Salut Rantanplan, je me permets de partager mes maigres connaissances en froissartage qui sont à mon humble avis assez proches de celles de Chil :
-concernant le diamètre de la tarière, je ne sais pas quel est ton projet exact; mais j'ai réalisé de nombreuses fois des constructions (tentes sur-élevées, ponts...) et je ne me rappelle plus du diamètre mais ça devait être du 28 ou 32 mm.
Et rien ne bougeait, cassé, alors qu'on ne s’embêtait même pas à faire des tenons mortaises de 30*70; Tout cela était testé, (séries de pompes sur les tables, grimpe à la tente à 4m de haut...)
La seule expérience où la tente s'est effondré, c'est parce que les poteaux de soutènement n'étaient pas plantés suffisamment profondément (faut dire c'était dans les causses)
Donc à mon avis si tu sais réaliser un mi-bois, une cheville et un tenon/mortaise, ça ne devrait pas bouger.
Concernant le villebrequin, c'est à mon sens plus un outil de confort/finition que la tarière.
Durant tous mes camps scouts, je crois en avoir eu qu'une seule fois entre les mains, car :
- c'est trop fragile pour des scouts, qui bourrinent
- c'est bien pour faire des chevilles pour fixer une claie, mais ce n'est pas forcément nécessaire
- et comme en général, on construisait du solide,
overkill, surdimensionné, le couple et la mèche étaient un peu limites pour attaquer des bestiaux de 15 à 20 cm de diamètre.
Après toutes ces considérations, s'appliquent à du bois vert et donc plutôt tendre.
A l'inverse, il est bien, à défaut d'avoir un vilebrequin, d'avoir une tarière fine pour éviter de faire éclater une buche, parce qu'on c'est dit que la plus grosse mèche passait !

Donc pour résumer et comme dit au-dessus et fort bien illustré, la liste de froissartage de base à mon sens, et que j'utilisais lorsque je passais 3 semaines dans la verte sont :
-
deux scies (une petite et une grande, profil de lame isocèle pour bois vert)
- une voire
deux masses, selon le nombre de participants, et deux, trois ciseaux avec deux largeurs de couteaux, large pour les plus grosses buches et plus étroit pour les diamètres moyens
-
une ou deux haches qui peuvent suppléer le ciseau à bois, pour réaliser, méplat, tenon et cheville
- au moins
une pelle-bêche pour les trous qui maintiendront tes potaux, faire le trou à eau grasses, rigoles...
-
une plane, pour virer toute l'écorce, mais un bon couteau peut également fonctionner
-
une barre à mine ou un burin peut servir, si tu dois creuser profondément
- un bout de corde, si tu abats des arbres, comme corde à linge...
- deux tarières une grosse mèche et une plus fine, voire un vilebrequin en sus...
- une pierre à aiguiser type cuisine
Tout cela était entreposé dans des malles scoutes, qui vaquaient de cave au lieu de camp, subissant les conditions météo, sous de frêles bâches. Bref c'est rustique mais ça fonctionne !
Concernant l'entretien et la durée ces tarières, on les faisait juste affuter avant de partir en camp et malgré les maltraitances que leur faisaient subir les scouts durant 3 semaines, en général, ça dure 5-10 ans au bas mot en graissant de temps en temps et au besoin changer le manche.
Bref comme tous les outils, s'ils sont utilisés en connaissance de cause et entretenus, cela dure !