Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Stages, sorties et aventures (récits ou projets) => Discussion démarrée par: Magic Manu le 29 août 2016 à 22:35:59
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Habitué des descentes en canoë rigide avec bivouac (Loire tourangelle, Cher), je voulais gagner en autonomie, ne plus dépendre d’un loueur, avec dépose et retours en camion, et me suis acheté un canoë gonflable Gumotex Palava. Un de mes gars et moi avons déjà descendu pas mal de tronçons de la Loire, et voulions la descendre du plus haut possible en été, à savoir Le Puy-en-Velay, à partir du 23 juillet.
Arrivée fin d’après-midi à la gare de Puy-en-Velay, avec chacun un gros sac étanche sur le dos : l’un contenant le canoë, les rames, les gilets (gonflables, pour moins d’encombrement), la pompe, l’écope, l’autre avec tous le matériel de bivouac, le couchage, les habits, le matériel de cuisine. On marche jusqu’à la Borne, affluent de la Loire et plus proche du centre-ville. Je gonfle mon canoë. Il faut minutes, montre en main, pour être prêt !
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On part, ravis, un peu la fleur au fusil, en habits de rando (mais pas en short), sans gilet de sauvetage. Gros orage puis rapide classe 2 sous un pont et on se fait bien ramasser ! Canoë retourné, impossible à retourner en pleine haut (on n’a pas pied !), sac contenant la bouffe et le matos de cuisine (initialement le sac du canoë) mal refermé, rempli de flotte ! Mon fils : RAS, mais moi bon hématome sur la cuisse et sur le ventre. De plus, la poche scratché de mon pantalon s’est ouverte, et j’ai perdu mes papiers (permis de conduit, CB…) !!! La descente commence bien !! Heureusement, je les retrouve flottant à 5 mètres, dans le ziplock étanche ! On réfléchit, il est 20h, on est trempés, un peu secoués et fatigués. Une nuit en camping, avec une douche chaude nous ferait du bien. Il y en a un en aval, mais les rapides continuent, on les descend parfois à pied ou à la cordelle et vers 21h, le camping n’est pas là et la nuit va tomber… je prends la sage décision de nous poser pour le bivouac. On se change entièrement vite fait, monte le tarp,, on dîne, et au dodo…
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Le lendemain, on est plus en forme. Ma cuisse gauche m’a fait mal toute la nuit, et est bien gonflée. On est plus prudents dans les descentes de rapides, faisant le plus souvent une reconnaissance préalable. Mon fiston nous guide bien (il est souvent à l’arrière), et nous avons mis les gilets !
Bivouac sympa, vers 20h, petit feu de bois, « douche » (eau de la Loire, éponge et savon), apéro saucisson, bière, chips, puis melon et sandwich (préparé par un hôtelier sympa de Lavoute sur Loire).
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Lundi 25 juillet. Les vêtements du premier jour ne sont toujours pas secs… Très beaux paysages, gorges, rapides…Pas mal de petits portages (mini centrales électriques !) Bivouac incroyable, après Beauzac, sur du sable…
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Mardi 26 juillet. On se fait à nouveau bien mettre à l’eau en partant en tête à queue dans un rapide ! Mon fiston s’écorche un peu la main, sans gravité. On mettra des gants à partir de maintenant ! A partir d’Aurec, il n’y a plus de courant, en raison de la retenue du barrage de Grangent. Un peu énervés par les bateaux de ski nautique…Trouver un bivouac n’est pas facile, car la retenue d’eau est très large, et les berges souvent escarpées. Juste après un virage à droite, on tombe sur une ile, NOTRE ile ! 10 mètres de diamètre, juste pour nous. Le bivouac de rêve ! Dodo vers 23h, après une discussion au coin du feu…
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Mercredi 27 juillet. Passage du barrage de Grangent, en passant par-dessus des barrières… puis portage le long d’une route pour retrouver la Loire, calme…Plein de martin-pêcheurs (pas de photo, ils sont trop rapides !) En fin de journée, on quitte un peu les berges, boueuses et humides, pour bivouaquer au bord de l’étang de la Croze, après avoir planqué le canoë. Un peu de moustiques. On monte la moustiquaire sur le tarp et mon fils, en avançant sur son matelas gonflable une sardine à la main, le crève ! Réparation avec la rustine appropriée, mais il faudra le regonfler deux fois par nuit…
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Jeudi 28 juillet. Cette portion de Loire n’est décidément pas la plus sympa à naviguer : boueuse sur les berges, et beaucoup de grandes plaques rocheuses sur le fond, avec peu d’eau, nécessitant de marcher assez souvent. Déjeuner à Saint Laurent la Conche, à l’Auberge’In (repéré auparavant sur Google Earth !). Accueil très sympa ! On se pose avant Balbigny, vers 18h.
Vendredi 29 juillet on atteint Balbigny, d’où nous repartons en train
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J’ai été très satisfait du comportement de mon canoë Gumotex Palava. Pas aussi rapide qu’un rigide en ligne droite, mais très maniable, hyper solide (les rayures ne sont que cosmétiques, et pourtant on a souvent bien frotté !) et passage sur les pierres plus faciles qu’avec un rigide. Les gilets de sauvetage gonflable ont bien fait leur job, et prennent très peu de place. C’est toujours un bonheur de dormir sous un tarp. Je venais de recevoir le mien de KS (http://www.ks-ultralightgear.com/p/kinpu-san.html), une commande spéciale, un peu large, pour dormir facilement à deux en configuration demi tipi. Nous avons quasiment toujours cuisiné au feu de bois, avec un petit réchaud à gaz d’appoint.
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Merci pour ce partage qui fait rêver! :love:
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Merci :).
Au final, ce sont ces sorties avec quelques galères qui laissent les meilleurs souvenirs ;).
Quand je fais du canoë, même en été, j'utilise souvent une combinaison de véliplanchiste avec des chaussons de néoprène renforcés au pieds. Ainsi, j'ai des vêtements la journée avec lesquels je n'hésite pas à me mettre à l'eau et des vêtements secs pour le soir.
a+
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Merci du partage, jolies photos. :D
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ben mon sal**d, tu t'es fais plaisir avec ton Palava , je t'envie.
Toutefois je t'engueleurai presque pour le 1er jour sans gilet ;# .
Merci pour le récit, les photos. Guillaume a raison, les galères, s'est trop bon après coup, t'en rigoles. ::)
J'utilise également un short t avec chaussons.
Protifes encore :doubleup:
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Chouette récit :D
J'y connais pas grand chose en canoé aussi j'ai une question bête : Est ce que des lâchés d'eau ne sont pas possible et est-ce prudent de dormir sur une ile ou même juste à coté de l'eau ?
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Content que ça vous plaise!
Concernant les gilets, c'était clairement une sacrée bêtise de ne pas les mettre d'emblée. Ils ne servent pas QUE à ne pas se noyer, mais aussi à rester à la surface de l'eau, et ainsi à ne pas trop taper dans les rochers (voir la photo de mon hématome de la cuisse 6 jours plus tard!)
Les griffures sur les chevilles, c'est en cherchant des endroits de bivouac parmi les ronces et les orties! Et on ne voit plus les ecchymoses sur les chevilles, à cause de la marche dans la rivière, avec les gros cailloux que te ne vois pas! Je me demande si des chaussons en néoprène n'auraient pas éviter cela, mais je crains que se soit assez désagréable à porter au long cours. Question habillement, hormis le premier jour, c'était short de bain, chaussures d'eau basses (mais malléoles en ont pris un coups!), TS manches longues et gilet sauvetage!
@Brice: aucun risque, l'île est située sur le lac de retenue, en amont du barrage. Mais sinon, tu as raison, en aval d'un barrage, il faut toujours s'en éloigner au maximum!
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Chouette récit!
Personnellement, j'ai un Gumotex Baraka que j'ai pu tester sur la Loue (entre autre) mais pas encore en randonnée itinérante.
Le coté gonflable est bien pratique pour le transport et pour accéder aux sites, mais une fois sur l'eau, ça manque cruellement de stabilité et il faut une bonne expérience et une bonne entente dans les pagayeurs pour être efficace... on peut rapidement se retrouver en travers dans un rapide.
Pour le Baraka, j'ai été surpris par sa capacité de charge: 2 adultes et 4 enfants de 5 à 10 ans ne lui font pas peur et il reste très manœuvrable.
Je confirme également la solidité de la construction.
J'y connais pas grand chose en canoé aussi j'ai une question bête : Est ce que des lâchés d'eau ne sont pas possible et est-ce prudent de dormir sur une ile ou même juste à coté de l'eau ?
Vu la situation de l'Ile (en amont du barrage qu'on voit en arrière plan), il risquait uniquement de se retrouver avec l'eau un peu basse au réveil!
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Sur une randonnée de plusieurs jours comme celle là, les ampoules aux mains ne deviennent pas vite un problème? Mains humides + frottement... Une technique pour les éviter?
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Sur une randonnée de plusieurs jours comme celle là, les ampoules aux mains ne deviennent pas vite un problème? Mains humides + frottement... Une technique pour les éviter?
Des mitaines / gants de vélo pour moi. Pas d'ampoules.
Et quand ça m'arrive de m'accrocher aux ronces sur les berges, soulages les paumes.
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Sur une randonnée de plusieurs jours comme celle là, les ampoules aux mains ne deviennent pas vite un problème? Mains humides + frottement... Une technique pour les éviter?
Très bizarrement, non! Pas besoin de gants, si ce n'est pour éviter de se faire mal dans les rapides, mais sur les descentes calmes, jamais eu d'ampoule :)!
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Salut,
chouette descente, j'ai aussi un palava et je dois dire qu'il me convient très bien et comme tu dis super costaud !
le but étant comme toi de bien se balader avec, on hésite souvent à prendre les gillets qui prennent pas mal de place. Mais je ne connaissais pas les gilets gonflables (autre que ceux qui se gonfle tout seul dans l'eau).
peux tu donner les références et si ils te conviennent (confort en pagayant...)
Merci,
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@azur: j'avais hésité initialement entre le Palava et le Baraka. Le Baraka (http://www.gumotexbateaux.fr/baraka-rouge) porte beaucoup plus de charge, est auto-videur, mais est quand même plus lourd que le Palava (http://www.gumotexbateaux.fr/palava-rouge) (6 kg de plus, raison pour laquelle j'avais aussi laissé tomber le Scout (http://www.gumotexbateaux.fr/scout-river-vert))
@caillou: après de longues recherches, j'ai choisi les Anfibio Buoy Boy (http://www.packrafting-store.de/Safety/Anfibio-Buoy-Boy::499.html?language=en), 400g en L et surtout très compressibles. Très confortables à l'utilisation, ne gênant pas du tout le pagayage. Par contre, il n'y a aucune protection dans le dos, ce qui est très agréable quand il fait chaud, mais peut être gênant en cas de chute.
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@azur: j'avais hésité initialement entre le Palava et le Baraka. Le Baraka (http://www.gumotexbateaux.fr/baraka-rouge) porte beaucoup plus de charge, est auto-videur, mais est quand même plus lourd que le Palava (http://www.gumotexbateaux.fr/palava-rouge) (6 kg de plus, raison pour laquelle j'avais aussi laissé tomber le Scout (http://www.gumotexbateaux.fr/scout-river-vert))
Malgré ses 6kg de plus, il se porte très bien à deux personnes ;)
Et comme il est un peu plus large, il est probablement un peu plus stable... mais il est quand même plus couteux!
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Génial, - je connais bien le coin mais pas par la flotte.
Ca doit être sympa de le voir coté rivière. je suis un peu surpris de voir tant de bouillon, je me souviens d'une année sècheresse (2003) ou on traversait à pied sous le château de Lavoute (superbe plage de sable).
Le final était où ?
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Sympa :)
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Le final était où ?
Balbigny, d'où je repartirai l'année prochaine :D
J'ai déjà descendu le parcours "Moulins (sur l'Allier)-Angers.
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T'as un beau cul, tu sais ;# !
Sans blague, chouette récit, et bonne expérience sur l'utilité des gilets ...
A très bientôt ;)
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T'as un beau cul, tu sais ;# !
Sans blague, chouette récit, et bonne expérience sur l'utilité des gilets ...
A très bientôt ;)
Je me demandais si pour naviguer dans ces eaux remuantes un casque ne serait pas utile. Parce que le même hématome sur la tronche.... :o
(Je précise que je n'y connais rien)
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c'est sur ;)
bon cela dépend des conditions de navigation : sur un raft au milieu des rapides c'est évident, dans un canoé sur un lac avec du fond partout c'est overkill
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Rah cette ile juste au dessus de chez ma grand-mère ^_^
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super compte rendu, merci pour ton partage, ça donne envie :)
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Je me demandais si pour naviguer dans ces eaux remuantes un casque ne serait pas utile. Parce que le même hématome sur la tronche.... :o
(Je précise que je n'y connais rien)
Je m'étais renseigné. Dans des rapides de classe 2 (ceux que nous avons descendus), les casques ne font pas classiquement partie de l'équipement de base. Mais je pense qu'à l'avenir, nous en porterons sans doute...
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Belle descente,ça fait envie.....
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Vu la situation de l'Ile (en amont du barrage qu'on voit en arrière plan), il risquait uniquement de se retrouver avec l'eau un peu basse au réveil!
en arrière plan ce n'est pas le barrage mais un pont sur berge (les neuf pont) a Aurec sur Loire
par contre l’île je ne connait pas
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Merci pour les commentaires sympas!
En effet, au loin, ce n'est pas le barrage. Cette île se situe à proximité de la confluence avec l'Ondaine.