Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Ibis le 01 décembre 2007 à 01:38:24

Titre: Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 01 décembre 2007 à 01:38:24
Je suis scaphandrier depuis 3 ans et à la demande générale de un, je vais parler un peu d'eau, de grenouilles, de canards, etc

J'ai arrêté de compter mes plongées sportives lorsque je suis arrivé à 3000 et j'ai un peu plus de 300 plongées pro
Plongées "engagées :
6h45 à 15m
3 x 8h à 38m, avec 12 hrs de repos entre 2 plongées (plongées à partir d'une tourelle)

Voici quelques questions posées par Maximil

Tout d'abord, 20m en apnée, en vacances, c'est balèze et il faut tjrs le pratiquer à 2 afin d'éviter le rendez-vous syncopal des 7m
en gros les pressions partielles de O² et CO² à cette profondeur font que tu peux tomber inconscient
Ce n'est pas systématique et rien n'annonce la syncope.

- Qu'est-ce qu'une tenue mullion ou HH, comment fais-tu pour rester au chaud ?

Tenue HH (Helly Hensen) (Suède me semble t il)

La mienne : HH E-300
(http://www.galjoenwinkel.nl/shop/images/78884%20E-300-2%20work%20survival%20suit.jpg)
Comptez 1700€ pour une neuve, j'ai fait modifier les bottes pour en avoir de sécurité pointes et semelles.
Totalement étanche, il faut faire attention lorsqu'on s'accroupit de ne pas se faire mal aux oreilles (la cagoule est attenante)
Je l'ai porté 14 heures d'affilée et à la longue j'ai eu mal à la machoire.
Elle est censée permettre une survie de 12 heures dans une eau à O° (l'eau de mer gèle à -3°)

Tenue Mullion (Belgique, marque générale : Sioen)
(http://www.epi-net.fr/catalogue-sioen/vetements-de-flottabilite/veste-flottante-aquafloat-classic-1.html/a_images/1MK2-zoom.jpg)
Plus légère, 400€ pour la veste + pantalon ou salopette (j'ai les 2), elle est un peu plus pratique que la HH (plus de poche, capuche, etc et c'est ce que je porte quasi 6 mois sur l'année
Cette tenue n'est pas étanche mais empéche d'embarquer trop d'eau
Très pratique, les manches possèdent un manchon en néoprene afin que l'eau ne rentre pas par là lors de manipulation de objet mouillés

Ces 3 tenues sont suffisement chaudes que pour ne devoir être portée qu'avec un slip et un TS.
j'utilise des bottes hollandaises (les semelles sont hautes de 4cm et sur coussins d'air avec intérieur en mouton)

Je peux rester 12 hr en statique extérieures sans trop de soucis (testé au Pays de Galles par -7° avec un vent de 30 miles)
Pour les petits besoins naturels, en plongée ou en surface, je mets un lange si je n'ai pas le choix.

- Quand tu plonges dans de la m..... comment nettoies-tu le tout après sans risquer de t'infecter ?

Déjà on plonge en tenue étanche (y compris les gants)
Le matériel respiratoire est soit un casque avec détendeur (sur la photo) doté de valves anti retour car une seule goutte de cette soupe dans les poumons et c'est la pneumonie avec perte de surfactant et une mort pas super agréable.

soit un casque à débit constant : pas de détendeur, le débit d'air est réglé par une vanne et le volume reste en surpression durant toute la plongée (utilisé en centrale nucléaire)

Dans les 2 cas, comptez 40 à 60 kg d'équipement sur le plongeur

On sort de l'eau au moyen d'une échelle ou d'une grue, on va sur la zone de décontamination, soit on s'assied soit on accroche le casque pour ne pas avoir à le porter (17 à 24 kg) et on se laisse nettoyer au jet d'eau (pression la plus faible possible)
L'équipe est munie de masques type anti gaz
Quand il n'y plus de trace visible, on passe à un jet plus fort et à une brosse avec de l'eau + désinfectant puissant
On rince
Si on a un doute, on recommence
Il peut se passer 20 bonnes minutes avant qu'on ne soit "sûr" de pouvoir déséquiper le plongeur.

Une fois déséquipé, le matériel est une nouvelle fois nettoyé et séché

- Tu dis travailler dans le noir (aucune visibilité) parfois, comment fais-tu pour te reperer, retrouver des trucs, sentir avec tes mains (gants ?). Quel couteau utilises-tu ?

Cette année, j'ai plongé une seule fois dans un milieu qui me proposait un peu de visi.  Sinon c'est dans le noir complet ou une obscurité telle que je préfère fermer les yeux.
On ne prend pas de lampe, ça occupe inutilement une main
Une lampe montée sur le casque, c'est sympa mais bien souvent, je ne vois même pas le halo donc j'en prends pas.

Je suis tjrs un mur ou une porte ou une conduite, si je me retrouve en pleine eau, les soucis commencent car le risque de se perdre est vmt très important.
Etant relié par un narguilé (alimentation en air, communication et profondeur), soit je m'en sers pour m'orienter (très pratique dans une conduite), soit on me guide depuis la surface en suivant mes bulles.

Couteau à steak dans un bout de tuyau d'arrosage ou couteau à pain IKEA si je sais que j'aurais à couper quelque chose
Sinon une disqueuse ou tronçonneuse ou lance thermique, etc

- Que se pase-t-il si ton détendeur m*rde ? ca peut lacher ? si oui que faut-il faire (remonter oui  lol) ?

Je n'ai qu'un détendeur sur le casque (2ème étage), le 1er étage se trouvant en surface.
S'il m*rde, j'ai une vanne qui me permet soit de passer sur le bail out (la bouteille de secours sur mon dos) soit de court circuiter la détendeur et d'envoyer l'air directement dans le casque. 
Ca fait un bruit du tonnerre de dieu mais c'est respirable.

- Risque d'aspiration dans une fuite de quoi ? Le principe de ventouse sous un tablier pourquoi ?

Fuite sur le tablier d'un barrage, sur une paroi de piscine, de cuve, etc
On la voit pas, et si on se fait coller on est mort.
Il y a 2 ans, une fille s'est fait coincer sur un barrage en France, elle y est restée 3 jours puis est morte de froid (et pe de soif).
Ils ont attendu 1 hr pour bien vérifier qu'elle ne respirait plus puis ont tiré sur le narguilé pour la remonter.
Le narguilé doit résister au minimum à une traction de 1.5 T, dans ce cas-ci, ils n'ont récupéré que le tronc, les jambes ont continué à boucher la fuite...

Le tapis fait 350m²
S'il se relève d'un coup d'un mètre, un vide de 350m³ se crée sous le tapis et l'eau s'engouffre pour le combler
Donc grosse aspiration

- Et puis des infos générales sur: en combien de temps apprends-t-on la plongée ?

Aucune idée, tu peux apprendre en 3 mois comme en 3 ans, cela dépend de tes disponibilités etc
Perso, je dirais un an au moins avant d'être bien à l'aise

- y'a-t-il des risques spécifiques liés à la profondeur (mal des prodonfeurs je crois) ?

Troubles liés à la profondeur :
Hyperhoxie : crise d'épilepsie causée par une pression partielle d'O² trop importante (6m à 100% d'O²)
Narcose : état second causé par une pression partielle de N² trop importante (à partir de 35-40m)
Accident de décompression : lié à la remontée et à la saturation des tissus par des gaz inertes : N², He²

Ces troubles n'apparaissent pas de façon systématique et sont sans séquelle si pris à temps

- que se passe-t-il si on ne respecte pas les paliers ? en as-tu toi ?

1er palier : vitesse de remontée
Ensuite c'est en fonction de la profondeur et du temps et des tables ont été calculées à l'avance
Si on loupe un palier, on va au caisson, et on prie ^^
mais l'ADD est vraiment pas un problème si on plonge sérieusement

- Quelles ont été tes situations les plus stressantes, les plus risquées, pourquoi ?

Oh dans mon cas, je dirais les manipulations de charge car
le grutier n'en fait qu'à sa tête
il n'a aucun contact avec moi et parfois l'info passe trop lentement

On m'a laissé une fois dans l'eau le temps que le grutier se casse car j'allais lui péter la gueule

Sinon des trucs genre : tu descends et prend la conduite de droite, la pompe est condamnée et le plan est faux, c'est la conduite de gauche.
Donc gros caca tout mou en hurlant qu'on est aspiré (il y a des broyeurs au bout de la conduite) et en espérant que la surface saura vous retenir, puis on attend qu'on coupe la pompe...


- Quelles sont les erreurs à ne pas commettre en plongée sous-marine ?

Il y en a des tas mais j'en dirais 2 :

Ne pas plonger si on le sent pas (et ça m'arrive une ou 2 fois par an)
Ne pas plonger si on a pas confiance dans son équipe / palanquée


Lien donné par Langouste : http://www.travail-et-securite.fr/ArchivesTS/ArchivesTS.nsf/(allDocParRef)/TS671page2_1/$File/TS671page2.pdf?OpenElement (http://www.travail-et-securite.fr/ArchivesTS/ArchivesTS.nsf/(allDocParRef)/TS671page2_1/$File/TS671page2.pdf?OpenElement)

Tant que j'y suis, mes EPI sont à ma charge, ainsi que la tenue de plongée.
Un scaphandre complet de bonne qualité revient à 17000€
Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Maximil le 01 décembre 2007 à 10:02:34
 :doubleup: Vachement interessant.
Si tu veux remettre des photos que tu as dans ta présentation ici, pour illustrer, ne te gène pas !
Les gants ne t'empêche-t-il pas d'avoir des sensations tactiles ?
Tu n'as pas parlé de canard  :lol:
Ils sont sympas tes risques  :'(
Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Kilbith le 01 décembre 2007 à 11:25:03
 :akhbar:
Titre: Re : Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 01 décembre 2007 à 22:53:04
:doubleup: Vachement interessant.
Si tu veux remettre des photos que tu as dans ta présentation ici, pour illustrer, ne te gène pas !
Les gants ne t'empêche-t-il pas d'avoir des sensations tactiles ?
Tu n'as pas parlé de canard  :lol:
Ils sont sympas tes risques  :'(

Le canard, c'est une des 2 méthodes pour se laisser descendre :
Soit la tête en 1er dans le cas du canard
Soit les pieds en 1er dans le cas d'une descente "pieds lourds"

Oh au niveau risque, j'ai beaucoup aimé les essais de pression en réacteur nucléaire :
On gonfle à 2.6 ATA et on doit entrer pour vérifier certains joints, raccords, etc...
Tout le réseau électrique est déconnecté, à l'exception de certains téléphones et éclairages de secours.
Avant de rentrer, on signe une décharge comme quoi on est bien au courant qu'en cas d'incendie, on attendra que l'oxygène soit consommée et le feu éteint pour ouvrir les portes.
Et à 2.6 ATA, il est sérieux le risque d'incendie  :doubleup:

Pour Zeebrugge :
Pose de tapis à 15m de profondeur, on avait pour habitude de compter jusque 5 après avoir ordonné un "all stop" à la grue pour être certain que le tapis n'oscillait plus mais le client râlait pour la perte de temps (entre 45' et 4 hr pour positionner un tapis)

Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 01 décembre 2007 à 23:27:27
Quelques photos perso

Zeebrugge :

Photos faites avec un GSM (snirfff)

(http://users.skynet.be/Ibis/Plonge/Zeebrugge%20(1).JPG)
(http://users.skynet.be/Ibis/Plonge/Zeebrugge%20(3).JPG)

Port intérieur
Dock de déchargement des voitures
Barge de travail avec grue de 1000 T
Les gros poteaux que vous voyez sont les pieds de la barge, qu'elle enfonce pour se stabiliser avant les manipulations à la grue :
750 T qui bougent, on a vite fait de se retrouver à la flotte

(http://users.skynet.be/Ibis/Plonge/Zeebrugge.jpg)
(http://users.skynet.be/Ibis/Plonge/Zeebrugge%20(6).JPG)

Vu du palonnier et d'un tapis fixé dessous
Palonnier : 400T
Tapis : 350 T
350 fixations à relier
Un labyrinthe si on doit s'aventurer dessous

Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Gofannon le 02 décembre 2007 à 17:35:30
Je fait piètre figure avec mes 60 plongées!  :-[

Au début je voulais me lancer dans le métiers de plongeur scaphandrier mais finalement je vait suivre la voie de la plongée loisir et faire moniteur de plongée.  :)

Etant jeune niveau 2 (FFESSM), je peux répondre sur le temps qu'il faut pour apprendre la plongée.
En club, en 5 plongée et 2h de théorie tu peux avoir le niveau 1, ensuite avec 5 plongée de plus et 2h de théorie en plus tu peux avoir le niveau 2.

Cependant, c'est comme pour la survie et comme pour tout: au bout de 50ans de pratiques tu apprends toujours et il reste à se perfectionner.
Titre: Re : Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 03 décembre 2007 à 02:13:15
Je fait piètre figure avec mes 60 plongées!  :-[

Au début je voulais me lancer dans le métiers de plongeur scaphandrier mais finalement je vait suivre la voie de la plongée loisir et faire moniteur de plongée.  :)

Etant jeune niveau 2 (FFESSM), je peux répondre sur le temps qu'il faut pour apprendre la plongée.
En club, en 5 plongée et 2h de théorie tu peux avoir le niveau 1, ensuite avec 5 plongée de plus et 2h de théorie en plus tu peux avoir le niveau 2.

Cependant, c'est comme pour la survie et comme pour tout: au bout de 50ans de pratiques tu apprends toujours et il reste à se perfectionner.

Chez NAUI (ma fédé) on peut plonger sans encadrement dès le 1er niveau
Je trouve cela un peu casse gueule vu les eaux qu'on fréquente...

Une chose qui commence à me courir sérieusement, c'est le matériel sportif :

Etant donné que je ne fais que de l'encadrement, j'ai :
un bi sur le dos
1 détendeur principal et un octopus pour moi
Un octopus de très bonne qualité pour ceux que j'encadre, avec un tuyau de 2m
Console avec instruments
Ce qui fait déjà 2 sorties de prise et 4 tuyaux (5 quand je plonge en étanche)
Rajoutez à cela une lampe (6 tuyaux)
le parachute et une lampe de secours pour mes chtits compagnons qui auraient peur du noir

Ca en fait du brol

Gofannon :
je te conseille de te débarrasser rapidement de ta ceinture de plomb pour la remplacer par un baudrier, tu y gagneras en confort et pourras décider de mettre ton lestage sur tes reins ou fesses ou cuisses en fonction de ton palmage en réglant le baudrier plus ou moins haut
Je précise que je suis contre le largage de la ceinture au fond (en surface oui par contre)
Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 03 décembre 2007 à 02:22:33
(http://mgl.skyrock.com/big.9720564.jpg?28388407)
Photo réalisée à Nemo 33, la piscine la plus profonde du monde avec ses 35m de profondeur.

http://www.nemo33.com/ (http://www.nemo33.com/)
Pq 33 et non 35 ?
Le nom a été déposé avant le commencement des travaux mais le sol, instable, n'a pas été coopératif et n'a pu être stabilisé qu'à 35m de profondeur.
La souille a été réalisée par remplissage du trou par de la Bentonite, et des plongeurs ont ferraillé et bétonné un bouchon au fond de la fosse (2 ou 6m d'épaisseur, mes collègues sont pas d'accord entre eux)
Les ancrages du bouchon descendent à -50m

Le chauffage de la piscine se fait par panneaux solaire, le brassage de l'eau par les bulles des plongeurs qui remontent et créent une aspiration entre les 2 bassins.

Autre piscine à chauffage naturel :

(http://img75.imageshack.us/img75/6234/kmb02aa7.jpg)

Station d'épuration d'Anderlecht
17 m de profondeur mais vu que le fluide est plus dense que 1, on doit mesurer la pression subie par le plongeur durant toute la plongée.
Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 03 décembre 2007 à 02:52:38
2 tenues moins courantes :

Tenue Aquadyn :

(http://mgl.skyrock.com/big.9720372.jpg?28388407)
Photo réalisée durant l'instruction
Cuve d'exercice avec vitre d'inspection, les travaux se déroulent en masque occulté.

Volume constant, pas de détendeur, on régle de débit d'arrivée d'air et le débit de la purge.
Principalement utilisé en nucléaire et en eaux fortement polluée

Quasi impossible d'avoir un problème d'alimentation en air (c'est juste une vanne)

Mais si on régle mal, soit on remonte comme un ballon soit on descend comme une enclume (et là c'est mortel car on peut être écrasé dans le casque par un effet ventouse)

On ne peut pas travailler couché ou les pieds en l'air avec cette tenue

Tenue Draeger :

(http://mgl.skyrock.com/big.5348407.jpg?28388407)

(http://mgl.skyrock.com/big.9720268.jpg?28388407)

Tenue ancienne et ne pouvant normalement plus être utilisée sur chantier.
Une seule alimentation en air au moyen d'un détendeur (éventuellement par l'inflateur)
La vitre s'ouvre et peut casser (alors que sur les autres casques la vitre est en Lexan pare balles)

Pour parler, on doit respirer dans le volume : on respire donc en circuit clos, gros risques d'asphyxie

La flottaison se fait par le nez : on inspire et recrache par la bouche dans le détendeur pour descendre et on respire et recrache par le nez pour monter
Super léger, assez confortable mais très froid en hiver car de la condensation se forme sur la cagoule.

Titre: Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: Ibis le 03 décembre 2007 à 03:10:04
Quel matériau pour la combi ?

3 matériaux sont principalement proposés :

Le néoprène que la quasi totalité des plongeurs utilisent, chaud, existe en étanche, semi étanche, humide, en différente épaisseur, confortable.
Par contre, de par son principe (des bulles d'air emprisonnées dans un polymère), on doit se lester en fonction de la combi.

Matériau qui ne convient que très peu au travaux car :
difficile à entretenir (déchirure)
impossible à nettoyer en cas de contact avec des hydrocarbures, graisses, etc

Avantages :
Chaud, souple, permet une bonne aisance.

Le trilaminé, qu'on trouve de plus en plus.
Ne sert qu'à la confection de volumes étanches

Il s'agit d'une espèce de cordura, en 3 couches, avec toutes les contraintes du cordura : pas extensible pour un sou (bonjour l'engoncement), froid, une vraie saloperie à réparer en cas de fuite (il faut réparer l'intérieur et l'extérieur)
Très difficile à nettoyer
Bref, j'aime pas

Le caoutchouc qui constitue la quasi totalité des volumes étanches utilisés en TP
Ces volumes sont beaucoup plus cher mais peuvent être réparé en 5' si on dispose de rustines (denrée rare avec les tubeless)
Elastique, souple, résistant, se nettoye facilement, idéal mais froid et condensation sont au menu de chaque plongée...
Titre: Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Aerazur le 04 décembre 2007 à 17:14:34
 :)...Bravo Ibis, un régal!

Moi qui n'y connais rien, je suis totalement admiratif. Mais autant la piscine à 35m ce doit etre magnifique, autant la cuve de la station d'épuration, très peu pour moi...

Au passage, j'imagine le mental necessaire....   :akhbar:
Titre: Re : Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 17:26:10
:)...Bravo Ibis, un régal!

Moi qui n'y connais rien, je suis totalement admiratif. Mais autant la piscine à 35m ce doit etre magnifique, autant la cuve de la station d'épuration, très peu pour moi...

Au passage, j'imagine le mental necessaire....   :akhbar:

La piscine de 35m c'est limite trop facile et plein de gens font les cons dedans mais cela permet une approche de la profondeur en toute sécurité
Et dans mon cas de plonger en eau chaude  ;D

Oh le mental c'est surtout avoir confiance en l'équipe et dans le matériel, il m'arrive encore d'hésiter avant de sauter à l'eau et qu'on me gueule "SAUTE" à la radio.  Ilm'est aussi arrivé de tout arrêter et demander à retirer mon casque et qu'on me ré explique une nouvelle fois la procédure à suivre.

mais il faut surtout :

* ne pas se laisser distraire car on a vite fait de mettre les mains là où il ne faut pas
Dans mon cas, je chante (jusqu'à ce qu'on me dise de la fermer), je me remémore mes BD, quitte à rire tout seul, quand vraiment c'est la panade, j'arrête tout et me tape la discute 5' avec la surface

* garder en tête la disposition des lieux afin de pouvoir refaire un schéma de l'avancement du travail

Un cas flagrant de "paumage" : plongée à 12 m, zou d'une balle, arrivée au fond et là...
euuuuuuuuuuuh surface, tu peux me rappeler pourquoi je suis descendu...
J'étais perdu, plus moyen de me rappeler ce que je foutais là

Autre profondeur : 52m, on m'a montré une inspection vidéo que j'ai réalisé (je tenais la caméra et la bougeais sur ordre), je suis incapable de me rappeler ce que j'ai foutu au fond.
Je me rappelle la descente, et une partie de la remontée

Ce soir si vous êtes sages (et demandeurs) :
démolition au non-explosif
Titre: Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Sylvain74 le 04 décembre 2007 à 17:42:18
Merci Ibis pour toutes ces infos des plus intéressantes, même si elles ne sont pas des plus utiles au quotidien. Peux-tu nous parler un peu de l'apnée et de ses risques (syncope, hyperventilation, etc...  ;))
Merci,

Sylvain.
Titre: Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Kilbith le 04 décembre 2007 à 17:48:22
Bonsoir,

C'est vrai que cela ne roucoupe pas ma pratique niveau1...  :ohmy:

Mais, AMHA, ces informations sont aussi utiles au quotidien. Pas directement, mais elles nous permettent de mieux comprendre les facteurs à prendre en compte quand on évolue dans un milieu hostile. Ca, c'est universel.
Continue PLZ !

Ceci dit si tu fais, en plus, un truc sur l'apnée.....Je suis preneur  ;D
Titre: Re : Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 21:23:13
Bonsoir,

C'est vrai que cela ne roucoupe pas ma pratique niveau1...  :ohmy:


Euuuuuuuuuuh
développe que je puisse te répondre parce que en général quand je donne cours à des débutants et que le moniteur est présent, j'ai droit à un regard noir  ::)

Déjà je sais que plonger seul doit te sembler bizarre alors que par rapport à un plongeur TEK ou spéléo je ne suis jamais seul

L'apnée

Je ne pratique pas l'apnée au sens strict.
Quand je suis en forme, je tiens mes 3' et descend à 10m sans soucis (vive Nemo)
Pour un brevet, on m'a demandé de descendre à 30 m, j'y ai été mais j'ai pas aimé

3' 30" est la plus longue apnée que je m'autorise, et déjà là je dois subir une vingtaine de seconde de spasmes très désagréable

Pour le moment, ce sont des petites apnées : 1' en statique (4m) ou 50m (en bassin de 25m), ou quand je suis en forme, les 2 longueurs +2 diagonales du bassin donc rien d'extraordinaire

Je pense que vos demandes sont plus orientées vers l'apnée en mer ou en tout cas, en milieu naturel
je ne pratique pas ce genre d'apnée pour le moment mais si je devais le faire :

à minimum 2, avec chacun sa bouée type boudin afin de pouvoir se reposer muni d'un fanion bien visible (obligatoire en France pour les chasseurs mais pas pour les apnéistes je pense), voire un strobe si le temps est gris
pour l'avoir déjà vu, je mettrais un gilet fluo orange car le plus grand danger en apnée, ce sont les petites embarcations à voile, genre planche à voile

Pour les apnées, rien n'empêche de descendre à 2 ou 3 tant qu'on remonte en même temps vu qu'il y a un risque de syncope :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez-vous_syncopal_des_7_m%C3%A8tres (http://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez-vous_syncopal_des_7_m%C3%A8tres)

ou qu'un plongeur soit en surface à surveiller mais dites vous que si un pépin arrive à 7m et que votre lestage n'est pas bon (trop négatif), le plongeur surface ne vous récupérera qu'à -10 m au moins, s'il arrive à descendre

hyperventilation :
bof bof bof
1' au repos, respiration normale, puis hyperventilation dans les 10 dernières secondes mais pas plus

Investissement que je pense utile en apnée :
un mini biberon, au cas où, mais en chasse vous tombez dans l'illégalité si vous vous faites gauler avec un appareil respiratoire
Si cela existe car je n'ai vu que les proto chez JP petit : un gilet automatique dont on règle le temps maximum d'apnée avant que le gilet ne se gonfle

Pour débuter, rien ne vous empèche de plonger à 2 : un en bouteille qui attend au fond et l'autre qui faites qlq yoyo, puis on inverse
Bien respecter les tables de plongée pour ne pas risquer un accident de déco en faisant le yoyo après la plongée bouteille

Un site un atypique : http://www.jp-petit.org/dangers/apnee_mort_loic_leferme.htm (http://www.jp-petit.org/dangers/apnee_mort_loic_leferme.htm)
Je n'adhère pas à tout mais Petit a un certain point de vue qui se défend
Titre: Re : Plongée sous marine [IMG]
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 21:29:37
Article en cours d'écriture :

Démolition au moyen de non explosif :

http://www.capral.fr/ (http://www.capral.fr/)

Si je vais rédiger un article sur ce genre d'article c'est que :

on l'utilise en plongée
n'importe qui peut s'en procurer, on ne peut pas le détourner de son emploi initial
pas mal d'entre vous ont l'air de passer du temps dehors et je sais que parfois on se creuse la tête pour casser un truc ou l'autre et on ne pense pas à ce genre d'article

(http://www.capral.fr/nonex/pres/images/cartouche.jpg)
Ca a la couleur d'un explosif, ça a le goût de l'explosif mais ce n'est pas de l'explosif

"NoneX est un nouveau procédé pyrotechnique de démolition de blocs de rochers, de béton, de métal ou de bois, particulièrement adapté en milieu urbain ou sensible !
Le procédé NoneX a pour principe, lors de la mise en fonctionnement, de créer un phénomène thermique couplé d’une poussée directionnelle de très forte puissance. A la différence des explosifs classiques, cette réaction est relativement lente (quelques dizaines de mètres par seconde) ce qui ne génère ni vibration, ni onde de choc, ni souffle. Les projections s’en trouvent ainsi nettement réduites.
La cartouche NoneX est composée d’une poudre faiblement inflammable comprimée dans un tube plastique. L’utilisation des cartouches ne nécessite pas d’autorisation de mise en oeuvre pour des tirs à l’unité."


Et ça marche super

Sauf que :

il faut pouvoir creuser un ou des trous assez profond
il faut pouvoir mettre une bourre efficace et avoir le temps de laisser se figer cette bourre

Testé sous l'eau à 4m : bloc de béton ferraillé (cube de 700), avec une cartouche de 6 gr au centre, le bloc a été fractionné en morceaux qu'il a été très facile de dégager à la main
le problème a été le ferraillage mais rien de compliqué avec un bon marteau piqueur et une brocco

Je n'ai pas testé les autres méthodes proposées mais le principe reste le même que l'eau qui gèle dans un trou : c'est lent mais ça à l'air super efficace

je reste septique par contre pour un usage sur de grandes sections en bois, le bois pouvant se déformer à la pression sans nécessairement se fendre.

Je tente de retrouver la vidéo de démo où le gars s'assied sur le bloc qu'il fait péter.

Usage d'explosif en plongée sous marine :

Un kilo d'explosif est mortel pour tout plongeur dans un rayon de 100 m autour du point d'explosion.

On peut utiliser des charges pour "faire péter des trucs" sous la direction d'un artificier mais on peut également utiliser des charges dirigées sur des canalisations au lieu de les découper à la main et avoir une découpe moins précise.
Je n'ai jamais utilisé d'explosif, juste eu un cours théorique de mise en oeuvre et sécurité.

Titre: Re : Re : Plongée sous marine (Post 1)
Posté par: enzo le 04 décembre 2007 à 22:28:58
Quel matériau pour la combi ?

3 matériaux sont principalement proposés :

Le néoprène que la quasi totalité des plongeurs utilisent, chaud, existe en étanche, semi étanche, humide, en différente épaisseur, confortable.
Par contre, de par son principe (des bulles d'air emprisonnées dans un polymère), on doit se lester en fonction de la combi.
Matériau qui ne convient que très peu au travaux car :
difficile à entretenir (déchirure)
impossible à nettoyer en cas de contact avec des hydrocarbures, graisses, etc
Avantages :
Chaud, souple, permet une bonne aisance.
Bonsoir à tous  :)
C'est le néoprène refendu que j'utilise depuis 90 pour la plongée et la chasse....
Mais comme le dis Ibis souple mais fragile ; sur terre pour les déplacement c'est très agréable !  :love:
C'est une 5 mm que j'utilise depuis le début !
Au début il y a une petite entrée d'eau du fait qu'il faille la mouiller afin de pouvoir " glisser dedans car le néoprène refendu , àsec personne ne rentre dedans !
Ainsi la petite pellicule d'eau présente entre la peau et la combine est réchauffée par le corps !
Le must est lorsque l'on plonge en hiver est de se " laisser aller  " dedans  :lol:
ça réchauffe sur le moment mais après................ :'( au moment de se déséquiper .............on a de la place ! mais bon qui ne l'a pas fait !!!
Avec un bon entrainement en apnée statique , je suis arrivé à 3'32" à -4m  et 1 aller-retour + 3/4 de bassin en dynamique ( 33 m le bassin ) avec des palmes de chasse bien sur ; des Omer (millénium ).
J'ai toujours refuser de faire le metier de mon père ( maintenant il dors en paix )
qui était la soudure !!! J'imagine ce que j'aurais pu faire à présent en lisant ce super post D'Ibis  :up:   
Mais bon l'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.......
enzo



Titre: Re : Plongée sous marine [IMG]
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 22:40:53
Pour enfiler une néoprène sans flush à l'intérieur ou pour des manchons en latex, je mets du lubrifiant :

lubrifiant vétérinaire pour inspection vaginale et anale

3€ le litre, 12€ pour 5 litres en pharmacie

pas d'odeur, à base d'eau, donc pas de résidu
n'attaque pas le néoprène (pas comme le dreft et autre savon liquide)

C'est une réaction physiologique de se pisser dessus, je mets des langes quand je ne suis pas sûr de pouvoir sortir à temps pour la vidange
Titre: Re : Plongée sous marine [IMG]
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 22:50:17
Piscine ludique permettant des plongées à 10m (sont cools les allemands sur ce coups là) :

http://www.monte-mare.de/de/rheinbach.html (http://www.monte-mare.de/de/rheinbach.html)

et pour ceux qui veulent comparer un salon de la plongée en Allemagne http://www.boot.de (http://www.boot.de)et en France http://www.salondelaplongee.com/ (http://www.salondelaplongee.com/)...

Le salon du nautisme http://www.salonnautiqueparis.com/ (http://www.salonnautiqueparis.com/)de Paris est un salon différent et s'apparente plus au boot

Je vais à Paris rencontrer des fournisseurs le 14 janvier, pour le Boot, je ne sais pas encore

Salon du nautisme : du 01 au 09/12/07 (donc maintenant)
Salon de la plongée : du 11 au 14/01/08
Boot : 19 et 20/01/08
Titre: Re : Re : Plongée sous marine [IMG]
Posté par: enzo le 04 décembre 2007 à 22:50:51
C'est une réaction physiologique de se pisser dessus, je mets des langes quand je ne suis pas sûr de pouvoir sortir à temps pour la vidange
Tu m'étonnes !!! une combinaison étanche avec les caleçons longs en coton qui vont bien avec  !!!!  :lol: c'est maman qui va pas être contente !!!
Je plaisante mais le plus souvent on se retiens mais il y a des fois ou ça fait du bien : sortie la veille en pub de la bière ( guinness , withebread , Kilkenny etc... )
Bon le lendemain matin t'es pas au top t'as froid bon tu te réchauffes  ;D mais en temps normal y ' a le pipi avant plongée !
J'utilise de l'eau chaude en hiver sans savon pour nous simples plongeurs  ;)
Y'a bien le talc mais bon  :-\ ou le sac plastique enfilé aux extrémités !
Mais le principal est de pouvoir descendre en de bonnes conditions et surtout de regagner la surface sans sushis !!! !
Merci pour le tuyau  ;)

Titre: Re : Plongée sous marine [IMG]
Posté par: Ibis le 04 décembre 2007 à 23:13:59
Je ne ferme ma combi (étanche) que lorsque j'ai réussi à pisser, quitte à attendre 5'

En fait, le pipi du plongeur, c'est en partie le froid et en partie une compression des jambes qui font croire au cerveau un trop plein en liquide dans l'organisme => vidange du surplus.

Je ne me retiens pas en humide ou semi : s'il faut que cela sorte, tant pis et je rince à l'eau et parfois au détol en été je trouve vraiment trop désagréable de se retenir.
Mais je bois bcp en plongée loisir: je rince mon détendeur fréquemment et bois une petite gorgée
En mer par contre... bof quoi mais cela ne m'empêche pas de manger des huîtres au fond quand on ne peut pas les remonter.

Pour la soudure, je pratique en surface (je débute) à l'arc et TIG / MIG, dans l'eau c'est autre chose  ::)
Le sommet c'est la soudure en caisson hyperbare
Titre: Re : Re : Re : Plongée sous marine : je continue ?
Posté par: Sylvain74 le 05 décembre 2007 à 09:51:06
hyperventilation :
bof bof bof
1' au repos, respiration normale, puis hyperventilation dans les 10 dernières secondes mais pas plus

Oui, pas plus...  :D
Une hyperventilation trop poussée augment fortement les risques de syncope, il me semble.
Le mécanisme est symple (si je dis des conneries n'hésitez pas...) : en hyperventilant, au début on augmente un peu l'oxygénation du sang et on diminue la concentration en CO2. Glop. Si on pousse trop, il n'y a pas plus d'O2 qui se fixe, par contre on continue à virer le CO2. Or le mécanisme régulant la respiration se régule selon la concentration en CO2 (enfin pas directement le CO2 mais c'est lié à sa concentration). Donc en hyperventilant, on le trompe : il croit que c'est bon, on se sent à l'aise (bah voui, quoi, y'a pas à respirer, puisque y'a pas trop de CO2 !) mais y'a plus trop d'oxygène. Là, pas glop. C'est plus compliqué que ça dans la réalité, mais pour simplifier c'est ça.
Donc bien relaxer avant le canard, en respirant profondement, et en laissant du temps entre les apnées, c'est plus efficace et moins risqué, surtout pour les pratiquants occasionnels donc je fais partie  :)

Un autre truc me vient à l'esprit en lisant le coup du pipi dans la combi...
En apnée ou en chasse, on se déhydrate vachement vite, je trouve... Le froid, l'eau salée, l'effort, tout ça doit y contribuer. Une bouteille d'eau sur le bouée de signalisation est un vrai plus vachement agréable. En plus ça rince le gosier qui a tendance à être un poil salé... Et quitte à pisser dans la néo, autant pisser clair !  ;D

A+,

Sylvain.



Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: JC le 05 décembre 2007 à 10:24:55
Pas mal de trucs à dire sur l'apnée... je vous fais partager un cours que j'avais créer à ce sujet.

J'espère qu'il vous permettra de faire le point. Si des choses vous turlupinent, n'hésitez pas...







DEFINITION :

L’apnée est une suspension plus ou moins prolongée de la ventilation, volontaire ou non.



GENERALITES :

De tout temps l’apnée a été un moyen de gagner sa vie. A mesure quelle est devenue un sport, la science a  tenté d’expliquer et de comprendre son fonctionnement. Comme en plongée en scaphandre, l’apnéiste est sujet à des phénomènes mécaniques, biochimiques et biophysiques consécutifs aux variations de pression.

En théorie, sa durée est fonction du volume pulmonaire. Pour un litre d’air contenu dans les poumons, l’arrêt possible de la ventilation est d’une durée de 1O secondes. Toutefois ce chiffre ne correspond pas à la réalité.

 En effet en 1959, l’américain FOSTER après 30 mn d’inhalations d’O² a réussit une apnée statique en piscine de 13mn 42s.

En 1990 l’italien PELIZARRI restait quand à lui 6mn 13s en apnée dans les mêmes conditions mais sans O².

 En 1996 le réunionnais ANDY LE SAUCE a réalisé une immersion de 7 mn 35s.

En  1999 PELIZARRI descendais à 150 m.

En pratique on distingue plusieurs disciplines:

·   L’apnée statique.
   
·   L’apnée dynamique.
   
·   L’apnée en poids variable,  pratiquée avec une gueuse pour la descente, et un ballon pour la remontée. Elle permet d’atteindre des profondeurs très importantes.
   
·   L’immersion libre qui se pratique sans palmes et  nécessite de se haler le long d’un câble pour atteindre les profondeurs.
·   Le PMT qui permet aux débutants un premier contact avec la mer et l’apnée.
   
·   L’apnée en poids constant. C’est la discipline de base, l’apnéiste descend et remonte à la palme sans changement de lestage ou modification de volume de manière artificiel



LES LIMITES THEORIQUES DE L’APNEE :

Pour un sujet moyen, l’apnée peut  être de :

-10s suite à une expiration forcée.
-20s suite à une expiration normale.
-30s suite à une inspiration normale.
-60s suite à une inspiration forcée.
-1mn 30s à 2mn 30s suite à une hyperventilation.

Toutefois, la qualité de l’apnée dépend de plusieurs facteurs théoriques, que ce soit en ce qui concerne la durée ou la profondeur.


1/ LA DUREE THEORIQUE :

Après une inspiration forcée, les réserves d’O² dans les poumons et les tissus sont d’environ 2 litres dont les trois quart utilisables.

Or avec 1 litre d’O² on obtient des combustions génératrices de 4,8 calories. Les réserves utilisables peuvent donc fournir 7,2 calories.

Le métabolisme basal consomme 1,4 calorie par minute. Ainsi pour un sujet moyen la durée théorique est de 5mn 14s.


2/ LA PROFONDEUR THEORIQUE :

Ce sont les propriétés mécaniques de l’ensemble formés par le thorax, l’abdomen, les poumons et leur contenu qui limitent la profondeur que peut atteindre un plongeur en apnée.

Celui ci part avec un certain volume d’air, au cours de la descente, la pression augmentant, le volume diminue proportionnellement.

Toutefois les cavités dans lesquelles l’air est emprisonné ne peuvent être totalement écrasée. Certaines de ces cavités sont rigide, comme les bronches, les cavités buccales, les fosses nasales, les sinus, l’oreille interne, constituent l’espace mort anatomique.

De plus la rigidité de la cage thoracique ne permet pas l’écrasement total des poumons.

Après une expiration forcée en surface il reste toujours de l’air dans les voies aériennes supérieures et les poumons.. Ce volume représente environ un quart du volume total. C’est le volume résiduel.

On peut dire que la limite théorique de profondeur est atteinte lorsque le volume pulmonaire est réduit au volume résiduel.

Ainsi, si la capacité pulmonaire totale d’un sujet moyen est d’environ 6 litres, dont un volume résiduel de 1,5 litres.

 P= volume pulmonaire/volume résiduel = 6/1.5 = 4 b

Un être humain ne peut donc pas dépasser la limite théorique de 30m.

De plus, l’espace mort du masque dont on doit compenser le placage au cours de la descente, la compensation de l’oreille interne, la consommation d’02 qui peut atteindre 1/3 de litre par minute, l’azote qui se dissout dans l’organisme pour équilibrer les rapports entre pression des gaz pulmonaire et tension des gaz dissous lors de la descente concourent à réduire les performances possibles.

En outre, l’âge réduit la compressibilité de la cage thoracique. Si à 20 ans on peut descendre à 38m, à 60 ans on ne peut qu’atteindre les 20m.



LES MODIFICATIONS PHYSIOLOGIQUES :


1/ LES MODIFICATIONS CARDIO-VASCULAIRES :

On note une bradycardie importante, de l’ordre de 7% et jusqu’à 20% avec le visage immergé.
La tension artérielle baisse légèrement au début de l’apnée pour remonter doucement jusqu’à la fin.

Le froid provoque quand à lui une tachycardie initiale suivie d’une bradycardie. toutefois, ces modifications peuvent être altérés par le port d’un masque occultant une partie des récepteurs sensibles au froid.

Une constriction des vaisseaux provoque un transfert circulatoire vers les organes nobles. Ceci est vrai pour toute apnée.

Le "Blood Shift" ou érection des poumons explique le dépassement de la profondeur maximale théorique. Dès lors que le volume du thorax ne peut plus être modifié par ce qu’il atteint les limites de son élasticité, et que la pression continue à augmenter, il se crée une dépression qui attire vers le thorax une partie des viscères abdominaux, qui à leur tour refoulent le diaphragme en direction de la tête. Le sang (liquide donc incompressible) présent dans les gros tronc veineux et les viscères de l’abdomen, afflue pour remplir les poumons mis en vide relatif.

Cet afflux sanguin améliorerait la résistance locale en s’opposant aux effets de la pression ambiante. Pour des plongée de 30m à 42 m le transfert de sang peut atteindre de 850ml à 1047ml. Lors de la remontée, le sang reflux.

Ce phénomène permet de lutter contre la mise en dépression des poumons. On estime ce volume sanguin à la profondeur de 60m à environ 1 litre. Si cette érection pulmonaire est insuffisante le plasma sanguin est aspiré dans les alvéoles pulmonaires et provoque un OAP.


2/ LES MODIFICATIONS GAZOMETRIQUES :

1/ L’apnée en surface: (voir graphique N°1).
Durant l’apnée, l’O2 est consommé par les cellules. Ainsi la Pp d’O2 diminue dans les alvéoles pulmonaires. De l’autre coté, les cellules rejettent du CO2 et donc la Pp de dioxyde de carbone augmente faiblement..

Cette différence de pression se traduit par un changement de composition chimique du sang. En effet la partie  la plus importante de CO2 se dissout dans le plasma sanguin et provoque une acidification du sang.

Cette acidité transmise au liquide extra cellulaire cérébral (liquide céphalo-rachidien) est perçue par des chémorécepteurs situés dans le bulbe rachidien qui met en action le centre respiratoire pour interrompre l’apnée.

L’hyperventilation peut permettre de baisser par une ventilation profonde et rapide durant 2 ou 3 minutes, de rabaisser la Pp de CO2 dans les alvéoles pulmonaires. Le sang devient alors plus basique, et une hypoventilation ou une apnée réflexe pour que la Pp de CO2 revienne à la normale

Après hyperventilation, la Pp de CO² abaissée artificiellement reste faible tout au long de l’apnée. La Pp d’O² un peu plus élevée au départ chute jusqu’à l’anoxie, pouvant provoquer une syncope. L’apnéïste, dont la Pp de CO² reste faible et en dessous du seuil de stimulation du bulbe rachidien, ne peut interrompre son apnée.

2/ L’apnée en profondeur : ( schéma N°2 ).

La pression hydrostatique joue un rôle important dans les variations alvéolaires et artérielles des Pressions partielles d’O² et de CO².

Lors de la descente, l’augmentation de la pression ambiante élève la Pp d’O² dans les alvéoles et participe au rallongement de l’apnée et concoure à une sensation de bien-être.

Le signal de la remontée est donné par les centres respiratoires stimulés par l’augmentation de la Pp de CO².

Au cours de la remontée, la pression ambiante chutant, les Pressions partielles baissent  et peuvent aussi conduire à une syncope dans les derniers mètres.

C’est le rendez vous syncopal des 7 mètres. La Pp d’O² est insuffisante et provoque une anoxie conduisant à une syncope.

Ce phénomène est augmenté par la position verticale de la tête qui assure une moins bonne irrigation du cerveau, ainsi que par un retour veineux plus difficile dû à une inversion de positionnement.

De même, la « repositivation » de la pression intrapulmonaire engendre une diminution de la tension artérielle et donc de l’irrigation cérébrale.

De plus l’hyperextension de la tête, regardant la surface, comprime le bulbe rachidien, et étire le sinus carotidien entraînant une syncope vaso-vagale.

Enfin la bradycardie provoque une baisse du débit artériel.

Tous ces facteurs concourent à déclencher ce phénomène.

Toutefois des signes avant coureur permettent à l’apnéîste et à son coéquipier  d’éviter le pire. ( schéma N° 3 ).




LES PATHOLOGIES DE L’APNEE :

Tout comme en plongée scaphandre, l’apnée est régit par des lois physiques. Les lois de DALTON et de MARIOTTE agissent et interfèrent sur l’apnée. De même que les lois de HENRY, et d’ARCHIMEDE.


1/LES ACCIDENTS BAROTRAUMATIQUES :

Ils concernent essentiellement comme en plongée bouteille les oreilles, les sinus et les yeux.


2/ L’ŒDEME DU POUMON :

C’est un accident grave qui peut survenir au delà de la profondeur maximale théorique, par manque ou mauvais entraînement et préparation.

Lorsque le volume pulmonaire total est inférieur au volume pulmonaire résiduel, les alvéoles placées en dépression aspirent le plasma sanguin. Les poumons gorgés de liquide n’assurent plus leur fonction. C’est l’œdème du poumon. Il peut être reculé voir évité avec l’entraînement.


3/ LE SURMENAGE CARDIAQUE :

La répétition des plongées en apnée représente un effort cardiaque important. L’alternance de bradycardies dues à l’immersion et de tachycardies dues à l’hyperventilation est un facteur aggravant. A la longue cela peut provoquer une fatigue du myocarde pouvant conduire à des accidents graves.


4/ L’ACCIDENT DE DECOMPRESSION :

Des plongées profondes et répétées pendant plusieurs heures, des remontées rapides et des séjours en surface trop courts pour permettre la désaturation de l’azote, peuvent amener à des accidents de décompression. C’est l’effet taravana. C’est surtout la vitesse de remontée rapide > à1.5m/s qui un facteur déterminant de ce type d’ADD.

 Il s'agit d'un accident surtout spécifique aux pécheurs de perles polynésiens qui effectuent de nombreuses plongées à plus de 30m.

De même, l’utilisation de locoplongeur par les chasseurs sous marin, permettant des immersions profondes sans effort important, avec des temps de récupération insuffisants en surface, fait apparaître des tableaux d’ accidents de décompression.

Les symptômes sont très variés. Malaise, fourmillements, trouble de la vue ou de la parole, paralysies, etc. Ils doivent être traité en caisson hyperbare.


5/ L’INTOXICATION AU GAZ CARBONIQUE :

L’espace mort du tuba trop important va amener le plongeur à respirer superficiellement son propre air chargé en gaz carbonique. Au bout d’un certain temps, des nausées, des vomissements, des vertiges et une grande fatigue apparaissent et sont les signes de l’hypercapnie ou intox au CO².

La syncope hypercapnique, due à une hyperventilation excessive provoque elle aussi une intoxication au CO². (cf § modifications gazométriques).

Enfin, le rendez vous syncopal des 7 mètres fait aussi parti des accidents toxiques dus au CO². (cf § modifications gazométriques).


6/ LA SYNCOPE HYPOGLYCEMIQUE :

Elle intervient lorsque le taux de sucre tombe en dessous de 0.8 mg  par litre de sang, suite à un effort intense, répété et prolongé. Mais également lorsque les conditions climatiques (froid) augmentent les dépenses énergétiques.


7/ LA SYNCOPE HYPEROXYQUE :

Elle peut intervenir lors de respirations d’02 en surface, ou lors de plongées à grande profondeur lorsque la Pp d’O2 est supérieure à 1.6 b.


8/ LA SYNCOPE THERMO DIFFERENTIELLE :

Voir cours sur la régulation thermique, et l’hypothermie.



LES FACTEURS FAVORISANTS L’APNEE :


1/ AVANT L’APNEE:

·   Bonne préparation physique. Gymnastique respiratoire, permettant un brassage de l’air.
·   Eviter les efforts.
·   Respecter la règle du tiers temps.
·   Relâchement musculaire maximal en particulier celui de la ceinture abdominale, pour augmenter le volume ventilatoire.
·   Expiration forcée pour chasser l’air résiduel, et permettre un brassage.
·   Effectuer un bon canard.


2/ PENDANT L’APNEE:

·   Effectuer un palmage ample.
·   Prendre une position hydrodynamique.
·   Eviter les gestes parasites.
·   Préparer sa plongée avant le départ, le travail cérébral est un gros consommateur d’O2.
·   Ne pas forcer son apnée et remonter avec une marge de sécurité.
·   Lors de la remontée respecter les règles pour éviter la syncopes. 



LA PREVENTION :

·   Utiliser du matériel adapté à l’apnée.
·   Calculer son lestage en fonction de la profondeur d’évolution. L’apnéiste doit être équilibré à mi profondeur de celle qu’il cherche à atteindre.
·   Pratiquer l’apnée à deux du même niveau pour assurer une surveillance réciproque Parler  à son coéquipier plutôt que répondre par le signe OK, on a pu constater à de nombreuses reprises que des apnéistes en phase pré syncopale effectuaient ce signe par automatisme.
·   Limiter le nombre d’apnée, et prendre des temps de récupération suffisant.
·   Avoir une alimentation équilibrée adaptée à l’effort.
·   Pas d’hyperventilation, utiliser la règle du tiers temps.
·   Pas d’apnée après une plongée.
·   Remonter la tête droite.
·   Balisage de sécurité en surface.
·   Ne pas prendre d’air sur un bloc de plongée.
·   Ne pas forcer ses apnées et remonter dès que l’envie s’en fait sentir.


CONCLUSION :

La connaissance des mécanismes de l’apnée, des risques d’accidents et des techniques permet de repousser plus loin les limites de l’apnée.

Toutefois les risques d’accidents étant très importants, il convient de respecter les règles de sécurité.
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 11:44:11
 :love:

Très bien le cours

Le jour où je dois descendre à 200m, ce ne sera pas en apnée  :o mais pour la faible profondeur, je ne peux que conseiller d'essayer, même si je ne suis pas fan
Les kit de démarrage PMT D4 sont pas mal pour cela

Vous plombez pas, cela ne sert qu'à rester au fond
un beauuuuuuuuuu canard et vous êtes déjà à -5m avant de commencer à vraiment palmer
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: JC le 05 décembre 2007 à 13:22:57
Merci Ibis...

Je ne plongeouille plus trop désormais, et au moins moitié moins de plongées que toi. Mais dans des environnements et des conditions tout aussi différentes.

J'ai regardé vers la profession de scaph pro aussi lors de mon passage à l'INPP à Marseilles, mais bon, c'est pas un job facile et c'est usant. Néanmoins le classe III m'aurais bien tenté.

Pour revenir sur tes propos sur l'apnée. Je déconseille fortement l'usage d'un bloc de sécu. Deux raisons pour cela.

La première, si le bloc est mis sur un pendeur à une certaine profondeur cela va pousser les apnéistes à dépasser leurs limites, à ne pas faire attention à leurs sensations. Tu parlais de "spasmes", je crois que tu dois voir de quoi je parle donc.
Le risque étant de voir les gens "taper" profond sans en avoir le niveau et la technique. Pousser le bouchon un peu loin en apnée se paye cash.

La deuxième raison, ces mêmes gens risquent en remontant l'accident le plus grave de la plongée... la surpression pulmonaire.
En effet, lors de la remontée le risque est de ne pas avoir d'expiration. Tu as déjà du faire des remontées sans embouts. J'ai les souvenirs de celles que je faisais de -30m... c'est pas facile à gèrer.
En apnée tu as le réflexe de ne pas expirer lors de ton retour vers la surface. Donc si tu modifie Mariotte au fond tu risque gros.
D'ailleurs, il était formellement interdit de donner de l'air à un apnéiste.

Je ne développe pas le risque secondaire d'ADD qui est malgré tout légèrement présent avec ce genre de système.

 
 
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: emmuel le 05 décembre 2007 à 13:32:35
A toutes fins utiles, j'en rajoute une couche.
Vous en fait ce que vous voulez mais c'est une chose à lire et à avoir en tête.

http://www.jp-petit.com/dangers/apnee.htm
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: kartoffel le 05 décembre 2007 à 13:40:35
JC, ton cours est top  :up: J'ai appris plein de trucs.

Est-ce que j'ai ta permission pour le mettre dans notre wiki ? A moins que tu veuilles l'y mettre toi même.
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: JC le 05 décembre 2007 à 13:55:24
Mon cours dans le Wiki ?  :o bin je sais pas quoi dire... sinon oui.  :up:

J'espère qu'il ne contient pas trop d'erreurs et je vais essayer de retrouver quelques schémas en plus.

Pour ce qui est de la mise en page, je veux bien que tu le fasse, je suis une buse en info. Et si cela t'intéresse je l'ai en fichier Word...
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Maximil le 05 décembre 2007 à 15:45:11
166 mètres de long en apnée  ici  (http://www.abrutis.com/video.php?id=1997)
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 18:12:31
166 mètres de long en apnée  ici  (http://www.abrutis.com/video.php?id=1997)

A l'horizontale et en bassin, en eau libre ils ont dépassé les 200m (225m)

A la verticale, c'est 209.6 m
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 18:21:19

Pour revenir sur tes propos sur l'apnée. Je déconseille fortement l'usage d'un bloc de sécu. Deux raisons pour cela.

La première, si le bloc est mis sur un pendeur à une certaine profondeur cela va pousser les apnéistes à dépasser leurs limites, à ne pas faire attention à leurs sensations. Tu parlais de "spasmes", je crois que tu dois voir de quoi je parle donc.
Le risque étant de voir les gens "taper" profond sans en avoir le niveau et la technique. Pousser le bouchon un peu loin en apnée se paye cash.

La deuxième raison, ces mêmes gens risquent en remontant l'accident le plus grave de la plongée... la surpression pulmonaire.
En effet, lors de la remontée le risque est de ne pas avoir d'expiration. Tu as déjà du faire des remontées sans embouts. J'ai les souvenirs de celles que je faisais de -30m... c'est pas facile à gèrer.
En apnée tu as le réflexe de ne pas expirer lors de ton retour vers la surface. Donc si tu modifie Mariotte au fond tu risque gros.
D'ailleurs, il était formellement interdit de donner de l'air à un apnéiste.

Je ne développe pas le risque secondaire d'ADD qui est malgré tout légèrement présent avec ce genre de système.
 

Prendre de l'air à -30 en apnée fait vachement mal mais pour un apnéiste (j'aurais dû préciser chasseur) qui se retrouve piégé par petites profondeurs dans une ligne de péche ou un filet, ça peut lui sauver la vie
Mais on tombe encore une fois dans un travers sécuritaire.

Je voyais plutôt le plongeur sécurité comme un moyen "sûr" de remonter plutôt que comme un ravitaillement en air.  Je ne crois pas trop à la solution : on te surveille depuis la surface.

Si je plonge et qu'un apnéiste vient me dire coucou, j'aurais beau lui refuser de l'air, il peut tjrs se servir à l'octopus, je ne vais pas lui arracher de la bouche (cas vécu)
Concernant les remontées sans embout, le plus dur est à mon sens de gérer sa vitesse de remontée, pas de virer l'air, je regarde vers le haut et il sort tout seul.

Pour ceux que cela intéresse, la résistance moyenne des poumons à la surpression est de 0.3 Bar, il est donc tout à fait possible de se faire un gros gros gros bobo dans une piscine de 4m de profondeur

Un ADD, on s'en sort bien en général, une surpression là par contre...

L'homme n'est pas prévu pour évoluer sous l'eau de toute façon  :down:
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Maximil le 05 décembre 2007 à 18:34:36
Concernant le Nonex, il me semble me souvenir que cela avait été trouvé (ou réinventé) il y a quelques années par un jeune qui remplissait d'eau un trou dans la roche, mettait une cartouche de chasse étanchéifiée, et allumait le tout je ne sais plus par quel principe. C'est le même principe avec du Nonex en un peu plus professionnel. Tu n'utilises jamais de cordeau détonnant ?
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: galileo le 05 décembre 2007 à 19:01:37
A toutes fins utiles, j'en rajoute une couche.
Vous en fait ce que vous voulez mais c'est une chose à lire et à avoir en tête.

http://www.jp-petit.com/dangers/apnee.htm

JP Petit, une reference scientifique comme les freres Bogdanoff  :down: laissons le avec ses petits gris.

Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: triptop le 05 décembre 2007 à 19:12:41
Merci Ibis et à tout ceux qui se greffent sur ce fil digne de National Geographic  :D

Ibis peux tu décrire un peu plus les conditions de l'accident que tu évoques en France (scotché 3j sous l'eau), c'est pour le moins horrifiant et je ne perçois pas tous les facteurs qui conduisent à une fin qui semble inéluctable ? ^-^
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: phm1903 le 05 décembre 2007 à 21:41:48
Merci !
J'ai que le niveau I  :'(
Pour les produits capral j'en connais qui vont être intéressé (Quelques M3 de calcaires à déplacer...)
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 21:50:02
=> Maximil
C'est le principe du gel qui fend la roche dans les carrières mais en version tout temps
N'étant pas artificier (mais la formation n'est pas longue si je voulais vraiment), je n'ai pas le droit d'acheter des explosifs ou monter un plan de tir
Nonex par contre, j'en fais ce que je veux
Pour les cordeaux, si on parle bien de la même chose, il s'agit de la "mèche"  : on fait tout les tirs à l'électricité, plus pratique pour nous.

=> Emmuel
Je suis d'accord que Petit est parfois un peu limite, voire tout à fait à l'Ouest mais il propose parfois une vision différente des choses qui ouvrent la voie à quelques recherches...
Pour Mayol, je dirais qu'il a pas tort sur le fond....

=> Triptop
Je cherche l'histoire complète sur le net mais je ne trouve pas son accident (plein d'accident similaire mais pas le sien)
http://www.fqas.qc.ca/coroner_fr.htm (http://www.fqas.qc.ca/coroner_fr.htm)
En France :
Sébastien GUERIN, le 14 juin 2002, au barrage de la Grande-Ile


Plongeuse devant inspecter les vannes d'un barrage afin de trouver des fuites, à 35m de profondeur, elle s'est fait prendre par une fuite non detectée.
Tu dois imaginer la pression (ou plutôt l'aspiration) : Une différence d'eau de 1 m, cela suffit à aspirer un gant.
10 cm sur une écluse, je peux me faire aspirer contre la porte et rester bloqué.  J'aurais bien du mal de me dégager.

Ce que j'en sais (dixit le cours), c'est qu'ils ont essayé de la tirer d'affaire mais qu'ils n'ont pas su engager un second plongeur à son secours ni ouvrir la vanne pour essayer de la faire passer à travers la turbine.

Comme ils ne pouvaient pas la laisser mourir d'asphysie, ils l'ont alimentée en air jusqu'à ce qu'elle ne respire plus (mort par hypothermie).

Prochainement : les gaz et mélanges respiratoires
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 21:54:07
Merci !
J'ai que le niveau I  :'(
Pour les produits capral j'en connais qui vont être intéressé (Quelques M3 de calcaires à déplacer...)

Chance : ça se perfore facilement  :)
un groupe électrogène, une bonne perforatrice et zou (faut quand même forer entre 20 et 40 hein)
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Maximil le 05 décembre 2007 à 23:31:44
Pour les cordeaux, si on parle bien de la même chose, il s'agit de la "mèche"  : on fait tout les tirs à l'électricité, plus pratique pour nous.
Non non non ;) Y'en a encore qui travaillent à la mèche ? :blink: même moi, pour les gros feux d'artifice du 14 juillet, je ne joue plus avec ça.  ::) :lol:
Bien qu'ils soit souvent de même couleur (bleu si mes souvenirs sont bons mais le bon est blanc à l'interieur), le cordeau détonnant est un explosif (dans les 6900m/s, il en faudrait un sacré paquet pour avoir le temps de se mettre à l'abri  :D)) et necessite donc un détonateur.
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 05 décembre 2007 à 23:45:36
Ah oki, c'est un super brisant ça avec une vitesse pareille
C'est pour des découpes ?
Si oui, on les utilise pour les découpes dans des pipes pour joindre des pipes de sections inférieures (je pensais qu'il s'agissait d'une charge à effet dirigée)

J'ai trouvé des références sur des cordons détonant pour transmettre l'ordre de tir entre des charges (autant mettre des fils électriques)
Avec le même terme on parle de 2 choses très différentes

Je pense que personne n'utilise encore de méche en Europe de l'Ouest (à part le Génie), vu la réglementation assez pointilleuse.

Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Bison le 06 décembre 2007 à 10:55:24
Bonjour,

Survie en apnée ...
Citation de: galileo
JP Petit, une reference scientifique comme les freres Bogdanoff   laissons le avec ses petits gris.

Je ne connais pas la référence "scientifique" de JP Petit.
Mais je reconnais le vécu d'un sportif, le chagrin et la rage d'un père ...
J'ai lu l'article en entier. Il correspond bien à mon vécu de nageur "sous l'eau" amateur. Et aussi à mon inquiétude paternelle ... j'ai un grand fils qui n'est pas toujours très raisonnable en apnée. Lui aussi, ado a été fasciné par "Le grand bleu".

Juste un détail ... moi aussi j'ai "vu venir" - ou j'ai cru voir venir? - une syncope en fin d'apnée. C'était aussi à l'arrivée en petite profondeur et j'ai eu une sorte de réflexe de survie pour faire surface illico. "Réflexe éduqué", car je connaissais en théorie le phénomène. Je ne crois pas que ce fut une simple prémonition, car après, j'étais un peu bizarre quand même. Mais pas de spasmes ou autres manifestations spectaculaires. Et ce jour là, moi aussi, je n'étais pas au top de ma forme ...

Mon expérience des syncopes ... ben chez moi ce n'est jamais venu d'un seul coup ... toujours des symptômes que j'ai appris à reconnaître. J'ai trois secondes pour mettre ma tête en bas et mes jambes en l'air! A condition d'être libre de mes mouvements! La dernière fois, c'était en début de coronagraphie ... j'ai prévenu le toubib avant qu'il ne remarque les symptômes sur les écrans. Réaction rapide ... dans les secondes, j'avais une injection de ? qui m'a ragaillardi vraiment très vite!

C'est peut-être un type de syncope particulier, sous l'effet du stress et/ou suivant une "agression" physique (piqure, coupure profonde ...).

Mais j'ai aussi connu une syncope suite a un manque d'oxygène dans un cockpit (blocage progressif de la respiration) ... j'ai eu le temps d'écrire un court message (deux mots) - car la parole était déjà hors service, et de faire ensuite exactement deux gestes ... Mon copi a fait ensuite ce qu'il fallait (emergency descent) et j'ai récupéré tout seul (avec O2 maxi) deux minutes plus tard.

Voilà ... il est utile d'être instruit, et d'être "à l'écoute" - et il est important d'être entraîné!
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: galileo le 06 décembre 2007 à 13:05:51
Je ne me proncereai pas sur l'article, tu t y connais surement plus que moi sur ce sujet mais coté JJ Petit je peux en parler des heures.
A son actif : le Tsunami en Indonesie : une experience americiane de bombe à anti matiere;  la tragedie du Koursk : coulé par une torpille US, etc.... sans compter les bases d'extraterrestre (petit gris) qui existent de part le monde et dont les grande puissance cachent l'existence au petit peuple que nous sommes, il faut dire les petit gris sont en geurre stellaire avec une autre race et la Terre leur donne asile en echange de secret tel que le vol a la vitesse de la lumiere, etc....
Ce gars là est en perpetuel proces/litige avec la moitié des labos du CNRS car lui seul à la Verité Vrai , c 'est un genie incompris, expert en tout mais meprisé par tout le monde.

Desolé du HS.
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Maximil le 06 décembre 2007 à 13:40:53
Ce gars là est en perpetuel proces/litige avec la moitié des labos du CNRS
Et qu'en pense l'autre moitié des labos ?  ::)
Titre: Re : Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 06 décembre 2007 à 13:46:48
Et qu'en pense l'autre moitié des labos ?  ::)

L'autre moitié bosse sur les matières auquelles Petit pourra s'attaquer quand il en aura fini avec sa première moitié

Faut se relayer dans la vie  :lol: :lol: :lol:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Petit (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Petit)
A prendre avec les précautions d'usage vis à vis de Wiki

Je pense que Petit et ses collègues plannent tellement haut aux frontières de la physique que leurs querelles ne touchent qu'eux

J'aime beaucoup ses essais de vulgarisation, ses proto et tt mais comme tout à chacun, il a ses lubies, c'est pour cela que je fais un tri.
Vous avez compris quelque chose à son article sur les supercordes vous ?  :bang:
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: emmuel le 06 décembre 2007 à 15:01:47
Je ne me proncereai pas sur l'article, tu t y connais surement plus que moi sur ce sujet mais coté JJ Petit je peux en parler des heures.
A son actif : le Tsunami en Indonesie : une experience americiane de bombe à anti matiere;  la tragedie du Koursk : coulé par une torpille US, etc.... sans compter les bases d'extraterrestre (petit gris) qui existent de part le monde et dont les grande puissance cachent l'existence au petit peuple que nous sommes, il faut dire les petit gris sont en geurre stellaire avec une autre race et la Terre leur donne asile en echange de secret tel que le vol a la vitesse de la lumiere, etc....
Ce gars là est en perpetuel proces/litige avec la moitié des labos du CNRS car lui seul à la Verité Vrai , c 'est un genie incompris, expert en tout mais meprisé par tout le monde.

Desolé du HS.

Salut.
Certes, mais ne mélangeons pas tout.  :)
On a le droit d'avoir faux quelque part et juste ailleurs.

Et le procédé réthorique qui consiste à attaquer quelqu'un sur un autre sujet que celui dont il parle pour en faire un contre argument est un truc qui m'horripile un peu pour tout t'avouer.
Tout comme celui de dire "d'autres font pire" (ce que tu n'as pas fait hein…  ;))
Mais je suis un peu sensible sur certains trucs. Désolé.
A plus
Julien
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: BAAAA! le 07 décembre 2007 à 12:45:07
 :up: merci pour ce post ! je me régale ...
Je n'ai plus fait d'apnée depuis mes 16 ans, âge auquel je m'amusais l'été avec un copain dans l'Adriatique à faire des concours de descente à l'aide d'une barque et de parpaings (record : 17 mètres vérifié par un vieux profondimètre à aiguille ...) mais un jour un gros "craaaaaac" dans mes oreilles et une trompe d'eustache bien abîmée m'ont dissuadé de continuer ce genre d c....ries (depuis je suis devenu un vrai baromètre ...).
Depuis quelques temps je me pose la question de l'intérêt éventuel d'un kit "Spare Air" (http://www.spareair.com/) : pour une réparation de fortune sur une coque, pour secourir quelqu'un qui est passé à l'eau, pour permettre de s'extraire d'un cockpit lors d'un crash, ... ce truc à l'air assez pratique et relativement sans danger ... mais il doit forcément avoir ses limites.
J'ai récemment découvert un vendeur ebay qui exporte dans le monde entier le plus petit modèle pour moins de 175 euros (port compris) ... à ce tarif ça mérite réflexion ... mais se pose encore la question de l'éventuel rechargement du "bazar" / à priori assez simple ...).
C'est ici :
http://cgi.ebay.com/New-1-7-cu-ft-Spare-Air-Package-With-98-Bonus_W0QQitemZ7209141496QQihZ020QQcategoryZ1300QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem

On trouve beaucoup d'occaze ... à des prix inférieurs mais je n'ai pas trop confiance .. d'autant qu'il y a eut plusieurs générations de modèles et que certains sont des anciens en dotation dans l'armée US (surplus USAF ou Navy).

(ma modeste contribution à ce post).

;-)
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: JC le 07 décembre 2007 à 13:01:30
Le spare air peut être un outil intéressant pour les amateurs de nautisme. Il doit être limité à une utilisation très occasionnelle et à des profondeurs très faibles.
Les durée d'immersion doivent aussi être très courtes. Je crois qu'il n'existe pas de manomètre dessus et qu'il est donc délicat de gérer son autonomie.

Les précautions d'usage en situation sont les mêmes que pour toute immersion en milieu pressurisé. Les accidents barotraumatiques, dont il était rappellé plus haut que le plus dangereux pouvais intervenir à partir de 3/4 mètres de profondeurs, doivent être pris en compte.
En gros, un baptème de plongée, fait par un moniteur certifié peut être une bonne entrée en matière ainsi qu'un moyen de se sensibiliser aux risques liés à la plongée sous marine.

Enfin, ce type de contenant n'étant pas, en France, soumis à un passage aux mines tout les deux ans. Tu peux éprouver certaines difficultés à le faire remplir dans des magasins. La seule solutions étant un transvasement de bloc à bloc, ou au moyen d'une lyre. Avec la encore toutes les précautions d'usage à prendre lors de la manipulation et du remplissage de contenants à haute pression.
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 13:02:28
1.7 Cubic Foot , si je convertis bien cela donne 48.1 Litres d'air (à 1 bar)
3 000 pound/square inch = 206.842 718 4 bar
Volume du récipient : 0.23 L

Calcul de consommation :
consommation théorique moyenne en plongée "sans effort" : 20L/min à 1 bar (en surface si tu préfères)

Profondeur : supposons une petite embarcation avec une hélice à 1m de profondeur

pression : 1.1 bar
consommation à cette profondeur : 1.1 X 20 = 22L/Min

Autonomie théorique à cette profondeur : 48.1 / 22 = 2,18' soit 2 minutes 10 secondes

Désavantages :
détendeur very cheap, aucun confort respiratoire
encombrant

Avantage :
aucune réépreuve vu la petite capacité du récipient

Pour 60€, tu peux monter un détendeur "basic" avec un tuyau de 10m pour air comprimé blindé "air respirable" et le brancher sur une "vraie" bouteille de plongée
Une 15L acier 200 bars d'occasion : +/- 90€
Pour 150€ mais un encombrement bien supérieur, tu peux envisager une explo de coque ou un dépannage

J'étais passé à coté : bouteille en alu
une raison de plus pour ne pas l'acheter  ;D
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 13:06:39
Pris de vitesse par JC
je me tais
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: JC le 07 décembre 2007 à 13:35:53
Ibis...  :D

Il apporte la preuve par les maths !!!

Cela permet de bien prendre conscience du caractère très très éphémère quand à l'utilisation de ce genre de produit. Il en existe de capacités plus grandes. Mais la encore tu aura quoi, 4 / 5 minutes d'autonomie à 1m. Alors mettons même 5 m. Pour aller chercher un corps, ok, car si "il se noie", c'est qu'il est encore en surface. Il te reste donc à mouliner très fort avec tes pattes de devant, et secouer très fort aussi les papattes de dérrière pour aller le chercher.

Donc, en résumé, le spare air oui, pourquoi pas. Mais pourquoi faire ? Et dans quelles limites d'utilisation ? Sinon c'est un gadget de plus, cher, qui va s'oxyder et perdre sa vocation.

Mais pourquoi pas, en cas d'urgence...
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Gofannon le 07 décembre 2007 à 14:39:51
Pour le même prix voir moins cher, il est possible d'avoir du bon matos qui permettra de faire des réparation sous marines mais aussi de faire des balades ou de servir de matos de sécu pour la plongée loisir. Par exemple bouteille biberon (7l je croit, il doit exister moins), scubapro mkII (assez vieux et lourd mais indestructible, fiable et peu cher pour la qualité, trouvable partout, réparable soit même avec quelques connaissances), backpack. Le tout pour moins de 100€.
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 18:40:03
Pour une utilisation de dépannage ou inspection, autant laisser la bouteille sur le bateau et y aller juste avec des palmes c'est le naturel pour un nageur et ça évite de devoir se munir d'une stab si jamais on est trop lourd (dépend du poids de la bouteille)

MAIS

ne pas prendre le détendeur simplement en bouche

s'encorder à la ligne d'air : par ex mousqueton et ceinture à la taille
aucun risque de perdre le détendeur ou le plongeur

et attacher la bouteille au bateau
Titre: Re : Plongée sous marine, on parle apnée et démolition pour le moment
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 21:42:55
A part la partie copiée de Wiki, je vous retranscris de tête ce que je sais sur les gaz en plongée, il ne devrait pas y avoir d'erreur

Les gaz et mélanges respiratoires

Oxygène O2

Le seul gaz dont on a impérativement besoin pour vivre.
De préférence en phase gazeuse, entre -60 et +80 °C, en dehors de cette plage de t°, ça risque de devenir compliqué pour respirer.
Est présent à 20 ou 21% dans l'atmosphère.

Oui mais à quoi ça sert ?

Les cellules, grandes productrice d'énergie (bouhou les vilaines pas écolo, savez pas mieux vous isoler?), brûlent des glucides pour leurs petites activités.
Cette "combustion" peut se faire sans apport en oxygène mais alors la cellule produit des toxines et s'empoisonne.

Il faut un minimum de 16% d'O2 dans le gaz qu'on respire, à pression atmosphérique.
Plus la pression augmente (soit en caisson soit en plongeant), ce % diminue.
Pour des plongées supérieures à 400m (record 702m), il y a moins de 1% d'O2 dans le mélange.
Vu la pression (41 bars), le nombre de molécules d'O2 présente lors d'une inspiration est suffisante pour permettre une bonne oxygénisation.

L'organisme supporte une certaine pression partielle d'O2 sans dommage.
Cette pression partielle est de 1.6 bar

A pression atm : PPO2 = 20% de 1 bar : 0.2 bar
A 400m de profondeur : PPO2 = 1% de 41 bar : 0.4 bar

Profondeur maximale sous 100% d'O2 : 6 m
Durée maximale sous 100% d'O2 : 2 heures (en milieu hospitalier : illimité)

L'O2 est un oxydant et peut créer des lésions aux yeux et aux poumons.

C'est également un des 3 cotés du triangle du feu, d'où un risque accru d'incendie si on augmente la PPO2
Il est normalement interdit de remplir un volume (costume de plongée, caisson, etc) à 100% d'O2
Un plongeur en étanche devrait donc logiquement gonfler son costume sur une source différente (Ar ou Air)

Hyperoxie ou "empoissonnement à l'O2
Source : Wiki, pour ne pas bêtement copier

L'abus d'O2 entraîne :

L'effet Lorrain Smith

Après un séjour de plus de deux heures à une PpO2 > 0,5 bar, il y a un risque d'inflammation du surfactant, des alvéoles pulmonaires puis d'Œdème aigu du poumon.

Les signes avant-coureurs sont: face rose, difficultés respiratoires, toux, brûlures pulmonaires.

L'effet Paul Bert

Les radicaux libres provoquent une altération fonctionnelle des cellules nerveuses et déclenchent des accidents neurotoxiques. On peut constater un raidissement de la personne atteinte (forme épileptique).

Les signes avant-coureurs sont : la tachycardie, un nystagmus, les spasmes, la nausées, l'anxiété, la confusion, et les troubles de la vue.

Cet accident se déroule le plus généralement en trois phases :

    * phase tonique : de 30 secondes à 2 min pendant laquelle surviennent des contractions musculaires généralisées, un arrêt ventilatoire éventuel et/ou une perte de connaissance - Il ne faut pas remonter la victime à ce moment sous peine de l'exposer à une surpression pulmonaire due au blocage de la glotte
    * phase clonique : de 2 à 3 minutes pendant laquelle ont lieu des convulsions ainsi qu'une ventilation irrégulière - on peut alors remonter la victime en ayant une attention particulière sur son expiration
    * phase résolutive : de 5 à 30 minutes avec un relâchement musculaire, une reprise progressive de la conscience, des signes de confusion, voire d'agitation

Traitement et prévention

Dès l'apparition des symptômes, il faut ramener la victime à une pression partielle correcte, en la remontant à la profondeur adaptée dans le cas d'une plongée.

Attention tout de même, si la personne est figée et inconciente (phase tonique), il faut attendre qu'elle se réveille et commence à se débattre (phase clonique) pour commencer à la remonter lentement. Cette réaction classique de l'hyperoxique qui se débat doit inciter à utiliser des prises arrière ou de côté pour le remonter.

Il faut ensuite traiter les éventuels dommages consécutifs à ces accidents (noyade, brûlure des alvéoles pulmonaires, etc.)

En cas d'effet Lorrain Smith, la victime devra impérativement être vue par un médecin car les dégâts peuvent être irréversibles

Utilisation de l'O2 en plongée

Plongée au recycleur :
Plongée de très longue durée sur circuit fermé à l'O2 par les plongeurs militaires
Les nouveaux appareils permettent, via une gestion électronique de faire mieux que les anciens circuits fermés O2 tout en utilisant de l'Air et de là, en garantissant une meilleure sécurité.
Un plongeur militaire est censé pouvoir descendre à 24m (sous la quille des plus gros navires) afin de progresser ou d'y poser une charge.  Soit 4x la profondeur maximale.

Plongée au Nitrox :
Création d'un mélange gazeux suroxygéné

Palier de décompression :
l'utilisation de 100% d'O2 permet de réduire le temps de palier à 6m et 3m (ou 5m si table NAUI ou PADi)

La règle est simplissime :
On prend le temps donné par la table AIR (ne pas jouer à cela avec une plongée au Nitrox), on prend les 2/3 du temps donné, arrondi à la minute supérieure, avec un minimum de 5'

5' afin d'être sûr que l'organisme tourne bien sur 100% d'O2

Exemple sorti de mon esprit tordu :

7' à 6m + 2' à 3m = 9' => 5' à 6m + 5' à 3m = 10'          Pas intéressant
25' à 6m + 12' à 3m = 37' => 17' à 6m + 8' à 3m = 25'     Intéressant

Un palier de sécurité (3' à 3 ou 5m) passerait donc d'office à 5'



Azote N2

Bête gaz inutile qu'est là que pour embêter les plongeurs
Enfin presque
La principale fonction du N2 est de diluer l'O2 dans l'Air, dans une proportion de 4/1
Soit 80% de l'Air

Il est inerte, ne sert à rien, se dissout très bien dans les tissus et en surface, notre organisme en est saturé.
En plongeant, la pression augmentant, les gaz diminuent de volume (P x V est une constante), on peut donc dissoudre plus de N2 dans les tissus.
Le problème survient à la remontée, lorsque les tissus entre en sursaturation, les bulles de N2 peuvent endommager tissus, nerfs, etc et provoquer des lésions.
On parle alors d'ADD : accident de décompression
Ce qu'on soigne très bien

L'autre effet pervers du N2 est qu'il est narcotique.
Le péroxyde d'azote (N2O2) utilisé en anésthésie est la reproduction en surface de ce qu'il se passe au fond
On plane

Effet soudain ou sournois, qui survient quand on ne s'y attend pas.
On peut faire 10 plongées à 50m et être un jour pété à 35 m tandis que le lendemain on est clair et lucide



Air

Pas vraiment besoin de décrire ce que c'est.
Pour faire plongeur TEK, l'Air, c'est un NITROX 20/80, soit un mélange de 20% de O2 et 80% de N2
Premier gaz utilisé en plongée.

Les risques liés à ce gaz sont : la dissolution de l'Azote dans les tissus et l'intoxication à l'Oxygène

Je ne sais pas s'il faut développer...



Nitrox

Là c'est un gaz qui me fait rire pour le tapage inutile qu'il provoque

La démarche commerciale des instructeurs est :
Ce gaz est merveilleux, vous plongerez plus souvent, plus longtemps, vous n'aurez plus froid, etc etc etc

Mais c'est quoi le NITROX ?
C'est simplement un mélange gazeux dont on augmente le % d'O2
Oui je sais, c'est illogique car plus on descend, plus on peut diminuer ce % afin d'éviter l'hyperoxie.

On s'est déjà, partant de ce principe, qu'on ne pourra plonger que moins profond avec un NITROX

AIR : plongée limitée à 66m
NITROX 38 : Plongée limitée à 30m mais à cette profondeur, c'est comme si on plongeait à 21m à l'AIR

Et c'est là que c'est utile :
Pour chaque profondeur, on a une table de décompression, liée au temps d'immersion

En plongeant à 30m tout en pouvant utiliser la table des 21m, on aumente son temps maximale au fond de manière drastique :
je prends une table NAUI, je n'ai pas mes tables pro avec moi :
temps fond sans palier à 30m : 22'
temps fond sans palier à 21m : 45'

On peut donc rester le double du temps sans palier
Sur certaines tables très conservatrices, le temps est de 10' à 30 m contre 40 à 21m, soit le quadruple

On peut donc utiliser une table AIR normale pour plonger au NITROX, cela demande juste quelques calculs avant et plannification ou acheter une table NITROX dédié au mélange utilisé.

Donc oui le NITROX a une et une seule utilité : augmenter le temps fond sans palier (la fameuse courbe de sécurité) car un plongeur devant faire un palier est un plongeur en position dangereuse dans certaines eaux

Limitation du NITROX :

Nécessite un matériel dédié à ce gaz : dégraissé car la graisse peut s'enflammer spontanément en pressence d'O2
Une longue campagne de plongée au NITROX crée une accoutumance à l'O2, à l'inverse d'un séjour en montagne



Trimix et Heliox

Mélange d'Oxygène et d'Hélium (Heliox) ou Oxygène Hélium Azote (Trimix)

Commençons par le plus simple :
Heliox

On compose un gaz comprenant 80% d'He2 au minimum afin de pouvoir plonger sans ressentir de narcose
Un Heliox 20/80 permet donc une plongée à 66m avec l'esprit totalement clair
Pour descendre plus profond, utiliser un Heliox 10/90 par exemple :
Profondeur maximale : 150m

Impeccable me direz vous...

Oui mais

Comment vous faites en début de plongée vu que votre mélange ne comporte que 10% d'O2 ?
Ah, vous descendez en vitesse afin d'augmenter la PPO2
Ok, mais à la remontée ? les paliers ?
Ah vous les faites à l'02 via une autre bouteille ?
Ok

Vous l'avez compris, hors plongée en saturation, l'usage de l'Heliox mène le plongeur droit à porter une usine à gaz sur le dos :
Un mélange pour la descente
Un mélange au fond
Un mélange pour la remontée (pe identique à la descente)
Un mélange pour les paliers

Sachant que l'He2 se dissout de manière tout à fait différente que l'Azote, on ne parle plus là de plongée de débutant mais de plongée fort plannifiée, compliquée et dangereuse.

Le Trimix, c'est les embêtement de l'Heliox avec ceux de l'Azote en plus : risque de narcose, dissolution de DEUX gaz dans l'organisme

Ajoutez à cela que l'Hélium coûte la peau du cul, et qu'il vaut mieux le récupérer, ça ne donne pas envie.

Ah oui, j'oubliez, l'Hélium a une conductibilité thermique 6x supérieure à celle de l'Air, ce qui veut dire que s'il n'est pas réchauffez, vous allez pouvoir penser à faire une hypothermie de premier choix.

Démocratisation des plongées à l'He2
L'apparition de recycleurs à circuit fermés avec gestion électronique du mélange et intégration d'un ordinateur de plongée permet de plonger avec un Trimix ou Heliox dés la surface.
Comptez un petit 15000€ pour vous équiper et formez convenablement mais après il paraît que c'est le panard intégral (j'envisage très sérieusement cette possibilité)

Effet canard :
La voix de canard est causée par le passage d'un gaz plus léger sur les cordes vocales, d'où une fréquence de vibration différente, tout simplement



Hydrogène

Aussi fou que cela puisse paraître, on a essayé de créer un mélange respiratoire H2 + 02
Comment ces 2 molècules ne se transformez pas en eau ? je l'ignore
Nom du mélange : Hydrox ou Hydreliox si on rajoute de l'Helium
TRES EXPLOSIF

A force que la pression augmente, la respiration devient plus difficile car le gaz respiratoire s'alourdit (plus de molécule dans un même volume)
On a donc tenté de créer un mélange le plus léger possible, H2 étant plus léger que HE2

Si vous avez vu le film Abyss, vous vous souvenez du rat qu'on noie dans un liquide respiratoire : c'est impossible car les poumons n'ont pas la force pour brasser du liquide

On utilise se mélange entre 500 et 700m de profondeur



Néon Ne2

NEOX : utilisé avec les appareils à circuit fermé militaire pour des raisons de conservation de la chaleur mais pas beaucoup d'info à ce sujet, si ce n'est que ça coûte un pont



Monoxyde de Carbone CO

LA saloperie absolue
Inodore, incolore, insipide et mortel
Lui si vous le croisez et que vous ne réagissez pas vite, vous êtes mal mal mal
A partir de 0.1% de CO dans l'air que vous respirez et vous n'êtes plus qu'en sursit
A 1% on peut dire que vous êtes mort

Résulte d'un combustion incomplète : chauffe eau, filtre à air mal entretenu du compresseur de plongée, etc

Sa dangerosité vient de son affinité pour l'hémoglobine :
Le CO se combine bien plus facilement avec les globules rouges (et s'accroche en priorité) que l'O2 et CO2 mais lui, le globule rouge n'arrive pas à le relâcher, il faut attendre la mort et le remplacement du globule rouge (120 jours de durée de vie)

Lorsque l'organisme voit ses globules rouges ainsi "pollué", il peine à alimenter en O2 ses cellules.

On traite principalement les intoxications en caisson hyperbare, sous 100% d'O2 au masque (avec récupération des gaz).
On arrive ainsi à sursaturer le plasma sanguin en O2 et permettre d'augmenter un peu les échanges gazeux

TOUJOURS BIEN VERIFIER LES FILTRES DU COMPRESSEUR SURTOUT S'IL EST A MOTEUR THERMIQUE
SE PLACER AU VENT PAR RAPPORT A TOUT MOTEUR OU FEUX



CO2

Gaz que l'on produit à chaque expiration, toxique à partir de 3%
La syncope peut survenir très rapidement (précédée de bouffée de chaleur) et ensuite le coma

Peu de problème avec ce gaz sauf si on doit respirer dans un espace (sas) ou costume (volume Draëger, centrale nucléaire, etc) clos hermétiquement
Titre: Re : Plongée sous marine, gaz en cours de rédaction
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 23:01:56
Pffffff ça se termine

Ca interesse quelqu'un au moins ?  :lol:
Titre: Re : Plongée sous marine, gaz en cours de rédaction
Posté par: pan48 le 07 décembre 2007 à 23:12:49
OUI,OUI tu ne nous entends pas parce que on t'écoutes ;)
Titre: Re : Plongée sous marine, gaz en cours de rédaction
Posté par: Ibis le 07 décembre 2007 à 23:14:58
 ;D ;D ;D

J'ai l'impression d'être un prof

S'il faut approfondir (et que je connais la réponse à vos interrogations bien sûr), n'hésitez pas à poser vos questions
Titre: Re : Plongée sous marine, gaz en cours de rédaction
Posté par: BAAAA! le 08 décembre 2007 à 00:35:14
Une série de vidéos consacrées au "HELL WEEK" NAVY SEALS/UDT : qui dit "phoques" dit "H20" et quelques scènes sont assez ... étonnantes ! (celles de la série 5 relative à la second phase en particulier ...)

#1 : http://fr.youtube.com/watch?v=67L35y77cWQ&feature=related
#1B : http://fr.youtube.com/watch?v=bCDIEXH50pY&feature=related
#1C : http://fr.youtube.com/watch?v=OlXrnnq2LjY&feature=related
#1D : http://fr.youtube.com/watch?v=GSBX-exIaaY&feature=related
#2A : http://fr.youtube.com/watch?v=e2f4Q0_Hcd4&feature=related
#2B : http://fr.youtube.com/watch?v=RCgsCdIVYCE&feature=related
#2C : http://fr.youtube.com/watch?v=AwWHUv0mI3s&feature=related
#2D : http://fr.youtube.com/watch?v=a-Qtq6eigEQ&feature=related
#5A : http://fr.youtube.com/watch?v=n-bgcFCVGuo
#5B : http://fr.youtube.com/watch?v=sUvlsI4uLbE
#5C : http://fr.youtube.com/watch?v=HBxRLCu6Dx8&feature=related
#5D : http://fr.youtube.com/watch?v=LBTIIzABKD4&feature=related
#5E : http://fr.youtube.com/watch?v=L3qJF8lKxbk&feature=related
Titre: Re : Plongée sous marine, gaz de plongée
Posté par: Ibis le 08 décembre 2007 à 11:34:53
Bon et maintenant ?
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 00:01:36
Bonne semaine pour les français : 2 morts sur chantier, un mardi à La Rochelle et l'autre hier en Martinique

Infos fragmentaires mais il s'agirait de problème de matos absent ou peu adapté et de personnel manquant
Bref on pourra pe mettre "mort pour les sousous du patron"

 :bang: :bang: :bang:

A suivre
Titre: Re : Re : Plongée sous marine, gaz en cours de rédaction
Posté par: Aerazur le 14 décembre 2007 à 16:46:00
Pffffff ça se termine

Ca interesse quelqu'un au moins ?  :lol:

Ben je veux oui! Tu nous offre là, et ce d'une façon parfaitement compréhensible pour le néophyte, plein d'infos géniales!

Mais dis moi....si j'ai bien compris, en théorie.... On peut envoyer des gars à....700m? Si c'est bien çà, je suis scotché! :blink:
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: LOOPING le 14 décembre 2007 à 18:43:00
Salut Ibis et merci pour ton témoignage. Il me rappelle une connaissance.

J'ai eu la chance de connaitre à Marseille un plongeur "grand fond "qui bossais pour une société bien connue... Il est notamment intervenu sur l'epave de l'Erika.

Il m'a appris qu'il plongeait  à 100-200m de fond. Alors que moi plongeur loisir je ne pensais jamais qu'on pouvait travailler à de telles profondeurs.

Le pire : à de telles profondeur il y reste un mois... oui vous lisez bien un mois !

Ils vivent la nuit dans une cloche et travaillent le jour. Ils sont en binome, la mission dure un mois. Ensuite ils remontent, 1 mois ou 2 de repos. Et ils redescendent pour 1 mois au fond....

Hallucinant, seuls une poignée d'hommes sont capable de faire cà. Et le suivi médical est hyper rigoureux.

En cas d'accident au fond, les chances de survie sont extrement faible...

Cet homme  a été victime d'une narcose une fois. Il a eu un arret cardiaque et est tombé dans le coma. Evacué par ces collegues, il a pu être réanimé et s'en est tiré sans séquels , un miracle d'aprés eux et il a pu replonger...

Un sacré type en tout cas...
Titre: Re : Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: ipphy le 14 décembre 2007 à 20:03:41

Le pire : à de telles profondeur il y reste un mois... oui vous lisez bien un mois !

Ils vivent la nuit dans une cloche et travaillent le jour. Ils sont en binome, la mission dure un mois.


 :o Impressionnat  :o

Vous avez des photos ou des liens explicatifs?
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 20:46:09
Profondeur de 708m : pas de test en extérieur mais dans un laboratoire

Je vous monte un article sur les techniques de plongées profondes et en attendant je vous mets un peu de lecture glanée ça et là

 Les gueules cassées du pétrole norvégien

Il y a trente ans, la Norvège découvrait du pétrole en mer du Nord. Soumis à des cadences infernales, les scaphandriers plongent sans mesures de sécurité. Souffrant de séquelles physiques ou de troubles du comportement, les rescapés demandent aujourd'hui à l'Etat de reconnaître sa responsabilité.

Par Olivier TRUC

jeudi 13 mai 2004 (Liberation - 06:00)

Stavanger (Norvège) envoyé spécial




Entre 1 h 30 et 2 heures du matin, les ruelles du vieux Stavanger se remplissent d'une foule jeune et chancelante. Le samedi soir, c'est l'heure de fermeture des innombrables bars et pubs branchés de cette ville côtière de 110 000 habitants, dans le sud-ouest du pays. Devenu dans les années 70 la capitale norvégienne du pétrole, Stavanger est désormais l'eldorado des fêtards, une minimétropole cosmopolite et orgueilleuse transformée au rythme des contingents d'employés des multinationales pétrolières et gazières.

Trente ans plus tôt, entre deux missions en mer du Nord, Guy Tassier aurait été de ces noctambules qui semblent dépenser sans compter. En juin 1972, à son arrivée, il est même l'un des nouveaux seigneurs de Stavanger. A 27 ans, ce scaphandrier français de la Comex, une société d'ingénierie sous-marine dont la maison-mère est basée à Marseille, fait partie des tout premiers plongeurs * Français pour la plupart * de l'épopée pétrolière norvégienne. Sans eux, les premières gouttes de pétrole qui font la richessede la Norvège n'auraient pas jailli.

Payé cinq fois le salaire moyen norvégien, Guy Tassier et ses copains étaient des pionniers, ils faisaient un métier dangereux, ils étaient riches. La Norvège les aimait. «Nous n'oublierons jamais», lança, en 1973, le Premier ministre à ces aventuriers des grands fonds, deux ans après le démarrage de l'exploitation du premier champ pétrolier d'Ekofisk. Depuis, 22 milliards de barils de pétrole brut ont été produits sur le socle norvégien.

Mais ce samedi soir de 2004, plongé dans la nuit, Guy Tassier lutte. Dans son petit appartement de la banlieue de Stavanger, abandonné par sa femme, avec la retraite minimum * «celle d'une femme de ménage qui aurait travaillé dix ans», dit-il *, assis face à son ordinateur, il s'abrutit des heures sur des jeux sur Internet. Des années qu'il ne fait plus que cela, pour éviter un sommeil trop léger qui risquerait de libérer ses cauchemars. Mais les cauchemars frappent quand même. «Je me noie presque chaque nuit», souffle Guy Tassier. Prisonnier d'un labyrinthe sous-marin dont il ne trouve jamais la sortie.

Combien sont-ils comme Guy Tassier, en Norvège, mais aussi en France ou en Grande-Bretagne, ces anciens scaphandriers dont la vie a basculé au fond de la mer du Nord ? Selon des chiffres collectés par deux anciens plongeurs norvégiens, Rolf Guttorm Engelbretsen et Tom Engh, sur les 235 plongeurs de l'époque pionnière (entre 1968 et 1985) qu'ils ont identifiés, 66 sont morts en plongée - mais les autorités norvégiennes ne peuvent confirmer ces chiffres, faute de registres précis. Au moins 18 se sont suicidés. La plupart des survivants ont des lésions cérébrales, des troubles du comportement et de la mémoire, des séquelles physiques et psychologiques.

Comme beaucoup d'autres, Guy Tassier ne supporte plus de voir du monde. «Il suffit que quelqu'un me demande comment je vais pour que j'éclate en larmes.» Lorsqu'il avait encore une famille, il lui arrivait de s'enfermer dans la cave durant des jours entiers. Chez des amis, il quittait subitement la table et partait. Personne ne comprenait, pas même sa femme. Elle l'a quitté le jour où l'Etat norvégien lui a accordé sa modeste retraite. «Mon erreur, c'est de ne rien lui avoir raconté. Mais quand je rentrais de mer du Nord, je ne pouvais quand même pas lui dire que j'avais failli y rester trois jours plus tôt, qu'on m'avait remonté évanoui dans la tourelle, que j'avais encore perdu un copain. Elle n'aurait pas pu vivre avec ça.» Le scaphandrier gardait tout pour lui : accidents de plongée, coupures de gaz, mauvais mélanges. Les expériences en vue de nouveaux forages pour tester les réactions humaines à très haute pression, les cadences infernales au mépris des règles de sécurité, les décompressions brutales. Mais aussi les morts violentes à 200 mètres sous l'eau, les types qui paniquent sous la tourelle et coupent le cordon de leur collègue en plongée, le condamnant à mort.

Un labyrinthe sous-marin

Jour après jour, à 100, 200, 300 mètres de fond, les plongeurs alternaient soudure, plomberie, maintenance, dans le noir, dans le froid. En 1978, à deux semaines d'intervalle, Guy est victime de deux accidents de décompression. Au second, la moelle épinière est touchée, il perd une partie de sa sensibilité motrice. La Comex le remercie. Interrogée par Libération, la société, qui a cessé ses activités pétrolières offshore en 1992, admet les risques encourus, mais relativise: «On peut considérer que le danger restera toujours présent dans cette profession, mais il n'est pas plus important que dans le bâtiment et provoque actuellement moins d'accidents que la plongée sportive de loisirs», constate Bernard Gardette, son directeur scientifique.

Le plongeur se retrouve sur le carreau, avec ses seules économies. On essaye de le former au métier de charpentier. Mais les lésions sont trop dévorantes: il perd souvent l'équilibre, se casse une hanche, les arrêts maladie s'accumulent.

Un jour, il tente de se supprimer pour mettre fin à ce cauchemar. Lorsqu'il se réveille à l'hôpital, il est questionné par un jeune psychiatre norvégien qui a étudié aux Etats-Unis et pratiqué dans un hôpital de vétérans du Vietnam. «Je présentais les mêmes symptômes à 100 %. C'est là que j'ai commencé à comprendre que ce que l'on faisait, c'était la guerre. On mettait notre vie en jeu chaque fois. On voyait la mort en face. Après un accident de plongée, à la remontée, on nous tapait sur l'épaule et on nous renvoyait au fond le lendemain. Il fallait que le pétrole sorte, coûte que coûte.»

Rolf Engelbretsen, qui habite non loin de Stavanger, se rappelle cette incroyable époque. Ex-nageur de combat, l'élite de l'armée, il avait reçu l'ordre au début des années 70 de rejoindre la mer du Nord, tant le royaume manquait de plongeurs. Spécialiste des missions impossibles, il était, comme ses camarades, certifié pour plonger à 60 mètres. Or, dès sa première plongée en mer du Nord, on l'envoie à 157 mètres de fond. Lui aussi raconte les cadences infernales, les accidents à répétition sur lesquels il faut garder le silence : «Nous servions de cobayes.» Lui aussi, après un accident en 1992, s'est retrouvé sur le carreau, sans aide. Ce type sec et dur lance : «Parfois, je m'écroule dans un coin de la maison et je pleure pendant des heures.»

Un jour, il y a une dizaine d'années, Rolf Engelbretsen retrouve son ami Tom Engh qui habite au sud d'Oslo et campe dans le garage de sa maison inachevée. Ils constatent qu'ils se trouvent dans un état semblable. Et commencent à essayer de retrouver les anciens. Discrètement d'abord, ils rassemblent des documents et découvrent que, dès le début des années 70, les autorités connaissaient tout des risques, mais ont choisi tout de même d'envoyer les plongeurs. Plusieurs rapports de chercheurs restent enfouis dans les tiroirs. Les deux hommes réalisent qu'il a fallu attendre 1985 * vingt ans après la découverte du pétrole norvégien * pour que cette profession, l'une des plus dangereuses au monde, soit enfin régulée. Et qu'il a fallu dix ans de plus, en 1995, pour que ce métier soit intégré dans la législation norvégienne du travail. Comment l'expliquer, s'interrogent Rolf Engelbretsen et Tom Engh, sinon par le fait que, s'il avait fallu respecter les procédures, réaliser les tests de plongée, les valider, établir des tables de décompression irréfutables, des années de recherche auraient été nécessaires, autant d'années de production pétrolière perdues ? Un luxe que la Norvège et l'Europe, confrontées aux chocs pétroliers, ne pouvaient se permettre.

Corruption d'Etat dénoncée

En 1999, les deux hommes créent l'Alliance, qui rassemble à ce jour plus de 160 anciens scaphandriers. Ils voudraient retrouver d'autres confrères, notamment en France. Et ils demandent des comptes à la Norvège. Démarre alors un bras de fer avec à un Etat muet sur le sujet . «La Norvège est tellement bonne pour donner des leçons de droits de l'homme aux autres», s'insurge Rolf. Et de noter aussi qu'Eva Joly, l'ancienne juge de l'affaire Elf en France, aujourd'hui employée par le ministère norvégien de la Justice pour lutter contre la corruption internationale, a décliné la demande d'aide des plongeurs pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une corruption d'Etat, expliquant, dans un courrier daté du 27 février dernier, qu'elle risquerait «une situation de conflit avec (son) employeur, l'Etat norvégien».

En 2000, celui-ci finit par lâcher jusqu'à 200 000 couronnes (25 000 euros) par plongeur. Après qu'une commission d'enquête gouvernementale a conclu fin 2002 à la responsabilité de l'Etat et des compagnies pétrolières - mais pas celle des sociétés de plongeurs type Comex -, et sous la pression de l'opinion norvégienne, le Parlement a décidé d'attribuer il y a quelques semaines jusqu'à 2,5 millions de couronnes (320 000 euros) à certains plongeurs. «Trois ans de salaire qu'on touchait en plongée. Une honte», répondent-ils, face à la misère financière, physique et psychique dans laquelle vivent depuis si longtemps la plupart de ces hommes qui ont besoin d'être assistés.

Depuis l'an dernier, les autorités norvégiennes ont établi à 180 mètres la limite pour toute plongée humaine sur le socle norvégien. En 2002, une ultime simulation de plongée à 250 mètres réalisée à Bergen s'est soldée par six blessés sur huit plongeurs. Einar Andersen, l'un d'entre eux, a vu sa carrière brutalement stoppée. Il lui reste ses vertiges et les allocations sociales.
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 20:48:50
Papy One (un des plus vieux scaph belge et sans doute le plus expérimenté)

En 1979, je travaillais encore sur le chantier du Rupel tunnel. A l’époque, un des énormes éléments venait d’être posé dans le canal et pour le stabiliser sur le fond, une petite drague avait pour mission de rejeter du sable sous et sur les cotés de l’ouvrage.
Ce jour là, moi j’avais comme travail d’aller installer du matériel de métrologie contre un des pieux de balisage qui ce trouvait dans le chenal.
Le pieu sur lequel je devais plonger se situait à environ 30 m du mur de quai où nous avions installé le poste de plongée, ce qui en clair signifiait que j’avais à nager en surface jusqu’au pieu pour ensuite descendre à 24 m le long de la main courante.
Mon boulot sur le fond prit environ trois quarts d’heure et une fois qu’il fut terminé, j’informai la surface pour dire qu’on pouvait récupérer le mou du narghilé car j’allais remonter.
Après quelques secondes, mon tender m’informa que le narghilé devait être accroché quelque part car il ne parvenait pas à reprendre le mou.
Ok lui dis-je je vais allez voir.
Je ne dus pas allez loin pour trouver l’endroit où mon narghilé bloquait.
Il n’était pas accroché, mais au contraire, il était entièrement enterré sous le sable.
En fait, le sable injecté par la drague avait eut la foutue tendance à s’étendre bien plus loin que ce qui était initialement prévu et en se redéposant sur le fond, il s’était également déposé sur mon ombilical qui à l’époque n’était pas flottant.
Bien entendu, j’essayai de toutes mes forces de tirer dessus pour le dégager mais sans succès.
Comme je voyais qu’il était inutile d’insister, j’informai la surface de la situation et leur dit ce que j’allais faire.
Pour me libérer du fond, j’avais décidé de déconnecter mon narghilé et de remonter ensuite en surface tout en respirant sur mon biberon secours où l’équipe me récupèrerait avec le zodiac de faction.
A cette époque, les narghilés étaient équipés d’un raccord qui pouvait être aisément connecté ou déconnecté dans l’eau et même dans de la vase car ce dispositif était équipé d’un système d’auto nettoyage.
Après une ou deux minutes, la surface m’informa que le zodiac était prêt et que je pouvais me déconnecter.
Dans l’ordre, je larguai le mousqueton de sécurité, déconnectai la fiche des communications, ouvris mon biberon secours et dévissai mon raccord et !!! m*rde !!! pas de gaz.
Bien sur, immédiatement je rebranchai le narghilé et commençai à râler sur le gros con que j’étais pour ne pas avoir contrôlé la pression de ma bouteille avant la plongée.
Je remis la fiche des coms et informai la surface du léger problème supplémentaire en leur précisant que cette fois il ne fallait pas traîner à me récupérer dès que j’arriverais en surface.
Ok, cette fois j’étais prêt. Toutefois, avant de larguer mon ombilical, je mis un peu plus de NITROX dans mon volume car le grand avantage du volume constant est dû au fait qu’en cas de panne d’alimentation, il est toujours possible de respirer dans le vêtement pendant une à deux minutes sans risquer l’intoxication au CO² ou comme dans le cas présent d’inspirer par le nez et expirer par le détendeur de manière à ne pas remonter en ballon.
Evidemment, remonter en pleine eau dans le noir complet et sans point de repère pour contrôler la vitesse de remontée est un peu stressant, mais finalement tout ce passa bien et je crevai la surface à quelques mètres du zodiac.
Il ne fallu que quelques secondes pour être récupéré par les collègues qui me tirèrent rapidement dans le bateau.
« Content de vous voir les gars » leur dis-je.
Puis après avoir rejoins le quai et m’être rapidement déséquipé, je me mis sur oxygène pendant une heure car bien que je n’avais pas de palier à faire il était plus que probable que je n’avais pas respecté la vitesse de remontée prescrite.
Conclusion : La pression du biberon secours se contrôle AVANT CHAQUE PLONGEE.

Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 20:51:29
Papy One toujours

Quelques semaines après notre incident de tourelle, ce fut au tour de Tiny d’avoir une petite frayeur lors de sa plongée d’inspection.
Comme je l’ai expliqué auparavant, ce type de plongée était principalement réalisé sans la moindre visibilité.
Malgré tout, cela ne nous gênait pas du tout, car nous connaissions parfaitement bien le cheminement à faire pour rejoindre les divers endroits à inspecter.

Les points à contrôler étaient :
- La largeur – profondeur – forme de la tranchée.
- La position de l’ensouilleuse par rapport au pipeline.
- La position des traîneaux.
- Relever la position et l’angle de la chaîne de traction.

Donc en soi un travail relativement facile.
Mais évidemment comme vous le savez maintenant, la mer du Nord peut être très rude et ce 19 septembre 76 il y avait à nouveau une très forte houle.
A nouveau, notre tourelle montait et descendait de plusieurs mètres mais depuis l’incident, nous avions pris soin de rester un peu plus loin du fond, ce qui permit à Tiny de bien débuter son inspection jusqu’au moment ou il arriva à la chaîne.
Comme vous pouvez l’imaginer, la chaîne de traction utilisée pour tirer une machine de 34 t n’est pas une chaîne de PD, mais bien quelque chose de costaud avec des maillons énormes.
Donc, en ce jour particulier mon cher collègue Tiny décidât pour une raison seulement connue de lui-même, de passer sa main au travers d’un des maillons.
Bien sur ce qui devait arriver, arriva.
Sa main avait put passer dans la chaîne mais à cause du mouvement provoqué par la houle, il ne pouvait plus la retirer.
Comme j’étais Bellman, je n’ai pas pu entendre ce qui fut dit entre lui et la surface, mais cela n’était pas difficile à imaginer.
Tiny : Surface ….. J’ai un problème !
Surf : Quel est ton problème Tiny ?
Tiny : Euh ! Euh ! J’ai passé ma main dans un maillon de la chaîne …. et je ne peux plus la retirer.
Surf : QUOI !!! ESPECE DE GROS C …..D !!! Tu as passé ta main dans la chaîne , et est-ce que je peux te demander ce qu’il faut faire maintenant ?
Tiny : Euh !! Je pense qu’il faudrait prévenir le Bellman et ….. préparer la pince oxy-arc.
Surf : EST-CE QUE TU PLAISANTES ????
Tiny : Je ne pense pas …. car cela me fait mal.
Et ainsi, après quelques jurons supplémentaires, le chef de poste passa les communications sur la tourelle et me mis au courant de la situation.

Il m’informa qu’en surface on préparait le matériel de découpage et que me je devais me préparer à intervenir.
Heureusement, ce n’était pas une situation d’urgence car le plongeur gardait son calme, mais il ne parvenait pas à retirer sa foutue main.
Donc, je larguai le narghilé secours dans l’eau et m’installai sur le bord du hub de manière à être prêt à enfiler mon facial et à me laisser glisser dans l’eau pour aller aider mon copain.
Puis heureusement pour le plongeur, après une ou deux minutes supplémentaires la chaîne de traction bougeât un peu plus et il put sortir sa main sans trop de dommage.
Elle fut juste un peu gonflée et égratignée mais rien de plus.
Lorsqu’il fut de retour dans la tourelle, nous rîmes de l’incident, mais lorsque je lui dis (d’une manière très sérieuse) que si j’avais dû intervenir, la surface avait décidé que pour des raisons économiques je devais plutôt couper la main que la chaîne, je pus voir dans ses yeux qu’il n’était pas sûr que je plaisantais.



Conclusion : Faites toujours très attention où vous mettez les mains.
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 20:54:03
Et une petite dernière de Papy One
ça devrait me laisser le temps de vous préparer un article




Petit récit d'une plongée

An de grâce 1981.

Cela fait maintenant quelques jours que je suis arrivé à bord du DSV Tarasco qui travaille actuellement dans le golfe du Mexique.

Le service des opérations de Marseille m’a envoyé ici parce que hormis les travaux offshore, j’ai également une grande expérience de plongée en travaux publics en Belgique, ce qui signifie plusieurs milliers d’heures de plongée sans visibilité, et parait-il c’est cela qui est recherché ici au Mexique car ici la « visi » est très mauvaise.

Pendant toute cette semaine passée sur le pont j’ai eu l’occasion de m’imprégner de l’ambiance qui règne à bord de la barge, mais j’ai me suis également efforcé d’étudier le type de matériel et équipement qui est mis en œuvre sur le chantier.

Depuis plusieurs mois, les opérations de plongée, consistent principalement à réaliser des connections de pipeline par soudure hyperbare et c’est une nouvelle opération de ce type qui va commencer cette nuit.

En effet, nous allons procéder au raccordement de deux pipelines de 36” qui ont été récemment posé sur le fond par une Lay barge.

Notre support naval dispose d’une tourelle de plongée et d’un ensemble de saturation composé de 3 caissons de 2 mètres de diamètre disposé en étoile autour d’un caisson humide.

L’ensemble des caissons se trouve sous le pont principal et la tourelle accède à la mer via le moon pole central du bateau.

L’entrée en « sat » de l’équipe, est prévue vers 22h00. Pour le début de l’opération, seul 9 plongeurs seront comprimés.

Chaque caisson comporte 4 bannettes, mais pour des raisons de confort les plongeurs seront répartis dans les 3 caissons par équipe de 3.

Comme nous disposons encore de quelques heures avant la mise en pression, chacun s’active à préparer sa couchette avec des draps frais et à amener les effets personnels qu’il aura besoin pendant son séjour.

Vivre à 3 dans une enceinte de 2 mètres de diamètre, n’est pas très confortable surtout si l’on enlève encore les 30 centimètres du plancher, cela laisse vraiment très peu de place, surtout pour celui qui doit dormir sur le lit du haut.

Généralement c’est le plus mince de l’équipe qui est sacrifié et désigné d’office pour dormir en haut, bien que certaine équipe choisisse de faire un roulement.

22 heures approche, après un dernier briefing avec le conducteur de travaux, nous nous rendons dans le control room des caissons masters où certains en profiteront pour griller une dernière clope.

Avant d’entrer dans nos caissons respectifs, les caissons masters vérifient une dernière fois nos poches à fin de s ‘assurer que personne n’amène de produit illicite ou dangereux (cigarettes, allumettes, briquet, alcool.) les bouquins de cul sont bien sur autorisés.

Cette fois ça y est, le caisson master met le système de régénération en route, et après avoir fermer la porte, les caissons sont comprimés à l’air ou à l’héliox 20/80 jusqu’à la profondeur de 10 mètres. Cette première partie de la compression a pour but de faire monter la pression partielle d’oxygène à de 420 mb.

Ensuite les caissons sont comprimés avec de l'hélium pur jusqu’à la profondeur du niveau vie qui se situe généralement 10 mètres plus haut que la profondeur de travail.

Comme le fond de la mer où nous allons opérer est de 40 mètres, le niveau vie dans les caissons sera de 30 mètres.

Durant la compression, le ventilateur du filtre de chaux sodée est mis en route pour favoriser le mélange des gaz ambiants, mais comme cela ne suffit pas, nous sommes priez de brasser les gaz à l’aide de nos serviettes de bain.

Etant donné que le niveau vie n’est pas profond, la vitesse de compression peut être d’environ 1 m / min. ce qui fait que nous atteignons le niveau vie en 30 minutes.

A 23 h 00, le chef de poste nous appelle déjà pour réaliser une première plongée.

Le caisson n° 1 dont je fais partie est tiré au sort.

Je suis désigné comme étant le plongeur n° 1, Laurent est plongeur n° 2 tandis que Samo est désigné comme bellman.

Le rôle du plongeur n° 1 consiste à diriger toute la plongée, c’est lui qui discute avec le chef de poste sur la manière de faire tel ou telle chose.

Le plongeur n° 2 est la pour assister le plongeur n° 1 et il ne prend généralement pas de décision quant au déroulement des opérations. En milieu de plongée, le plongeur n° 2 rentre à la tourelle et se fait alors remplacer par le bellman.

Le bellman est le plongeur désigné pour rester dans la tourelle à fin d’aider et de surveiller les plongeurs.

Pendant que Samo passe dans la tourelle pour faire la check-list avant plongée, Laurent et moi passons dans le wet pot (caisson humide) pour mettre nos vêtements à eau chaude et nos harnais de sécurité.

Pendant ce temps, Marcel le chef de chantier, nous rappelle via l’interphone quelle sera notre mission pour cette plongée de nuit : Recherche du premier pipeline de 36 ” / balisage / alignement du pipeline le long de son tracé final.

Une fois la check-list terminée, Samo nous informe que nous pouvons à notre tour passer dans la tourelle.

Après que nous nous sommes installés sur les minuscules sièges, le bellman ferme la porte latérale de la tourelle et en informe de chef de poste, qui à son tour demande alors à l’un des plongeurs au repos de venir fermer la porte du caisson humide.

Le sas intermédiaire situé entre le wet pot et la tourelle est alors décomprimé et la tourelle déconnectée de l’ensemble vie.

En surface, l’équipe d’assistance renferme la porte latérale extérieure de la tourelle et assure la translation de celle-ci jusqu’au moonpool.

Après avoir connecté les 2 câbles guides, la tourelle est ensuite descendue le long de ceux-ci.

Durant la descente, Samo surveille le manomètre de pression de la porte latérale à fin de vérifier que l’étanchéité de la porte latérale est bonne. Il annonce aussi la profondeur tous les 10 mètres et ce jusqu’à ce que la porte inférieure s’ouvre légèrement à cause de la pression hydrostatique et laisse passer un peu d’eau.

La tourelle est alors stoppée et notre bellman ouvre entièrement la porte inférieure, ensuite il chasse l’eau via la vanne de pressurisation et refait alors descendre doucement la tourelle jusqu’à 4 à 5 m du fond.

Les différents circuits d’alimentation en gaz et en eau chaude son ouvert, et Samo peut maintenant me donner un coup de main pour m’équiper. D’abord brancher le flexible d’eau chaude... Ah ! que cela fait du bien cette arrivée d’eau chaude à 35 °. Il faut dire que je commençais à vachement me refroidir dans cette atmosphère d’héliox.

Ok Samo, maintenant tu peux me mettre le KMB 17. Voilà qui est fait.

Je teste rapidement mon arrivée de gaz au niveau du free-flow ainsi que par la vanne du biberon secours.

En surface, le chef de poste m’a branché sur un mélange héliox de 12/88 de manière à ce que je plonge avec une PPO² comprise entre 400 et 800 mb.

Euh !! Samo n’oublie pas de me mettre la goupille de sécurité car je n’ai pas envie de perdre mon casque comme certains malheureux plongeurs.

OK , c’est bon.

Pl 1 : Allo surface, est-ce que tu me reçois ?

Surf : 5 sur 5 plongeur 1.

Pl 1 : Ok, je suis prêt à sortir, tu peux me dire de quel coté je suis sensé trouver le pipe ?

Surf : En principe vers 9 h .

Pl 1 : Ok je sors et je pars vers 9 h.

Surf : Ok tu pars vers 9 h.

Je me laisse doucement descendre au travers du hub de 80 cm, et je me retrouve dans l’eau.

Pl 1 : AAH !! AAH ! surfaaace qu’est-ce que c’est cette connerie ?

Surf : Qu’est-ce qui se passe pourquoi tu gueules comme ça ?

Pl 1 : AAH !! AAH !! mes yeux !!! Je suis trop ébloui, on m’avait dit qu’ici il n’y avait pas de visi et j’ai moins 30 m au niveau de la tourelle AAH !!

Surf : Francis arrête de faire le mariole et va travailler.

Pl 1 : Bien chef .

Bon, je me laisse tomber sur le fond et je commence à me déplacer doucement vers 9h tout en surveillant la direction de mon narghilé.

Pendant que je me déplace sur le fond vaseux, je me rends compte que la visibilité diminue rapidement à cause de mes mouvements dans la vase, mais rien de catastrophique puisque je vois au moins encore à 3 mètres. Ah c’est sacré français tout de même, ils feraient bien de venir faire un petit stage de plongée à l'IFPME.

Pl 1 : Surface, tu peux demander au bellman si je vais toujours dans la bonne direction ?

Surf : Bellman ... est-ce que le plongeur va toujours dans la bonne direction ?

Bellman : Affirmatif.

Surf : Affirmatif plongeur.

Pl 1 : Ok je continue.

Bellman : Surface ... tu peux dire au plongeur qu’il est en bout de narghilé.

Surf : Plongeur tu es en bout de narghilé.

Pl 1 : Ok ... je n’ai rien trouvé ... Dis au bellman de tenir le narghilé tendu car je vais faire une circulaire.

Surf : Ok plongeur.

Bellman : Ok surface je tiens le narghilé tendu.

Comme je ne pense pas être cocu comme certain, je m’en doutais bien que je n’aurais pas trouvé le pipe directement.

Je commence à tourner lentement autour de la tourelle en prenant bien garde de tendre mon narghilé de 50 m.

Au bout d’un certain temps (temps que met le fût du canon pour se refroidir) je vois apparaître une masse sombre dans mon champ de vision.

Ca y est, cette fois je le tiens.

Pl 1 : Surface .... ça y est, j’ai trouvé le pipe.

Surf : Bellman ....tu peux me dire vers quelle heure part le narghilé ??

Bellman : 3 h .

Pl 1 : Je m’en doutais, tu as sûrement lu ton plan à l’envers.

Surf : § ;%, ?O(( .. Plongeur tu peux me donner l’envasement du pipe ?

Pl 1 : Oui ... envasé jusqu’à la moitié

En surface, le chef d'équipe informe le COH de la situation. Celui-ci décide de faire bouger le bateau.

Surf : Plongeur .... on va déplacer le bateau vers le pipe de 20 m.

Pl 1 : Ok , dis au bellman de reprendre mon narghilé au fur à mesure du déplacement.

Surf : Bellman... on va déplacer le bateau vers 3 h ... tu reprends doucement le narghilé.

Bellman : bien compris je reprends le narghilé.

En surface, le chef de poste informe la passerelle qu'on peut déplacer le bateau de 20 m vers tribord.

Comme il s’agit d’un bateau à positionnement dynamique, l’officier de quart entre les données dans l’ordinateur, et démarre la manœuvre.

Sur le fond de l’océan, j’entends que les thrusters commencent à tourner plus régulièrement tandis qu’en même temps je sens que Samo reprend le narghilé.

Au bout de quelques minutes la surface m'appelle :

Surf : Ok plongeur on a fait les 20 m.

Pl 1 : Ok bien reçu

Surf : Francis, on va te faire descendre le panier avec un pinger.

Pl 1 : Ok , est-ce qu’il y a une luciole sur le panier ???

Surf : Affirmatif.

En surface, l’équipe de pont a préparé le panier de travail avec un pinger et elle attend l’ordre de le descendre.

Surf : Ok plongeur, le panier descend .

Pl 1 : Bien reçu.

Je me mets sur le pipe et je scrute dans la direction où doit arriver le panier. Au bout de quelque instant, je commence à apercevoir des flashs et un halo de lumière verte, ça y est, voici le panier.

Pl 1 : Surface, je vois le panier ... ok continue à descendre doucement. ok stop! panier sur le fond.

Surf : Stop ! panier sur le fond.

Je me rends vers le panier et je retire le pinger.

Pl 1 : Ok surface tu peux faire remonter le panier.

Surf : Ok reçu.

Surf : Francis, tu vas te déplacer le long du pipe avec le pinger comme cela on pourra connaître son orientation exacte.

Pl 1 : Ok surface, je commence à me déplacer le long du pipe.

Pendant que je me déplace, le pinger envoie un signal qui est capté en surface et reporté sur la carte .

Je me déplace ainsi sur environ 300 m tout en faisant doucement déplacer le bateau de manière à ce que je ne travaille pas en bout de narghilé.

Pendant que je me déhale ainsi sur le fond, depuis environ 1h30, Samo et Laurent continuent à respirer dans la tourelle, chaque métabolisme va consommer environ 30 litres d’oxygène par heure et produire environ la même quantité de CO².

Pour le CO² , pas de problème la tourelle est équipée du scrubber (filtre à chaux sodé) mais en surface, le chef de poste s’aperçoit que le PPO² diminue, d’où sa réaction.

Surf : Bellman tu fais 2 rajouts d’oxygène .

Bellman : Ok 2 rajouts.

A la passerelle, le conducteur de travaux se rend compte que que le tracé de mon survey ne correspond pas à l’emplacement final que doit avoir le pipeline. Celui-ci se trouve à environ 45 m de son axe théorique.

Résultat il va valoir riper le pipe.

Il en informe le chef de chantier qui à son tour avertit le chef de poste.

Surf : Plongeur.

Pl 1 : Oui j’écoute

Surf : Ok, il va falloir riper le pipe de 40 m vers bâbord sur une distance de 300 m. Pour alléger le pipe, on va te descendre des parachutes de 10 T que tu fixeras tous les 30 m en partant de l’extrémité.

Pl 1 : Ok bien reçu , mais comme le pipe est envasé, il me faudra la galléazzi et une aiguille pour passer les élingues sous le pipe.

Surf : Ok bien reçu, on te mettra la galléazzi à coulisser sur le câble du panier en même temps qu’un premier parachute.

Pl 1 : Ok bien reçu, et tu peux demander à Laurent de se préparer.

Surf : Laurent, tu peux te préparer pour donner un coup de main à Francis pour installer les parachutes.

Pl 2 : Ok, je m’équipe.

Entre-temps, le panier est arrivé au fond , j'y remets le pinger, je récupère la lance galléazzi et je me rends en début de pipe à environ 5 m de la tête de traction.

Là, je commence à faire un trou dans la vase de manière à pouvoir passer mon épingle (fer à béton cintré au diamètre du pipe) plus facilement sous le pipeline.

Dès que la sangle est en place, le plongeur 2 fixe le parachute et le gonfle à l’aide de la ligne de gonflage qui nous arrive de la surface.

Pendant les 4 heures qui suivent, Laurent et moi installons la série de parachutes le long du pipeline.

Pl1 : Ok surface tous les parachutes sont en place et gonflés.

Surf : Ok on va maintenant retourner au début de la ligne avec le bateau et on va descendre les câbles des 3 daviers de relevage.

Pl 1 : Ok bien compris.

Pendant que le bateau se déplace vers l’origine du pipeline nous nous mettons en stand by sur les contrepoids de la tourelle.

J’en profite également pour boire un coup.

20 minutes plus tard, le bateau est en position.

Surf : Ok plongeurs le bateau est en place, on va commencer à faire descendre le câble du davier numéro 1.

Pl 1 : Ok on descend le numéro 1

Les trois câbles espacés d’une quinzaine de mètres sont ainsi élingués au pipe de la même manière que les sangles des parachutes.

Pl 1 : Ok surface les câbles de davier sont installés.

Surf : Ok plongeurs allez vous mettre à l’abri sous la tourelle, on va remonter doucement le pipe jusqu'en surface.

Pl 1 : Ok reçu

Surf : Plongeur 2 tu va rentrer à la tourelle pour changer avec Samo.

Pl 2 : Ok je rentre à la tourelle.

Surf : Bellman, Laurent rentre pour changer avec toi.

Bellman : Bien reçu on change.

Pendant ce temps, le pipe est remonté lentement en surface à l'aide des 3 daviers.

Cette remontée permet au pipeline d'avoir un angle correct jusqu'à l'endroit du touch down, ce qui lui évite de se casser.

Surf : Ok plongeurs, le pipe est en surface, on va commencer le ripage.

Pl 1 : Bien reçu, on reste à l'abri.

Le bateau se déplace maintenant latéralement par pas de 5 mètres et ce jusqu'à ce que le pipe se trouve dans l'axe prévu.

C'est maintenant Samo qui me rejoint sur les contrepoids en attendant la fin de la manœuvre de déplacement.

Surf : Ok plongeurs, le pipe est dans l'axe, on va commencer à le faire descendre.

Pl 1 : Bien reçu.

Quelques minutes plus tard le pipe apparaît.

Pl 1 : Ok surface, je vois le pipe il est à 10 mètres du fond tu peux continuer à le poser.

Surf : Plongeur 1 je t'avertis dès que la tension des câbles est à zéro.

Pl 1 : Bien reçu.

Le pipe se pose lentement sur le fond, mais à cause de l'état de la mer, le tangage et roulis du bateau se répercute sur le pipe et celui-ci danse un peu sur le fond, ce qui a comme conséquence de soulever un nuage de vase qui réduit directement la visibilité à zéro mètre.

Surf : Ok plongeurs, le pipe est posé , Francis tu défais les daviers et toi Samo tu commence à dégonfler les parachutes.

Pl 1 : Ok je fais les daviers.

Pl 2 : Ok je dégonfle les 10 T.

Nous revoilà donc partis tous les deux à procéder au démontage des daviers, et ensuite à l'enlèvement et la récupération de tous les parachutes.

Ce travail va à nouveau nous prendre 2 bonnes heures.

Pl 1 : Ok surface le pipe est clair.

Surf : Ok les gars bien travaillés vous pouvez rentrer dans la tourelle.

Comme cela fait un peu plus de 9 heures que je suis dans l'eau, Samo m'invite à rentrer le premier. Chose que j'accepte volontiers,"merci Samo".

Mais voilà que brusquement Samo me tape sur l'épaule et me fait signe de regarder dans une direction donnée.

OOOUAHHH !!!! Chouette alors une bande de petits requins tournent autour de la tourelle, il y en a au moins une dizaine.

Pl1 : Surface.... on est entouré d'une bande de petits requins.... c'est super chouette.

Surf : Quoi ! vous ne les avez pas vu sur le fond ?

Pl1 : Ben non il n'y avait plus assez de visi depuis la pose du pipe.

Surf : Est-ce qu'ils sont grands ??

Pl1 : Non, ce sont des requins pour PD ils ne font pas plus d'un mètre cinquante.

Surf : Bien allez rentrer maintenant avant qu'ils ne vous bouffent le culs.

Je rentre dans la tourelle, pour faciliter ma rentrée, Laurent ouvre la vanne du col de cygne, ce qui permet à l'eau de monter d'environ 0,4 m dans la tourelle.

Dès que j'ai le KMB 17 hors de l'eau, j'ai du mal à garder la tête droite à cause de la fatigue, je ressemble à David Niven dans le cerveau, Laurent est obligé de me redresser la tête pour pouvoir m'ôter le casque.

Ouf, voilà qui est fait, je me sens mieux. Une fois déséquiper, je donne un petit coup de main au bellman à fin de tout ranger avant de faire rentrer le plongeur 2.

Ok, Samo est à son tour dans la tourelle.

Bellman : OOUAHH ! Samo qu'est-ce qui est arrivé à ta palme ???

Samo : Oh m*rde alors c'est quoi ça ?

En fait, toute la voilure de la palme droite a disparu jusqu'au niveau du pied et d'après la forme on voit clairement que cela a été arraché par une bébête avec de bonnes dents style requin ou grosse murène.

Francis : Et tu n'as rien senti ?

Samo : Ben si, j'ai bien senti quelque chose, mais je croyais que je m'étais accroché.

Francis : Eh bien mon gars, pour le même prix tu aurais pu avoir quelques orteils en moins. Donc tu vois que ce qu'ils nous ont dit en surface du genre "si vous ne voyez pas le requin, lui ne vous voit pas non plus" c'est de la connerie.

Lorsque tout est bien rangé et les vannes d'alimentation fermées, le bellman chasse l'excédant d'eau via la vanne de pressurisation, puis inspecte le joint de la porte inférieure et la renferme doucement.

Encore une petite pressurisation pour assurer le plaquage de la porte et nous voilà prêt à remonter.

Bellman : Ok surface porte plaquée, vous pouvez remonter la tourelle.

Surf : Ok on vous remonte.

Pendant que la tourelle remonte, nous discutons de tout et de rien et bien sur de la palme.

En surface, l'équipe s'active à clamper la tourelle au caisson humide, et finalement nous entendons le bruit du vérin hydraulique qui assure le verrouillage final de l'ensemble.

Il ne reste plus qu'à comprimer le sas et nous voilà près à repasser dans notre petite maison.

Bellman : Ok surface , porte ouverte.

Surf : Ok les gars bonne nuit et merci.

Nous passons tour à tour dans le wet pot, où l'on croise le bellman de la seconde équipe qui se prépare à rentrer dans la tourelle pour faire sa check-list.

Au micro, serge le caisson master vient nous annoncer le menu. "Ok les gars, aujourd'hui il a le choix entre du kaka sur de la m*rde, ou de la m*rde sur du kaka."

Moi je choisis le premier plat, de toute façon m*rde ou pas, la nourriture n'a de toute façon pas beaucoup de goût en caisse, mais comme disent les Français, on mange aussi avec les yeux.

Enfin, encore quelques jours de patience et on aura peut-être droit à quelque chose de mieux car l'ensemble du catering c'est fait virer.

Pendant que Samo et Laurent discutent avec les 2 plongeurs suivant, j'en profite pour prendre une bonne douche bien chaude, car je trouve qu'il fait un peu frisquet dans notre caisson. C'est vrai que 30 ° c'est un peu juste.

Il nous reste maintenant à prendre notre repas, et ensuite un gros dodo puisque nous sommes maintenant tranquilles pour une quinzaine d'heures.
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 20:56:01
Plongée profonde

1) Plongée unitaire

2) Plongée atmosphérique

3) Plongée saturation
Titre: Re : Re : Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 21:14:23
:o Impressionnat  :o

Vous avez des photos ou des liens explicatifs?

http://www.citedelamer.com/fr/ocean_connaissance/mediatheque/Dossiers_documentaires/Delauze/hyperbare.asp (http://www.citedelamer.com/fr/ocean_connaissance/mediatheque/Dossiers_documentaires/Delauze/hyperbare.asp)

Plongée à 400m :

une semaine pour arriver à pression
3 semaines de boulot
1 mois pour remonter (compter une semaine par 100m)

A la descente et à la remontée, les plongeurs dorment peu car ils doivent brasser l'air du caisson afin de favoriser le remplacement des mélanges

Ca arrive ca arrive, je vais essayer de mettre mon article en ligne ce we
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 21:39:13
salut ibis !

qui est - tu ton profil et ta photo me dise quelques chose ?

en quelle année a tu suivi tes cours de scaph ?

yankee :doubleup: 
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 21:47:57
salut ibis !

qui est - tu ton profil et ta photo me dise quelques chose ?

en quelle année a tu suivi tes cours de scaph ?

yankee :doubleup: 

Si tu es le liégeois auquel je pense : en même tant que toi mon "loulou" (pour imiter Frog)
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 21:52:12
salut c'est bien moi  ;D ;D ;D ;D

je suis super content comment vas tu ?

ca me fais méga plaisir d'avoir de tes news !!!!!!!!!!!!!  :doubleup: :doubleup: :doubleup: :D ;D ;D

ps: il me semblais bien que c'etait toi j'avais reconnu la photo et aussi la "prose" de ta plume 

amicalement
Fa

 
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 21:59:05
allais voila trois photo trés chere a mon   :love:
si je ne me trompe pas tu dois etre sur une des trois !
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 21:59:44
deuxieme 
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 22:00:06
Une des seules photos potables de moi, Emma étant subjuguée par vos tonnes de muscles et testostérones

On peut dire que durant la formation tu as touché le fond avec moi hein  :love:
Quelle belle plongée

Oh moi ça va, ça irait encore mieux si certains clients pouvaient se décider à me payer mais bon

2007 a été pourri et 2008 s'annonce au minimum très bon

Tu bosses encore ? ou tu te contentes de promener des biftons ?
tu as revendu ton 18 ?
j'ai tjrs une lame surefire pour toi si tu veux  ;)

et on peut continuer par émile si tu veux
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 22:00:32
et de trois  ;D
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 22:05:20
oui bien sur mon email est dans mon profil  :doubleup:

et oui je bosse tjs au même endroit et en plus comme plongeur pro

pour la protection civil depuis 2ans (merci la formation!) idem pour lolo

n'hesite pas a me passer un petit coup de phone quand tu en a l'occassion et contact moi quand tu veux

c'est toujours un super plaisir  ;D   
Titre: Re : Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 14 décembre 2007 à 22:06:46
allais voila trois photo trés chere a mon   :love:
si je ne me trompe pas tu dois etre sur une des trois !

Emma  :lol:
L'équipement pesait plus lourd qu'elle, la pauvre

Tu m'expliqueras pour la protection civile (je t écrirais du we)
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: yankee le 14 décembre 2007 à 22:07:51
Ok avec plaisir  ;D

Fa
Titre: Re : Plongée sous marine : 2 morts cette semaine
Posté par: Ibis le 19 décembre 2007 à 13:45:53
Petite plongée sportive dimanche dernier.

Il gèle en surface et l'eau a entre 4 et 7 degrés selon la profondeur.

Ca a permis de montrer aux nouveaux ce qu'il ne fallait pas faire avec un détendeur par ce temps, même si le phénomène de givrage est de moins en moins présent par l'utilisation de lubrifiants et composants améliorés.

En gros : si le détendeur gèle en surface et que l'eau est plus chaude que l'air : on peut tenter le coup
Si l'eau est plus froide que l'air : on peut oublier

Durant la plongée : on n'utilise qu'une sortie à la fois : on ne respire pas quand on gonfle son gilet

Un truc que je n'avais jamais vu : une purge qui a givré "ouverte"
Collée par le froid oui mais ouverte dans l'eau c'était une première