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Auteur Sujet: La niaque, ça se travaille  (Lu 1435 fois)

12 février 2020 à 08:31:03
Lu 1435 fois

Outdoorsman


On dit souvent qu'avoir la niaque fait la différence dans une situation de survie entre celui qui va mourir et celui qui va s'en sortir. L'attitude est ainsi la base de la pyramide de la survie.

Mais la niaque, c'est quoi ? Et surtout, ça se travaille ou, comme dirait Clint Eastwood, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont la niaque et ceux qui crève... ?

La niaque, c'est quoi ?

Le Larousse nous dit "combativité, mordant. Avoir la niaque : avoir la volonté de vaincre".
Et l'internaute : " Terme utilisé pour qualifier l'état d'esprit d'un individu très motivé, compétitif et combatif, qui possède un entrain supplémentaire par rapport à ses adversaires".

La niaque serait donc une force mentale qui nous aide à ne pas lâcher, à ne pas baisser les bras face à l'adversité.

Pour ma part, je définirais la niaque comme une discipline mentale. La niaque, c'est tenir quand c'est beaucoup plus facile de lâcher.
On a tous fait l'expérience de vouloir se coucher là, par terre, plutôt que de continuer cette rando interminable avec ce p*tain de sac qui pèse des tonnes, d'envoyer bouler ce travail sur lequel on planche depuis des heures et qu'on n'arrive pas à terminer.
En situation de survie, ce sera de se laisser aller à la douce torpeur du froid plutôt que de se lever pour faire un feu ou monter un abri, de se laisser couler plutôt que de continuer à nager vers la rive si éloignée.
Mais aussi de baisser les bras face à la maladie et à ces traitements si lourds. Un oncologue me disait que quand il annonce à un patient qu'il a un cancer,  il est capable, en fonction de sa réaction, de dire pratiquement à coup sûr s'il va s'en sortir ou pas.

La niaque, c'est pas à la mode !

Dans une société où règne le confort et où la recherche du plaisir immédiat est une valeur absolue, vouloir apprendre à lutter, rechercher à faire des efforts, c'est aller à contre courant.
Tout est fait pour nous éviter des efforts : les outils sont électriques ou à moteur, on fait de moins en moins soit même, même les poubelles s'ouvrent automatiquement pour nous éviter d'appuyer sur une pédale ou de soulever un couvercle !

Dans mon village de montagne, je suis un des seuls à déneiger à la pelle. "Pourquoi t'achètes pas une fraise à neige ?" me dit-on tous les hivers. Pour ne pas déléguer ma force à une machine !! Pareil pour la tronçonneuse ou la fendeuse à bois. "Tu perds du temps !". Non, je gagne ma vie !

La niaque, ça se travaille !

Apprendre à avoir la niaque, c'est donc apprendre à lutter, à ne pas lâcher.
Il y a plein de manière de s'y entrainer, dans plein de contexte.
Je dirai qu'il faut entrainer sa volonté à privilégier et à supporter l'inconfort.
A l'entrainement, on peut le faire de façon délibérée, de façon à être prêt à le faire quand c'est un impératif de survie.

Quelques exemples :

- en sport, se donner des objectifs juste au dessus de la souffrance et s'y tenir. Faire 5 pompes de plus quand on se sent épuiser, tenir un rythme de 600 m de dénivelée à l'heure pendant 1h, finir son footing par un sprint, etc...

Mais les sportifs sont en général habitués à ce genre d'effort et de discipline et je voudrais insister sur l'entrainement dans les petites choses du quotidien.

Encore une fois, il s'agit de se mettre volontairement dans des situations d'inconfort et de les supporter le plus longtemps possible.
- prendre des douches froides
- marcher pieds nus
- tenir des charges lourdes (son sac de courses, ses poubelles, etc...) avec un seul doigt
- tenir des positions inconfortables (par exemple dans le bus) le plus longtemps possible
- faire des exercices d'apnée

Bref, vous avez compris le principe.

On se muscle en poussant son corps à aller au delà de sa pratique habituelle.
Il en est de même pour sa volonté et sa force mentale.

A vous de jouer !
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

12 février 2020 à 10:30:36
Réponse #1

Krapo


+++
Mais aussi de baisser les bras face à la maladie et à ces traitements si lourds. Un oncologue me disait que quand il annonce à un patient qu'il a un cancer,  il est capable, en fonction de sa réaction, de dire pratiquement à coup sûr s'il va s'en sortir ou pas.
+++

 :blink:

Malheureusement - et j'en sais quelque chose au regard de plusieurs expériences familiales - ce n'est vraiment pas aussi simple que ça ! :'(
« Modifié: 12 février 2020 à 11:16:23 par Krapo »
Laissons glouglouter les égouts !

12 février 2020 à 15:19:44
Réponse #2

DavidManise


:love:

La gniaque, c'est un choix.  Puis ça se cultive en refaisant ce choix là souvent... 

J'aime beaucoup ton texte. 

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

12 février 2020 à 17:08:31
Réponse #3

bison solitaire


"On se muscle en poussant son corps à aller au delà de sa pratique habituelle.
Il en est de même pour sa volonté et sa force mentale"

Je ne suis absolument plus d'accord avec ça du fait d'une confusion avec le "aller au-delà de ses limites".
il est utile d'apprendre à repousser ses limites intelligemment et progressivement.
Tout ce qu'on fait, on le paye un jour ou l'autre.
Aller au-delà systématiquement est une "erreur de jeunesse" et un dogme de "jeune manager/RH/école de commerce" qui croit pouvoir motiver son équipe.
Henry Plée parlait de cultiver la notion du petit sur-effort qu'on retrouve avec le fait de tenir son cartable, et pour le tenir un peu plus longtemps de changer la forme de la main qui le tient.
Idem avec les douches froides, c'est en train de devenir un dogme; or ça ne convient pas à tout le monde...
En fait, ce sont tous ces trucs qui de mode passent à dogmes qui me font monter la tension en flèche...

Après, dans l'esprit, j'aurais tendance à être d'accord avec le texte...
Etant un être humain je ne suis pas à une incohérence près...

12 février 2020 à 17:37:39
Réponse #4

Hamish


Super texte, il me fait penser à une partie de la programmation sportive que je pratique.

Cela s'appelle Killing Confort, et voici la présentation que le coach en fait qui correspond bien à la définition de la niaque (je traduis son explication de l'anglais ) :

Citer
Killing Confort - 86%
Les loups sont vraiment des durs, n'est-ce pas ?
Personnellement quand je pense à un loup, je ne pense pas au mot échec. Et vous ?
Bien, si on regarde les chiffres, les loups sont l'échec.
En fait, 86% du temps quand ils partent chasser, ils échouent.
Donc 6 fois sur 7 ils arrivent trop court... ils n'attrapent rien et rentrent affamés.

Mais vous savez quoi... arriver à cette UNIQUE victoire ne veut pas dire que c'est fini.
Non, ce n'est pas ce genre d'histoire pour vous dire de continuer à essayer et qu'un jour vous y arriverez.
Ce n'est PAS la leçon que nous recevons des loups.

Les loups sont vraiment confortables à être dans l'inconfort. C'est la leçon que nous devons apprendre et comprendre.
Les choses ne sont pas faciles. Vous ne le faites pas. Vous n'y arriverez pas.

Mais vous pouvez devenir confortable avec des imperfections.
Les imperfections quotidiennes vous donneront une direction à force de victoires précédées de BEAUCOUP d'échecs.

Devenir confortable dans l'inconfort, c'est ce que je retiens.

Hamish

12 février 2020 à 18:16:48
Réponse #5

Karto


Je rejoins le camarade Bisonoïde... là je trouve que ça ressemble autant à un mode d'emploi pour se faire mal qu'à une manière de se pourrir gratuitement la vie, parce que pourquoi ? Et aussi, si on se positionne par rapport aux autres comme tu le fais, en parlant des modes ou des commentaires des voisins, on se positionne dans le flou. Y'en a qui diront au contraire que la niaque est à la mode, surtout quand elle porte une cravate et qu'elle marche sur la gueule de ce qu'elle trouve dans son chemin. Laisser de côté les trucs relatifs, les modes, les "regards", ça évite un peu mieux le piège de la posture identitaire

Je trouve que ça mériterait d'être reformulé, pour mieux fonctionner, sans en perdre l'idée importante. Y'aurait des tas de façons valables. Par exemple moi j'aime bien les termes des bons vieux cyniques d'il y a 2400 ans, où on chercherait plutôt à cultiver la rusticité en la voyant comme un outil de base pour exercer sa liberté (elle-même un outil pour la suite...). Les mêmes cyniques qui menaient des vies physiquement bien hardcore, pour maintenir l'équilibre, n'oubliaient pas la pratique de la compassion, du rire, de l'autodérision, et la maîtrise des représentations, sinon la rusticité ou la liberté peuvent s'envoyer dans le décor toutes-seules aussi.

Et là on y gagne déjà le dessin des limites utiles. Par exemple, tu parles de "continuer quand on n'en peut plus" ; oui mais se blesser en y allant trop fort et se retrouver au tapis pour un moment, ça aura cultivé la niaque, mais ça n'aura pas été au service de la liberté. Donc exit. Tu parles d'outils électriques ; oui mais se faire chier à percer un trou dans un mur en béton sans un bon gros perfo électrique, ça sera des heures à regarder le béton au lieu de prendre le même temps pour "vivre", ça ressemble pas non-plus forcément à un exercice responsable de la liberté, quelle que soit la forme sous laquelle on la disserte. M'enfin Cratès aurait sûrement pas perdu son temps à percer un trou pour commencer...


(HS)
Le truc de l'oncologue, je me demande si c'est pas une légende urbaine. J'ai l'impression que tout le monde connaît un oncologue qui a dit ça, et c'est tellement contradictoire avec tellement d'histoires de cancéreux remis ou décédés que j'ai connus. J'ai une ex, qui a survécu à deux cancers et une rechute, qui m'a dit que c'étaient les périodes les plus faciles de sa vie : elle n'avait rien besoin de décider toute seule.
« Modifié: 12 février 2020 à 20:58:10 par Karto »

12 février 2020 à 18:30:15
Réponse #6

b@s


Je rejoins un peu tout  ce qui a été dit précedemment, tout en trouvant ton texte très juste sur certains points, et notamment sur celui de tolérer l'inconfort.

sur l'oncologue moi aussi j'ai déjà l'impression d'avoir déjà entendu ça. 

La discipline revient à la mode (jocko willink, joe rogan entre autres). et quelque part ça me plait. tant que ça pousse pas les gens vers trois secondes avec la connerie. dans ton exemple, je continue à marcher coute que coute parce que je ne veux pas céder, c'est bien si tu sais où tu vas.

que dire sur la douche froide, qui devient l'alpha et l'omega aujourd'hui. (moi même d'ailleurs, j'ai cedé à la mode avec profit. comme quoi  ;D)

bref, j'entends très bien ce que tu dis, et je partage, sauf que je pense que ça demande beaucoup de recul sur soi. et du coup ça devient contradictoire.

un peu d'inconfort et et discipline, très profitable. encore faut il savoir jusqu'ou s'arreter.



12 février 2020 à 19:31:02
Réponse #7

Olivier


Je rejoins bison solitaire, c'est juste bon pour se déglinguer la santé.

Je propose un programme beaucoup plus soft :
- Faire la vaiselle.
- Passer l'aspirateur.
- Changer la litière du chat.
- Appeler la belle-mère.
- ...
À faire quand on en a le moins envie ou que l'on est le plus fatigué, aucun danger pour votre intégrité physique ou mentale (quoique pour la belle-mère, j'ai comme un doute... :o).
Et je plaisante à moitié : c'est dans ces moments totalement insignifiants du quotidien où il est si facile de renoncer en remettant à un hypothétique lendemain ce que l'on peut faire tout de suite qu'à mon avis on travaille réellement la volonté.
Après, je reconnais que c'est pas très vendeur comme approche.
Et je veux bien un retour sur l'intérêt des douches froides (et là je suis très sérieux).

 

12 février 2020 à 20:10:58
Réponse #8

Pierrot


La niaque, pour moi, c'est une question de caractère, tu l'as en naissant ou tu l'as pas.

Si tu ne l'as pas, tu peux faire ce que tu veux, ça "viendra" pas.

Et depuis quelques années je vois pleins de jeunes chefs, la trentaine, remplis de niaque, qui veulent remuer ciel et terre, finir en dépression au bout de pas longtemps.

Et à contrario, ceux ont bossé en mode "mollusque", je ne vais pas plus vite quoi qu'il arrive, eux sont passés au travers des tempêtes, ont survécu aux remaniements et font des retraités pétant de santé.

Et les collègues qui font du sport, tennis, rollers, rugby, sont tous abonnés chez le kiné, ils y vont entre midi et deux.

Personnellement étant un gros fainéant, je ne risque pas de me forcer à faire plus que le nécessaire.

Je me souviens avoir écrit ici, il y fort longtemps, à la fin d'un post "Carpe diem" et je me souviens très bien qu'il ne m'avait rien manqué.....  :lol:

12 février 2020 à 20:11:09
Réponse #9

Rantanplan


Citer
Je rejoins le camarade Bisonoïde... là je trouve que ça ressemble autant à un mode d'emploi pour se faire mal qu'à une manière de se pourrir gratuitement la vie, parce que pourquoi ? Et aussi, si on se positionne par rapport aux autres comme tu le fais, en parlant des modes ou des commentaires des voisins, on se positionne dans le flou. Y'en a qui diront au contraire que la niaque est à la mode, surtout quand elle porte une cravate et qu'elle marche sur la gueule de ce qu'elle trouve dans son chemin. Laisser de côté les trucs relatifs, les modes, les "regards", ça évite un peu mieux le piège de la posture identitaire.

+1

En fait, ce que vous appelez la niaque recoupe des sujets très étudiés en neurosciences / psychologie comme: la motivation, l'habituation à la frustration, savoir différer la récompense, les états dépressifs, le burn-out (excès de niaque ? )... 

Pour apporter un peu de signal au sujet, j'aimerai vous faire part de quelques trouvailles qui pourraient vous être utile pour augmenter, sans vous déglinguer, votre humeur/motivation.

Un état dépressif pourrait être la conséquence d'une inflammation chronique.

Il se trouve qu'une personne dépressive sur trois ne répond pas ou peu aux anti-dépresseurs. Les chercheurs pensent avoir trouvé une réponse satisfaisante: une inflammation chronique aurait une conséquence négative sur la synthèse d'hormones de la "niaque" (dopamine, sérotonine etc.).

Certaines personnes souffrent de pathologies induisant un état inflammatoire chronique (dont allergies). D'autres le sont en raison d'une mauvaise hygiène de vie induisant ce fameux état inflammatoire (stress oxydatif, alimentation acidifiante, etc.).

Sources:
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/29373-Depression-l-inflammation-aurait-impact-motivation
https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/depression-piste-inflammatoire-precise


Il existe des aliments favorisant la synthèse d'hormones de la niaque

- la racine d'ortie contient une molécule ayant des affinités avec la SHBG (sex hormon binding globulin). En simplifiant, la SHGB de votre sang se lie à votre testostérone et en neutralise son effet en quelque sorte. Seule la testostérone non liée à la SHBG a un effet bénéfique sur la motivation (et la prise de masse): on l'appelle la testostérone libre. C'est pourquoi, dans une prise de sang mesurant la testostéronémie, on va chercher à regarder la testostérone libre.
La molécule de la racine d'ortie va alors se lier à la SHBG, ce qui a pour effet d'augmenter le taux de testostérone libre dans le sang...
Cette racine d'ortie a aussi pour vertu d'être un traitement efficace sans le cadre de l'hyperplasie de la prostate.
 
Source:
http://docnum.univ-lorraine.fr/public/SCDPHA_T_2005_DRAGHI_FRANCINE.pdf

- Consommer des aliments contenant des tryptophanes, un précurseur de la dopamine / sérotonine. Le processus est plus compliqué que de simplement manger des bananes en quantité car le tryptophane est en compétition avec d'autres acides aminés pour passer la membrane hémato-encéphalique... Je maitrise mal le sujet... Il y a matière à creuser (voir le lien en source très intéressant).

Source:
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2077351/

- les crucifères (chou, brocolis, etc). Contiennent une molécule inhibant la conversion de la testostérone en œstrogènes dans les tissus adipeux. Ce phénomène est appelé aromatisation et les molécules des crucifères qui nous intéressent s'appellent des "anti aromatase".
Moins de testostérone transformée en œstrogènes = plus de testostérone.
Source:
https://www.nutriting.com/ingredients/brocoli/?v=11aedd0e4327

Les anti-aromatase jouent aussi un rôle bénéfique chez la femme dans la prévention du cancer du sein et d'autres maladies induites par un excès d'oestros.
Source:
https://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/ebb12522-25e7-4699-a839-7fe849f28ec4

- le millepertuis, plante très commune dans nos campagnes, est un anti-dépresseur médicalement reconnu. Il peut vous aider à sortir d'une mauvaise passe... (encore faut il avoir encore un peu de "fuel" pour allumer l'envie d'avoir envie, pas évident quand on est au fond du trou). L'avantage ets qu'il s'agit d'un anti dépresseur doux, aux effets secondaires réduits par rapport aux molécules artificielles.

Source:
https://eurekasante.vidal.fr/parapharmacie/phytotherapie-plantes/millepertuis-hypericum-perforatum.html

Attention le mille pertuis inter agit avec certains médicaments (voir avec votre pharmacien).
Source:
https://ansm.sante.fr/S-informer/Communiques-Communiques-Points-presse/Risques-lies-a-l-utilisation-du-millepertuis

La testostérone, si elle augmente la motivation, elle rend aussi très, très con.
Ce que j'avais déjà pu remarquer en milieu professionnel: la corrélation entre la mâchoire carrée et les comportements insupportables de gros babouins plein de "niaque" (voir source  ;#).

Sources sur les effets négatifs de la testos:
https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie-comportementale/testosterone-gare-aux-exces-de-confiance-12617.php
https://www.santelog.com/actualites/psycho-la-testosterone-hormone-de-lego

Source testostérone et motivation:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Testost%C3%A9rone

Pour la route  ::):
"L'estrogène jouerait un rôle pour la combativité comparable à la testostérone"
http://www.psychomedia.qc.ca/fonctionnement-psychologique/2008-05-02/l-estrogene-jouerait-un-role-pour-la-combativite-comparable-a-la-testosterone

L'exercice physique, les pensées positives et l'exposition à la lumière sont bénéfiques pour l'humeur.

Sources concernant l'exercice physique:
https://physioextra.ca/les-bienfaits-de-lexercice-sur-la-sante-mentale/
https://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/sports-activites-physiques/depression-activite-physique/quels-mecanismes

Source concernant les pensées positives et l'exposition à la lumière (déjà cité, j'ai la flemme d'en chercher une autre) :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2077351/

S'habituer à différer la récompense
C'est le sujet d'un livre qui est dans ma liste  de lecture (je dois d'abord finir "Pour une éducation buissonnière" de L. Espinassous, livre qui pourrait entrer dans le cadre d'une éducation "niacogène" chez l'adolescent. >>> une histoire de petits singes, un groupe placé dans un laboratoire pauvre en stimulis et un autre groupe placé dans un environnement complexe.)

"Lors d’un test, on donne le choix à des enfants : soit manger un marshmallow tout de suite, soit attendre et en obtenir deux plus tard. Que décideront-ils ? Avec quelles conséquences sur le reste de leur vie ?Grâce à son désormais célèbre Test du marshmallow, Walter Mischel a prouvé que savoir attendre est une compétence critique pour réussir sa vie : le self-control est corrélé avec de meilleurs résultats aux concours d’entrée à l’université, à un meilleur fonctionnement cognitif et social et à une meilleure confiance en soi. Il aide aussi à mieux gérer le stress, à poursuivre efficacement ses objectifs et à surmonter les émotions éprouvantes. Mais est-il inné ou peut-on l’améliorer ?"

Le livre est "cher", ça me fait chier de l'acheter à ce prix (Ohhh, le TRC Apocalypse en Elmax à 450€, spa cher, non pas du tout  ::) ).
https://www.amazon.fr/Test-du-marshmallow-Walter-Mischel/dp/2709642751/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=marshmallow&qid=1581534260&s=books&sr=1-1

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Je reviendrai poster des suppléments en fonction de ce qui me revient à l'esprit. En tout cas, avoir de la niaque et juste de la niaque, je perçois ça plutôt négativement.

Il y a d'autres qualités Humaines à travailler, AMHA, comme l’introspection et l'empathie.

Vous imaginez une personne pleine de niaque, sans éthique ni bienveillance ?  C'est de la fils de puterie en barre !
« Modifié: 12 février 2020 à 20:29:38 par Rantanplan »

12 février 2020 à 21:07:47
Réponse #10

Karto


La niaque, pour moi, c'est une question de caractère, tu l'as en naissant ou tu l'as pas.

Qu'est-ce que te fait penser ça ?
Je demande parce que j'ai évidemment la croyance contraire :) Que ça s'éduque, ça se fait éduquer par l'environnement aussi, comme un muscle, et puis ça se perd aussi, comme un muscle.

Mais pas pour l'ambition, comme j'imagine les jeunes chefs dont tu parles. Pas pour montrer, pas pour en parler. Sinon c'est comme la générosité dont on se vante, c'est déjà mort. "Que ta main gauche ne sache pas ce que tu donnes avec la droite." Pareil pour l'exposition à l'effort physique ou aux gens qui nous détestent... (un bon stimulant de "connais-toi toi-même" ça, les gens qui nous détestent :D)

12 février 2020 à 21:29:03
Réponse #11

Rantanplan


Suite à votre sujet et au constat d'une baisse de la motivation (chez moi) lors de pics d'utilisation des réseaux sociaux / jeux vidéos.

-> les réseaux sociaux génèrent trop facilement de la dopamine, et en comparaison, les autres sources de récompenses paraissent moins motivantes. (Les jeux vidéos aussi, probablement.)

-> je découvre en // une "mode" chez les cotons tiges à cravate, qui consiste en une sorte d'ascèse moderne afin de muscler sa motivation.
En gros, il s'agit de réduire les sources de récompenses faciles afin de rendre désirables les sources de récompenses difficiles. En toile de fond, le système dopaminergique.
 
https://www.linkedin.com/pulse/dopamine-fasting-new-silicon-valley-trend-dr-cameron-sepah/

Article un peu plus light et en Français:
https://start.lesechos.fr/societe/culture-tendances/a-quoi-bon-faire-un-jeune-de-dopamine-je-l-ai-teste-pour-vous-16522.php

12 février 2020 à 21:37:59
Réponse #12

Pierrot


Citer
Qu'est-ce que te fait penser ça ?

Le fait d'avoir aidé pas mal de personnes dans la mouise, au cours de ma vie et d'en avoir vu beaucoup continuer à sombrer parce que justement il leur a manqué la volonté de se pousser au cul pour s'en sortir.

Il y a des gens pour qui les ennuis sont autant de motivations et d'autres qui comme on dit se noient dans un verre d'eau.

Je maintien qu'il faut un certain état d'esprit pour avoir cette fameuse "niaque" et que certains ne l'auront jamais quoi qu'ils fassent.


12 février 2020 à 23:33:00
Réponse #13

Olly


Salut,

J'ai hésité à répondre, tant pis, je le fais.

La niaque, ça se perd aussi.. on a pas tous la même vie les gars, y en a à qui tout sourit, d'autres qui entassent les galères..

Ma vie était belle tant que j'étais ignorant sur le système politique, je croyais en mes amis avant qu'ils me l'a fassent à l'envers..
La famille était belle avant de devenir adulte et de découvrir des tas de secrets bien dégueulasse..

Tout m'a sourit mes 20 premières années, à présent tout s'effondre. J'aimais la vie, je la croquais à pleine dents, j'abatais chaque obstacles que la vie mettait sur ma route.

Aujourd'hui que reste t-il ? Rien, juste ma gu*ule, je suis devenu un gros égoïste de m*rde, la vie a déteint sur moi, j'en ai plus rien à faire de grands choses. "On" me dit de regarder le verre a moitié plein, mais le tas de m*rde que j'ai subit lui fait de l'ombre, du coups je vois même pas se verre... Et j'ai même plus envie de le voir. Ni même de le chercher.

Ho je ne dis pas ça pour qu'on me plaigne, loin de la, mais juste dire que c'est pas parce que tu te bas que tu en aura plus.. des fois ça marche pas, ou pas pour tout le monde, ou pas longtemps...

Chaque jour je suis ébahi par la bêtise humaine. L'arbre qui cache la forêt, voilà tout ce qui résume l'humain selon moi. Et c'est pour ça que je dois me battre ? Sans cesse assurer mes arrières parce qu'on vis dans un monde où chacun essaye de gravir les échelons en te marchant dessus?.. bha chez pas. Vas-y grimpe, moi je te regarde. Et je rigole, car finalement tu te bas pour pas grand chose de plus.

Ajout:

Avant d'aller dormir, sur ces belles paroles, je me demande comment peut on être heureux et avoir "la niaque" dans un monde où le budget militaire américain pourrait éradiquer la faim dans le monde.  Je me demande comment continuer à se battre dans un système totalement corrompu jusqu'à la moelle qui nous enterre jour après jour, ou notre passé historique n'est qu'un mensonge écrit par les vainqueurs, ou même la science se fourvoie dans des approximations sans preuves.

Tout n'est que mensonges et manipulations, tout n'est que supercheries. Quand je pense que je suis un petit pignon de cette grande horloge, ça me donne envie de gerber.

Alors la niaque...

Bonne nuit.
« Modifié: 12 février 2020 à 23:47:06 par Olly »
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

13 février 2020 à 04:58:59
Réponse #14

Cavannus


Dans une société où règne le confort et où la recherche du plaisir immédiat est une valeur absolue, vouloir apprendre à lutter, rechercher à faire des efforts, c'est aller à contre courant.
[...]
Mais les sportifs sont en général habitués à ce genre d'effort et de discipline et je voudrais insister sur l'entrainement dans les petites choses du quotidien.

Encore une fois, il s'agit de se mettre volontairement dans des situations d'inconfort et de les supporter le plus longtemps possible.

Ce n'est pas ce que j'observe, une bonne partie des gens (pas tous en effet) cherchent justement un peu de cet inconfort pour contrer le côté "douce ouate" de la vie urbaine.
J'ai passé mes dernières vacances en camping avec des journées à peine au-dessus de 5 °C et des soirées sous zéro, eh bien je n'étais ni le seul à dormir en tente, ni le seul à être allé à me baigner dans l'eau du lac pourtant glaciale, ni le seul à courir sur les sentiers...

Et habitant à Montréal, je peux t'assurer que je croise en ce moment beaucoup de coureurs et skieurs de fond quand je rentre du travail en courant à travers "la montagne" (forêt au milieu de la ville avec beaucoup de sentiers non éclairés).

J'observe aussi une certaine "réaction" du grand public lorsque l'excès de confort vient en conflit avec notre nature humaine. Par exemple, depuis les éclairages à led dans les maisons modernes, je n'ai jamais vu autant d'ampoules "à l'ancienne", de bougies, d'éclairages tamisés... Car notre nature humaine doit encore être attaché au coin du feu.

De même, on est des chasseurs, on est des coureurs, donc la "niaque" s'observe encore quand on y prête un peu attention.


À propos du sport et de la douche froide

"Ignore ta douleur", c'est le pire conseil qu'on m'ait donné, j'en traîne encore des conséquences 2 ans après. Ça a été dit plus haut.

En fait, pour ceux qui lisent l'anglais, il y a l'excellente BD "The Blerch" du blogue The Oatmeal, le "Blerch" étant le petit démon qui le souffle de rester dans ton divan pour regarder une série Netflix au lieu de sortie courir...

Quand on est honnête envers soi-même, on sait très bien si on n'a pas envie de courir à cause du Blerch ou si on a réellement besoin de repos. Avoir la niaque, c'est s'écouter sans écouter le Blerch. Pas facile  ;#

Je n'ai pas parlé de la douche froide, mais pour ma part, aucun problème à marcher pieds nus dans la neige pour aller me jeter dans une rivière... mais ma douche chaude le soir, progrès que mes ancêtres n'auraient pas renié, est un confort dont je n'ai aucune envie de me passer.

Ma vie était belle tant que j'étais ignorant sur le système politique, je croyais en mes amis avant qu'ils me l'a fassent à l'envers..
La famille était belle avant de devenir adulte et de découvrir des tas de secrets bien dégueulasse...
Je me suis rendu compte que les gens qui manquaient de confiance en eux (dont je fais partie), à force de s'en prendre plein la gueule, étaient en fait pas mal résistants. Assez cyniques et assez échaudés pour prendre de la distance vis-à-vis des familles, patrons, relations manipulateurs. Allez flexibles pour ne pas briser, même s'ils plient facilement.
Bref, la niaque, elle est parfois là où on ne la soupçonne pas...
« Modifié: 13 février 2020 à 05:14:33 par Cavannus »

13 février 2020 à 07:11:11
Réponse #15

Outdoorsman


Merci à tous d'enrichir ce fil, d'amender, rectifier, corriger mes propos.
Je suis d'accord avec la plupart des choses qui ont été dites.

"On se muscle en poussant son corps à aller au delà de sa pratique habituelle.
Il en est de même pour sa volonté et sa force mentale"

Je ne suis absolument plus d'accord avec ça du fait d'une confusion avec le "aller au-delà de ses limites".
il est utile d'apprendre à repousser ses limites intelligemment et progressivement.
Tout ce qu'on fait, on le paye un jour ou l'autre.
Aller au-delà systématiquement est une "erreur de jeunesse" et un dogme de "jeune manager/RH/école de commerce" qui croit pouvoir motiver son équipe.

C'est exactement ce que j'ai voulu dire.
Quand je parle des bienfaits de l'inconfort, je ne parle pas de se faire mal ou de repousser ses limites.
La douleur et l'inconfort sont des choses très différentes.
Je ne cherche pas à donner une recette pour devenir maso mais à aider les gens à augmenter leurs capacités et leur résilience.

La douche froide et le reste ne sont donnés ici qu'à titre d'exemples. Chacun fait en fonction de ses appétences et calibre les exercices en fonction de ce qu'il recherche.

Que le niveau de niaque varie, en fonction des aléas de la vie, je suis d'accord aussi. Bien sûr.

La seule chose avec laquelle je suis en désaccord est l'affirmation que la niaque on l'a ou on ne l'a pas.
Je continue à penser qu'on peut forger son mental comme on peut forger son physique. Par contre je concède qu'on ne part pas tous de la même base.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whimper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

13 février 2020 à 07:58:26
Réponse #16

DavidManise


Quand je parle des bienfaits de l'inconfort, je ne parle pas de se faire mal ou de repousser ses limites.
La douleur et l'inconfort sont des choses très différentes.

Totalement.

Par ailleurs on peut aussi développer sa gniaque en se niquant le corps.  Ca va marcher, mais les effets secondaires seront désastreux.

Comme très souvent, il est important d'être précis dans sa pensée.  Tu l'as été, dans tes propos, mais quand les gens remplacent sans s'en rendre compte le mot "inconfort" par le mot "douleur", y'a un glissement majeur. 

Un jour, un mec avec qui je bossais pour une institution me disait, en se moquant un peu "je reconnais bien là ta passion pour les détails".  Il était question de virus et d'ébullition...  Je lui ai répondu "mec, un détail qui peut te tuer, c'est pas un détail".

Je pense que le monde se porterait mieux (et moi-même j'ai à progresser) si les gens étaient juste plus attentifs à leurs raisonnements, et faisaient un effort pour réfléchir correctement et précisément. 

Alors ouais, la gniaque ça se travaille, et c'est un truc à travailler intelligemment, et avec de la bienveillance.  Autrement dit dans "le juste milieu entre la complaisance et la maltraitance".  Faut en faire juste assez. 

Pour le reste, TROP de gnaque c'est pas du tout sain non plus.  A chacun de trouver son équilibre dynamique, et à chacun de se fixer (ou pas) des objectifs sains pour lui, avec son corps, son potentiel, son historique et son contexte à lui.

Tchuss ;)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

13 février 2020 à 08:15:16
Réponse #17

raphael


Je pense qu il est déjà utile de se connaître soi même, de se regarder avec objectivité voir a travers le regard des autres. On peut déjà bien progresser en ce qui concerne son auto bienveillance et son intelligence émotionnelle. Les relations avec les autres vont aussi s’améliorer.

Après oui pour sortir de sa zone de confort, qui n'a pas apprécié une bonne douche chaude a sa juste valeur après une bonne rando dans la tempête de neige.

Je me souviens du témoignage du gars qui avait traversé l'atlantique à la rame (pas Daboville , un autre moustachu) et qui faisait son eau potable a la pompe à main: il lui été devenu impossible de prendre un bain dans une baignoire (trop de gâchis d'eau potable)

Bref la gniaque peut s'apprendre aussi avec les petites victoires de tous les jours : monter un escalier plutôt que prendre l'ascenceur et après monter deux marches par deux. laisser la voiture et marcher pour aller faire quelques courses, faire une serie de pompe de plus que la dernière séance....

« Modifié: 13 février 2020 à 08:30:05 par raphael »
Se connaitre et s'accepter


13 février 2020 à 08:55:38
Réponse #18

Boris


Bonjour,
"Avoir la gniaque" ne serait il pas un concept difficilement transposable a tous?
Finalement "avoir la gniaque" c est aussi lutter contre le blerch (j' adore!) Qui nous pousse a jne pas faire ce qui nous ferait du bien, c est a dire de prendre le temps : de faire du sport, de bricoler, de s'aerer, de regarder le soleil ou l herbe pousser, de sentir le vent sur sa peau, de lire un livre, de passer un bon moment avec sa famille, ses potes, ou l inconnu que l' on rencontre et avec qui on peut passer un bon moment.
Les concours de gniaque c'est comme les concours de celui qui pisse le plus loin, ça dépend surtout de ce que tu as vu avant.
Bref. Tout ça pour dire que ce que tu as vu c est un peu comme de l essence pour le moteur.
Mon moteur c est pas le même qu un autre mais globalement ce qui nous pousse(rait) c est(ça serait) une idée du bonheur, de la vie, du futur.
Du coup pour moi avoir la gniaque c est un peu une histoire collective.
Dernièrement j' ai vécu des trucs pas évident.
J' ai failli crever déjà, je suis vivant mais usé, et si je remonte la pente c est pas uniquement grâce a une force de caractère, c est aussi et surtout grâce a un environnement, famille, amis, et tout les trucs du quotidien qui viennent me porter...et aider cette force de caractère a exister et a se maintenir...
Et si j' avais pas tout cela, peut être que la "simple" vue d un rouge gorge se posant sur le rebord de la fenêtre ou d un chevreuil passant dans la clairière aurait cet effet.
...pensees a vous...

Édit: je rajoute du conditionnel a une phrase pour dire que je suis pas sur a 100% et que je peux pas affirmer...
Édit 2: p.....n je me suis motivé et j' ai mis ma tenue. C est parti pour une session de sport...a bas le blerch... ;#
« Modifié: 13 février 2020 à 09:01:47 par Boris »

13 février 2020 à 12:46:50
Réponse #19

Rantanplan


Non pas que je sois vexé de l'inintérêt suscité par mon intervention...  ;#

Mais lorsque je vous lis, vous me semblez intéressés par l'amélioration de votre conduite sans jamais aborder ce qui se passe "sous le capot".

Ne pensez vous pas que la psychologie et les neurosciences apporteraient un peu de matière "concrète" à la discussion ?   

Je veux dire, chacun y va de ses conseils para-médicaux sans étayer ses propos par du solide. Si nous parlions de premiers secours, vous feriez des bonds si quelqu'un balançait que les cataplasmes à la moutarde, ça fonctionnait bien pour lui en cas d'hémorragie...

De la même manière, dans ce sujet, comment savoir si les douches froides, les trucs des uns et des autres, ne sont pas comme "des cataplasmes" inappropriés ?

Cherchez un peu, presque tout ce dont vous parlez est étudié...

13 février 2020 à 13:45:24
Réponse #20

Karto


C'est sûrement que pour le moment personne n'a eu le temps de lire toutes les références que tu proposes.

Disclaimer : je suis marié à une neuropsy, qui a passé à peu près autant d'années dans la recherche auprès de deux grands noms qu'ont leur page sur Wikipédia, que dans l'exercice clinique. Je la vois régulièrement rencontrer des succès qui relèvent de la magie, où parfois en trois ou quatre séances elle résoud définitivement des problèmes vieux d'une décennie, avec les patients et la famille qui en reviennent pas. Elle n'a pas peur non-plus de dire "ça, c'est un truc avec lequel je peux pas vous aider". Ca m'amène forcément à avoir une sensibilité favorable aux théories sur lesquelles s'appuient les méthodes qu'elle applique.

Mais la bonne science sait rester modeste, et n'exclut pas les autres perspectives. Elle les complète.

Modeste par rapport à ses méthodes. Les méthodes en neuro sont à peu près toujours en "boîte noire", où les résultats sont une statistique, avec les réserves quant aux biais d'échantillonnage, aux biais expérimentaux, aux biais introduits par la frontière de ce qu'on choisit d'observer, à la bonne distinction entre les causalités et les corrélations, et aussi aux biais d'un système universitaire où il faut pisser du papier pour survivre. De ce fait on trouve pas mal de résultats importants qui sont pourtant carrément contradictoires les uns par rapport aux autres. C'est dur de faire le tri quand on n'a pas le pif dedans toute la journée, et c'est très bien, la science n'est plus de la science si elle ne s'offre pas à la réfutation.

Et par rapport à ses applications. Y'a la relation de prescription, entre un "sachant" et un patient qui forment leur alliance thérapeutique, qui exige un gros niveau de modestie et de responsabilité, sinon c'est du charlatanisme. Là c'est bien. Et puis y'a toi, y'a moi, qui ne sommes pas un pourcentage dans une cohorte mais deux individus qui peuvent expérimenter sur eux-mêmes au long cours, et deux adultes responsables qui avons bien le droit de tester sur nous-mêmes des trucs potentiellement déconnants.

Les humains n'ont pas attendu les neurosciences pour apprendre l'humain. Et je trouve que les expériences et les leçons qui ont réussi à traverser les âges méritent de ne pas être sous-estimées.

On se retrouve devant un rayonnage de systèmes. Je n'en veux aucun. Je regarde les fragments que l'expérience directe me rend utile, et je fais ma propre m*rde avec ceux là. Les neurosciences se sont récemment assises au bout de cette étagère. Elles sont intéressantes, mais ni définitives ni écrasantes.
« Modifié: 13 février 2020 à 16:00:17 par Karto »

13 février 2020 à 21:53:47
Réponse #21

Olly


Salut Rantanplan,

Je trouve ton apport plus que pertinent. Je suis de ceux qui pensent que l'industrie pharmaceutique d'aujourd'hui se remplit les poches en ne soignant que les symptômes, et rarement l'origine du mal (ajout: pour les cas les plus banals et Bénin) .

La maladie = le mal a dit...

Je suis persuadé de la véracité de tes propos. Une nourriture inadaptée, un stresse constant dans nos habitudes de vie sont le plus souvent à l'origine de nombreux maux qui nous persécutent. Malheureusement je n'ai ni les qualités ni la connaissance pour te répondre aussi pertinemment que tu nous propose cette information.

Je découvre à peine les bienfaits du jeûne quel qu'il soit, donc la fine nutrition et l'élaboration chimique du corps en relation avec cette micro nutrition est tout un pan que tu me fait découvrir, et je t'en remercie.
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

13 février 2020 à 22:16:53
Réponse #22

Rantanplan


@Karto

Merci pour ta réponse.

Je suis globalement d'accord avec tout ce que tu as évoqué, en particulier les biais et les contradictions.

Concernant les neurosciences... En fait, je suis ouvert à TOUT, mais alors vraiment tout (même le paranormal ^ ^'), à partir du moment où on peut analyser le phénomène par la méthode scientifique.

J'ai en revanche du mal avec les témoignages isolés et je me met carrément en mode "vigilance rouge" lorsqu'il y a un marché derrière.

@Olly

Ne me fous pas sur un piedestal, je suis un amateur, souvent incompétent. Dans mes rares moments de lucidité, je me rend compte que je dis beaucoup (trop) de conneries... N'abordons même pas mes écarts de comportement.  ;#

Quand tu écris que tu es "persuadé de la véracité de mes propos", tu me fais peur. Le doute, c'est mieux.

13 février 2020 à 22:31:27
Réponse #23

Olly


Ok alors je me corrige :

Je suis persuadé que la "micro nutrition" pourraient influer sur certains paramètres de nos comportements. Il n'y a qu'à voir les bienfaits de l'homéopathie (la vraie, celle avec les plantes), ou même le sucre ou encore le café a long terme.

 ;)

En tous les cas ceci est intéressant et mérite réflexion.

Bonne soirée..
"Le plus à l'abris des dangers est celui qui se tiens sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité"

- Publilius Syrus -
Philosophe Romain (+/- un siècle avant J-C)

14 février 2020 à 18:26:18
Réponse #24

Van


Concernant les neurosciences... En fait, je suis ouvert à TOUT, mais alors vraiment tout (même le paranormal ^ ^'), à partir du moment où on peut analyser le phénomène par la méthode scientifique.

Votre épouse neuropsy a-t-elle connaissance de ce phénomène et des études scientifiques menées là-dessus ?
http://www.comprendre-medjugorje.info/fr/livres/comprendre_medjugorje/le_diagnostic_des_equipes_competentes.html

Si oui, avez-vous échangé sur le sujet ? Qu'en est-il ressorti ?


« Modifié: 14 février 2020 à 18:48:46 par Van »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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