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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Poser son bivouac et dormir en montagne  (Lu 19022 fois)

30 mars 2008 à 23:25:22
Réponse #25

JJ


Je ne parle pas de survie, mais de sécurité et de confort.
Quelles sont les règles à respecter (hors politesse envers le proprio des lieux et le respect du lieu), les écueils à éviter, les points à privilégier pour bivouaquer en ayant prévu de le faire, ce qui sous entend être équipé et avoir le temps pour analyser et choisir un lieu.
JJ


30 mars 2008 à 23:49:52
Réponse #26

enzo


Je n'ai jamais bivouaquer  :'( mais la première chose qu'il me viendrai à l'esprit c'est :
- M'éloigner des chemins.
- Pas en bas d'un vallon ( chute de pierres, arbres morts, rivières , lâcher de barrages, ou autres. )
- Pas balayé par le vent.
- Éviter les couloirs de bêtes (sangliers, Razorback, mulots à dents de sabre. )
- Trouver un surplomb protecteur et être à l'abri des chutes de pierres. 
- Pas trop haut en cas d'orage.
Pour l'instant c'est ce qu'il me viendrai à l'esprit  :( mais bon t'inquiètes pas tu auras d'autres réponses plus développées que les miennes  ;)
Y'a des malades sur ce forum et là accroches toi à tes chaussettes ça va être terrible !!!!  :lol:
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

31 mars 2008 à 00:22:10
Réponse #27

lambda


Une mini contribution suite a une explication donnee par David lors du dernier stage d hiver:
- eviter les vallons, les creux de terrains, pour les memes raisons que celles enoncees par Enzo, mais aussi car ce sont des zones froides:
L air froid etant plus dense que l air plus chaud, il aura tendance a "couler" comme de l eau le long des flancs d un vallon, encaissement, creux de terrain pour aller stagner au fond. en supposant la meteo globalement calme, il fera donc plus froid au fond d une depression.
Donc peut etre camper sur une partie un peu surelevee par rapport a la pente du flanc de montagne, si on est pas trop haut (je m imagine en basse montagne, zone boisee, apres en haute montagne, la je me dis que ca doit etre plus complique a gerer)? dans un endroit boise, le moins expose au vent possible...peut etre un flanc de vallee oriente sud, ayant donc profite au mieux de l ensoleillement durant la journee...?
juste quelques idees comme ca.
D autres repondront bien mieux que moi. question super interessante...
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

31 mars 2008 à 09:39:11
Réponse #28

kartoffel


Salut JJ.
Tu peux préciser un petit peu, et je me ferai un plaisir d'essayer de répondre :)
Tu penses plutôt à la montagne comme ça : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/GrandesJorasses.jpg/250px-GrandesJorasses.jpg
ou à la montagne comme ça : http://www.didierbeck.com/net/pics/vosges/vosges00.jpg
?
« Modifié: 31 mars 2008 à 09:50:02 par kartoffel »

31 mars 2008 à 10:13:06
Réponse #29

JJ


Kartoffel
Je pense à la seconde version vosgienne. Avec un climat qui tire plutot vers l'été. Une altitude moyenne de 1500 m.
JJ

31 mars 2008 à 10:54:43
Réponse #30

DavidManise


Salut :)

Alors tout dépend des conditions et de ton équipement...  mais effectivement :

1) A l'abri du vent dominant (exemple le vent athmosphérique qui vient du nord) ;

2) A l'abri des courants thermiques froids, si tu veux avoir chaud, ou l'inverse si tu veux avoir moins chaud : comme l'air froid est plus dense, il COULE littéralement dans les creux et dans les pentes les plus raides, exactement comme l'eau.  Donc il faut éviter les creux si on veut avoir chaud.  Mais éviter aussi les sommets ou buttes exposées aux vents athmosphériques...  c'est pas pour rien que bon nombre de vieux villages de montagne ne sont ni au fond des vallées ni aux sommets, mais à mi-pente sur une bosse, et bien exposés au sud, protégés du vent du nord parla montagne sur laquelle ils s'adossent... ;

3) éviter aussi, bien évidemment, les risques objectifs : chutes de pierres, de branches, de neige, avalanches, feux de forêt, lâchers de barrages, braconniers, araignées mangeuses d'hommes, milices de la doctrine identitaire, etc. ;

4) le risque est très faible, mais selon les coins ne pas non plus se mettre pile sur un point de passage obligé de gros animaux, style en plein milieu du goulot d'étranglement d'une gorge encaissée...  plus c'est gros, plus c'est c*n quand c'est coincé hein.  Et plus ça va oser foncer.  Pas méchamment.  Juste pour passer.  Par principe, on respecte le droit de circulation des animaux, et on ne se fout pas sur leur route.  Valable aussi pour les fourmis, d'ailleurs ;D

5) proximité suffisante de la flotte (mais pas trop pour ne pas empêcher les animaux de venir s'abreuver tranquillement pendant la nuit) ;

6) possibilité légale de bivouaquer là...  y'a des coins où c'est strictement interdit...  et y'a des proprios qui ne tolèrent pas.  Dans ces cas là soit on passe son chemin, soit on décide de la jouer camouflé, à vos risques et périls, vous êtes grands vous faites selon votre conscience.

7) Sur les pentes sud, il fait plus chaud, même la nuit : tout est plus sec, la terre et la roche ont chauffé pendant toute la journée...  c'est généralement mieux.

8) Ce ne sont que des principes généraux !!!  Dans le doute, il faut toujours faire confiance à nos capteurs thermiques, à nos sensations, à notre jugement et à notre propre ressenti de la chose. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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31 mars 2008 à 11:15:56
Réponse #31

JJ


Ben là je suis servi !
C'est cool de poser des questions en sachant qu'on ne sera pas déçu par les réponses. Merci David et les autres.
Ca doit être le pied de venir mettre ça en application durant un stage...
JJ

31 mars 2008 à 14:19:56
Réponse #32

Lynx


Je crois qu'il faut éviter d'être trop généraliste lorsqu'on parle de bivouac en montagne, bien sur on pourra épiloguer sur la météo, les différences entre massifs, l'influence d'un glacier dans une vallée, les effets venturi aux cols, etc etc.

Le probléme majeur c'est que en principe lorsqu'on est parti pour un raid et que l'on souhaite bivouaquer, on évite de se tapper a redescendre au fond de la vallée pour remonter en face parce qu'on a lu que le versant truc a une humidité résiduelle inferieure selon le rapport machin chouette.

Je crois qu'en dehors des aspects évidents qu'a énuméré david on peut travailler par élimination, et je commencerais par
les facteurs prioritaires
- l''identification si possible des risques objectifs (chutes de pierre, avalanches, chutes de serac).
- les besoins vitaux: eau, nourriture...
- la protection contre les elements
- Ensuite, les problémes socio-legaux (proximité d'habitation, d'alpages...demandez juste l'autorisation) (reserves, parcs...)

Ensuite, envisager les facteurs secondaires
-  les determinants liés a votre sortie, en montagne le chrono est souvent la clef de sécurité puis de réussite de la sortie
   (proximité de l'itinéraire, d'un échappatoire en cas de meteo hesitante...)
-  les questions de confort.
-  la vue
-  Pensez aussi a ceux qui vous accompagnent, un bivouac a 3 m du sommet d'une paroi de 1000 m a de quoi stresser!
- ...

Pour ces derniers, je crois que c'est le sens de l'observation qui va vous guider, la montagne est pas nature ultra diversifiée, et doner une recette infaillible est une gageure. L'observation vous permettra par exemple de noter qu'en automne, malgré l'air froid, les rochers sombres demeurent chauds...

Le meilleur conseil que je puisse vous donner sur le bivouac en montagne c'est d'arriver reativement tôt dans la zone envisagée du bivouac, de prendre du temps par exemple en se posant pour un casse croute, ce qui vous permettra d'observer votre environnement et ce d'autant plus que vous n'avez pas l'habitude du milieux: creux, bosse, humidité, arbres, rochers, vent dominant (pouvant changer en fonction de la météo)
votre instinct et votre logique sauront éliminer le pire, et vous permettrons de trouver des palliatif éventuels (muret en pierre, abri sous roche, etc)

En hiver le bivouac est soumis a la prise en compte du risque d'avalanche (même bas en forêt) et à la maitrise thermique ( abri en neige, ou bivouac en tente bien équipé).

Mis a part la prise en compte des facteurs primaires, n'excuez a priori aucun site... des bivouacs sur les sommets sont parfois magiques... bien qu'on ai tendance a vouloir se proteger en fond de forêt....

Bref, difficile de donner une recette,désolé de plomber le truc mais j'ai bivouaqué dans beaucoup de conditions, et jamais les paramétres d'aerologie générale ne sont intervenus, le sac pausé dans un quartier a priori accueillant,on constate sur place, on tourne un moment (sauf en haute montagne) pour "flairer le bon coin" et on choisi le meilleur lit, quitte à améliorer un peu le nid autour.

Pour finir, équipez vous en conséquence, et n'hésitez pas a venir discuter avec les gens du coin, les pro, ils auront peut être un spot idéal a vous proposer et surtout vous donner une bonne indication de la météo a venir.






Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

31 mars 2008 à 14:24:20
Réponse #33

kartoffel


En fait, le résumé de tout ça, c'est qu'en haute-montagne on bivouaque surtout là où on peut ;D

En moyenne montagne on peut largement faire la fine bouche et tenir compte de ce que David raconte.

31 mars 2008 à 14:34:49
Réponse #34

DavidManise


Le probléme majeur c'est que en principe lorsqu'on est parti pour un raid et que l'on souhaite bivouaquer, on évite de se tapper a redescendre au fond de la vallée pour remonter en face parce qu'on a lu que le versant truc a une humidité résiduelle inferieure selon le rapport machin chouette.

Mouais...

Deux solutions possibles :

1) planifier sa rando de manière à prévoir déjà sur la carte un itinéraire qui permettra d'éviter de dormir sur un ubac encore congelé et humide alors que l'adrait est complètement sec et herbeux...  par exemple...  ;)

2) si on ne veut pas se taper plus de bornes, on sait juste qu'on aura un peu plus froid à cause de l'effet venturi, ou de l'humidité résiduelle du rapport machin truc mes c*u!lles, et du coup on va direct mettre des chances de son côté en construisant le petit muret en plus, en passant de suite les couches d'isolant en plus, et en choisissant de manger chaud ce soir là au lieu du lendemain comme c'était prévu...  par exemple.

Sinon tafdak avec toi : sur le terrain les généralités ne tiennent pas longtemps.  Elles servent juste à comprendre et à analyser un peu plus lucidement pour trouver des solutions aux bons problèmes.

Citer
Je crois qu'en dehors des aspects évidents qu'a énuméré david on peut travailler par élimination, et je commencerais par
les facteurs prioritaires
- l''identification si possible des risques objectifs (chutes de pierre, avalanches, chutes de serac).
- les besoins vitaux: eau, nourriture...
- la protection contre les elements

Bah sorry, moi la protection contre les éléments (régulation thermique) je la placerais entre les risques objectifs et l'eau...  mais bon je chipote là, je l'admets.  Tes priorités me semblent nickel.

Allez ciao ;)

David

P.S.: j'avais pas pigé que tu parlais surtout pour la haute montagne...  là sans doute, en effet, c'est un monde différent où le déplacement est directement plus difficile et donc l'embarras du choix des lieux de bivouac vachement plus restreint.  J'en sais rien, j'ai jamais dû trop dépasser les 3000m je pense.  J'y connais rien à l'alpinisme.
« Modifié: 31 mars 2008 à 14:43:23 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

31 mars 2008 à 15:06:30
Réponse #35

Lynx


 
1) planifier sa rando de manière à prévoir déjà sur la carte un itinéraire qui permettra d'éviter de dormir sur un ubac encore congelé et humide alors que l'adrait est complètement sec et herbeux...  par exemple...  ;)

Ben c'est clair, surtout que bien souvent les mouvements de terrain sur le même versant peuvent offrir des orientations confortables...
Et puis il est de toute façon important de mettre a jour son programme en fonction des conditions du milieu, du moral des troupes, de l'équipement de tous etc...






Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

 


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