Bonjour,

Juste un petit témoignage pour fixer le fait suivant : la sensation de chaleur est vraiment quelque chose qui dépend des conditions d'humidité et de l’activité, sans parler de l’état de fatigue.
J’ai passé la journée d’hier en Ariège. La température était de 14°C au matin et dans les 20°C l’après midi. Pas de vent.
Le matin j’étais immobile dans la forêt. Quand je dis immobile, c’est vraiment immobile. J’ai vu deux écureuils, l’un d’entre eux s’est approché à 2m de moi, sans me répérer. J'étais assis sur un siège Walkstool.
Voici la description de ce que je portais.En haut :
Un maillot de corps en coton de type spetnatz (large maille). Une chemise fine coton/polyester (50/50), une polaire en polartec 200 de Eider. Une veste M65 de la marque américaine Avirex (deux couches de polycoton 50/50 et 70/30 dont une lourde). Un buff en tour de cou. Et un bob en polycoton.
En bas :
Slip en coton (ce n’est pas un détail). Pantalon flecktarn (80% coton) recouvrant bien les chaussures (pas un détail) une paire de chaussettes hautes (Damart) et des chaussures de rando avec Goretex de la marque La Sportiva.
J’étais à 400 m d’altitude dans les bois, pas de vent. Le temps était couvert, il bruinait mais pas au point de transpercer la canopée. Juste quelques gouttes. Température de 18°C, j’étais à l’ombre sous les arbres et à l’humidité. Immobile.
Dans ces conditions avec toutes les couches bien fermées, j’avais
juste chaud.

Lors de l’approche très tranquille (quasi plat, 15 minutes), je portais la même chose à l’exception du buff et de la polaire. Les fermetures étaient entièrement ouvertes, je portais une dizaine de kilos. Si la marche avait été plus longue j’aurais été en sueur.
Pendant l’après midi, j’étais sur un chemin à l’abris de l’humidité. Même température, soleil très voilé. J’étais très confortable.
Vous pouvez constater que j'avais bien plus d'isolation que ce qui est normalement requis pour une température d'environ 18°C. Un équipement plutôt plus imortant que celui du randonneur l'été. Bien sûr, j'étais au fond des bois, immobile et l'atmosphère était humide....Mais à la différence du gars immobilisé et blessé.
Mais je n'étais pas stressé et je n'avais pas à gérer une blessure grave.
Conclusion : L’humidité joue énormément et le niveau d'activité encore plus.
did,

Ps : J'avais plein de couches dans le sac....si nécessaire : Pélerine de bivouac, cuissard de pluie, chausettes, gants, deux passes montagne, gilet/doudoune synthétique, Tshirt polypro, mitaines.... J'ai mangé chaud à midi, de l'eau.....etc