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Auteur Sujet: Projet vie sauvage au Canada pendant 2 ans  (Lu 1895 fois)

10 août 2018 à 01:29:00
Lu 1895 fois

Heyne


Bonjour à tous et à toutes !

Aujourd'hui je me décide à venir parler de mon projet sur ce forum, tout d'abord parce que je me suis dit que ce projet intéressera probablement quelques personnes ici, que j'ai encore quelques questions sur certains trucs et qu'ici il y a beaucoup de réponses avisées.
Aussi parce que j'ai vu l'immense pouvoir d'échange, d'ouverture et de questionnement qu'on trouve ici  ça me permettrait très surement de voir certaines choses autrement et d'apprendre.

Je pars au Canada dans 6 mois environ, j'ai été séléctionné pour le programme PVT, donc j'ai normalement le droit de passer deux ans où je veux sur le territoire canadien, le droit de travailler et de visiter sans limites de provinces, et ça c'est cool !
Je compte bien en profiter pour réaliser un rêve que j'ai eu le temps de préparer un peu depuis le temps.
Pour faire assez simple, je compte passer ces deux années à apprendre la vie dans la nature, revenir à la base, me débarrasser du superflu, me tourner vers les savoirs et les gestes ancestraux, que mon travail soit de travailler à vivre, à m'inscrire dans le reste, de façon responsable et humble en tant qu'être bien minuscule.
(Et aussi, accessoirement, de faire des photos, suffisamment belles et nombreuses pour en faire ma profession, mais bon, concentrons nous sur la première partie pour le moment)

Pour ça je compte me diriger vers le nord de la Colombie Britannique et sans doute ensuite le Yukon. Plutot le long des rocheuses, je suis un grand amoureux des montagnes. Bon je sais c'est assez vague ça laisse pas mal de km2 de possibilités, avec des terrains et des climats très variés.

Le projet au niveau humain, parce que j'ai envie d'apprendre des autres, pour faire simple c'est d'aller dans ces coins reculés et magnifiques, de trouver des gens sympas et intéressants qui y vivent et d'apprendre auprès d'eux leur façon de vivre, leur savoirs etc...
Aujourd'hui grâce à la magie d'internet ça peut se faire relativement simplement à distance par le biais d'organismes comme le woofing ou xhelp entre autre.
Donc c'est une piste que j'envisage mais je ne tiens pas à tout prévoir d'avance et je laisse ouverte la voie des rencontres au hasard une fois sur place.

J'arrive au Canada, à Vancouver en hiver, mi janvier, j'ai pas trop le choix, j'ai eu la réponse positive pour le pvt ya un 6 mois et j'ai un an à partir de la pour mettre les pieds sur le sol canadien.
J'avais et j'ai encore besoin d'économiser pour être tranquille une fois la bas.
Ici j'ai un taff et un peu de temps libre pour préparer et fabriquer une partie de mon matos, tester l'ensemble et épargner.
Ce qui me permettra de pas avoir la contrainte de chercher un taff à peine arrivé et d'avoir le moins besoin possible de devoir retourner vers les villes dans le but de travailler pour de l'argent.
Enfin bon pour résumer, j'arrive en hiver je suis normalement hébergé par des gens en BC jusqu'au début du printemps, et ensuite mystère, on verra où le chemin me mène.

J'ai bien cru voir que sur ce forum il y a quelques personnes qui connaissent un peu le grand nord sauvage de part la bas.
Je me disais donc, sait on jamais, que peut être que certains d'entre vous ont des connaissances sympathiques, vivant au fin fond des contrés oubliés et des montagnes perdues, qui ne seraient pas forcément contre l'idée d’échanger un peu de leur savoir faire en échange d'aide et d'une oreille attentive.
Si cela vous dit quelque chose, il se pourrait que ça m’intéresse  ;)

Sinon j'ai une petite question détail pour le moment, je suis en train de me concevoir un couteau pour la vie sauvage, j'ai déjà fait le design et tout, je sais comment faire pour la suite, seulement je me suis posé une question quant à l'acier.
Etant donné les températures hivernales qu'on trouve la bas (compter environ -40 en moyenne basse), et la fragilité des matériaux à ce niveau de température, quel acier choisir ?
J'ai trouvé très peu d'infos, juste une discussion sur bladeforum ou il était dit tout et son contraire.
Quelques théoriciens penchaient pour un acier avec peu de carbone, dans le style inox, avec de préférence un assez haut niveau de vanadium si je me souviens bien.
D'un autre coté certains praticiens disaient ne pas avoir eu de problèmes particuliers avec des aciers style 1095.
Je me tourne donc vers les fins connaisseurs métallurgiques du coin que je sais nombreux et fort compétents, si jamais vous avez une réponse éclairée je suis intéressé !

Cela dit, je pose la question plus par curiosité que par nécessité, je n'ai ni les moyens techniques ni les connaissances pour traiter un acier complexe, je comptais me tourner vers un acier type XC75, peut être A2 si j'arrive à avoir accès à un four de qualité.
Et puis j'imagine que si je n'ai pas trouvé beaucoup d'infos, c'est probablement qu'il n'y a pas vraiment d'expériences plus mauvaises avec un acier qu'avec d'autres.

Pour le moment je n'ai pas d'autres interrogations, ça me viendra peut être si le sujet n'est pas mort et enterré d'ici la.

De votre coté si vous avez des questions, je serais ravi d'y répondre !

Bonne soirée ou journée à toi, brave lecteur que tu es  d'avoir lu jusqu'a la fin !

10 août 2018 à 08:16:46
Réponse #1

Baptistator


Chouette projet.

J'ai éventuellement un contact au Canada mais son secteur est à l'opposée (toundra arctique territoire Naskapi).

Je suppose que tu a un minimum d'expérience dans la vie sauvage donc je vais épargner les conseils de base.

Je n'ai moi pas d'expérience concrète dans ces régions mais ce que j'ai retiré des histoires de mes amis qui en ont :

- la nature est belle mais hostile donc s'équiper en conséquence, ne jamais partir seul sans une arme. Et de préférence un vrai truc. Oublie la .22 pense que la bas tu risque de tomber sur du gros (ours ayant la dalle au sortir de l'hiver, orignal en rut, redneck aviné...)
- si possible ne pas partir en nature seul, loin de tout n'importe quel bobo peut devenir dramatique (j'ai un ami qui a failli mourir d'une cheville foulée en Mongolie)
- je ne sais pas comment tu compte voyager mais il paraît que le stop marche bien au Canada mais ne jamais en faire en dehors des villes (les prédateurs n'hésitent pas à se rapprocher des routes pour se nourrir des déchets)
- si tu souhaite te rapprocher des amérindiens c'est tout à fait possible mais il faut être très prudent, la plupart son accueillants mais il y a énormément de problèmes de drogue et d'alcool dans les réserves (et donc les problèmes de violences, agressions et autre qui vont avec)

Voilà encore une fois ce n'est pas mon expérience perso mais j'ai entendu un paquet d'histoires sur ces pays là.
Donc je sais pas ce que ça vaut.

Pour finir un petit dicton qui aide à garder la tête sur les épaules : "espérer le meilleur, se préparer au pire"

Hâte de lire tes récits et de voir tes photos a ton retour

10 août 2018 à 09:00:23
Réponse #2

cosmikvratch


Super projet, je suivrai ton récit avec attention!

N'hésite pas à poster le détail de tes préparatifs matériels, je suis sûr que beaucoup ici se feront une joie de commenter/questionner tes choix :)

Pour ce qui est du couteau... garde-le près du corps, il ne sera pas à -40°C!
Et pour ta conception, évite le métal exposé sur le manche (cf couteaux scandinaves), pour les cas d'utilisations sans gants, peu probable mais on ne sait jamais!
Life's a bitch (and then you die)

10 août 2018 à 18:40:56
Réponse #3

Galileo


Salut,

Sympa le projet.
bon j'aurai une première remarque et des questions et quelques conseils de lecture.

Remarque 1 : Je te cite "Étant donné les températures hivernales qu'on trouve la bas (compter environ -40 en moyenne basse", heu, je sais pas ou tu as vu ca mais les temps minimales normales (moyenne sur 30 ans) ne sont pas de -40C mais de -30C (pour le Yukon), en BC les temps sont bcp plus douces. En passant quand tu viendra cet hiver on sera sous un régime El Nino, donc peu de neige et des temps encore plus douces
 -30 ou -40C tu sortira pas dehors utiliser ton couteau surtout si t'es pas habitues aux basses temps.

Sinon questions comme ca qui me passe par la tete:

 - Quel est ton niveau d'anglais vu que tu comptes interagir avec les locaux?
 - Quel est ton niveaux cote "vie dans la nature" (ne prend en compte que les périodes de 5Jr et +)
 - Sur le terrain, comment comptes tu t'abriter et subvenir a tes besoins alimentaires?
 - As tu deja une idee des zones que tu comptes visites (plus precises que le Yukon et la cote de la BC)?

Lecture conseillée:
Chez karamat les frais de port vers la France sont assez élevés 70$CA.

Canadian Wilderness Survival de Bruce Zawalsky
C'est un bouquin très récent (2017) ecrit par mon nacien moniteur de stage de survie. Très bien illustrés et très didactiques.
 https://karamat.com/shop/product/canadian-wilderness-survival/

Bushcraft de Mors Kochanski
on presente plus Mors, Bushcraft est la référence, ça date un peu mais les bases sont les bases et ne changent pas.
https://karamat.com/shop/product/bushcraft/

@Baptistator:

"la nature est belle mais hostile".
NON! la nature est neutre. Je citerai Mors qui a très bien résumé le bush : The bush is neutral.  It is neither for nor against me. ... The bush is inert.  It is incapable of doing me harm.

Concernant les armes, Heyne pourra s'en procurer mais obtenir une PAL pour un PVT c'est galere (il faudra qu'il apporte des document soumis par les autorités judiciaires françaises disant qu'il est un bon gars sans problemes psycho, ....., passe un test sur la sécurité des armes, remplir un formulaire de 10pages, avoir des garants ici au canada (dont un qui le connaît depuis 1 an au minimum juste pour certifier que la photo qu il fournira a sa demande c est bien la sienne :) , .... et attendre qqles mois que la GRC fasse sont enquête de moralité sur lui . il recevra sa carte qui lui permettra d acquérir et de posséder des armes si tout ce passe sans problèmes.
Perso les armes je suis contre quand tu pars dans la verte et quand plus t'as pas d expériences du terrain. ton premier réflexe sera de vouloir l'utiliser et elle te donnera en plus une fausse confiance.

Le stop marche mais le pb c est que tu peux rester le pouce levé des jours sans voir un seul véhicule dans certains coins. Si y en a un qui passe,  il s'arrêtera.
Les prédateurs sur le bord des routes j en cherche encore,a moins que tu penses a ceux qui sont nu sous des imperméables :)
Les autochtones sont souvent sympa quand il sont seuls, en groupe (les jeunes en général agissent comme des gang, t'auras tjrs un monkey dancer dans le tas qui te fera chier pour se la péter devant les autres).
Cote alcool et drogue c'est plus le cas, les band des réserves ont des politiques tres stricts sur ces substances.

Si tu dois entrer sur une réserve contacte avant le band (en gros la mairie) pour savoir si tu est autoriser et quand t arrive va te présenter de suite. ne traverse pas une réserve comme ca, c est impoli et dangereux, a cause des pièges pour capturer des animaux, si tu sais pas ou ils sont Murphy t en fera découvrir un! et pis s'il te connaisse pas, ils peuvent te prendre pour un poacher (braconnier) et te tire a vu.

Aussi petit conseil passe par le poste de la GRC du coin, présente toi, explique ce que tu fais, demande des infos sur la région (les coins sympas et ceux un peu moins). Comme ca si quelqu un leur téléphone qu il ont vu un mec étrange dans le coin, ils sauront que c est toi, il se déplaceront pas, rassureront leur interlocuteur comme quoi t es pas un psychopathe, ils seront content et toi aussi.

Voila juste quelques remarques en passant.

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

10 août 2018 à 19:48:38
Réponse #4

Heyne


Bonjour à tous et merci pour vos premières réponses.

Pour le port d'arme, en soit j'aurais pas forcément été contre, mais étant donné que je n'ai aucune expérience quant au sujet, que ça risque d'être difficile à obtenir en tant qu'étranger (ce que semble  confirmer Galiléo), et que franchement, la plupart des canadiens ont l'air de plutôt bien survivre sans, je crois que je peux m'en passer.

Je ne pense pas non plus vraiment que la nature soit hostile de toute façon, elle peut être dangereuse et imprévisible car nous connaissons parfois assez mal ses codes et la conduite à tenir, que nous faisons des erreurs, mais sinon dans l'ensemble, c'est plutôt des êtres humains dont je me méfies pour le coté "hostile".
Comme arme j'aurais mon esprit, mes connaissances et mon matos sans poudre noir, avec un peu de chance ça devrait suffire, ça a plutot bien marché jusqu'a la.

En stop d'ailleurs, plus que des animaux sauvages, on m'a surtout conseillé de me méfier des camionneurs louches sur les routes peu fréquentées.

Pour le -40 de moyennes basse, je voulais dire par là moyenne basse basse, le genre de températures qui sont pas courantes mais qui peuvent arriver et pour lesquelles il vaut mieux être équipé lorsqu'on sort dehors longtemps, histoire d'avoir une marge de sécurité.

Galiléo, vu que tu as l'air de connaitre plutôt bien le coin, aurais tu des conseils à me donner quant à la température limite et extrême à choisir pour mon système de couchage ?
Pour info je pensais prendre un duvet hiver pour du -15 environ limite confort et coupler à cela un sac de couchage maison dans les 350gr/m2 d'apex qui me servirais seul en période plus estival, ce qui devait me donner une fois assemblé dans les -30 limite confort si mes souvenirs sont bons, faudrait que je retrouve mes calculs, ça te parait raisonnable ?

Sinon pour répondre à tes questions, mon niveau d'anglais parlé, ça fait bien longtemps que j'ai pas pratiqué, mais je le lis et l'écris couramment, alors ça devrait aller, je suis plutôt bon en langue en gnéral.
Et de toute façon pour avoir voyagé un peu, j'ai appris qu'on peut se faire comprendre par (presque) tout le monde avec très peu, donc à ce niveau la je m'en fais pas.

Coté vie dans la nature, je me débrouille plutôt pas mal, je commence à avoir un peu d'expérience, je suis prudent et en général je sais garder mon sang froid.
Après le but c'est justement d'apprendre à aller plus loin, mais pas seul comme précisé, c'est parfois bien d'apprendre par sois même, mais c'est encore plus enrichissant d'apprendre des autres, plus rapide et sécurisant aussi.
Mon but n'est absolument pas de faire comme dans into the wild, de m'enfoncer tout seul dans un écosystème/climat que je ne connais pas ou mal pour voir si j'y arrive ou pas. Ca ça viendra peut être plus tard, quand j'aurais vraiment acquis toutes les bases et compris le fonctionnement de la nature, du temps, et des saisons de l'écosystème boreal.

Sur le terrain justement, ça devrais donner quelque chose du genre voyage en stop et à pieds, peut être en vélo, avec camping sauvage, achat et cueillette de nourriture, avec entre deux des rencontres que j'espère durables, genre échange de services contre logement même précaire et un peu de nourriture, chez des gens qui vivent de la nature de préférence.

Pour les zones à visiter je suis un peu perdu, tout à l'air magnifique... mon chemin se fera sans doute de par lui meme au grès des rencontres.

Pour les bouquins, j'en ai lu quelques uns oui, bushcraft de Mors Kochanski en fait parti, le journal de Dick Proenneke aussi, Wilderness living de je ne sais plus qui et pas mal d'autres.
Je vais jeter un coup d'oeil au premier que je ne connaissais pas !

Merci pour les informations sur les réserves ! Il est vrai que ça m'intéresserais beaucoup de découvrir quelques unes des nombreuses cultures natives, tes conseils vont m'être forts utiles !
Et je suis content aussi de savoir que la situation a quelque peu changé dans les réserves d'après tes dire, il semblerait aussi que le sens de la préservation des cultures retrouvent un certain élan chez les jeunes dans ces communautés, en sais tu assez pour infirmer ou confirmer ?
« Modifié: 11 août 2018 à 00:15:06 par Heyne »

11 août 2018 à 08:31:48
Réponse #5

Baptistator


Quand je dis hostile je suis peut être un peu extrême, j'ai bien conscience que la racine qui va te péter une jambe à 50km de l'habitation la plus proche ne t'en veux pas personnellement. Ça n'empêche pas que quand ça t'arrive tu est franchement dans la m*rde.

L'ami dont je te parle va dans des coins franchement reculés pour guider des touristes et des chasseurs. La grande ville la plus proche (schefferville) n'est même pas desservie par une route. Il paraît que dans ces coins la les animaux ne voient pas assez souvent l'homme pour en avoir peur.

Il y a deux ans il a été obligé d'abattre un ours noir qui est rentré dans sa cabane alors qu'il y dormais avec sa femme et ses gosses. (A ce sujet gosse n'a pas la même signification au Québec il parait).

C'est ce mec la https://youtu.be/N2GiKqQ6gC8

Après si tu va dans des coins moins reculé c'est peut être possible que ce soit plus tranquille.
« Modifié: 11 août 2018 à 08:43:59 par Baptistator »

11 août 2018 à 20:22:20
Réponse #6

Galileo




Galiléo, vu que tu as l'air de connaitre plutôt bien le coin, aurais tu des conseils à me donner quant à la température limite et extrême à choisir pour mon système de couchage ?
Pour info je pensais prendre un duvet hiver pour du -15 environ limite confort et coupler à cela un sac de couchage maison dans les 350gr/m2 d'apex qui me servirais seul en période plus estival, ce qui devait me donner une fois assemblé dans les -30 limite confort si mes souvenirs sont bons, faudrait que je retrouve mes calculs, ça te parait raisonnable ?


Le couchage c'est juste une petite pièce de ton cocon de vie. Insuffisant si tu dors a même le sol et sous tarp a poil;  overkill avec un downmat9 , une hottent et habille comme le bonhomme Michelin.  donne plus d info sur ce que tu compte prendre comme matelas, tente, etc ....
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

12 août 2018 à 12:55:56
Réponse #7

Darklighter


hello

joli programme je suivrai ça avec intérêt. je ne connaissais pas le PVT.

bon courage pour ton projet!

N.

12 août 2018 à 21:42:42
Réponse #8

Galileo


Les PVT y en a pas des masses et la sélection se fait au tirage au sort maintenant, avant c’était 1er arrive premier servi.
C'est un bon plus pour ceux qui veulent immigrer par la suite.

L’Australie a aussi un PVT, le WHV Australie
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

12 août 2018 à 22:51:34
Réponse #9

Heyne


Il est en effet important de ne pas minimiser les risques encourus.
Pour les ours j'aurais très surement une lacrymo spécial grosse bête à porté de main.
Ca vaut pas un gros calibre j'en suis bien conscient, mais de toute façon il ne me sera pas possible de m'en procurer un facilement et les attaques restent tout de même assez rare, je vais croiser les doigts et être prudent.
Cependant, l'idée d'avoir sa tente visitée par un ours alors qu'on y dors ne me rassure pas vraiment.

J'ai refais l'addition rapidement, avec les deux duvets je serais plutôt aux alentours de -25/-30°c confort, donc sans doute aux alentours de -40 en température confort limite. Le tout dans un sursac bien large pour ne rien compresser ce qui devrait permettre de gagner encore quelques degrés.
Le duvet n'est certes qu'un élément, mais l'un des plus important si pour une raison ou une autre il me manque d'autres composants dans la partie couchage (perte, casse etc...)
Pour le reste, j'aurais probablement une tente tipi, je ne sais pas encore quel modèle ou si ça sera du fait maison, mais ça me permet de garder la possibilité d'en faire une hottent, durant ces deux ans ou plus tard.
Le matelas de sol sera très probablement un ridgerest solite doublé avec un grand tapis par-soleil et mousse replié qui peut aussi servir de tapis de sol, couverture de survie etc... éventuellement des branches de sapins si necessaire.

Vient ensuite vient la possibilité d'être plus ou moins habillé, d'enrouler une couverture de survie autour du sac de couchage intérieur, ainsi que les techniques pour aider à réchauffer le duvet et soit même.
Pour du -40 voir un peu plus je pense que ça devrait aller tant que j'arrive à mettre ça en place avant de mourir de froid.
Mais bon, n'ayant jamais été a si basse température, sans test réel, ça reste du théorique.

Merci Darklighter !
Pour le pvt quand j'ai été sélectionné, les probabilités d’être pris étaient d'environ 1 place pour deux inscrits. Sachant qu'ils rajoutent parfois des places à la fin, mais aussi que d'autres personnes s’inscrivent entre deux.
Il existe aussi un programme jeunes professionnels et un autre nommé "stage coop"
« Modifié: 13 août 2018 à 10:11:07 par Heyne »

12 août 2018 à 22:59:37
Réponse #10

Cheyenne


Avec le Programme Vacances-Travail vous avez la possibilité de voyager et travailler où vous le souhaitez pendant 2 ans au maximum.

Ah ! voila ce que veut dire PVT

13 août 2018 à 07:23:32
Réponse #11

Krapo


mais aussi que d'autres personnes s’arrivent entre deux.

Ce qui veut dire ?
Laissons glouglouter les égouts !

13 août 2018 à 10:10:27
Réponse #12

Heyne


C'est en effet le Programme Vacances Travail et non le Parti des Veilleurs de Tagliatelles comme on aurait pu le croire. Il est vrai que n'ayant pas précisé, cela pouvait porter à confusion.


Ce qui veut dire que je n'ai pas fait très attention tout simplement et que j'ai fait une faute en écrivant "s'arrivent" au lieu de "s'inscrivent". C'est maintenant corrigé !
Suis je pardonné ?

13 août 2018 à 10:46:08
Réponse #13

Krapo


Laissons glouglouter les égouts !

13 août 2018 à 19:50:09
Réponse #14

lambda


Heyne,

Très beau projet...

Un post incontournable amha, qui répondra à beaucoup de tes interrogations...

http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,8239.0.html

Prend vraiment le temps de le parcourir... c est une mine d’irridium!

Bonne préparation.

Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

15 août 2018 à 00:57:20
Réponse #15

Heyne


Merci !
c'est en effet un fil très intetessant que j'ai déjà lu deux fois avec autant d'intérêt.
Une fois au fur et a mesure à l'époque, et une nouvelle fois il ya quelques mois quand j'ai su que j'étais sélectionné pour le Canada.
j'ai noté les choses qui m'intéressaient
« Modifié: 15 août 2018 à 09:03:13 par Heyne »

04 octobre 2018 à 10:34:08
Réponse #16

Kilbith


Sinon j'ai une petite question détail pour le moment, je suis en train de me concevoir un couteau pour la vie sauvage, j'ai déjà fait le design et tout, je sais comment faire pour la suite, seulement je me suis posé une question quant à l'acier.
Etant donné les températures hivernales qu'on trouve la bas (compter environ -40 en moyenne basse), et la fragilité des matériaux à ce niveau de température, quel acier choisir ?
J'ai trouvé très peu d'infos, juste une discussion sur bladeforum ou il était dit tout et son contraire.
Quelques théoriciens penchaient pour un acier avec peu de carbone, dans le style inox, avec de préférence un assez haut niveau de vanadium si je me souviens bien.
D'un autre coté certains praticiens disaient ne pas avoir eu de problèmes particuliers avec des aciers style 1095.
Je me tourne donc vers les fins connaisseurs métallurgiques du coin que je sais nombreux et fort compétents, si jamais vous avez une réponse éclairée je suis intéressé !

Quelques points :

Quelque soit la composition de l'acier, tu vas atteindre une zone de fragilité à partir d'une certaine température négative.

Les aciers "qui coupent bien et longtemps" sont habituellement plus précocement sujets à ce phénomène que d'autres. 

Les aciers "simples au carbone" de type 1095 se comportent souvent mieux que ceux inox tout simplement parce que le TT est optimisé.

D'une part il est (relativement) simple donc respecté, d'autre part le niveau de MF est suffisamment haut placé pour qu'il soit atteint sans vraiment le faire exprès. Donc peu d'austenite résiduelle et la martensite est stabilisée.

Pour les aciers "complexes" qui sont souvent inox, il est possible d'avoir une meilleure résistance au froid que des aciers carbones (les russes sont très bons sur ce point, on a aussi beaucoup progressé avec l'exploitation pétrolière dans le grand nord).

MAIS, premièrement cela ne concerne pas obligatoirement des aciers "bons pour les couteaux" , d'autre part s'agissant de formules complexes le TT n'est pas à la porté d'un amateur.

Par conséquent sur les aciers complexes :  le TT est souvent "approximatif" ce qui entraine de gros problèmes par température négative. Typiquement : MF n'est pas atteint initialement lors de la trempe  et/ou le(s) revenu(s) est de mauvaise qualité.

Une fois exposé au froid l'austenite résiduelle se transforme en martensite...Et comme celle-ci n'est pas stabilisée par un bon revenu, le couteau devient très cassant.

Mais ces considérations techniques sont relativement secondaires...ce qui compte c'est d'avoir un bon couteau et de savoir s'en servir

- Respecter les us et coutumes locaux. Avoir son super couteau confisqué à la douane (meilleur des cas) ne permet pas de l'utiliser sur le terrain.
- Penser que l'on aura souvent des gants ou des moufles et plein de vêtements. L'accès est plus compliqué et les gestes souvent approximatifs. Une lame qui casse c'est gênant, un doigt coupé c'est pire. 
- Avoir une couteau/étui bien conçu sur le plan ergonomique (ex : manche isolant en bois)
- Avoir un couteau bien conçu, c'est à dire sans amorces de rupture dans le design.
- Avoir un couteau bien traité (le grain, la trempe la plus complète possible et un ou plusieurs revenus).
- Avoir un couteau facile d'accès....et pas trop grand.
- Pas trop grand en taille et épaisseur pour pouvoir le réchauffer rapidement sans soucis sous l'aisselle avant de s'en servir par grand froid (Gransfors préconise aussi cela pour les haches). Un acier "carbone" sera plus facile à réchauffer.
- Avoir de bonne pratique comme par exemple le porter à la "Mors Kochanski" ou "Lars Falt"
- Sur une longue sortie ou devant un gros travail : Mieux vaut avoir une lame ne coupant pas longtemps et solide accompagnée d'une pierre et du savoir faire associé. Que d'avoir un super acier qui coupe longtemps et ne pas pouvoir/savoir l’entretenir.
- Peut être imiter les locaux : petites lames, souvent forgées, souvent avec soie, souvent carbone, parfois laminées, souvent manche en bois simplement emmanchés et étui simple par friction avec un port caractéristique. Et quand ils font un travail en force, ils ont des haches.
- Un passage par le congélateur permet de lever quelques doutes...


Je n'ai pas expliqué les termes techniques et certains détails : soit tu les connais et c'est inutile, soit tu ne les connais pas et à la flemme de les approfondir afin de les comprendre ; et les avoir expliqué serait "useless", une perte de temps pour moi et peut être même dangereux compte tenu de ton projet.

 ;)


« Modifié: 04 octobre 2018 à 10:53:17 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 octobre 2018 à 10:55:16
Réponse #17

Kilbith


Citer
Pour les ours j'aurais très surement une lacrymo spécial grosse bête à porté de main.
Ca vaut pas un gros calibre j'en suis bien conscient,

Tu es certain de cette affirmation* (particulièrement en dehors de l'hiver)?



"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 octobre 2018 à 16:07:27
Réponse #18

Heyne



Merci pour cette réponse remplie d’infos intéressantes et d’excellents conseils une fois de plus !
C’est limpide comme de l’eau de roche, je tacherais donc de mettre tout cela en pratique.


Concernant ta question, l’arme à feu possède à mon humble avis quelques avantages non négligeables par rapport au spray à ours :

Premièrement, elle peut s’utiliser à distance, ce qui laisse un champs d’action plus large que le spray à ours, qui ne devient efficace qu’aux alentours de deux mètres environs, faut vraiment pas se rater.
Elle n’est pas non plus soumise aux aléas du vents (ou du moins de façon presque imperceptible dans le cas de la défense, la distance étant très réduite).

Elle se recharge, ce qui peut être assez utile en cas de long périple, et donc de possibles rencontres multiples.
Si on vide une bombe lors de la première mauvaise rencontre, il serait plutôt judicieux d’en avoir une seconde pour continuer son voyage.

Les ours au printemps peuvent se révéler particulièrement affamés, et si je me retrouve dans une zone faiblement pourvue de nourriture devant un grizzly sortant de son hibernation, je ne suis pas sur que mon spray et mon faible taux de gras apparent suffisent à lui faire rebrousser chemin.
Au pire, je serais préalablement assaisonné.
J’ai déjà lu à quelques reprises que l’odeur d’un spray ayant servi peut attirer les ours, les sprays étant au poivre, et que leur efficacité peut se révéler assez aléatoire selon les expériences.

Une arme à feu peut servir à pas mal de choses dans la nature (manger, pêcher se signaler etc…)

Une arme à feu est bien entendue létale, mais tirer à coté peut servir à repousser l’agresseur poilu si il est peureux et pas déterminé, si ça peut éviter de tuer c’est pas plus mal.

Après une telle arme possède bien évidement de nombreux inconvénients, tel que le poids, le prix, l’entretien, la dangerosité, la nécessité de bien savoir s’en servir (c’est aussi le cas du spray à ce niveau), les contraintes législatives, la fausse sensation de sécurité etc…
J’avais entendu à la radio il y a quelque temps (sur france culture je crois, aucune idée de l’émission par contre) que le port d’armes à feu dans le cadre de la défense contre les ours créaient plus d’accidents que les ours eux même… Je crois bien que c’était des statistiques qui provenaient du Canada.
Donc très personnellement, j’aurais tendance à dire que c’est sans grand doute plus efficace, mais qu’il faut (très bien) savoir s’en servir.

Après l’ours n’est surement pas le responsable principal des accidents humains ayant lieux dans ces contrées sauvage, à relativiser donc, en croisant les doigts.

07 octobre 2018 à 19:52:14
Réponse #19

Galileo


Les ours au printemps peuvent se révéler particulièrement affamés, et si je me retrouve dans une zone faiblement pourvue de nourriture devant un grizzly sortant de son hibernation, je ne suis pas sur que mon spray et mon faible taux de gras apparent suffisent à lui faire rebrousser chemin.

De toute façon même avec une arme, s'il a décidé que tu sera au menu, tu le sera. L'ours est sur son territoire, il le connaît, il attendra le bon moment pour te pourrir ta journée (un peu a la manière du geureillros dans sa jungle). Il te suivra de loin, puis se rapprochera doucement et paf le chien  :'( . Toi tu n'as qu'une arme ton Awareness. Si tu le détecte tôt dans son manège , tu peux lui faire comprendre que t'es comme Van Damme et si tu ajoutes un Bear Bang ca peu suffire.

 Concernant ta question, l’arme à feu possède à mon humble avis quelques avantages non négligeables par rapport au spray à ours :

Premièrement, elle peut s’utiliser à distance, ce qui laisse un champs d’action plus large que le spray à ours, qui ne devient efficace qu’aux alentours de deux mètres environs, faut vraiment pas se rater.
Elle n’est pas non plus soumise aux aléas du vents (ou du moins de façon presque imperceptible dans le cas de la défense, la distance étant très réduite).


A Fort Nelson en BC on passait tus les ans par le Bear Simulator pour tester notre temps de réaction avec une arme face  a une charge d'ours. Un ours sa charge vite très, très, trop vite. armes a la main et sachant que tu allais te faire charger par un ours a 30m, tu tire jamais a moins de 3 m et une seule cartouche.
De plus en foret, va sortir son fusil et le pointer dans la bonne direction sans le taper dans un tronc, une branche, ....

Le Spray, si tu sais t'en servir, se déploie très rapidement, un petit pschitt pour estimer le vent, une légère rotation du poignet dans le sens contraire de la direction du zéphyr , un premier jet puis si c'est pas suffisant tu vide la totale dans sa face.

Si on vide une bombe lors de la première mauvaise rencontre, il serait plutôt judicieux d’en avoir une seconde pour continuer son voyage.

Oui, si tu as lu ce que j'ai déjà écrit concernant les ours sur ce forum, je préconise toujours d'en avoir 2 une prête a dégainer et la seconde sur le haut du sac, a le extérieur que tu puise attraper d une main ou l autre.

Après si tu utilise ton spray ben tu degage SAP et tu préviens les autorités , ce qui en général t amène vers la civilisation ou tu peux te rapprovisionner en spray.

Une arme à feu est bien entendue létale, mais tirer à coté peut servir à repousser l’agresseur poilu si il est peureux et pas déterminé, si ça peut éviter de tuer c’est pas plus mal.

Si tu utilise ton arme c est pour tuer pas pour faire peur.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

07 octobre 2018 à 21:47:25
Réponse #20

Heyne


Cool ! merci pour ce retour précis !
J’ai lu pas mal sur les ours, notamment ici, mais n’ai pas encore fini de lire le sujet consacré, c’est en cours. C’est une mine d’or, mais il y a beaucoup de pages.

Juste pour savoir, comment expliques tu la différence de rapidité d’action entre le spray et l’arme a feu ?
Parce que si arme en main, étant au courant, l’ours a le temps d’arriver à trois mètres, j’ai du mal à comprendre comment avec un spray, à la ceinture ou sur la bretelle, prit par surprise et devant effectuant l’élégante manoeuvre décrite, on arrive a être au moins aussi rapide.

Aussi, pourquoi faut il prévenir les autorités en cas d’attaque d’ours ?
En zone meme très relativement habitée je comprends, mais dans un coin complètement perdu quel en est le but ?

Sur ce, je vais lire quelques autres pages sur le sujet !
« Modifié: 07 octobre 2018 à 22:39:33 par Heyne »

07 octobre 2018 à 22:55:09
Réponse #21

Galileo


Un ours qui te charge c est dans le 50-55km/h en vitesse terminale soit 13 a 15m/s. Il parcourra 50m en moins de 4-5s.

Tu sera tjrs plus rapide avec ton bear spray car ton arme dois être tjrs en mode safety et ne dois pas être approvisionnée, donc même a la main il te faudra enlever la sécurité et armer ton fusil, le pointer dans la direction de la masse brunâtre/rousse/noire/<mettre la couleur de la bête>, viser son poitrail, et appuyer sur la queue de détente le tout en moins de 5s. Le faire rapidement demande de l’entraînement (bcp), c'est pour ca qu'il existe des bear simulator.

Ton spray, en bear country , tu le dégaines, la sécurité s’enlève d'un coup de pouce (faut s exercer un chouia) et tu peux t en servir a la hanche. Perso j utilise un Wetrib de chez Mystery Ranch pour mon me promener avec spray.

Pourquoi prévenir les autorités:

Si tu rencontre un ours prédateur , il faut le signaler, ça évitera peu être au prochain voyageurs de servir de repas. Les conservation officer, pourront soit emmètre un avis de vigilance sur la zone concernée, soit clore les trails soit éventuellement détruire la bête.

un ours qui cherche à attaquer et qui a déjà été repoussé, soit par le bear bang soit par le spray, risque t il de suivre et de continuer à tenter d’embusquer ?

En théorie non, il ira chercher une proie plus docile mais bon si tu restes dans la même zone et qu'il sit vraiment désespéré ben ça restera une éventualité, c'est pour ca que comme dis plus haut, après une rencontre tu te casses et tu préviens les autorités.

Mais comme dis ailleurs, tu risques beaucoup plus d être tue par un éclair que par un ours. on compte en Amérique du Nord en moyenne un humain tue par un ours/ an contre une bonne 30aine par des éclairs. Donc faut pas psychoter juste être aware et les éviter.

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

07 octobre 2018 à 23:45:34
Réponse #22

Heyne


D’accord merci pour ta réponse .
De toute façon, mon but était bel et bien tout faire pour les éviter !
J’ai bien vu les statistiques et clairement compris que les ours n’étaient pas le plus grand risque, ce que je dis déjà à plusieurs reprises, ainsi que le fait que je ne serais pas armé, mais il semblerait que pour l’instant nos gros prédateurs poilus soient devenu le sujet principal (pas que je ne les apprécie pas mais dans un forum sur la vie sauvage entre autre je pensais trouver d’autres types de commentaires).

Juste, pendant que c’est encore (a peu près) dans le sujet, as tu une marque à conseiller ou à éviter pour les bear sprays ? Ou ils se valent tous ?

En parlant de risques principaux, j’aurais d’ailleurs tendance à penser qu’en Amérique du Nord le nombre de morts par hypothermie dans la nature est bien supérieur au nombres de morts par éclairs,  juste en printemps/été/début automne.


08 octobre 2018 à 01:25:50
Réponse #23

Galileo


Ils se valent pas tous, les petits portent pas loin et se vide en 3s, les modèles pour homme  ;# portent jusqu'a 12m pour 8-10s d'utilisation.

Au canada tu trouvera pas bcp de marques différentes, principalement Sabre ou Counter Assault (c'est ce dernier que je préfère, modèle CAC-18 pas le CAC-12).

Les cansiters ont un numéro de série et  tu dois remplir une Notice to Purchaser Agreement (en gros ca dit que si tu l utilise contre un humain, ben tu tombe sous le coup du code criminel, et blabla .....) + fournir une pièce d’identité.

Attention si tu prend l'avion certaines cie interdisent les spray en soute et en cabine.

Sinon apprend les paroles de Roxane de Police, c'est le meilleur déterrant a ours connu  :D quand tu la chante dans les bois, les ours savent qu un humain approche et s'enfuie tellement ils chantent mal  :lol:.

Sinon méfie toi des Cougar, les ours tu peux les éviter, un cougar qui t'attend du haut de sa branche et te tombe dessus ....

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

 


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