portée de l'homme de l'enrayer
3 affirmations très catégoriques et alarmistes qui m'incitent déjà à y regarder à 2 fois avant de tirer des conclusions générales.

Qu'il y ait une nécessité de modifier nos façons de vivre pour éviter de détruire la nature, je suis le premier à le constater et à le dire...
Mais l'argument alarmiste du réchauffement climatique entraine systématiquement le débat dans l’émotionnel et dans ton cas abouti à la justification d'actions radicales dont on constate qu'elles sont menées par des groupes aux objectifs plus ou moins clairs.

Dans ce genre de situation, j'ai un gros voyant rouge qui clignote et qui m'incite à rester sur la réserve!
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: raphael le 24 août 2019 à 08:19:54
Quand les développements technologiques issus des sciences vous permettent de vivre dans le confort (santé, loisirs, protection, espérance de vie, nourriture,...) vous ne dites pas "je remet en doute les scientifiques et leurs théories/analyses et progrès technologiques associés" par contre quand ca montre que l'humanité fout le bordel dans le climat et son futur là, levé de bouclier, apparition de plein d'experts auto proclamés es Internet...

Où est la logique intellectuelle ?
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: guillaume le 24 août 2019 à 10:03:54
Chez nous, on a certes plus d'arbres qu'il y a deux siècles, mais certains étayent plusieurs arguments pour avancer l'idée de malforestation dans beaucoup d'endroits en Europe. C'est aussi parce qu'on a pu aller en abattre ailleurs et arrêté d'entretenir certains endroits que nos forêts européennes ont en partie repoussé. Les haies d'arbres chamêtres par contre ont énormément été détruites, et continuent de l'être).

Pour le cas de la France : les règles de sylvicultures sont très strictes (et oui les gars, nos forêts sont issues de sylviculture depuis plusieurs siècles, c'est la raison pour laquelle nous avons encore des forêts) : on ne plante pas ce qu'on veut où on veut.

Ensuite pour ce qui est des haies : la législation a été modifiée il y a des années. Sans rentrer dans le détail, il est généralement interdit de couper une haie. Et c'est appliqué et surveillé !

De manière générale, le code de l'environnement se durcit d'année en année. Les décrets d'application pleuvent et les mentalités évoluent très vites.

C'est plutôt optimiste et du moins, ça doit nous éviter de dire gouvernement = tous pourris.

a+
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 24 août 2019 à 15:07:32
'llo,

Citation de: azur
Déjà, le postulat de départ m'interpelle car tu considères comme un fait acquis que:
- il y a un réchauffement climatique
- ce phénomène est "anormal" par son ampleur et sa rapidité
- qu'il est d'origine exclusivement anthropique, donc qu'il sera à la portée de l'homme de l'enrayer
3 affirmations très catégoriques et alarmistes qui m'incitent déjà à y regarder à 2 fois avant de tirer des conclusions générales.

Quelles sources te fournissent ces affirmations catégoriques et alarmistes ?
Quelles sources t'informent de l'absence d'un réchauffement climatique anormal ou qui ne devrait pas grand chose à l'Humanité ?

Pour ma culture, évidemment, pas pour polémiquer ...

    Chill.
Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: azur le 24 août 2019 à 15:33:53
Quelles sources te fournissent ces affirmations catégoriques et alarmistes ?
Ce sont des affirmations dans le propos initiaux du sujet... Qui apparaissent acquis comme une certitude par Vladimir.

Citer
Quelles sources t'informent de l'absence d'un réchauffement climatique anormal ou qui ne devrait pas grand chose à l'Humanité ?
Il n'y a pas d'unanimité de la communauté scientifique sur le fait que ces 3 affirmations sont des certitudes absolues...
Et pourtant, elles sont érigées presque au rang de vérité dogmatique au point qu'on devient systématiquement suspect si peu qu'on s'interroge sur le sujet.

On peut évoquer les travaux et publications du GIEC... mais il ne faut pas omettre de s'intéresser aux objectifs de ce groupe:
"[Il] a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.
Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents
"

En clair: dans le mandat du GIEC, le réchauffement est un fait acquis et il est forcément d'origine humaine... donc on ne s'interroge plus sur ces points, on n'étudie que les conséquences.

Ça signifie que s'il s'avère qu'il n'y a pas de réchauffement climatique anormal/inquiétant... ou qu'il n'est pas d'origine anthropique, le GIEC n'a plus aucune raison d'exister.

Jusqu'ici, je n'ai pas nié qu'il y aurait un réchauffement d'origine humaine... Je constate simplement que ceux qui sont considérés comme des références sur le sujet ne sont pas véritablement impartiaux.


Et ce qui m'inquiète dans les propos initiaux de Vladimir, c'est que le réchauffement climatique justifie des actions de pression de la part de petits groupes pour tenter d'imposer aux autres leur conception du futur...
En résumé: le réchauffement climatique justifie la radicalisation des actions...
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 24 août 2019 à 16:25:51
Guillaume,

La législation a beau avoir changé ces dernières années, il n'en reste pas moins que la quantité de haies en France continuait de reculer aux dernières nouvelles.

https://campagnesetenvironnement.fr/vraifaux/les-haies-disparaissent-elles-en-france/ (https://campagnesetenvironnement.fr/vraifaux/les-haies-disparaissent-elles-en-france/)

Je ne parviens pas à retrouver l'étude indiquée en référence, j'ai l'impression qu'elle a disparu.

Cet autre document donne aussi des chiffres se référant à cette même étude :
www.agroforesterie.fr/actualites/2016/documents/Plan-de-developement-de-l-agroforesterie-pour-le-developpement-et-la-gestion-durable-de-tous-les-systemes-agroforestiers-MAAF-decembre-2015.pdf (http://www.agroforesterie.fr/actualites/2016/documents/Plan-de-developement-de-l-agroforesterie-pour-le-developpement-et-la-gestion-durable-de-tous-les-systemes-agroforestiers-MAAF-decembre-2015.pdf)

Je ne trouve rien indiquant que le nombre de haies en France avait arrêté de diminuer (même si le nombre de haies plantées chaque année est en augmentation, il me semble) depuis la date de parution de ces chiffres.

Peut-être as-tu plus de détails ?

Enfin on s'éloigne un peu du sujet initial du fil.

Concernant les histoires de changement climatique, j'avais trouvé des liens comme celui-ci très intéressants :
https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/biosphere-acteur-geologique.xml (https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/biosphere-acteur-geologique.xml)

Si, comme ce qui est affirmé dans cet article, l'apparition et l'expansion de l'arbre a contribué à des très gros changements climatiques au cours de certaines ères géologiques (contribuant au passage à une extinction massive dans les océans), peut-être que nous -entre autres par la déforestation- avons de l'impact sur le climat altéré du fait de l'absence d'arbres... ?

Sachant que la moitié des US était boisée il y a 500 ans, et que la moitié des forêts existantes a été rasée au cours du XXè siècle (d'après la page wikipédia 'Déforestation) ?

Et même, au vu de tout ce qui est remis en question (et considéré comme lié) sur le site DGR, pas sûr que la question de réchauffement climatique soit la seule à contribuer à la radicalisation.

La déforestation, l'extinction accélérée de quantités énormes d'espèces vivantes, l'expansion des surfaces désertiques, les millions de tonnes de plastique dans la nature, l'oppression de petits peuples, les écarts massifs de richesse au sein d'une même société, les différentes formes de discrimination existantes, l'urbanisation, l'industrialisation de l'agriculture, ...

Ca constitue peut- être des raisons suffisantes pour certains, même en mettant de côté la question de changement climatique.

Ce n'est d'ailleurs pas cette question-là qui avait donné naissance à la majorité des groupes radicaux dans les années 60-70.
Titre: Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 24 août 2019 à 16:44:32
Citation de: azur
Ça signifie que s'il s'avère qu'il n'y a pas de réchauffement climatique anormal/inquiétant... ou qu'il n'est pas d'origine anthropique, le GIEC n'a plus aucune raison d'exister.

C'est un sujet qui m’intéresse à titre privé depuis le siècle dernier. J'avais archivé la source déclanchante, et le lien fonctionne toujours (http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/8325/MURS_2000_39_7.pdf?sequence=1).

Pourrais-tu commenter l'observation de l'évolution du climat qui y est décrite (fin de page 8 et suivantes) ?

Citer
Il n'y a pas d'unanimité de la communauté scientifique sur le fait que ces 3 affirmations sont des certitudes absolues...

Quelles publications scientifiques (un minimum argumentées et sourcées) as-tu trouvées qui troublent l'unanimité ?

Je crois que le GIEC a été créé à la suite du constat d'une évolution préoccupante du climat, il semble donc normal que ses buts y fassent référence. Le consensus autour des causes humaines du réchauffement doit être dans les 2nd et 3ème rapport.

À l'instant, je tombe sur ça : https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique) : qu'en penses-tu ?

Citer
En résumé: le réchauffement climatique justifie la radicalisation des actions...

N'importe quel motif justifie la radicalisation d'activistes : La viande, la religion, le genre, les porteurs d'uniforme... ou le climat.

   Chill.
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Van le 24 août 2019 à 21:11:09
Je crois que le GIEC a été créé à la suite du constat d'une évolution préoccupante du climat, il semble donc normal que ses buts y fassent référence. Le consensus autour des causes humaines du réchauffement doit être dans les 2nd et 3ème rapport.

A voir, les vidéos du climatologue François Gervais, ancien membre du GIEC exclu car dénonçant l'absence de preuve concernant une origine anthropique du réchauffement climatique.
Tout débat contradictoire est interdit, toute voix discordante est condamnée au camp de rééducation ou au goulag. Rien d'étonnant puisque le marché de la lutte contre le réchauffement climatique estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros n'existe que si l'on déclare que le réchauffement est "d'origine anthropique".
A contrario, les médias font l'impasse totale sur les 9 millions de morts de faim par an dans le monde car lutter contre cela non seulement ne rapporte rien mais coute de l’argent.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: éternel débutant le 24 août 2019 à 21:51:25
Citer
A voir, les vidéos du climatologue François Gervais, ancien membre du GIEC exclu car dénonçant l'absence de preuve concernant une origine anthropique du réchauffement climatique.
Tout débat contradictoire est interdit, toute voix discordante est condamnée au bûcher ou au goulag. Rien d'étonnant puisque le marché du réchauffement climatique estimé à plusieurs centaines de milliards d'euros ne peut exister que si on déclare que le réchauffement est "d'origine anthropique".

De toute façon qu'il soit anthropique ou pas, si ce réchauffement n'est pas une blague et que les préconisations scientifique annoncé  sont les bonnes, a priori, il y a des gens qui vont passer des sales quart d'heure. Donc en partant du principe qu'il y a bien un réchauffement et qu'une crise écologique, économique et sociale est en route, alors il vaut mieux agire.
A conditions qu'il y est un réchauffement du climat.... ::)

Citer
Sinon il y a un truc tout simple à faire, à la portée de tout le monde, ça coute rien bien au contraire et ce serait très efficace, c'est

Arrêter de consommer.

Je croie que la plupart des gens sont conscient que c'est une grande parti de la solution. La réalité c'est que ça implique de telle changement dans les mode de vie (pour que ce soit efficace) que ça en réfute la plupart..... avec l'excuse "traditionnelle" Un retour en arrière n'est pas envisageable.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: azur le 24 août 2019 à 22:20:43
C'est un sujet qui m’intéresse à titre privé depuis le siècle dernier. J'avais archivé la source déclanchante, et le lien fonctionne toujours (http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/8325/MURS_2000_39_7.pdf?sequence=1).

Pourrais-tu commenter l'observation de l'évolution du climat qui y est décrite (fin de page 8 et suivantes) ?
Je n'ai pas besoin d'aller à la page 8, je me contente déjà de la page 7:

Citer
Si la composition de l'atmosphère ne variait pas au cours du temps, notre planète émettrait chaque jour exactement l'énergie qu'elle reçoit, notre système atmosphérique étant alors à l'équilibre
Qui peut affirmer que le système atmosphérique ait un jour été "à l'équilibre", c'est à dire stable?
Que ce soit à l'échelle géologique ou anthropique, la terre évolue, change, se transforme... Et c'était déjà le cas bien avant l'arrivée de l'homme.

Citer
Par suite de la modification, notamment du fait de l'homme, de la composition de l'atmosphère, son opacité aux infrarouges (son effet de serre) augmente légèrement au cours du temps. Un peu plus d'infrarouges restent donc prisonniers de l'atmosphère chaque jour, contribuant à réchauffer globalement l'atmosphère et la planète
Et avant l'homme, l'atmosphère n'a jamais bougé? :closedeyes:

Citer
Les températures relevées précisément depuis 1860 (1860 est le début de la période d'instrumentation) font apparaître un réchauffement de la température moyenne de l'air au niveau du sol de 0,5°C environ depuis le début du siècle, et les records de chaleur sont tous concentrés dans les années récentes
Et avant 1860, il s'est passé quoi??? :blink:
La théorie du réchauffement climatique est fondée sur des observations datant de... 160 ans!!!
On tire donc des conclusions à l'échelle géologique sur la base de constatations sur une période infime!

Ce document confine au religieux:
- on part du principe que la terre/nature/atmosphère est "à l'équilibre" jusqu'à ce que l'homme arrive
- on considère que l'évolution de tout ça est causé par l'homme... i.e. on estime que l'homme est suffisamment puissant pour influencer l'évolution de l'univers.

Déjà arrivé à ce niveau là, il y a de quoi s'interroger.

Je passe sur le fait qu'Hannibal ait traversé les Alpes avec des éléphants et que les maison parisiennes de l'antiquité étaient aussi ouvertes vers l'extérieure que l'habitat méditerranéen de l'époque... Il ne devait donc pas faire très froid, mais comme il n'y avait pas de relevé de température, personne ne peut réellement en témoigner.

Citer
Quelles publications scientifiques (un minimum argumentées et sourcées) as-tu trouvées qui troublent l'unanimité ?
On peut commencer par les interventions de François Gervais... qui faisait partie du GIEC et qui a été littéralement excommunié.

Citer
Je crois que le GIEC a été créé à la suite du constat d'une évolution préoccupante du climat, il semble donc normal que ses buts y fassent référence. Le consensus autour des causes humaines du réchauffement doit être dans les 2nd et 3ème rapport.
Le consensus du GIEC...

Citer
À l'instant, je tombe sur ça : https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Controverse_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique) : qu'en penses-tu ?
Ca illustre parfaitement le fait qu'il n'y ait pas d'unanimité...
Quand on s'intéresse un peu aux interventions et publications des membres du GIEC, on constate assez vite qu'il n'y a pas de réelle volonté d'intégrer les remarques discordantes pour les analyser.
On "disqualifie" directement, ainsi que l'a si bien fait Raphael dans sa réponse: aucun argument de fond, juste la ridiculisation de l'importun.


Donc, en reprenant les 3 affirmations dont j'ai parlé plus haut:
- il y a un réchauffement climatique: peut-être... mais par rapport à quelle période? Les études archéologiques montrent que l'humanité a connu des périodes plus chaudes... et plus froides
- ce phénomène est "anormal" par son ampleur et sa rapidité: vu qu'on n'a des données précises que depuis 1860, ça fait un peu léger pour affirmer que ce genre de phénomène est anormal à l'échelle géologique
- qu'il est d'origine exclusivement anthropique, donc qu'il sera à la portée de l'homme de l'enrayer: c'est prêter à l'homme beaucoup de pouvoir sur la nature... et je pense qu'on est plusieurs ici à avoir largement constaté que la nature continuera d'évoluer, avec ou sans l'homme!


Attention: je ne dis pas que l'influence de l'homme sur son environnement est nulle... et je prône pas non plus le maintient du fonctionnement aberrant de la société actuelle.
Mais il faut rester lucide: le problème ne se résoudra pas à coup de taxe carbone et de véhicules électriques, pourtant officiellement les avatars des conclusions du GIEC.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: guillaume le 25 août 2019 à 08:50:56
Qu'il soit d'origine humaine ou pas, je m'en cogne. Qu'il soit plus rapide ou non que ce qu'il devrait, je m'en cogne aussi.

Mais pour travailler dans la nature, tous les jours dans un domaine où ce que je fais ne sera valable que dans 200 ans, le réchauffement climatique je le constate à chaque sortie !

a+
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: azur le 25 août 2019 à 09:10:38
Mais pour travailler dans la nature, tous les jours dans un domaine où ce que je fais ne sera valable que dans 200 ans, le réchauffement climatique je le constate à chaque sortie !
Doit-on pour autant s'en inquiéter et s'en alarmer?

C'est ça, la vraie question à se poser! Et en découle l'interrogation sur tout ce qu'on voudrait nous imposer au nom de ce changement climatique...


Parce qu'il faut quand même se rendre compte que: si le changement climatique n'a pas (ou de façon anecdotique) d'origine anthropique... c'est qu'il s'agit d'un phénomène naturel auquel l'humanité a déjà survécu et donc survivra.
Alors qu'on se retrouve avec tout un tas de gens qui rêvent de figer la nature dans son état actuel... et qui sont persuadé que l'homme en a le pouvoir!
En clair, on rêve (une fois de plus) de dominer la nature et de la soumettre à notre volonté...
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Ptifred le 25 août 2019 à 13:03:50
Guillaume voit chaque jour les dégâts causés par le changement climatique, comme beaucoup d'autres personnes qui passent leur temps dehors.

Citer
Doit-on pour autant s'en inquiéter et s'en alarmer?
Citer
si le changement climatique n'a pas (ou de façon anecdotique) d'origine anthropique... c'est qu'il s'agit d'un phénomène naturel auquel l'humanité a déjà survécu et donc survivra.

À quand remonte le dernier changement de ce niveau (un grand changement en peu de temps) et les humains étaient-ils présents? C'est un vraie question, pas une critique de tes propos.
Le changement que l'on voit aujourd'hui signifie probablement la fin de l'humanité ou au moins une grosse diminution du nombre d'humains, alors oui on peut s'inquiéter et s'alarmer!!


Citer
Citation de: Chill le 24 août 2019 à 10:44:32

    C'est un sujet qui m’intéresse à titre privé depuis le siècle dernier. J'avais archivé la source déclanchante, et le lien fonctionne toujours.

    Pourrais-tu commenter l'observation de l'évolution du climat qui y est décrite (fin de page 8 et suivantes) ?

Je n'ai pas besoin d'aller à la page 8, je me contente déjà de la page 7:

Chill te demande de commenter la page 8, pourquoi ne pas vouloir la lire??
Tu y trouverais ceci:

Aux incertitudes de mesure près, les concentrations de CO2  relevées avant 1750 sont constantes sur plus de 10 000 ans, et n'ont jamais dépassé 280 ppmv depuis 400 000 ans.
Les concentrations jamais atteintes de ces gaz, ainsi que le rythme inconnu jusqu'alors de l'augmentation de leur concentration permettent d'affirmer que c'est bien l'homme et en particulier ses activités «modernes» qui est la cause de l'augmentation des concentrations de ces gaz.

et ceci:

L'indice de confiance est excellent en ce qui concerne la prévision d'un réchauffement global comme conséquence des émissions anthropiques, à tel point que la communauté scientifique considère désormais que ce serait aux éventuels tenant de l'absence d'impact de l'homme sur le climat de démontrer leur point de vue.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: promeneur4d le 25 août 2019 à 13:47:17
Salut,

le thème initial était intéressant, merci aux posteurs initiaux.

Puis c'est parti sur le genre: pas ad verbatim
Citer
Le changement climatique n'existe pas
Citer
Si
Citer
nan
Citer
oui mais
Citer
lien article scientifique
Citer
réponse sans prise en compte d'arguments
etc.

Ceux qui veulent causer du changement climatique, vous pourriez le faire dans un autre fil, pour que ceux qui veulent parler du thème du fil puissent le faire?
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 25 août 2019 à 16:55:48
Je poste surtout pour Azur  ;) ... et ceux qui doutent encore...

Azur parle souvent d'absence d'unanimité : ce n'est pas un argument parce qu'il n'y aura jamais unanimité ;) . L'homme est ainsi fait.
Et c'est d'ailleurs justement parce qu'il n'y a pas unanimité que le groupe d'experts a été créé : pour faire la synthèse de travaux de recherche  :doubleup:.
Une synthèse indispensable, jamais faite auparavant, qui a nécessité un travail colossal. Pas parfaite évidemment, mais qui a fait mieux aujourd'hui ? L'avis de quelques scientifiques ne suffit pas à décrédibiliser le travail d'un groupe d'experts internationaux aussi conséquent : 2500 scientifiques, 5 ou 6 années d'analyse de travaux de recherche divers et variés, par rapport.

Pour mieux comprendre le rôle du GIEC, il faut aller plus loin qu'une citation de Wikipedia, et revenir aux années 80 où on se posait même la question de l'existence de l'effet de serre à l'échelle planétaire.

Puis il y a eu 5 rapports du GIEC.
Le point de départ était le constat du changement climatique. Contrairement à ce que tu citais ci-dessus, à l'origine le GIEC n'avait pas pour but de démontrer l'origine anthropique du changement climatique.

On peut partir de ce constat commun qu'est le changement climatique que tu ne remets pas en cause visiblement Azur, si ?

Le 1er rapport de 1990 conclu à l'existence d'un effet de serre planétaire. Causé par les même gaz que rejettent les activités humaines.

Le 2e rapport 1995 a cherché a distinguer la part des influences naturelles sur le climat de celles qui sont d'origine anthropique. Et conclu que l'évolution du climat n'est vraisemblablement pas d'origine naturelle (celui de 2014 confirmera cette influence anthropique majeure).

Le 3e rapport de 2001 conclut qu'il y a effectivement un réchauffement climatique global.

4e rapport 2007 à proposé des mesures d'atténuation du changement climatique.
Plus précisément le groupe 1 s'est concentré sur le volet scientifique du changement climatique, le groupe 2 sur ses conséquences potentielles et le groupe 3 a évalué les solutions envisageables.

Le 5e rapport de 2014 est l'évaluation la plus complète des changements climatiques jamais entreprise.
"L'influence de l'homme sur le système climatique est claire et en augmentation, avec des incidences observées sur tous les continents. Si on ne les maîtrise pas, les changements climatiques vont accroître le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour l'être humain et les écosystèmes."
"la concentration de dioxyde de carbone a augmenté jusqu'à un niveau sans précédent depuis 800 000 ans."
(https://framapic.org/P8V1oZP1QXiD/TrCANFTeMUJ1.png)

Quelques réponses plus précises aux questions souvent légitimes (on a tous un parcours différent) que se posent les sceptiques : https://leclimatchange.fr/questions-reponses/



Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 25 août 2019 à 18:29:30
PJ:  8)
https://skepticalscience.com/translation.php?a=17&l=12 (https://skepticalscience.com/translation.php?a=17&l=12)

https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/0270467617707079?utm_source=Additional+thoughts+about+the+scientific+consensus+on+human-caused+climate+chang&utm_campaign=Journal+Article&utm_medium=email (https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/0270467617707079?utm_source=Additional+thoughts+about+the+scientific+consensus+on+human-caused+climate+chang&utm_campaign=Journal+Article&utm_medium=email)

https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/11/4/048002?utm_source=Additional+thoughts+about+the+scientific+consensus+on+human-caused+climate+chang&utm_campaign=Journal+Article&utm_medium=email (https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/11/4/048002?utm_source=Additional+thoughts+about+the+scientific+consensus+on+human-caused+climate+chang&utm_campaign=Journal+Article&utm_medium=email)

Il n'y aura jamais unanimité, mais bien sûr il peut y avoir consensus.

La réponse est apportée ici : 20 questions-réponses (https://leclimatchange.fr/questions-reponses/)
______

> Argument climatosceptique : "Il n’y a pas de consensus scientifique sur le réchauffement climatique"

- Réponse : 97% des scientifiques de la planète compétents en matière climatique s’accordent à dire qu’il y a bien un réchauffement climatique et que ce phénomène est d’origine humaine.

Le fait que les activités humaines soient la cause du réchauffement planétaire est la position prise par les académies des sciences de 19 pays (dont la France), en plus des organismes scientifiques qui étudient la climatologie (dont le GIEC)."
_____

Ceux qui veulent causer du changement climatique, vous pourriez le faire dans un autre fil, pour que ceux qui veulent parler du thème du fil puissent le faire?

Ça fait partie de la résistance écologique.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: promeneur4d le 25 août 2019 à 19:54:58
Pour en revenir au sujet: résistance et dissidence écologique.

Un des grands problèmes pour la résistance est le trollisme (trollage?, trollation?), qui rend difficile de s'y retrouver.

Une de ces stratégies de trolls, dans les fils de discussions: tirée d'ici:
https://en.wikipedia.org/wiki/Internet_troll
Citer
That same presentation also emphasized changing the topic of conversation as a winning strategy

Donc changer de thème. La solution: ne pas se laisser avoir par des discussions qui n'ont casi rien à voir avec le thème,
Citer
Don't feed the troll
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Loriot le 25 août 2019 à 21:03:16

Au passage, Greenpeace était à une époque considéré comme un "groupe radical écologiste".



Ils ont même été tellement soupçonné par la France que les services secrets Français ont coulé le Rainbow Warriors en 1985. En le faisant exploser... il y avait eu un mort.
Comme quoi le terrorisme prend parfois effectivement des formes particulières.

Édit: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Rainbow_Warrior
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: promeneur4d le 25 août 2019 à 22:17:47
Ils ont même été tellement soupçonné par la France ...


Soupconné, soupconné, c'est plutôt qu'ils dérangaient les essais nucléaires.
C'était un groupe de "résistance et dissidence écologique" qui refusait que des iles se fassent exploser pour des essais de bombes. Et, quand on lis l'article wikipédia, il est marrant de lire
Citer
financée par des organisations « proches de l'appareil de propagande soviétique » et d'espionner leurs essais nucléaires
On en revient aux trolls, avec c'est le gouvernement qui salit la réputation de ces activiste pour justifier ses actes.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Rantanplan le 25 août 2019 à 23:36:33
- les cyniques qui ne reconnaissent pas le problème par intérêt financier (soupçonnés même de détruire sciemment la planète, non pas pour continuer les profits, mais pour créer de nouveaux marchés).
- la foule qui fait un déni de réalité pour préserver son mode de vie (on est climatosceptique, mais on achète une clim...).
- les activistes qui soulagent leur culpabilité en organisant des actions vaines, qui ne disruptent pas les deux catégories du dessus (genre "potager citoyen engagé*", la terreur des multinationales  ::)) ...

Pour résumer le tiercé gagnant: avidité, déni et culpabilisation.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: cikawasay le 26 août 2019 à 02:44:52
- les activistes qui soulagent leur culpabilité en organisant des actions vaines, qui ne disruptent pas les deux catégories du dessus (genre "potager citoyen engagé*", la terreur des multinationales  ::)) ...

Des actions vaines, cela reste à voir. Je vis dans un pays d'Asie qui a connu une pollution terrible dans les années 80. Il y a quelques mois, de simples randonneurs ont fait des journées "ramassage" le long des trails qu'ils empreintaient. Ça a créé une petite dynamique locale au début, limitée ) la ceux qui font du outdoor, jusqu'à la semaine dernière, où l'on a vu la première opération de nettoyage d'une plage entière avec des centaines de participants. Alors que peu de gens évoquaient les comportements irresponsables il y a encore quelques années, le sujet est devenu récurrent sur les forums locaux. Je crois donc qu'il faut croire en la fable du colibri, ou plutot à la perturbation atmosphérique provoquée par un papillon. Certe, aucun potager bio ne va renverser Nestlé, mais infuser dans la société un débat, des idées, des valeurs autres, n'est pas un acte vain. Après, il est clair que les choses n'évoluent pas assez vite, mais ne pas se résigner à un sort funeste non plus!
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: gowildadventure le 26 août 2019 à 06:55:31
Salut,

En fait qu'on soit climato-septique ne change pas le fait que la déforestation, la pollution des cours d'eau par le plastique et les produits chimiques, la pollution de l'air et la disparition de pas mal d'espèce est d'origine humaine...

Et ça pour moi ça justifie amplement des mouvements écologiques extrême ou pas! Même sans parler du réchauffement climatique.

A plus
Jolan
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Boris le 26 août 2019 à 08:41:12
Je reviens d' un weekend en campagne avec les enfants dans un lieu autogéré, et ou le travail est axé sur une autonomie alimentaire et autonomie énergétique et une préservation des ressources naturelles du coin.
Oui c'est sûrement vain mais leurs actions rebondissent au delà de leur petit "territoire" et c est au final un gros cercle de solidarité et de rencontre qu ils organisent. En se mettant en lien avec des agriculteurs , des apiculteurs, des fromagers, etc etc...
C est vain, peut être sur une échelle internationale mais bon, ça a le mérite d exister.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: DavidManise le 26 août 2019 à 10:29:19
Bonjour à tous, gens de bonne volonté...

Je ne vais pas répondre sur le contenu de ce fil.  Juste exprimer mon opinion générale, d'abord, et rappeler un principe général, ensuite.

Mon opinion -- et c'est une opinion -- est que peu importe que le climat change ou pas, ça serait vachement mieux pour nous-mêmes, pour nos semblables, pour la nature et pour le plaisir si on favorisait systématiquement des relations respectueuses et "gagnant-gagnant" avec nous-mêmes, avec les autres, et avec l'environnement. 

Je tâche de faire ça à mon échelle, en faisant des choix qui ne sont jamais, par définition, sans impact humain ou écologique, mais qui cherchent le plus souvent à sortir du parasitisme pour entrer dans un rapport de symbiose : l'un prend ce dont il a besoin et donne en échange ce dont l'autre a besoin, et inversement.

"Donner et recevoir", en bonne intelligence, en considérant l'autre (et soi-même) comme un être sensible, libre et ayant le droit inaliénable d'exister.  Ca n'est évidemment pas toujours possible, mais de tendre vers ça limite déjà énormément la casse.

La suite de mon opinion, c'est simplement que l'harmonie d'un grand système comme la terre implique aussi des phases de destruction et de réorganisation.  Et si, dans une pâte à pain, un moment donné les levures trop nombreuses étouffent et donne un goût aigre à l'ensemble, je pense que l'humanité est largement capable de faire la même chose sur la planète.  Or, pas de chance pour nous, la planète a des ressources de régulation bien plus puissantes que la pâte à pain, et là on va arriver à un moment où les grands modèles économiques basés sur le parasitisme ne seront juste plus soutenables.  C'est toujours seulement mon opinion.  Si ça se trouve j'ai tout faux.

Ca va probablement créer des problèmes.

Ces problèmes vont (toujours mon opinion) se régler de deux manières : par une diminution plus ou moins grande de notre population, à nous homo sapiens.  Et par une réorganisation -- de gré ou de force -- de nos méthodes de subsistance.

On risque fort d'entraîner avec nous, dans notre sillage, encore quelques espèces de plus.  Et ensuite s'ouvriront des niches écologiques insoupçonnées pour des espèces adaptées aux ruines de l'écosystème actuel.  Et la vie continuera, avec ou sans nous.

Est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on doit y faire quelque chose ?  La question n'est plus là.  La réalité va prendre le pas sur le débat, là, je pense. 

Ceux qui savent coopérer entre eux et coopérer avec leur biotope mourront moins souvent, par contre, je pense.  Et pour coopérer avec les autres et avec notre biotope, il faut être capable d'un minimum d'introspection.  Il faut se connaître soi-même.  Il faut savoir se remettre en question.  Il faut être suffisamment libre intérieurement pour trouver de la satisfaction dans des choses qui ne poussent pas à l'autre bout de la planète. 

Nos conditionnements culturels sont assez puissants pour qu'on saccage notre planète pour acheter des trucs inutiles à notre survie pour nous sentir le droit d'appartenir à nos groupes.  Et je pense qu'en réparant un peu les relations et les conditions d'accès à ces liens humains indispensables, on arriverait assez vite à nous sentir exister aux yeux des autres sans devoir passer par la case consommation.

L'intérêt des alternatives en tous genres, c'est surtout cette redéfinition du rapport humain : quitter les relations d'objet à objet, pour revenir vers quelque chose de plus simple, et de plus authentique (pas toujours, souvent maladroitement ou avec d'autres objets transactionnels, dont notamment de la spiritualité à deux balles).  Toujours seulement mon opinion.

Bref.  Si on fait tous des choix coûteux pour le biotope, c'est que ça répond à un besoin profond, hein. 

Le principe que je veux rappeler, ensuite, c'est que dans ce forum, globalement, on interdit les débats autour de la politique, de la religion et des calibres pour une simple raison : ce sont des débats sur des sujets qui sont chargés émotionnellement et qui s'appuient sur des opinions.  Tant que chacun reste conscient qu'il parle de ses opinions et qu'il n'a pas d'appuis objectifs pour en parler comme des faits, ça va.  Mais ça glisse toujours.

Ici, on a le même cocktail : un sujet chargé émotionnellement, et des opinions.  L'impossibilité d'être sûr qu'on a raison.  Et des enjeux à convaincre.  Alors je surveille ça de près...  et je demande à tous de se rappeler qu'en fait, on ne sait pas grand chose ;)

Des bisous :love:

David
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: promeneur4d le 26 août 2019 à 11:55:30
Encore une petite définition du mot "éco-terrorisme", ce qu'il signifie et pour quoi il est utilisé...

https://mrmondialisation.org/eco-terrorisme-le-mot-fourretout-qui-camoufle-la-violence/
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Patapon le 26 août 2019 à 12:17:04
Yo,

Encore une petite définition du mot "éco-terrorisme", ce qu'il signifie et pour quoi il est utilisé...

Le mot "terrorisme" est, de toute façon, un mot fourre tout. Le concept est basé sur la terreur:
1 - Terreur qu'ils utilisent pour luter contre quelquechose
2 - Terreur que leur opposant utilisent pour les discréditer

In fine, "terroriste" ou "combattant de la liberté" (et autre), ne sont définis que par celui qui sort victorieux du conflit.

Citer
Ces problèmes vont (toujours mon opinion) se régler de deux manières : par une diminution plus ou moins grande de notre population, à nous homo sapiens.  Et par une réorganisation -- de gré ou de force -- de nos méthodes de subsistance.

Je te rejoins assez sur cette approche: ou nous prenons le virage -même un peu tardif - et ça passe sans trop de casse, ou, de toute manière, on se prendra quand même le virage mais avec pas mal de casse. Un exemple qui marche pas mal, selon moi, c'est notre production d'énergie:
On a un schéma de production qui correspond à un monde de consommation qui crée une richesse et permet l'enrichissement, et parallèlement est responsable de la pollution générale et du réchauffement climatique. Hors pour que tout cela fonctionne on a besoin d'électricité, qu'on a aujourd'hui par les Centrales Atomiques. Pour que ces centrales fonctionnent elles ont besoin d'être refroidies.

Hors, avec le réchauffement climatique, on a moins d'eau pour les refroidir et il fait plus chaud donc elles refroidissent moins bien; du coup, on doit les arrêter...va arriver le moment où ça ne sera plus un choix, mais une nécessité. Si on a bossé en amont pour réduire notre consommation et/ou trouver des moyens alternatifs - qui passeront nécessairement par une production "propre" - ça peut se passer sans larmes, mais si on attend, il va nous falloir à un moment, choisir entre alimenter des moyens de production ou des hôpitaux, et là ca va forcément créer quelques tensions....

Mes 3 sous :)

Tcho
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Merlin06 le 26 août 2019 à 13:00:11
Pour alimenter l'approche énergétique(et production liée) soulevée par l'ami Hurgoz je vous conseille les travaux de JM Jancovici. Son site avec d'excellentes vidéos en lien ici: https://jancovici.com/

J'invite également chacun à s'investir à son échelle dans les groupes auto'-écolo' et autres qui se créent un peu partout, tâche d'huile qui n'a pas une odeur d'hydrocarbures pour une fois. ;)
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 26 août 2019 à 13:30:46
Citation de: Hurgoz
Un exemple qui marche pas mal, selon moi, c'est notre production d'énergie:
On a un schéma de production qui correspond à un monde de consommation qui crée une richesse et permet l'enrichissement, et parallèlement est responsable de la pollution générale et du réchauffement climatique.

Je crains que la France ne soit pas le bon exemple :

(https://external-preview.redd.it/92_WcUNwKRFK7LvR7XVtB7UgBDCDnVrw3QnNYCGEeLE.jpg?width=986&auto=webp&s=035708ae934eccb5291e43a24360de04e83d386c)

Plus c'est "en bas", moins ça pollue. Plus c'est "à droite", plus ça produit.
Le mix énergétique Français est assez renouvelable et extrêmement décarbonné.
L'exploitation de ce site (https://www.electricitymap.org/?page=map&solar=false&remote=true&wind=false) (onglet "production") est instructif pour les pays dont les chiffres sont accessibles. Pour la France, cela compile les chiffres disponible chez RTE (https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique)

Cependant on va frôler la Politique (choix industriels des années 70-80) et je vais encore prendre une soufflante du Taulier  :-[

    Chill, en accord avec Merlin06 sur ce coup là.

Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 26 août 2019 à 14:42:34
Citer
Est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on doit y faire quelque chose ?  La question n'est plus là.  La réalité va prendre le pas sur le débat, là, je pense.

Les mouvements radicaux actuels se basent sur le constat net que les actions individuelles sont insuffisantes. Que certes, la permaculture, ou bien les changements de chacun à son échelle que tu préconises, sont utiles, mais ne suffiront pas (et ces changements sont loin de se valoir d'un humain à l'autre). Qu'espérer que des entités qui ont déjà refusé de changer leurs méthodes changeront. Que 'faire sa part' ce n'est pas la même chose que 'faire le nécessaire', surtout quand 'sa part', c'est un milliardième de la part de certaines décisions d'entreprise ou de gouvernement.

Qu'économiser son eau dans son foyer sera négligeable si l'agriculture industrielle actuelle en gaspille dix fois plus, et que telle grosse boîte décide de construire un terrain de golf au milieu du désert. Si nos gouvernants actuels cautionnent (ou sont incapables d'arrêter) la déforestation.

Ils sont aussi basés sur l'idée que peut-être qu'avec une réponse radicale (sur plusieurs aspects, dont certains comportent l'idée de violence directe), peut-être qu'on emportera quelques espèces de moins dans notre sillage. Que des peuples innocents et n'ayant pas contribué à cette phase de 'destruction et de réorganisation' que le reste de l'espèce humaine semble avoir sacrément accéléré, que ces peuples survivront peut-être si quelque chose est fait pour eux. Et que ce qui se reconstruira éventuellement derrière sera plus respectueux.

Ces mouvements se basent donc sur l'idée qu'on peut et (aux yeux de leurs membres) on doit faire quelque chose.

Jean-Marc Jancovici est effectivement réputé être une bonne source concernant l'énergie. Un point de son discours (autre sujet bien politique...) est beaucoup remis en question par contre, c'est son soutien du nucléaire.

Chill, ton diagramme me laisse un peu dubitatif. (Comme beaucoup d'analyses de la pollution relative à la production d'énergie). Cela dit, c'est peut-être moi qui ai des lacunes dans le domaine ou dans ma compréhension des calculs des coûts.

En consultant la source, je lis ceci :
Citer
The carbon intensity of each type of power plant takes into account emissions arising from the whole life cycle of the plant (construction, fuel production, operational emissions, and decommissioning).

J'ai un mal terrible à croire que les quantités indiquées soient proches de la réalité.

Déjà parce que le coût de construction pris en compte correspond rarement à la réalité (dans le cas du nucléaire, extraction et transport d'uranium, entre des tonnes d'autres trucs, et rien que ça ça a nécessité une déforestation conséquente quelque part). Ensuite parce que les énergies dites 'renouvelables' (hormis peut-être la photosynthèse et le travail animal) sont très loin de l'être. Qu'il s'agisse des barrages, des panneaux solaires, des éoliennes, ...

Citation au pif du blog dont j'ai parlé dans un message précédent (https://www.partage-le.com/2016/12/le-mythe-des-energies-renouvelables-par-derrick-jensen/ (https://www.partage-le.com/2016/12/le-mythe-des-energies-renouvelables-par-derrick-jensen/)) :

Citer
Ajoutons également qu’en plus des terres rares, l’industrie des panneaux solaires requiert bien d’autres matériaux listés en avril 2016 par le site Resource Investor, dont, entre autres : l’arsenic (semi-conducteur), l’aluminium, le bore (semi-conducteur), le cadmium (utilisé dans certains types de cellules photovoltaïques), le cuivre (câblage et certains types de cellules photovoltaïques), le gallium, l’indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques), le minerai de fer (acier), le molybdène (cellules PV), le phosphore, le sélénium, le silicium, l’argent, le tellure et le titane. NdT

Donnée qui peut être mise en parallèle avec les travaux et publications de Philippe Bihouix concernant le cycle de vie des métaux lourds.

Concernant le nucléaire, un article de 2016 sur le blog a été écrit par Jean-Baptiste Fressoz et Arnaud Michon. Le premier étant un historien des sciences, qui a cherché à comprendre l'origine des mouvements et préoccupations écologiques, ainsi que les décisions humaines ayant pu impacter l'évolution de la société concernant l'écologie.

https://www.partage-le.com/2016/03/du-nucleaire-au-renouvelable-critique-du-systeme-energetique-par-arnaud-michon-jean-baptiste-fressoz/ (https://www.partage-le.com/2016/03/du-nucleaire-au-renouvelable-critique-du-systeme-energetique-par-arnaud-michon-jean-baptiste-fressoz/)

Citation relative au nucléaire :

Citer
Comme on le sait, le dérèglement climatique proviendrait entre autres des dégagements de gaz carbonique issus de la production d’électricité thermique (à partir de charbon, de pétrole ou de gaz). Au-delà du phénomène lui-même, c’est la manière dont il est instrumentalisé qui doit nous intéresser, et comment l’omniprésence médiatique du réchauffement climatique crée une ambiance a priori favorable, non seulement au développement industriel des énergies renouvelables mais favorable aussi, malgré Fukushima, au nucléaire, présenté comme neutre vis-à-vis du C02. Ce qui est, soit dit en passant, inexact : car si la production électronucléaire elle-même ne contribue pas directement à l’émission de C02, elle y contribue indirectement, non seulement lors de la phase d’extraction de l’uranium, qui consomme du pétrole, mais aussi parce que le nucléaire, qui est conçu pour produire des quantités constantes d’électricité, doit être complété, l’hiver, lors des pics de consommation, par de l’électricité issue des centrales thermiques à charbon (notamment), laquelle est le plus souvent importée d’Allemagne. Ces pics de consommation sont dus à « une particularité française », comme le disent les technocrates de l’énergie : la part importante en France du chauffage électrique, promu historiquement par l’industrie nucléaire qui pensait ainsi, et continue de penser contre toute vraisemblance, pouvoir écouler ses surplus d’électricité.

Ceci est également une invitation à explorer les autres articles sur le blog (et à les croiser avec d'autres points de vue, sources et affirmations).

Enfin et surtout, le diagramme n'est pas un diagramme relatif à la production et la consommation d'énergie par région. C'est un diagramme relatif à la consommation d'électricité par région, ce qui n'est pas la même chose.

Cela ne tient pas compte du tout, si je ne me trompe pas, d'autres formes de consommation d'énergie, par exemple la combustion des énergies fossiles... Qui sont peut-être nécessaires (et peut-être absente des calculs utilisés pour le diagramme) au fonctionnement d'une centrale nucléaire, ou aux autres formes de production d'électricité.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 26 août 2019 à 18:01:04
Citation de: Hurgoz
on a besoin d'électricité, qu'on a aujourd'hui par les Centrales Atomiques. Pour que ces centrales fonctionnent elles ont besoin d'être refroidies.

L'électricité est le plus souvent produite par des centrales THERMIQUES : une turbine à vapeur est couplée à un générateur électrique.
La production de vapeur y est réalisée par une chaufferie à combustible :
Il existe même un cas ou la chaufferie est loin, très loin :

Toutes ces centrales ont besoin de refroidir la vapeur de la turbine (Carnot, Thermodynamique).
Si cette centrale est à coté d'un cours d'eau => aéroréfrigérants la plus part du temps (sauf très gros débit stable du fleuve)
Si elle est près d'une grande étendue d'eau => pas d'aérogénérateur.

Le raisonnement s'applique donc à toutes les centrales électriques avec turbine à vapeur en bord de cour d'eau, quelle que soit la nature de la chaudière.
exemple ici avec une centrale solaire (https://www.fondation-lamap.org/fr/page/11180/les-centrales-solaires) :
(https://www.fondation-lamap.org/sites/default/files/upload/media/ressources/science/11959_L_nergie_solaire/11180_Les_centrales_solaires/502_1453_schema.gif)

La température limite est une limite réglementaire (https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Rejets-thermiques-des-centrales-nucleaires) de température au rejet : cela dépend de l'autorité qui fixe la règle, et de l'autorité qui contrôle l'application de la règle.
"Vérité de ce côté des Pyrénées, erreur au delà" ça ne date pas d'aujourd'hui !

Citation de: Hurgoz
Si on a bossé en amont pour réduire notre consommation et/ou trouver des moyens alternatifs - qui passeront nécessairement par une production "propre" - ça peut se passer sans larmes

Il n'y a pas de production d'énergie "propre". La notion d'Energie est par définition la quantification de la modification d'un système.
Sauf à NE PAS modifier le système, ou suffisamment peu pour que le seul renouvelable à court terme fournisse l'énergie à dépenser : c'est l'état du monde tel qu'il était avant la révolution industrielle/américaine. (courant 18ème)

Citation de: oajfh
le diagramme n'est pas un diagramme relatif à la production et la consommation d'énergie par région. C'est un diagramme relatif à la consommation d'électricité par région

C'est la raison pour laquelle je fournis aussi un lien vers electricityMap : les sources d'énergie "Primaires" y sont visibles pour chaque pays, tant l'installé que l'utilisé.

    Chill.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 26 août 2019 à 18:59:18
Ok, je vois ce que tu veux dire.

Enfin, l'énergie utilisée par une voiture à essence ou diesel n'a rien à voir avec la production d'électricité. La consommation de gaz non plus.

Il s'agit plus de questions de consommation que de 'production' (quoique ni l'un ni l'autre n'apparaissent par magie chez nous), mais ce sont des sources d'énergie 'primaires' pas prises en compte par ce site, si je ne me trompe pas ?

Et même si elle devenait beaucoup plus efficace qu'auparavant, il y a la question des effets rebonds, par exemple :
https://www.partage-le.com/2015/10/le-developpement-durable-est-en-train-de-detruire-la-planete/ (https://www.partage-le.com/2015/10/le-developpement-durable-est-en-train-de-detruire-la-planete/)

Citation relative aux effets rebond :

Citer
Et si nous améliorions l’efficacité énergétique ? Cela ne réduirait-il pas la consommation et la pollution ? Eh bien, non. C’est tout le contraire. Avez-vous déjà entendu parler du paradoxe de Jevon ? Ou du postulat de Khazzoom-Brookes ? Ceux-ci expliquent que les avancées technologiques améliorant l’efficacité énergétique entraînent une augmentation de la consommation énergétique, et non une baisse. L’efficacité fait qu’il y a plus d’énergie disponible pour d’autres usages. Plus nous sommes efficaces dans notre consommation, plus nous consommons. Plus nous travaillons efficacement, plus nous accomplissons de travail. Et plus nous creusons notre propre tombe.

    [« Tel est le paradoxe des effets rebond : chaque gain d’efficacité apporté par la science et l’industrie se traduit, en bout de ligne, par une consommation énergétique globale surmultipliée. Ainsi le transport aérien, moins énergivore qu’autrefois, est devenu accessible à tout un chacun et a décuplé. Idem pour la climatisation, ce luxe devenu omniprésent. Et l’éclairage de plus en plus économique transforme peu à peu l’obscurité en une denrée rare. » (extrait du 4 ème de couverture du livre Vert paradoxe), NdT]

Et, par exemple, le constat que la 'transition énergétique' est un concept encore inexistant à grande échelle, puisqu'il n'y a jamais eu de remplacement d'une forme d'énergie par une autre. Les consommations s'ajoutent, et continuent d'augmenter :

https://www.partage-le.com/2015/10/le-probleme-des-energies-renouvelables-par-kim-hill/ (https://www.partage-le.com/2015/10/le-probleme-des-energies-renouvelables-par-kim-hill/)

Citer
7. Plus de « renouvelables » ne signifie pas moins d’énergie conventionnelle, ou moins d’émissions de carbone, cela entraîne plutôt un accroissement de la production énergétique totale. Bien peu de centrales à gaz et à charbon ont été démantelées en raison de la progression des renouvelables.

NdT : Au contraire, toujours plus de centrales à charbon sont en construction, ainsi que des centrales nucléaires. Il n’y a pas de transition énergétique, c’est un mythe, exposé, entre autres, par Jean-Baptiste Fressoz dans son texte « Pour une histoire désorientée de l’énergie », dont voici un extrait : « La mauvaise nouvelle est que si l’histoire nous apprend bien une chose, c’est qu’il n’y a en fait jamais eu de transition énergétique. On ne passe pas du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, puis du pétrole au nucléaire. L’histoire de l’énergie n’est pas celle de transitions, mais celle d’additions successives de nouvelles sources d’énergie primaire. L’erreur de perspective tient à la confusion entre relatif et absolu, entre local et global : si, au 20ème siècle, l’usage du charbon décroît relativement au pétrole, il reste que sa consommation croît continûment, et que globalement, on n’en a jamais autant brûlé qu’en 2013. S’extraire de l’imaginaire transitionniste n’est pas aisé tant il structure la perception commune de l’histoire des techniques, scandée par les grandes innovations définissant les grands âges techniques. À l’âge du charbon succéderait celui du pétrole, puis celui (encore à venir) de l’atome. On nous a récemment servi l’âge des énergies renouvelables, celui du numérique, de la génétique, des nanos etc. Cette vision n’est pas seulement linéaire, elle est simplement fausse : elle ne rend pas compte de l’histoire matérielle de notre société qui est fondamentalement cumulative. »

(Dans tous les cas, la production d'énergie est loin, très loin de constituer le seul problème.)
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 26 août 2019 à 19:44:28
Et, par exemple, le constat que la 'transition énergétique' est un concept encore inexistant à grande échelle, puisqu'il n'y a jamais eu de remplacement d'une forme d'énergie par une autre. Les consommations s'ajoutent, et continuent d'augmenter :

Ce n'est pas le cas en France en tout cas : on consommait moins d'énergie en 2016 qu'en 2000.
En Europe non plus visiblement : https://jancovici.com/transition-energetique/series-longues/europe/
(https://jancovici.com/wp-content/uploads/2016/05/chiffres_energie_graph1.jpg)
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 26 août 2019 à 21:59:30
Citation de: oajfh
Enfin, l'énergie utilisée par une voiture à essence ou diesel n'a rien à voir avec la production d'électricité. La consommation de gaz non plus.

Juste le Pétrole : l'article date de 2015 (https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/a-quoi-nous-sert-ce-fameux-petrole/), mais il m'a semblé clair.

Edit-1 - le gaz : Cette fois l'article date de 2013 (https://jancovici.com/transition-energetique/gaz/a-quoi-sert-le-gaz/). Même source.  :(

Edit-2 - le charbon : de la même source, et de 2012 (https://jancovici.com/transition-energetique/charbon/a-quoi-sert-le-charbon/).  :'(

Si je trouve pour le gaz et le charbon, j'éditerai ce post.
Si quelqu'un propose d'autres sources, plus récentes mais pas trop complexes à comprendre ...

    Chill.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Kilbith le 27 août 2019 à 11:36:11
Bonjour,

Il me semble que le débat actuel n'est pas de savoir si le climat se réchauffe ou pas, c'est semble-t-il acté.

De même peut importe de savoir quel est la part de l'activité humaine dans ce réchauffement par rapport à des phénomènes "naturels" (si on exclue l'Homme de la Nature, ce qui est discutable et probablement basé sur un postulat culturel pour ne pas dire religieux). 1% justifierais déjà d'agir sur un problème sur lequel on peut avoir prise.

La question c'est "que faire" et surtout "comment le faire".

- Se goberger de nos résultats en Europe et pointer du doigt la Chine (ou autre) est un peu léger. Force est de constater que l'activité industrielle Européenne/USA depuis 30 ans a largement été transporté en Chine. Forcément on a besoin de moins d’énergie (entre autre fossile) pour produire chez nous, mais globalement pour la planète c'est pareil. On a juste déplacé la pollution*.

- Donner des leçons au monde est aussi délicat.
En Europe notre population augmente peu et nous sommes super équipés depuis longtemps en infrastructure et biens durables comme les ponts, ferroviaire, tunnel et autre. Forcement, on peut se contenter de peu de nouvelles matières premières, il suffit de recycler (ex : les vieilles lignes ferroviaires obsolètes) ou d'améliorer nos acquis. 
Ce n'est pas le cas de pays en voie d'équipement (ex : Chine) qui doivent trouver de nouvelles matières premières, les transporter et les transformer pour s'équiper. Comme nous en 1900.

- Et il faut aussi tenir compte de l'aspiration de nombreux peuples à atteindre nos standards de vie. Peuples dont la population augmente énormément, comme c'était le cas en Europe au XIX. Monsieur Malthus à la vie dure....


A partir de là comme faire?

Il me semble que les méthodes punitives, dures, extrémistes ou moralisatrices ne sont pas efficaces, sans parler d'efficience.

En effet, les régimes politiques humains sont tous sensibles à l’opinion publique (sous une forme ou sous une autre). Agir contre le désir et les aspirations d'un peuple se retourne le plus souvent à terme contre les zélotes. Une action entraine une réaction.

On pourrait parler des résultats électoraux aux USA, en Grande Bretagne, au Brésil...mais un exemple criant c'est la réélection du premier ministre Australien : https://www.reuters.com/article/us-australia-election-energy/in-coal-we-trust-australias-voters-back-pm-morrisons-faith-in-fossil-fuel-idUSKCN1SP06F

La sensibilisation à ce problème est déjà faite. Et je ne pense pas que des mouvements de "résistance ou de dissidence" soient de nature à apporter une solution à ce problème "comment le faire". Au contraire.

Le problème consiste à trouver des solutions "Win Win", incitatives auxquels les peuples pourront adhérer. Les choses étant ce quelles sont, les gens  sont motivés à agir quand les avantages perçus leurs apraissent supérieurs aux inconvénients.

On peut rêver (?) d'une autre méthode ou l'on s'opposerait "fermement" à l'opinion de la majorité, mais même le regretté (??)  Pol Pot a échoué à modifier le genre humain malgré lui.  ;)



*On pourrait avoir une argumentation plus savante sur les effets des normes environnementales locales ou la valeur ajoutée marginale et leurs effets de type Ricardo avec moult équations...mais ce serait laborieux.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 27 août 2019 à 12:41:21
Merci pour les données supplémentaires, Chill.

Citer
Forcement, on peut se contenter de peu de nouvelles matières premières, il suffit de recycler (ex : les vieilles lignes ferroviaires obsolètes) ou d'améliorer nos acquis.

Selon beaucoup de gens, non, il ne 'suffit' pas de recycler.

Je renvoie vers ce texte de M. Philippe Bihouix, concernant les capacités de recyclage de métaux lourds et l'impossibilité d'une économie circulaire à recyclage (qui mentionne aussi les problèmes de conception, notamment l'obsolescence, le jetable, ...) :

https://www.partage-le.com/2017/09/du-mythe-de-la-croissance-verte-a-un-monde-post-croissance-par-philippe-bihouix/ (https://www.partage-le.com/2017/09/du-mythe-de-la-croissance-verte-a-un-monde-post-croissance-par-philippe-bihouix/)

On peut aussi trouver un tas de conférences très claires de sa part sur le net très facilement.

Quelques extraits :

Citer
Naturellement on peut et il faut recycler plus qu’aujourd’hui, et les taux de recyclage actuels sont souvent si bas que les marges de progression sont énormes. Mais on ne peut jamais atteindre 100% et recycler « à l’infini », quand bien même on récupérerait toute la ressource disponible et on la traiterait toujours dans les usines les plus modernes, avec les procédés les mieux maîtrisés (on en est très loin).

D’abord parce qu’il faut pouvoir récupérer physiquement la ressource pour la recycler, ce qui est impossible dans le cas des usages dispersifs ou dissipatifs. Les métaux sont couramment utilisés comme produits chimiques, additifs, dans les verres, les plastiques, les encres, les peintures, les cosmétiques, les fongicides, les lubrifiants et bien d’autres produits industriels ou de la vie courante (environ 5% du zinc, 10 à 15% du manganèse, du plomb et de l’étain, 15 à 20% du cobalt et du cadmium, et, cas extrême, 95% du titane dont le dioxyde sert de colorant blanc universel).

Ensuite parce qu’il est difficile de recycler correctement. Nous concevons des produits d’une diversité et d’une complexité inouïes, à base de composites, d’alliages, de composants de plus en plus miniaturisés et intégrés… mais notre capacité, technologique ou économique, à repérer les différents métaux ou à les séparer, est limitée.

Citer
La voiture propre est ainsi une expression absurde, quand bien même les voitures fonctionneraient avec une énergie « 100% propre » ou « zéro émission ». Sans remise en question profonde de la conception, il y aura toujours des usages dispersifs (divers métaux dans la peinture, étain dans le PVC, zinc et cobalt dans les pneus, platine rejeté par le pot catalytique…), une carrosserie, des éléments métalliques et de l’électronique de bord qui seront mal recyclés… La vraie voiture propre, ou presque, c’est le vélo !

Citer
Avec la croissance « verte », nous aimerions appuyer timidement sur le frein tout en restant pied au plancher : plus que jamais, notre économie favorise le jetable, l’obsolescence, l’accélération, le remplacement des métiers de service par des machines bourrées d’électronique, en attendant les drones et les robots. Ce qui nous attend à court terme, c’est une accélération dévastatrice et mortifère, de la ponction de ressources, de la consommation électrique, de la production de déchets ingérables, avec le déploiement généralisé des nanotechnologies, des big data, des objets connectés. Le saccage de la planète ne fait que commencer.


Concernant le plastique, on peut se référer par exemple à cette discussion, et à la dizaine de références en bas de page :
https://www.partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-m*rde-par-nicolas-casaux/ (https://www.partage-le.com/2018/07/si-vous-allez-a-san-francisco-vous-y-verrez-des-seringues-et-de-la-m*rde-par-nicolas-casaux/)

(Il faudra modifier l'URL en remplaçant un '*' par un 'e'...)

Citation :
Citer
C’est-à-dire que ces déchets produits par les San-Franciscains sont compressés en balles en usine puis expédiés à l’autre bout du monde pour être recyclés — sachant que le recyclage n’est pas une véritable solution, d’abord parce que le recyclage infini est un mythe[4], ensuite parce que le recyclage du plastique est particulièrement inefficace[5], et enfin et surtout parce que le recyclage, dans le cadre d’une société industrielle capitaliste de croissance, ne résout aucun des problèmes fondamentaux qu’elle implique (de surconsommation de ressources, y compris énergétiques, de pollutions en tous genres, d’étalement urbain, de croissance démographique, etc., etc.).

[GROS EDIT : j'ai supprimé toute une partie parlant beaucoup plus spécifiquement de politique, visant à discuter autour d'une remarque de Kilbith]

Citer
Je ne pense pas que des mouvements de "résistance ou de dissidence" soient de nature à apporter une solution à ce problème "comment le faire". Au contraire.

Pourrais-tu étayer ? Personne n'a avancé cette affirmation ici jusqu'à présent, je crois, perso, je trouverais intéressant d'entendre tes arguments à ce sujet.
Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: promeneur4d le 27 août 2019 à 13:33:40
Citer
... Et je ne pense pas que des mouvements de "résistance ou de dissidence" soient de nature à apporter une solution à ce problème "comment le faire". Au contraire. ...

L'histoire de Greenpeace et la résistance aux essais nucléaires dans le pacifique a montré, a mon avis, que cela peut fonctionner.
Titre: Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: azur le 27 août 2019 à 15:07:27
L'histoire de Greenpeace et la résistance aux essais nucléaires dans le pacifique a montré, a mon avis, que cela peut fonctionner.
En admettant qu'il y ait un lien de cause à effet... ce qui n'est clairement pas acquis!
Titre: Re : Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Patapon le 27 août 2019 à 16:15:49
Yo,

L'électricité est le plus souvent produite par des centrales THERMIQUES : une turbine à vapeur est couplée à un générateur électrique.
La production de vapeur y est réalisée par une chaufferie à combustible :
  • carbonné fossile (charbon, pétrole, gaz, lignite, tourbe)
  • carbonné renouvelable (biomasse, yc biogaz)
  • non carbonné fossile (nucléaire)
Il existe même un cas ou la chaufferie est loin, très loin :
  • non carbonné renouvelable (solaire à concentration)

Merci pour ces precisions  :up:

Citer
La température limite est une limite réglementaire (https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Rejets-thermiques-des-centrales-nucleaires) de température au rejet : cela dépend de l'autorité qui fixe la règle, et de l'autorité qui contrôle l'application de la règle.
"Vérité de ce côté des Pyrénées, erreur au delà" ça ne date pas d'aujourd'hui !

Et on imagine que la planète en à quelque chose à faire de nos réglements? Ce que je veux dire par là, c'est que si ta limite réglementaire est trop élevée et que le réacteur fissure, on pourra toujours brandir la règle, mais on ne changera pas grand chose au résultat.

Derrière, il y a pas mal de conséquences économiques et donc politiques; dès lors, la règle échappe à toute notion de bon sens. Il suffit de voir les suites du nuages de Tchernobyl où toute la comm a été faite, non pas pour protéger la population, mais pour protéger le nucléaire et la politique énergétique du pays.

Citer
Il n'y a pas de production d'énergie "propre". La notion d'Energie est par définition la quantification de la modification d'un système.
Sauf à NE PAS modifier le système, ou suffisamment peu pour que le seul renouvelable à court terme fournisse l'énergie à dépenser : c'est l'état du monde tel qu'il était avant la révolution industrielle/américaine. (courant 18ème)

Dépend de ce que tu met derrière le "propre"...propre, de mon point de vue, ne veut pas dire qu'on ne change rien - Lavoisier approuve se propos -, mais qu'on utilise des choses qui sont renouvelable et qui ne pourrissent pas tout quand on les utilise (le vent, les marrées, etc)

Mais, de toute façon, ça passera par une baisse de la consommation....

En admettant qu'il y ait un lien de cause à effet... ce qui n'est clairement pas acquis!

Les deux assertions ne le sont pas plus l'une que l'autre...

Mais en imaginant que tu sois dans le juste, quelle solution proposes tu?

Tcho
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Loriot le 27 août 2019 à 19:38:54
Je n’ai pas d'études scientifiques à proposer pour ça, désolé...

Mais si le wwf, Greenpeace, pro natura en Suisse, etc. N’avais pas tiré la sonnette d’alarme à l'époque Et encore maintenant. Les choses seraient encore pire!

Vous souvenez-vous des pauvres bébés phoques de Brigitte Bardot? Vous pensez réellement que si rien n’avais été entrepris, pour les protéger, avec notamment l’appuis De M. Weber. Vous pensez qu’il y aurait encore de Phoques? C’est malheureusement les interdictions et les restrictions qui permettent de sauvegarder des vies et la vie.

Par exemple: il est interdit de rouler à contre sens sur l’autoroute. Personne ne remet ce postulat en question? Oubien?
 
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Rantanplan le 27 août 2019 à 21:40:53
La combinaison des instincts animaux avec la capacité à utiliser des outils... C'est pour moi la racine du mal: société de consommation (l'avidité + sciences de l'industrie), surpopulation (reproduction + médecine), conflits...

Je vois sur ce fil des partisans du retour à l'animalité/décroissance radicale. Même si le projet finit par fonctionner, c'est se réinsérer dans un cycle de développement technologique aboutissant à la même impasse qu'aujourd'hui. Cycle certes long (à quelle échelle ?) mais fermé à son extrémité.

Je lis aussi, de façon massive, la thèse de la résolution "intelligente" des problèmes, par percée scientifique, volonté politique, coopération win/win etc. L'effet premier de la sortie de l'Impasse sera un accroissement des ressources disponibles*. Un accroissement des ressources chez une espèce colonisatrice (l'Homme en est une) se traduit par une expansion jusqu'à saturation du système. Compte tenu du caractère exponentiel des mécaniques démographiques, résoudre aujourd'hui l'Impasse, c'est reporter le problème à brève échéance. Même problématique avec la consommation (si on combine les deux, alors là !  ::)). 

Une troisième voie, non abordée, consisterait à conserver l'"Habilis" et le "Sapiens" (voir l'augmenter), mais de nous débarrasser ou limiter fortement nos caractéristiques communes avec les primates. L'Impasse se dissolverait d'elle même puisque nous n'aurions plus d'attrait pour la consommation, la reproduction etc.

En conclusion, pour moi, l'Homme est fini. Soit il crève d'avoir trop chié et niqué partout dans sa cage, littéralement, soit il devient Autre (ce qui est aussi une fin, mais pas un échec).

*différent d'un accroissement des ressources: moins consommer accroit les ressources disponibles mais n'accroit pas votre capital de ressources.
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oajfh le 28 août 2019 à 01:05:59
Rantanplan, comme indiqué auparavant, je trouve certains éléments de ce point de vue fatalistes, et faux, quand tu considères la diversité de l'espèce humaine.

Des centaines, milliers de peuples ont vécu pacifiquement, avec des sociétés nettement plus démocratiques que ce que nous connaissons actuellement, sans polluer, sans exterminer d'espèces, sans déforester, sans déverser de plastique partout.

Ce qui, au passage, ne les empêche pas d'avoir des instincts animaux par moments et d'utiliser des outils (comme d'autres animaux...). D'avoir des conflits, connaître des formes de médecine, et peut-être, pour certains, connaître des périodes de famine réduisant la population...

Ces peuples sont innocents.

Généraliser l'humain à la société actuelle dans laquelle la plupart de nous vivons me paraît expéditif.

Je partage par contre ton avis concernant l'idée d'espérer une solution technologique à des problèmes liés au trop-plein de consommation et de technologie.

Mais je ne relierai absolument pas la volonté consommatrice avec le caractère primate. C'est peut-être un rouage sur lequel une politique de marketing joue, mais ce n'est à mes yeux pas généralisable au comportement de l'humain en général.

D'ailleurs, dans l'absolu, l'humain dans son ensemble ne détruit pas son environnement depuis son origine, loin de là. La majorité de son vivant a été 'non-destructrice'.

Des données archéologiques récentes sembleraient aussi suggérer que la cohabitation avec la macrofaune dans beaucoup d'endroits du monde a duré beaucoup plus longtemps que ce qu'on pensait il y a quelques décennies. Et que la disparition de certaines espèces seraient peut-être plus attribuables à la fin de la période glaciaire que l'intervention de l'humain.

Ce sont des données récentes, il est légitime de douter de cela, bien entendu. Je souhaite simplement mentionner le fait que les visions généralisant l'humain et le réduisant à UNE façon de vivre sont peut-être douteuses aussi, et se basent parfois sur des données erronées (ou des conclusions hâtives). Je pense au discours fataliste de certaines grandes figures récentes des médias, en disant ça, par exemple.

Illustration :
https://reporterre.net/Non-l-humanite-n-a-pas-toujours-detruit-l-environnement (https://reporterre.net/Non-l-humanite-n-a-pas-toujours-detruit-l-environnement)
(ça reste le même type de source que j'ai cité jusqu'ici, l'auteur est l'auteur principal du blog que j'ai cité plusieurs fois).

Je ne mets pas en cause tes constats et leur conclusion potentielle, hein (surconsommation, surpopulation, relation accroissement -> consommation qui me fait penser au paradoxe de Jevons, ...).

Simplement leur interprétation (et leur généralisation à l'Ensemble de l'Espèce Humaine).
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: nox le 28 août 2019 à 11:19:16
...

Des centaines, milliers de peuples ont vécu pacifiquement, avec des sociétés nettement plus démocratiques que ce que nous connaissons actuellement, sans polluer, sans exterminer d'espèces, sans déforester, sans déverser de plastique partout.

Ce qui, au passage, ne les empêche pas d'avoir des instincts animaux par moments et d'utiliser des outils (comme d'autres animaux...). D'avoir des conflits, connaître des formes de médecine, et peut-être, pour certains, connaître des périodes de famine réduisant la population...

Ces peuples sont innocents

...


Salut

Je crois vraiment a la force de l'exemple et des actions concrètes, pourrais-tu me citer 25 de ces peuples et 25 ayant encore ce mode de vie ces 10 dernières années ?

J'ai vraiment du mal à apprehender les notions de peuples innocents et j'en deduis donc (peut être à tord) peuples coupables.
Peux-tu m'expliquer à travers des exemples ?


Merci.
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Cheyenne le 28 août 2019 à 12:12:05
En conclusion, pour moi, l'Homme est fini. Soit il crève d'avoir trop chié et niqué partout dans sa cage, littéralement, soit il devient Autre (ce qui est aussi une fin, mais pas un échec).

On va tous mourir !!!
David, tu peux fermer le forum :'( :'(
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Hobbit forestier le 28 août 2019 à 14:58:18
D'accord avec Cheyenne !
A mon avis tout cela est inéluctable car c'est la base même de notre société : le capitalisme, qui est par essence destructeur (surconsommation, incitation à la compétition plutôt qu'a la coopération...)

De plus, même les gens de bonne volonté qui veulent agir, n'ont qu'un impact limité sur les dégâts causé.
Je suis persuadé que trier ses déchets, moins prendre la voiture et essayer de manger de saison ne suffit pas.
Même avec la théorie du colibris, et des petits ruisseaux qui font les grandes rivières...

Les vrais changements utiles, ceux qui commencerai à avoir un impact significatif, nous placerai aux yeux de la société en position de marginalité totale.

Donc d'accord avec ce qui c'est dit avant, c'est plié. Reste à travailler le mieux possible avec nos gamins pour les préparer autant que possible à ce qui arrive.

P.S :Comprenez moi bien, je ne prétend pas faire mieux que les autres et je m’inclus dans "ceux qui font des efforts insuffisant."
Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Tumiza le 28 août 2019 à 15:36:56

On va tous mourir !!!
David, tu peux fermer le forum :'( :'(

Bah oui!

la vie est injuste et à la fin on crève...  ;D
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Patapon le 28 août 2019 à 18:07:46
Yo,

De plus, même les gens de bonne volonté qui veulent agir, n'ont qu'un impact limité sur les dégâts causé.
Je suis persuadé que trier ses déchets, moins prendre la voiture et essayer de manger de saison ne suffit pas.
Même avec la théorie du colibris, et des petits ruisseaux qui font les grandes rivières...

De mon point de vue, c'est une position qui assure une seule chose: ne jamais avoir à sortir de sa zone de confort, ne jamais avoir à se remettre en cause et à toujours rester victime; donc, une marge de progression assez faible....

Hors, j'ai l'espoir que si je me lance dans quelque chose, je n'atteindrais peut être pas mon objectif premier, mais ça aura au moins participer à faire de moi un humain différent, plus souple et respectueux dans ce relations. Vue de mon palier, c'est déjà un petit plus, que l'autre position n'apportera pas.

Après, si, certes le droit de vote ne permet pas dans changer beaucoup de choses, il existe aussi le droit de boycott, qui lui est différent! On peu essayer de m'envoyer la milice pour me forcer à bosser, mais pas à acheter; par exemple, je ne mettrais pas 1ct dans les produits Brésilien jusqu'à nouvel ordre, et surtout je vais le faire savoir par tout plein de plateforme pour encourager d'autres à la même chose. Ca ne changera peut être rien à la situation, mais au moins ça ne me rendra pas complice...

Tcho
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Barbara le 28 août 2019 à 18:21:14
Des centaines, milliers de peuples ont vécu pacifiquement, avec des sociétés nettement plus démocratiques que ce que nous connaissons actuellement, sans polluer, sans exterminer d'espèces, sans déforester, sans déverser de plastique partout.

Au-delà de Vincent Mignerot, je t'encourage à lire "Cataclysmes" de Laurent Testot.
Histoire globale (dont il est un des spécialistes français) de l'homme et de la nature, pour aller au-delà du mythe du bon sauvage.
Très enrichissant et bouscule beaucoup d'idée reçues.

Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Rantanplan le 28 août 2019 à 20:21:57
"Des centaines, milliers de peuples ont vécu pacifiquement, avec des sociétés nettement plus démocratiques que ce que nous connaissons actuellement, sans polluer, sans exterminer d'espèces, sans déforester, sans déverser de plastique partout."

Oui mais ces civilisation respectueuses se font "avaler" lorsqu'elles sont confrontées à des formes sociales plus agressives / fertiles / court-termistes.

Ou alors cite moi un exemple de société "modèle" qui a perduré et/ou a pu s'étendre largement au delà de son aire d'origine. Je n'ai rien qui me vient en tête, perso (plutôt des contre exemples, en fait).

Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Van le 29 août 2019 à 01:15:20
En conclusion, pour moi, l'Homme est fini. Soit il crève d'avoir trop chié et niqué partout dans sa cage, littéralement, soit il devient Autre 

En réalité les peuples qui polluent engendrent peu : leur taux de natalité est bas et se traduit pas un non renouvellement des générations. Le malthusianisme (40 millions d'avortements par an dans le monde) est principalement le fait des populations riches.
Il y a donc décroissance du nombre de pollueurs, ce qui pourrait laisser penser qu'à terme le problème sera résolu. Cependant, pour compenser cette baisse démographique, il a été décidé de faire venir des populations pauvres (donc non polluantes à la base) mais qui deviennent rapidement polluantes puisque vivant dorénavant au sein des mêmes sociétés que les pollueurs.
Autre fait : les progrès médicaux des peuples pollueurs bénéficient aux peuples pauvres partout sur la planète leur permettant d'avoir une forte natalité et une faible mortalité.
Ainsi donc, l'idéologie de la "décroissance" se traduit comme suit : l'accueil de populations pauvres ou l'aide qui leur est apportée sur leur lieu de vie sont de faux humanismes qui font courir l'humanité à sa perte.
Titre: Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 29 août 2019 à 10:25:36
Le malthusianisme (40 millions d'avortements par an dans le monde) est principalement le fait des populations riches.

C'est le contrôle de la natalité en Chine dans les années 70 qui a eu le plus gros impact sur la population mondiale, à l'époque où son PIB était un des plus faibles au monde.
Les taux de natalité ont beaucoup changé dans le monde ces 30 dernières années : https://www.gapminder.org/answers/how-did-babies-per-woman-change-in-different-regions/

Lien entre PIB et fertilité dans les pays du monde, de 1800 à 2018 (appuyer sur play en bas à gauche du graphique, ou jouer avec le curseur) : https://www.gapminder.org/tools/#$state$time$value=1800;&marker$axis_x$domainMin:null&domainMax:null&zoomedMin:null&zoomedMax:null&scaleType=genericLog&spaceRef:null;&axis_y$which=children_per_woman_total_fertility&domainMin:null&domainMax:null&zoomedMin:null&zoomedMax:null&spaceRef:null;;;&chart-type=bubbles (https://www.gapminder.org/tools/#$state$time$value=1800;&marker$axis_x$domainMin:null&domainMax:null&zoomedMin:null&zoomedMax:null&scaleType=genericLog&spaceRef:null;&axis_y$which=children_per_woman_total_fertility&domainMin:null&domainMax:null&zoomedMin:null&zoomedMax:null&spaceRef:null;;;&chart-type=bubbles)

Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Kilbith le 29 août 2019 à 13:41:27
Le taux de natalité n'est corrélé au PIB que dans le même type de culture (comprenez religion dominante c'est lié).

Et encore, cela dépend aussi de la structure productive et de l'organisation sociale. Par exemple aux XIX la France a peu d'enfant par rapport aux pays comparables, c'est semble-t-il  (entre autre) lié à son économie agricole et au code civil mettant les enfants à égalité.

Sur le document interactif d'Olivier, en 2010 on a de grandes disparités à PIB égal, regarder sur les PIB élevés les points....la religion/culture dominante joue probablement un rôle important.

Par le passé certain peuples non européen ont pratiqué l'infanticide (ou régulation des naissances) à grande échelle que ce soit par norme culturelle ou par obligation légale. Le Japon notoirement.

Cela a pu être le cas récemment, d'ailleurs on constate toujours un déficit de fille en Chine de nos jours.

Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Barbara le 29 août 2019 à 18:50:56
mais a un moment il faudra habiter sur une autre planète car les ressources seront de toute façon épuisée.

C'est difficilement faisable, à cause du temps de trajet, des ressources requises, des effets du voyage sur l'homme, des rayons cosmiques, ...
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Krapo le 29 août 2019 à 20:08:00
,mais a un moment il faudra habiter sur une autre planète car les ressources seront de toute façon épuisée.

Aussi adepte de la S.F. ?  :lol:
Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Rantanplan le 29 août 2019 à 21:10:30
C'est difficilement faisable, à cause du temps de trajet, des ressources requises, des effets du voyage sur l'homme, des rayons cosmiques, ...

J'y crois dur perso.  ;#

1 Il y a énormément de ressources dans l'espace dont métaux et hydrogène en abondance.
2 On y trouve de l'énergie à la pelle (soleil non filtré H24, isotopes)
3 Nous voyageons déjà sur un vaisseau spatial depuis 5-6M d'années: preuve que c'est faisable   ::)

4 Enfin, pourquoi se faire chier avec une planète ?! Elle ont l'inconvénient d'imposer une forte gravité (cout en carburant et véhicules spéciaux pour aller/venir) et de ne pas permettre le choix de l'emplacement. Plusieurs stations aux points stratégiques (ceinture d’astéroïdes, orbite de Jupiter...) me paraitrait plus pragmatique. Et ça a aussi l'avantage d'être *un peu* plus proche que l'étoile d'à coté. 

5 Les rayons cosmiques se bloquent avec des murs assez épais et/ou un champ magnétique.

Ouais, c'est un beau défi d'ingénierie. Mais pas irréalisable, ni débile AMHA. C'est même, pour moi, la suite logique de notre Histoire commune. 

---------

Histoire de rêver un peu:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sph%C3%A8re_de_Dyson
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_de_Kardachev
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: bloodyfrog le 29 août 2019 à 21:14:47
Le spacecraft remplacera le bushcraft?
Mais que va t-on batonner? :'(

Manu. ;D
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Cheyenne le 29 août 2019 à 23:29:59
Bouquin à lire
Demain les Chiens - Clifford D Symack

Série actuelle :
The 100
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Cheyenne le 29 août 2019 à 23:42:09
Pour répondre à  Hobbit.
Je ne suis pas forcément optimiste ni pessimiste.
C'était les mots de Rantaplan.
Dans les années 70 on a demandé une étude à des scientifiques (matheux) de faire des projections à partir des données de l'époque (je n'ai pas leur nom en mémoire mais je peux chercher dans mes archives).
Conclusions : en 2012 on est tous morts
depuis on a modifié certaines données/courbes et ..... ouf on est toujours en vie :doubleup: ::)
Donc , gardons espoir, on trouvera ss doute moyen de retarder l'échéance
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 30 août 2019 à 01:07:02
Dans les années 70 on a demandé une étude à des scientifiques (matheux) de faire des projections à partir des données de l'époque (je n'ai pas leur nom en mémoire mais je peux chercher dans mes archives).
Conclusions : en 2012 on est tous morts

Si tu parles du rapport Meadows demandé aux chercheurs du MIT par le Club de Rome en 1970, il a envisagé plusieurs scénarios, aucun n'annonce qu'en 2012 on sera tous morts.

En 2008 un chercheur australien a comparé les scénarios du rapport Meadows de 1972 et l'évolution réelle constatée des paramètres entre 1970 et 2000. Il conclut que (traduction) "il est instructif de constater que les données historiques se comparent si favorablement aux résultats du modèle."
"Given the complexity of numerous feedbacks between sectors incorporated in the LtG World3 model, it is instructive that the historical data compares so favorably with the model output."
Le travail est disponible ici : https://jancovici.com/wp-content/uploads/2016/04/Turner_Meadows_vs_historical_data.pdf

Voici ce qu'en dit Jancovici (! long article ;D ) : https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Cheyenne le 30 août 2019 à 12:34:11
C'est bien ça.
Un des Maitres de conférence à l'Ensam nous avait pourtant montré les graphiques ou certaines courbes
(de mémoire pétrole et autre) étaient descendues nettement depuis 70
Heureusement.
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Van le 30 août 2019 à 19:51:44
aux XIX la France a peu d'enfant par rapport aux pays comparables, c'est semble-t-il  (entre autre) lié à son économie agricole et au code civil mettant les enfants à égalité.

En réalité, les causes principales du déficit des naissances à cette époque sont les suivantes. Juste avant la Révolution, la France compte 28 millions d'habitants, c'est un géant démographique en Europe (le Royaume-Uni a 13 millions d'habitants et l'Allemagne 21 millions). Arrive la Révolution et les guerres de l'Empire causant la mort de 1,5 à 2 millions de français. A cela, il faut ajouter la persécution du catholicisme. La population française devient alors la première à pratiquer le Malthusianisme et à entrer dans la période dite de transition démographique passant d'un taux de natalité et de mortalité élevé, à un taux de natalité plus faible mais à un taux de mortalité toujours élevé.
Résultat : en un peu plus de 100 ans, la France passe seulement de 28 à 38 millions d'habitants tandis que le Royaume Uni passe de 13 à 41 millions d'habitants et l’Allemagne de 21 à 56 millions d'habitants. 

Par le passé certain peuples non européen ont pratiqué l'infanticide (ou régulation des naissances) à grande échelle que ce soit par norme culturelle ou par obligation légale. Le Japon notoirement.

Oui, sans oublier la régulation par la guerre. Ainsi ceux que l'on appelait "les bons sauvages", comme le peuple polynésien, pratiquaient l'infanticide et la guerre de manière endémique, et accessoirement le cannibalisme entre tribus et au sein de la tribu (aux Fidji par exemple, le roi mangeait de temps à autre ses sujets).


Le taux de natalité n'est corrélé au PIB que dans le même type de culture (comprenez religion dominante c'est lié).

Remarque pertinente. En effet, si l'on prend le cas de la France par exemple, les populations de cultures différentes qui la composent ont des taux de natalité diamétralement opposés.
Pour faire simple, les matérialistes athées sont ceux qui ont le taux le plus faible (non renouvellement des générations) quand les populations "à spiritualité" (les musulmans principalement ) ont des taux bien plus élevés (au delà du seuil de renouvellement des générations).
Le faible taux de natalité des matérialistes athées vient-il du fait qu'ils se soucient davantage de l'environnement ou bien du fait qu'ils sont plus enclin à un consumérisme effréné (génération Childfree) que les populations possédant une spiritualité ? La question est ouverte.
Reste un dernier groupe, très minoritaire, celui des athées et agnostiques non matérialiste. Quel que soit leur positionnement, leur faible poids démographique ne leur permet pas d'influer dans quelque sens que ce soit.
 
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: raphael le 05 septembre 2019 à 14:14:10
ce qu'en pense Meadows du club de Rome (article FB de Jancovici)

Dennis Meadows, scientifique, coauteur du rapport Meadows (1972) sur les dangers de la croissance:
«La montée de l’autoritarisme est inévitable»
propos recueilli par Aude Massiot pour Libération le 29/07/19

«Le dérèglement climatique, combiné avec la réduction des énergies fossiles peu chères au cours du siècle, éliminera les fondations du modèle actuel de civilisation industrielle. Nous observons déjà un chaos croissant, comme des mouvements de populations incontrôlés au sein des pays pauvres et vers les plus riches.
Le chaos va empirer surtout car il provoque toujours plus de pénuries alimentaires. Nous avons appris de l’histoire une règle absolue : quand les gens pensent devoir choisir entre l’ordre et la liberté, ils choisiront toujours l’ordre. La montée de l’autoritarisme est inévitable.
Je suis personnellement très content de vivre dans une démocratie. Mais nous devons admettre que les démocraties ne résolvent pas les problèmes existentiels de notre temps - dérèglement climatique, réduction des réserves énergétiques, érosion des sols, écart croissant entre riches et pauvres, etc.
Doit-on réduire les libertés individuelles pour cela ?
Cette question implique que la société a la capacité d’anticiper et de réaliser des changements proactifs. Je ne vois pas de preuve de cela. Les libertés individuelles sont déjà restreintes et je pense que cette tendance va se poursuivre inévitablement.
Cela ne résoudra malheureusement pas les problèmes provoquant le chaos, mais accroîtra principalement le pouvoir politique sur le court terme et la richesse financière de ceux qui soutiennent des mesures autoritaires. Tous les gouvernements autoritaires actuels - la Chine, la Corée du Nord, la Russie, etc. - ne résolvent pas non plus les problèmes de notre temps.»

https://www.liberation.fr/…/dennis-meadows-scientifique-coa…

(publié par J-Pierre Dieterlen)
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Patapon le 05 septembre 2019 à 19:21:06
Yo,

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L'opportunité des catastrophes globales

La question climatique es particulièrement intéressante, car elle met au défi notre capacité à coopérer à l'échelle du globe, ce qui constitue un moment unique dans l'histoire de notre espèce. C'est une sorte de jeu économique à très grande échelle où les participants sont les grandes organisations humaines (Etats, multi-nationales, communautés, ONG, etc). Sauf que, cette fois, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre.
Malgré le fait que nous connaissions les risques, en menaces et les enjeux, l'action coordonnée et efficace a été reportée depuis des décennies. Les acteurs de négociations n'ont pas réussi à créer un climat de confiance d'équité et de sécurité, ni à créer des normes sociales et des institutions qui permettent de se coordonner en vue de la réalisation d'un objectif commun.
Les première expériences sur les mécanismes de coopération humaine au sujet du climat ont été menées il y a dix ans déjà par l'évolutionniste Manfred Milinski et son équipe du Max Planck Institute (Allemagne). Le climat est typiquement un cas de dilemme social: le coût individuel des mesures à prendre est très grand comparativement aux bénéfices collectifs, perçus comme lointains et globaux. Or, aujourd'hui, nos sociétés fonctionnent sur la logique - très problématique - des bénéfices individuels (privés) et des coûts collectifs (publics). Pour lutter contre le réchauffement, on compte sur l'exact inverse: des coûts individuels (pour chaque état ou chaque citoyen) et des bénéfices collectifs (une stabilisation du climat et un mieux-être global). Et l'on s'étonne que ça ne fonctionne pas!
Si, par exemple, notre pays s'engage dès aujourd'hui dans de courageuses et coûteuses mesure pour réduire l'extraction et la combustion d'énergies fossiles, mais que les autres pays ne suivent pas, les effets bénéfiques globaux seront ridicules et les coût pour notre pays seront immenses. A l'inverse, si tous les pays agissent sauf le nôtre, nous aurons les bénéfices...sans les coûts! Dans ce cas de figure, le meilleur choix stratégique rationnel à court terme est d'attendre (que les autres agissent). Au risque d'attendre longtemps....
Mis à part la démesure de ce dilemme social et des acteurs en jeu (ce qui est déjà en soi considérable), plusieurs obstacles empêchent la possibilité d'une coordiantion globale: l'bsence de récit commun, la question temporelle (les générations futures) et la question des inégalités.
Premièrement, chacun voit le problème climatique à sa manière. Les effets du réchauffement se font déjà sentir dans certaines régions, souvent des régions pauvres qui n'ont pas les moyens de mettre en place des mesures de lutte efficaces. D'autres régions, la plupart riches, sont encore protégées par une "prospérité" qui leur permet de mettre en place des mesures de résillience, mais qui leur fait croire qu'elle peuvent repousser la résolution du problème à plus tard. Certains croient encore qu'on peut "s'en sortir", d'autres ne croient plus en rien, d'autres se préparent activement; certains développent un certain ressentiment alors que d'autres ont peur de savoir ou d'agir, etc. L'imaginaire (la représentation du futur) est donc très diffèrent selon les régions où l'on vit et selon les classes sociales. Nous sommes loin d'avoir un récit commun, première étape dans l'élaboration d'un membrane de sécurité et la mise en mouvement ans la même direction.La "raison d'être" d'un éventuel super-superorganisme n'existe pas encore.
Deuxièmement, les négociations climatiques ont ceci de particulier que toutes les parties prenantes ne sont pas assises à la table des négociations. Il manque les "autres qu'humains" (animaux, plantes, champignons, bactéries, etc) qui sont pourtant concernés au premier plan; les humains qui ne sont pas représentés par des Etats, des multinationales ou des ONG (les peuples premiers, les habitants de pays non démocratiques ou oligarchiques, etc); et, surtout, les générations futures!
En 2013, une équipe de psychologues et d'évolutionnistes a invité cette dernière catégorie à prendre part à quelques expériences. Les particpants ont eu affaire à un jeu économique "climatique" dont l'enjeu était différé dans le temps: l'égoïsme était récompensé immédiatement, alors que les bénéfices étaient reportés d'un jour, de sept semaines (solidarité intragénérationnelle) et de plusieurs décénies (solidarité inter-générationnelle). Les résultats n'ont pas été encourageants. Le report dans le temps des bénéfices de la lutte contre le changement climatique a fait chuter les niveaux de contribution. Les gens ont préféré empocher l'argent et renoncer à en tirer des bénéfices ultérieur. Tous les groupes à solidarité inergénérationnelle ont échoué à atteint l'objectif commun! Cela monte que, dans notre sulture, il ne se passera rien tant qu'il y aura plus de bénéfices à ne rien faire qu'à agir pour le futur.
Troisièmement, les inégalités (de taille, de pouvoir et de richesse) entre pays constituent un frein considréable à toute avancée significative. A cela, s'ajoute le fait que les pays riches - qui ont le plus contribués à la situation - sont les moins touchés par les catastrophes et one les meilleurs capacités de résilience. Le cadre de départ des négociations est donc profondément injuste. Les pays non industrialisés sont amers: pourquoi n'ont ils pas le droit de brûler autant d'énergies fossiles que les pays industrialisés? Que ressentent les petit pays qui n'ont pas beaucoup d'influence dans les négociations? Et ceux qui disparaitront sous les eaux avant la fin du siècle?
En 2011, deux expériences de jeux économiques ont pris en compte le paramètre des inégalités en distribuant des montants différents aux joueurs (cad en créant des riches et des pauvres dès le début de la partie). Sous anonymat, cela s'est révélé désatreux pour le bien commun. Mais, en laissant la possibilité aux joueurs de dévoiler au groupe leur niveau de participation, le taux de participation a grimpé de manière exceptionnelle. Pourquoi? Parce que les "riches" annonçaient leur volonté de réduire les inégalités en participant proportionnellement plus au bien commun, ce qui a eu un effet positif considérable sur les joueurs "pauvres". En extrapolant, on peut donc imaginer quelle responsabilité ont les pays riches dans les négociations climatiques...
En faisant varier le niveau de risque climatique pour chaque catégorie (les riches et les pauvres), une équipe britannique a pu montrer que les taux de coopération s'effondraient lorsque 1) les niveaux d'inégalité entre participants étaient élevés mais aussi 2) le risque de souffrir du changement climatique était réservé aux plus pauvres (car les riches se sentent alors moins concernés). Fichtre! Mais c'est précisément la situation dans laquelle nous nous trouvons! Et les chercheurs de conclure: "nos résultats suggère que, si nous voulons éviter d'aggraver le réchauffement climatique, nous serions stupides de fonder nos espoirs sur un sens de l'altruisme ou même sur une maîtrise rationnelle de nos comportement. Les modèles théoriques ainsi que les exemples du monde vivant nous révèlent qu'une forme de contrainte est nécessaire pour stabiliser la coopération."
Comment sortir de ce fossé? A l'évidence, pour qu'une coopération globale émerge, il faut surmonter les obstacles que nous venons de décrire (récit d'inégalité). Mais nus disposons d'autres outils! Par exemple, renforcer la réciprocité par des contraintes (punitions) et des récompenses, mais aussi rendre plus visibles les mécanisme de réputation. Ainsi, dans une expérience de 2006, une équipe de chercheurs allemande a découvert deux manières d'augmenter considérablement les niveaux de contribution: rendre public le montant de la somme que chacun donnait (l'importance de la réputation) et mieux informer les sujets des risques, des enjeux et des menaces (l'importance de parler franchement des catastrophes!).
L'économiste Partha Dasgupta, dans une synthèse sur les rôle de la confiance dans les négociations, concluait que "les chances que l'humanité soit capable de contrôler la concentration de cabone dans l'atmosphère dans les limites temporelles raisonnables ne sont pas grandes". Toutefois, l'absence de conflits globaux majeurs laisse encore une petite chance à des groupes - ou à des groupes de groupes - de se coordonner, de mettre en place des sormes sociales et de tisser un nouveau récit commun....en lien avec les autres habitants de la Terre.

"L'entraide, l'autre loi de la jungle" de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle

Que je vous conseil vivement de lire  :up:

Tcho
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: oli_v_ier le 11 décembre 2019 à 22:10:50
est-ce que le marketing qui vante ce système climatiseur inverter R32 correspond à la réalité??

Il y a différents modèles (air/air, eau/eau, etc) mais généralement : non pas du tout, de l'avis d'un pote conseiller en énergie, qui a été installateur de PAC (entre autres) avant de changer de boulot.

Au delà de cet avis perso, il y a les faits : plus il fait froid et plus le coefficient de performance (COP) baisse. Quand le système vieillit c'est encore pire, même si tu mets le prix dans la maintenance.
Les données de COP constructeur sont vraies pour un système neuf fonctionnant à 7°C (pour les air/air)  :down: . A 7°C avec une maison bien isolée, on a à peine besoin de chauffer.
Le coefficient de performance ne baisse pas linéairement avec la température, ce qui fait qu'à 0°C tu consommeras énormément plus.
Et donc tu contribueras aux pics de consommation hivernaux lors des vagues de froid, ces pics de consommation étant très mauvais pour le bilan carbone puisque lors des fortes demandes, des centrales à gaz, fioul et charbon sont lancées pour compléter le nucléaire et le renouvelable.

Cela dit ton bilan carbone sera bien meilleur avec une PAC plutôt qu'avec une chaudière fioul (le pire).
Mais as-tu envisagé d'isoler ? Ta PAC durera 10 ou 20 ans (avec un COP qui diminue avec le temps), ton isolation durera le temps de la maison (si elle est bien réalisée *) sans frais additionnels (consommation d'électricité, maintenance et renouvellement).
Poêle à bois (pas à granulé) ? Dans l'idée de résilience : avoir son stock d'énergie chez soi et ne pas dépendre d'un approvisionnement extérieur qu'on ne peut pas substituer. Le chauffage bois pollue (particules fines), mais une maison bien isolée + bois sec = peu de combustion + peu de fumées.

* : quand je dis isolation, c'est pas juste changer les vitrages et les joints, mais un vrai projet global pour la maison, bien pensé.
Exemple :
"Celui-ci concerne une maison en pierre du XVIIIe siècle, rénovée en 2016 pour un coût total de 47.225 €, financés pour moitié par des aides et pour moitié par un emprunt à taux zéro. Les propriétaires payaient, avant travaux, 208 € de chauffage par mois ; aujourd’hui, ils n’en payent plus que 27 €, auxquels s’ajoutent 133 € de remboursement de prêt, sur quinze ans. « Ils ont gagné 48 € par mois, mais également une maison plus confortable et plus saine, car mieux ventilée », ajoute M. Legrand."
https://reporterre.net/Renovation-energetique-comment-passer-a-la-vitesse-superieure
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Tompouss le 11 décembre 2019 à 23:03:41
J'ai du mal à comprendre l'orientation vers du air/air si t'as un chauffage au fioul et donc plancher chauffant et/ou radiateurs ?

650l de fioul/an je suppose que tu as déjà une isolation correcte ou alors une toute petite maison ?

Les PAC y'a beaucoup de marketing mais ça reste une solution pas trop con, c'est celle qui à ma préférence mais c'est utile de combiner à un truc plus roots fonctionnant sans électricité pour les pannes de courants et les grands froids, la bonne vieille cheminée ou un karlhoffe (je sais pas comment on dit en France de l'intérieur  ;#) c'est pas mal en complément.

L'avantage du Karlhoffe c'est qu'il accumule la chaleur et la restitue longtemps.

Edit : on dit Kachelhofe, un lien qui décrit la bestiole : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Kachelofe (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Kachelofe)

Autre truc, la RT2012 (réalisé à grand coup de lobbys des vendeurs d'isolants) impose des normes de température mais ne parle pas du tout du confort et du ressenti thermique, des stratégies de chauffage/isolation axées sur ces deux points permettent une meilleure efficience du système de chauffe. De même selon la maison gaffe à conserver une bonne respirabilité au niveau des murs, sinon c'est les problèmes d'humidités à coup sûr (le pire étant les maison alsaciennes en torchis isolées par l'intérieur au polystirène, hérésie absolue  :blink:)
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Patapon le 11 décembre 2019 à 23:20:58
Yo

un karlhoffe (je sais pas comment on dit en France de l'intérieur  ;#) c'est pas mal en complément.

Du coup, chez les non-consanguins ;# on appel ça un poéle de masse....il ne faut vraiment pas avoir de respect pour la déco d'intérieur pour inventer un truc pareil, note! :lol:

Tcho
Titre: Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Chill le 12 décembre 2019 à 07:29:54
Citation de: Vladimir
...
De plus,j'ai fait une demande chez le fournisseur d'électricité Cociter(Belgique) très bien côté par Greenpeace a la place de mon fournisseur actuel Octa+,

Commençons par une maxime : "Testis unus, testis nullus".

Attention à ce que peut dire Greenpeace sur l'électricité : par exemple, https://youtu.be/xx55qcGdXOo (https://youtu.be/xx55qcGdXOo).  :(
J'ai rien contre personne, cependant certaines positions dogmatiques me chagrinent.  :huh:

J'ai cru comprendre que tu passes "tout" à l'électrique. Comment feras-tu les jours sans ?
Exemple : Une bouteille de gaz 13 kg se conserve très longtemps et permet un back-up pour la cuisine, le chauffage, et même l'éclairage, sans risque pour le sol. On peut aussi prendre plus mobile, genre Butagaz.

... et finissons par une autre maxime : "La diversité c'est la Vie."  ;)

    Chill.
Edit : correction latine.
Titre: Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Tompouss le 12 décembre 2019 à 11:17:53
Yo

Du coup, chez les non-consanguins ;# on appel ça un poéle de masse....il ne faut vraiment pas avoir de respect pour la déco d'intérieur pour inventer un truc pareil, note! :lol:

Tcho

Ca dépend de l'intérieur, dans un style vintage et surtout avec pas mal de bois les faïences passent bien, et sinon y'a des versions modernes  ::)

(https://www.autenrieth-kachelofen.de/images/cache/bb3871b55d373776de2d9850d8f20934_w810_h700_cp.jpg)

(https://www.ganz-baukeramik.ch/files/ganz_baukeramik_kachelofen_keramik_modern.jpg)

Après l'avantage c'est aussi quand tu as un modèle avec un four intégré, de pouvoir cuisiner des plats mijotés et du pain dedans  :) C'est toujours mieux que les poelles à pellets qui vont pousser les exploitations privées à faire plus que du bois de m*rde au détriment des belles futaies  :'(
Titre: Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Kilbith le 12 décembre 2019 à 18:45:38
Citer
Ne rien faire parce que l'on se dit que de toute façon c'est foutu est un "CRIME CONTRE L'HUMANITÉ" et on ne vaudra pas mieux que les criminels génocidaires!!!! >:(

 ::)
Titre: Re : Re : Re : Re : Résistance et dissidence écologique
Posté par: Van le 12 décembre 2019 à 22:57:12
Mais en attendant,chacuns a la responsabilité de faire le maximum avec ses propres moyens pour réduire son impact écologique,toutes énergies non consommées=0 Co2.

Le but est de réduire la gravité des conséquences,parce que malgré tout,et ce n'est plus un secret,quoi que l'on fasse pour réduire nos nuisances,on va morfler grave,les futures générations seront particulièrement exposée à la sixième extinction de l'humanité!! :(

Dans les années 70 on nous vendait la famine, la pénurie énergétique et le refroidissement climatique pour l'an 2000. Chaque période a eu ses peurs. Quand il n'y aura plus rien à gratter financièrement avec le réchauffement climatique, on nous pondra un nouveau sujet d'angoisse.
Une chose est certaine concernant le CO2, ils n'arriveront pas à taxer les volcans  :D