Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Survie en milieu naturel => Discussion démarrée par: Maximil le 18 janvier 2007 à 09:08:00
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VENT
(http://img111.imageshack.us/img111/3715/ventzw8.jpg)(http://img126.imageshack.us/img126/1388/3ouragansey3.jpg)
Le vent est quelque chose que l’on ne voit pas, mais que l’on peut sentir, d’une incroyable douceur à une incroyable puissance, d’un poids nul et pourtant qui peut vous couper le souffle. On a tous joué un jour où l’autre avec lui, à faire un courant d’air ou à jouer avec un cerf-volant par exemple… Et puis des noms comme Eole, Borée, Zéphyr ou mistral ne vous sont pas inconnus ;)
Définition
Qu’est-ce que le vent ? Le vent est un mouvement atmosphérique directionnel. Il provient des zones de hautes pressions (Anticyclone) pour se diriger vers les zones de basses pressions (Dépression). Ainsi, n’importe quelle planète ayant une atmosphère peut avoir du vent, tant qu’il existe une source de chaleur (un soleil) et une rotation de la planète ce qui provoque un réchauffement de l’air (ou du gaz) de façon non équitable autour de la planète.
Pourquoi du vent
Et bien justement, nous avons une atmosphère, notre planète tourne sur elle-même et nous avons un soleil. Nous avons un certain nombre de vents à la taille de la Terre, d’un continent, d’un pays, d’une montagne ou voir même d’un versant de colline : les parapentistes pourraient vous en dire plus long que moi à ce sujet.
Les différences de pression, elles mêmes entraînées par les différences de température, déséquilibrent en permanence l'atmosphère. Le rééquilibrage vers lequel tend toute chose, produit le vent.
A noter qu’un anticyclone se caractérise par une pression maximale à son centre (entre 1020 et 1050 hPa), diminuant vers la périphérie tandis qu’une dépression se caractérise par une pression minimale à son centre (inférieure à 1000 hPa), augmentant vers la périphérie.
Du vent jusqu’à quelle force ?
FORCE VITESSE EN Km/h VITESSE EN noeuds Effets sur terre Effets sur mer
FORCE 0 Vent dont la vitesse est nulle ou inférieure à 4 km/h 2 noeuds La fumée s'élève verticalement. Calme
FORCE 1 Vent dont la vitesse est comprise entre 5 et 10 km/h entre 3 et 5 noeuds Le vent incline la fumée. Calme, ridée
FORCE 2 Vent dont la vitesse est comprise entre 10 et 15 km/h entre 6 et 8 noeuds Bruissement des feuilles Vaguelettes
FORCE 3 Vent dont la vitesse est comprise entre 15 et 23 km/h entre 9 et 12 noeuds Le vent agite les feuilles Peu agitée
FORCE 4 Vent dont la vitesse est comprise entre 24 et 30 km/h entre 13 et 16 noeuds Les petites branches remuent Agitée, petits moutons
FORCE 5 Vent dont la vitesse est comprise entre 30 et 40 km/h entre 17 et 21 noeuds Les arbustes remuent Houleuses, embruns éventuels.
FORCE 6 Vent dont la vitesse est comprise entre 40 et 50 km/h entre 22 et 26 noeuds Les grandes branches bougent Très houleuse. Les lames se forment, crête d'écume.
FORCE 7 Vent dont la vitesse est comprise entre 50 et 60 km/h entre 27 et 31 noeuds Les arbres entiers s'agitent. Grosse. Lames déferlantes, traînées d'écume.
FORCE 8 Vent dont la vitesse est comprise entre 60 et 700 km/h entre 32 et 37 noeuds Les petites branches se cassent Très grosse. Tourbillon d'écume.
FORCE 9 Vent dont la vitesse est comprise entre 70 et 80 km/h entre 38 et 43 noeuds Le vent arrache les cheminées. Lames déferlantes, grosses à énormes. Visibilité réduite.
FORCE 10 Vent dont la vitesse est comprise entre 80 et 90 km/h entre 44 et 50 noeuds Le vent déracine ou brise les arbres. Très grosse lames déferlantes en rouleaux, larges bancs d'écume. Visibilité réduite.
FORCE 11 Vent dont la vitesse est comprise entre 90 et 115 km/h entre 51 et 57 noeuds Rare, ravages considérables. Lames exceptionnellement hautes, mer blanche d'écume.
FORCE 12 Vent dont la vitesse est supérieure à 115 km/h supérieure à 58 noeuds Très rare, OURAGAN Enorme, visibilité fortement réduite.
Voir ici pour une animation:
http://afpinfo.francetv.fr/francais/animation/BeaufortFR2908/index1.html
A noter que les vents les plus violents ont été enregistrés en Antarctique (de 80km/h à 250 km/h), aux USA (Mont Washington, 371km/h) ou au Groenland (333km/h). Le record absolu est détenu par une tornade au Texas dans les années 1970 mesuré à 450km/h.
En France, sur le mont Ventoux (qui porte bien son nom) a été enregistré un vent de 321kmh/h en 1967. C’est bien connu, en France, il n’y a aucun risque.
Utilité du vent
Le vent est une source d’énergie. Tout le monde pense de suite aux éoliennes, bien sûr, mais il ne faut pas oublier le séchage du linge que l’on mets dehors, les voiliers (et planches à voiles, kitesurf, char à voiles, vol à voile...), les cerfs-volants (pour le plaisir mais aussi pour la guerre en des temps plus reculés) sans oublier nos moulins à vent ou une technique de dispersion des graines par les plantes, l’anémochorie .
Les vents :
Vent réel : le vent que l'on ressent à l'arrêt, lié à un déplacement de l'air qui nous entoure. C'est par exemple le vent au sol, dont la force et la direction nous sont communiquées par les bulletins météorologiques. La notion de vent réel est utilisée pour préciser, sur des engins mobiles, la vitesse de déplacement de la masse d'air où ils évoluent, pour la différencier des autres vents comme le vent apparent ou le vent dû à la vitesse.
Vent vitesse ou Vent relatif : le vent généré par le déplacement du mobile, égal en intensité, de même direction, et opposé en sens, à la vitesse relative de celui-ci. C'est par exemple le vent que l'on ressent lorsque l'on se déplace à vélo, en l'absence de tout vent réel.
Vent apparent (pour la navigation maritime) : le vent tel qu'il est ressenti depuis le mobile, somme vectorielle des deux précédents, c’est-à-dire du vent réel et du vent relatif, ou vent vitesse. La notion de vent apparent est surtout utilisée en voile ou en char à voile : en effet, le vent ressenti sur le bateau dépendra non seulement du vent réel, mais également de la vitesse du bateau, ce qui conduit à devoir ajuster le réglage des voiles. C'est le vent que reçoit effectivement une voile.
Lien avec la température : température ressentie en fonction du vent (merci Diesel)
(http://i43.photobucket.com/albums/e375/ericfr/forum/tableau_vent2.jpg)
Risques du vent
Les risques liés au vent sont bien existants dans les pays soumis aux tornades, comme les Etats-Unis d’Amérique, ou aux typhons, mais aussi plus proche de nous en France (DOM-TOM) et métropolitaine puisque MétéoFrance surveille sans cesse et publie régulièrement des bulletins d’alerte météorologique concernant les risques de vent. La tempête de 1999 nous le rappelle encore régulièrement. Pourtant, on préfère encore appelé cela une tempête plutôt que du nom des deux ouragans qui ont traversé le pays.
On peut surveiller ce risque via le net et les bulletins d’annonces météo.
Vent en montagne
(http://www.davidmanise.com/mediawiki/images/thumb/6/6b/Montagne_vallon_torrent_automne.jpg/200px-Montagne_vallon_torrent_automne.jpg)
Article tiré de notre WIKI ;) (http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Milieu_alpin#Vents)
Les montagnes sont grosso modo sujettes à trois grandes sortes de vents. D'abord les vents dominants, résultant des structures atmosphériques de grande taille tels les anticyclones. Ces vents balaient les plus hauts sommets avec plus ou moins de violence. Les sommets sont toujours très exposés aux vents. Il est illusoire de vouloir se maintenir plus de quelques minutes sur un sommet notable sans être bien protégé du vent, ne serait-ce que par un poncho dans lequel on s'assoit ou par de bons vêtements coupe-vent.
En second lieu, le vent dominant se détructure au contact du relief, et induit des vents locaux aux trajets aussi complexes que le relief lui-même. Ces vents peuvent être ascendants ou descendants, lents ou rapides, très variables d'un point à un autre même à peu de distance d'intervalle. Ils sévissent sur les pentes, dans les vallées, s'engouffrent dans les cols et tourbillonnent devant les falaises. Souvent ces vents sont violents aux cols, qui concentrent les flux d'air. Les cols, les sommets, et dans une moindre mesure les arêtes sont donc des endroits où on évitera d'envisager un bivouac ou même une pause trop longue, à moins de disposer d'un équipement en conséquence ou d'être en mesure d'aménager l'endroit, par exemple en creusant des trous dans la neige pour s'abriter.
Les troisièmes types de vents sont ceux générés par les écarts thermiques entre les sommets et les vallées, et nettement amplifiés par la proximité de la mer comme c'est le cas sur une partie des Alpes et des Pyrénées. Dès le soir et durant toute la nuit, des vents froids descendent des sommets en longeant les fonds des vallées. Ces coulées d'air froid se déplacent comme un fleuve gazeux, en suivant les chemins de moindre résistance. Les fonds des vallons et des vallées y sont exposés. Pour le promeneur égaré qui commence à envisager un bivouac d'urgence, ces endroits offrent un visage rassurant : l'encaissement donne une impression de sécurité physique et coupe court au vertige éventuel, et la présence fréquente de larges zones plates et d'eau potable et courant avec un bruit reposant procure un bien être convainquant. Malheureusement, ces endroits sont justement ceux où les masses d'air froid nocturne circuleront le plus massivement et viendront transir l'imprudent qui s'y abrite. Si on souhaite bivouaquer au fond d'un vallon, il faut prévoir une bonne barrière au vent et une isolation plus importante que quelques dizaines de mètres plus haut, juste au dessus de la nappe froide. Dans les situations d'urgence où l'on manque de matériel pour se réchauffer, il faut considérer la possibilité de bivouaquer sur les pentes, moins confortables mais bien souvent beaucoup moins froides que les creux. Une pente exposée au sud peut-être encore plus clémente, sauf si la configuration particulière du terrain y crée des conditions défavorables. En journée, une fois que le soleil a réchauffé les falaises, c'est le phénomène inverse qui se produit : des ascendances chaudes remontent le long des vallées en direction des sommets.
Vent dans le désert ou avec du sable
(http://estb.msn.com/i/17/2C56516B1146EB91EE451BB4B8781.jpg)
La célèbre tempête de sable : les vents violents provoquent la déflation et le transport des particules de sables dans l'atmosphère, par le processus de saltation, voire par suspension pour les sables fins.
Le plus grand risque immédiat dans une tempête de sable est sans aucun doute l’absence de visibilité. Un nuage dense plombe l’atmosphère, en conséquence, la circulation automobile et aérienne est gênée. De plus, le sable transporté par le vent se dépose sur les voitures, bâtiments, sols et autres éléments pour donner un aspect sale au paysage. Les campagnes sont également touchées, parfois gravement : le bétail souffre du sable et des composants toxiques de ce nouveau péril jaune. Les récoltes, les plantations, les cultures sont elles aussi contaminées et finalement détruites dans les cas extrêmes.
Le vent de sable jaune et ses polluants toxiques pour l'homme a d’autres effets néfastes puisqu'il pose d’importants problèmes de santé en développant notamment chez les populations concernées des maladies respiratoires comme l’asthme, les bronchites ou autres pneumonies. Il est aussi susceptible d’engendrer des pathologies de l’œil dues aux grains de sable qui fragilisent la cornée et qui ouvrent une porte d’entrée aux bactéries et microbes pathogènes. Les polluants apportés par ces vents peuvent aussi développer des eczémas ou des psoriasis chez les personnes à tendance allergique
Que faire si on est confronté à du vent avec du sable : se protéger les yeux avec des lunettes de soleil, ainsi que les voies respiratoires en ayant recours aux masques qui recouvrent la bouche et le nez (un bandana ou un buff au pire). Prévoir que le sable va s’infiltrer partout donc bien fermer de façon étanche le sac à dos et les affaires importantes, notamment les vêtements. Attention, les paysages peuvent se modifier donc faire très attention à son orientation.
Vent en mer
En mer, du vent est une chose courante. En revanche, trop de vent est quelque chose de difficile à gérer puisqu’il ne faut pas compter sur un arbre ou un immeuble pour couper celui-ci. Mise à part les précautions d’usage concernant son embarcation (réduction de la voilure, surveillance de la météo et changement de cap au besoin), il faudra faire attention aux éléments de type lames et déferlantes, au pire les vague sscélérates, qui causent chaque année des morts et disparus. Le principal risque, mise à part un ouragan, va être de se retrouver à l’eau, par chavirage ou simplement en étant emporté.. Le principe de précaution aura voulu que vous ayez avec vous le matériel nécessaire à tenir hors de l’eau (bouée et gilet de sauvetage), garder sa température (vêtements adaptés, embarcation de secours), et se faire remarquer (balises, vêtements visibles, sifflet, flash lumineux…).
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ferlante (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ferlante)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vague_sc%C3%A9l%C3%A9rate)(http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f3/Wea00800%2C1.jpg/300px-Wea00800%2C1.jpg)
Vent en forêt, en plaine
Tout dépend à quel type de vent nous avons à faire. Ce que l’on peut dire, c’est que si les arbres coupent bien le petit vent, il y a un danger immédiat qui existe sous la forme de chute de branches qui peuvent s’avérer être mortelles. La tempête de 1999 l’a prouvé en trop grand nombre et des accidents ont lieu encore souvent. Alors si le vent se lève et souffle très fort en forêt, il faut être très vigilant aux branches des arbres morts sur pied en premier lieu, des autres branches après. Ca fait beaucoup.
L’abri, à défaut d’un abri en dur (grotte par exemple), devra pouvoir tenir à de fortes rafales. Préférez donc les montages souples (sur paracorde par exemple) qui encaisseront mieux ces accès de violence. De même, le tarp devra privilégié des formes basses, offrant peu de prise au vent. Idéalement, un montage de type igloo avec cheminée (faisable avec un poncho) permettra de n’avoir une prise au vent que très faible, les grosses bourrasques de l’extérieur étant équilibrée au niveau pression par le vent s’engouffrant dans la « cheminée ».
(http://i43.photobucket.com/albums/e375/ericfr/Tarps/Tarpetutilisationducouteaudecamp046.jpg)
Vent en ville
En ville, le vent faible apparaît moins problématique à première vue, mais il n’en est rien. De nombreux arbres sont présents, et des panneaux publicitaires notamment sont susceptibles de tomber ou d’être entraînés. Il suffit de voir au lendemain de grand vent l’état des rues et parfois les dégâts provoqués par un parasol ou bien un panneau publicitaire oubliés.
Se protéger du vent reste donc assez simple si on cherche à limiter ses déplacements. On évitera de se déplacer donc à pied, ou en vélo. Et en voiture, on évitera soigneusement toutes les rues ou allées ayant des arbres principalement. Evitez aussi les lieux type marchés, susceptible d’avoir un grand nombre de materiel pouvant s’envoler.
Attention aux pots de fleurs, aux tuiles des maisons qui peuvent voler.
Sources et pour aller + loin
- http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Abri_de_fortune
- http://www.davidmanise.com/mediawiki/index.php/Milieu_alpin
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Vent
- http://www.meteonet.org/html/le_vent.html
- Encyclopédie Microsoft Encarta
- http://www.meteo.fr/la_une/tempete/
- http://www.alertes-meteo.com/tempete/explication_27.htm
- Le pont de Tacoma, plus grand accident du génie civile en 1940, ou comment voir un pont danser.
http://www.youtube.com/watch?v=AsCBK-fRNRk
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_de_sable
- http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ferlante
- http://afpinfo.francetv.fr/francais/animation/BeaufortFR2908/index1.html
En apparté
Loi de Coriolis
"Un corps en mouvement est dévié de son trajet, lorsque son mouvement est lié à une force d'inertie (force de Coriolis) à la rotation d'un autre corps (rotation de la terre)."
Comment localiser les Anticyclones et Dépressions ? (valable pour l'Europe)
Le météorologue néerlandais Buys-Ballot a énoncé la loi suivante : " si l'on se place dans la direction du vent de manière que celui-ci souffle dans le dos, accomplissez un huitième de tour sur votre droite (45°), vous avez alors, à gauche une zone de basse pression (Dépression) et à droite une zone de haute pression (Anticyclone)."
Maximilien PETTEX
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Voilà presque 48 heures que nous avons un vent de fou dans le sud de l’Aveyron.
Des rafales à plus de 120 km/h qui m’ont valu deux pins de 25 cm de diamètres cassés et deux autres à abattre afin de sécuriser le toit de ma baraque.
Ces conditions m’amènent à réfléchir sur le scénario suivant :
Je me retrouve perdus en pleine nature avec juste mes fringues et mon EDC.
Les condition météo ci dessus me gâchent la vie.
Il bruine, ça souffle à décorner un bœuf mais il ne fait pas spécialement froid (8° la nuit dernière).
Pour ma part, je ferai le choix de passer la nuit au chaud dans une des nombreuses grottes ou abris sous roches quitte à marcher une heure ou deux de plus.
Je n’aurai aucune confiance dans un abri fait en pleine forêt (chute d’arbres).
Qu’en pensez-vous ?
Steph.
PS : Le vent d’ailleurs ne souffle pas que chez moi car un forestier a été tué par la chute d’un arbre hier dans le Cantal.
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Ouaip, je pense pense que je ferai comme toi, je chercherai un abri sûr (en dur quoi).
Ou alors un gros fossé...
a+
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D'ailleurs en parlant d'articles, le vent, c'est aussi les tornades/typhoons/cyclones, et là ça ne concerne pas que la survie en milieu naturel mais aussi la survie en milieu urbain.
Et la question que je me pose (je sais: "encore une") est:
Le toit de nos maisons et nos maisons elles mêmes résisteraient elles à ces tempètes?
A propos, je ne suis pas allé dans le wiki pour voir si un sujet "ventesque" était écris.
Steph.
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D'ailleurs en parlant d'articles, le vent, c'est aussi les tornades/typhoons/cyclones, et là ça ne concerne pas que la survie en milieu naturel mais aussi la survie en milieu urbain.
Et la question que je me pose (je sais: "encore une") est:
Le toit de nos maisons et nos maisons elles mêmes résisteraient elles à ces tempètes?
Je crains que la réponse soit non :-\.
Je me rappel qu' en 98 ( et oui déjàs :D ), il y a us une tornade qui a frapper ma ville ( Tournai ). Pourtant ce n' était une grosse tournade comme dans le sud des U.S.A :D, malgrès celà pas mal de casse aux niveau toitures :( ( les pompiers étaient débordés )
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Salut,
Depuis l'"ouragan" de 1987 qui a causé pas mal de dégâts dans l'ouest, les très fortes tempêtes font partie des risques naturels à prendre sérieusement en compte.
En principe, la plupart des habitations exposées sont construites pour supporter les grosses tempêtes (140, 150 km/h au pif, je ne connais pas exactement les normes mais je me renseignerai).
Dès que l'on a affaire à des phénomènes exceptionnels, ça se gâte.
Quelques règles de base auxquelles je songeais justement l'autre jour :
- Ne pas laisser se développer les arbres qui pourraient menacer la maison (les abattre avant la tempête et pas pendant !)
- Ramasser tout ce qui risque de se transformer en projectile dans les rafales : salon de jardin, barbecue, pots de fleurs,...
- Ne jamais sortir pendant la tempête, et surtout ne pas monter sur le toit ! C'est trop tard.
(il y a pas mal d'exemple de types tombés du toit parce qu'il voulaient retenir les ardoises ou même redresser l'antenne TV ::) ).
- Prévoir de bons volets, ou des planches découpées à la taille des fenêtres et un système de fixation (c'est ce que je compte réaliser dans les jours à venir).
- La plupart des accidents surviennent lorsque l'on veut sauver des biens matériels ou bien que l'on veut faire le malin.
En ce qui concerne la période qui suit la tempête, inutile d'espérer faire venir un couvreur dans les jours ou les semaines, voire les mois qui suivent la catastrophe. Mon toit étant en mauvais état, j'ai prévu un dispositif pour pouvoir y grimper (corde, harnais, échelles), des crochets et des ardoises de rechange, des bâches.
Ces rappels feront certainement sourire ceux qui vivent dans des régions où les cyclones ne sont pas rares, mais par ici on n'est pas vraiment habitués à ces conditions exceptionnelles et on oublie vite les résolutions prises il y a quelques années !
Frol
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Quand Maximil se lance dans l'écriture d'un article du wiki, et bien, je tiens à le dire tout haut:
Ca assure grave! ;D
Steph.
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en choeur : Mer-ci-Ma-xi-mil ! :up:
Là où je réside, la saison cyclonique commence administrativement dans... une semaine. :'(
Les vieux d'ici pensent qu'on va se prendre un cyclone cette année. On a eu 2 pré-alertes l'année dernière (dépressions tropicales fortes), sans suite.
La saison chaude anormalement précoce, les changements brutaux de températures et d'autres détails que seuls les habitants de souche peuvent percevoir tendent dans cette direction...
On peut railler ces prédictions, moi je stocke les boites de conserve ! ;D
A plus.
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Il est en forme le canard ;D
Super article de plus.
Juste pour ajouter mon petit courant d'air au sujet, un petit tableau sur l'influence de vent sur la température ressentie
(http://i43.photobucket.com/albums/e375/ericfr/forum/tableau_vent2.jpg)
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Sallut,
L'humidité relative de l'air est-elle un autre facteur de refroidissement, comme le vent (mon petit doigt me dit que voui, eu égard la technique du thermomètre humide utilisée pour déterminer l'humidité de l'air) ? Existe-il des tableaux comme celui du facteur vent ? Mes cours de thermodynamique et météo sont loin...
Sylvain.
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Bonjour,
Pour l'humidité, je ne crois pas qu'il y ait un effet de "refroidissement" sensible, du moins aussi longtemps qu'il n'y a pas vraiment de condensation (brume épaisse ou brouillard).
En effet, la vapeur d'eau contenue dans l'air est juste un gaz, et en temps que tel son pouvoir de conduction est faible. Par contre, une goutelette, ou même une microgoutte, ça, c'est de l'eau ... et quand ça touche la peau, cela ne demande qu'une chose, c'est à se réchauffer au détriment de la chaleur du corps. L'eau a une très grande capacité calorifique par rapport aux autres matières ... La plus grande? Je ne sais plus, mais c'est pas loin.
Maintenant, si effectivement la peau ou un vêtement se trouvent mouillés, et soumis à du vent, il va y avoir évaporation, et refroidissement complémentaire en plus du facteur de windchill.
Les effets sur la transpiration perçue, c'est un autre phénomène au départ. On a chaud, on transpire ... c'est à dire que la peau produit un liquide, qui, en s'évaporant nous rafraîchit. Si l'air ambiant est fort humide, l'évaporation de la sueur est ralentie, et elle reste au moins en partie sous forme liquide : "on sue à grosses gouttes" et on n'arrive pas vraiment à se rafraîchir.
Quel que soit le niveau d'humidité, si on s'active au point de mouiller ses vêtements de transpiration, et puis que l'on s'arrête, le vêtement mouillé va se refroidir en séchant, et ce sera encore plus fort s'il y a du vent.
D'où l'intérêt des vêtements dit "techniques" qui évacuent bien la transpiration. D'ou l'intérêt des coupe-vents.
J'ai un peu l'impression de radoter, sorry ...
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J'ai un peu l'impression de radoter, sorry ...
Merci d'avoir radoté. ;)
Ca m'a fait remettre de l'ordre dans mes connaissances dans le domaine :tongue:
Sylvain.
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Si, l'humidité a une importance même par temps calme, même en dessous de 100% d'humidité relative.
L'air humide a une capacité thermique massique plus élevée que l'air sec (comme la différence entre le bois et le métal par exemple). Du coup on le perçoit plus froid.
Ca se voit sur les diagrammes psychrométriques qu'on peut trouver en tapant psychrométrique sur google, et puis ça se sent sur la peau, accessoirement.
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Sinon, Maxi, joli :up: Surtout la partie extraite du wiki évidemment.
Par contre le coup du poncho qui se compense sa pression avec la capuche, ça me paraît pas mal farfelu et optimiste.
Pour le vent en ville, il suffit de s'être déjà pris dans la gueule une poubelle emmenée par un coup de mistral pour se convaincre que tu ne dis pas que des bêtises !
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Sinon, Maxi, joli :up:
Merci
Surtout la partie extraite du wiki évidemment.
POurquoi refaire quelque chose qui est déjà bien :up:
Par contre le coup du poncho qui se compense sa pression avec la capuche, ça me paraît pas mal farfelu et optimiste.
bah un peu quand même. C'est le même principe que pour les maisons avec cheminée ouverte, qui perde moins vite leur toit que les autres.. Je n'ai jamais testé sur un poncho par contre, mais pas de raison que cela ne marche pas au moins un peu.
pour se convaincre que tu ne dis pas que des bêtises !
Tu avais vraiment besoin d'être c*n-vaincu ? :lol:
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bah un peu quand même. C'est le même principe que pour les maisons avec cheminée ouverte, qui perde moins vite leur toit que les autres.. Je n'ai jamais testé sur un poncho par contre, mais pas de raison que cela ne marche pas au moins un peu.
Oui je pensais que tu pensais à ça, mais avec le poncho, faut voir...
Pour le reste : ;D aussi ;D
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Si, l'humidité a une importance même par temps calme, même en dessous de 100% d'humidité relative.
L'air humide a une capacité thermique massique plus élevée que l'air sec (comme la différence entre le bois et le métal par exemple). Du coup on le perçoit plus froid.
On ne fait pas que "percevoir" :
D'une part, cela nous "refroidit" plus vite....car la capacité thermique massique du fluide dans lequel nous baignons, est plus élevée
D'autre part cela diminue la capacité d'isolation de nos vêtements...par aggrégation de certaines fibres (coton...)
La température n'est pas le plus important. Encore moins la température "à l'ombre". Ce qui compte c'est en quoi les élèments/circonstances influent sur notre homéostasie.
Par exemple la fatigue/maladie/drogues peuvent déregler nos mécanismes d'homéostasie....ce qui entraine une moindre résistance au froid/chaleur
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Maxi, en fait non je suis débile. La capuche du poncho ça ne sert bel et bien qu'à faire de la prise au vent en plus. La pression est déjà compensée par les ouvertures en bas de ton montage, que n'ont pas les maisons.
Kilbith, bien sûr, quand je dis "percevoir" c'est que physiquement on perd plus vite sa chaleur ;) Mille scusi.
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Maxi, en fait non je suis débile. La capuche du poncho ça ne sert bel et bien qu'à faire de la prise au vent en plus. La pression est déjà compensée par les ouvertures en bas de ton montage, que n'ont pas les maisons.
oui en fait c'est parceque la photo d'Eric est pas bonne. Perso, je colle tout au sol pour ne pas avoir de prise au vent justement :)
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Bonjour,
L'air humide a une capacité thermique massique plus élevée que l'air sec
Autant pour moi.
Je vois que la vapeur d'eau a une chaleur spécifique environ double de celle de l'air sec. Maintenant, je ne suis pas assez familier avec les diagrammes en question pour en déduire les propriétés de conductibilité de l'air, humide ou pas, en présence de la peau humaine, en présence d'un tissu ... A la réflexion, il me semble que ces diagrammes ne sont pas fait pour donner ces réponses. Je peux me tromper.
Par "propriété de conductibilité" (sorry si ce n'est pas le terme exact, tout cela est bien loin) j'entends ce qui caractérise les échanges de chaleur, en fonction des différences de température, entre deux milieux, sans mouvement de convection. Par exemple : l'interface "chaude" - peau humaine - en haut et le milieu froid stabilisé (air plus ou moins humide) sous l'interface chaude. Combien de watts par m² et °K?
Je me dis quand même que, aux basses températures (<10°c), il y a dans l'absolu peu de vapeur d'eau dans l'air(à saturation : 1,2% à 10°c et 0,6% à 0°c).
Aux basses températures, je vois donc mal l'humidité avoir une importance notable sur les échanges thermiques (toujours hors saturation).
Mais je dis "bienvenue" à des informations précises ...
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Salut Bison.
On s'est donc bien compris, la seule phrase que je contredisais était celle-ci :
Pour l'humidité, je ne crois pas qu'il y ait un effet de "refroidissement" sensible, du moins aussi longtemps qu'il n'y a pas vraiment de condensation (brume épaisse ou brouillard).
Sinon...
Je vois que la vapeur d'eau a une chaleur spécifique environ double de celle de l'air sec.
En fait, même à 100% d'humidité, il ne s'agit pas de vapeur d'eau. Je suis désolé si je t'ai mal compris ou s'il s'agit d'un quiproco, mais je reprécise quand même pour nos lecteurs les plus fous qui liraient ça... La vapeur d'eau se dissout dans l'air, comme le sel dans l'eau. En regardant un verre d'eau, je ne sais pas dire si cette eau est salée, ça ne se voit pas ; c'est la même chose pour l'humidité dans l'air, la vapeur se dissout de manière invisible. Par contre si je verse trop de sel dans l'eau, au bout d'un moment le sel ne va plus se dissoudre et les grains de sel vont apparaître dans l'eau. C'est pareil pour la vapeur d'eau : si j'essaye d'en mettre trop, l'air finit par se saturer et les goutelettes apparaissent. L'air à 100% d'humidité est donc un air qui est saturé en vapeur d'eau et est sur le point de voir se former sa première goutelette. Ce n'est pas de la pure vapeur d'eau, tout comme on a toujours un verre d'eau salée avec quelques grains au fond, et non pas un verre de sel pur.
Maintenant, je ne suis pas assez familier avec les diagrammes en question pour en déduire les propriétés de conductibilité de l'air, humide ou pas, en présence de la peau humaine, en présence d'un tissu ... A la réflexion, il me semble que ces diagrammes ne sont pas fait pour donner ces réponses. Je peux me tromper.
Non effectivement, ce ne sont que des diagrammes d'état d'un gaz dans une situation imaginaire "figée", et il n'y est pas question de transferts de chaleur, car ces transferts se font surtout par convection, donc avec des déplacements de gaz, et là on tombe tout de suite dans des modèles à s'arracher les cheveux, qu'il vaut mieux éluder tout simplement en se contentant de l'experience !
Cela dit, les propriétés mécaniques de l'air sec et de l'air humide sont passablement identiques. La seule chose qui les différencie, c'est leur capacité calorifique, et dès lors cette différence de capacité calorifique reflète assez bien la différence de "conductivité", même si je conviens que c'est un peu simplificateur et que si l'air sec se réchauffe plus vite il se déplacera aussi plus vite et augmentera un peu le refroidissement... bref ça devient vite vraiment compliqué si on veut bien quantifier tout ça.
Je me dis quand même que, aux basses températures (<10°c), il y a dans l'absolu peu de vapeur d'eau dans l'air(à saturation : 1,2% à 10°c et 0,6% à 0°c).
Aux basses températures, je vois donc mal l'humidité avoir une importance notable sur les échanges thermiques (toujours hors saturation).
Mais je dis "bienvenue" à des informations précises ...
Oui, c'est vrai qu'aux températures plus faibles l'effet joue peu. Mais il joue :
Si on s'en tient à la différence de capacité calorifique, qui comme je l'ai dit donne une idée de la différence de "conductivité"...
- à 25°C, la capacité calorifique de l'air à 100% d'humidité est environ 4 fois plus élevée que celle de l'air parfaitement sec !
- à 5°C elle n'est plus que 2 fois plus élevée environ
- à -10°C elle est à la louche 1.5 fois plus élevée...
Enfin on ne va pas se prendre trop le chou sur de telles abstractions hein ;) Si on a froid, on met un pull ;D
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Ces rappels feront certainement sourire ceux qui vivent dans des régions où les cyclones ne sont pas rares, mais par ici on n'est pas vraiment habitués à ces conditions exceptionnelles et on oublie vite les résolutions prises il y a quelques années !
Tu as tout à fait raison, c'est ce qu'il faut faire ;)
Le désavantage en métropole, comme en 99, est la non-information de la population. Dans les DOM-TOM les mecs de météo france sont au taquet, et on voit venir le cyclone plusieurs jours à l'avance. La préparation devient plus facile.
On avait fait un sujet sur la péparation il me semble...
ps: Les volets "anti-cycloniques" que tu comptes fabriquer est une bonne idée. Ca permet de renforcer les ouvertures sans volets.
pps: Pour les toitures je ne sais pas comment ça résiste (ardoise, tuile). La tolle, si elle est BIEN fixée, il n'y a pas de problème. Je doute que les volets roulants en PVC soient vraiment solides également.
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A propos des effets du vent sur les toitures, voici 2-3 trucs que j'ai appris ici (Antilles)
Soumise à des vents violents, une toiture (charpente + couverture) doit pouvoir résister non seulement à la pression du vent, mais aussi aux effets d'aspirations qui apparaissent systématiquement.
On entend parfois dire que l'arrivée de la dépression (cyclone ou autre) crée une différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur de la maison capable de soulever un toit, à cause de la diminution de la pression atmosphérique.
En fait ce n'est pas la bonne explication: la diminution de pression atmosphérique liée à l'arrivée de la dépression est largement assez lente pour que les pressions à l'intérieur et l'extérieur de la maison puissent s'équilibrer (une maison n'est jamais hermétique), s'il se produit une différence de pression entre intérieur et extérieur, c'est dû au vent: mécanique des fluides.
En gros, du côté au vent il y a surpression, du côté sous le vent: dépression.
Dans des simulations de toiture soumises au vent, on voit très bien sous le vent les tuiles et ardoises se soulever alors qu'au vent elles sont plaquées.
Mais ce n'est pas si simple, selon la pente du toit et la vitesse du vent, une zone de très forte aspiration peut apparaitre du côté au vent.
Par vent violent, les filets d'air déviés vers le haut par les façades créent une zone au niveau du rebord du toit où l'écoulement n'est plus laminaire, des tourbillons se forment et une violente contrainte verticale peut apparaitre.
Deux excellents liens:
http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd068_f.html
http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cbd/cbd034_f.html
On voit parfois ici des tubes d'aération dépasser du toit permettant de limiter ce phénomène d'aspiration en permettant à de l'air de l'intérieur d'être aspiré.
Certaines consignes de sécurité disent de tout fermer et barricader, d'autres conseillent de laisser une ouverture sous le vent, celà ayant deux effets: limiter (un peu ?) la dépression sous le vent et aussi créer une aspiration à l'intérieur, plaquant ainsi mieux le toit...
La première consigne est simple et basique, avec la deuxième, mieux vaut ne pas rater son coup... Si le vent tourne le double effet s'inversera et aura tendance à arracher le toit, pfuit bye bye.
Autre chose: bien fixer la couverture, c'est bien, mais il faut absolument que la charpente soit à la hauteur. Si le vent devient dément (certains ont vu ici des conteneurs de 40 pied partir en tonneaux ininterrompus), mieux vaut que la couverture parte et que la charpente reste plutôt que l'ensemble soit arraché. On aura pris soin d'acheter d'énormes baches qui pourront être clouées (pas avec des clous, mais des cavaliers) et pas vissées (pb électricité) sur la charpente et feront l'affaire les jours qui suivront.
On a vu des petites cases en sortir intactes et à côté des maisons aux normes, solides quasiment détruites... Les objets volants sont à mon avis une principale source de dégâts aux habitations: on aura beau avoir la maison la plus solide, si elle se prend un reste de charpente volant à 200km/h, aucune chance. Une personne m'a raconté avoir vu une poutre plantée à 30° dans le plancher en ipé (bois très dur) d'une maison après avoir traversé volet anticyclonique + baie vitrée, "comme une flèche dans du beurre"...
Même une tôle à 200km/h peut découper pas mal de choses, à commencer par d'autres tôles, et une fois la brèche ouverte dans la toiture, le vent s'engoufre, et pfuit bye bye. Donc on range tout, bien sûr et l'idéal est de construire sa maison loin de tout ce qui peut être détruit et créer des objets volants à grande vitesse (maisons, etc). :)
A l'abri du vent, c'est pas évident, vu que selon que le coeur de la dépression passe au nord ou au sud, les vents seront inversés de 180°.
Aux Antilles, les vent sont plus violents au nord du coeur, il se déplace généralement d'est en ouest, donc mieux vaut être protégé des vents venant de l'est (cas où la dépression passe au sud). Rotation des vents: nord - est (max d'intensité) - sud .
Dans le cas où la dépression passe au nord, les vents les plus forts viendront de l'ouest (en gros). Rotation des vents: nord - ouest (max) - sud.
En Bretagne, c'est l'inverse (les dep' vont vers l'est), mais elles passent quasiment toutes au nord, donc rotation sud - ouest - nord (en fait plutôt souvent sud - sud-ouest (max) - nord-ouest).
Les vents créent les courants et les vagues ! C'est dans le même chapitre ? ;) :D Si oui on peut parler de la marée cyclonique (ou phénomène de sur-cote) (les vagues tout le monde connait.. ;D )
P'tit rajout sur le volets roulants: à ma connaissance il n'existe pas de norme anticyclonique concernant les volets roulants. Seuls les volets accordéons peuvent convenir ou pas à des normes anticycloniques.
Les volets roulants qu'on achète ici n'ont rien à voir avec la plupart de ceux qu'on trouve en métropole: en aluminium (au lieu du plastique-nouille) extrudé double-paroi. A mon avis le plastique-nouille de métropole n'offre qu'une résistance mécanique très limitée face à un impact.
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J'oubliais, super ton post, maximil: :doubleup:
Une question ou deux ;) : quand tu dis "Les différences de pression, elles mêmes entraînées par les différences de température", c'est plutôt l'inverse à mon avis, non ?
Enfin je ne crois pas que la rotation de la terre soit indispensable à l'apparition du vent: les courants de convection apparaitront quand même (thermiques par exemple). Le "réchauffement non équitable" vient alors de la différence d'absorption du rayonnement.
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Je doute que les volets roulants en PVC soient vraiment solides également.
Un poil hors sujet mais pas toalement quand même:
Il suffit de voir ce qu'on fait les grêlons à notre store durant la tempête de 99. Y'a plein de petits trous partout ;D.
a+
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Un poste très instructif et bien fait. :doubleup:
Par les temps qui court je voulais le faire remonter afin qu'il soit lut par un plus grand nombre. :)
Le "réchauffement" de la planète, nous contraindra à nous familiariser avec ce genre de phénomène,dans un future assez proche! Comme d'autre devront affronter les eaux, la neige, le feu.
Le vent reste un des fléau que je redoute le plus (Avec l'eau et le feu). :'(
Respect a toi Maxi !! :akhbar:
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Avec la tornade qu'il y a eu dans le Nord, ce post serait plus qu'interessant à compléter...
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Ouais, surtout que le phénomène n'est pas courant par chez nous (les tornades, quoiqu'une avait traversé le village de Palluel en 2006) et qu'il a touché une ville qui a déjà son cortège de problèmes (socio-économiques en particulier ...)
bref, le destin est parfois injuste avec les démunis ... :down:
Une pensée c'est déjà envolée pour eux ...
est ce qu'on doit s'attendre à une intensification du phénomène, je m'interroge ....
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est ce qu'on doit s'attendre à une intensification du phénomène, je m'interroge ....
La plupart des scientifiques ne s'interrogent même plus à ce sujet
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Vent dans le désert ou avec du sable
(http://estb.msn.com/i/17/2C56516B1146EB91EE451BB4B8781.jpg)
La célèbre tempête de sable : les vents violents provoquent la déflation et le transport des particules de sables dans l'atmosphère, par le processus de saltation, voire par suspension pour les sables fins.
Le plus grand risque immédiat dans une tempête de sable est sans aucun doute l’absence de visibilité. Un nuage dense plombe l’atmosphère, en conséquence, la circulation automobile et aérienne est gênée. De plus, le sable transporté par le vent se dépose sur les voitures, bâtiments, sols et autres éléments pour donner un aspect sale au paysage. Les campagnes sont également touchées, parfois gravement : le bétail souffre du sable et des composants toxiques de ce nouveau péril jaune. Les récoltes, les plantations, les cultures sont elles aussi contaminées et finalement détruites dans les cas extrêmes.
Le vent de sable jaune et ses polluants toxiques pour l'homme a d’autres effets néfastes puisqu'il pose d’importants problèmes de santé en développant notamment chez les populations concernées des maladies respiratoires comme l’asthme, les bronchites ou autres pneumonies. Il est aussi susceptible d’engendrer des pathologies de l’œil dues aux grains de sable qui fragilisent la cornée et qui ouvrent une porte d’entrée aux bactéries et microbes pathogènes. Les polluants apportés par ces vents peuvent aussi développer des eczémas ou des psoriasis chez les personnes à tendance allergique.
On pourrait, peut être, rajouter à tout ça le fait que le vent ne transporte pas que du sable mais aussi d'autres choses telles que les scorpions par exemple (nul besoin de revenir sur le danger de ces petites bestioles), mais aussi des taules/bâches/ferraille... (foutues multinationales qui laissent trainer leurs déchets dans le désert >:() qui sont rendus très dangereuse par le fait qu'il est quasi impossible de les voire arriver.
Que faire si on est confronté à du vent avec du sable : se protéger les yeux avec des lunettes de soleil, ainsi que les voies respiratoires en ayant recours aux masques qui recouvrent la bouche et le nez (un bandana ou un buff au pire). Prévoir que le sable va s’infiltrer partout donc bien fermer de façon étanche le sac à dos et les affaires importantes, notamment les vêtements. Attention, les paysages peuvent se modifier donc faire très attention à son orientation.
Pour la protection des yeux et des voies respiratoires le meilleur moyen est le Cheche :doubleup: (ce n'est pas pour rien que les peuplades du désert ont adopté ce moyen ;)).
Sinon une paire de lunettes de piscine fera assez bien l'affaire pour se protéger les yeux. :)
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La plupart des scientifiques ne s'interrogent même plus à ce sujet
Ben, c'est pour cela que je m'interroge, car je ne suis pas un scientifique :D :D
Ouais bon en prospective climatologique on entend, on voit et on lit tout et son contraire ....
C'est comme dans de nombreux domaines d'ailleurs, on voit souvent 2 écoles de pensée "s'affronter" ...
enfin ce n'est que mon petit avis à 2 balles ...
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Pour la protection des yeux et des voies respiratoires le meilleur moyen est le Cheche (ce n'est pas pour rien que les peuplades du désert ont adopté ce moyen ).
Et pour la protection de la gorge - sèche et agressée par les poussières? Un thé à la menthe bien sucré, bien chaud ... dieu que c'est bon!
Faut toujours faire confiance aux autochtones!
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Ouais bon en prospective climatologique on entend, on voit et on lit tout et son contraire ....
Trouve nous une seule source scientifique serieuse qui dise le contraire ! Y'a pas une étude de scientifique (scientifique hein, pas conseiller à la maison blanche ou ingenieur chez Total ;)) qui ne mette pas en alerte les autorités à ce sujet. Les seuls point de divergence sont le délai et l'ampleur.
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Bonjour,
Y'a pas une étude de scientifique (scientifique hein, pas conseiller à la maison blanche ou ingenieur chez Total ) qui ne mette pas en alerte les autorités à ce sujet.
Ouais ... Mettre en alerte, pour un délai inconnu, c'est assez peu sérieux. Les météorologues ne prévoient pas "sérieusement" le temps à 24 heures. Les climatologues feraient beaucoup mieux?
Anecdote : il y a une petite cinquantaine d'années, Paul Emile Victor écrivait qu'il fallait s'attendre prochainement à un refroidissemnt général du climat. Comme ce n'était pas un imbécile, j'imagine qu'il traduisait l'opinion générale des scientifiques sérieux ...
Bon, si les choses étaient si simples, je dirais que plus de chaleur, plus d'évaporation => plus de phénomènes orageux. Mais il y a la question des courants marins, qui déterminent le climat bien plus que la température athmosphérique.
Et ces courants marins, on en connaît bien peu les mécanismes. Oui, on les observe "scientifiquement" ... mais de là à en expliquer le comportement, parfois capricieux, il y a un pas ... Et un plus grand pas encore pour s'aventurer à des prédictions ...
Bon, faut pas m'en vouloir! Quarante ans de contacts quotidiens avec les prévisionnistes m'ont inculqué un scepticisme qui est maintenant solidement enraciné en moi!
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Anecdote : il y a une petite cinquantaine d'années, Paul Emile Victor écrivait qu'il fallait s'attendre prochainement à un refroidissemnt général du climat. Comme ce n'était pas un imbécile, j'imagine qu'il traduisait l'opinion générale des scientifiques sérieux ...
50 ans, c'est rien pour le climat. Mais en 50ans, l'homme n'a-t-il pas "légèrement" modifié quelques données ? ;)
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sûr ... on était parti pour une période glaciaire, et puis on a réussi à lutter contre cela! ;)
- Evidemment, les scientifiques sérieux ont été pris de court, ils ne pouvaient pas prévoir l'augmentation de la consommation de pétrole. Là, à mon avis, les ingénieurs de Total & C° avaient une vision prospective plus claire! :)
Il y a aussi le trou dans la couche d'ozone, dont on ne parle plus.
Problème résolu?
- Parce que l'on a limité l'usage des produits destructeurs?
- Parce que le trou s'est refermé pratiquement tout seul?
Ou bien on n'en parle plus parce que le sujet n'est plus porteur?
En tous cas, les prédictions d'effets météorologiques particuliers ou localisés, dus à un réchauffement climatique, restent encore, à mon avis, hors du domaine de compétence des scientifiques sérieux.
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En tous cas, les prédictions d'effets météorologiques particuliers ou localisés, dus à un réchauffement climatique, restent encore, à mon avis, hors du domaine de compétence des scientifiques sérieux.
Y compris pour un prix nobel qui passe son temps à ça ?
Bon sinon y'a encore plus simple: suffit de constater la hausse de la fréquence des évênements violents dans nos régions sur les 30 dernières années.
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Bon sinon y'a encore plus simple: suffit de constater la hausse de la fréquence des évênements violents dans nos régions sur les 30 dernières années.
Ça, c'est pas très scientifique ...
En Belgique, depuis trente ans, on n'a plus d'hiver, on n'a plus d'été ... Bref, les saisons sont moins bien marquées, on est de plus en plus "tempéré".
Evidemment, ce n'est même pas scientifique non plus comme observation ...
Je suis un peu désolé de ne pouvoir énoncer que des généralités. Mais si le scientifique nobélisé dont tu parles a réellement fait une ou des découvertes marquantes en matière de climatologie, et que ce sont ces découvertes (récentes?) qui lui ont valu son prix nobel, alors je serais tenté de lui accorder un certyain crédit ... Pourvu que ces découvertes lui permettent effectivement de faire des prévisions ...
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Trouve nous une seule source scientifique serieuse qui dise le contraire ! Y'a pas une étude de scientifique (scientifique hein, pas conseiller à la maison blanche ou ingenieur chez Total )
Un groupe "d'intellectuels" qui se nomment " les réalistes" ( dont Claude Allègre) tentent de démontrer qu'il n'existe pas de réchauffement climatique.
Je ne suis pas spécialement d'accord mais ils existent ...
Ma phrase n'avait aucune vertu de polémique mais simplement pour montrer que des modes de pensée différents existent, après on leur apporte du crédit ou pas ....
Et surtout que la mise en place d'une pensée unique en climatologie me chagrine un peu .... on n'arrive pas à prévoir convenablement la météo dans 3 jours alors dans 20, 30 ou 100 ans .....
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Un groupe "d'intellectuels" qui se nomment " les réalistes" ( dont Claude Allègre) tentent de démontrer qu'il n'existe pas de réchauffement climatique.
Je ne suis pas spécialement d'accord mais ils existent ...
Ma phrase n'avait aucune vertu de polémique mais simplement pour montrer que des modes de pensée différents existent, après on leur apporte du crédit ou pas ....
Et surtout que la mise en place d'une pensée unique en climatologie me chagrine un peu .... on n'arrive pas à prévoir convenablement la météo dans 3 jours alors dans 20, 30 ou 100 ans .....
Attention à ne pas confondre météorologie et climatologie qui, le premier travaillant à court terme (à l'échelle de la planète) sur base de mécanique des fluides dans l'air avec des modèles de prévision, la seconde à long terme (toujours à l'échelle de la planète) avec des données météo relevées et des modèles de prédiction. La météorologie prévoit principalement, la climatologie constate principalement, même si les interactions entre ces deux branches sont très nombreuses et que les deux se servent du passé pour prévoir le futur.
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petite tempête petite tempête faut le dire vite...
hier en rentrant chez moi il y avait un arbre en plein milieu de la petite route en plein forêt et des débris de branches volaient de partout, il pleuvait comme vache qui pisse à l'horizontale pour ne rien arranger, j'étais chouette, impossible de passer sans pousser l'arbre. Je me suis tâtée quelques instants avant de sortir de la bagnole et de tenter quelque chose :
- je sors et j'essaie de pousser ce truc ? = je me mouille (m'en fous), peut-être j'y arrive et je passe (cool), je risque de me prendre des débris voire des branches dans la gueule (pas cool)
- je sors pas, j'appelle le service des routes et j'attends ? = j'attends que son pote l'arbre d'à côté tombe éventuellement sur ma bagnole auquel cas je ne pourrai même pas fuir en vitesse ? (encore moins cool)
Je suis donc sortie. Finalement le sapin mort c'est pas si lourd et le bitume mouillé ça glisse bien, je m'en suis donc tirée avec quelques griffures sur la figure (les branchouilles qui volent), quelques bleus (j'ai poussé le truc avec un peu tout mon corps et j'ai la peau qui marque), et j'ai filé sans demander mon reste prendre une douche (une demi-heure pour me réchauffer!!!), merci la petite tempête....
Et ce soir ça continue de plus belle, toujours en vigilance orange pour les crues, mais sans aucune mention pour le vent, qui a quand même fait un paquet de dégâts...
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- je sors et j'essaie de pousser ce truc ? = je me mouille (m'en fous), peut-être j'y arrive et je passe (cool), je risque de me prendre des débris voire des branches dans la gueule (pas cool)
- je sors pas, j'appelle le service des routes et j'attends ? = j'attends que son pote l'arbre d'à côté tombe éventuellement sur ma bagnole auquel cas je ne pourrai même pas fuir en vitesse ? (encore moins cool)
Je suis donc sortie. Finalement le sapin mort c'est pas si lourd et le bitume mouillé ça glisse bien, je m'en suis donc tirée avec quelques griffures sur la figure (les branchouilles qui volent), quelques bleus (j'ai poussé le truc avec un peu tout mon corps et j'ai la peau qui marque), et j'ai filé sans demander mon reste prendre une douche (une demi-heure pour me réchauffer!!!), merci la petite tempête....
Et ce soir ça continue de plus belle, toujours en vigilance orange pour les crues, mais sans aucune mention pour le vent, qui a quand même fait un paquet de dégâts...
Le crochet d'ancrage de ta voiture et une bonne corde aurait pu aussi t'aider à déplacer l'arbre. De même, une pelle cold steel affutée dans le coffre (plus polyvalent et moins agressif qu'un hachette aux yeux de la maréchaussée et surtout marche avec le gel et la neige) peut te permettre d'ébrancher voire couper un tronc moyen. Pour les aspects thermique une couche pluie toujours dans le coffre plus une polaire en dessous c'est un minimum. Sans oublier des gants en cuir de travail. :)
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J'ai même pas pensé à le déplacer avec la voiture, il faut dire que je n'ai même pas de corde... quant à la pelle.... la seule que j'ai c'est la pelle à neige :-\
Par contre la couche "pluie" je l'avais...j'avais même les bottes en caoutchouc derrière, j'avais prévu le matin vu qu'il pleuvait déjà à seaux, mais ça n'a pas "tenu" longtemps (blouson lambda censé être imperméable... mais heu non en fait), et puis j'étais en jean, donc trempée des miches. Les gants pareil, gants en cuir mais pas de travail... gants de fille avec des petits noeuds :-[ (paix à leur âme). Difficile d'allier le style "je vais bosser, j'ai l'air d'une pro classe et crédible" avec le style "j'habite dans un coin paumé soumis à des aléas climatiques souvent rudes". J'ai des progrès à faire, notamment sur les tenues de rechange et matos à avoir en bagnole. Je retiens tes conseils. Merci.
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Bonjour à toutes et tous,
Je remonte ce fil car je me pose régulièrement la question d'à partir de quelle vitesse le vent devient trop dangereux pour aller bivouaquer en forêt, notamment du fait des risques de chute de branches, voire d'arbres.
J'ai déjà lu pas mal d'éléments théoriques, notamment l'échelle de Beaufort présentée plus haut il y a de cela 14 ans (ça c'est du déterrage), mais ça me semble justement très théorique, j'aimerais bien savoir si certain.e.s parmi vous ont des retours d'expérience quant aux vitesses (en moyenne et en rafale) qu'ils ou elles considèrent considèrent comme dangereuses.
ça pourrait par exemple prendre la forme suivante:
-plutôt sécurisé: jusqu'à X km/h normal, X km/h en rafale
-jouable à condition de faire attention (arbres morts sur pieds, widow makers etc...): jusqu'à X km/h normal, X km/h en rafale
-acceptable en faisant très attention et en étant expérimenté: jusqu`à ...
-on annule tout et on reste chez soi: à partir de...
Pour l'instant j'ai toujours été très prudent et j'annulais tout dès que ça dépassait 50 km/h en rafale, mais ça arrive quand même très souvent et je me demande si je ne suis pas un peu trop conservateur, notamment parce que j'ai déjà été en forêt avec du 45 km/h annoncé et en général dans les spots où j'étais on sentait quasi aucun vent et les arbres étaient complètement immobiles.
Je précise enfin que je ne parle pas de l'aspect thermique du vent, qui est déjà plutôt bien traité sur les internets, ici comme ailleurs, mais vraiment des risques de chutes de branche etc
Le milieu dans lequel j'évolue consiste généralement en des forêts de plaines, mais si vous avez des expériences en forêt de montagne c'est intéressant aussi.
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A partir de 5 Bf je m'abstiens de sortir en forêt. Mais même avant cela dépend beaucoup de l'état de certains arbres car une branche peut toujours casser même à 3 ou 4 Bf.
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A partir de 5 Bf je m'abstiens de sortir en forêt. Mais même avant cela dépend beaucoup de l'état de certains arbres car une branche peut toujours casser même à 3 ou 4 Bf.
arf encore plus conservateur que moi, peut-être que je ne suis pas excessivement prudent alors.. Mais effectivement j'ai constaté aussi que ça dépend beaucoup du type d'arbres, si c'est des peuplements jeunes, assez bas, avec pas trop de branche, ça n'a rien a voir avec des vieux arbres avec plein de branches mortes
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Bonsoir à tous
Cela dépend énormément de la région ou l'on se trouve.
Chez nous, mistral avec des rafales supérieures à 80 km/h soit force 9 sur l'échelle de Beaufort, c'est plusieurs fois par an et les végétaux qui poussent dans la région sont adaptés par leur forme, leur hauteur et leur enracinement.
Les endroits dangereux sont ceux ou ont été plantés des essences qui ne sont pas originaires du coin.
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Soit dit en passant les branches (et les arbres) tombent aussi sans vent, la pluie les fait dégringoler et pour certains c'est la pousse des feuilles qui les fait descendre.....
Oui c'est bon de le rappeler, c'est sur que le risque zéro n'existe pas, d'où le "plutôt sécurisé" dans mon post
Les endroits dangereux sont ceux ou ont été plantés des essences qui ne sont pas originaires du coin.
Ah c'est vrai que j'avais entendu parler de ça à propos des résineux de montagne plantés en plaine notamment, entre autres problématiques liées à ça (insectes contre lesquels ils ne savent pas lutter, etc)
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A contrario, les arbres méditerranéens comme le pin d'alep, par leur forme, retiennent la neige (quand il en tombe) et le poids de la neige fait casser les branches
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Soit dit en passant les branches (et les arbres) tombent aussi sans vent, la pluie les fait dégringoler et pour certains c'est la pousse des feuilles qui les fait descendre.....
Le top c’est la pluie verglaçante quand les branches se couvrent d’un carcan de glace…ça tombe de partout!
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je viens de trouver ça dans un article scientifique de 2008 qui pourrait en intéresser certains (un peu vieux mais ça n'a probablement pas changé fondamentalement depuis), notamment pour évaluer le niveau de risque de la parcelle où l'on se trouve et choisir le lieu le moins exposé possible
Les dégats évalués correspondent il me semble aux risques de casse et de déracinement confondus liés au vent
Un classement des facteurs de risques à l’échelle du peuplement
Les études phénoménologiques convergent pour classer les facteurs de risque de dégâts selon
l’ordre décroissant d’importance suivant (Savill, 1983 ; Bouchon, 1987 ; Dhôte, 2000 ; Peterson,
2001 ; Dhôte, 2005 ; Colin et al., 2008 ; Kamimura et Shiraishi, 2007) :
— les caractéristiques de l ’événement climatique, liées à l’intensité, la fréquence et la durée des rafales
(au-delà de 140 km/h, les dégâts augmentent fortement), et le contexte dans lequel
il survient (des précipitations abondantes avant la tempête, comme en 1999, favorisent les
renversements) ;
— la hauteur totale : pour les résineux, les dégâts deviennent importants entre 10 et 15 m
et augmentent fortement au-delà ; pour les feuillus, les dégâts sont peu importants en dessous
de 20 m et augmentent nettement au-delà de 24 m ; les hauteurs-seuils diminuent quand les
vitesses du vent augmentent et lorsque les conditions stationnelles deviennent défavorables (voir
ci-après) ;
— l’essence prépondérante ( nous en reparlons plus loin) ;
— la profondeur de sol que les racines peuvent prospecter : plus les sols sont superficiels,
du fait de l a présence d’un horizon compact, d'éléments grossiers ou d’une nappe à faible
profondeur, plus les risques de dégâts sont élevés ;
— les éclaircies récentes et fortes, ainsi que les coupes de régénération, jouent un rôle
déstabilisant ; chez les résineux, un délai de moins d’un an depuis la dernière éclaircie constitue
une situation à très grand risque ;
— la structure interne des peuplements ( densité, structure verticale, hétérogénéité spatiale).
Bien évidemment, ces facteurs s’organisent de manière complexe à cause, notamment, de leurs
interactions et de confusions possibles. D’autres, très liés à ceux qui sont présentés ici, inter-
viennent également : l’âge et le diamètre par exemple, tous deux très liés à la hauteur. D’autre
part, certains facteurs importants sont rarement présentés, telles les trouées ouvertes lors des
tempêtes passées et les casses non réparées au niveau aérien ou souterrain (Peterson, 2001)
A propos de la résistance des essences:
Les essences ont des résistances intrinsèques différentes. La synthèse de Colin et al . ( 2008)
s’appuie principalement sur l es résultats de Renaud et Hervé ( 2005), corrigés des variations de
hauteur entre espèces dans la ressource. Sur cette base et en confrontant ces résultats à de
nombreuses études, un classement des résistances intrinsèques croissantes des essences a été
proposé, casses et renversements confondus :
Peuplier, Tremble < Épicéa < Douglas < Pin sylvestre < Châtaignier < Pin laricio < Pin noir
< Merisier < Hêtre < Bouleau < Sapin pectiné ( Abies alba) < Sapin de Vancouver ( Abies grandis)
< Chêne sessile < Chêne pédonculé < Charme < Frêne
On s’aperçoit notamment que les résineux ne sont pas systématiquement moins résistants que
les feuillus. Pour compléter cette liste, l’Aulne serait à classer parmi les essences très résistantes
et le Tilleul parmi les essences peu résistantes (Wolf et al ., 2004).
Renaud (2002) montre également que le classement proposé varie fortement entre stations,
selon la profondeur prospectée par les racines. Ainsi l’Épicéa et le Hêtre seraient mieux classés
dès lors que l a profondeur prospectable dépasse 50 cm. Ceci conforte l es conclusions énoncées
dans la synthèse de Pühe (2003) pour l ’Épicéa commun et dans l’étude de Kodrik et Kodrik
(2002) pour le Hêtre (3)
Evidemment, c'est pas une raison pour tenter le diable non plus, même dans une superbe futaie de frênes de moins de 10m de haut
article: http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/18143/191_206_COLIN.pdf?sequence=1
Edit: précision, mise en page
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Je travaille en forêt et rares sont les moment où le vent me fait rentrer à la maison.
Lorsque c'est le cas, pas besoin de connaitre la vitesse du vent : personne n'a envie de rester là ;#. Les branches craquent et cassent, des arbres qui ne bougent pas beaucoup habituellement décrivent de grand mouvements : on rentre !
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Les branches craquent et cassent, des arbres qui ne bougent pas beaucoup habituellement décrivent de grand mouvements : on rentre !
:yeah: Tout simplement ! ;)
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Je travaille en forêt et rares sont les moment où le vent me fait rentrer à la maison.
Lorsque c'est le cas, pas besoin de connaitre la vitesse du vent : personne n'a envie de rester là ;#. Les branches craquent et cassent, des arbres qui ne bougent pas beaucoup habituellement décrivent de grand mouvements : on rentre !
Theoto parle de bivouac. La tempête peut se déchaîner pendant la nuit. Ça devient tout de suite plus épique de lever le camp... ^-^
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Je travaille en forêt et rares sont les moment où le vent me fait rentrer à la maison.
Lorsque c'est le cas, pas besoin de connaitre la vitesse du vent : personne n'a envie de rester là ;#. Les branches craquent et cassent, des arbres qui ne bougent pas beaucoup habituellement décrivent de grand mouvements : on rentre !
Bon c'est cool ça permet de relativiser un peu, du coup j'imagine que ça doit pas arriver souvent donc ça doit être plutôt au moins 60 km/h, mais effectivement comme disait Tumiza c'est plus dans une optique de préparation de bivouac. Au dela du supplément de galère si ça se lève au milieu de la nuit, si je fais 1h de route/de transports pour constater que c'est pas jouable en arrivant, je serais un peu déçu donc c'était pour savoir si vous aviez des critères persos un peu objectifs qui vous font dire en face de la météo "ah non cette fois trop de vent, j'y vais pas".
Je suis sorti en forêt aujourd'hui avec d'après la météo des rafales de 35 à 45, et ça a un peu bougé à certains moments mais ça restait très soft, et aucune casse alors que c'était des châtaigners pas en super formes (mais pas immenses non plus). Du coup pour l'instant j'aurais tendance à penser qu'en faisant vraiment attention au coin ou on se pose (essence, arbres/branches morts etc..) on peut raisonnablement maintenir une sortie jusqu' à 60 max en rafales, en gros on dépasse pas bf7. La description du bf8 est d'ailleurs justement "les branches sont susceptibles de casser". Bon faut avoir quand même un peu confiance dans sa météo si on veut flirter avec la limite ;#
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Du coup pour l'instant j'aurais tendance à penser qu'en faisant vraiment attention au coin ou on se pose (essence, arbres/branches morts etc..) on peut raisonnablement maintenir une sortie (…)
C'est un point crucial, avec ou sans vent.
Un soir d'hiver, je marchais en ville, ni pluie ni vent : je passe dans un petit parc et un énorme platane a perdu une branche morte de 3-4 mètres de long. Elle est venue se fracasser juste devant moi, eh bien ça réveille… à deux mètres près, j'aurais eu un gros souci. :blink:
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Je voudrais aussi mettre mon grain de sel sur le sujet du vent, j'étais conscient que le vent avec le phénomène du refroidissement éolien pouvait modifier la "température ressentie", j'en ai eu la démonstration pas plus tard que vendredi !
Étant occupé à tailler la vigne on s'est chargé de bosser sur une parcelle situé sur une colline surplombant le Rhône. J'avais sur moi un pull Swanndri en laine avec dessous un tee shirt coton, heureusement que j'ai pensé à amener un Buff et une écharpe car, malgré les 7-8 degrés, le vent soufflait à une vitesse tel que j'avais l'impression qu'il faisait 0 :o, d'ordinaire je ne porte pas de gants / écharpe / cagoule par ces température mais avec le déchaînement du vent je ne supportais pas qu'un seul centimètre carré de peau soit à l'air libre (seul mes yeux n'était pas recouvert de tissus, c'est dire ;#).
Tout ça pour dire quoi au final : même avec des températures franchement positive un vent violent peut complètement changer la donne donc habillez vous en conséquence !