Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu urbain => Discussion démarrée par: P.....k le 11 juin 2013 à 08:50:56

Titre: Interview d'un flic de terrain
Posté par: P.....k le 11 juin 2013 à 08:50:56
Interview d'un flic de terrain qui nous livre un témoignage sans concessions de son quotidien, sans revendication syndicale ou prosélytisme politique http://secuperso.blogspot.fr/2013/06/interview-dun-flic-de-terrain.html
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Vincent le 11 juin 2013 à 10:06:42
Entretien tres interressant, qui reflete bien la position delicate dans laquelle se retrouvent parfois les membres des forces de l'ordre.

Je trouve que la volonté de se former sur le temps perso (et les moyens persos) est un signe que ce fonctionnaire souhaite vraiment faire son metier dans les meilleures conditions possibles. C'est tout a fait louable. Et on ne peut que regretter que la hierarchie ne souhaite (ou n'a pas forcement les moyens d'ailleurs) de proposer mieux...

En tout cas, ce temoignage est je pense representatif de l'etat d'esprit de ces fonctionnaires dont le metier est d'assurer notre securité ainsi que l'ordre public.

Merci pour ce partage.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 11 juin 2013 à 19:20:42
Théoriquement, un policier n'a pas autant de latitude pour relever ou non une infraction.
"On" dit aujourd'hui que le travail du policier n'est plus de faire cesse l'infraction mais de la relever car il n'a pas l'opportunité des poursuites.
En même temps "on" demande aux policiers de faire preuve de discernement...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: promeneur-solitaire le 13 juin 2013 à 16:59:23
Elle est très bien cette interview (C'est féminin ou masculin , ce genre de mot en français ?)

Elle fournit en même temps les questions et les réponses ...   ;D

De sorte qu'à part broder sur le thème, et s'engoufrer dans les considérations socio-philosophico-politiques ce qui n'est heureusement pas le domaine du forum ...

...Je trouve que la volonté de se former sur le temps perso (et les moyens persos) est un signe que ce fonctionnaire souhaite vraiment faire son metier dans les meilleures conditions possibles. C'est tout a fait louable. Et on ne peut que regretter que la hierarchie ne souhaite (ou n'a pas forcement les moyens d'ailleurs) de proposer mieux...
.. Merci pour ce partage.

Oui, chapeau pour qui se forme, après avoir constaté l'incurie, de sa propre initiative et sur ses deniers .

Se former pour quoi ?
Pour être plus opérationnel ?
Pour sa propre sécurité ?
Pour minimiser les bavures ?

L'ennui c'est qu'il semble se faire jour un sentiment largement partagé
que  le travail des flics (ou gendarmes ou toussa) est en général apprécié et reconnu comme relativement efficace
Et que les bavures ... ce serait plutôt en aval  :huh:
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: emco le 13 juin 2013 à 17:18:28
Je rebondis sur la question de la formation personnelle pour les forces de l'ordre. J'ai appris qu'aucun module de formation aux premiers secours n'est inclut dans la formation des gendarmes adjoints. J'étais sidéré. Selon leur hiérarchie, ce n'est pas leur rôle. Ils font quoi si le collègue prend une bastos ou un coup de surin? Ils attendent les secours en lui disant que ce n'est pas leur rôle... :blink:
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: mirmidon le 13 juin 2013 à 17:55:04
 :( il me semble que c'est la seule police au monde qui pratique le Secours aux personne  :-\ j'ai bon ?
je sors  :)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 13 juin 2013 à 18:23:35
Dans le même registre les principaux syndicats de Policiers seraient en train de peser pour l'interdiction A LA VENTE des armes de défense telles que spray ou électrisants. Ils avaient déjà fait en sorte que les policiers municipaux se voient interdire les armes de 1ère catégorie (pistolet en 9 mm parabellum) pour ne plus pouvoir disposer que révolvers en 38 sp ou PSA en 7,65.

Je ne vais pas répondre en tant que policier mais d'un point de vue GRH. (ma phrase est ambiguë : je ne suis PAS policier).

L'arme de poing a un contenu très symbolique, y compris et surtout pour le policier. Il attire dans la profession, c'est un symbole d'autorité, de pouvoir et, AMHA, très secondairement un moyen de défense. Par le passé c'était la même chose dans l'armée, elle était réservée aux officiers, pas parce qu'elle était plus puissante qu'un fusil ou qu'un PM : à cause de sa portée symbolique.

Je sens que là certains vont se rouler par terre...mais honnêtement en dehors de quelques unités d'interventions je ne pense pas que le policier standard ait réellement besoin d'une arme à feu de poing à grande puissance de feu porté quotidiennement. Il faudra me convaincre par des faits, pas par des convictions.
Durant longtemps il se sont d'ailleurs passé d'armes puissantes (et que l'on ne me dise pas que la période d'après guerre ou de la guerre d’Algérie était plus douce que maintenant...) et encore plus longtemps d'arme à feu en Angleterre (pourtant l'IRA...). Si les pistolets à grande puissance de feu étaient si importants sur le terrain, on formerait les policiers certainement mieux d'ailleurs.
Je me demande même si, comme pour des civils, on ne relève pas plus de blessure décès par arme de service que de vie sauvées avec ces mêmes armes.

Dans la mesure ou l'arme est aussi/surtout (selon vos convictions : je ne souhaite pas polémiquer) un symbole il peut devenir une partie importante de la "rétribution symbolique". Cela revient bien moins cher pour satisfaire, limiter l'insatisafection et motiver ces fonctionnaires de les équiper d'équipement taktikeul et de gros calibres que de les augmenter de 200€/mois. D'un point de vue purement GRH c'est de la bonne pratique de gestion des deniers publics.

On ne peut donc pas s'étonner que les syndicats de policier entendent désarmer les citoyens (renforcement du symbole d'autorité, augmentation du prestige) et limiter symboliquement l'armement du Policier Municipal (symboliquement car une bastos reste une bastos, c'est une spécialité française le "calibre de guerre".). Ce faisant ils jouent leur rôle : négocier quelque chose de très symbolique et un objectif atteignable à moindre frais.

Evidemment ce ne sera jamais énoncé comme ça, on va invoquer tel ou tel fait divers, tel ou tel impératif de sécurité. C'est de bonne guerre.

 :)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 13 juin 2013 à 18:33:01
...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: ** Serge ** le 13 juin 2013 à 18:45:02
In Britain :

http://www.bbc.co.uk/news/magazine-19641398

https://en.wikipedia.org/wiki/Firearms_unit

https://en.wikipedia.org/wiki/Authorised_Firearms_Officer

http://www.independent.co.uk/voices/guns-wont-protect-the-police-history-has-kept-officers-unarmed--to-their-benefit-says-peter-waddington-1512815.html

http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/police-winning-battle-against-inner-city-gun-crime-8463957.html
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 13 juin 2013 à 20:55:21
Did, rien à voir avec la conviction mais il ne me semble pas raisonnable de dire que le policier de terrain lambda risque moins aujourd'hui qu'hier d'être confronté à une fusillade, bien au contraire. Si ça arrive à quelques policier, leur employeur, l'état est obligé de considérer légitimement que c'est un risque avec une occurrence réelle et une gravité ultime et si, comme je le crois et comme les  faits divers le montrent chaque équipage en tenue de base peut tomber sur un braquo en flag, porter assistance à d’autres fonctionnaires ou voir le différent conjugal tout con se transformer en fusillade, il me semble qu'il serait très con qu'ils ne soient pas armés ou qu'armés ils soient obligés de recharger une fois les six coups tirés de leur barillet.

Sur le fait que les armes parlent plus de nos jours...je me suis laissé dire qu'après la 2GM la délinquance était abondamment armée du fait du récent conflit et que leur respect de la Police était questionnable du fait des vifs ressentiments et antagonismes consécutifs au conflit. De même les évènements ayant présidé à l'arrivée de la 5ème République étaient souvent ornés d'attaque au PM et même à la miteuse envers les autorités y compris les plus hautes...et je ne parle que de la Métropole. A Paris à cette époque les assassinats de policiers étaient fréquents et échanger leur 7.65 contre des 11.43 ou des 9mm n'avait pas paru une solution pertinente malgré leur présence établie depuis plus d'un demi siècle (les modos voudront bien considéré qu'il ne s'agit ici que de dénominations communes et non de calibres).

Loin de moi l'idée qu'il faille désarmer les policiers et encore moins les équipes d'interventions. Je m'interroge en revanche sur la nécessité opérationnelle de munir d'arme à feu d'arme à grande puissance de feu, en plus sans les former, la totalité des policiers. Contrairement au bons sens, au delà du gain tactique hypothétique, cela ne va pas obligatoirement dans le sens de leur sécurité.  Les documents fournis par Serge interrogent aussi d'ailleurs cette "évidence" et de façon très intéressante. On me rétorquera que le Royaume Uni n'est pas le continent...

Mais, je dois dire que je posais des interrogations, je n'ai pas non plus les arguments solides soutenant ces intuitions. En revanche sur la politique GRH pouvant inspirer nos Ministères et sur l'utilité des "rétributions symboliques" mon petit doigt me dit que je ne dois pas être très loin de la vérité. En ce sens les tendances actuelles en matière d'armement sont pleinement justifiés à mes yeux. ;)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Oim le 13 juin 2013 à 21:30:50
Heu c'est quoi " GRH" ? pour suivre hein ...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: sharky le 13 juin 2013 à 21:34:12
Heu c'est quoi " GRH" ? pour suivre hein ...

Gestion des Ressources Humaines  :)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Oim le 13 juin 2013 à 21:48:35
merci
 :) im
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Ishi le 13 juin 2013 à 22:52:59
Interview très interressante ayant énormément de similitude avec les dire d'un très bon ami.
Merci patrick.
Steph
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Merlin06 le 13 juin 2013 à 23:10:06
Je rebondis sur la question de la formation personnelle pour les forces de l'ordre. J'ai appris qu'aucun module de formation aux premiers secours n'est inclut dans la formation des gendarmes adjoints. J'étais sidéré. Selon leur hiérarchie, ce n'est pas leur rôle. Ils font quoi si le collègue prend une bastos ou un coup de surin? Ils attendent les secours en lui disant que ce n'est pas leur rôle... :blink:
Salut Emco, cette formation était prodiguée durant mon temps sous les drapeaux, si ça a changé c'est bien dommage.

Pour revenir sur la formation sur temps/denier personnel je pense qu'elle est complémentaire et nécessaire, surtout pour le corps à corps qui est souvent demandé aux personnels sur le terrain et trop peu souvent pratiqué à l'entrainement(2 ou 3 jours par ans en ce qui me concernait).
En ce qui concerne mon expérience perso les cas d'usage d'arme à feu sont très rares mais souvent cruciaux, avec un rapport importance/probabilité pas si bas que cela au final, je pense donc qu'avoir un PA "performant" et surtout de savoir bien s'en servir(pas que le tir) est important(j’émets en revanche des doutes sur le "pompe" à chevrotines peu "sélectif"), là aussi 2 ou 3 journées d'entrainement par an, trop peu.
Pour la question GRH mon sentiment va dans le sens des idées de Did'.

Libre aux modos de débarrasser la partie armes de ce post si elle sort un peu du cadre.

Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Moleson le 14 juin 2013 à 09:12:16
...
Je sens que là certains vont se rouler par terre...mais honnêtement en dehors de quelques unités d'interventions je ne pense pas que le policier standard ait réellement besoin d'une arme à feu de poing à grande puissance de feu porté quotidiennement. Il faudra me convaincre par des faits, pas par des convictions.
Durant longtemps il se sont d'ailleurs passé d'armes puissantes (et que l'on ne me dise pas que la période d'après guerre ou de la guerre d’Algérie était plus douce que maintenant...) et encore plus longtemps d'arme à feu en Angleterre (pourtant l'IRA...). Si les pistolets à grande puissance de feu étaient si importants sur le terrain, on formerait les policiers certainement mieux d'ailleurs.

...
C'est quoi une arme de grande puissance, du 9mm ??? Ça tue plus fort que le 7.65 ou le 38 spécial + ??
Ce qui est inquiétant est qu'une unité comme la police avalise des conneries pareils.

Pour ce qui est de l'utilité, elle est dans 99% dissuasive et là c'est indépendant du calibre. Pour le reste on peut très bien faire le travail en 7.65 ou en 38sp (pour rappel c'est du 9mm), sauf que les armes actuelles dans ces calibres sont inférieurs en facilités d'utilisation aux PA modernes en 9mm type Glock. Donc le résultat final c'est d'augmenter la probabilité de rater la cible et de buter des innocents.

On est un est un peu dans le débat suréaliste qu'il faut ôter l'ABS dans les voiture de service des policiers municipaux.


Vu de dehors c'est un peu du niveau cours d'école, je l'ai plus grande que toi, donc je suis plus fort, plus beau et plus intelligent.


Pour la question plus générale de l'arme a feu en soit pour le policier, je crois qu'on a eu la démonstration éclatante il y peu de temps.

Voici deux gentils amateurs apprenti boucher 

(http://imageshack.us/a/img266/5093/passants3.png)

On remarquera au passage la foule toute proche et le passage pas trop perturbé de certaines ménagères apparemment pressée.

Heureusement qu'il avaient un plan comm et pas un plan massacre, autrement s'était en dizaines de personnes que se comptaient les victimes. Ce qu'il faut savoir que des bobbies planqués à quelques mètre de là on du attendre 30 min l'arrivée de la cavalerie qui a plombé au final ces meurtriers (non sans avoir fait preuve d'un amateurisme effarant... je n'entrerais pas dans les détails, mais les images de cet échange de courtoisie on fait sauter en l'air tout personne un peu au courant de ce genre d'intervention).
Bref ces bobbies sans arme on eu juste de la chance que ces terroristes ne voulaient pas faire un massacre aveugle, dans le cas contraire ils n'auraient eu aucune chance.



Citer
Je me demande même si, comme pour des civils, on ne relève pas plus de blessure décès par arme de service que de vie sauvées avec ces mêmes armes.
Ça serait bien de se le demander, mais ça serait bien aussi de ne pas relayer sans sens critique tous ce qui est complaisamment relayé par des médias branché sur le même canal de propagande. Juste pour mémoire aux USA en 20 ans la criminalité violente s'est effondrée aux tau de 1950 et en même temps le port d'arme citoyen c'est répandu et le nombre d'armes civiles a explosé. Alors sans en faire un relation logique, ce que l'on peut remarquer qu'il y a au minimum pas de relation. En Suisse on a grosso-merdo 1 accident avec arme a feu tout les 2 ans avec plus ou moins 1 arme par tête de pipe. Je pense que la chaise de cuisine est plus dangereuse.


Citer
Dans la mesure ou l'arme est aussi/surtout (selon vos convictions : je ne souhaite pas polémiquer) un symbole il peut devenir une partie importante de la "rétribution symbolique". Cela revient bien moins cher pour satisfaire, limiter l'insatisafection et motiver ces fonctionnaires de les équiper d'équipement taktikeul et de gros calibres que de les augmenter de 200€/mois. D'un point de vue purement GRH c'est de la bonne pratique de gestion des deniers publics.

On ne peut donc pas s'étonner que les syndicats de policier entendent désarmer les citoyens (renforcement du symbole d'autorité, augmentation du prestige) et limiter symboliquement l'armement du Policier Municipal (symboliquement car une bastos reste une bastos, c'est une spécialité française le "calibre de guerre".). Ce faisant ils jouent leur rôle : négocier quelque chose de très symbolique et un objectif atteignable à moindre frais.

Evidemment ce ne sera jamais énoncé comme ça, on va invoquer tel ou tel fait divers, tel ou tel impératif de sécurité. C'est de bonne guerre.

 :)

Je pense que c'est là le noeud du problème et en fait vu sous cet angle j'ai comme un réflexe nauséeux.

J'ai pu observer l'évolution de la police Suisse sur cette question. En quelques années on a eu un saut qualitatif dans la formation assez impressionnant .Aujourd'hui n'importe quel policier est vraiment bien formé avec son arme et ceci sans augmenter particulièrement la durée de la formation et le nombre de cartouches tirées. C'est juste une question de méthodologie. En fait la tendance est à la diminution du nombre de coup tirés.


Citer
Loin de moi l'idée qu'il faille désarmer les policiers et encore moins les équipes d'interventions. Je m'interroge en revanche sur la nécessité opérationnelle de munir d'arme à feu d'arme à grande puissance de feu, en plus sans les former, la totalité des policiers. Contrairement au bons sens, au delà du gain tactique hypothétique, cela ne va pas obligatoirement dans le sens de leur sécurité.  Les documents fournis par Serge interrogent aussi d'ailleurs cette "évidence" et de façon très intéressante. On me rétorquera que le Royaume Uni n'est pas le continent...
Le gros problème des équipes d'interventions est qu'elle ne sont jamais là quand on a besoin d'eux. Un tireur fou, un cas amok un terroriste (et ça c'est des problèmes plutôt nouveaux) a finit son massacre en moins de 10 minutes. Les seuls qui peuvent limiter les dégâts sont les premiers répondants et en France ainsi que dans la majeure partie de l'Europe ce sont les policiers de base. Donc il faut les équiper et il faut les former.


Moléson
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: batopirat le 14 juin 2013 à 09:49:09
Salut,
moi je rebondis sur ce manque de reconnaissance- voire  le mépris -dont souffrent les policiers .

La Police en  a t'elle étudié les causes?

Je veux dire par là que le mépris qui lui est portée  semble ne pas venir simplement des délinquants ou de la magistrature ( mais là rien de nouveau) , mais surtout de la population lambda, des gens ,qui, comme vous et moi ( quoique je m'avance peut-être), n'ont pas de casiers judiciaires et dont les seuls déboires avec le maintien de l'ordre se limitent aux excès de vitesse.
Comment la Police en est elle arrivée là?

Attention ce n'est pas un post à visée polémique, je pose juste une question .
A+
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: batopirat le 14 juin 2013 à 11:58:15

La question est comment recréer et resserrer un lien qui devrait être naturel quand la relation police/citoyen est exploitée par des politiques et syndicalistes qui attisent les dissensions par clientélisme.
Voilà, c'est
 le sens de ma question.

Toute administration est par essence critiquable et , de fait, critiquée.( surtout en France).
 Ta comparaison avec le versement de prestations me parle puisque c'est un peu le cœur de mon métier, pour autant certaines administrations , qu'on le croie ou non , sont conscientes des difficultés rencontrées et essaient d'améliorer l'image et la prestation.
Le guichetier de sécu , à son niveau, est nourrit des mêmes déformations professionnelles avec un autre aspect de la société qui "l'éclabousse en pleine gueule" (précarité , chômage, misère sociale,fraudes, etc.,etc.), il lui arrive d'être systématiquement suspicieux, c'est humain .Malgré tout l'administration de tutelle met en œuvre des politiques pour changer  image de  marque.

La Police fait-elle de même?
Je ne pense pas que Le Ministre de l'intérieur parcoure le forum et réponde à la question, mais le policier "de base" ( c'est pas vulgaire , hein!) perçoit il une  volonté de changement de la part de son administration?
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Lemuel le 14 juin 2013 à 12:15:37
Je en crois pas que la Police soit exposée à plus de déficit de reconnaissance que les agents d'accueil de la sécu, de pôle emploi ou de la CAF. Simplement, ce sont ces corps qui sont au contact direct d'une population et qui exprime ses frustrations et dont les agents sont victime de stigmatisation.

Absolument pas d'accord.
Je pense qu'en France, culturellement, on aime pas la Police depuis François Villon.

http://www.youtube.com/watch?v=V3I5UDOk7Lw
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: nox le 14 juin 2013 à 12:55:28

...
C'est quoi une arme de grande puissance, du 9mm ??? Ça tue plus fort que le 7.65 ou le 38 spécial + ??
Ce qui est inquiétant est qu'une unité comme la police avalise des conneries pareils.

Pour ce qui est de l'utilité, elle est dans 99% dissuasive et là c'est indépendant du calibre. Pour le reste on peut très bien faire le travail en 7.65 ou en 38sp (pour rappel c'est du 9mm), sauf que les armes actuelles dans ces calibres sont inférieurs en facilités d'utilisation aux PA modernes en 9mm type Glock. Donc le résultat final c'est d'augmenter la probabilité de rater la cible et de buter des innocents.

...

Le gros problème des équipes d'interventions est qu'elle ne sont jamais là quand on a besoin d'eux. Un tireur fou, un cas amok un terroriste (et ça c'est des problèmes plutôt nouveaux) a finit son massacre en moins de 10 minutes. Les seuls qui peuvent limiter les dégâts sont les premiers répondants et en France ainsi que dans la majeure partie de l'Europe ce sont les policiers de base. Donc il faut les équiper et il faut les former.


Moléson


pour l'arme bien sur que le calibre est secondaire mais je pense comprendre ...

- Je porte parfois dans pour mon travail un revolver ...
De la part des agents de la police nationale ou de la Gendramerie/ ils me demandent souvent si je ne me sens pas dépourvu de ne pas pouvoir porter une arme de première catégorie.
je leur réponds à chaque fois je garde mon arme mais je prends des séances de formations en plus
(A la limite un speed loader pour le rechargement pourrait être intéressant )

- par puissance peut être aussi capacité ? besoin de 30 coups pour pour assurer un service quotidien ?
A la distributon des Sig 2022 la dotation n'était pas de 30 cartouches, donc on bride l'arme/l'agent, pour moi il y a dissonance.

- la distibution de FFM mais utilisable avec un type de cartouches, et dont les règles "d'emploi" sont différentes d'un service à l'autre ( et semblent varier en fonction d'un certains "niveau de compétence" )

je pense qu'en France on ne fait pas confiance à nos Gens d'arme et à la fois on traite le sujet avec légereté, le discours :
...Non c'est trop dangereux on ne peut pas leur donner ça ou on pas les laisser faire ceci..., et à la fois on les forme finalement assez peu (obligés d'aller dans des structures FFT limitant l'utilisation de l'arme ...) on considère que  quelques cartouches par an suffisent à balayer l'ensemble des "aspects du tir"


N pour normes élevées oui mais c'est pas la règle partout ...
Titre: Re : Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: batopirat le 14 juin 2013 à 13:04:43
Cher ami, fort heureusement il n'y a plus de guichetier à la sécu sinon j'aurais encore plus de boulot et il faudrait que j'embauche des gardes armés. Les paiements sont effectués principalement par virement à l'exception de quelques chèques effectués en urgence en cas de situation critique.
Le problèmes des grandes administrations c'est qu'elle sont politiques avant toute choses et qu'elles ne font pas ce qu'elles doivent mais ce qui les valorisent politiquement, ce qui se voit.

Le problème aussi, c'est que les budgets sont vraiment razibus et que le temps d'échange avec la tutelle état ou nationale (les caisses de sécu ne font pas partie de la fonction publique mais d'un réseau national géré par une caisse nationale) est à ce point réactif que les organismes décentralisés qui doivent faire toujours plus avec moins finissent par ne plus y arriver et le temps que la tutelle réalise qu'il faut allouer ponctuellement une ressource on prend un délai faramineux au préjudice du public et de l'agent qui en prend plein la tronche dans les accueils.

J'imagine qu'il en est de même pour la Police, même si tous les policiers, comme le dit "Pierre" ne font pas, loin s'en faut du travail de police, comme beaucoup d'enseignants, n'enseignent pas. Ceci alors que nous avons un des plus forts taux mondiaux de force de sécurité pour 1000 habitants du monde démocratique, comme nous avons en valeur absolue un des plus fort taux d'enseignants.

Le problème de la solidarité d'un peuple avec sa police et réciproquement est à mon avis un des plus grand enjeux de la démocratie qui soit et idem avec son armée.

Cher ami, à la lecture de ton post , je crois deviner que nous nageons dans les mêmes eaux .
Le guichetier de sécu existe encore on l'appelle :"agent d'accueil" , il n'est plus guichetier payeur certes ( quoiqu'il lui est encore demandé de  faire quelques PE dans les temps morts), mais pour tout le monde ça reste  "le guichetier de sécu".

La sécu , en général, et les caisses primaires, en particulier, sont gérées par le droit privé ,certes, mais leurs activités sont dictées par les politiques. Je te renvoie à la mise en place de la CMU, qui pour moi reste un exemple frappant d'improvisation dans la mise en place d'une bonne idée , la dessus je te rejoins sur la question objectifs/moyens.

Là ou mon point de vue diffère du tien , c'est que je ne pense pas qu'il faille attendre quoique ce soit du citoyen pour chercher des solutions. C'est à l'administration (police, sécu, impôts ou autre) de chercher des solutions aux problèmes que rencontrent les usagers.
Certes on peu échanger , ça se fait d'ailleurs, mais l’initiative doit rester à l'administration.
Sinon on appelle l'asso de vigilantes du quartier parce qu'on n'est pas satisfait de la Police , sinon on s'assure chez la mafia locale parce que la sécu ne fait pas son boulot.
Une démission des pouvoirs publics aussi minime soit-elle représente toujours un danger pour la démocratie.

Toi et moi , tu le vois, ne sommes pas le cul au chaud , nous agissons parce que c'est notre rôle (et je ne peux/veux pas entrer dans les détails ici mais crois moi je sais de quoi je parle) mais nous ne pouvons agir qu'à notre humble niveau.

hs on/
Tiens, pour l'anecdote , avant, pour protéger le guichetier et son coffre , l'Agent Comptable disposait de facto , d'un permis de port d'armes et d'une arme voire deux
hs off


A+
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: ** Serge ** le 14 juin 2013 à 13:39:24
Comment la Police en est elle arrivée là ?

Différentes périodes historiques proches durant lesquelles la Police Nationale française a tenu un sale rôle ?
Seconde guerre mondiale, Guerre d'Algérie, la période soixante-huitarde, les années de plomb.

Ce sont peut-être des moments qui ont participé de cette désunion entre les forces de maintien de l'ordre et le peuple ?
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: batopirat le 14 juin 2013 à 13:47:19
@pat hibulaire:
ben écoute c'est pas si vieux .
J'ai été embauché en 96 et de 2001 à 2007, j'ai travaillé pour l'Agent Comptable. C'est lui qui m'a expliqué ça en me montrant deux Manurins.
Je crois que le "privilège" se transmet à la passation de poste.
Cela remonte au temps ( jusque dans les années 80, je crois) où l'agent Comptable allait lui-même déposer les fonds à la banque.
 
@Serge:
je partage ton analyse, bien que la pluapart des gens ignorent les détails , c'est resté dans l'inconscient collectif.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: ** Serge ** le 14 juin 2013 à 14:09:45
@Serge:
je partage ton analyse

Il ne s'agit pas vraiment d'une analyse : je pose une question/hypothèse sans y répondre.
Ce que je pense ( ou crois ) appartient à la sphère privée.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: batopirat le 14 juin 2013 à 15:41:55
Quant à moi , c'est clairement une de mes analyses, ce n'est pas la seule.
J'ai, sur ce sujet, d'autres interrogations que je ne développerai pas car elles pourraient être sources de polémique.
De toutes façons ce ne serait pas envoyer du "signal".
En ce qui me concerne j'en reste là.
A+
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gahús le 14 juin 2013 à 16:44:13

C'est une peu en marge du sujet mais que pensez vous des émissions TV dans lesquelles on voit une enquête policière filmée ?
Je pense par exemple à "au cœur de l’enquête" sur direct 8
J'ai l'impression qu'on y divulgue certaines techniques policières qui permettront à certains délinquants de retarder leur arrestation.
http://infos-tele.fr/au-coeur-de-lenquete/
Et je ne pense pas que les délinquants connaissent ou pensent à ces techniques sinon ils n'auraient pas été arrêter par la police...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 14 juin 2013 à 18:17:58
Différentes périodes historiques proches durant lesquelles la Police Nationale française a tenu un sale rôle ?
Seconde guerre mondiale, Guerre d'Algérie, la période soixante-huitarde, les années de plomb.

Ce sont peut-être des moments qui ont participé de cette désunion entre les forces de maintien de l'ordre et le peuple ?

+1

Je pointais sur le même problème :
Citation de: kilbith
je me suis laissé dire qu'après la 2GM la délinquance était abondamment armée du fait du récent conflit et que leur respect de la Police était questionnable du fait des vifs ressentiments et antagonismes consécutifs au conflit

Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: ** Serge ** le 14 juin 2013 à 18:49:50
Citer
je me suis laissé dire qu'après la 2GM la délinquance était abondamment armée du fait du récent conflit et que leur respect de la Police était questionnable du fait des vifs ressentiments et antagonismes consécutifs au conflit

Cela aurait été la charité se moquant de l'ambulance. Le ' milieu ' français s'est épouvantablement comporté durant la seconde guerre mondiale.
La collusion entre le monde des truands et celui de la police, sur plusieurs grandes ville, dans un esprit de collaboration avec les autorités allemandes ne fait plus grand mystère. Associée avec la milice, et les mouvements nationalistes français de type maurrassien, et le tableau fut complet.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 14 juin 2013 à 18:57:36
Cela aurait été la charité se moquant de l'ambulance. Le ' milieu ' français s'est épouvantablement comporté durant la seconde guerre mondiale.
La collusion entre le monde des truands et celui de la police, sur plusieurs grandes ville, dans un esprit de collaboration avec les autorités allemandes ne fait plus grand mystère. Associée avec la milice, et les mouvements nationalistes français de type maurrassien, et le tableau fut complet.

Précisément : la grande confusion des genres et la déchéance morale dans cette période troublée, avait retiré aux yeux de beaucoup aux "Autorités" toute autorité.


Pour être tout a fait complet, en ne considérant que la France de l'intérieur, on peut aller au delà des mouvements Maurassien et même au delà du camp des "Mauvais" jusque chez les "Bons" car beaucoup en ce temps là se drapaient d'une vertu, voire d'une virginité, qui pouvait être très discutée.  :closedeyes:
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 14 juin 2013 à 19:33:08
finalement aucun intérêt... juste un épanchement perso sans grand intérêt...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: mrfroggy le 14 juin 2013 à 22:02:53
finalement aucun intérêt... juste un épanchement perso sans grand intérêt...

j avais pensé plutot le contraire  :) , c etait intéressant..
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 15 juin 2013 à 08:23:36
j avais pensé plutot le contraire  :) , c etait intéressant..

Sans doute... mais plutôt destiné à un échange en "vrai", sur pieds, sur une chaise, autour d'une table... peu importe mais en vrai...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thrawn le 15 juin 2013 à 14:20:19
Salut.

Je poste rarement, mais pour le coup, ce sujet m'interpelle. J'ai lu l'interview du premier post.

Au delà des questions de puissance de feu réelle ou supposée, pour lesquelles je ne suis pas compétent, c'est la discussion sur la relation police/citoyen/magistrature qui me fait réagir.

Je sens que mon discours en va pas plaire, lisez jusqu'au bout, je justifie ;)

En tant que citoyen, j'ai toujours considéré la police avec méfiance.  Pourquoi, me demanderez-vous? Parce qu'elle ne s'est quasiment jamais présentée sous un bon jour devant moi.

Quand il m'est arrivé d'aller porter plainte, l'agent que j'ai eu en face de moi m'a clairement fait sentir que je l'emmerdais et qu'il me méprisait.
Quand je me suis fait contrôler en voiture, je ne me souviens pas d'une seule fois où l'agent (en uniforme) ait été aimable. Par contre, des exemples de brusquerie inutile dans le ton et l'attitude, j'en ai quelques-uns.
Lors d'un ou deux contrôles par la BAC, les agents en question se sont toujours comportés en suivant à la lettre leur réputation de cow-boys qui se la jouent "moi j'ai le flingue, j'ai l'autorité, ta gueule".

Les très rares fois où j'ai eu un agent aimable et souriant en face de moi, je me suis comporté de même.

Et pourtant, je suis un jeune homme lambda, conciliant, jamais de démêlés avec la justice (à tel point que c'est aujourd'hui mon employeur).

Peut-être me répondre-vous que dans la zone dans laquelle j'évolue est particulièrement difficile, ce qui justifierait une "suspicion permanente" Non. J'habite une petite ville bourgeoise entourée d'une campagne "paisible".

Il et évident que ce que je ressens en tant que citoyen, je ne le mets pas au placard dans mon taf. Ces agents qui me prennent pour de la m*rde quand ils me contrôlent, je ne prends pas forcément de pincettes avec eux quand je contrôle leur action.

On récolte ce que l'on sème.

Ce discours ne vous plaira pas, messieurs en uniforme (ou pas d'ailleurs), mais au delà de mon avis personnel, c'est ce qui ressort de mes discussions avec la plupart de mes collègues, et amis, même en dehors de la sphère "justice". Vous voulez que les citoyens vous considèrent? Commencez par les respecter.
Si vous allez dans une boulangerie, et que la vendeuse est particulièrement désagréable, vous changez de boutique, n'est ce pas?



PS: tout ça concerne la forme uniquement. L'utilité, la nécessité du travail de la police est évidente, et je ne la remets aucunement en cause.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thanos le 16 juin 2013 à 13:23:05
Il et évident que ce que je ressens en tant que citoyen, je ne le mets pas au placard dans mon taf. Ces agents qui me prennent pour de la m*rde quand ils me contrôlent, je ne prends pas forcément de pincettes avec eux quand je contrôle leur action.

On récolte ce que l'on sème.

Ce discours ne vous plaira pas, messieurs en uniforme (ou pas d'ailleurs), mais au delà de mon avis personnel, c'est ce qui ressort de mes discussions avec la plupart de mes collègues, et amis, même en dehors de la sphère "justice". Vous voulez que les citoyens vous considèrent? Commencez par les respecter.
Si vous allez dans une boulangerie, et que la vendeuse est particulièrement désagréable, vous changez de boutique, n'est ce pas?

Donc tu avoues faire preuve de partialité envers un corps de métier en étant volontairement plus mauvais avec eux que d'autres juste sur la base de tes expériences passées ?

Ce n'est pas antithétique avec le principe de la Justice en France et sa déontologie ? (!!!)

En réagissant ainsi ne fait tu pas la même erreur que ces policiers qui montre de la défiance systématique envers les jeunes ?  :)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Grandhoub le 16 juin 2013 à 13:59:22

Il et évident que ce que je ressens en tant que citoyen, je ne le mets pas au placard dans mon taf. Ces agents qui me prennent pour de la m*rde quand ils me contrôlent, je ne prends pas forcément de pincettes avec eux quand je contrôle leur action.


Si c'était pas au sujet de la couleur d'un uniforme mais de celui de la peau, une phrase comme celle ci tomberait sous le coup de ton employeur. :o

J'espère seulement que tu était sous le coup de la colère d'un PV que tu venais de prendre, quand tu as écrit cela  :D

Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thrawn le 16 juin 2013 à 14:50:24
Donc tu avoues faire preuve de partialité envers un corps de métier en étant volontairement plus mauvais avec eux que d'autres juste sur la base de tes expériences passées ?

Pourquoi parler d'être "plus mauvais"? Je suis là pour appliquer le droit. J'applique le droit. (Même si je dois l'admettre, parfois je suis le premier à le trouver incohérent voire stupide, mais je n'ai pas vraiment le choix...). Après, selon ce qui ressort des dossiers, il peut arriver qu'on ait un doute sur la suite à donner. C'est là qu'on accorde le bénéfice du doute à la personne/l'agent. Ou pas. Dis comme ça peut paraitre "extrême". Certes. Dans les faits c'est beaucoup moins marqué.

Certains classent les magistrats en deux catégories: les "humanistes" (philosophiquement proches des Droits de l'Homme, la présomption d'innocence...) et les "guerriers" (qui luttent contre la délinquance "à tout prix" ou presque).
Sans être magistrat, envers les justiciables, je me classe dans les humanistes.

Par contre, s'il ressort d'un dossier que les agents ont abusé de leurs droits, je me classe plutôt du côté guerrier. Dans les deux cas, c'est dans le respect absolu du droit.

En réagissant ainsi ne fait tu pas la même erreur que ces policiers qui montre de la défiance systématique envers les jeunes ?  :)

Peut-être. J'ai toujours pensé qu'il y avait une proportion de cons dans toutes les populations considérées. Donc, réciproquement, il y a une proportion de gens biens dans les mêmes populations.
Mais si tu relis bien ce que je dis précédemment, les agents qui font leur boulot sans outrepasser les droits afférents à leurs fonctions ne devraient pas avoir à se plaindre de mon action (au surplus, limitée).



Si c'était pas au sujet de la couleur d'un uniforme mais de celui de la peau, une phrase comme celle ci tomberait sous le coup de ton employeur. :o

L'uniforme, on le choisit. La couleur de peau, non. La fonction amène du pouvoir, donc des responsabilités (Spiderman, on sait...). Et corrélativement, plus de contrôles.

J'espère seulement que tu était sous le coup de la colère d'un PV que tu venais de prendre, quand tu as écrit cela  :D

Même pas. Quand je me prends un PV, ça rentre dans l'aspect "nécessité/utilité" des services en questions. C'est leur boulot.

Par contre, j'avais encore mal aux yeux à cause des fautes d'orthographe dans certains (minoritaires, heureusement) PVs que j'ai lu cette semaine ^^



Vous vous êtes concentrés sur une partie seulement de mon message précédent. Ma formulation laissait probablement à désirer.

J'ai probablement eu la malchance de ne rencontrer jusqu'à présent qu'une partie non-représentative des agents de mon secteur. Mais après tout ce que je dis n'est qu'un avis personnel, un ressenti.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Grandhoub le 16 juin 2013 à 15:43:46

.., envers les justiciables, je me classe dans les humanistes.

Par contre, s'il ressort d'un dossier que les agents ont abusé de leurs droits, je me classe plutôt du côté guerrier. Dans les deux cas, c'est dans le respect absolu du droit.


Pour moi le problème de sécurité de notre société est qu'actuellement, la majorité de nos concitoyens et magistrats raisonnent ainsi.



L'uniforme, on le choisit. La couleur de peau, non.



Si cela justifie les préjugés, je vais pouvoir regarder d'un œil bienveillant ceux qui se méfient des personnes qui choisissent de porter leur casquette à l'envers.


Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Moleson le 16 juin 2013 à 16:08:19
....

Certains classent les magistrats en deux catégories: les "humanistes" (philosophiquement proches des Droits de l'Homme, la présomption d'innocence...) et les "guerriers" (qui luttent contre la délinquance "à tout prix" ou presque).
Sans être magistrat, envers les justiciables, je me classe dans les humanistes.

Par contre, s'il ressort d'un dossier que les agents ont abusé de leurs droits, je me classe plutôt du côté guerrier. Dans les deux cas, c'est dans le respect absolu du droit.
....

Ça me gêne, deux poids deux mesures qui entraîne un biais de jugement, même si dans l'erreur de la méthode et finalement pas très cohérent.

On peut appliquer ce type de raisonnement à beaucoup d'autres cas.

Je soigne moins bien mais toujours dans le respect des "guidelines" l'obèse tabagique et diabétique pour sa coronaropathie que la personne qui a juste héritée des mauvais gènes.

Je risquerais avec une telle position, et en médecine on est dans les clous avec une certaine latitude, de me faire lapider par tous les bien pensants qui me lisent.


Molésob
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thrawn le 16 juin 2013 à 16:34:40
Je crois que quoi que je puisse dire, cela ne justifiera pas à vos yeux mon discours. Soit.
Ne nous enlisons pas dans un débat stérile.
;)

 


Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thanos le 16 juin 2013 à 22:20:41
Oui !

Car ta position nous semble, de la façon dont tu l'exposes ici, nous parait en opposition avec le principe de justice égalitaire et républicaine ! ;)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thrawn le 16 juin 2013 à 22:46:49
Peut-être n'est ce qu'une question de formulation. Mais vous vous êtes concentrés sur une partie tout à fait accessoire de mon propos.

Lequel propos était, pour l'essentiel : "avant de vous plaindre d'un manque de soutien de la part de la population, messieurs les policiers, commencez par vous montrer aimables envers ladite population".

Pour les relations justice/police, ce n'est pas la même discussion ;)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thanos le 16 juin 2013 à 22:58:45
Oui mais là encore, tu sembles partir du principe que tout les policiers sont désagréables avec la population ! (en ne te basant sur ton expérience personnelle qui est par essence parcellaire !)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thrawn le 16 juin 2013 à 23:35:53
Certes. En me basant sur mon expérience, et celle des personnes avec lesquelles j'ai pu discuter de ce sujet.

(et qui sont à peu près toutes des citoyens bien insérés dans la société, toussa toussa).

Peut-être est-ce la fonction qui fait que? Soit a priori (la fonction attirerait alors majoritairement des personnes susceptibles d'abuser de leur autorité?) soit à posteriori (les difficiles conditions de travail ayant alors tendance à rendre méfiant au delà de toute considération de "bonne image" du service).

Dans tous les cas, cela reste comme tu le soulignes, personnel. Et en conclusion personnelle cela me rend fait avoir l'attitude que j'ai.
Mais ce qui me donne envie de généraliser peut-être de façon abusive, c'est que si j'étais seul dans mon coin à avoir cette attitude en réaction à ces causes, les policiers ne s'en plaindraient pas, ce serait complètement anecdotique.
Mais ce dont se plaint le policier dans l'interview, c'est quelque chose de plus général. Alors peut-être que les mêmes causes engendrent les mêmes réactions chez d'autres que moi. Peut être chez beaucoup de gens. Ce qui voudrait dire que lesdites causes (cad, l'attitude des agents envers les justiciables) seraient elles-mêmes plus générales.

Ou alors je me trompe complètement, ce qui est tout à fait possible. Je n'ai pas la Vérité Vraie, juste mon opinion.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 17 juin 2013 à 00:38:46
Oui mais là encore, tu sembles partir du principe que tout les policiers sont désagréables avec la population ! (en ne te basant sur ton expérience personnelle qui est par essence parcellaire !)
A moins d'avoir loupé un épisode, je n'ai jamais lu çà ici !

Qu'il y ait certains policiers désagréables est incontestable.

Partons du postulat qu'il y ait autant de c*ns dans la Police que dans la population générale (à moins de démontrer qu'ils soient détectés à l'entrée et licenciés s'ils chopent le virus en cours de carrière).

En marketing il est de coutume de dire qu'1 seul client insatisfait va en parler à 10 personnes de son entourage. Les entreprises font donc de gros efforts pour garantir la qualité de leurs prestations avant et après-vente pour éviter cette publicité négative. Elles mettent en place des indicateurs de qualité de service via des sondages indépendants auprès des clients : un mauvais employé au contact des clients sera détecté tôt ou tard et muté à un poste moins "visible".

À ma connaissance il n'y a rien de tel dans la Police : le c*n va rester en poste en faisant d'énormes dégâts pour l'image de sa profession.

De plus, contrairement à la grande majorité des autres c*ns de la population, leur "pouvoir de nuisance" sur les autres est nettement plus élevé.

Le vrai problème se situerait donc plutôt du côté des réactions corporatistes qui empêchent de mettre les quelques moutons noirs à l'écart.

À cet égard la levée de bouclier générale suite à la suggestion d'instauration de "reçus de contrôles d'identités" a été révélatrice des blocages de la profession (alors que cette pratique existe ailleurs en Europe sans engendrer autant de polémiques en permettant au contraire de restaurer la confiance).
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 17 juin 2013 à 06:44:37




À cet égard la levée de bouclier générale suite à la suggestion d'instauration de "reçus de contrôles d'identités" a été révélatrice des blocages de la profession (alors que cette pratique existe ailleurs en Europe sans engendrer autant de polémiques en permettant au contraire de restaurer la confiance).

En fait ça n'a rien à voir avec le débat.
Je ne peux hélas et encore une fois pas exposer les raisons profondes de l'abandon du reçu par les pouvoirs politiques... Disons qu'en fait ce reçu n'était pas forcément compatible avec d'autres obligations concernant la police en France métropolitaine...

Thrawn... ma première réaction aurait été essentiellement épidermique; mais je pense aussi qu'il est nécessaire d'être capable d'entendre ce que tu dis.
La déontologie policière est "enseignée" depuis l'arrivée du code de déontologie dans la police; et curieusement, on a l'impression que les relations police-population se sont dégradées à partir de ces même années.
A se demander si l'enseignement de la matière ne la dessert pas?
Et d'ailleurs est-ce que ça s'enseigne?
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Thanos le 17 juin 2013 à 09:07:28
A moins d'avoir loupé un épisode, je n'ai jamais lu çà ici !

Je cite ce passage pour illustrer mon post, pas pour faire un procès d'intention à Thrawn soyons bien d'accord. ;)


Quand il m'est arrivé d'aller porter plainte, l'agent que j'ai eu en face de moi m'a clairement fait sentir que je l'emmerdais et qu'il me méprisait.
Quand je me suis fait contrôler en voiture, je ne me souviens pas d'une seule fois où l'agent (en uniforme) ait été aimable. Par contre, des exemples de brusquerie inutile dans le ton et l'attitude, j'en ai quelques-uns.
Lors d'un ou deux contrôles par la BAC, les agents en question se sont toujours comportés en suivant à la lettre leur réputation de cow-boys qui se la jouent "moi j'ai le flingue, j'ai l'autorité, ta gueule".

Les très rares fois où j'ai eu un agent aimable et souriant en face de moi, je me suis comporté de même.


Ce discours ne vous plaira pas, messieurs en uniforme (ou pas d'ailleurs), mais au delà de mon avis personnel, c'est ce qui ressort de mes discussions avec la plupart de mes collègues, et amis, même en dehors de la sphère "justice". Vous voulez que les citoyens vous considèrent? Commencez par les respecter.
Si vous allez dans une boulangerie, et que la vendeuse est particulièrement désagréable, vous changez de boutique, n'est ce pas?



Bref, fermons la parenthèse !  :)


Ensuite on peut se demander si nous ne sommes pas rentrés dans une sorte de cercle vicieux : Une partie de la population est violente et dure avec la police --> les forces de l'ordre se méfie donc des réactions de la population lors des interventions --> une partie des forces de l'ordre se montre alors suspicieuse et désagréable --> la majeure partie de la population se méfie des forces de l'ordre.

Si on ajoute à cela une défiance naturelle du français pour l'uniforme (Guignol en est une bonne illustration  ;#)...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 17 juin 2013 à 09:15:03

Ensuite on peut se demander si nous ne sommes pas rentrés dans une sorte de cercle vicieux : Une partie de la population est violente et dure avec la police --> les forces de l'ordre se méfie donc des réactions de la population lors des interventions --> une partie des forces de l'ordre se montre alors suspicieuse et désagréable --> la majeure partie de la population se méfie des forces de l'ordre.

Si on ajoute à cela une défiance naturelle du français pour l'uniforme (Guignol en est une bonne illustration  ;#)...

Je partage ce point de vue.
Cependant il n'est plus temps de se demander à qui revient la faute; on reprend à 0...
- Bonjour monsieur, bonjour madame;
- bonjour monsieur l'agent,
- que puis je faire pour vous?
...

AC: la conception que j'évoquais plus haut est loin d'être étrange, crois moi... La même question se pose avec le management; A partir du moment où les principes sont posés sur du papier, on dirait qu'ils sont gravés dans le marbre. Du coup, "on" cherche le comportement qu'on observe dans le manuel, on y calque la réponse comportementale indiquée, et on passe à autre chose. C'est caricatural, mais pourtant une masse de chefs de service procèdent de la sorte... Sauf qu'avec de l'humain, c'est un chouilla plus compliqué...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 17 juin 2013 à 09:29:08
Car ta position nous semble, de la façon dont tu l'exposes ici, nous parait en opposition avec le principe de justice égalitaire et républicaine ! ;)

Pas exactement...

Je cite Thwran :
Citer
L'uniforme, on le choisit. La couleur de peau, non. La fonction amène du pouvoir, donc des responsabilités (Spiderman, on sait...). Et corrélativement, plus de contrôles.

On peut aussi interpréter la position de thwran de la façon suivante : les policiers ayant des droits "exorbitants" par rapport au simple citoyen, ils doivent être d'autant plus exemplaire. A leur égard, la justice est naturellement pointilleuse et exigeante.

C'est d'ailleurs un principe général du droit me semble-t-il : quand on est en situation de "puissance" vis-à-vis de la victime la loi est encore plus rigoureuse. On retrouve ces cas lorsqu'il est question de "circonstances aggravantes". Ainsi il semble légitime de s'indigner plus si c'est un ministre en exercice qui fraude que lorsque c'est son voisin qui paye la baby sitter de "la main à la main".

Le police agit souvent de même : il ne me semble pas qu'elle interpelle souvent dans les "quartiers" lorsqu'elle patrouille et qu'elle est insultée (même si elle en a la possibilité) et peut être pas non plus au moment d'une perquisition ou d'une mise en GAV. Or, si  le citoyen lambda fait l'objet d'un contrôle routier et qu'il se permet la même attitude, il y de grande chance qu'il soit aussitôt poursuivi et d'autant plus sévèrement puni si sa CSP est élevée. On semble donc exiger des uns ce que l'on n'exige pas des autres.

Si je voulais aller plus loin dans ce sens : le niveau de l'impôt est bien fonction des revenus et non pas basé sur une base individuelle. La puissance publique impose donc proportionnellement un effort supérieur aux uns par rapport aux autres...tout en fournissant les mêmes prestations à tous, parfois même en imposant a celui ayant déjà plus contribué en valeur et en proportion de payer derechef.

La notion d'égalité fait donc souvent place à la notion d'équité.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 17 juin 2013 à 09:54:46
La question reste, comment combler au niveau du citoyen le fossé qui se creuse entre les composantes même de ce qui est un droit de l'homme universel, le droit à la sécurité et la justice.

Est-ce dores et déjà une illusion et sommes nous condamné à sa disparition progressive ?

Il y a certainement une logique typiquement historique à cette défiance "Police/citoyens". On a déjà cité les événements de la 2GM et ceux de la période 1958-1962 mais on pourrait tout aussi bien remonter à plus loin, tant l'utilisation des forces de Police par le pouvoir politique dans des buts partisans est ancrée dans notre histoire.
Il me semble que pendant longtemps, la Gendarmerie par son implantation et son mode de recrutement a bénéficié d'un traitement de faveur, mais cet avantage disparait avec l'urbanisation de la société et l'absence et/ou la différence de repères historiques d'une partie de nos jeunes concitoyens.

Pour essayer de corriger cette tendance délétère à terme, on peut utilement relire l'article sur l'armement de la Police anglaise qui nous avait été proposé par Serge. On y voit que l'efficacité tactique est mis en balance avec une efficacité stratégique permise par la préservation d'une bonne image de la police anglaise. Je ne dis pas qu'il faille imiter les anglois, mais on peut tout de même questionner leur démarche  :

ici : http://www.independent.co.uk/voices/guns-wont-protect-the-police-history-has-kept-officers-unarmed--to-their-benefit-says-peter-waddington-1512815.html
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 17 juin 2013 à 10:36:06
...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 17 juin 2013 à 11:31:48
Citer
Ca fait plus de quinze ans qu'on va voir les autres, qu'on les fait venir sur cette problématique de la déontologie et de l'image de la police vis à vis des citoyens; quinze qu'on se demande pourquoi dans les faits, les gens n'adhèrent pas au message... On a les réponses. Mais rien ne change... Parce que personne ne se fait confiance, parce que le politique est trop présent, parce que la "matière" humaine ne se gère pas avec des stats (du temps passé avec une victime n'est jamais de trop, par contre on peut vous reprocher d'avoir un rythme trop lent), parce qu'à force de normes et de règlements, on demande encore aux gens de discerner (qu'est ce que vous voulez discerner si tout est écrit?)...
C'est révélateur d'un mode de relations professionnelles de plus en plus "contractualisé" qui n'a rien de spécifique à la Police.

Le management à tous les niveaux se focalise plus sur les chiffres et les indicateurs que sur le fond (tendance lourde venue d'outre-Atlantique). Le "management à la française" a en plus la fâcheuse manie de savoir mieux manier le bâton que la carotte (contrairement aux méthodes d'Outre-Atlantique). Au final les chiffres apparents s'améliorent alors que les individus souffrent de plus en plus de devoir mal faire leur travail pour tenir "les chiffres" (injonction paradoxale).

Le manque de confiance de la hiérarchie s'illustre par la volonté de contrôle à tous les niveaux via la lourdeur administrative croissante et la réduction des marges de manœuvres individuelles. Du coup la méfiance devient réciproque et on finit par décourager toute initiative individuelle.

Pour en revenir à la Police, certains politiques récents ayant misé à outrance sur un discours répressif ont paradoxalement participé à la dégradation de son image et compliqué sa tâche au quotidien par la politique du chiffre.


Citer
Mathieu Molines, chercheur au CNRS a sorti une étude récente; l'un des sujets était le fait que la plupart des policiers rentraient par vocation... Je veux bien le croire... Et pourtant, une question demeure à la lumière des très nombreuses conversations qu'on peut avoir, et qui ne doivent être seulement considérées comme des bruits de couloirs: pourquoi de très nombreux policiers restent pour l'alimentaire? (et ça concerne tous les grades, tous les corps).
Encore une fois, je ne pense pas que çà soit spécifique à la Police : on retrouve les mêmes symptômes dans la justice, la santé, l'enseignement, le social ou dans le privé (même au niveau cadres et ingénieurs pour des métiers techniques).

C'est tout de même paradoxal qu'une institution ou un système économique en arrive à casser autant de vocations. Ceux qui ont choisis certains métiers par véritable passion en font souvent l'amère constatation après 1 ou 2 décennies en étant amenés soit à se désinvestir pour limiter les dégâts, soit à se réorienter...


Citer
PAVC... encore un...
Au contraire...
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 17 juin 2013 à 11:33:23
J'AI PRIS LE SOIN D'EFFACER LA REFERENCE A L'AUTEUR DE LA CITATION PAR DEONTOLOGIE.

Citer
Mathieu Molines, chercheur au CNRS a sorti une étude récente; l'un des sujets était le fait que la plupart des policiers rentraient par vocation...

Cela peut parfaitement s'expliquer et c'est typique des "métiers à vocation".

Pour "rester" dans un système organisationnel, il faut trois ingrédients à l'implication organisationnelle selon Allen et Meyer. Voici une représentation développée de ce modèle :

(http://sajhrm.co.za/index.php/sajhrm/article/downloadSuppFile/284/350)

La "vocation" c'est surtout l'implication affective (mais aussi les deux autres selon les circonstances). Mais le modèle propose aussi deux autres type d'implication (de continuance et normative). Si la première disparait (par exemple en fonction de l'expérience de travail qui est un des facteurs explicatifs), les deux autres sont toujours présentes. On reste mais c'est moins fun.

Evidemment, ce post ne peut être que trèèèèès superficiel.  ;D
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 17 juin 2013 à 11:39:20
C'est vrai que ça ne concerne pas que la police, ce qui démontre que le mal est réellement plus profond et bien installé (c'est juste que le sujet du fil part d'une interview d'un flic de terrain, mais qui à mon sens n'apprend pas grand chose... Mais je dis ça sans doute parce que compte tenu de mon boulot je ne découvre rien).
J'ai pris une bonne résolution il y a quelques mois: faire des courriers lorsque je suis content d'un service (je l'ai fait il y a quelques temps pour remercier les effectifs d'un centre de tri postal qui ont été particulièrement sympas: ils m'ont retrouvé un colis en dehors des heures d'ouverture au public... et en plus ils ont anticipé sur la livraison du deuxième). Je ne sais pas ce qu'il advient de ces courriers, mais pourquoi faire des courriers que lorsque ça va mal? C'est sûr il faut faire la différence entre "juste le boulot" et ce petit plus... Ah oui c'est vrai, il faut aussi rédiger...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Nihil le 17 juin 2013 à 13:35:17
Sur la question de rapport aux forces de police et au pouvoir, un certain Thomas Jefferson a dit quelques trucs intéressants qu'il ne me semble pas déplacé de rappeler parce que justement, les citoyens et les forces de l'ordre ne fonctionnent pas selon ces principes, du moins en France :


« Aucun honnête homme ne peut éprouver du plaisir à exercer un pouvoir sur ses concitoyens.  »
de Thomas Jefferson
Extrait d'une Lettre à John Melish

« Aucun homme n’a naturellement le droit de commettre une agression envers les droits d’un autre, et c’est là tout ce à quoi les lois devraient le refreiner. »

Utopie ?
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 17 juin 2013 à 19:17:44
Il me semble que pendant longtemps, la Gendarmerie par son implantation et son mode de recrutement a bénéficié d'un traitement de faveur, mais cet avantage disparait avec l'urbanisation de la société et l'absence et/ou la différence de repères historiques d'une partie de nos jeunes concitoyens.
Bonsoir,
C'était aussi inculqué dans la culture Gendarmique (sic!), le gendarme est dans un territoire avec  des habitants clairement identifiés et un de ses jobs est (était?) d'avoir du renseignement pour savoir ce qui se passe, traiter rapidement les délits etc.., et ça passait par un contact avec la population, du style le café en cours de patrouille de nuit avec le paysan du coin qui attendait un vêlage, on boit un coup, on discute, on apprend.
C'était avant le tout répressif, le même mec quand on le contrôlait un tantinet au dessus de la vitesse autorisée, pédagogiquement ça n'allait pas plus loin, échange de bons procédés.., ensuite il y a eu les radars automatisés, là ça casse un peu la confiance, la machine est bête, elle n'a aucun sentiment, elle plante, certains diront qu'elle est plus juste, pas de favoritisme, ça se discute..
Après ou en même temps il y a eu la culture du chiffre, on est bon si on fait du chiffre, ça rapporte, enfin dans l'immédiat car la mauvaise contrepartie c'est que le mec qui voyant un véhicule suspect notait son numéro et donnait l'info, maintenant il est moins enclin à aider surtout si  il a pris une prune venue directe.
Je sais que ce n'était pas juste, pourquoi plomber l'un et pas l'autre, mais c'est comme ça, on a tout pris un jour ou c'était a peine justifié et on est tous passés au travers sur une plus grosse infraction.
Un autre truc tout con, du temps ou existait encore le SN, la population comprenait la logique de l'uniforme, maintenant le lien est rompu et c'est vrai pour les mili comme les policiers.
L'époque change et pas forcement en bien, opinion qui n'engage que moi.
A+
Gérard

Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: mrfroggy le 17 juin 2013 à 23:08:49
Je confirme ,  pres de chez moi, la gendarmerie a meilleure presse; c est le fait que les commissariats on disparus, et que dans les ptis bleds comme le mien, il y a souvent une gendarmerie.
Du coup, on se croise a l ecole le matin avec les papas gendarmes. on a meme sympathisé avec certains.ma fille est copine avec les leurs ... Il se crée des liens bien plus facilement.mais on en abuse pas ceci dit. quand je me fais chopper au radar, je vais pas aller chialer aux copains de la gendarmerie d a coté pour autant.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 18 juin 2013 à 12:16:19
Nous connaissons tous la problématique de l'évaluation. Il n'est pas normal que tout agent du service public ne justifie pas de son activité et que ne puisses pas être comparée et pondérée par chaque strate l'activité de ses services.

Bjr,
C'est plus complexe à réaliser avec les forces de sécurité, alors on va au plus simple: les PV c'est facile à comptabiliser..
Ce qui l'est moins c'est que pour faire un travail de qualité il faut avoir des contacts, passer du temps à créer la confiance, être perçu autrement que comme la matraque et ça c'est in quantifiable si ce n'est sur un long terme.
Pour faire simple un gendarme ou un policier qui aurait entrepris un tel travail et qui par la confiance, la pédagogie, la présence permanente arriverai à avoir un secteur "calme", connement il serait moins bien noté que son collège qui avance matraque en main et qui plombe à tour de bras. Au mieux on dira qu'il a du bol d'être dans un coin tranquille, sans voir le travail effectué en amont et entretenu journellement.
Je vis le système d'assez près et je fais bien la différence entre deux BT, l'une ou les gendarmes sont dehors, au contact, pas laxistes mais justes et humains et une autre ou quand ils sortent ils allument, le ressenti de la population est en faveur des premiers.
Pas simple de quantifier le bon travail sur des éléments statistiques.
A+
Gérard
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: nox le 18 juin 2013 à 16:35:59
Evaluer pour faire quoi ... une prime, un pseudo avancement de carrière ... ?

Rendre compte et étre "noté" sur des fondamentaux :
-horaire.
-respect des lois et de la deontologie ..
-Tenue correcte.
-connaissance et mise en pratique des gestes metiers( tir, techniques d'intervention, procédures ...)

Première motivation elle est interne, je fais ce que j'aime et j'ai envie de bien le faire.
J'aimerai pouvoir acquerir de nouvelles compétences, découvrir d'autres services ...

Dans mon job la productivité/les objectifs tuent mon métier, dégradent les conditions de travail, les relations entre personnes ...
Je n'ai kamais vu autant de gens ausi peu motivés
Titre: Re : Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 18 juin 2013 à 17:21:58
Si je te suis cela voudrait dire qu'un bon flic/gendarme se jugerait sur le taux commission de délits (voire crimes) sur son secteur et que plus ce taux est faible plus il aura réussit ?

Sur quoi donc amis policiers et gendarmes trouveriez-vous pertinent d'être évalués ?
bjr,
Non et heureusement, c'est clair que si certains endroits sont plus tranquilles grâce à une action bien menée, il en est d'autres qui sont tout aussi calmes pour des raisons autres et diverses, et a contrario un endroit "chaud" en terme de délits n'est pas non plus toujours la marque d'un mauvais travail.
Ce que je voulais dire c'est que c'est un métier complexe et que par suite il n'est pas une manière simple de noter un bon ou un mauvais agent/gendarme en dehors des manquements, des comportements néfastes au bien du service.
J'ai du mal à exprimer ma pensée, je vais donc prendre un exemple en suivant la logique de la notation d'un fonctionnaire ou employé, disons avec une tâche répétitive et relativement standard, un mec qui doit mettre en état des dossiers selon un schéma toujours identique ( ça existe, je l'ai fait avec des dossiers de prêts).
Son job est assez linéaire (si tant est qu'on ne lui colle pas une autre tâche en sus), X personnes font le même travail dans les mêmes conditions, X dossiers sont terminés chaque jour, divisés par le nombre de personnels ça donne une idée du rendement moyen possible et de s'en servir pour noter Dupont mieux que Durand au motif qu'il fait plus de dossiers que la moyenne.
Vouloir appliquer ces règles aux policiers ou gendarmes c'est méconnaître le fait que le travail n'est pas sur le bureau le matin, que parfois une inter dure largement plus que prévu, etc... (c'est d'ailleurs aussi vrai des pompiers je pense)
Un gendarme ou un policier n'a pas un travail linéaire, un jour c'est calme, le lendemain c'est le bronx, donc assez compliqué d'en tirer de grands enseignements applicables à tous.
De même que le job en banlieue n'est pas le même qu'en sous préfecture de province ou du moins ne s'exerce pas de la même façon ni dans des conditions de travail identiques.
Vaste sujet en fait..
A+
Gérard
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 18 juin 2013 à 18:27:25


Sur quoi donc amis policiers et gendarmes trouveriez-vous pertinent d'être évalués ?

faudrait aussi que les évaluateurs soient en capacité de le faire... Or actuellement les policiers et gendarmes sur le terrain ont la technicité, bien plus que les cadres A. C'est un autre problème à prendre en compte. D'une manière générale, il faut bien avoir à l'esprit que tout ce qu'on dira ici ne sera qu'une vue parcellaire : il y a des infos auxquelles on n'a pas accès, et la vision du citoyen quant à l'efficacité de la police-gendarmerie est sans doute bien loin de celles des administrateurs.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Vincent le 19 juin 2013 à 10:43:16
Comme il a deja ete mentionné, évaluer le travail d'un agent des forces de l'ordre (hormis sur son savoir faire et son savoir etre) n'est pas forcement une chose aisée.

Mal percus d'une grande part du public (bon on a souvent tendance a penser que leur presence nous gene car souvent on ne les voit qu'au bord des routes...) on a tendance a oublier qu'ils sont la aussi pour assurer notre securité, chose qui d'apres mon experience leur prend plus de temps que de foutre des pv... Mais la on s'appercoit pas a court terme du travail effectue.

Seul le temps peut permettre de se rendre compte de l'efficacité de ce travail lorsque la vie reprends ses droits notamment dans des quartiers difficiles, quand les meres de familles laissent a nouveau sortir leur gamins, quand vous pouvez garer votre bagnole sans craindre qu'elle flambe etc...

Malheureusement, a ce moement la on ne se dit pas : ah ben les services de police/gendarmerie on fait leur boulot, on a tendance qu'a ne voir le coté repression routiere alors que je le repete je ne pense pas que ce soit leur occupation principale.

Pour en avoir discuter avec le maire de mon ancienne commune de residence, il est apparement de bon ton de "casser du sucre" sur le dos des forces de l'ordre quand il y a des problemes mais n'oublions pas qu'ils sont la pour les resoudre (du moins essayer) et que rarment ils en sont la cause...

Sans oublier le fait que plus on avance, plus notre societe se place dans une demarche de victimisation : J'ai ete manifester, je me suis fait gazer : c'est la faute aux CRS..., je roulais a 200 sur l'autoroute avec mon telephone a la main, je me suis pris un PV et un retrait de permis : c'est la faute du gendarme... Euh comment dire...

Je part d'un postulat simple : en tant que citoyen lambda, je n'a
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: raphael le 19 juin 2013 à 11:26:08
Je suis souvent tombé par hasard sur les reportages aux titres plus ou moins racoleur des chaines de la TNT. J'y ai decouvert des policiers, gendarmes... très souvent impliqués, motivés par la résolution d'affaires de tous les jours (cambriolages, vol à la roulotte) pas porteurs de gloire, ni de reconnaissance.

Il y a aussi les cellules specifiques pour la résolution de disparition qui travaillent sur le long terme.

Ce travail de fourmis n'est pas forcement percu de la part des citoyens

Chapeau bas

Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 19 juin 2013 à 11:56:34
Je suis souvent tombé par hasard sur les reportages aux titres plus ou moins racoleur des chaines de la TNT. J'y ai decouvert des policiers, gendarmes... très souvent impliqués, motivés par la résolution d'affaires de tous les jours (cambriolages, vol à la roulotte) pas porteurs de gloire, ni de reconnaissance.

Il y a aussi les cellules specifiques pour la résolution de disparition qui travaillent sur le long terme.

Ce travail de fourmis n'est pas forcement percu de la part des citoyens

Chapeau bas

Il me semble que personne ne conteste le rôle important des forces de l'ordre au sein d'une société (à l'exception des quelques anarchistes de service). C'est particulièrement le cas pour les "missions de police et d'assistance".

Le problème, s'il existe, viendrait plutôt des méthodes employées pour mener à bien ces missions et de la teneur de ces missions. Comme on la noté plus haut c'est une grande tentation dans notre pays pour les gouvernements d'instrumentaliser les forces de Police. Quelques exemples :

- Une "autorité" se déplace dans un bled de province avec quelques centaines de Gendarme réquisitionnés pour assurer sa sécurité. Alors que dans le même temps on nous invoque "le manque d'effectif" dans les lieux où certains de nos concitoyens doivent raser les murs pour rentrer chez eux après 8 heures de boulot. Bizarrement dans d'autres pays, et pas seulement Andorre, il suffit de quelques dizaines de gardes du corps.
On peut s'interroger sur l'utilité de ces Gendarmes, hélicoptères... : est-ce pour assurer la sécurité, l'absence de contestation visible sur les caméras de TV, la pérennité du Préfet, ou bien encore seulement pour donner une suite somptueuse et couteuse à cette autorité ?

- Régulièrement, lors des grands départs en vacances, le ministre n'hésite pas à nous expliquer que les Gendarmes seront présents pour sanctionner et d'ailleurs insiste sur l’intérêt de "La Peur du Gendarme"....bonjour l'infantilisation du citoyen. Ce type de "communication" est totalement archaïque et ne peut que provoquer des effets contraire : même des parents lambda ne font plus ça depuis longtemps.

- J'ai, de mes yeux vu, un gendarme installer un radar alors qu'il était en treillis camouflé (ghillies suit) et que le radar n'était vraisemblablement pas disposé dans un lieu accidentogène (route passant de 110 à 90 avant un rond point) : clairement un piège mis là pour "faire du chiffre".

- Les évolutions contemporaines de la législation et des pratiques sont aussi problématiques :
*Par exemple le fait que de plus en plus une sanction est appliquée préalablement à une décision de justice (retrait de permis, confiscation de véhicule). Ou bien encore mieux : on paye d'abord l'amende (techniquement c'est un dépôt) qui sera minorée dans les faits si on n'exerce pas de recours!
*Par exemple l'utilisation de la GAV comme moyen de coercition envers ceux qui ont sont sensible à leur réputation ou à l'heure de sortie de classe, y compris pour les délits routiers, tout en refusant longtemps dans ce dernier cas de l'incorporer dans les statistiques de la criminalité de peu de les faire exploser. Tout en expliquant que c'est "aussi grave" que les autres type de criminalité.
*Par exemple la notion de "racolage passif" en matière de prostitution qui est une porte ouverte à l'arbitraire.
*Par exemple le maintien dans le temps des mesures d'exceptions et de restrictions du plan "vigie pirate" qui avaient été prises il y a plus de vingt ans.
*Par exemple l’utilisation de "l'arsenal antiterroriste" pour traiter des problèmes qui n'en relèvent évidemment pas.
*Par exemple la vraie mauvaise foi consistant à ne pas assimiler les téléphones portables aux téléphones fixes afin de ne pas devoir suivre des règles contraignantes faisant intervenir la justice pour mettre en place un contrôle des communications. D'autant plus que ces règles avaient mises en place pour justement contrer les abus.
* Par exemple l'impression d'un usage "différencié" de la force pour "maintenir l'ordre" selon que les manifestants s’opposent ou servent (même indirectement) aux intérêts du pouvoir en place*.

Ces évolutions entrainent souvent une grave confusion des genres entre la Police, la Justice et même l'exécution des peines qui nous ramène bien loin en arrière au niveau du droit...

- Si on ajoute à cela la contestation systématique par les syndicats policiers de tout ce qui pourrait être perçu comme une avancée dans les droits du citoyen et un enthousiasme symétrique pour tout ce qui vient les restreindre et/ou augmenter les pouvoirs de Police. Et le fait que les évolutions de la législation nationale se font souvent sous la contrainte de condamnations internationales.**

- Avec en plus une pincée de scandales comme "l'affaire des paillottes" :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_paillotes

On ne peut guère s'étonner de la défiance actuelle que la population a envers ceux qui sont là pour la protéger et l'assister.  :closedeyes:


(Je tiens à dire que la plupart des exemples que j'ai rapporté m'ont été très souvent cité avec dégout par précisément des membres, parfois hauts placés, des forces de l'ordre. J'ai tout mes points de permis, enfin je crois )

*Un exemple ubuesque : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/08/01016-20130408ARTFIG00579-proces-verbaux-en-serie-pour-le-port-du-sweat-shirt-de-la-manif-pour-tous.php

**Les évolutions de la garde à vue concernant la présence de l'avocat sont éloquentes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_%C3%A0_vue_en_droit_fran%C3%A7ais#Reconnaissance_du_principe
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 19 juin 2013 à 17:02:43
Bjr,

Did, si je lis bien tes arguments, valables sans conteste, en fait le problème viendrait plus des politiques que des forces de sécurité si on excepte la part statistique de cons qui s'y trouvent.

Pour la force mobilisation des gendarmes en cas de déplacement en province, il faut savoir que sous le précédent gouvernement plusieurs préfets ont giclés pour cause de troubles à l'ordre public(enfin des citoyens qui gueulaient au lieu d'agiter des drapeaux, mais d'aucuns ne voulant y voir une saine manifestation de la démocratie ont considérés que c'était un crime de quasi lèse majesté ) et du coup les suivants ont préféré faire plus (trop je suis d'accord) que pas assez, un job de préfet ça se garde...

Après ça relève aussi du rôle du citoyen que de prendre sa plume et d'écrire au député du coin pour se plaindre de la débauche de moyens.

En ce qui concerne la médiatisation des mobilisations policières et gendarmiques lors des départ en vacances, c'est un "marronnier" toujours traité de la même manière, pas forcement d'ailleurs sous l'angle qui plait le plus aux gendarmes.

Tu cites le gendarme en camouflé qui met son radar, j'ai mieux: un taré qui voyant une affiche sur une voiture roulant et qui proposait d'appeler un numéro de portable pour acheter la dite voiture, et bien ce con le fait, la bonne femme décroche, il la verbalise.

Là c'est clairement au commandement de gérer ces mecs, tout comme il doit être impitoyable avec ceux qui mettent le pied en dehors des clous, si il y a bien un métier ou les ripoux (quel qu’ils soient) n'ont pas leur place c'est bien celui ci.

La déontologie ne doit pas être un sujet de cours en école mais bien une ligne directrice.

A+
Gérard

Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 19 juin 2013 à 17:48:08
Did, si je lis bien tes arguments, valables sans conteste, en fait le problème viendrait plus des politiques que des forces de sécurité si on excepte la part statistique de cons qui s'y trouvent.

Absolument. Les fonctionnaires de police et les militaires agissent "conformément aux ordres reçus" pour le meilleur et pour le pire.

Pour ce que j'en connais : il y a chez eux une bonne proportion de types exceptionnels au fait de la chose publique et la proportion habituelle de déviants. Evidemment comme ces déviants sont armés et munis, dans le cadre de leur fonction, d'une autorité sur les autres citoyens : ils sont particulièrement nuisibles.

Au niveau législatif : trop souvent les fonctionnaires doivent faire avec des lois imprécises et/ou inadaptées. Comme il doivent quand même faire "tourner la boutique" ils sont amenés à les "interpréter" ce qui devient vite un terrain glissant. Cette situation est très courante dans la fonction publique au point de sembler parfois être un mode de gestion. C'est la faute du législateur, donc de nos élus, donc notre faute.

On pourrait tout de même pointer les syndicats catégoriels...mais ceux de la Police ne sont pas plus pathétiques que ceux de l'enseignement, de la justice, des maitres de forges ou des fraiseurs de boulons, etc... La plupart du temps ils sont "dans leur rôle" et doivent gérer le fait qu'ils sont dans notre pays anémiques en terme de cotisants tout en ayant d'énormes responsabilités dans notre système social. Leur "représentativité" est donc questionnable. De là, un jeu délicat entre l'opinion, les partenaires sociaux et les gouvernements.

 ;)
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 19 juin 2013 à 20:50:24




La déontologie ne doit pas être un sujet de cours en école mais bien une ligne directrice.

A+
Gérard

Si vous saviez à quel point j'ai envie de me lâcher!!!!!!
Gérard, rien que cette phrase vaudrait qu'on se rencontre autour d'un bon café. J'irais plus loin: maintenant faut qu'on se débrouille pour que la déontologie soit quelque chose de fédérateur... Et effectivement ça ne doit plus être un sujet de conférence, mais bel et bien un sujet de réflexion, de prise de conscience... sans que le formateur/instructeur/ ou peu importe se prenne pour le chevalier blanc moralisateur du style "moi-j'ai-toujours-été-dans-les-clous-j'ai-toujours-été-exemplaire"... Les politiques tentent d'être ainsi devant les médias... Quels effets croient-ils que cela peut avoir sur les troupes une fois les affaires mises au jour? Qu'on soit clair: ce n'est pas une excuse au débordement, mais ça montre que ça ne sert à rien de se poser en père la morale.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Oim le 19 juin 2013 à 23:05:24
Pour ce qui est de la perception de la police par les citoyens, je pense qu'il y un un "biais" de perception.
Ce biais est aussi valable pour d'autre catégories, les chasseurs, les jeunes à casquette, les usagers de la sécu, les employés de la sécu, les survivalistes, etc...

Ceux qui me posent des problèmes sont ceux que je  vois le plus et avec lesquels j'ai le plus de rapport.
Je peux facilement en déduire qu'il représentent la majorité du genre puisqu'ils représente la majorité de ceux avec qui j'ai des relation.

Un des remède à cela pourrait être une meilleure communication autour du travail courageux et ingrat fait par l'ensemble de ceux qui sont réellement aux service des autres.

 :huh: im
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Nihil le 20 juin 2013 à 00:58:38
Une remarque qui revient souvent, 'est "Il est passé où, le "flic" qui fait du lien social ?"

Ils existent, hein...
Mais il ressort qu'on aimerait les voir plus souvent, parce que l'image actuelle des forces de l'ordre, c'est celle du "flic là pour faire du chiffre", du "flic pas rassurant qui te laisserait te faire violer" (jamais rencontré, uniquement entendu de la part d'amies) et celle du "flic pour avoir un flingue".

J'ai eu des contacts civils (dans le sens socialement adéquats) quand je me suis rendu dans les gendarmeries ou lors d'alcotests "à la volée".
Mais j'ai aussi eu des prunes pour des motifs illégaux (j'ai vérifié dans le code de la route) et eu la trouille de faire un geste un peu brusque lors de contrôles "au faciès".

Il y a quelque chose de moisi au royaume des gardiens de la paix... Mais je n'ai pas la solution et on s'enterre dans la discussion de bistrot. :(
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Cheyenne le 20 juin 2013 à 19:39:35
Je pense que c'est surtout le coté "je suis le plus fort ferme la"
 et les abus facilements constatés (genre flics garés sur place handicapés - Une HONTE !) qui agacent le citoyen moyen.
Perso je n'ai jamais pu admettre le " fais ce que je dis, pas ce que je fais"
Je fais un excès de vitesse, je me fais allumer OK, mais quand on voit la façon de procéder pour notre sécurité ...

Exemple : derniere semaine de mai -entrée de Dijon/Marsannay - 2 fois 2 voies = passage pour tourner à gauche.
Je vois en face un 4x4 arrêté en plein milieu ???   les véhicules arrivant derrière se demandant ou passer.
J'ai compris quand j'ai vu gesticuler un (abruti) CRS qui voulait le faire RECULER pour TRAVERSER la voie de droite et se rendre la ou était le "nid".   Sans parler de son collègue qui continuait, le radar visé à l'oeil.
Des DANGERS PUBLICS qui prétendent oeuvrer pour notre sécurité !!!  Si ça se trouve pour un "excès" de 3 km/h

Comment admettre ça, et comment le justifier. Comment voulez-vous être appréciés avec des comportements pareils.

Je n'ai rien contre, il en faut , j'en ai fréquenté pas mal à une époque,
mais je pourrai vous raconter des tas d'anecdotes du même style, hélas.
Titre: Re : nterview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 20 juin 2013 à 20:39:02
Je pense que c'est surtout le coté "je suis le plus fort ferme la"
 et les abus facilements constatés (genre flics garés sur place handicapés - Une HONTE !) qui agacent le citoyen moyen.
Perso je n'ai jamais pu admettre le " fais ce que je dis, pas ce que je fais"
Je fais un excès de vitesse, je me fais allumer OK, mais quand on voit la façon de procéder pour notre sécurité ...

Exemple : derniere semaine de mai -entrée de Dijon/Marsannay - 2 fois 2 voies = passage pour tourner à gauche.
Je vois en face un 4x4 arrêté en plein milieu ???   les véhicules arrivant derrière se demandant ou passer.
J'ai compris quand j'ai vu gesticuler un (abruti) CRS qui voulait le faire RECULER pour TRAVERSER la voie de droite et se rendre la ou était le "nid".   Sans parler de son collègue qui continuait, le radar visé à l'oeil.
Des DANGERS PUBLICS qui prétendent oeuvrer pour notre sécurité !!!  Si ça se trouve pour un "excès" de 3 km/h

Comment admettre ça, et comment le justifier. Comment voulez-vous être appréciés avec des comportements pareils.

Je n'ai rien contre, il en faut , j'en ai fréquenté pas mal à une époque,
mais je pourrai vous raconter des tas d'anecdotes du même style, hélas.

De prime abord, on ne peut qu'être d'accord...
Un bémol: certains policiers se sont garés sur des places handicapés, de nuit, pour intervenir en urgence sur les "flingages" (je pense qu'on pourra reconnaitre ce caractère d'urgence)... cela étant la voiture a tout de même été enlevée par la fourrière ( :lol:)
Sur le "fais ce que je dis et pas ce que je fais"... hum, certes... et en y réfléchissant... Je ne sais pas s'il faut y voir un parallèle mais c'est en gros ce qu'on fait souvent avec nos enfants: on leur explique un truc, nous on fait le contraire, et on leur dit "compare pas" (je caricature volontairement)...
Je ne suis donc pas sûr que "fais ce que je dis pas ce que je fais" soit propre aux forces de l'ordre, d'autant que c'est aussi souvent ce qu'elles constatent en interne: la hiérarchie prône l'exemplarité... et se retrouve mis en cause dans des affaires douteuses... Je crois tout bêtement que "fais ce que je dis, pas ce que je fais", c'est inhérent à la nature humaine, mais cela étant ça n'est pas un alibi.

On a tous entendu de récentes affaires graves (bac Marseille par exemple): mais pour ces affaire, c'est pas compliqué, y'a le code pénal... C'est pour tous les petits écarts (prendre un sens interdit pour aller au snack) qui remontent pas mais qui sont vus de tous qu'il y a sans doute lieu de se référer à la déontologie...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Nihil le 20 juin 2013 à 20:46:06
Dans la même série, se mettre à un rond point pour faire des contrôles et installer le radar... Pour la petite histoire, le rond point était à la base un simple croisement, transformé en rond point suite à la mort d'un membre des forces de l'ordre...
On aura oublié de les avertir, je suppose.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: sharky le 20 juin 2013 à 21:04:08
Pour la petite histoire, le rond point était à la base un simple croisement, transformé en rond point suite à la mort d'un membre des forces de l'ordre...

Suite à des morts tout court, pas forcément des forces de l'ordre.
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Nihil le 20 juin 2013 à 21:10:21
Celui-là et l'autre à peine deux kilomètres plus loin, en l'occurrence, si. Ils ont causé de nombreuses victimes, il y a eu des pétitions, rien n'était fait, puis, en l'espace de 3, 4 ans, deux membres des forces de l'ordre y sont morts, chacun à l'emplacement des futurs ronds-points qui furent construits dans l'année, au point que la mauvaise plaisanterie court encore dans la région, quelques 20 ans après le dernier mort, quand il s'agit de sécurité routière : "Faudra quoi pour mettre un rond-point ici ? Un flic mort ?".

C'est pour ça que je fulmine quand je les y vois installés, en fait. Sinon je considèrerais juste ça comme idiot et dangereux.
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 20 juin 2013 à 21:27:38
flics garés sur place handicapés - Une HONTE !
Je m'insurge : comment peux-tu savoir s'il s'agissait de flics handicapés ou non ? En plus tous les handicaps ne sont pas visibles ! ;#

Un bémol: certains policiers se sont garés sur des places handicapés, de nuit, pour intervenir en urgence sur les "flingages" (je pense qu'on pourra reconnaitre ce caractère d'urgence)... cela étant la voiture a tout de même été enlevée par la fourrière ( :lol:)
Exemple concret relaté par un ami :
   - véhicule de la Police Nationale qui se gare sur la place handicapée la plus proche de l'entrée d'une galerie commerciale
   - quelques places non réservées sont libres à moins de 30m
   - les 2 occupants semblent ne souffrir d'aucun problème de mobilité réduite et ne sont pas particulièrement pressés
   - il les recroise 20s plus tard dans un tabac / loto / journaux de la galerie commerciale
   - le temps de s'acheter un sandwich et ressortir pour constater que la voiture est toujours à la même place
   - il hésite entre attendre les 2 auteurs d'incivilités (certainement multi-récidivistes) ou appeler la Police
   - un autre passant n'hésite pas et prend le véhicule en photo pour la poster avec le lieux, l'heure et la plaque non floutée sur Facebook (avec pas mal de succès à la clé)
   - apparemment la photo a été transmise à la préfecture de Police sans réaction

Problème classique : comment réagir sans risquer de finir au poste sous un prétexte fallacieux vu que les 2 énergumènes ne semblent pas trop adeptes des règles élémentaires de savoir-vivre et a fortiori de déontologie ?
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 20 juin 2013 à 21:32:59

   - apparemment la photo a été transmise à la préfecture de Police sans réaction



sans réaction... alors là j'en doute fort, et plus que fort!!
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Bison le 20 juin 2013 à 22:01:55
Citer
sans réaction... alors là j'en doute fort, et plus que fort!!

Cas semblable en face de chez moi. Stationnement du mauvais côté par pur sans-gêne (parking ad hoc à 100 m de là). Mission non urgente :  un renseignement administratif et un petit café chez ma belle-mère, en face. (Rien à redire sur le petit café ...)

Je suis en rage, je prends une demi-douzaine de photos et ils me voient en sortant.
Je continue ... il ne ferait pas bon qu'il disent un mot de travers.

Les photos sont accablantes et montrent vraiment le danger de stationner à cet endroit. Super le cycliste qui doit déboîter alors qu'une voiture arrive en face, elle même au mileu de la route du fait des voitures correctement stationnées !

Réaction de l'autorité?
Visite du commandant de gendarmerie, invitation à détruire ces photos, flagornerie dans un premier temps, ensuite menace à peine voilée d'emmerdements divers ...
Celui-là en a entendu pour son grade. >:(

Face book n'existait pas encore, j'ai eu la flemme de faire publier, une fois la colère tombée .  On devrait avoir le courage de persévérer dans son indignation.

Ceci dit :

J'ai eu affaire, quatre fois au moins, à des gendarmes courageux, motivés et compétents.
C'étaient plutôt des jeunes, des "flics de terrain", qui faisaient bien leur boulot


 
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 20 juin 2013 à 22:15:28
sans réaction... alors là j'en doute fort, et plus que fort!!
Je ne connais pas la suite de l'histoire, mais visiblement le message sur Facebook avait eu le temps de tourner plus vite que l'éventuelle réponse officielle.

C'est malheureux d'en arriver à ce type de dénonciation publique donnant une image désastreuse pour quelques cas isolés, mais d'un autre côté quelle est la marge de manœuvre d'un citoyen lambda dans des cas similaire ? On ne va tout de même pas en arriver à filmer chaque échange qui pourrait prendre une mauvaise tournure avec le risque d'envenimer la situation en sortant le smartphone. :(


(Pas de soucis de mon côté avec les forces de l'ordre qui ont systématiquement fait leur boulot "correctement", sauf que je regrette de ne pas avoir enregistré une conversation téléphonique "tendue" avec une jeune gendarme qui m'a ensuite porté préjudice à tord il y a quelques années, plus par préjugé et bêtise humaine que par volonté délibérée de nuire.)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 20 juin 2013 à 22:49:48
Les "réactions" ne sont pas toujours (et en fait très rarement) rendues publiques.
Le commandant de gendarmerie l'était-il vraiment ou n'était-ce "que" sa fonction?
Il est aussi évident que certains manquements passent au travers des mailles... Comme pour nous lorsque nous faisons un écart de conduite (desfois, je ne paye pas mon parking, je me fais verbaliser et des fois non, j'ai du bol).
Quoiqu'il en soit, il est vain (et malheureux) de penser que parce que des gens embrassent des carrières de forces de l'ordre ils sont automatiquement "déontologues"... C'est plus complexe...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 20 juin 2013 à 23:40:52
Bjr,
Un simple rappel: tout citoyen a des droits égaux à un autre, ce dernier fût il porteur d'un uniforme et en cas de manquement constaté il existe un recours, le procureur de la République ou plus simplement la hiérarchie qui, du moins dans mon coin, prend en compte.

Si au lieu d'égrener des griefs, légitimes sans doute, chacun se prenait par la main et faisait sa part du boulot, ça irait sans doute mieux.

Aucun corps de métier ne peut prétendre à la perfection, des c*ns et des brebis galeuses il y en aura toujours, des gens qui au motif qu'ils ont une autorité en abusent aussi, après c'est à chacun d'agir si il s'estime victime d'abus de pouvoirs ou de langage.

Ensuite il faut aussi être objectif, pour 1 c*n il y a des centaines de gens qui bossent correctement, qui se pèlent le c*l pour assurer la tranquillité des autres la nuit, qui vont au petit matin ramasser les mômes sortis de boite de nuit enroulés autour des arbres, qui affrontent au quotidien toutes les merdes de la société, société qui les leur laisse volontiers assumer sans se poser de questions sur l'impact sur leur moral, leur vie de famille, leur propre perception du monde qui nous entoure.

Bref, je pourrai dérouler une longue liste...

Je sais qu'il est communément admis que c'est leur boulot, leur choix, sans doute selon le vieil adage militaire "si t'as signé c'est pour en ch*er ", ceux que je connais ne se plaignent pas, ils assument, mais pas la peine de leur faire porter les manquements d'un très petit nombre.

Une démocratie qui se coupe de ses forces de sécurité, tout comme de son Armée, ne va pas dans le bon sens, AMHA.

Une dernière chose, la société (vous, moi, les politiques) se fout en fait de savoir si ces gens sont bien formés, bien armés, aptes à se servir de leurs armes, etc..., elle délègue, rarement disposée à complimenter, mais prompte à juger sans vraiment connaître.

Pour ma part, j'ai un pied de chaque côté, je sais que leur quotidien n'est pas rythmé par des horaires, la certitude de rentrer à la même heure chaque soir, que parfois il faut se faire violence pour ne pas exploser la tête du c*nnard qui soutient mordicus que ce n'est pas lui, souvent avec morgue et hargne, qui crie bien fort qu'il " connait ses droits" oubliant au passage ses devoirs.

Je pense qu'au rythme ou vont les choses, la question de la qualité des forces de sécurité va bien vite se trouver remplacée par la question plus simple des effectifs et de la couverture du territoire par ceux ci , alors peut être que certains regretteront le temps béni ou un gendarme vous filait un pv à 45 euros de temps en temps mais vous assurait quotidiennement une sécurité appréciable.

A+
Gérard

Edit/ correction des fotes d'hortografe (enfin celles que j'ai vu  ;#)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Cheyenne le 20 juin 2013 à 23:45:46
Non, je parlais bien d'abus.
Place handi devant un supermarché, et ils n'étaient pas en intervention (sinon il se seraient posés devant) mais pour faire des courses (,?) même si c'est pour leur travail, c'est INNACCEPTABLE.
IL aurait fallu un handicapé "gonflé" qui vienne les coincer.

 Route Nationale, Voiture gendarmerie, qui double, 4 gradés (?), pas de circulation, puis circulation plus dense = gyrophare et on dépasse puis on roule à plus de 120 (je les ai suivi).
Si j'ai bien compris ce qu'on m'explique depuis des années c'est la vitesse qui est dangereuse
pour EUX comme pour les autres !!!

Pour ma part c'est tous ces comportements qui m'exaspèrent.
J'en ai plein d'autres et des pires     ( en fait chacun en a quand on en parle.)
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 21 juin 2013 à 06:45:37
Je pense qu'on peut souscrire sans réserve au premier exemple;
en revanche le second est plus difficile à apprécier (pas assez d'infos sur le pourquoi)... Et au demeurant oui la vitesse est dangereuse, et en fait, dès que l'on se met à marcher... Je sais aussi qu'il y a certains abus sur l'usage du gyro; mais ne connaissant pas la nature de l'"urgence", dès que j'en vois un ou en entend un (police, pompiers, ambulance...), je ne me pose pas de question: je facilite le passage...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Bison le 21 juin 2013 à 09:46:54
Citation de: gmaz
Bjr,
Un simple rappel: tout citoyen a des droits égaux à un autre, ce dernier fût il porteur d'un uniforme et en cas de manquement constaté il existe un recours, le procureur de la République ou plus simplement la hiérarchie qui, du moins dans mon coin, prend en compte.

Si au lieu d'égrener des griefs, légitimes sans doute, chacun se prenait par la main et faisait sa part du boulot, ça irait sans doute mieux.

Aucun corps de métier ne peut prétendre à la perfection, des c*ns et des brebis galeuses il y en aura toujours, des gens qui au motif qu'ils ont une autorité en abusent aussi, après c'est à chacun d'agir si il s'estime victime d'abus de pouvoirs ou de langage.

Ensuite il faut aussi être objectif, pour 1 c*n il y a des centaines de gens qui bossent correctement, qui se pèlent le c*l pour assurer la tranquillité des autres la nuit, qui vont au petit matin ramasser les mômes sortis de boite de nuit enroulés autour des arbres, qui affrontent au quotidien toutes les merdes de la société, société qui les leur laisse volontiers assumer sans se poser de questions sur l'impact sur leur moral, leur vie de famille, leur propre perception du monde qui nous entoure.

+1000

[modération]
Bon, je crois que tout a été dit pour expliquer l'impopularité des forces de l'ordre.
Alors on arrête de déverser notre fiel sur la profession ?
[/modération]
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 21 juin 2013 à 09:50:53
+1000

[modération]
Bon, je crois que tout a été dit pour expliquer l'impopularité des forces de l'ordre.
Alors on arrête de déverser notre fiel sur la profession ?
[/modération]

Je sais que le terrain est glissant, mais honnêtement, pour l'instant je trouve que c'est assez mesuré; si les extérieurs aux forces de l'ordre avaient des pistes de réflexion pour améliorer la machine, ce serait intéressant.
Je n'ai rien contre le constat de certains débordements, par contre ce serait top de proposer des pistes...
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Bison le 21 juin 2013 à 10:11:12
Ce qui me gène, c'est l'accumulation dans un seul sens - bien compréhensible,  humainement parlant.

Bien sûr, la question principale reste ouverte :  comment contribuer à faire changer les choses ?
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: bison solitaire le 21 juin 2013 à 10:16:01
Ce qui me gène, c'est l'accumulation dans un seul sens - bien compréhensible,  humainement parlant.

Bien sûr, la question principale reste ouverte :  comment contribuer à faire changer les choses ?

Sans doute parce que lorsqu'ils font bien leur travail, ben on fait ils ne font QUE leur travail (perso cette expression me gêne); s'ils ne faisaient que leur travail... Le système serait tout simplement en croix.
Par ailleurs, les mêmes gars qui abusent (ex: place handicapé), si ça se trouve ils sont excellents dans leur domaine de compétence (au hasard: stups, crim'...)
Ex: un jour, un policier voit une mallette à l'abandon, genre caisse de coiffeur... ça tombe bien c'en est une: il laisse un mot sur une vitre de l'immeuble avec son numéro de portable. Le coiffeur appelle. La mallette est rendue, parait qu'il y en avait pour cher en matos pro. Le coiffeur offre une coupe de cheveux, le policier refuse poliment... (cas réel et pas unique)
Titre: Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 21 juin 2013 à 10:29:52
Bien sûr, la question principale reste ouverte :  comment contribuer à faire changer les choses ?

Engagez vous  ;#, je ne déconne qu'à moitié en fait, il existe du moins pour ceux qui sont encore dans les clous niveau âge, les réserves.
En Gie, ça existe, la police je crois que leur recrutement est fait (était?) parmi les anciens en retraite.
Vous pourrez voir de l'intérieur même si c'est à une moindre échelle ce que c'est vraiment, côtoyer les misères et les errements de notre société, comprendre l’exaltation qui vous étreint quand vous restez le cul dans un véhicule (au mieux car c'est souvent debout et dehors quelque soit le temps) au bord de la route pendant pas d'heures.
Et si vous avez de la chance (en fait tout le monde y a droit  ;D ) vous pourrez même participer à un service d'ordre en plein soleil ou sous la flotte pendant 6/8h pour sécuriser un Tour de France, éviter que le môme pas géré par ses parents se carapate et passe sous les voitures de la caravane, bref des missions souvent méconnues mais pleines d'enseignement.
Vous aurez aussi droit au café de la mamie que vous passez voir l'hiver quand personne ne s'arrête pour savoir si elle vit encore, et ponctuellement de la baston lors des bagarres de sortie de boîte de nuit.
Ceci dit je rejoins les Bisons, on a fait le tour du ce qui va mal, si on continue on essaye de le fait dans "comme améliorer".
A+
Gérard
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Bison le 21 juin 2013 à 10:47:02
Citer
Par ailleurs, les mêmes gars qui abusent (ex: place handicapé), si ça se trouve ils sont excellents dans leur domaine de compétence (au hasard: stups, crim'...)

Je crois que le droit dont les forces de l'ordre disposent, de transgresser le code de la route quand l'urgence de leur mission le justifie, finit par être interprêté comme un droit tout court dans l'exercice ordinaire de leur fonction, même quand l'urgence ne le justifie pas. Comme si le "temps" d'un policier avait plus de valeur que le temps d'une mère de famille qui court dans tous les sens pendant sa journée.

Je pense que certains policiers en arrivent à se dire "ne perdons pas notre temps à respecter le code de la route, on a mieux à faire". Même si le mieux à faire est un rapport à taper, ou tout simplement rentrer chez soi et reprendre les gosses à la garderie.

Moralement et humainement parlant, c'est presque défendable ...

À la hiérarchie donc de faire comprendre à quel point c'est dommageable à l'image de marque de la police, aux yeux des citoyens "ordinaires".

À quel point l'image de marque de la police est importante, pas seulement pour la police, mais aussi et surtout pour la bonne marche de la société.
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 21 juin 2013 à 11:01:29
par contre ce serait top de proposer des pistes...
Au hasard (pas tout à fait) : un numéro d'appel unique pour le "service consommateur". ;)

Quels sont les moyens simples existant actuellement pour un citoyen lambda lorsque p.ex. :
   * Je vois un véhicule garé abusivement mais je n'ai pas envie de risquer de me faire emm***** par ses occupants ou d'en faire une "affaire d'état" publique ou de me transformer en redresseur de torts administratifs ou que ma récrimination tombe dans la première poubelle venue...
   * Inversement je tiens à souligner l'excellente action du gars qui a retrouvé ma mallette certainement au détriment de son "chiffre".

L'objectif n'est évidemment pas de transformer çà en "usine à dénonciations", p.ex. :
   - pas d'appels anonymes (mais également pas de transmission de l'identité des appelants jusqu'aux personnels concernés)
   - pas de sanctions individuelles, mais des indicateurs au niveau local ("Il y a de plus en plus de retours sur tel point concernant les gars de ton secteur, va falloir améliorer çà.")

Bref... tout simplement un "service client" (de préférence neutre ou tiers) comme dans n'importe quelle grande entreprise soucieuse de son image. (*)

Il est évident que les "clients" se plaindront essentiellement des trains qui n'arrivent pas à l'heure, mais comme pour tout indicateur son évolution est plus pertinente que sa valeur brute.


(*) Dans un registre proche : je vois de plus en plus de poids lourds (majoritairement étrangers) avec une plaque au dos de la remorque du style "Si je roule comme un c**, merci d'appeler le XXXXXXXXX" (idem avec certains réseaux de bus). Au-delà des éventuelles suites à un appel, j'imagine que l'effet dissuasif n'est pas négligeable...
Titre: Re : Re : Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Phil67 le 21 juin 2013 à 11:04:19
Par ailleurs, les mêmes gars qui abusent (ex: place handicapé), si ça se trouve ils sont excellents dans leur domaine de compétence (au hasard: stups, crim'...)
Par ailleurs, les citoyens lambda qui abusent (ex: place handicapé), si ça se trouve ils sont excellents dans leur domaine de compétence (au hasard: sauver des vies pour une rémunération de misère)
;#
Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: Kilbith le 21 juin 2013 à 11:38:38
Au hasard (pas tout à fait) : un numéro d'appel unique pour le "service consommateur". ;)

Quels sont les moyens simples existant actuellement pour un citoyen lambda lorsque p.ex. :
   * Je vois un véhicule garé abusivement mais je n'ai pas envie de risquer de me faire emm***** par ses occupants ou d'en faire une "affaire d'état" publique ou de me transformer en redresseur de torts administratifs ou que ma récrimination tombe dans la première poubelle venue...
   * Inversement je tiens à souligner l'excellente action du gars qui a retrouvé ma mallette certainement au détriment de son "chiffre".

L'objectif n'est évidemment pas de transformer çà en "usine à dénonciations", p.ex. :
   - pas d'appels anonymes (mais également pas de transmission de l'identité des appelants jusqu'aux personnels concernés)
   - pas de sanctions individuelles, mais des indicateurs au niveau local ("Il y a de plus en plus de retours sur tel point concernant les gars de ton secteur, va falloir améliorer çà.")

Bref... tout simplement un "service client" (de préférence neutre ou tiers) comme dans n'importe quelle grande entreprise soucieuse de son image. (*)

Il est évident que les "clients" se plaindront essentiellement des trains qui n'arrivent pas à l'heure, mais comme pour tout indicateur son évolution est plus pertinente que sa valeur brute.


(*) Dans un registre proche : je vois de plus en plus de poids lourds (majoritairement étrangers) avec une plaque au dos de la remorque du style "Si je roule comme un c**, merci d'appeler le XXXXXXXXX" (idem avec certains réseaux de bus). Au-delà des éventuelles suites à un appel, j'imagine que l'effet dissuasif n'est pas négligeable...

+1

A cela j'ajouterais (mais cela ne dépend pas des forces de l'ordre) :

- L'alignement rapide du droit français sur le droit européen afin de se mettre en conformité avec nos engagements (et personne ne nous obligeait à prendre ces engagements. C'est fait : respections les). 
- Il me semble aussi qu'une stabilisation en matière de procédure permettrait aux citoyens de mieux connaitre leurs droits et devoirs, et cela serait aussi le cas pour les forces de Police. L'évolution permanente des textes (pour les "sans papiers", les GAV, les contrôles d'identités...c'est quasiment constant) fait que c'est devenu totalement incompréhensible et, AMHA, pas seulement pour les citoyens.

   
- Il y aurait énormément à faire en matière de gestion des carrières et plus globalement de la GRH. Mais là ce serait pour toute les fonctions publiques.

[Vous devriez sauter ce looong passage. ON ] ;#

Il me semble important de voir le problème globalement, pas seulement de pointer sur les attitudes sur le terrain de l'un ou l'autre. AMHA, nous avons un problème global de gouvernance dans ce pays et sous l'effet de la crise économique actuelle ces problèmes se transforment en dysfonctionnements graves.
En amont de ce problème de gouvernance, ici aussi AMHA, se trouve un problème de représentativité de nos élus nationaux que l'on ne peut plus éluder. Ce problème de représentativité (non inscription sur les listes électorale + abstention aux élections + effets pervers du scrutin majoritaire) pose désormais un problème de légitimité du pouvoir exécutif qui n'a plus la confiance du peuple (souvenons nous du referendum sur le traité constitutionnel européen et ce qu'il en est advenu).

Ce problème se répercute en cascade le long de l'appareil d'Etat.
Des ministres se permettent de remettre en cause la Justice ou la Police selon leurs attributions, parfois même le garant de ces institutions. De réformes législatives sont rejetées ou contestées par ces mêmes corps constitués qui discutent la légitimité du pouvoir exécutif et/ou législatif. Les fonctionnaires sur le terrain ont pris l'habitude de "relativiser" leur tutelle.
Dans le même temps de plus en plus de citoyens, et pas seulement une partie d'entre eux, questionnent aussi la technostructure qui les dirige. Au point de rejeter, très calmement, une loi ne correspondant pas à leur opinion. En somme le peuple vote avec ses pieds (et d'ailleurs de plus en plus de nos jeunes les mieux formés partent exprimer leurs talents et créer de la richesse à l'étranger. Avec souvent l’encouragement de leurs professeurs.).

La crise actuelle rend de plus en plus visible ces problèmes.
Par exemple, les fonctionnaires ont leurs point d'indices bloqués (augmentation générale pour suivre l'augmentation du cout de la vie) depuis plusieurs années. Concurremment, les charges retenues sur leur traitement brut ont augmenté (alignement sur le privé).
Pour un grand nombre d'entre eux, ceux qui sont à un plafond de carrière ou qui ne bénéficient pas d'avancement d'échelon ("ancienneté"), leur salaire net  sur leur feuille de salaire a baissé l'année dernière. Je ne parle pas de leur pouvoir d'achat après impôt ou de la refiscalisation des heures sups, mais bien de leur salaire net indiqué mensuellement en bas de leur bulletin de salaire!
Dans le même temps, leur nombre a diminué (pas de remplacement des partants à la retraite) ce qui veut dire que globalement leur productivité augmente (on fait autant avec moins). Normalement, selon les règles établies en science économique, cela devrait s'accompagner d'une augmentation de salaire. C'est l'inverse qui se passe.
Si on ajoute à cela que la rétribution tout au long de la vie (salaire en activité + salaire à la retraite) diminue fortement pour les fonctionnaires depuis quelques années et que cette diminution accélère ce qui constitue une remise en cause du contrat psychologique initial ayant été scellé au début de l'engagement à vie dans la fonction publique...

.....On comprend facilement pourquoi une grande insatisfaction se fait jour dans la fonction publique, ce serait tout aussi vrai dans une entreprise privée. Elle s'exprime par une "grogne" généralisée et certainement plus gravement par une "résignation". On constate des départs importants dans certains corps (là ou on est facilement reclassable même en période de crise) et des difficultés croissantes de recrutement de personnel qualifiés (effondrement dans les concours, baisse des recrutements à la sortie des grandes écoles).

A terme, ces multiples dysfonctionnement dans la gestion des ressources humaines ne peuvent que se répercuter sur la qualité du service. C'est une loi d'airain. Mais c'est insidieux et, au début seulement, indolore.

[Vous auriez du sauter ce looong passage. OFF ] ;#

 ;)



Titre: Re : Interview d'un flic de terrain
Posté par: gmaz87 le 21 juin 2013 à 19:08:41
Tout à fait d'accord avec le long long passage très pertinent, en particulier sur la représentativité de nos élus et leur "légèreté" vis à vis des Lois et des Institutions (Justice, Police et autres) qu'ils sont sensés défendre et respecter puisqu'ils sont à l'origine des Lois et Textes qui régissent ces mêmes Institutions.
Après il ne faut pas s'étonner que le citoyen fasse de même!!!
A+
Gérard